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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Lun 4 Oct 2010 18:59 
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C'est étrange, cette sensation qui s'empare de vous quand le danger est écarté, quand les échos d'une bataille enragée s'estompent, quand la victoire est vôtre, car oui nous avions gagné. Mon projectile a touché une ultime fois sa cible et même si la chose est restée en vie, le combat c'est terminé par un repli de nos adversaires. Je l'ai fait, j'ai survécu, la potion du corbeau y est pour beaucoup, mais mes capacités et mon esprit se sont développés, se sont affinés. Je suis devenu plus fort. Une chose est sûre, je n'y serai jamais arrivé seul et c'est là la chose la plus importante à retenir. D'ailleurs qu'est-il advenu de mes compagnons? Je me retourne et constate les dégâts.

Dame Guasina, toujours juchée sur Nevol, ne semble pas souffrir de nouvelles blessures et les deux elfes paraissent encore capable de tenir debout. Pour le rouquin par contre c'est une toute autre histoire, il est là, allongé sur le sol, agonisant...La vision de se corps meurtri m'effraie et m'attriste. Est-il mort? Non, au vu des mouvements de sa poitrine il respire encore. Vite il faut le transporter à l'auberge pour qu'il puisse y recevoir des soins! Je suis le seul homme encore valide et c'est donc à moi de le porter. Je m'approche de l'elfe qui apparemment a vaillamment protégé le rouquin, m'accroupis auprès du corps de ce dernier et m'adresse à la demoiselle.

"Nous devons le transporter au plus vite à l'auberge, il doit être soigné. Vite je vous en prie, aider moi à le mettre sur mon dos."

Je souffre encore des coups reçus lors de ce combat et de l'accident d'aynore, mais la potion a fait son effet et je dois être capable de le transporter. Bien que cela sera sûrement douloureux, je ne peux laisser mourir cet homme qui doit souffrir bien plus que moi.

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Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Lun 4 Oct 2010 22:18 
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Mon coup eut l’effet escompté, le cou de la gargouille se fissura sur une bonne longueur. J’avais espoir de voir la tête choir mais mon souhait ne se réalisa pas. Je me préparais à repartir de plus belle lorsqu’un cri strident m’en empêcha. La gargouille que j’avais devant moi venait de prendre son envol et sa consœur fit de même. Je fus étonnée de ne pas voir trois gargouilles s’envoler. En me retournant, je vis avec bonheur que la troisième gargouille gisait maintenant à terre. Un sourire illumina mon visage mais ce sourire fut bref.

Mon sourire disparut rapidement en voyant le corps de Josh à terre. Dans la précipitation du combat et dans mon engouement à réduire cette gargouille à l’état de poussière, j’avais oublié mon ami étendu au sol.

"Nous devons le transporter au plus vite à l'auberge, il doit être soigné. Vite je vous en prie, aidez moi à le mettre sur mon dos."

Il avait raison, nous devions trouver de l’aide rapidement sinon il allait y rester. Le transporter était la seule solution mais elle était dangereuse.

- « Tu as raison mais si nous faisons ainsi, il va souffrir le martyr si tu le mets sur ton dos. Il faut construire une litière ou quelque chose dans ce style pour le transporter. »

Je m’accroupis aux côtés de Josh pour regarder de plus près son état. Il avait le visage tordu de douleur, je n’aimais pas ça du tout mais Karz avait raison. Il fallait trouver de l’aide rapidement sinon il allait y passer. Je passais ma main sur son front, il était chaud et humide. Cela ne présageait rien de bon.

- « Nous devons nous dépêcher, il va de mal en pis. »

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Mar 5 Oct 2010 02:56 
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J’étais trop concentrée à ajuster mon tir sur ma cible que je ne m’étais pas immédiatement rendue compte que Lilo n’avait pas pu transpercer la bête de pierre de sa lame de fer. Elle avait sans doute été distraite par la petite Lily derrière son dos qu’elle essayait tant bien que mal de protéger.

