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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 10 Nov 2016 21:51 
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Regard honteux.

« Non, ce n'est pas que pour la chasse. Mais ça l'est partiellement. Je voulais... Je voulais juste établir un premier contact avec le futur Roi d'Illyria. Voyez-vous, nous avons toujours vécus là-bas, c'est la terre de nos ancêtres. Nous ne voulons pas en partir, mais nous ne voulons pas dépérir non plus. Nous espérions seulement que vous puissiez faire quelque chose pour forcer les élémentaires à nous laisser un peu de leurs ressources – pourtant si proches de nos terres – lorsque vous seriez au pouvoir. Des ressources que, évidemment, nous partagerions avec Illyria ! »

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Merci à Dame Itsvara pour la signature


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 11 Nov 2016 12:11 
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Illyria - Auberge la Fourchette et le Couteau

    Calech regarda Hrist avec un certain intérêt dans l’œil, bien que saupoudré d’un peu de méfiance, se demandant certainement ce que cette femme au final fort étrange lui voulait exactement. Il finit par acquiescer et fit signe à l’aubergiste de lui donner une chambre. Ce dernier lança un regard à Hrist, puis à lui, puis de nouveau à Hirst, puis de nouveau à Calech avant de lui adresser un grand sourire entendu. Il s’en alla chercher la clef et la lui tendit avec un clin d’œil. L’homme y répondit de même, jouant le jeu, avant de faire signe à Hrist de le suivre, son air sérieux retrouvé.

    Il ouvrit la porte d’une des chambres et fit signe à la jeune elfe de rentrer avant de se tourner vers elle et de s’adosser au mur, les bras croisés.

    - C’est qui, c’type ?


Illyria – Le Terrier

    Au fond du Terrier, le tire en cloche de Guasina ne sembla pas, de prime abord, avoir la moindre conséquence. Cependant, lentement, un frémissement sembla parcourir les fils de la pièce, un frémissement qui sembla s’agrandir, jusqu’à ce qu’ils se mettent à trembler, renvoyant leur chatoiement sur les murs. Soudain, la jeune lutine pu voir une patte apparaître de l’un des tunnels sombres, une longue et fine patte couverte de poils étranges, semblables à des branchages. Puis une seconde patte fut visible, et enfin une tête. C’était indéniablement la forme d’une araignée, mais celle-ci semblait étrange, comme pervertie par quelque chose, une aberration de la nature. Un peu comme l’oracle qu’elle avait vu, mais d’une façon différente. Les pattes se murent avec circonspection dans la direction de trait de la lutine. L’entrée dans laquelle elle se trouvait était aussi petite que celle de Guasina, mais l’araignée semblait se contorsionner sans trop de mal dans le petit tunnel duquel elle provenait, mais il semblait évident que lorsqu’elle serait entrée dans le terrier, elle serait gigantesque aux yeux de la lutine. Pourtant, elle resta là, à l’entrée, avec seulement deux pattes et sa tête de visible, comme si elle attendait quelque chose.

    Image



Illyria – Manoir de Leodos

    Leodos sembla se tendre un bref instant aux paroles de Leykhsa avant de se détendre soudainement et qu’un nouveau sourire légèrement carnassier orne ses lèvres. Il poussa même le vice jusqu’à porter une main sous le menton de la semi-elfe pour l’effleurer délicatement et l’inviter à regarder ses yeux.

    - Quelle brave jeune fille tu es, Anna, pour oser ainsi venir dans mon manoir faire de telles requêtes. Brave et téméraire, j’aime les femmes comme ça. Alors je vais te confier un secret, murmura-t-il, lorsque je serai marié à Thélie d’Hyst et qu’enfin le pouvoir sera mien, j’écraserai les élémentaires. Leurs terres sont riches et reviennent de droit à Illyria, je redonnerai sa splendeur à cette cité, qui sera de nouveau glorieuse et prospère comme elle devrait être.

[Dis-moi la réaction (ou absence de réaction) de Leykhsa à ça, ensuite je pourrais éventuellement poursuivre la màj.]


Illyria – Appartements du Roi Coryphème

    Les yeux du monarque s’étrécirent aux propos de Cromax, dans ce qui pouvait être tout aussi bien une lueur d’intelligence que de folie.

    - Les sindel ont ressurgi tel le phénix de leurs cendres. J’ai bien conscience, elfe, de ce monde mourant, quelle autre activité pourrait avoir un mourant ?

    « Dans ces obscures chambres où je suis laissé à pourrir en attendant que je rejoigne mes ancêtres, je n’ai rien d’autre à faire que de sentir ce monde et la déchéance dans laquelle il s’enfonce. Voilà qu’il a besoin d’un étranger pour émettre ses derniers soubresauts. Qu’il crève, que ce monde crève, je lui ai déjà trop donné.

[Possibilité de discuter par mp.]



[Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (tir de prudence), 0,5 (longueur) ;
Cromax – xp : 0,5 (introspection), 1 (questions), 1 (longueur) ;
Hrist – xp : 0,5 (appatage) ;
Leykhsa - xp : xp quand tu auras complété le post.]


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mar 15 Nov 2016 23:48 
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Calech semblait captivé, ses petits yeux brillaient d'une lueur étrange comme s'il venait de mesure que la femme n'était pas exactement une diplomate venue d'ailleurs. Lorsqu'il en avait assez entendu pour se décider, l'homme avança le verre vers le tavernier qui le gratifia d'un sourire et d'un regard amical qu'il lui rendit tout aussitôt. Hrist ignora la manœuvre et marcha derrière Calech qui sans un mot s'était levé et gagnait déjà les escaliers qu'il grimpa jusqu'aux couloirs qui donnaient aux chambrées.

Il fit tourner la clef dans la serrure et la précéda de quelques pas, lui laissant le loisir de fermer la porte derrière elle. Hrist s'assura que le loquet soit bien enclenché afin que personne ne puisse l'entr'ouvrir discrètement pour écouter ce qu'ils se disaient.

Adossé au mur, les bras croisés sur la poitrine, la mine confite mais l'oeil vif, il lui demanda qui était l'homme en question.

" Rassure toi... Ce n'est pas un travail dangereux. "

(" Tseuh... Il ne pensait quand même pas que j'allais lui confier une mission dangereuse. J'avais juste besoin de gros bras... ")


Elle déposa sur la table les masques de Grand Dur aux plumes sombres et au bec de bronze. " Le chef pâtissier de la maison Frusteau, dans les beaux quartiers. Je rêve de le rencontrer mais il ne doit pas voir mon visage ni même le tien, rien qui ne puisse remonter jusqu'à nous. C'est pourquoi tu porteras ce masque de Grand Duc, toi et ton frère. "

Elle saisis l'un d'eux entre ses doigts, celui aux plumes les plus sombres et longues. Il sentait le cuir et la poussière mais elle l'enfila devant Calech, dissimulant totalement son visage, ne laissant que quelques filets de ses longs cheveux noirs tomber sur ses épaules. Ses yeux violets avaient disparu derrière la petite fente du masque et n'étaient plus que deux perles sombres pétillants dans le noir. Même sa voix en était modifiée, elle sentait le cuir vibrer lorsqu'elle parlait et la chaleur chatouiller ses joues lorsqu'elle expirait.

