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 Sujet du message: La champigneraie du nain Sven
MessagePosté: Lun 22 Mar 2010 21:26 
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La champigneraie du nain Sven


Éloignée du port, dans la partie Nord de la ville, la boutique de Sven est une boutique comme les autres, une jolie devanture sobre avec le strict minimum pour annoncer le fond de commerce. Une petite enseigne en fer forgé représente un champignon avec le mot « champigneraie » en dessous. Bâtie sur trois étages dont un souterrain, le rez-de-chaussée sert pour l’accueil des clients et le stockage tandis que les étages supérieurs accueillent l’espace de vie composé d’une cuisine simple, de trois chambres et d’une salle commune pour les repas et les soirées au coin du feu.

Plus important est le sous sol, creusé à même la terre, renforcé par du mortier et des briques il s’enfonce à une vingtaine de mètres sous la surface afin d’y trouver la fraîcheur et l’humidité d’un sous sol géologique proche de l’océan. Sven espérait que cette humidité salée lui permettrait de faire pousser des champignons particulièrement typés et bien lui en pris car il réussit et ces champignons (sur pieds de même que les moisissures) ont un léger parfum d’embruns. Leurs propriétés gustatives sont reconnues par quelques connaisseurs peu nombreux et moins encore savent qu’ils possèdent d’excellentes propriétés corrosives…

Creusées et agrandies pendant vingt ans, ces cavernes sont au nombre de trois, pas plus grande chacune qu’un grand salon, reliées à un étroit goulet par des doubles portes en sas particulièrement étanches. De ce goulet part un ascenseur à corde qui mène à l’arrière salle de la boutique. Une échelle de fer est installée également dans le boyau qui remonte à la surface. Tout est à taille humaine, afin de faire visiter à la faune locale les installations.

Sven fait pousser trois types de champignons, un dans chaque grotte : des champignons classique des grottes, des champignons salés (sa spécialité et sa fierté) et des moisissures (pour les filtres et potions corrosives ou pas).

Dans ces grottes nul besoin d’aération, celle du goulet suffit amplement pour pouvoir respirer et les champignons, confinés dans leur grotte, poussent plus grâce à l’humidité ambiante et à la terre caillouteuse que grâce à l’air stagnant. Il est nécessaire, voir vital, de porter un masque sur la bouche et le nez lorsqu’on descend aux caves. Il n’est cependant pas utile d’avoir une capacité visuelle proche de la nyctalopie pour voir, les nains n’en ont pas besoin mais, pour les visiteurs, une torche peut être allumée.

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 Sujet du message: Re: La champigneraie du nain Sven
MessagePosté: Ven 9 Avr 2010 10:13 
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Une heure avant l’aube sur Kendrâ Kar…Dernier moment de grâce dans la grande cité encore endormie qui frissonne dans cette fraicheur teintée d’obscurité, avant le grand recommencement de chaque matin où la vie reprend ces droits.

C’est dans la petite boutique tenue par Sven, le Nain cultivateur de champignon, que débute cette histoire. Au premier étage, au haut des escaliers de bois, dans une des trois chambres de la maison, s’éveille le fils aîné de la famille, Svengar, tout juste sortie de l’adolescence du haut de ces 60 ans.

A peine éveillé, les yeux encore bouffi de sommeil, qu’il saute du lit, s’habille dans le noir le plus total puis ouvre les battants et volets de l’unique fenêtre de sa chambre, afin de laisser entrer l’air encore froid de l’instant précédant la venue de l’astre solaire. Il se remplit les poumons de cet air vivifiant, humide de rosée, légèrement salé des embruns de l’océan tout proche, et, en un instant, les dernières traces de torpeur qui l’engourdissaient encore s’évaporèrent. Laissant place net à ses nouvelles forces pour une belle matinée ensoleillée, s’il en juge par le ciel bleu sombre, vierge de nuage, piqueté de milliers d’étoiles.

(Aaaaaaah il va faire beau aujourd’hui ! Dommage que ce soit le jour où je travaille à l’entrepôt…Bon, trêve de rêvasserie…la flotte…le bois…ma hache).

Une fois les fenêtres refermées, il se dirigea vers la porte qu’il ouvrit précautionneusement, elle avait tendance à grincer et il savait que sa sœur avait un sommeil un peu moins lourd qu’une enclume.

Sa chambre donnait, à gauche, sur un petit couloir. En premier se trouvait la chambre de sa sœur puis celle de ses parents. Le couloir se terminait par une petite fenêtre, donnant sur une ruelle, avec en dessous une petite commode sur laquelle une plante en pot ravivait la décoration simplement constituée de tableaux de champignons accrochés sur le mur opposé aux chambres.

