L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Sam 25 Mar 2017 20:14 
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Les quartiers pauvres


Ce fut en silence que Frouillot me mena jusque dans les quartiers pauvres, tout comme moi, il devait avoir besoin d’un temps de réflexion pour digérer les dernières informations glanées dans l’antre de la maitresse des plaisirs.

Le trajet se fit en quelques minutes seulement. Ces quartiers étaient adjacents au port, et par le fait même se rassemblaient les tanneurs, les pêcheurs, tout ceux en fait qui occupaient une fonction qui impliquait des activités très odorantes. Par politesse envers les habitants de ces lieux, je ne fis aucune grimace, ni aucun signe concernant ma désagréable expérience olfactive. Je me contentais d’observer, d’écouter et de sentir. Ce milieu pauvre se résumait en un entassement de maisons petites et d’apparence médiocres. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas remarquer que les habitants de ce quartier vivaient dans la misère. Et pourtant, je ne pus m’empêcher de sourire lorsque je vis les enfants errer dans les rues. Malgré les loques qu’ils portaient, ces enfants rieurs transpiraient la joie de vivre. De nature joueuses, les lutins en général et moi en particulier, aimons bien passer du temps auprès des enfants. Le milieu était pauvre, mais les adultes n’étaient pas inactifs, chacun semblait vaquer à une activité : nettoyer, réparer, il y avait beaucoup à faire.

Lorsque nous traversâmes ces rues minables et passâmes à travers ses pauvres gens, les regards se posaient sur Frouillot. Il semblait non seulement connu, mais également craint par un grand nombre de gens. Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes enfin à un taudis semblable aux autres, mais dont nombres d’annexes avaient été rajoutées avec le temps ce qui le rendait plus spacieux, sans être plus luxueux.

Près de la porte, sans doute en guise de gardien, se tenait une personne à moitié camouflée sous sa cape de jute beige orangée. Assise sur une simple chaise de bois, le visage masqué sous sa capuche, elle se leva à l’approche de Frouillot et me dévisageant, elle commenta notre arrivée. Elle semblait étonnée de la venue de l’alchimiste en personne et elle croyait qu’il m’apportait comme une nouvelle personne démunie à héberger.

Son regard se posa alors sur moi et je pus voir une partie de son visage, dont la peau grise était ravagée par de nombreuses cicatrices entourant un œil à l’iris mauve et à la pupille plutôt petite. Tout comme moi, sa chevelure était longue et rousse, mais la sienne, malheureusement, manquait de soins. N’attendant pas les consignes de Frouillot, je pris la parole.

« Rassurez-vous, je ne suis pas ici pour demander l’hospitallité, mais pour vous venir en aide. Je me prénomme Guasina. Guasina Roquin, fille ainée de Tony Roquin. Pourriez-vous nous accueillir dans votre demeure afin que je vous explique davantage le but de ma visite ? »

Je n’en dis pas plus, pas pour le moment. Je devais d’abord savoir si je m’adressais à la propriétaire des lieux ou bien à une simple garde de porte. J’espérais que quelqu’un dans ce quartier soit à même de me renseigner sur ces phénomènes étranges.

(((509 mots)))

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mar 4 Avr 2017 12:21 
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Illyria - Quartiers pauvres

    L’homme, le monstre devant Guasina, renifla de mépris. Il n’accordait clairement pas sa confiance à la lutine, mais peut-être était-il assez désespéré pour lui accorder le bénéfice du doute, car il finit par leur faire signe d’entrer à l’intérieur de la cahute.

    Celle-ci sentait mauvais, le renfermé, la sueur aigre et la pauvreté. Dedans se trouvaient plusieurs personnes, un nombre trop important de personnes pour une si petite demeure constituée tout au mieux de trois pièces rustiques. Il y avait plusieurs personnes, à l’image de l’Oracle de l’Avenir Incertain ou que de la personne qui l’avait accueillie qui présentaient des déformations plus ou moins importantes. L’un d’eux, la peau tombant sur le visage comme s’il avait été brûlé, était percé de clous. Ses chairs étaient exsangues et il sentait une odeur rance de chair putréfiée.

    Image


    Assise sur un tonneau les mains sous les cuisses dans une attitude tout à fait enfantine se trouvait une petite fille d’une douzaine d’années aux yeux d’un bleu vif, quoi que l’un d’eux fut manifestement aveugle et qu’elle en eût trois. Sa longue chevelure noire, fournie, retombait jusqu’à ses hanches. Son regard des plus troublants était posé sur Guasina avec fixité, méfiance et dureté. Une dureté qui n’était clairement pas de son âge.

    Image


    Le guide de la lutine indiqua la jeune fille d’un geste de la main en s’appuyant nonchalamment contre l’encadrement de la porte, bloquant tout passage vers la sortie à la lutine et l’Alchimiste.

    - Voici Rhéa, c’est à elle qu’il faut t’adresser si tu désires quoi que ce soit ne nous.

    Rhéa n’avait pas bougé d’un pouce et regardait toujours fixement Guasina, dans l’attente. Les hères autour d’elle s’étaient cependant rapproché d’elle, celui avec les clous se trouvant à quelques centimètres à peine. Ils s’apprêtaient manifestement à la protéger coûte que coûte quoi qu’il advienne de cette rencontre.


Illyria – Bureau de la peut-être future reine.

    La future reine écouta sans ciller les paroles de Hrist. Elle ne semblait pas surprise. S’il était évident qu’elle était inquiète pour la suite, son regard ne trahissait que de l’efficacité, indiquant qu’elle était toute consacrée à sa future tâche et qu’elle ne laisserait pas ses inquiétudes l’emporter.

    Elle finit par croiser les mains devant elle et dire calmement :

    - Vous êtes une assassine, en somme. Vous faites décidément un bien étrange couple avec le Seigneur Amarthan. Vous proposez de faire venir le partisan en question afin que vous discutiez avec lui, mais s’il lui arrivait quelque chose, cela me retomberait bien vite sur le dos. Je marche ici sur des œufs.

    La future reine marqua un temps de pause, regardant Hrist d’un œil scrutateur.

    - Quelle est, exactement, l’ampleur de vos capacités ? Vous serait-il possible de vous débarrasser du partisan sans le tuer et sans que la piste ne remonte jusqu’à moi ? Je crains les retombées qu’auraient un meurtre en cette période troublée, je serais tout de suite considérée avec suspicion. Mais… j’ai conscience que nous devons agir vite, les nouvelles venues d’Arden ne sont pas bonnes, la reine Ardéliane a été assassinée par Bellangern de Valmarin et Ashmane de Sihlé. Son fils et héritier a été amené ici par l’un des vôtres, un elfe bleu. En somme, il faut agir vite, la situation ne peut pas rester telle qu’elle est, au bord de la guerre civile. D’ordinaire, j’aurais laissé la menace s’essouffler d’elle-même, mais je n’ai pas ce luxe. Pensez-vous être à la hauteur de la tâche, Hirst, l’Anima Noire ?

    Elle revint sur l’autre question posée par la tueuse :

    - L’offre de Valmarin ? La reddition d’Illyria à Valmarin et l’acceptation de son roi, Bellangern, pour Empereur d’Elysian. Mon père aurait gardé sa souveraineté sur la cité, mais aurait répondu à Valmarin de nombreuses questions politiques, militaires et commerciales.


Illyria – Eglise de l’Ordre de l’Aube

    Alors qu’Earnar approchait, le visage de l’homme se fit de plus en plus livide alors que ses yeux grossissaient. Les ombres dans lesquelles était prise l’église ne lui avaient pas permis de voir précisément l’être à qui il avait à faire, mais cela devenait de plus en plus évident.

    Lorsque l’earion dit être serviteur de Meriarvi en lui montrant le pommeau de la dague, ses yeux se plissèrent avec méfiance, observant le visage de l’elfe avec intérêt, comme s’il cherchait où était le piège et ne parvenait pas réellement à croire ce qu’il avait en face de lui. Le vieil homme ne répondit pas tout de suite aux paroles d’Earnar, reprenant son empire sur lui-même. Il carra les épaules et se tint plus droit encore qu’avant avant de dire d’une voix sèche :

    - Suivez-moi.

    Il mena Earnar jusqu’à un petit escalier qu’ils montèrent jusqu’à arriver dans un bureau aux meubles spartiates mais de bonne facture et aux murs décorés de tapisseries aux scènes religieuses. Le religieux prit place derrière son bureau et indiqua le siège en face à Earnar.

    - Je me nomme Hergand, Haut Prêtre de l’Ordre de l’Aube, dit-il avant de faire une pause et de demander à Earnar : qui êtes-vous. Qu’êtes-vous ?

    Son regard descendit jusqu’à l’endroit où se trouvait la dague d’Earnar.