" Trouve moi un endroit où je pourrais avoir un entretien calme avec ce graisseux et ramène le moi. Si tu arrives à savoir s'il a des descendants, une femme ou des gens proches, tu en seras davantage récompensé. "

Elle s'approcha de Calech, le pas léger. " Aucun mal ne lui sera fait s'il accepte de coopérer et si nos identités lui demeurent inconnues. Sans quoi le plan aura échoué. " Avait-elle dit en claquant la langue de manière sèche.

Elle lui tendit les deux masques de Grand Duc restant :
" As-tu des questions ? Car dès lors que tes doigts auront saisis ces masques, tu seras à mes yeux... "

Hrist garda le silence un instant, plongeant ses yeux dans ceux de Calech.
" Un des trois Maître Huant de ce monde. "
(" Maître Huant ? Ca claque !")

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Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
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Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 27 Nov 2016 06:21 
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La taille ne fait pas le courage !


Mon projectile ne pouvait pas s’illuminer dans le noir contrairement aux fils. Je ne pus donc voir son atterrissage, je pus tout au plus estimer l’endroit de l’impact par le petit bruit que le caillou fit en tombant sur la terre durcie.

Quelques secondes s’écoulèrent, puis une très légère vibration parcourut quelques fils de la toile. Il s’amplifia peu à peu jusqu’à ce que la toile tout entière tremble et renvoie son chatoiement sur les murs de terre. Je retins ma respiration, j’étais aux aguets, ma fronde toujours dans ma main gauche et une munition toute prête dans celle de droite. Le tremblement n’était pas anodin, elle n’annonçait rien de moins que l’arrivée du prédateur, l’artisan avant fabriqué cette immense toile aux fils si convoités : une immense araignée.

Et c’est à ce moment que je la vis. Elle se tenait là, à l’étroit dans l’entrée de l’un des deux tunnels que j’avais aperçus un peu plus tôt. Mais je ne pus la voir tout entière, seules ses deux longues pattes fines bordées de poils semblables à des branchages secs ainsi que son énorme tête étaient visibles. Je peinai à déglutir tellement j’étais impressionnée par cette multitude de petits yeux globuleux bleus ainsi que par ses appendices venimeux qui garnissaient son orifice buccal. Mais tout comme pour l’oracle, elle ne semblait pas normale, elle me paraissait étrange, pervertie, corrompue.

« La taille ne fait pas le courage ! » Me répétait ma grand-mère. « Du haut de tes vingt centimètres, tu peux déployer plus de bravoure qu’un individu de plus de deux mètres… Le secret est ici ! » Terminait-elle tout en frappant doucement son poing fermé contre sa poitrine à l’emplacement du cœur. Mais en ce moment même, à plus de deux mètres sous le sol, sans la moindre partenaire pour me soutenir et dans cette obscurité oppressante, je n’aurais pas détesté être assez grande pour repousser l’araignée du bout du pied.

(Courage, je suis là ! ) Me souffla ma Conscience.

Malgré cette peur qui m’envahissait, je remerciai intérieurement cette petite partie de moi, cette partie consciente de mon cerveau qui me soutenait. L’araignée qui bloquait une des entrées n’avait rien à voir avec le minuscule arachnide que je laissais trottiner sur mon épaule depuis quelques jours. Elle était immense et aurait effrayé le plus gros orque.

Mais une étrange impression m’habitait, celle que cette bestiole à huit pattes était dotée de paroles. Tout en serrant fort mes poings et en me répétant les paroles de ma grand-mère, je pris une grande respiration et je m’adressai à mon adversaire:

«Serait-il possible de conclure un marché avec vous ? » Risquai-je d’une voix assez forte pour être bien entendue.

Ce fut une de mes plus grandes bêtises, due à ma trop grande imagination, à ma naïveté. La réaction du prédateur fut spontanée. Dénuée de la faculté de parler, il sortit de son trou et me fonça droit dessus, dévoilant ses six autres pattes tout aussi longues ainsi que son thorax et son abdomen qui laissait paraître sa tête miniature.

Stupéfaite, je bondis à ma droite et effectua une petite roulade pour échapper à son attaque. Je me recroquevillai ensuite sous ma cape espérant me camoufler. Je ne voulais pas l’attaquer ni la tuer. Certes, elle n’avait pas les mêmes scrupules, mais elle suivait son instinct et je m’étais aventurée dans ses quartiers. Je ne l’attaquerai qu’en dernier recours.

(((577 mots )))

((( Bénéficiant de la capacité raciale de faire des cabrioles, Guasina fit un bond de côté suivi d’une roulade. Puis s’emmitoufla dans sa cape contre la paroi rocheuse)

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Dernière édition par Guasina le Jeu 8 Déc 2016 02:18, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 5 Déc 2016 16:24 
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Illyria - Auberge la Fourchette et le Couteau

    Calech regardait Hrist exposer son plan, non sans une méfiance manifeste. A l’issue de ses mots, il regardait le masque avec attention, avant de reporter ses yeux sur Hrist. Finalement, il finit par dire :

    - J’peux p’t’être organiser un rendez-vous avec lui, mais il y mettra sans doute des conditions. Déjà, il faudra pas mal d’argent pour qu’il accepte de s’bouger pour vous, sauf si vous avez un bon argument à lui proposer. Ensuite, j’peux essayer d’organiser quequ’chose à l’Auberge du Buveur de Lune, dans la partie riche du port. C’est un endroit qu’les gens d’son genre aiment plutôt bien, y paraît qu’c’est une des meilleures tables d’Illyria, alors ça l’mettrait p’têtre en d’bonnes conditions d’se r’trouver en milieu connu. Vous l’voulez pour quand, c’rendez-vous ? Ce soir ? ça vous va, sinon, c’que j’vous propose ?


Illyria – Le Terrier

Guasina : échec du camouflage.
Araignée : réussite.


    Si l’araignée ne parvint pas à toucher Guasina avant qu’elle ne fasse une roulade pour se protéger, les choses furent bien différentes lorsque la petite lutine tenta de se camoufler dans sa cape. En effet, l’araignée était un prédateur averti et consciencieux, qui ne se laissait pas si aisément flouer par l’idée de la petite lutine de se cacher. En effet, elle suivit son mouvement de ses multiples yeux et fondit à sa suite lorsque la lutine cessa de bouger. Elle lui donna un brusque coup de patte qui envoya la lutine valdinguer au centre de la grotte. Elle fut écorchée à de multiples endroit, et mise à mal.