Juste en face de la sienne se trouvait la porte menant à l’escalier sur la gauche ou tout droit dans le salon et la cuisine qui ne formait qu’une seule grande pièce afin de profiter de la chaleur dégagée par le fourneau. Il n’eut qu’à faire deux pas et franchir cette porte pour ne plus avoir à faire attention aux bruits qu’il faisait aussi tôt le matin. Sa sœur avait certes un sommeil plus léger qu’une enclume mais enfin…une enclume restait une enclume…

Il descendit au rez-de-chaussée, où se trouvait la boutique que tenait son père. L’odeur de champignon était assez timide, sa mère dépensant des fortunes en filtre odorant afin de masquer ces odeurs.

Le bas de l’escalier était perpendiculaire à un petit couloir partant sur la gauche et, à droite, se trouvait la pièce d’accueil et de vente de la boutique. Un petit comptoir à hauteur d’homme avec un petit et un grand tabouret. Le premier pour grimper sur le second bien sur. Contre les murs, des étagères pleines de pots bien rangés et bien étiquetés, transparentes ou opaques, des cageots avec des champignons en vrac à peine recouverts d’une serviette, et une grosse jarre contenant le terreau produit par les champignons qu’il fallait évacuer régulièrement pour être sur que ces derniers poussent sur la roche et non dans la terre. Enfin ça, c’est son père qui le disait.

Directement en face de l’escalier se trouvait une porte derrière laquelle était entreposé le bois de chauffage, les stocks de nourriture et de bière et nombres d’ustensiles et de produits ménagers plus ou moins utile.
Au fond du couloir se trouvait une porte menant à la salle de bain et aux toilettes. Sven y avait installé en hauteur un grand baquet d’eau qui, à travers un embout d’arrosoir pouvait se vider en une petite pluie fine afin de se laver plus aisément.

Directement à gauche du bas de l’escalier se trouvait une dernière pièce fermée d’une porte en chêne bien différente de toutes les autres portes de la maison. Plus massive, barrée de fer, munie de deux serrures et de trois cadenas particulièrement peu silencieux, qui gardait l’entrée vers le trésor de son père : l’accès aux grottes où il faisait pousser ces champignons.

Cette pièce contenait donc une petite plateforme en bois qui, à l’aide d’un système de levage à quatre poulies et d’une manivelle permettait de descendre et remonter une charge équivalente à deux personnes bien nourrie. S’y trouvait également des cageots de terreau, d’ustensiles divers nécessaires à la culture des champignons en grotte, notamment des racloirs, des petites pelles, une pioche et des masques faciaux pour ne pas respirer les spores en suspensions.

Svengar entra dans la pièce de stockage et en ressortit avec deux énormes seaux à arceau ainsi qu’avec une perche en bois dur d’un mètre cinquante. Toujours dans une épaisse obscurité, il se saisit des clés de la boutique puis sortit en prenant soin de verrouiller à nouveau derrière lui.

Dix minutes plus tard il revint avec la perche sur les épaules et les deux seaux, rempli à ras bord d’eau puisé à la fontaine, pendouillant au bout. Il en laissa un en bas et alla mettre le second dans la cuisine puis monta du bois qu’il déposa près de la cuisinière à taille naine.

Une fois ces tâches accomplis, il retourna dans sa chambre, accompagné par la clarté encore blafarde du petit matin. Il saisit sa hache, qui reposait contre l’armoire, et commença d’accomplir des gestes d’assauts au ralentit, apprit lors de ses cours à l’école de la guerre de Mertar. Il fit le vide en lui et se représenta une bougie allumée, la lumière qu’elle émettait représentait sa volonté, sans cesse au bord d’être happé par la pénombre de la déconcentration.

Il exécuta encore et encore les mêmes gestes pour en imprimer le plus petit mouvement, la moindre sensation dans son esprit pour qu’un jour il puisse les reproduire de manière inconsciente, par réflexe, donc avec une vitesse d’exécution beaucoup plus importante.

Il entendit la porte de la chambre de sa sœur se refermer, puis celle du couloir, et enfin celle de la boutique, sans arrêter son entrainement, alternant parfois seulement les postures offensives des défensives du combat à la hache.

C’est seulement au bout d’une demi-heure, lorsqu’il entendit la porte de la boutique se refermer, qu’il s’arrêta. Il se lava rapidement avec l’eau claire d’un petit seau prévu à cet effet puis rejoignit sa sœur dans la cuisine.


« Salut frangine, bien dormi ?»

«Moui, ça peut aller. Tu veux du lait et du pain ce matin ou bien tu entames directement à la bière ?»