    - Pourrai-je revoir cette dague que vous portez à la ceinture ?

    Son regard remonta sur celui d’Earnar, le fixant des yeux :

    - Pardonnez ma méfiance, mais nous n’avons pas vu des créatures telles que vous depuis des siècles et voilà que l’un d’eux se prétend serviteur de la Déesse Meriarvi ? Nous avons eu vent d’objets appartenant à la Déesse, mais pourquoi vous en parlerai-je ? Après tout, ce sont les elfes qui ont fait chuter nos Dieux.


[Hrist – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (message), 0,5 (longueur) ;
Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (présentation), 0,5 (longueur)
Earnar – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (présentation), 0,5 (longueur) ;
Leykhsa – xp : -]


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mer 5 Avr 2017 03:49 
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La rencontre du 3eme oeil


Cette personne, si transformée qu’il en était difficile déterminer son genre, renifla de mépris lorsque je me présentai. Je ne lui en tins aucunement rigueur et je fis comme si je n’avais rien remarqué. Je ressentais une certaine empathie pour des gens dans une situation similaire à la sienne et j’étais là pour leur venir en aide, peu importait la façon dont il me traitait au premier abord. Après un moment d’hésitation, il daigna me faire signe d’entrer à l’intérieur du taudis. Ce que nous fîmes immédiatement de peur qu’il ne change d’idée.

Une fois à l’intérieur, l’odeur pénétra encore plus nos narines qu’elle ne l’avait faite à l’extérieur puisque les quatre murs l’emprisonnaient et l’empêchaient de se dissiper. Bien que petite, la pièce dans laquelle nous pénétrâmes était bien achalandée. Certains dont les membres étaient dystrophiés ressemblaient à l’oracle de l’avenir incertain, d’autres avaient une allure similaire à l’androgyne rouquin qui nous avait accueilli à l’entrée et un autre, dont la peau se détachait comme un légume que l’on pèle, était transpercé par de grands clous un peu partout sur son corps. Leur peau était d’une pâleur extrême, leur corps vidé de leur sang, leur chair en état de putréfaction. Puis un peu plus en retrait, assise sur un tonneau de bois, une jeune fille de moins de douze ans nous observait silencieusement, mais intensément. Bien que la longueur extrême de ses cheveux noirs soit remarquable et assez rare, c’était plutôt son visage qui attira mon attention. Cette fillette aurait pu être jolie sans cette longue et profonde cicatrice qui partait de ses lèvres meurtries, remontait sa joue gauche et traversait une œil bleu désormais invalide, recouvert d’une pellicule blanche le rendant opaque. Mais malgré tout, elle possédait deux yeux opérant puis qu’en plus du droit, elle en possédait un troisième situé en plein milieu de son front.

Toujours bien assise sur l’épaule de Frouillot, je le laissai avancer de quelques pas dans la pièce sans émettre le moindre commentaire, me tournant vers le garde qui nous avait fait entrer. Ce dernier, toujours placé dans l’encadrement de la porte de façon à ce que toute fuite nous soit impossible, leva sa main décharnée et pâle et pointa la fillette assise sur le tonneau, ses cuisses appuyées sur ses mains. Pour la première fois, il fit entendre sa voix rauque et brisée pour nous indiquer que c’était à cette fillette nommée Rhéa que nous devions adresser notre requête.

Je me levai debout sur l’épaule de Frouillot et lui fit une petite révérence tout en me présentant de la manière qui m’était coutumière.

« Je me prénomme Guasina, Guasina Roquin, fille ainée de Tony Roquin. Si vous n’en voyiez pas inconvénient, je vais descendre par terre. »

La créature cloutée s’approcha plus près de la jeune fille en guise de protection.

Ne voyant pas d’objections visibles à mon changement de position, je descendis doucement le long de l’épaule de Frouillot pour me rendre jusqu’à sa main. Je prévoyais sauter, mais l’alchimiste eu l’amabilité de se pencher et de me déposer doucement sur le sol. J’aurais pu rester sur l’épaule confortable de Frouillot, mais je jugeais que je serais moins impressionnante et que je leur donnerais l’impression d’être moins dangereuse, s’il pouvait me regarder de haut.

« Je suis venue ici pour enquêter sur des phénomènes étranges que j’ai observés en visitant les sous-sols de la cité. J’ai rencontré une personne qui ressemblait à s’y méprendre à quelques-uns d’entre vous et qui se présenta à moi comme étant l’oracle de l’avenir incertain. Je me suis aussi retrouvée face à face à une araignée immense mesurant deux fois vos plus grands sujets. J’aimerais enquêter davantage sur ces phénomènes étranges afin d’en trouver la cause et de l’enrayer et je pense que vous pourrez m’aider dans mon enquête. Je ne fais que vingt centimètre de haut, mais j’ai la capacité et aussi le désir de vous venir en aide.»


((( 660 mots)))

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Dernière édition par Guasina le Dim 23 Avr 2017 20:57, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 9 Avr 2017 04:39 
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La Régente observait Hrist sans la moindre émotion. Elle ne semblait ni surprise, ni inquiète, encore moins troublée. Son sens du devoir alimenté par cette tension en période de crise semblait être à toute épreuve et la femme affichait une grande tolérance à la pression. De nombreuses personnes auraient très probablement craqué dans un tel climat mais la future Reine ouvrit la bouche après quelques secondes de réflexion. Elle n'avait rien interprété de travers, les deux femmes s'étaient comprises.

Elle employa le mot " Assassin " pour la première fois. Comme si elle prenait conscience que c'était maintenant une solution à envisager. Cependant, elle souhaitait envisager la solution avec des pincettes. Elle lui annonça marcher sur des oeufs, être en position très délicate et soucieuse de la pérennité de son Royaume, la Reine voulait à tout prix éviter la guerre civile. L'homme devait donc disparaître sans mourir. La demande était lancée. La Reine savait que le temps pressait et qu'à mesure ou les heures s'écoulaient immanquablement, le danger approchait. Et ce danger pouvait revêtir de nombreuses formes. Assassin, destitution, guerre civile, déshonneur...

Autant de catastrophe que tous les Rois et Reines s'échinaient à combattre tout au long de leur règne.

La Reine en devenir lui demanda si elle se sentait à la hauteur de la tâche. Faire disparaître le partisan sans qu'on puisse remonter jusqu'à elle. Hrist poussa un petit soupire, elle commençait à trouver agaçant qu'on la confonde avec une magicienne. Elle était tueuse, assassin expérimenté mais elle trouvait épuisant que tous les commendataires qu'elle rencontrait ici la prennent pour une faiseuse de miracle.

Elle dit tout simplement :
" C'est pas impossible. " Commença-t-elle comme pour tempérer avant de reprendre.
" Mais toutefois, je me permets de vous rappeler que je suis étrangère à cette ville et que pour faire disparaître quelqu'un sans le tuer et en brouillant une trace, il faut avoir quelques contacts. Ah, et si vous ne voulez pas connaître le même sort que votre Reine Consœur, je vous recommande quelque chose d'un peu plus... Sec. "

Hrist caressa le dossier d'une chaise haute avant d'y prendre place, les yeux plantés dans ceux de la Reine, elle respira profondément et ajouta :

" Pour être tout à fait franche et pragmatique, vous n'avez que deux options. Je pourrais employer un de mes... Atouts ici afin de trouver ce partisan, lui faire couper la langue et l'envoyer se faire vendre comme esclave pour travailler dans des mines de sel ou de charbon. Ainsi il sera hors-jeu et il y a peu de chance qu'il puisse revenir vous hanter. Ou alors... Et tant pis pour la mémoire de votre Défunt Père, vous le faites capturer, vous le jugez pour avoir été l'auteur des contrats d'assassinat sur la personne de votre Père, Feu le Roi, et l'exécutez. Au moins, ça rassemblera vos partisans à votre cause et vous vous octroierez dans la foulée le droit de pouvoir briser les alliances de partisans qui sont en votre défaveur. Sans atouts, ils auront bien plus de mal à lever une guerre civile. J'entends que de toutes façons, vous allez devoir faire face à quelque chose de très compliqué, si ce n'est pas sous forme d'une guerre civile dans vos murs, cela se pourrait bien que ça soit l'alliance entre le Roi Guerrier et Valmarin. Eux représentent un grand danger. "

Elle s'arrêta, après tout, si la guerre devait éclater avec Valmarin et qu'une guerre civile faisait rage ici, la Reine n'aurait aucune chance. Ceci dit, en ralliant ses partisans elle pourrait faire face suffisamment longtemps pour que Cromax puisse trouver une solution diplomatique ou enrayer les plans ennemis.