    L’araignée, de deux fois la taille de la lutine, effrayante par le calme et l’efficacité dont elle semblait faire preuve, ainsi que par sa rapidité, s’apprêtait déjà à fondre une nouvelle fois sur elle.


[Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (tir de prudence), 0,5 (longueur) ;
Hrist – xp : 0,5 (demande étrange)]


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 8 Déc 2016 04:38 
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Légitime défense


Contre le danger, j’avais choisi de fuir plutôt que d’attaquer. Mon choix en était un de principe, un choix pacifique. Je disposais de bonnes aptitudes au tir à l’arc et au lancer de toutes sortes d’objets et mes chances de remporter contre la bestiole n’étaient pas négligeables. Cependant, je ne voulais utiliser la force si cela ne s’avérait pas nécessaire.

Ma cabriole bien exécutée, je réussis à échapper à mon horrible agresseur… temporairement.

Hélas, ma tentative de me camoufler sous ma cape échoua. Je ne pus la berner. La grosse araignée fonça droit sur moi aussi facilement que si je m’étais accrochée sur le dos un panneau indiquant ma position. D’un violent coup de patte poilue, elle m’expédia dans les airs. Par réflexe, je me roulai en boule pour atterrir violemment sur la terre durcie. Ma position me permit sans doute d’éviter les pires fractures, mais elle ne m’épargna pas de vilaines écorchures aux genoux et aux coudes. Ma peau ainsi à vif m’échauffait, mais c’était pour le moment le cadet de mes soucis. Le prédateur se tenait à proximité et aussi sournois qu’un chat, il s’apprêtait à m’attaquer de nouveau.

Pacifique dans le fond de l’âme, j’avais tenté d’éviter l’affrontement. Je lui avais d’abord naïvement adressé la parole et puis j’avais ensuite tenté de me cacher. Il me restait la fuite ou le combat. J’approchai ma main de mon pendentif. Une journée s’était écoulée depuis ma dernière utilisation, ce qui me permettait de m’en servir une seconde fois. Par contre, si je faisais cela, je rompais mon marché avec l’homme qui m’avait soigné de mon empoisonnement. Ayant avant tout le sens de l’honneur, je ne touchai point mon bijou de téléportation, je choisis plutôt la légitime défense à la fuite.


Le plus rapidement qu’il m’était possible de le faire, je me remis debout. À la hâte, je laissai tomber ma fronde sur le sol et je pris mon arc d’ombre. Ce dernier ne nécessitait pas de flèches puisque cette dernière apparaissait automatiquement lorsque je tendais la corde, ce qui me permettrait de sauver un temps précieux. Le temps m’était compté, j’économisai toutes les secondes possibles.

Mais l’affreuse créature poilue qui m’épiait depuis quelques secondes se décida à me charger. Ses péripalpes tendus, ses chylifères prêtes à me broyer, elle déplaçait à une vitesse impressionnante son imposant abdomen. Mais de mon côté, j’étais parée à une telle attaque. Je ne représentais pas autant d’inertie que mon ennemie à huit pattes, mais davantage de courage et de volonté de rester en vie. En position latérale, mon pied gauche devant le droit, ma main gauche sur la poignée, mon pouce et mon index pinçant la corde, je pris une grande respiration rassemblant notre mon énergie dans ma main droite. Concentrant ainsi mon ki, je voulais augmenter la puissance de mon tir. Mon attaquant avait la taille d’un géant, je me devais d’effectuer un tir violent. Je tendis donc ma corde, je visai, et j’attendis le bon moment, celui où sa tête serait dans ma ligne de mire. Lorsque ce fut le cas, je lâchai ma corde laissant mon projectile filer vers mon adversaire.



(((515 mots )))
(((Utilisation de la CC Assommoir: L'attaquant concentre son ki de manière à pouvoir faire une attaque puissante qui déstabilise l'adversaire qui chute et s'assomme. (for+1/lvl; [25+lvl]% que la cible s'assomme en tombant, restant inactive durant [lvl/6] tours, minimum 1. Il lui faut de toute façon 1 tour pour se relever avant de pouvoir combattre à nouveau). )))

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 12 Déc 2016 03:10 
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Calech' n'avait pas l'air à l'aise pour un sou. Hrist avait peut-être surestimé ou mal interprété ce qu'il semblait être. Ou n'être. N'était-il qu'un simple bonhomme de basse condition qui avait écopé d'une vilaine cicatrice de façon tout à fait banale, comme punition pour lors d'une rixe de comptoir, chose qu'il avait l'air de fréquenter régulièrement. Il lui dit que c'était possible, qu'une rencontre était envisageable mais que pour ceci, il faudrait y mettre le prix. Hrist leva un sourcil étonné.

Qu'ensuite, il serait important de le mettre en bonne condition et que pour cela, valait-il mieux l'envoyer dans un endroit huppé de la Capitale, non loin du port qui aurait pour réputation d'être une des plus belles tables de la ville d'Illyria. Qu'une fois tout ceci réalisé, il serait sans doute tout disposé à l'écouter et à accepter un rendez-vous avec elle. Il ajouta non peu fier qu'il pourrait organiser ça probablement le soir même.

Hrist leva l'autre sourcil et eut un petit rire à demi-amusé lorsqu'il lui demanda si son plan lui convenait.

Elle avait beau chercher, elle ne comprenait pas où elle avait pu être si peu claire dans ce qu'elle lui demandait. Elle commença doucement :

" Non. Tu sais... Pour tout ce qui est légal, je peux m'adresser au Chambellan de la Régente, ça serai déjà assez motivant pour un graisseux de venir à un rendez-vous s'il est commandé au Palais Royal. "

Elle s'adossa au mur, croisant les bras en imitant la posture de Calech, elle l'observait un instant en silence avant de finalement se décider à cracher le morceau.

" Je veux qu'il soit dans de bonnes conditions en effet. Pour ça, plutôt que de lui payer un gueuleton, du homard et du bon vin dans un lieu qu'il connait d'amour, je le voyais plutôt être guidé dans un cloaque perdu et noir, un sac en toile sur la tête et motivé à coup de trique dans le dos. "

Elle s'approcha de Calech d'un pas de velours et son sourire grandissait. Elle lui dirait tout, tout ce qu'il aurait à savoir pour que sa prochaine réponse soit enfin à la hauteur de ses attentes.
" Je veux tuer Léodos. C'est pour ça que je suis ici, et non, je ne suis pas la douce femme aimante de cette perche aux oreilles pointues qui m'accompagne et se dit mon époux, je suis une tueuse à la solde des plus grands du monde de Yuimen et ce graisseux de la pâtisserie Froustomachin-chose va confectionner un joli gâteau avec un ingrédient spécial qui aidera ce monde à se débarrasser de Léodos. "

Elle pointa du doigt le poitrail de Calech et appuya dessus tout en le regardant droit dans les yeux.