Alors que Nevol poursuivait son vol s’éloignant de la gargouille et se dirigeant vers la fillette désemparée, je vis ma petite flèche pénétrer l’immense gueule ouverte. Bien que tout petit, mon trait obtint plus que les résultats escomptés puisque la bête figea d’abord sur place avant de s’écrouler au sol. Lorsque son immense dos heurta les dalles de pierre, nous pûmes observer la poussière se relever et puis, quelques instants plus tard les rubis flamboyants s’éteindre. La gargouille n’était plus, elle était enfin morte et ne pourrait plus blesser mon amie l’elfe bleue ni la fillette aux yeux mélancoliques.

Le fidèle corbeau avait rejoint Lily et j’en avais profité pour sauter sur l’épaule de la jeune humaine. Toujours hypnotisée par la dépouille de ma victime, sans prononcer un mot, je descendis du frêle corps de Lily et j’atteignis rapidement le sol.

(J’ai réussi à nous débarrasser de la gargouille… j’ai tué la gargouille… j’ai tué... j’ai tué !)

Rien n’allait comme il se devait. Moi et Lilo avions travaillé en concert et nous avions réussi à terrasser ce redoutable ennemi. J’aurais dû me sentir fière d’avoir participé au combat, d’avoir fait ma part, de m’être bien défendue malgré ma petite taille et puis d’avoir donné le coup final. Et pourtant, ce n’était pas le cas. J’avais tué, c’était la seule chose que je retenais et qui me troublait. J’avais enlevé la vie. C’était la première fois et j’espérais ne plus avoir à le faire. Ma respiration était saccadée et difficile, ma gorge serrée, mes jambes tremblotantes, ma vision commençait à être floue, des larmes s’amassaient dans mes yeux et menaçaient de s’écouler sur mes joues. C’est à ce moment précis que j’entendis une des immondes gargouilles lancer une dernière plainte pour appeler sa congénère et prendre la fuite par la voie des airs.

(Et si j’avais tué un innocent ?)

Il ne s’agissait pas d’un acte de défense de notre part, je ne pouvais me mentir. Je ne savais que trop bien que c’est nous qui avions provoqué le combat contre ces créatures qui n’étaient peut-être après tout que des gardiens.

J’en étais là dans mes pensées quand je détournai enfin mon regard du gros tas de pierre. Je vis deux de mes compagnons aux chevets d’un troisième qui semblait blessé.
Trop soulagée de fuir mes remords, je me dépêchai de les rejoindre afin de constater l’étendue de ses blessures. Le jeune homme roux était étendu par terre et à l’agonie. Il avait sûrement combattu du mieux qu’il put, mais n’avait pas eu autant de chance que nous.

Alors que Karz et la jeune elfe à la chevelure rose s’activaient pour trouver une façon de ramener le jeune guerrier inexpérimenté à l’auberge, je m’en approchai. Vu ma petite taille, il fut facile pour moi de me faufiler et de me rendre jusqu’à lui. Son poitrail était transpercé et le sang s’en échappait. Je détournai les yeux et m’approchai de son visage. Je n’avais aucun talent de guérisseuse et je n’étais pas assez corpulente pour aider à le transporter. Tout ce que je pouvais faire, c’était l’accompagner dans sa souffrance et essayer de lui insuffler le courage de rester parmi nous jusqu’à notre arrivée à l'auberge. C’est dans cet état d’esprit que je m’approchai encore plus et que délicatement de ma petite main gluante, je lui caressai la joue, tentant de lui donner un peu de ma chaleur.

« Courage, vous n’êtes pas seul. »

Puis je me souvins des propos de ma grand-mère. Celle-ci nous disait que nous pouvions nous priver de nourriture pendant plusieurs jours, mais que c’était différent pour l’eau.

À la hâte, je fouillai donc dans mon sac pour en ressortir la petite fiole de sirop au miel que m’avait offert la gentille Adèle à mon départ de sa ferme.

(À défaut d’eau, un petit peu de liquide sucré ne peut lui faire de tort.)