Après ils auraient peut-être enfin le temps de se concentrer sur le véritable fléau de ce monde mourant. Quelle ironie après tout, ils étaient tous là à se soucier des couronnes et des palais, certains craignaient pour le peuple, d'autres rêvaient de territoire et de conquêtes. Et Hrist était là, au milieu à savoir que quoiqu'il adviendrait de ces vivants, de ceux qui foulaient ce monde, il n'en resterait plus rien sous peu.

" Comme je vous le disais. " Hrist ôta ses deux armes de sa ceinture et les posa devant la Reine. " Je mets mes talents à votre service ainsi que mes conseils. Mais à l'heure actuelle, que ce partisan disparaisse dans les mines ou dansant au bout d'une corde, il y aura toujours quelque menace. Faites taire les menaces, une bonne fois pour toute. S'il ne fait que disparaître, un autre prendra sa place, mais s'il meurt, il y aura probablement moins de volontaires... Ralliez vos partisans, envoyez la garde le chercher, laissez moi exécuter la sentence si cela vous plaît mais si vous voulez que votre Règne dure plus de deux jours, gardez-vous bien des assassins qui pourraient vous en vouloir car si je suis occupée à devoir le faire disparaître, je ne pourrais pas assurer votre sécurité."


Elle lui adressa un sourire assez sincère, Hrist était peut-être aussi chaleureuse qu'un serpent, mais elle savait reconnaître une situation de danger quand elle en voyait une, de plus, cette histoire lui évoquait son passé à Keresztur. Les marchands voulant la faire tomber parce qu'elle était une femme, ça passait encore, mais qu'elle soit Elfe, ça, ça faisait longtemps qu'ils avaient décidé de ne pas le lui pardonner. Alors en plus une Elfe qui s'amusait à faire torturer les marchands qui essayaient de la lui mettre à l'envers...

Mais elle en avait passé, des heures à essayer, en compagnie de Katalina, à confectionner des anti-poisons tous plus efficaces les uns que les autres. Ce qui lui a d'ailleurs valu une solide expérience en la matière.

Un dernier souvenir revint à la surface de sa mémoire, un souvenir noir. Un souvenir qu'elle avait voulu enterrer depuis longtemps, quelque chose qu'elle avait dissimulé. Un monstre hideux, quelque chose de si triste et abject que même Hrist, la Lame Perfide d'Omyre avait désespérément cherché à enterrer. Quelque chose de si lourd à porter qu'il avait effacé le sourire de ses lèvres, ce souvenir d'enfant, de jeune femme qu'elle était pour ne laisser qu'un rictus vide d'émotion soutenu par deux yeux las qui n'évoquaient rien de bon.

L'esprit du Vent avait à peine éclairé ce caveau infernal en lui ramenant la présence de Silmeria, mais voilà que la Reine de cette Citée lui évoquait douloureusement le souvenir
de Camillia.

Hrist commençait à sentir sa gorge piquer et elle craignit de voir ses yeux s'embuer de larmes. Elle résistait face à ce souvenir infernal qu'elle s'efforçait à dissimuler...

Il ne doit pas refaire surface.
Il ne doit pas refaire surface.
Il ne doit pas refaire surface.
Il ne doit pas refaire surface.
Il.
ne.
doit.
pas.
refaire.
surface.

(" Tu sais... La mort a fait oublier certaines choses mais... Ces souvenirs sont comme autant de graines enterrées qui finissent par germer à un moment ou à un autre... Je suis vraiment désolée, mais je crois que tu viens de te rappeler de sa mort. ")

Hrist adressa à la Reine un sourire poli, en elle se dessinait déjà l'amertume et l'amer. Encore une fois, la Tueuse se retrouvait seule face à elle même, ce qu'elle avait fait et le poids de toutes les conséquences. Elle attendrait probablement l'ombre pour de nouveau s'y retrancher...

Quoiqu'il en était, et même si d'extérieur, elle ne laissait rien paraître, son âme était troublée et meurtrie, condamnée à l'errance.


Une fois de plus.

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 9 Avr 2017 19:02 
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Earnar scrutait attentivement le visage de l'humain qui commençait à perdre toute tenue devant lui. Il commençait petit à petit à deviner ses traits elfiques et la rencontre s'avérait brutal pour l'homme d'Eglise, de sucroît il devenait suspicieux lorsqu'il révéla qu'il était une serviteur de la déesse Meriarvi et lorsqu'il lui désigna le pommeau de sa dague représentant le buste de la déesse en personne. Pendant un temps qui parut infiniment long pour l'elfe, l'humain sortit de la torpeur causée par cette révélation pour lui ordonner d'un ton sec de le suivre. D'un pas leste, l'earion consentit à le suivre, curieux d'en apprendre plus sur les anciens dieux et les origines du Crépuscule des Dieux. Les élémentaires, les humains et même les elfes semblaient s'être désintéressés des dieux au profit de leurs ambitions ou de leur désir ardent de survivre. Pourtant, les Esprits étaient en eux-mêmes de pures produits divins aussi sages qu'anciens, si bien qu'il ne comprenait pas pourquoi plus d'êtres s'intéressaient à eux. Pendant cette interlude, il montait en direction d'un escalier étroit et montant en spirale jusqu'à un bureau à l'allure austère pourvu de quelques meubles plus usuels qu'esthétiques. Le seul décor résidait en des tapisseries décrivant la vie religieuse.

L'homme se présenta comme étant Hergand, un haut prêtre de l'ordre de l'aube, ainsi Earnar avait-il trouvé celui qu'il désirait. Celui-ci lui demanda presque immédiatement ce qu'il était et qui il était. La Reine ne l'avait pas détrompé, les elfes continuaient à être peu appréciés par ici, conséquence d'une rumeur leur portant préjudice.

- Vous savez ce que je suis... Quant à qui je suis, je m'appelle Earnar Corail, un descendant de la noblesse elfique on va dire.

Rapidement, le regard du prêtre se posa sur l'endroit où se trouvait la dague et bien vite, il demanda s'il pouvait la voir de nouveau. Avant de répondre à sa requête, l'homme s'excusa de sa méfiance mais ne se pria pas pour signifier que ce sont les elfes qui ont fait chuté les anciens dieux. A cela, Earnar réfléchit et déclina l'invitation de s'asseoir pour se concentrer sur la contemplation des tapisseries avant de se retourner vers son interlocuteur.

- Les miens pensent sans doute que le Crépuscule des Dieux sont de votre fait, alors il ne m'appartient guère de juger qui des deux a commis l'irréparable.

Il lui montra à nouveau la dague avant de poursuivre son discours:
- Je ne l'ai pas volé et elle est authentique si telles étaient vos questions. Elle...La dague m'a choisi. Le requin qui la gardait ou devrais-je dire son gardien ne m'a nullement agressé. Je peux revivre en boucle quelques uns des souvenirs de la déesse avec cette dague et j'ai bon espoir de trouver d'autres souvenirs de dieux et de déesses. Un nouveau Crépuscule des Dieux est en chemin, nous le sentons tous et je compte éviter qu'il se reproduise...

- Vous êtes un adorateur des anciens dieux, de ce fait là, vous pourriez m'en apprendre plus sur eux ainsi que sur les artéfacts qui leur appartiennent, notamment celui de Caelès. Vous pourriez peut-être même m'accompagner à l'extérieur de ces murs pour m'aider à les retrouver et à s'assurer qu'ils ne tombent pas entre de mauvaises mains. Sachez ceci avant tout, certains humains au plus profond des forêts de ce monde possèdent toujours la magie, contrairement aux elfes et je ne suis pas là pour le compte des miens mais pour le compte de la Déesse Meriarvi. M'aideriez-vous donc ?

Telle était la question importante. Aurait-il suffisamment confiance en lui en dépit de ses origines ?

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 21 Avr 2017 13:42 
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    Les pieds de la gamine battaient le tonneau avec le même rythme, ponctuant les paroles de Guasina alors qu’elle les écoutait. Tout dans l’attitude de Rhéa émanait son état de petite fille, jusque dans la façon dont elle releva la main pour ranger une mèche folle avant de la reposer sous ses cuisses et reprendre le battement de ses pieds. Elle était une petite fille en tout, sauf dans le regard qu’elle adressait à Guasina. Froid, si froid qu’il était difficile de lui donner une expression.

    - L’Oracle de l’Avenir Incertain n’est qu’un aruspice de malheur, préleveur d’espoirs. Dis-moi, toi qui te présente à nous dans ce corps inhumain, pourquoi crois-tu que nous soyons ainsi, maudis de tous, bêtes de foires ? Quelle aide peux-tu nous apporter sous tes dehors riches et de bonne santé ?

    La voix était enfantine, mais le timbre était aussi froid que les yeux posés sur Guasina.