" Alors oui, le rendez-vous aura lieu ce soir, et ce gâte-sauce sera sans doute en meilleure condition le pantalon souillé que le ventre plein. Et maintenant, garde en tête que tu es devenu mon complice. "

Elle tira doucement la lame Tueuse de Mage de la cape en prenant bien soin que Calech puisse en observer tout le mouvement et elle porta la lame à ses lèvres et y déposa un petit baiser.

" Car crois-moi. Tu ne veux pas m'avoir comme ennemie."

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mer 14 Déc 2016 15:00 
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Illyria – Manoir de Leodos

    Leodos sembla se tendre un bref instant aux paroles de Leykhsa avant de se détendre soudainement et qu’un nouveau sourire légèrement carnassier orne ses lèvres. Il poussa même le vice jusqu’à porter une main sous le menton de la semi-elfe pour l’effleurer délicatement et l’inviter à regarder ses yeux.

    - Quelle brave jeune fille tu es, Anna, pour oser ainsi venir dans mon manoir faire de telles requêtes. Brave et téméraire, j’aime les femmes comme ça. Alors je vais te confier un secret, murmura-t-il, lorsque je serai marié à Thélie d’Hyst et qu’enfin le pouvoir sera mien, j’écraserai les élémentaires. Leurs terres sont riches et reviennent de droit à Illyria, je redonnerai sa splendeur à cette cité, qui sera de nouveau glorieuse et prospère comme elle devrait être.

    Au sourire carnassier de Leykhsa, les yeux de Leodos se mirent à étinceler. Il claqua deux fois brièvement dans ses mains et un serviteur apparut par l’encadrement de la porte et s’inclina devant Leodos. Ce dernier, sans quitter Leykhsa du regard, dit :

    - Annulez la journée à la chasse, j’ai mieux à faire.

    Le serviteur se garda bien de laisser transparaître la moindre émotion à cette annonce et se contenta de s’incliner pour repartir.

    - Maintenant, raconte-moi ce que c’est que de vivre dans un lieu aussi reculé que le tiens, de vivre dans ce monde aussi sauvage. Nous passerons ensuite aux choses sérieuse, j’ai hâte de voir comment tu sais bander un arc, ma petite Anna.

[Discussion par mp possible.]


Illyria – Le Terrier


Guasina : réussite (presque critique)
Araignée : échec (presque critique, moins que toi, mais à trois près quand même, elle a de la chance dans sa malchance).


    Contre toute attente, le trait que Guasina parvint à toucher la créature qui se ruait sur elle alors même que l’araignée s’apprêtait à toucher la pauvre lutine de son dard prêt à la heurter. Qui sait quel poison pouvait contenir le dard d’une bête telle que celle-ci, loin des proportions habituelles de ses sœurs à huit pattes ? Toujours est-il que la lutine était pour le moment en relative sécurité, car la créature était au sol, exsangue, et ne bougeait pas. Ses pattes son abdomen reposait sur le sol et, bien que Guasina ne puisse distinguer ses yeux, il était évident qu’elle était assommée par terre, lui laissant ainsi une occasion rêvée de faire ce qu’elle souhaitait, fut-ce achever cette créature ou explorer plus avant les alentours.

    Que décidera la petite lutine courageuse ? L’avenir le dira.


Illyria - Auberge la Fourchette et le Couteau

    Calech ne tremblait pas. Du moins en apparence et pour autant que Hrist puisse en juger. Il maintenait son regard égal au sien, bien qu’il restât méfiant. Il parvint également à se retenir de regarder la lame brandie par Hrist, même s’il était évident qu’il se retenait.

    - Ç’fait longtemps qu’j’ai décroché l’métier, ma bonn’ dame, mais j’ai p’têtre encore quelques contacts qui traînent. Par contre… y faudra quand même pas mal d’argent. Parce que pour faire quequ’chose à quequ’un d’aussi important, faudra graisser la patte des Mâchefers, parc’que rien d’la sorte ne s’fait sans leur accord, par ici. Et la mienne, pour la prise de risque. C’est même pas dit qu’les Mâchefers acceptent. V’voulez les rencontrer et traiter ‘vec eux en personne, ou bien j’dois m’en charger ?

[On peut faire la discussion par mp, pour aller plus vite, si tu veux.]


[i]Illyria – Les faubourgs


Pour Earnar

    Earnar et le prince Mastriani apparurent à l’entrée d’Illyria, dans les faubourgs, dans une petite ruelle calme donnant sur la rue principale menant aux portes de la cité. Il s’agissait de la porte par laquelle l’earion était rentré la première fois qu’il était arrivé à Illyria.

    Plusieurs badauds semblaient vaquer dans la rue d’à-côté, mais personne n’avait aperçu leur apparition subite. Mastriani, une fois remis de son saut soudain, se tourna vers Earnar pour dire d’une voix ferme :

    - A présent, j’aimerai beaucoup que vous m’expliquiez exactement qui vous êtes, quels sont les pouvoirs que vous possédez et ce qu’il se passe. Vous avez manifestement joué un rôle dans le meurtre de la Reine ma mère et les évènements qui se sont déroulés à Arden.


[Guasina – xp : 0,5 (tir), 0,5 (longueur) ;
Hrist – xp : 0,5 (longueur)][/i]


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 15 Déc 2016 03:29 
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Brève récolte !



Mon regard fixant ses yeux multiples, je lâchai la fine corde alors que le monstre poilu à huit pattes poursuivait rageusement son assaut. Ma petite flèche d’ombre frappa violemment son énorme tête alors qu’il ne se trouvait plus qu’à quelques pas de lutins de moi, son arme meurtrière prête à me transpercer. La sueur perlait mon front et je pouvais sentir l’affreuse haleine que dégageait ce qui lui tenait lieu de bouche. Mon tir fut si violent, qu’elle s’effondra au sol tout juste après que j’eus reculé de quelques pas. Son abdomen reposant sur le sol, ses pattes immobiles, je pouvais voir son thorax bouger au rythme d’une lente respiration. Elle n’était pas morte, seulement assommée.

Je n’avais pas une seconde à perdre. Je ramassai ma fronde, je rangeai mon arc dans le carquois et en profitai pour sortir les brindilles que j’avais ramassées avant de pénétrer dans le terrier. Tout en suivant les conseils de Frouillot, j’entrepris d’enrouler rapidement la toile sur les bâtons tout en jetant un œil sur l’énorme créature endormie.
Lorsque ce fut fait, je rangeai le tout dans mon carquois et je repris le chemin du retour. Tout en suivant le petit fils que j’avais épargné afin de me conserver une voie éclairée, je courus dans l’étroit corridor afin d’atteindre la sortie le plus rapidement possible.