Dans mon empressement, je ne remarquai pas ma méprise. Au lieu de prendre le sirop au miel, j’avais ramassé une autre bouteille, celle-là même que j’avais retrouvée sur la table de chevet à mon réveil dans la salle de repos.

Sans prendre garde, je débouchai le petit contenant de verre et y versa le contenu tout en entier dans sa bouche.

« Boire quelques gouttes vous fera le plus grand bien.»

(((Utilisation de Potion de soin total (1 dose) - regain de tous les PV.)))

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Mar 5 Oct 2010 13:07 
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La situation semblait se calmer, le bruit des armes c'était tut, les aventuriers parlaient maintenant plus calmement, mais Josh ne put comprendre leur sens. Son ouï et sa vue étaient brouillées, petit à petit, il sentit la douleur s'estomper, ses yeux se fermèrent et les sons qu'il entendait se firent de plus en plus faibles, jusqu'à ne plus rien entendre. Il ne ressentait plus rien, ni le sang couler le long de son torse dur, ni la présence des gens autours de lui, ni ses blessures qui le faisaient souffrir quelques secondes auparavant, ni même le vent balayer son visage.

Tout était maintenant clair pour lui, la bataille était finie, l'ensemble des personnes présentent semblait être autour de lui, au chevet du mourant, car oui, il allait mourir, ici et maintenant, c'était à présent une certitude pour lui. Mais il n'était pas triste, ni bouleversé, Aenaria allait bien, les autres aussi, et lui allait désormais rejoindre celle qui fut sa bien aimée, Térésa.

Il se remémora ses moments passés avec elle, puis ceux passés avec Aenaria, Araksis, le reste de l'équipage. Bien que peu fructueuse, ça aura été pour lui une belle journée, jusqu'à l'attaque du dragon du moins. Jamais il n'aurait à venger son père, jamais il ne pourrait embrasser sa mère, ne serait-ce qu'une dernière fois, ni même sa chamailler avec Will, son ami d'enfance. Une vie allait s'éteindre, tendis que celle de ses proches continuerait.

C'est sur cette pensée qu'il accepta son sort, et s'endormit lentement, attendant le néant. Il sentit alors un liquide chaud parcourir sa langue, descendre dans sa gorge, et couler le long de son œsophage. Ses sens lui revinrent, son pouls s'accéléra, sa blessure lui refit souffrir un instant, son ouï revint, les voix à proximités vinrent raisonner dans ses oreilles, il se sentit revivre. Sa douleur était toujours là, mais s'estompait rapidement, il ouvrit les yeux lentement, et devant lui, trois visages étaient penchés. L'archer était là, la petite lutine était presque collée à lui, et plus loin, le visage de l'elfe lui apparut. Il était vivant, oui, il vivait, et c'était grâce à eux, ses compagnons, ses amis. S'il avait été en meilleur état, il aurait put avoir du regret, le regret d'avoir mal jugé le jeune homme qui l'avait laissé tomber devant la menace du nain, le regret d'avoir déprécié la lutine parce qu'elle l'avait menacée de son arc, le regret de n'avoir pas dit à la belle ce qu'il ressentait...

Au bout de quelques secondes, il se sentit capable de bouger, de se lever. Il se hissa sur ses jambes, manquant de tomber sur l'homme près de lui. Son équilibre n'était pas encore revenu, et ses jambes étaient encore faibles, chancelant cruellement sous le poids de son corps. Il regarda son ventre, son kimono était trempé de sang, mais sa blessure était refermée. Un miracle qu'il ne put expliquer. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il devrait une fière chandelle à ses amis de voyage, car maintenant, c'étaient des amis, purement et simplement, à qui il devait la vie.