«Grmblbl, non, je vais bosser aux entrepôts aujourd’hui, donc de la bière oui, mais ce soir en rentrant !»

«Roooooh mais la plupart des ouvriers qui bossent la bas ont un coup dans le nez en arrivant et cela ne va pas en s’arrangeant avec la journée… »

Elle disait cela tout en remplissant un boc de bière fraîche pour le petit déjeuner de leur parent.


« Ouiiiii mais ce n’est pas une raison pour nous faire passer pour des barriques de bière toujours pleines…Ce n’est déjà pas facile d’habitude avec les humains alors si je n’arrive pas à contrôler ce que je leur dis parce que je suis un peu éméché…»

«Ooooh ça va, ça va, je te taquinais…C’est pour ça que je t’ai ramené une belle miche et un beau morceau de jambon pour ce matin. »

Après un petit instant d’hésitation, et après qu’elle lui montra le dit jambon, Svengar sourit largement…


«Frangine, je t’aime !»

«Arrête de dire des âneries et mange, tu vas te mettre en retard.»

Joignant alors le geste à une parole non prononcée, il grommela un bon coup en s’installant à table et dévora son petit déjeuner sans un autre mot à sa sœur qui préparait le feu dans la cuisinière.

Son jambon et sa miche de pain engloutit, il se leva, rangea rapidement son couteau et sa chope sale puis descendit avec un dernier :

«Bon, j’y vais, à ce soir. Passe le bonjour aux parents.»

A l’adresse de sa sœur.


<Vers les rues de KK>

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 Sujet du message: Re: La champigneraie du nain Sven
MessagePosté: Mar 20 Avr 2010 08:39 
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<Du port de KK>

Le chemin du retour fut rapide. Les jambes des Nains étaient toujours plus véloces lorsque l’estomac les commandes. Lorsqu’il arriva devant la boutique, son père était en train de rentrer les cageots de champignons tandis que sa sœur nettoyait la vitrine. A l’une des fenêtres de l’étage était suspendu un drap, et on pouvait entendre, en tendant l’oreille, les fredonnements de sa mère en train de cuisiner le repas du soir.

« Salut p’pa, ça a été aujourd’hui ? »


« Salut fils, oui, c’était une bonne journée, et toi ? »

« Baaaaah des caisses eeeeet encore des caisses, rien de folichon quoi. »


« Cela fait travailler tes muscles, c’est bien ça ! Rentre donc te laver ou ta mère va hurler en sentant cette odeur de poisson. »


« Grmblbl dgrmblbl d’odeur de poisson »

Marmonnant dans sa barbe naissante, Svengar rentra et alla directement dans la salle d’eau pour se nettoyer. Ceci fait, il monta dans sa chambre, en pagne et plus ou moins humide, mais sans l’odeur. Il s’habilla puis entra dans le salon alors que son père et sa sœur montaient les escaliers après avoir fermé la boutique pour la nuit.

Dans la cuisine flottait un doux parfum de viande grillée, de haricots verts au lard et de pommes de terre sautées au curry. Sur la grande table à l’opposé de la porte d’entrée de la pièce, attendaient quatre grandes chopes de bières ambrées transpirant la fraîcheur. L’une d’elles avait de la mousse blanche comme la neige qui débordait un peu. Un petit bol remplis d’olives vertes et noires accompagnait le tout.

« Salut m’man, ça va ? »

« Coucou toi, tu as passé une bonne journée ? »

« Vive les caisses, la routine quoi… »

Les trois nouveaux venus dans la cuisine s’approchèrent religieusement de la table, fixant les bocs comme s’ils craignaient qu’ils bondissent hors de la pièce par une des fenêtres ouvertes.

(ah bah nan, pas la routine)

« Enfin nan en fait, pas la routine. J’ai entendu un groupe de personnes qui parlait d’améliorer les grues. D’après ce que j’ai compris, il n’y aura plus besoin de gens pour transporter les caisses jusque dans l’entrepôt mais juste pour charger les charrettes. »

« Ne t’inquiètes pas, ta place est assurée la bas. Qui d’autre qu’un nain peut enchainer dix heures de travail exténuantes avec seulement quatre pauses d’un quart d’heure ? »

« Euuuuh…un autre nain ? »

« Arrête de faire l’andouille, c’est un bon petit boulot que tu as. »

« Oui, mais je me disais que… »

« Arrête de te dire, on a soif, et toi aussi » le coupa sa sœur.

Svengar la fusilla du regard avant de sourire de ces 272 dents. Les parents, pendant ce temps, avaient continué d’avancer, profitant de la distraction de leurs enfants.

« Héééélaa »

Les enfants s’en aperçurent et bondirent alors vers la table. Sven et sa femme en firent autant.