(((220 mots)))

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Dernière édition par Guasina le Mer 28 Déc 2016 22:09, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mer 21 Déc 2016 17:58 
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Alors qu'Earnar et Mastriani arrivaient sur Illyria, l'earion se mit en garde, à l'affût du moindre danger, du moindre éclat de voix, cependant rien ne vint et seules les lugubres et chiches masures et baraques les couvraient de leur ombre alors qu'ils étaient tous deux dans une rue annexe à la rue principale où une file de voyageurs, de tire-laines et surtout de marchands tirant leur lourde charrette remplie de vivres et des produits récoltés par ces derniers. Personne ne regardait dans leur direction et la ruelle était déserte.

Si un moment l'earion scruta les habitations et le mur d'enceinte qui indiquait qu'ils étaient de nouveau près de la porte d'entrée de la cité portuaire et marchande. Mastriani, autrefois Prince devenu Roi d'Arden, l'empêcha de partir en sa compagnie en direction du palais, et exigea des explications concernant la mort de sa mère. Le ton était accusateur mais Earnar ne voyait pas en quoi il pourrait apaiser son chagrin.

- Vous voulez que je vous raconte tout ? Dans ce cas, nous parlerons en marchant jusqu'au palais de la Régente d'Illyria, exigea-t-il en l'attrapant par le bras.

A ce moment, ils longèrent les murs de la rue principale, son attention accaparé par la foule, ses yeux à la recherche d'un quelconque assaillant.

- J'étais venu à Arden dans l'espoir de trouver d'autres artéfacts ou des sites de fouille datant d'avant le Crépuscule des Dieux, votre mère a laissé planer le doute quant à leur existence, cependant dès que j'ai appris que la guerre faisait rage à Arden, j'ai voulu aider la Reine pour pacifier les royaumes humains. Malheureusement, en si peu de temps, je n'ai pu aider votre mère qui était de toute manière bien consciente de sa mort potentielle lors du dîner. Votre mère m'a demandé de vous sauver, ma volonté était de la sauver elle au début. Vous pouvez être un souverain encore plus grand qu'elle, si tant est que vous apprenez à connaître tous les peuples et pas uniquement les humains.

Après une courte pause, il enchaîna sur la question de son identité:

- Mon identité n'a pas changé d'un iota, je suis un noble elfe des mers qui sait se défendre. Quant à mes pouvoirs, ils restent limités et je peux me déplacer uniquement avec une autre personne dans des endroits que j'ai déjà visité. Satisfait ?

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 22 Déc 2016 14:34 
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Illyria – Chez l’Affranchi

    Calech répondit à Hrist par un long regard perçant, sans prononcer le moindre mot. Il finit par acquiescer et sortir, indiquant qu’il serait de retour deux heures plus tard.

    Il revint, comme promis, deux heures plus tard pour emmener Hrist au travers des ruelles d’Illyria, jusqu’aux quartiers les plus pauvres de la cité. Là, il choisit une masure dans laquelle il la fit entrer. A l’intérieur se trouvaient plusieurs hommes armés jusqu’aux dents et à la mine patibulaire qui arrêtèrent Calech. Ce dernier montra patte blanche et les hommes se déplacèrent pour le laisser entrer. Ils furent menés jusqu’à une pièce centrale au bâtiment, loin d’être aussi miteuse que ses extérieurs. Ici, moult tentures et tapis, des braseros chaleureux et riche vaisselle. Plusieurs hommes également armés et, au milieu, un homme assis sur un siège plus semblable à un trône. Il était vêtu de velours violet et de fourrures blanches et toisait l’entrée de Hrist et de Calech par-dessus sa paire de lunettes. Son crâne était chauve et ses yeux vifs.

    Image


    - Calech, quel est donc ce poisson que tu m’amènes là ? Allons, dis-moi tout, je n’ai pas de temps à perdre avec des bêtises.

    Calech s’inclina devant l’homme avant de dire :

    - Elle s’présentera mieux que j’pourrais l’faire, répondit-il avant de se tourner vers Hrist en disant : voici l’Affranchi, le Gardien de Jour des Mâchefers, l’homme que vous devez convaincre.


Illyria – Le Terrier

    Guasina, dans sa précipitation à récupérer les toiles de la gigantesque araignée assommée, ne remarqua pas le petit objet qui soudain lui mordit la chair, faisant couler un peu de sang. Si elle décidait de regarder, elle verrait qu’il s’agissait d’une sorte de petite broche brillante formant deux sortes de petites ailes entourant des gemmes blanches et jaunes.

    En ressortant, elle vit Frouillot nonchalamment adossé à un arbre, mâchouillant une brindille. Il tourna les yeux vers la petite lutine qui ressortait du tunnel et lui tendit la main en disant :

    - Bon, bah on est quitte, ma p’tite, j’crois bien. Merci d’tes services, ça m’sera bien utile.


Illyria – Rues

Pour Earnar

    Mastriani écouta avec attention les paroles d’Earnar et secoua finalement la tête.

    - Non, je ne suis pas satisfait. Je veux savoir ce qui se passe exactement à Illyria, pourquoi on s’est retrouvé dans le palais de ce… de cette reine élémentaire comme si elle dirigeait le sort d’Elysian. Qu’est-ce qu’ils complotent et quel rôle ont-ils à jouer dans cette histoire ? Je veux savoir ce qui se trame exactement.

    Mais, alors qu’ils s’avançaient dans les rues d’Illyria, Earnar, du fait de son passé, pu se rendre compte que les deux hommes attiraient l’attention sur eux, à tel point qu’ils étaient suivis par un petit groupe. Leur façon de se tenir et surtout leurs vêtements les marquaient comme appartenant à une caste noble et des êtres intéressants à débrouiller. Mastriani, lui, perdu dans ses réflexions et peu habitué à ce genre de choses, n’avait rien remarqué de tout ça.


Illyria – Appartements de la Régente


    A leur arrivée, Hascan et le Chambellan sont tous deux présents, les yeux du chambellan sont écarquillés et des larmes semblent perler à l’orée de ses yeux lorsqu’il voir le Roi descendre à bas de sa monture ailée. Le visage d’Hascan, lui, est bien plus neutre et maîtrisé, mais on sent une émotion poindre, fermement maîtrisée. Presque sans s’en rendre compte, il s’avance pour rattraper son père et l’aider à s’asseoir de nouveau sur le siège.

    Hascan se tourne vers Cromax et écoute ses paroles en hochant la tête. Le Roi prend à son tour la parole pour s’adresser au Chambellan :

    - Fait venir un scribe, nous avons des choses à éditer.

    Ainsi, Hascan, le roi et le Chambellan se retièrent.