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Mer 6 Oct 2010 01:24 
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En temps normal, je me serais précipitée aussi vers les blessés, mais là, en l'occurrence notre blessé grave est celui-là même qui quelques heures plus tôt avait lancé un si joyeux "Laissez crever les autres, on en a pas besoin !". Cette phrase acerbe résonne encore dans mon esprit et alors que je regarde les deux autres gargouilles fuir en enlevant mon masque, je lutte pour ne pas dire la même chose. Bienveillante par nature, je finis quand même par aller rejoindre la petite troupe mais d'abord, je fais un arrêt devant la carcasse pierreuse de la gargouille morte. Est-ce deux rubis que je vois là ? Sans vraiment attendre que mon esprit résolve cette énigme bien plus passionnante que de voir un jeune chien fou vivre ses derniers instants, je m'abaisse et prends en main les deux petits rubis qui servaient d'yeux à la gargouille.

"Ouch... Ce n'est pas joli à voir... Les faibles ont toujours une outrecuidance qui les mène inexorablement à ce point précis. Une mort violente dans une ruelle la nuit... Au moins, s'il survit à çà, j'espère qu'il aura retenu la leçon..."

Toujours debout, les bras croisés, je regarde alors Guasina lui administrer le contenu d'une petite potion, sans doute revigorante ou cicatrisante, voire les deux. Avec son état, cela serait même mieux. Je me sermonne moi-même alors. Je me trouve un peu sèche et peu empathique face à ce jeune homme roux. Même s'il n'est pas gentil et courtois, dois-je pour autant être méchante et mal polie aussi ? Non. Ce n'est pas bien. Fais aux autres ce que tu aimerais qu'ils fassent pour toi. Si ce jeune homme souffre trop, je ferai ce qu'il faut pour rendre sa souffrance la plus brève possible. Et dans les coutumes d'Oranan si possible.

"Mademoiselle Roquin, je crois que votre breuvage fait grand effet..."

Heureusement pour tous, le jeune homme se relève et donne signe de bonne santé. Son sang ne coule plus, ses plaies sont refermées mais il est encore sous le choc. Espérons pour lui qu'il ait assez de potion miracle pour survivre jusqu'à demain car les gargouilles, si ma mémoire est bonne, ne sont que des gardiennes employées par des gens plus puissants. Je regrette alors de ne pas voir de bibliothèque dans les entourages car je ne sais plus trop comment ce contrat marche exactement. Il y a-t-il un mage derrière ceci ? Ou juste une sorte de contrat oaxacique ? Le vent glacial qui souffle dans la ruelle me fait oublier mes interrogations du moment et me pousse à quitter cette ruelle, pour le moment du moins. Après tant d'épreuves, un peu de sommeil nous fera le plus grand bien. Je quitte donc le petit groupe affairé et approche de la fenêtre la plus proche pour voir si la maison semble habitée puis je frappe à la porte. En attendant qu'un éventuel habitant m'ouvre, je range mon sabre dans son fourreau, me fais un chignon puis constate l'étendue des dégâts sur mes vêtements et moi-même. Je n'aurai sans doute pas de mal à convaincre les autochtones que nous venons de nous faire agresser...

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Mer 6 Oct 2010 13:23 
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    Jour 2, matinée.


Rue de la Cité d’Elle (Karz, Josh, Aenaria, Guasina, Lily)

Josh sembla se porter nettement mieux après avoir absorbé le contenu de la minuscule fiole de la lutine. Tout, d’ailleurs, sembla être plus réconfortant dans la rue unique de la Cité d’Elle. Le vent glacial sembla soudainement s’éteindre, alors que les premières lueurs de l’aube perçaient l’obscurité du ciel, à l’Ouest. Vous aviez passé la nuit à errer sur ces dalles et à vous battre contre leurs gardiens de pierre. Et désormais, ceux-ci vaincus, une nouvelle chaleur reprit. La chaleur du jour, encore fébrile et faible, à cause du tout récent levé du soleil.

Et alors que vous vous remettiez doucement de vos périples de cette nuit, le sommeil commençant à peser sur certains d’entre vous, toutes les portes de la rue s’ouvrirent d’un coup, dans le même temps que les lumières qui éclairaient les fenêtres, la nuit, venaient de s’éteindre. Et puis… plus rien. Le calme revint. Mais il n’était plus oppressant comme le silence nocturne. Non, il était juste apaisant.