Ils se saisirent chacun d’un boc et, après avoir trinqué, burent goulument de cette excellente bière. Après le soupir de contentement, tous rirent gaiement. Sven s’assit alors au bout de la table côté mur, sur le banc qui occupait le coin. Svengar et sa sœur sur le long côté du banc, sous une fenêtre et leur mère sur une chaise, face à ses enfants. La chaise du bout de la table, face à Sven, était réservée pour un éventuel visiteur.

Après avoir bu une autre grosse lampée de bière et mangé quelques olives, le maître de maison reprit la parole :

« Alors comme ça tu veux trouver un autre boulot ? Tu as déjà pensé à quelque chose ? »

« Non, pas encore, je vais me balader un peu partout en ville demain. Des idées me viendront peut être. Bon et votre journée à vous c’était comment ? »

Cette question lança sa sœur et sa mère dans une discussion fort animée sur la manière d’accueillir le client tandis que Sven lui racontait comment il entretenait ces champignons. Les sujets de conversation changèrent au fil du repas qui suivit l’apéritif arrosé de nombreuses autres bières. Enfin, repus, tous se trouvèrent une place autour de la cheminée où crépitait un bon feu de bois.

La nuit était tombée et une fine pluie arrosait doucement les rues de Kendrâ Kar, tapotant contre les vitres du salon. A l’intérieur, la chaleur de la cheminée rendait l’atmosphère agréable et, après un bon diné, la somnolence gagnait du terrain. Le silence commençait à s’installer, à peine troubler par Sven, qui fumait la pipe en regardant les flammes.

« Je me souviens quand j’étais jeune, je devais avoir ton âge, je n’avais pas encore rencontré ta mère et des idées de voyages me venaient souvent en tête. Je travaillais alors dans les mines à Mertar pour pouvoir m’acheter de l’équipement.
Pas n’importe quelles mines bien sur. Les plus profondes et humides, celles ou la lueur des torches suffit à peine à vaincre une obscurité si épaisse qu’on la croirait solide. Je n’en avais cure évidemment, à cette époque, j’étais jeune et je me croyais indestructible. Maintenant…je suis juste beaucoup moins jeune… »


« Bref c’était dans ces mines là que la paie était la plus importante, c’est pourquoi j’y ai passé le plus clair de mon temps, à piocher et à pelleter. J’extrayais des centaines de tonnes de roche et de terre chaque semaine et, au bout d’un an à ce rythme, j’ai fini par réunir assez d’argent pour m’acheter de l’équipement. »

(Tiens, la dernière fois c’était des dizaines de tonnes et au bout de deux ans…)

Sa sœur aussi tiqua sur la durée et le tonnage. Elle regarda Svengar en fronçant les sourcils mais son frère, d’un geste de la main et d’un léger mouvement de tête, lui fit comprendre de laisser son père broder.

« Alors j’ai fait mon baluchon et je suis parti de chez mes parents. J’avais trop envie de voyager pour rester à miner toute ma vie. »

(Ah tiens, ce n’est pas l’histoire où il découvre des champignons des cavernes qu’il cultivera plus tard ?!? Derrière une paroi de roche si dure que le fer des pioches se tord en crachant des étincelles, mais qu’il abat quand même avec son poing bien sur.)

« C’était peu après mes 60 ans, il est de coutume à Mertar que les enfants, passé cet âge, se trouvent une maison à eux où habiter. Généralement Ils agrandissent la maison des parents à coup de pioche d’ailleurs…Tous mes amis de mon âge s’installaient où étaient proche de le faire mais moi, j’avais des idées d’aventure en tête, alors j’ai laissé mes pieds me guider. »

« J’ai voyagé quinze années durant à travers tout le continent de Nirtim, et j’ai même fait un petit bout de voyage sur l’océan. »

« J’ai vu la cité elfe de Cuilnen, de loin, de très loin en fait. J’ai parcouru les montagnes enneigées de notre royaume, j’ai vu les prés et les champs très bien entretenues du comté de Shory, les plaines et les forêts du royaume kendran et de la république d’Ynori. Je me suis même aventuré dans les terres sauvages d’Omyrphy, c’est la que j’y ai perdu deux doigts, dans un combat acharné contre une troupe d’orques qui m’avait surpris pendant que je longeais un bosquet mort non loin d’Omyre. »

« Et puis, je suis rentré. Je n’étais pas plus riche, ni plus sage d’ailleurs, mais j’étais content de moi. J’avais étanché ma soif de voyage et d’aventure et je pouvais enfin penser sereinement à mon avenir. Mais ça, c’est une autre histoire. »