Illyria – Bureau de la peut-être future reine.

    Comme à son habitude, Insilbêth écouta calmement les propos de Hrist, les pesant méticuleusement avant de les considérer comme comprises. Elle finit par fermer les yeux et prendre une grande inspiration avant de les rouvrir et de les fixer dans ceux de Hrist. Ainsi se faisaient face deux femmes fortes aux passés si différents mais à l’avenir immédiat entremêlé. De cette alliance improbable pouvait ressortir la grandeur d’un peuple ou sa chute, écrasé par les ruines d’un monde ravagé.

    - Je n’ai pas de preuves à présenter au peuple que cet homme est un assassin. Je ne peux le tuer sur de simples affirmations au risque de ne pas avoir l’opinion public de mon côté, qui comprendra que je ne fais que me débarrasser d’un nuisible. Non… ce qu’il me faut, c’est une manifestation indéniable d’une tentative d’assassinat.

    Le visage d’Insilbêth s’assombrit plus encore tandis qu’un sourire sans humour naissait sur ses lèvres.

    - Pour ce faire, quoi d’autre qu’une future reine pour servir d’appât ? Venez à mon couronnement, Hrist, ce moment où je serai exposée aux regards de tous, une proie si aisée. Mes ennemis sauteront sur l’occasion pour tenter de me faire assassiner. Empêchez cet assassinat. Aidez-moi à découvrir l’assassin et à le faire parler.

    La Dauphine regardait toujours Hrist, attendant, sombrement déterminée à placer sa vie entre les mains de l’étrangère qui se tenait devant elle, sa réponse.


Illyria – Eglise de l’Ordre de l’Aube


    Hergand resta quelques instants cois aux paroles d’Earnar avant de secouer la tête.

    - La dague que vous avez entre vos mains… Il y en a un dessin parfait dans nos livres. Il s’agit de la Larme de la Déesse, son chagrin cristallisé dans le métal de cette lame. Je… j’aimerais vous croire, j’aimerais croire qu’il y a de l’espoir en ce monde. Mais combien de fois ai-je été mis en garde contre la fourberie des elfes ?

    Il fit une pause, passant une main sur son visage usé.

    - Je suis bien trop vieux pour parcourir le monde comme autrefois et assister de nouveau à la mort des miens. Je ne peux accéder à votre requête.

    Soudain, à peine ses mots prononcés, la porte s’ouvrit sur deux jeunes gens, comme s’ils avaient écouté aux portes. L’une était une femme d’un blond clair, froid, vêtue d’une armure complète. Son expression était sévère et ses sourcils froncés vers le Haut Prêtre.

    Image


    Le second était un homme, vêtu d’une armure de métal aux longs cheveux châtains virant sur le roux. Sur ses joues poussait une barbe clairsemée d’une personne plus jeune qu’il n’y paraissait. Son expression était bien plus contrite que celle de la jeune femme, mais son expression tout aussi déterminée.

    Image


    - Nous avons entendu vos propos, Votre Grâce, et nous ne pouvons laisser passer une occasion comme celle-ci, dit la jeune femme d’une voix claire et assurée. L’île de Meriarvi. C’est l’occasion d’y aller de nouveau.

    A côté d’elle, le jeune homme hocha la tête. Le Haut Prêtre les regarda un instant. Il ne semblait pas surpris qu’ils aient ainsi fait irruption, mais paraissait peiné par les propos de la jeune femme.

    - Méline… L’île de Meriarvi est dangereuse. Personne n’est parvenu à l’atteindre depuis le Crépuscule des Dieux et nous avons perdu trop des membres de notre Ordre en essayant, tu le sais bien. Notre Toi aussi, Aedron. Ce ne sont que des rêves d’enfants qu’il vaut mieux laisser de côté. Notre ordre est au déclin, il ne peut se permettre d’autres pertes.

    Le ton du Haut Prêtre était paternaliste, mais les deux jeunes gens ne semblaient pas prêts à en rester là.

    - Ma sœur a raison. C’est peut-être ce dont nous avons besoin pour rassembler plus de fidèles. Laissez-nous y aller, Votre Grâce. Les signes sont là, laissez-nous les suivre.

    Hergand poussa un profond soupir en tournant le regard vers Earnar.

    - Il existe une île, perdue en mer, mais nous savons où elle se trouve. Personne n’en est jamais revenu vivant, mais… il s’agit de celle où résidait autrefois la Déesse Meriarvi. Peut-être votre dague est-elle un appel pour vous y rendre. Mais la mort sera sur vous à chaque instant. Le choix est vôtre, je suppose.


[Hrist – xp : 1 (introspection), 0,5 (proposition), 1 (longueur) ;
Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (présentation), 0,5 (longueur)
Earnar – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (explications), 0,5 (longueur) ;
Leykhsa – xp : -]


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 23 Avr 2017 21:56 
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Rhéa, de taille au moins cinq fois supérieure à la mienne, n’était en fait qu’une gamine. Presque tout dans son être le faisait transparaître, tant par ses mimiques, ou sa façon de bouger ou de cette manie de tambouriner le tonneau à rythme régulier à l’aide de ses pieds.

Mais ses yeux, le reflet de son âme, exprimait une maturité déconcertante. Et son regard, d’une froideur étonnante me donnait des frissons. De sa voix enfantine, mais froide, elle dénigra l’Oracle de l’avenir incertain en le comparant à un vulgaire devin qui interprétait la volonté divine en lisant dans les entrailles animales. Puis, elle me demanda pourquoi je croyais qu’ils se trouvaient tous ici et quelle aide je pouvais leur apporter sous mon extérieur riche et en forme.

Ces gens reclus vivaient de fortes et vives frustrations, il était donc légitime de leur part de démontrer une certaine méfiance envers des étrangers qui leur proposaient ainsi leur aide. Je n’étais donc point insultée ou encore intimidée par ses paroles, au contraire, cette réaction me stimulait davantage à lui offrir mon aide.

« L’oracle incertain m’a inspiré et non pas par ses paroles, mais par ce qu’elle était. Je ne cherche pas à savoir pourquoi vous êtes ici et si vous êtes des bêtes de foires ou pas. Je m’intéresse plutôt à savoir où vous étiez lorsque vous avez subi ces modifications. Je cherche la cause de ces phénomènes, comment le stopper et si possible en inverser les effets. Je crains que ces transformations ne soient que le début et que votre monde soient en proie à d’autres dangers. Je ne suis pas une humaine, mais une lutine. Je suis un être de petite taille, mais je sais être à la hauteur de la situation. Je suis envoyée par Yuimen qui m’a octroyé le titre de Protectrice d’âme. J’ai la mission de venir en aide au peuple d’Élysian, et j’ai bien l’intention de la rendre à terme. »

J’avais prononcé ces paroles avec énergie, détermination et sincérité. Loin de moi l’idée de vanter mes mérites. Mais je tenais à ce qu’elle sache ce dont j’étais capable, qu’elle fasse fi de ma petite taille. Et puis, plus je les regardais, plus je ressentais l’envie, le besoin de leur venir en aide.

(((378 mots )))

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 28 Avr 2017 01:52 
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Hrist grattait machinalement une couture de sa robe du bout de son ongle. Elle s'efforçait de ravaler un excédent de salive sans faire trop de bruit et apaisait la flamme qui brûlait en son esprit, ces souvenirs infâmes arrachés à l'oubli. La jeune tueuse se faisait violence pour ne pas oublier sa mission première, tous autour d'elle, tous les aventuriers semblaient s'éterniser à essayer de recoudre les démêlés politiques qui germaient ça et là à tel point qu'ils en oublieraient presque leur mission primaire.

(" Ah... Quand il n'y aura plus personne à sauver. ")


Sa vue se brouilla un instant jusqu'à ce qu'apparaisse l'image de Silmeria. Telle qu'elle était lors de leur dernière rencontre. Ensanglantée, couverte de boue, les cheveux détachés, tenant à la main l'aiguille qui servait à maintenir sa coupe dans une chignon impeccable. Les yeux verts de la jeune femme se posèrent dans ceux de Hrist. Cette femme, ce souvenir se tenait là, derrière la Reine et passait ses mains blanches sous une couche de sang froid autour du cou de la Régente.

(" Tu te souviens ? Elle aussi est pleine d'espoir. Ou parfaitement naïve. Mais tu m'expliqueras la différence une autre fois.")

Se concentrant pour ne pas perdre pied, Hrist fermait les yeux et inspira profondément comme l'avait fait plus tôt la Dame d'Illyria. Elle mettait sa vie, son couronnement entre les mains de Hrist et espérait pouvoir ainsi trouver l'assassin, le complot et le défaire en obtenant l'appui de son peuple et de ses partisans.