Maison 2 de la Cité d’Elle (Lilo)

Dans un premier temps, tu n’obtiens aucune réponse à tes coups sur la porte. Et puis, alors que les rayons du soleil percent l’obscurité nocturne, la porte s’ouvre soudainement, donnant sur un couloir étroit et vide, percé de deux portes, à ta gauche, et d’une à ta droite. Il mène aussi vers un escalier qui monte à l’étage. Mais nulle âme qui vive n’est présente sur le seuil…

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Mer 6 Oct 2010 13:50 
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Une lutine était arrivé près de Josh. Je l’avais déjà remarqué sur l’aynore.

« Courage, vous n’êtes pas seul. »

"Ouch... Ce n'est pas joli à voir... Les faibles ont toujours une outrecuidance qui les mène inexorablement à ce point précis. Une mort violente dans une ruelle la nuit... Au moins, s'il survit à çà, j'espère qu'il aura retenu la leçon..."

« Boire quelques gouttes vous fera le plus grand bien. »

Je ne savais pas exactement de quoi était fait ce breuvage mais de toute évidence, il allait guérir ses blessures. Quelques secondes suffirent à Josh pour revenir à nous. Je n’avais pas beaucoup apprécié la remarque de cette elfe aux cheveux bleus. Elle ne savait même pas ce qui s’était passé durant le combat et elle se permettait de le juger… Je préférais ne rien dire.

"Mademoiselle Roquin, je crois que votre breuvage fait grand effet..."

Après la douleur, le voilà sur ses jambes. Je n’en revenais toujours pas. Cette solution liquide avait eu un effet immédiat. J’étais restée à genoux encore un petit moment avant de me relever. J’avais envie de prendre Josh dans mes bras mais cela serait mal interprété par mes compatriotes.

Puis alors que je me relevais, le vent glacial qui avait rabattu mes cheveux sur mon visage durant tout le combat avait cessé. Les premières lueurs du soleil apparurent à l’ouest. Nous avions survécu à cette étrange nuit. Les lumières de la rue et des maisons s’éteignirent toutes d’un coup, les portes s’ouvrirent alors. Je ne comprenais pas ce qui se passait. J’avais simplement envie de me reposer et de récupérer de ce dur combat. Je ne savais pas ce que nous trouverions en haut de cette rue.

- « Les amis, nous avons un choix qui s’offre à nous. Soit nous explorons les maisons alentour et nous prenons un peu de repos, soit nous continuons notre chemin vers la citadelle. Tout dépend de votre état de santé à tous. »

Mon regard se balada alors dans l’assistance, espérant capter chaque regard pour y lire quelques chose, une réponse silencieuse à ma proposition.

- « Josh, je suis ravie de te revoir parmi nous en bonne santé. Mademoiselle Roquin, vous lui avez sauvé la vie. »

Je me suis accroupie pour lui présenter ma main afin qu’elle vienne sur mon épaule. Il sera plus facile pour elle de voyager ainsi. Revoir le soleil et sentir ses rayons chauds sur ma peau m’ôta la fatigue que je ressentais. J’étais prête à partir à l’aventure de nouveau.

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Mer 6 Oct 2010 13:57 
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Voila une sensation que je n'avais jamais ressenti auparavant. Le guerrier roux se relève, ses jours ne sont probablement plus en danger et j'ai la boule au ventre. Ce n'est pas désagréable. Est-ce ça des amis? L'entraide? Le sentiments de joie quand ils survivent? Ce sentiment profond qui s'empare de moi, pourquoi l'ai-je évité si longtemps? Que se serait-il passé si...Non! Mais...NON! Je suis ailleurs, n'entend plus rien et ne je ne remarquerai probablement pas un orque danser la gigue s'il se trouvait juste devant moi. Je ne sais plus où donner de la tête, mon esprit divague et s'embrume, pour peu les larmes me monteraient aux yeux. Je me sens vaciller, j'ai la tête qui tourne, est-ce le trop plein d'émotion? Je n'en peux plus! Il faut que je le fasse, je vais craquer!