« Ce que je voulais te faire comprendre c’est que peu de Nain ont des envies de voyages, moins encore voyagent vraiment. Alors, si tu te surprends un jour à te demander où vont tous ces navires que tu vois sans cesse au port, si tu rêves parfois d’embarquer sur l’un d’eux, ne t’étonnes pas. Dis-toi que c’est dans la famille et fais ce qui te semble le mieux pour toi. »

L’histoire avait captivé Svengar, plus un mot ne fut prononcé ce soir là, et chacun alla se coucher à son heure.
Svengar dormit profondément, rêvant d’aventure. Il se voyait rencontrer d’autres Nains de par le monde, d’autres hommes de tous les horizons et des elfes de toutes les races et bien d’autres peuples aussi.

Au matin, il fit comme d’habitude ces petites tâches quotidiennes puis, après le petit déjeuner, il sortit se balader dans les rues encore humides de Kendrâ Kar.

<Dans les rues de KK>

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 Sujet du message: Re: La champigneraie du nain Sven
MessagePosté: Lun 3 Mai 2010 20:47 
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Svengar monta directement dans sa chambre pour y déposer les Yus qu’il avait gagné. Il les enferma dans une petite cassette de bois dur, cerclée de fer, cachée au fond de son armoire. Il gardait en permanence la clé sur lui au bout d’une chainette.

En refermant les portes de l’armoire il vit sa hache et sourit en pensant au lendemain.

(Demain, tu sors avec moi et pas pour aller couper du bois ! Il me faudrait quand même un bouclier un de ces jours. J’aurais du passer chez un armurier pour voir les prix !)

Il rumina quelques secondes, haussa les épaules d’indifférence et se dirigea vers la cuisine.

(Baaah, j’aurais bien le temps demain matin de passer chez un armurier.)

Dans l’escalier, Sven et Kintara montaient. Il laissa son père passer devant avec la ferme intention de se chamailler avec sa sœur. Mais, une fois dans le salon, l’odeur du ragout de castor dans sa sauce au vin rouge, accompagné de petit pois, de carottes et de pommes de terres calma instantanément leurs ardeurs.

Tous trois salivèrent fortement en émettant un long soupir de plaisir gustatif.

Sven s’approcha de sa femme et l’enlaça.

« Faldara chérie, on ne respirerait que l’odeur de ce que tu prépares que l’on serait heureux quand même. »

Svengar regarda sa sœur.

« Roooh lala, ils font leurs mamours la. »

Sa sœur avait l’air aussi dégoutée que lui et tous deux regardèrent en même temps les bières qui attendaient, comme d’habitude, sur la table.

« Bon, bah au moins on a les bières. Allez hop, santé frangine ! »

« Santé ! »

Ils trinquèrent pendant que leurs parents se bécotaient et burent bruyamment l’instant d’après. Sven revint quelques poignées de secondes plus tard pour se saisir des deux chopes restantes.

« Alors fils, tu as trouvé un nouveau travail ? »

Dit-il en retournant auprès de sa femme pour lui apporter une chope. Svengar vida la sienne, la posa sur la table et répondit fièrement.

« Oui ! Demain, je m’engage dans la milice ! »

« Aaaaah, en voilà une bonne idée. Il y a de l’action, du voyage et dans ton uniforme de milicien les gens verront quelqu’un qui aide la communauté et pas juste un nain. »

« C’est une très bonne idée mon fils. »

Seule sa sœur restait interdite. Bouche ouverte et chope arrêtée à mi-chemin entre la table et elle. Elle avait les yeux écarquillés mais dans l’euphorie de l’annonce personne ne l’avait remarquée et elle se reprit avant que personne n’ait pu la voir.

« Pense à dire que tu es mon fils et parle de ma boutique hin ? »

« Voyons, Sven ! » Le gourmanda sa femme.

« Maaaaaaais quoi ? C’est la bonne occasion de nous faire un peu de publicité non ? »

Tous rirent sauf Sven qui restait persuadé, en bon nain, de la justesse de ces propos. Faldara alla remplir les chopes et tous s’assirent pour l’apéritif. Le repas suivit et passa entre les commentaires de chacun et les histoires de la journée. Puis tous se retrouvèrent au coin du feu, repus et heureux.

Faldara et Kintara s’étaient lancées, depuis le milieu du repas, dans une discussion sur la qualité des étoffes qui arriveront bientôt par navires pour le printemps. Cette discussion ennuyait au plus haut point Svengar, qui se surprit alors à regarder les livres sur l’humble bibliothèque de son père.