Toutefois, Hrist savait une chose, c'est qu'un couronnement, c'était un véritable nid à emmerdes. Et que la sécurité y est toujours renforcée. Voire insupportable. Et qu'il vaut mieux frapper quand on ne s'y attend pas. La Régente attendait une réponse, il fallait réfléchir vite. Elle se pinça l'arrête du nez, entre les deux yeux et les rouvrit. Silmeria avait disparu.

" Ma Reine... " Dit-elle avec un soupçon de lassitude dans la voix. " Je suis ici pour assurer un traîté mais pas seulement. Je dois aussi m'assurer que votre monde, aussi joli soit-il, ne sombre pas dans le chaos. Vous êtes une femme cultivée, non ? Vous avez connaissance du Crépuscule des Dieux ? Des cataclysmes ? De la mort ? Bon, vous n'êtes pas plus magique que je ne suis sotte, et c'est bien la seule raison pour laquelle vous ne montrez pas mon empressement mais votre royaume, que vous soyez à sa tête ou sous terre va sombrer. Je suis envoyée ici pour trouver quelque chose que je ne sais pas quoi et l'arrêter que je n'sais même pas comment et je suis affublée d'un poulet de cour qui s'amuse à courir après tout ce que ce monde à a offrir en demoiselle en détresse. Mais soit, ma petite Reine, je vais assurer ta sécurité. "

Elle se leva doucement, prenant bien soin de tutoyer la Régente non par provocation mais plus pour l'alarmer sur une urgence, elle serait peut-être Reine, ou peut-être pas.

Hrist s'approcha de la femme et glissa doucement deux doigts sous le menton de la Régente et dit d'une voix douce tout en laissant ses doigts retomber.
" Ma toute petite Reine... Ne regardes-tu jamais par la fenêtre ? Ne te dis-tu pas qu'il y a dehors... Enfin, ici dans ce pays. Quelque chose de... De plus grand ? De plus fervent que toi. Et que tu n'arrives pas à saisir quoi ? " Elle agitait ses doigts comme si elle cherchait à saisir une toile d'araignée.

" En tout cas, moi si. J'écoute dans ce monde le chant de la Mort qui s'élève à l'horizon. J'ai l'impression de l'entendre et de découvrir soudainement que c'est lui qui rythme le pas des Hommes, des Elémentaires et de tout ce que ce monde a à offrir. C'est comme si j'étais entrainée, malgré moi, dans une histoire qui me dépasse mais qui a un sens. Un sens immense. "

Elle qui venait de basculer la tête en arrière redescendit le regard pour trouver les yeux de la Reine. Et ajouta d'une voix douce.
" Mais... Ce n'est qu'une impression, n'est-ce pas ?"


Hrist plia un genou, puis un second et se retrouva ainsi devant la Reine. " Ma petite Reine... Je veillerai sur toi, mais sache que lorsque tu seras en sécurité, si tu l'es jamais, tu auras une dette envers moi. Et sache aussi, ma petite Reine que pour sauver ton monde, je ne reculerai devant rien. Et je vois que tu es prête à en faire autant, toi qui me confie ta vie. "

De nouveau, sa vue se brouilla le temps d'une petite seconde et Silmeria était de retour. Elle avait l'air morte. Ses lèvres rouges n'étaient plus que terne, et ses yeux d'un vert si beau, un vert de lierre en été n'avaient plus qu'un aspect d'émeraude ternie pas les flammes.

" C'est bien... Moi aussi j'ai une impression ma jolie. " Commença-t-elle lentement. " Mais elle est nettement moins réjouissante que la tienne. La terre de ce petit monde perd sa magie comme on perd son sang. C'est un combat au sommet entre deux puissances et la magie ne tient plus qu'à un piolet. A Ilmatar, elle tourne à l'aigre, ici, elle agonise doucement. La magie dégringole de ces cascades sous forme de tristesse, ternit la lumière du soleil, pèse sur nos épaules, prend tous les noms qu'elle peut :

Désespoir.
Nostalgie.
Déchéance.
Mal du pays.
Cafard.

Et tu le sais, non ? La Magie et la Mort sont deux dictateurs merveilleux. Est sur le point de crever la gueule ouverte, et, en digne autocrate, emporteraient bien ce monde avec eux.
"


De nouveau, elle s'évanouissait ne laissant aucune trace de son passage.
(" Bon... Je deviens folle. Une fois de plus. ")

" Je dois cependant demander une chose. Je dois organiser la sécurité de ce couronnement. Il me faudrait des gardes, des hommes de confiance et si les choses venaient à tourner au vilain, assure moi de pouvoir te venger. C'est ma seule demande. "

Elle se redressait doucement, rajustant par petites tapes expertes les plis de sa robe.

A Cromax :
(" La Reine va se faire couronner, je prends la tête de la sécurité d'Illyria pour assurer que tout se passe bien. L'accord avec Valmarin était la rédition d'Illyria à Valmarin et l'acceptation de son Roi comme Empereur d'Elysian. Son père aurait donc gardé la souveraineté sur sa cité mais aurait répondu à toutes demandes politiques, marchandes et j'imagine militaire. Ils se seraient entr'fédérés, en somme. Ah, si tu passes par ici, je pourrais avoir un rôle à te donner si on veut être sûre que le couronnement ne se termine pas en... Tu m'as comprise.")

(" Tu vas demander à Cromax de se transformer en un portrait craché de la Régente pour qu'il soit couronné à sa place et exposé au danger ? C'est plutôt malin, si seulement tu avais toujours été aussi attentionnée. Hm ? ")
(" Ta gueule.")

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La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 30 Avr 2017 14:19 
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La proposition de se joindre à lui ne semblait guère avoir fait mouche, le grand prêtre semblait hésitant en raison de sa nature elfique. C'est avec prudence qu'il lui confia que la dague était authentique au dessin dans un des livres de leur Eglise avant de se méfier de la tromperie propre, selon lui, aux elfes. Earnar s'en agaçait même s'il prenait soin d'être patient et de ne rien montrer. N'était-ce pas la vanité et la cupidité des hommes qui prenaient le pas sur la raison ? Si la déesse avait placé sa confiance dans les membres de l'Eglise, pourquoi avait-il alors obtenu cette dague ? Plus il regardait plus il vit le poids des âges pesé sur les épaules de l'homme d'église. Il révéla qu'il était beaucoup trop vieux pour repartir en voyage et qu'il ne voulait plus revivre la mort de ses camarades. La mort, n'était-elle pas la continuité de la vie ? Même si toute son éducation elfique criait de remettre le vieillard sur la voie de la recherche, Earnar songea qu'il était bien trop brisé pour lui être utile. Ces propos le firent longtemps songer cependant, l'elfe ne comprenait pas pourquoi les siens étaient morts ni ne pouvait comprendre les secrets plus qu'évidents que cachait l'Eglise de l'Aube. Soit la reine d'Illyria s'était moquée de lui en minimisant la puissance de cette paroisse, soit la royauté restait dans l'ignorance des projets de l'Eglise de l'Aube.

La porte s'ouvrit soudainement et Earnar se retourna vivement faisant face à deux jeunes personnes, une femme au teint clair, aux cheveux vénitiens et au regard froid et un homme aux longs cheveux châtains-roux garni d'une barbe éparse. Avant que le prêtre ne puisse vraiment réagir, la jeune femme s'élança et confirma l'hypothèse selon laquelle ils écoutaient à la porte. Si Earnar ne l'écouta pas sérieusement au début, une lueur d'intérêt luisait à présent dans ses yeux vitreux à l'évocation de l'île de Meriarvi. Elle révéla au passage que cela constituait une occasion d'y retourner. Earnar se tourna un instant vers le haut-prêtre.

- Les elfes ne sont pas les seuls à garder leurs secrets apparemment... constata-t-il avant que celui-ci ne réponde à la jeune femme prénommée Méline.

Le prêtre ne semblait guère vouloir que ces jeunes gens aillent sur l'île de Meriarvi du fait de sa dangerosité. Il considérait que cela n'était plus que des rêves d'enfants et qu'il valait mieux ne pas augmenter les pertes subies par l'ordre. Le jeune Aedron ne semblait pas d'accord et arguait de signes les destinant à s'y rendre. Finalement Hergand se tourna vers lui pour lui expliquer qu'il existait une île perdue en pleine mer mais dont il connaissait l'exacte localisation, cependant il précisa cependant que la mort serait sur eux à chaque instant. Earnar hocha la tête d'un air gravement, comprenant parfaitement ce que cela impliquait.

- Après la destruction d'un village, un forgeron pleurant sa femme a été recueilli sur une île, la Déesse a fini par l'aimer et le forgeron a forgé des outils où elle pouvait y insérer son essence divine. J'imagine que c'est sur cette île que nous nous rendons.