    Le soir venu, les quatre protagonistes se retrouvèrent dans les appartements d’Insilbêth pour le repas tant attendu. A table se trouvait Camiran, manifestement peu à l’aise en une telle compagnie et se demandant ce qu’il pouvait bien faire là. Insilbêth était égale, comme à son habitude. Rien, sur ses traits, ne laissait entrevoir le moindre indice de si elle avait ou non entendu parler de la récente envolée du roi. Hascan fut le dernier à arriver, un peu en retard, l’œil brillant d’une petite malice lorsqu’il regarda sa demi-sœur qui vint le saluer.

    Insilbêth les invita à prendre place et, alors même que les premiers plats étaient apportés, il y eut un brouhaha au niveau de la porte. Un majordome, manifestement déstabilisé, vint auprès de la Régente pour lui murmurer quelques mots à l’oreille. Celle-ci sembla surprise, regardant Hascan puis Cromax, avant de se lever et de se diriger vers la porte, sans un mot d’explication. Elle revint quelques secondes plus tard avec son père sous le bras. Elle lui fit prendre place à son siège et attendit que les serviteurs lui préparent une nouvelle place. La Régente semblait perturbée, comprenant qu’il s’était passé quelque chose, mais ne comprenant pas quoi. Elle finit par se tourner vers Hascan et vers Cromax, attendant manifestement des explications.


[Guasina – xp : 1 (récupération des fils), 1 (avoir assommé la bête) ;
Cromax – xp : 0,5 (introspection), 2 (avoir convaincu le Roi), 1,5 (longueur) ;
Hrist – xp : 0,5 (se rendre chez les Mâchefers), 0,5 (longueur) ;
Earnar – xp : 0,5 (explications)]


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 29 Déc 2016 06:12 
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Incrédulité justifiée ?


Je courus sans m’arrêter et surtout sans regarder à l’arrière. Ce fut seulement lorsque j’arrivai à la sortie du terrier que je remarquai une petite broche qui s’était accrochée à mes vêtements et aussi suffisamment à ma peau pour l’écorcher et en faire couler un peu de sang. Trop concentrée à prendre la fuite, je n’avais pas porté attention aux petites écorchures que pouvaient engendrer ma course folle dans l’étroit corridor. Étant à présent pratiquement hors danger ou bénéficiant du moins d’un court moment de répit, je décrochai le petit bijou et je l’observai quelques instants. Il s’agissait d’une petite broche formée de plusieurs petites pierres brillantes jaunes et blanches. La disposition de ses pierres prenait la forme de petites ailes.

(je pourrais peut-être tenter de trouver son propriétaire.)

Mais pour le moment, je devais prévenir M.Frouillot de l’arrivée probable de la gigantesque araignée avec l’intention de m’occuper du bijou un peu plus tard.
Lorsque je sortis du terrier, je vis Frouillot adossé à un arbre tout en mordillant une petite brindille. En me voyant, il me tendit la main et me remercia de mes services. Il conclut que ma dette était payée et me dit qu’il ferait bon usage du produit que je venais de lui apporter. Sitôt dehors, je lui remis les branches recouvertes de fils d’araignées, puis je courus vers la vieille monture et sans m’arrêter j’effectuai un petit saut afin d’agripper les poils noirs de sa queue. Je grimpai ensuite jusqu’à la croupe marbrée, courus le long du dos de l’animal. Une fois près du cou, tenant une couette de l’épaisse crinière noire entre mes deux mains, je m’adressai, quelque peu affolée, à l’alchimiste :

« J'ai réussi à assommer l'énorme créature, mais dès qu'elle se réveillera, elle risque de tenter de retrouver ma trace. Elle peut recroqueviller ses bras autour de sa tête comme ça »
Dis-je tout en imitant le mouvement avec mes petits bras de lutine.

Les yeux écarquillés, encore sous l’effet de l’adrénaline, je poursuivis :

«Et elle est gigantesque ! Même pour vous ! Elle fait au moins deux fois votre taille ! Il faut déguerpir d'ici au plus vite ! Je ne veux pas l'affronter une seconde fois et je ne veux pas qu'il vous arrive du mal »

Je m’arrêtai un instant tout en regardant les fils que l'homme tenait dans ses mains

«Conservez ces fils précieusement, car je ne pourrai plus y retourner. »

Le vieil homme sembla m’écouter attentivement. Cependant, sa réaction ne fut pas celle que j’avais espérée. Au lieu de prendre mes paroles au sérieux. Il se mit à rire aux éclats. Puis, me parla d’une ardenoise. Je ne compris pas trop ses paroles, mais je ne questionnai point. Il précisa que l’araignée devait dormir et que mon intrusion l’avait sûrement embêtée.

( La p’tite !... la pauvre petite chose ? … cet énorme monstre)


J’observai attentivement le visage de Frouillot alors qu’il s’approchait nonchalamment de sa monture. J’examinai aussi son aura et je n’y vis aucune peur, même dissimulée. Il devait connaître cette espèce d’araignée puisqu’il s’intéressait aux fils qu’elle produisait.

(et si la petite bête était devenue grande ? )

À présent à genou sur la tête du cheval, bien calée entre ses deux oreilles, je tendis mon arc d’ombre en et je guettai le trou, prête à agir si l’animal sortait de son antre.

« Dans les égouts, j’ai rencontré aussi une créature étrange. Je ne voulais pas faire peur aux enfants, alors je n’en ai pas parlé devant eux. Et puis, dans ce terrier… »

Je m’arrêtai quelques instants cherchant à trier mes idées et tenter de les empêcher de toutes sortir en même temps ou dans un désordre incohérent.

« Vous dites que cette araignée productrice de fils précieux est petite. Je vous crois. Mais se pourrait-il qu’elle ait été transformée ? Tout comme la créature que j’ai aperçue dans les égouts ? Se passe-t-il quelque chose d’étrange ces temps-ci ? Des gens qui changent après avoir visité le sous-sol ? »


J’hésitai un instant, puis je repris.

« Je vais vous dévoiler ce que je ressens… au pire, vous rirez encore de moi. J’ai senti quelque chose d’étrange en présence de l’araignée. Quelque chose d’anormal non visible, mais tout de même palpable… Elle me semblait pervertie. »

Je me tus et posai mon regard sur le vieil homme afin de bien déchiffrer sa réaction.

(((735 mots )))

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Dernière édition par Guasina le Sam 14 Jan 2017 21:22, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Sam 31 Déc 2016 11:49 
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Alors que le roi Mastriani chicanait encore sur des points de détail, Earnar remarqua derrière eux un petit groupe qui faisait tout pour paraître comme de simples badauds, néanmoins l'assassin n'était pas dupe de leur petit manège et connaissait bien les ficelles du métier, de ce fait il reconnut de suite que cela devait être des tire-laines, à moins que cela ne soit des assassins.

Il posa sa main dans le dos du roi d'Arden pour presser le pas et pour le forcer à s'engouffrer dans la masse, espérant par la même occasion les semer.