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!!"

Et voila! Je l'ai fait. Les autres me prendront peut-être pour un fou, mais le fait d'avoir hurler de la sorte est drôlement libérateur. Mes nerfs se relâchent, la pression retombe et une autre sensation, plutôt familière fait son apparition. La fatigue. Mes yeux sont douloureux et je ne peux retenir un bâillement. Le jour se lève, la sordide froideur qui s'était emparée de moi dans ces rues, s'en va aussi rapidement qu'elle est venue. Étrange. Enfin le plus étrange ce sont toutes ces portes qui viennent de s'ouvrir. Peut-être pourrais-je...Non et encore non! Je ne peux pas aller dormir maintenant alors que les deux personnes que nous sommes partis chercher sont toujours portées disparues. Je ferai fi de la fatigue et je partirai à leur recherche, aussi dur que cela puisse être. Je m'approche de Lily qui décidément n'est pas à sa place ici.

"Lily, retourne à l'auberge avec Nevol tu veux bien? Je reviens vite."


La fillette me fait un timide oui de la tête et se rend en direction du Pied Gras. Voila une bonne chose de faite. Je me demande si les autres m'accompagneront, le rouquin même s'il est de nouveau sur ses jambes à besoin de repos, mais bon, je devrai me reposer aussi, je n'ai pas été beaucoup plus chanceux que lui. Tant pis! Je prend le risque.

"Euh...Mes amis! Vous tous! Je sais que la fatigue à probablement gagné vos corps meurtris par la bataille. Je sais aussi que nos deux compagnons disparus n'ont pas été retrouvés. Je pars à leur recherche malgré mon état actuel. Qui sait, peut-être ont-ils subit un sort pire que le notre. Suivez moi si le cœur vous en dit."


Sur ces belles paroles, je me retourne et commence à m'enfoncer un peu plus dans les rues de cette étrange cité. J'espère que nos deux compagnons vont bien...Ça oui je l'espère de tout mon cœur.

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Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


Dernière édition par Karz le Sam 9 Oct 2010 20:54, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Ven 8 Oct 2010 04:32 
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Après lui avoir administré le liquide, je me décidai à observer la fiole qui le contenait. Geste judicieux, s’il avait été posé avant et non après comme ce fut le cas ici. Tel ne fut pas ma stupeur lorsque je remarquai qu’il ne s’agissait pas de la fiole de sirop de miel, mais bien celle que j’avais ramassée dans la salle de repos. Angoissée, je me dépêchai à lire l’étiquette apposée sur le contenant de verre. Cela me prit un certain temps pour déchiffrer cette petite écriture en pattes de mouches, mais lorsque ce fut fait, je fus soulagée. Mon erreur ne pouvait avoir de fin plus heureuse, puisqu’il s’agissait d’un liquide revitalisant. Et en effet, en peu de temps, je pus observer de visu l’effet guérisseur de la dite potion, puisque l’humain au kimono taché, quelque peu étourdi se remit sur pied alors que quelques secondes plus tôt, il était à l’agonie.

Lilo nous avait rejoints. Je ne l’avais pas vu arriver près de nous, trop occupée à veiller sur le blessé, mais je l’entendis clairement affirmer que mon breuvage soulageait cet homme meurtri.

C’est alors que la grande et mince elfe grise aux yeux noisette s’adressa à notre petit attroupement en nous énumérant les possibilités qui s’offraient à présent à nous.

J’étais un peu fatiguée, certes j’avais profité d’une bonne petite sieste dans la salle de repos, mais ce combat m’avait grugé beaucoup d’énergie. J’optai donc pour la seconde proposition qui était d’aller se reposer dans une des maisons. En me tournant la tête, je vis que Lilo avait eu la même idée et ne nous avait pas attendus pour partir de nouveau à l’aventure. Décidément, cette elfe de nature indépendante n’en faisait qu’à sa tête et risquait une fois de plus sa vie. Il était à mon avis plus prudent de ne pas s’aventurer seul dans les habitations. Ma décision était prise, j’allais la rejoindre et assurer sa protection.