- [color=#00FFFF]De nouveaux dangers pèsent de toute manière sur ce monde, je prends donc le risque mais je ne peux pas garantir la sécurité de vous deux. Voulez-vous vraiment m'aider à m'y rendre et dans le cas où vous acceptez, comment s'y rendre ?

[/color]

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 7 Mai 2017 14:00 
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    Rhéa ne répondit pas tout de suite, comme si elle pesait sa réponse ou hésitait simplement à répondre à la lutine. Elle dû prendre une décision car elle finit par ouvrir la bouche pour prendre la parole :

    - Nous étions en ville, dans nos champs, dans nos maisons, à la campagne. Nous sommes de simples paysans, des bourgeois et des nobles, nous sommes tout le monde et personne en particulier. Je ne vois aucun lien entre nous, mais peut-être en trouverez-vous un.

    Elle marqua un nouveau temps de pause avant de poursuivre :

    - J’ignore qui est Yuimen et ce qu’est une protectrice d’âme, mais je sais qu’aucun de nous n’a le moindre intérêt pour l’avenir d’Elysian, car Elysian n’en a que faire du nôtre.


Illyria – Bureau de la peut-être future reine

    Aux premières paroles de Hrist, les yeux de la Régente marquèrent un très bref instant de choc avant qu’ils ne prennent la dureté de l’agate et que son visage ne soit qu’un masque impassible. Ses yeux se durcirent plus encore, si c’était seulement possible, lorsque Hirst approcha sa main de son menton et sa mâchoire se resserra sensiblement.

    Lorsqu’elle eut fini de parler, la future Reine se leva et s’en alla se poster devant la fenêtre, sans un mot, le visage toujours aussi impassible et d’un calme parfait. Elle resta ainsi plusieurs secondes, comme une effigie mortuaire.

    Elle finit par se tourner vers Hirst, un demi-sourire sans humour étirant une lèvre.

    - Tu veilleras sur mon couronnement, Anima Noire, et j’aurai une dette envers toi. Une dette qui, cependant, ne pourra en rien être nuisible à mon royaume. Tu auras accès à ma garde rapprochée et aux militaires d’Illyria.

    Elle se tourna vers la porte et appela d’une voix forte un serviteur qui se présenta.

    - Fait venir Kiraes.

    Le serviteur s’en fut et, quelques instants plus tard, un homme dit son apparition. D’une petite trentaine d’années, il était vêtu comme un guerrier et se déplaçait avec l’aisance d’une personne habituée à combattre et non pas celle d’un pantin ne portant que l’armure d’apparat. Son regard et un léger rictus de son visage lui donnaient un air amusé, mais ce trait semblait inhérent à sa personne.

    Image


    Il s’inclina profondément devant la Régente et inclina avec respect devant Hrist. Son regard s’était imperceptiblement plissé alors qu’il avisait de l’allure de la sindel.

    - Votre Altesse, dit-il à l’égard de la Régente, avant de se tourner vers Hirst. Ma Dame. Vous m’avez fait mander ?

    - Oui. Lenneth, voici Kiraes, le Capitaine de ma Garde, Kiraes, voici la Dame Lenneth, elle va superviser le couronnement. Laisse une vingtaine de gardes sous ses ordres directs et vous aviserez de concert de ce qu’il convient de faire.

    Kiraes hocha la tête. Si Hirst le désirait, ils pouvaient se retirer pour discuter plus avant d’éventuels plans pour le couronnement.


Illyria – Eglise de l’Ordre de l’Aube

    Les trois membres de l’Ordre de l’Aube lancèrent un regard neutre à Earnar lorsqu’il mentionna le fait que les elfes n’étaient pas les seuls à garder des secrets, comme s’ils considéraient que c’était là une évidence.

    Ce fut Aedron, plus loquace, qui répondit aux suppositions d’Earnar :

    - Il s’agit en effet de l’île de la légende, du moins nous le pensons car nous n’avons jamais pu le vérifier.

    Méline, plus vindicative, répondit :

    - Nous ne comptons pas sur un inconnu pour assurer notre protection. Nous nous sommes entraînés toute notre vie.

    Aedron reprit la parole d’une voix apaisante :

    - Nous venons, il s’agit de ce pour quoi nous nous sommes entraînés. Pour ce faire, nous devons convaincre le capitaine d’un navire de nous mener là-bas. Nous avons une carte et le carnet de bord d’un marin qui s’est rendu à proximité.

    Hergand intervint alors, il semblait incertain, appréhendant manifestement l’issue de ce qu’il s’apprêtait à ratifier.

    - Prenez l’Aube Rouge, puisse-t-elle vous mener à bon port et vous ramener sains et saufs, mes enfants.

    Les deux jeunes gens le regardèrent avec stupeur, mais le vieil homme leva la main pour couper toute protestation.

    - Le navire peut partir dans l’heure, si la marée le permet. Je vous suggère d’aller vous préparer à cette mission qui sera sans nul doute des plus périlleuses.

[Earnar peut donc se préparer à partir comme il l'entend, tu peux m'envoyer un mp si tu veux faire des choses en particulier, autrement je te reprends au moment où il est prêt à partir.]


    [Hrist – xp : 1 (introspection), 0,5 (paroles), 0,5 (mot à Cromax), 1 (longueur) ;
    Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (explications) ;
    Earnar – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (décision), 0,5 (longueur)]


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 12 Mai 2017 04:10 
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Je n’avais pas quitté la petite des yeux et elle en avait fait de même. Un silence de quelques secondes s’était installé dans cette pièce pourtant remplie de gens. Ce temps mort ou personne n’osait parler scrutant la fillette qui semblait hésiter. Elle ouvrit enfin sa petite bouche d’enfants et elle répondit avec une maturité surprenante à mes premières interrogations. Au moment de leur transformation, aucun d’eux ne se trouvait dans un même lieu. Certains étaient dans les champs, d’autres en villes ou à la campagne. Ils étaient tous d’origines différentes, allant de nobles, de bourgeois, d’artisans ou de paysan. Rien ne semblait les relier.

Je ressentis alors une légère déception, mais je ne me décourageai pas pour autant. Ma première hypothèse, celle que le mal provenait du sous-sol s’avérait probablement fausse. Il me fallait chercher encore, poser d’autres questions et trouver des points communs. La persévérance était une de mes qualités et je comptais bien l’exploiter au maximum.

« Si vous me permettez de poursuivre mon enquête, j’aurais d’autres questions à vous poser. Mais avant, je veux préciser que je n’enquête pas pour Elysian, mais pour son peuple… Et malgré, les épreuves que vous avez traversées et que vous vivez encore, vous en faites toujours parties et j’ajouterais même plus que jamais. »

Je m’arrêtai quelques secondes, jetant un regard circulaire, englobant un à un tous ces gens, avant de poursuivre.

« Et c’est pour vous tous que je veux trouver la cause de ces phénomènes étranges, vous tous plus que les autres. »

Bien entendu, la jeune Rhéa ne connaissait pas Yuimen, ni davantage le rôle qu’il m’avait octroyé. Je décidai donc de lui expliquer à partir des pauvres informations que j’avais.

« Yuimen est mon dieu, celui qui me guide et me soutient… Protectrice d’âme est le nom qu’il m’a attribué. C’est à moi, par mes actions, d’y en donner une signification, une raison d’être. »

J’attendis un petit moment et puisqu’elle ne semblait s’opposer à ce que je poursuive, j’enchaînai :

« Et si ce n’était point le lieu, ni vos origines vos points communs. Est-ce qu’il pourrait s’agir du moment où ces phénomènes ce sont produit ? Un jour commun ? Et puis ces transformations ont-elle un lien avec votre personnalité ? Pour ma part, mes yeux peuvent prendre l’aspect de ceux d’un choucas » dis-je tout en activant la transformation.

« …et j’ai cette apparence puisque tout comme cette oiseau, je suis de nature curieuse. Par chance, ma transformation n’est que minime est temporaire, ce qui est différent pour vous et c’est ce que je désire comprendre. »

J’arrêtai un court instant avant de prononcer une dernière phrase.

« Plus vous m’en direz sur ce qui vous est arrivé et plus j’aurai d’éléments pour enquêter et vous aider. Je vous donne ma parole de lutine que je ne cesserai de chercher tant que je n’aurai pas trouvé. »

Il ne me restait plus qu’attendre la réponse de la petite, espérant qu’elle aura perçu ma sincérité et ma détermination à vouloir les aider.