« Tu aimes lire maintenant ? »


« Je ne sais pas encore. J’étais à la bibliothèque aujourd’hui, par hasard, et j’ai lu de bout en bout la légende du Bâtisseur Nain. J’ai beaucoup aimé et j’ai tout lu sans m’arrêter. Ça m’a surpris, pour sur, en général j’ai horreeeeeur des livres. Du coup j’ai révisé mon opinion là dessus et comme leur discussion me barbe profondément…»

« Les livres sont importants, ils se souviennent de ce que les longues barbes n’ont pu raconter faute de temps. C’est bien que tu te mettes à lire. »

« D’ailleurs à propos de raconter des histoires, de milice et de livres, ça me rappelle une anecdote. Ce n’était pas très longtemps après être rentré de mes pérégrinations dont j’ai parlé hier soir. Pour prouver que je n’étais pas un déraciné et que je faisais parti de la communauté, je me suis engagé dans la milice de Mertar. »

(Oh ? Papa s’est engagé dans la milice, là-bas !)

Svengar fut, en un instant, empli d’une fierté supplémentaire envers son père. Et de savoir qu’il suivait plus ou moins le même chemin que lui était une coïncidence qui faisait chaud au cœur.

« Je n’avais plus grand chose à l’époque car, si les voyages forment la jeunesse, ce qu’on ne dit pas c’est que ça vide le porte-monnaie aussi et. »

Sven s’interrompit. Il regarda son fils un instant puis sourit.

« Viens, j’ai quelque chose à te montrer. »

Ils allèrent tous deux dans la chambre de Sven. Il fouilla dans le fond de l’armoire en parlant d’une voie étouffée par les vêtements.

« Je n’avais pas grand chose donc mais une fois enrôlé, ils m’ont fournit un peu d’équipement au fil de mes missions. AAAAAAH MAIS, SANG ET CENDRES, OÙ EST-IL DONC ? »

Sven sortait maintenant du fond de l’armoire diverse pièces d’étoffes, un coffret de bois lisse et lustré, une hache, une vieille chope en ivoire sans trouver, apparemment, ce dont il voulait vraiment.

(Ouaaaaaah, le bordeeeeeel ! C’est presque un trésor qu’il y a là !!!)

Svengar regardait, émerveillé, tous ces petits trésors que son père avait amassés au fil des ans.

« Grmblbldgrmblbl il n’est pas là…Ah, peut être sur l’armoire. »

Il se saisit alors de la chaise de son bureau qu’il déplia pour former un escabeau de trois marches et grimpa dessus pour atteindre le haut de l’armoire.

« Aaaaah, le voici. Allumes une bougie veux-tu ? »

Svengar revint rapidement de sa contemplation des menus objets trainant sur le sol, se saisit de la bougie et du briquet à amadou sur le chevet et l’alluma. Une faible lueur vacilla, puis elle grandit alors que la flamme se stabilisait. Le temps de faire ceci que son père descendait de l’escabeau avec un bouclier de bois dur en main.

« Ceci, mon fils, c’est le premier objet que j’ai acquis à Mertar. Recevoir un bouclier est hautement symbolique là-bas, car cela représente la défense, la protection du peuple Nain. Cela voulait dire que j’étais déjà accepté par la communauté. Je te passe les détails des coutumes de cette époque, mais crois-moi quand je dis que c’était très symbolique. »

Svengar avait les yeux rivés sur le bouclier et les oreilles pendues aux lèvres de son père. Il était comme hypnotisé par la magie de l’instant.

« Ce bouclier, je ne m’en suis pas servi longtemps, je m’en suis acheté de plus grands et de plus résistants par la suite mais je l’ai gardé tout de même. Il valait plus à mes yeux que toutes les pièces d’équipements que j’ai vu passer par la suite. Portes le fièrement demain quand tu te présenteras au recruteur de la milice et puisse-t-il te protéger dans les missions qui te seront confié. »

Svengar resta bouche ballante face à ce cadeau. Il tendit les mains en tremblant et hésita un instant avant de se saisir du bouclier, craignant presque qu’il lui brule les doigts.

« Euh…je…euh…merci p’pa je. »

(Grmblbl, tu es un Nain !!! Ai confiance en toi et sois digne du cadeau que ton père te fait.)

Svengar reprit difficilement sa constance mais il surmonta les tremblements du à l’émotion. Il se redressa pour se tenir droit, et arma le bouclier en main gauche. Il prit une inspiration pour bomber le torse et s’inclina légèrement.

« Je te ferais honneur p’pa. »

« Arrête les ronds de jambe et file, je sais que tu crèves d’envie de l’essayer ! »

Et Svengar sortit en flèche de la chambre avec juste un :

« ‘rci p’pa »

à l’adresse de son père. Il fila droit dans sa chambre se saisir de sa hache et, passé le moment d’exultation, commença d’effectuer des mouvements d’assaut et de défense avec bouclier.