- Nous sommes suivis alors pressons-nous d'obtenir cette audience auprès de la Régente. La reine des sylphes n'est pas toute puissante mais c'est une femme sage qui connaît beaucoup de choses sur Elysian, cependant les élémentaires ont aussi leurs propres limites et ce ne sont pas des peuples belliqueux, ils n'ont que faire des affaires humaines tout comme les elfes et ils sont garants de l'équilibre de ce monde. J'ai essayé de prévenir les humains qu'une catastrophe venait, personne au banquet ne m'a cru et je ne l'aurais sans doute pas cru si les élémentaires ne nous avaient pas chargé de trouver l'origine de ce mal.

Ecartant légèrement les badauds qui n'allaient pas assez vite à son goût, il accéléra la cadence en jetant des petits coups d'œil derrière lui et devant lui, puis il se décida de sortir ses griffes d'acier, prêt à toutes éventualités.

- Vous êtes roi à présent Mastriani, c'est en cette qualité que je vous ai amené voir les élémentaires, afin que vous ne craignez plus ce qui est différent de votre propre espèce. Combien d'humains ont tué les miens, les ont massacré pour leur seul crime: être différent ? Le sort d'Elysian concerne tous les peuples et pas uniquement les humains, sachez ceci si vous souhaitez devenir un roi éclairé. A présent dépêchons-nous, j'ai donné ma parole à votre mère et je tiens toujours parole.

Earnar songea qu'il était dur envers le prince Mastriani devenu roi bien trop jeune et d'une manière beaucoup trop abrupte pour qu'il comprenne tous les tenants et aboutissants, néanmoins il ne pouvait tout lui dévoiler, il devait à présent comprendre les choses par lui-même.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 1 Jan 2017 06:50 
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Comme à son habitude, Calech ne répondit pas immédiatement. Il s'enferma dans un silence profond, observant avec attention la femme qui venait de le faire replonger dans son passé lourd de souvenirs qui ne méritaient pas forcément d'être éclairés. Il lui répondit qu'il reviendrait et quitta la pièce sans même attendre la réponse de Hrist qui, presque interloquée d'une telle réaction, ne su rien dire. La porte claqua.

Elle se demandait s'il comptait revenir, s'il avait seulement l'intention de faire ce qu'il avait accepté de faire... Ou s'il comptait plutôt arrêter la première patrouille venue et conduire les autorités jusqu'à elle. Il suffirait de crier à qui veut le savoir qu'une folle à lier disait vouloir tuer un des prétendants au trône, la garde n'aurait sans doute pas cherché plus loin en cette période de trouble et de doute pour venir enquêter.

Elle resta un long moment dans la chambre, allant du lit à la fenêtre, de la fenêtre au lit pour observer les allées et venues de passants dans la rue, et lorsque ce spectacle l'ennuyait de trop, elle allait s'installer sur la paillasse et fixait le plafond, comptant les poutres, les toiles d'araignées et les cordages qui maintenaient les lattes entre elles. Elle se demandait aussi comment allait son époux préféré, comme allait le Roi et la Régente. Ses pensées invariablement rappelées à Pureté rencontrée chez les Mâchefers et la crainte de la retrouver de nouveau, se faisant ainsi découvrir et peut-être mettre les deux femmes dans une situation critique.

Elle songeait à modifier sa tenue, gardant la robe des Sylphes et éventuellement se passer de la cape trop sombre lui donnant des allures douteuses et peut-être trop facilement reconnaissables par les Mâchefers qu'elle aurait pu rencontrer lors de son premier passage chez l'alchimiste. Toutefois, elle ne savait pas ce qui pouvait être pire, se faire découvrir chez les Mâchefers, ou se faire découvrir au Palais Royal et être accusée de fomenter quelque chose de louche avec la pègre ?

Faute de mieux, elle enfila de nouveau sa cape et Calech ouvrit la porte au moment où sa patience allait sauter comme un élastique tendu. Il fut très avare en information, ça, la femme l'aurait certainement parié mais il avait jusque là, tenu parole.
Tous deux quittèrent l'auberge et avalèrent rapidement la distance qui les séparait de la fameuse destination que Calech avait en tête. Ils passèrent par de nombreux quartiers, de plus en plus miteux et aux passants de plus en plus en harmonie avec ce décor en déliquescence. Prostituées, enfants ramassant les ordures, mendiants, vendeurs ambulants, tous ici avaient quelque chose à clamer et à en juger le raffut incroyable qui venait abasourdir ses oreilles, la femme finit par penser que c'était celui qui criait le plus fort qui l'emportait. Là où Calech l'emmena, ce quartier encore plus daubé que le reste, il y avait moins de monde. La femme pensa d'abord à une embuscade, quelqu'un l'attendait peut-etre pour l'arrêter et lui poser des questions là où personne ne penserait à chercher, mais elle se souvint elle même d'avoir établi le quartier général des Murènes dans un des pires endroits d'Omyre. Ca leur faisait déjà un petit point de ressemblance.

Ils entrèrent et furent confrontés à quelques gorilles peu commodes qui s'interposaient jusqu'à ce que l'un d'eux reconnaisse Calech et fit reculer ses hommes. Un début de sourire vint naître sous le foulard que Hrist portait au visage, tant pour passer inaperçue que pour s'épargner les odeurs inconfortables.
L'un des gorilles ouvrit alors la marche et conduisit le duo mystérieux jusqu'à ce que le décor de la masure se ravisa pour devenir plus... heureux. Plus riche quoique surchargé à croire que c'était là la seule pièce de ce taudis qui était meublée. Au milieu de celle-ci, plus de gorilles, plus de têtes patibulaires, plus de gardes armés et se détachant de ce groupe de loubards, un homme à l'âge indéterminé richement habillé qui toisait par dessus des binocles l'entrée de Calech et de son étrange suivante.

(" Ahaha, vise moi ces affreux. Ils s'entraînent pour le concours du plus beau sourire ! ")

L'homme désigné comme l'Affranchi, Gardien de jour des Mâchefer s'était adressé directement à Calech, lui demandant d'introduire son aimable invitée à l'assemblée de costauds. Calech enquit Hrist de le faire elle même. Elle ne savait pas vraiment par où commencer. Allait-elle dire en mille qu'elle venait tuer Léodos ? Fallait-elle se soucier de quelque chose ? L'Affranchi devait être aux Mâchefers ce que Katalina était aux Murènes, donc fort occupé mais pouvant aménager son temps pour céder une priorité aux tâches les plus importantes.

Hrist inspira l'air tiède de la masure, baissa son foulard pour découvrir son visage et dit, un petit sourire en coin couronnant ses lèvres rouges.
" Mon nom est.. Hrist. " Elle avait légèrement hésité à le confesser, se demandant s'il ne valait pas mieux en donner un autre. Lenneth étant déjà utilisé par les Notables du Palais, Hrist par ses camarades... Restait Silmeria mais elle s'était résignée à l'employer. Pas après avoir revu la Douce sous la forme de l'Esprit du Vent.