(((511 mots)))

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Dernière édition par Guasina le Mar 23 Mai 2017 01:25, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Sam 13 Mai 2017 21:23 
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La Régente resta de longues minutes, silencieuse, devant la fenêtre à observer au dehors. Hrist quant à elle, profitait de ce bref moment de répit pour essayer de chasser Silmeria de ses souvenirs et de ses visions. Mais la Douce avait repris pied. Ce monde à la magie en berne avait eu une quelconque influence sur les deux femmes et avait ramené le souvenir d'une à la vie. Quant bien même Hrist fut la seule à pouvoir la voir et l'entendre, et c'était sans doute mieux ainsi.
" Que crois-tu qu'elle regarde ? Sait-elle que son monde s'écroule ? Attend elle avec la patience d'un veau à l'abattoir que ses assassins viennent mettre en pièce sa lignée ? Mon tout petit oiseau..."


Le regard de Silmeria était amusé et son sourire mauvais. Hrist l'avait connue râleuse, triste, mélancolique, naïve... Mais son fantôme, si c'était bien ce qu'elle voyait, avait quelque chose d'autre. Comme un air de... Férocité.

La Régente répondit enfin, confirmant ainsi le plan des deux femmes. Hrist organisera le couronnement et y assistera et si la Reine se fait alors couronner, cette dernière rendra grâce à la dette qu'elle aura envers la tueuse. Hrist avait déjà un bon début.

Silmeria se pinçait l'arrête du nez, assise juste en face de la Murène, sur le fauteuil que venait de quitter la future Reine.
" Et bien... Petit oiseau. Une Reine qui aurait une dette envers une tueuse ? C'est assez peu courant je dois dire. Alors, que vas-tu faire ? T'arranger pour servir les intérêts de Cromax ? Renforcer l'alliance avec Tulorim grâce à cette dette ? Tu pourrais devenir Ambassadrice. Avoir tes hommes, tes comptes, ta propre trésorerie. Ou bien t'en serviras-tu pour faire en sorte que les Mâchefers y trouvent aussi leur compte, car après tout, tu pourrais aussi t'allier avec la pègre locale. Les Murènes seraient plus puissantes. Ou alors feras-tu les deux ? "

Silmeria se pencha doucement vers le visage de Hrist qui elle aussi, s'approcha par réflexe. A son oreille, la Douce y glissa un glacial :
" Ou elle mourra. Vas-tu l'abandonner ? Est-ce que ta petite Reine va mourir de la même façon que C... " Elle n'eut le temps de terminer sa phrase. La Reine venait de héler un valet d'une voix forte et Hrist s'enfonça de nouveau dans le siège en reprenant son souffle.
(" De tous les souvenirs qui me hantent... Il fallait que le pire vienne avec le moins glorieux. ")

Quelques instants de silence plus tard, un jeune homme entra dans la pièce. Un militaire à n'en pas douter. Il portait une armure complète, des renforts aux épaules et de lourdes plaques sur les avants-bras. A son dos, une épée de facture impeccable.

Silmeria observa les présentations, un sourire enjoué aux lèvres. La Régente le présenta comme le Capitaine de la Garde. Il était donc logique que tous deux se rencontrent avant la cérémonie de couronnement puisqu'ils allaient être responsables de son succès ou de son échec, s'il restait alors des responsables.
" Il me rappelle l'homme que tu as tué dans la Caserne de Lebher. Une armure solide sur le buste, les bras, mais rien aux cuisses. Pourtant c'est là que se trouve une des artères les plus sensibles. Une fois coupée, c'est la mort assurée, mais ça tu en sais quelque chose non."

Hrist rendit son salut au jeune Capitaine tout en ignorant les remarques pourtant vraies de Silmeria. Cette dernière, par miracle, commençait à s'évanouir comme une brume matinale chassée par le soleil. Ses petits yeux verts furent les derniers à disparaitres, comme s'ils avaient voulu profiter le plus longtemps possible du spectacle et restaient dans sa mémoire comme deux petites perles brillantes.

La Régente ordonna qu'on laisse vingt gardes sous la responsabilité de Hrist elle même et que pour le reste, ils s'arrangeraient entre eux. Remerciant la Régente par un sourire gracieux et une courte révérence, Hrist quitta la pièce accompagnée du Capitaine.
" Je suppose que nous avons tous beaucoup de questions l'un pour l'autre. Vous devez bien vous demander comment j'ai été amenée à superviser ce couronnement... J'y répondrai, de façon honnête et sans tromperie. Mais avant toute chose, puis-je vois la salle où aura lieu le couronnement ? Si les hommes que j'aurai à ma charge peuvent nous y rejoindre. "

Un petit souvenir vint adresser à Hrist un sourire nostalgique. Elle repensait à la belle époque de Keresztur où Katalina et elle même avaient imaginé un rang de soldats entrainés pour servir sa garde rapprochée. L'escadron Malina. Aujourd'hui devenus des mercenaires, accompagnant Von Klaash dans ses pillages ou étant restés fidèles à Katalina et Lydia et assurant la sécurité des Murènes. Ceux qui n'en ont pas rejoint les rangs sont dispersés de par le monde. Devenus assassins, marchands, navigateurs, camelots ou contrebandiers. Lorsqu'on sait se défendre et tuer, la vie est toujours plus aisée.

Elle attendit la réponse du Capitaine.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 14 Mai 2017 10:54 
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Earnar songea que l'Ordre de l'Aube était proche de son extinction ce qu'il ne devait pas être le cas il y a de cela des siècles. Aedron fut plus aimable qu'il ne l'avait pensé de prime à bord et confirma son hypothèse selon laquelle l'île était bien rattachée à la légende, cependant il doucha vite sa ferveur en contrastant ses propres par le fait que personne n'avait jamais pu le vérifier. Pourtant, lui savait que c'était cela, ce n'était pas uniquement de la foi, il en avait été témoin de par les visions de la dague. Il fut bien vite interrompu dans le flot incessant de ses pensées par la jeune femme au ton vindicatif qui semblait devoir absolument prouver quelque chose à quelqu'un ou alors était-ce tout simplement son caractère qui voulait cela. La jeune Méline refusa l'aide apportée par un étranger, elle considérait que son entraînement suffisait à passer outre les obstacles de l'île, Earnar lui n'en était pas si sûr mais il était stupide de la contredire sur ce point sans voir de par ses propres yeux les dangers de l'île. Son frère tenta d'apaiser l'échange verbal et ajouta qu'ils avaient en leur possession une carte de la zone ainsi qu'un carnet de bord appartenant à un marin qui s'était approché de l'île.

- Pourrais-je lire ce fameux carnet pendant notre traversée ? s'enquit-il sur un ton égal.

Il n'eut le temps d'avoir la réponse que déjà Hergand, le haut prêtre de l'Ordre de l'Aube intervenait, à la fois indécis et anxieux à l'idée d'une telle traversée. Il leur prêta un navire, le fameux Aube Rouge ce qui sembla choquer les deux aventuriers en herbe. Il songea que cela devait être le navire officiel d'Hergand, un honneur que l'earion ne pouvait mesurer à sa juste valeur. Il finit par annoncer que le navire pourra partir dans l'heure si la marée est bonne et il suggéra de se préparer pour réussir cette mission périlleuse.

Earnar se tourna vers Hergand et annonça:
- Sachez que si l'Ordre de l'Aube m'aide à régler le problème de ce second Crépuscule qui s'annonce sur Elysian, je ferais tout pour remettre votre Ordre dans l'état où il était auparavant. J'ai bien sauvé un futur roi humain et j'aurais sans doute mon mot à dire lorsque je serais chez les miens, je tâcherai à ce que vous ayez accès à nos manuscrits et que votre ordre gagne en influence.

Il se retourna vers les deux jeunes gens pour leur dire qu'il était prêt.

- Nous pouvons y aller sur le champ si vous êtes prêts également, j'espère que le navire ait équipé d'une cloche à son bord au cas où nous devons parcourir les fonds marins près de l'île.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 15 Mai 2017 18:44 
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Illyria – Salle du couronnement

    Kiraes, efficace, acquiesça et donna quelques ordres à un serviteur avant d’emmener Hirst dans les couloirs afin de l’emmener jusque sur les lieux du couronnement. Chemin faisant, il dit :

    - Ma Dame, dit-il avec un sourire et une intonation parfaite, je me ferais une joie de répondre à vos questions.

    Cette une façon fort polie de sa part de dire qu’il mourrait de curiosité d’en apprendre plus sur Hrist. Ils arrivèrent dans la salle du couronnement, il s’agissait en réalité de la toute première salle dans laquelle elle était entrée en compagnie de Cromax, la salle du trône. Celle-ci était beaucoup plus vide que la première fois qu’ils étaient entrés dedans et les trois trônes étaient vides pour le moment. De part et d’autre se trouvaient les tribunes qui accueilleraient sans nul doute la noblesse d’Illyria. Sur deux étages montaient également des balcons ouverts sur les couloirs des étages supérieurs.