(Ahhhh les sensations sont quand même différentes avec un vrai bouclier !!! Je suis définitivement près pour demain !!!)

Il s’entraina encore une heure puis il se lava et se coucha.

Le lendemain, après ces habituelles petites corvées et son petit déjeuner, il prit sa hache qu’il attacha dans le dos et mis son bouclier au côté gauche puis sortit. Il se dirigea résolument vers le nouveau bâtiment de la milice de Kendrâ Kar.

<Vers les rues de KK>

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 Sujet du message: Re: La champigneraie du nain Sven
MessagePosté: Ven 12 Aoû 2011 16:41 
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La milice Kandrâne

" - Bienvenue ! Je me présente , je m'appelle Sven et c'est moi qui tien cette champigneraie. Ici , j'ai de tout ! Toutes les sortes possible et inimaginable de champignons ! J'ai du champignon le plus basique au tout dernier que j'ai crée , " le simplement compliqué " ! Très simple à vu d'oeil mais très complexe à réaliser. Que désirez-vous jeune demoiselle ? "

Soudain , le nain Sven vu l'insigne de la milice sur l'uniforme d'Harmonie.

" - Oh ! Escusez-moi ! Je ne voulais pas vous offensez très chère millicienne...Que venez-vous faire ici ? Un problème peut-être ?

- C'est justement pour sa que je viens. Je soupçonne votre dernière création de champignon, d'être à l'origine de la maladie qui circule en ce moment en ville.Puis-je aller voir ces fameuses créations ? "

Sven emmena donc Harmonie au sous-sol pour qu'elle voit que ses champignons n'avait rien de nocif. Elle inspecta toutes les rangées de la champigneraie. Elle n'apperçut rien d'étrange lorsqu'elle fut passé. Mais son regard fut tout de suite attiré vers cette nouvelle variété de champignon. Tout à fait normal en apparence. Harmonie alla donc examiner de plus près. Elle s'adressa à Sven le nain.

" - Puis-je goûter ?

- Avec plaisir mademoiselle la milicienne "

Harmonie arracha donc un champignon de son socle de bois puis le goûta. Elle eu la sentation merveilleuse d'être dans un rêve. A chaque bouchée , une sensation de bonheur parcourut tout son corps. Ce champignon était d'un goût et d'une texture si merveilleuse , qu'elle aurait même put adoucir Atila le Hun. Harmonie pensa qu'un tel délice ne pouvait être néfaste pour la santé. Le nain Sven , pourtant si effrayant malgé sa petite taille , était un vrai génie , un alchimiste des champignons , un maître dans l'art de la transformation et de la fusion. Il avait réussit à trouver le mélange parfait entre la douceur et l'amertume , entre le croquant et le moelleux. Cette création n'était pas nocive , elle en était même jouïsive. En apparence , car lorsqu'Harmonie sortit du sous-sol , sa tête tourna , sa vue se fit trouble et des petits lapins roses firent leur apparition au loin. Puis elle entendit un son aïgu , de plus en plus fort. C'était comme si son corps ne se contrôlait que partiellement. Bientôt , elle fit une cabriole et s'élança en courant vers la sortie de la champigneraie. Enfin , elle se calma , elle reprit ses esprits et repartit tout de suite voir le nain Sven. Le nain ne comprit pas pourquoi ses champignons les plus goûtus était si dangereux pour la santé et le mental. Pourtant , il avait manipulé les deux sortes de champignons avec prudence. Soudain , il se souvint d'un petit détail.

" - Et merde ! Je sais pourquoi cette maladie est apparue , j'ai manipulé les sumac vénéneux trouvés dans mon jardin. Et j'ai oublié de me laver les mains ! "

Voilà , Harmonie avait enfin trouvé pour quelle raison toute la ville était atteinte de cette mystèrieuse maladie. Mais maintenant , il fallait trouver un remède qui pourrait soigner cette maladie. Sven se chargeadonc tout de suite de mettre à brûler les derniers champignons ainsi que la bûche contaminée. Ensuite , il testa toutes sortes de potions et de combinaisons de champignons , mais rien ne fonctionnait. Harmonie décida donc d'aller dans les ruelles de la ville pour prévenir que le remède était en cours de création.