" Vous n'avez pas idée de tout ce que j'ai pu traverser pour arriver ici devant vous. " Elle jeta un coup d'oeil derrière elle. Sachant que si elle ne parvenait pas à convaincre cet homme, elle serait sans doute tuée simplement parce qu'elle aurait vu cet endroit. Elle détacha sa cape, la laissant tomber à ses bottes, dévoilant son corps fin aux vêtements cintrés et aux deux armes à la ceintures.
" Tout à commencé avec... Un petit oiseau.. Il m'a demandé de venir ici pour régler un problème qui tue votre monde à petit feu. Et pour le faire, il me faut quelques amis. J'ai bien essayé au Palais Royal, mais toutefois... Je crois que j'apprécie plus la pègre. Ma mission actuelle consiste en trois fois rien. Tuer Léodos ? "

Avait-elle lâché comme sur le ton de la bêtise, sa petite mise en scène commençait déjà à l'amuser, mais elle voulait le provoquer un tantinet pour la forme, avec un peu de chance, il demanderait à un de ses gardes de la chasser et elle pourrait lui ouvrir la gorge. Mais elle se ravisa.
" Ah... Et vous pourrez aussi annoncer à Frouillot que son gaz toxique... Non vraiment, pour me tuer, il en faudra plus que ça. Je suis quand même à la tête d'une Caste d'Assassins, donc si il y a un courageux volontaire parmi ces jeunes gens qui veut venir vérifier la véracité de mes dires... "

Elle observa chacun des hommes avec un merveilleux sourire, comme si elle en jubilait d'avance et dit alors tout bas :
" Ca me ferait énormément plaisir... "

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La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mer 11 Jan 2017 13:06 
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Mon arrivée dans les appartements du Roi est remarquée, non sans une ostensible émotion. Le chambellan, présent au même titre qu’Hascan, qui n’a sans doute pas eu d’autre choix que d’expliquer au serviteur de sa majesté mon bref enlèvement de la souveraineté locale, écarquille des yeux mouillés de larmes admiratives lorsqu’il voit son Roi descendre de la monture resplendissante que je suis.

(J’en connais qui se gausseraient sardoniquement de cette dernière affirmation !)

Hascan, lui, plus mesuré, ne parvient pas à masquer totalement les sentiments confus mais maitrisés qui l’habitent en ce moment. Sitôt que Coryphème descend de mon dos, il accourt à son secours et vient recueillir son paternel pour l’aider à se mouvoir jusqu’à son trône, et l’y asseoir sans plus tarder. De retour à sa place, Coryphème, plus gaillard que jamais sous mes yeux, alors que je reprends ma forme elfique, s’adresse à son chambellan, lui ordonnant d’amener un scribe pour éditer quelques choses. J’acquiesce de la tête en le regardant, satisfait. Ainsi ai-je contribué à une noble entreprise. C’est une bonne chose, même si je sais que quelques-uns ne comprendront pas mes actes. Hrist en première position. L’elfe grise, que je croyais fine et intelligente, n’est qu’une hargneuse meurtrière ne songeant qu’à répandre le sang au nom de sa cruauté sans limite. Elle ne compte pas aider ce monde, elle ne vise que ses propres intérêts macabres et dénués de toute logique. Elle ne comprend pas l’intérêt d’une alliance forte entre Illyria, les Elémentaires et Tulorim, pour la grandeur du projet que je compte mener.

Délaissant la scène, je me retire dans mes appartements où je trouve le repos jusqu’au soir, où je suis convié à rejoindre les appartements privés d’Insilbêth pour le dîner tant attendu. Camiran est déjà attablé, bien moins à l’aise qu’il ne l’a paru lors de notre première rencontre, intimidé, sans doute, par la présence de tous ces membres honorables de la politique illyrienne. Je ne peux réprimer un sourire en le voyant ainsi. Il aurait fait un piètre roi, sans aucun doute, mais je suis tout de même heureux d’avoir pu lui trouver une voie de sortie honorable. Plus honorable que ce qu’il n’a sans doute jamais pu imaginer. Insilbêth, résidente des lieux, est présente aussi, inflexible et analyste. Je ne suis cependant pas dupe : elle doit sérieusement se demander ce qui se passe, et en quel honneur j’ai personnellement fait convier tous ces invités à sa propre tablée. Alors que je prends place parmi ces nobles figures d’Illyria, Hascan fait son apparition, le regard brillant de malice lorsqu’il croise celui de sa sœur.

Le dîner commence sans que soit demandée la moindre explication. Tous savent qu’elles viendront. Mais alors que les premiers plats, entrées riches en produits nobles, arrivent à table, une rumeur bruyante nous interrompt en provenance de la porte des appartements. Un serviteur se précipite vers la régente pour lui murmurer quelque chose à l’oreille, qui la fait écarquiller les yeux, abandonnant ainsi tout le contrôle qui la caractérise. En mon for intérieur, je jubile, sourire irrépressible sur le coin de mes lèvres. Tout se passe au mieux, jusqu’ici. Sans un mot, elle se lève et se précipite vers la porte, accueillant elle-même le Roi Coryphème en ses appartements. Elle nous l’amène, bras-dessus bras-dessous, et l’installe à sa place, pendant que les servants s’affairent à lui dénicher une nouvelle chaise où elle pourrait prendre place à table. Je fixe un instant le Roi avec fierté et satisfaction. Je veux qu’il sente que je suis heureux qu’il soit présent, fier de cet effort qu’il fait pour le bien de son royaume, reconnaissant de sa force retrouvée. Puis, alors qu’il reste silencieux, insilbêth se tourne vers son demi-frère et moi, dans l’attente d’explications. Elle semble troublée, perturbée. Frustrée, peut-être, de sembler la dernière au courant de ces cruciaux changements. Je finis par prendre la parole pour augurer une esquisse d’explications.

« Grande Dame, aujourd’hui j’ai retrouvé chez votre royal père et souverain une force que tous semblaient avoir oubliée. Loin ira la légende du Roi Coryphème chevauchant sur un cheval ailé immaculé, survolant les landes d’Illyria et d’Elysian tout entier. Le dernier envol d’un souverain de légende. »

Je me tourne vers le roi avec un sentiment de devoir accompli, et poursuis à son égard.

« Majesté, votre présence nous honore ce soir, et confirme tout ce que j’ai pu penser à votre égard. Si vous en avez la force, je vous laisse l’honneur de révéler à cette petite assemblée les décisions qui ont été prises aujourd’hui. Des décisions qu’il nous faudra défendre fermement, pour le bien d’Illyria et de tout Elysian. »

Mes yeux se posent sur Camiran, Insilbêth et Hascan. De fiers alliés sur lesquels je compte sincèrement. Le temps des révélations est arrivé.

[797 mots]

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