    Image


    Une vingtaine de garde les attendaient déjà et Kiraes leur fit signe de se placer dans un endroit où ils ne seraient pas dérangés, prêts à écouter Hirst. Il s’agissait ici uniquement d’hommes, tous en forme physique manifeste et d’une tranche d’âge assez grande, bien qu’il n’y en ait aucun qui n’ait dépassé de beaucoup la quarantaine.

[Tu peux discuter avec Kiraes par mp si tu veux avant d’arriver dans la salle du trône.]


Illyria – Quartiers pauvres

    Quelques regards interloqués furent échangés derrière Rhéa lorsque Guasina mentionna le fait de vouloir trouver pour eux la raison de ces phénomènes. La jeune fille, elle, ne manifesta rien d’autre qu’un visage impassible, son regard si étrange fixé sur la lutine.

    - Vous… êtes au courant que les dieux sont morts depuis quelques temps déjà, chez vous, non ? lâcha la voix narquoise de la personne qui les avait fait rentrer, toujours adossé à l’encadrement de la porte.

    Rhéa lui lança un regard noir qui le fit taire avant de reporter son attention sur la lutine pour répondre :

    - A notre connaissance, ces phénomènes n’ont rien à voir avec notre personnalité, à moins que le monde ne nous considère comme des monstres à l’intérieur. Il semblerait que plusieurs membres de certaines familles soient parfois touchés, même si d’autres fois il ne s’agit que d’un seul membre. Les transformations ont été progressives, alors il est difficile de donner un jour exact. On sait juste que ça empire. On sait que ça touche aussi d’autres gens dans d’autres villes, même si on n’a pas vraiment eu de contacts avec eux. Il paraît que certains d’entre eux ont un meilleur sort que nous, tombent sur des populations qui prennent soin d’eux plutôt que de les rejeter, comme à Valmarin. Nous espérons sauvegarder assez d’argent pour nous payer un trajet jusque là-bas.


Illyria - Ordre de l'Aube

[Suite dans la Mer de Saphir]


[Hrist – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (discussion), 0,5 (longueur) ;
Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (diplomatie), 0,5 (questions), 0,5 (longueur) ;
Earnar – xp : 0,5 (carnet), 0,5 (cloche)]


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 21 Mai 2017 23:47 
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Inscription: Mar 20 Avr 2010 21:13
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Localisation: Derrière Cromax
Kiraes escortait Hrist, durant la courte distance qui les séparait de la salle du trône, il se montra aimable, indiquant qu'il répondrait avec joie à toutes les questions que pourrait lui poser Hrist. Derrière ce duo destiné à assurer la pérennité du royaume, trainait une ombre noire qui ricanait comme une hyène. L'ombre de Silmeria.

Hrist commençait à comprendre la raison de sa présence. Elle n'était pas folle. C'était juste cet odieux souvenir qui lui avait rendu vie. Silmeria était la seule au monde à partager ce secret, il était donc normal qu'elle l'utilise pour hanter celle là même qui l'avait, trois ans plus tôt, assassinée dans la forêt de Bouhen sous un joli clair de lune.

La salle du trône, en réalité, Hrist la connaissait déjà. Il s'agissait de la grande salle où elle et Cromax furent accueilli par les Chambellans de sa Majesté feu le roi. Cette même salle qui abritait nombreux Nobles plus tôt était désormais vide de toute agitation. Il ne s'y trouvait qu'un bon nombre de gardes, bien plus silencieux que les nobliaux et qui ne s'adonnaient pas aux conversations bruyantes. Le jeune Capitaine leur indiqua de se tenir en rang, afin de laisser à Hrist l'occasion de se présenter, du moins c'est ce qu'elle imaginait.

Ils étaient tous en armure, presque identique, phénomène qu'elle voyait que rarement. Le plus souvent les royaumes n'avaient pas toujours moyen d'assurer un uniforme officiel à leurs gardes, aussi ils portaient ce qu'ils pouvaient porter et ramassaient ce qu'ils pouvaient ramasser.
" On dirait que c'est ici que tout va se jouer. " Ria Silmeria tout en s'installant sur le trône du milieu en croisant les jambes, surplombant la ribambelle de soldats qu'elle toisait d'un oeil mauvais, comme un oiseau de mauvais augure.

Hrist préférait ne pas écouter, d'autant plus qu'elle avait grandement raison. Si la Régente venait à mourir ici, tout serait à refaire, les alliances, les traités, tout ça bien sûr en n'oubliant pas de guetter l'ombre de la guerre civile qui grimerait à l'horizon, derrière laquelle attendait avec patience celle de la guerre totale.

Hrist aurait bien jubilé de plaisir, mais elle n'oubliait pas sa mission, le moins de distraction pour mieux traquer la raison de ce drainage.

Tous ces hommes semblaient assez âgés. Plus que Kiraes pour la plupart. Il n'y avait aucune femme ce qui étonnait un peu Hrist. Si elle avait du se trouver une garde rapprochée, elle aurait été constituée d'hommes et de femmes. Quoi de mieux qu'une garde déguisée en nourrisse ou en servante naïve pour tromper la vigilance d'un assassin ? Les tueurs peu aguerris en font souvent l'erreur et en paie toujours les frais. Le prix fort.

Hrist poussa un petit soupire. Ils avaient tous l'air en forme, disposés à remplir le rôle qui allait leur être attribué. Tous semblaient disciplinés et elle espérait qu'aucun ne ferait grand cas de voir une femme, étrangère de plus, donner le ton de leurs actions.(" Toujours se méfier d'un homme qui atteint un certain âge dans un métier ou l'on meurt jeune, ma vieille !")

(" Oui, enfin j'imagine qu'ils ne sont pas non plus en grand danger chaque jour, ils ont aussi passé un long moment à glander devant les portes d'un roi à l'agonie qui radotait en parlant de ses limaces à qui voulait l'entendre.")
(" Je dis juste qu'ils ne sont sans doute pas arrivés au poste de garde du Roi, ou de la Reine comme ça.")

Hrist ne répondit rien. De toutes façons, on tente rarement de passer en force dans une cérémonie officielle truffée de gardes et de soldats avec une bonne cinquantaine de témoins en renfort. Si la Reine devait être tuée... Comment s'y prendrait-elle ?

Silmeria se laissa glisser hors du trône et se fit un plaisir de répondre à cette question.
" Oh... Si je devais tuer la Régente... Une épingle empoisonnée dans la couronne. Ou simplement dans le vin, on ne fait pas de réception de ce genre sans lever son verre une fois au moins. Ou alors... Piiiou. "

Elle fit semblant de tirer un carreau en direction des alcôves qui se trouvaient en hauteur, de chaque côté de la salle. C'est vrai qu'un tireur pourrait avoir un excellent point de tir à condition de savoir manier correctement une arbalète, même de petite taille, ces objets restent précis même à cette distance.
" Enfin... Le poison reste la meilleure solution. Si ça se trouve, ton ami Frouillot en a vendu à celui qui sera ou non le Régicide. Qui sait. "
(" Les Mâchefers, c'est vrai. Après tout, ils ont probablement pu tuer Léodos, ils auraient pu aussi tenter de tuer le Roi. Alors avec toutes ces basses besogne, pourquoi pas la Reine ? ")


Hrist fit un petit signe à Kiraes de s'approcher et avec lui, s'éloigna un court instant de façon à ne pas être entendue.
" Je vais vous demander deux trois choses. Une tenue, plus discrète que la mienne. Quelque chose de sobre qui puisse me permettre de me dissimuler plus facilement et de mieux observer la foule. On fera interdire les armes, même pour les nobles, aucun apparat qui puisse être dangereux. Pas de dague, pas d'épée, pas de canne, on retire toutes les lames accrochées aux fanions et aux oriflammes. La couronne sera inspectée par nos soins et nous seuls. Quant aux risques de poisons, j'en ferai mon affaire."
Elle marqua un temps d'arrêt et reconnu avec un petit sourire " Disons que c'est... Un petit passe temps, les poisons. Ah, et... Les assassins qui ont essayé de tuer le Roi, étaient-ils des Mâchefers ? Je sais que la pègre a un certain contrôle et aurait aussi tout intérêt à se mêler des affaires politiques, surtout en ces périodes troublées. J'ai rencontré un des responsables des Mâchefers, dans des circonstances un brin compliquée à expliquer ici même, mais je pourrais lui faire doucement comprendre qu'il aurait tout intérêt à ne pas s'en mêler s'il le faut. "

Elle jeta un coup d'oeil derrière Kiraes, observant un temps la brochette de gardes et ajouta : " Vous me présentez ? "

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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