Les rues de Kandra-Kâr

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 Sujet du message: Re: La champigneraie du nain Sven
MessagePosté: Mar 26 Mar 2013 15:42 
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Première sortie, étrange rencontre (suite 2)

La Lykor n’a pas quitté son porche lorsque Caabon s’éloigne, et c’est avec une certaine forme de soulagement qu’il laisse cet épisode derrière lui. Certes, son action, avec un peu de recul, lui paraît avoir été la plus raisonnable, la plus humaine ; mais à mesure que ses pas le ramènent dans le chemin qu’il s’était fixé, il comprend les risques auxquels il s’est exposé, à commencer par celui de se voir embrigader dans une affaire qui n’était pas la sienne. Dans les ruelles, la Lykor aura plus de chance de s’en sortir que face aux miliciens. Surtout dans sa situation, avec la dague, le sang.

(C’aurait pu être un piège, j’aurais pu me retrouver poursuivi par ceux que ce Lykor fuyait, considéré comme complice ou les dieux seuls savent quoi d’autres ! Tout ça pour « sauver » quelqu’un… J’ai présumé de l’innocence de ce Lykor, je ne l’ai pas cru capable d’un acte malveillant. Défense face à un agresseur ? Meurtre pour sauver un être cher ? Pourquoi ce sang et cette dague ? Et pourquoi je l’ai aidé ? N’aurai-je pas dû le livrer à la milice, qui se chargerait de mener une enquête ? Et la loi ? J’ai fait ce que j’estimais bien… et peu importe la loi. Un peu comme les deux hommes dans le bosquet… Avais-je le droit de les tuer ? … Eh merde ! Je ne vais quand même pas aller frapper au bureau de la Milice pour leur demander… Ce serait pire qu’idiot, mais au moins je serais fixé ! … )

Le monologue intérieur se poursuit tandis que les pas de Caabon le mènent doucement vers le nord de la ville, à l’allure d’un convalescent qui trop peu conscient de son état parfois s’essouffle au point de devoir prendre des pauses adossé à des façades crasseuses. Ses mollets le lancent, ses cuisses le brûlent, et ces symptômes de faiblesse lui arrachent des grimaces et le font enrager : que son corps se désiste n’est jamais arrivé au Wotongoh, à peine une ou deux foulures dans sa jeunesse, mais sans plus. C’est avec un certain soulagement, et non sans avoir par deux fois demandé son chemin, que Caabon atteint la petite boutique arborant pour enseigne un champignon en fer forgé. Il pénètre dans la boutique par la porte laissée ouverte.

L’intérieur est un peu sombre, sans doute cela ne constitue-t-il pas un handicap pour les nains, mais l’individu humain moyen est soumis à quelques dizaines de secondes d’adaptation de sa vision. Plissant les yeux pour tenter de percer les ténèbres, Caabon ne remarque pas immédiatement la silhouette courtaude qui sort de ce qui semble être un trou creusé dans le sol de la boutique.

« Je peux vous aider ? »

« Euh… oui. Je viens de la part de Théoperce. Il m’a dit de récupérer sa commande du mois dernier. Il aurait voulu se déplacer lui-même, mais il a du travail avec l’hiver qui approche et… »

« Ouais, ouais, je sais, il est pas le seul. On a tous du travail pour l’hiver ! Alors comme ça il s’est trouvé un apprenti ? Ben c’est pas trop tôt, à son âge fallait y penser. »

« Je ne suis pas exactement son apprenti. En fait, il m’a soigné, et en attendant que je sois en état, et je paye ma dette en lui donnant un coup de main. »

« Ah… ben pourquoi pas. »

Sans autre commentaire le nain commence à répartir dans des petits sachets de tissu des champignons à l’aspect assez repoussant pour dissuader tout amateur d’omelette forestière, non sans avoir au préalable enfilé une paire de gants en cuir. Murmurant dans sa barbe ce qui aux oreilles de Caabon pour des variétés, le nain effectue un rapide recompte avant de faire signe au Wotongoh, qui n’a pas bougé depuis son entrée dans la boutique de s’approcher et de tendre sa musette, dans laquelle il glisse avec précaution tous les sacs.

« Bon, essayez de pas les écraser pendant le transport, c’est moins facile à utiliser en purée. Les précautions habituelles, dites lui de ne pas en manger, de mettre des gants et de faire attention à ne pas trop respirer les spores s’il en broie, sinon je ne garantis pas le résultat. C’est bien clair ? »

« Oui monsieur. »

« Bon, alors maintenant retournez-vous en là d’où vous venez, j’ai du travail moi. Les champignons, ça demande des soins, faut pas croire. Mes salutations à Théoperce. Dites lui que ma femme le remercie pour sa dernière décoction, elle a été très… efficace. »

Rouvrir les yeux

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C'est par la sagesse qu'on bâtit une maison, par l'intelligence qu'on l'affermit ;
par le savoir, on emplit ses greniers de tous les biens précieux et désirables.
Proverbes, 24, 3-4


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