C’est à ce moment que la ravissante elfe arborant une cuirasse de cuir souple marquée d’une rose, s’adressa à l’homme avec lequel elle avait combattu la féroce gargouille. Elle lui signifia son soulagement de le voir en santé, puis se tournant vers moi, me remercia d'avoir sauvé la vie à son ami.

À ces mots je rougis. Je n’étais, en fait, pas si fière de moi. La chance voulut que ce liquide soit revigorant, s’il s’était s’agit d’un poison, on m’aurait plutôt dit : Vous l’avez tué, jeune étourdie. À cette pensée, je réprimai un frisson. Étourdie, je l’avais bel et bien été, et c’est pour cette raison, que j’avais de la difficulté à accepter de bon cœur cet éloge.

La nuit était terminée et elle avait apporté avec elle tous les soucis. Le soleil resplendissant éclairait à présent cette rue qui semblait différente de celle dans laquelle nous avions combattu quelques instants avant.

La belle demoiselle s’accroupit et me présenta sa main, me proposant ainsi l’hospitalité. L’offre était plus que tentante, mais j’hésitais. Il était certes agréable et reposant d’être ainsi porté, mais cela comportait l’inconvénient de ne plus être maître de ses mouvements.

C’est ainsi que très poliment, je déclinai l’invitation :

« C’est très gentil à vous, mais je préfère pour cette fois, utiliser mes pieds. »

Je lui fis un aimable sourire avant de poursuivre :

« J’ai pris la décision de me reposer et puisqu’il est imprudent de trop se disperser, je vais me rendre dans la même maison que madame Feng. »

Je venais à peine de prononcer ces paroles que Karz, après avoir sagement renvoyé sa fillette et son compagnon à l’auberge, annonça sa décision d’explorer la cité à la recherche de nos deux compagnons manquants.

Je réfléchis un petit moment me demandant si j’avais pris la bonne décision, puis je rajoutai à l’intention de la jeune elfe :

« Votre compagnie serait fort appréciée si vous désirez vous joindre à moi ! »

Sur ces mots, je fis une petite révérence et tourna les talons en direction de la maison qu’avait choisie Lilotéa un peu plus tôt. Même si j’étais partie à la course, j’étais bien consciente qu’il était facile pour des gens de la taille de cette jeune elfe de me rattraper si tel était son désir.

Malgré ma fatigue, c’est sans trop de difficulté que je rattrapai l’elfe bleue. Celle-ci semblait inspecter les lieux et n’avait pas encore pénétré l’habitation, bien que la porte fut grande ouverte.

Arrivée à l’entrée de la deuxième maison, je constatai que je tenais encore cette petite bouteille qui portait mon nom. Je la déposai par terre puis un peu essoufflée m’adressa à Lilotéa :

« Si vous permettez, je vais vous accompagner, mais cette fois-ci, je préfère me déplacer par mes propres moyens. »

J’éprouvais encore de la rancœur envers Lilo due à la façon dont elle m’avait déplacée sans préavis, mais rien ne le laissait paraître dans ma voix qui s’était voulu aussi aimable qu’à son habitude. Je savais pourtant que tôt ou tard, je devrais lui faire part de ce ressentiment à son égard afin d’éviter que cette fâcheuse situation se reproduise.

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Dernière édition par Guasina le Jeu 11 Nov 2010 04:59, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Ven 8 Oct 2010 05:24 
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Une maison de maître classique dans un endroit qui donne la chair de poule. Voilà la première pensée qui me vient à l'esprit lorsque la porte s'ouvre comme par magie. D'ailleurs est-ce vraiment comme ou par simplement ? Une cité volante, une boisson littéralement renversante, des gargouilles gardiennes des couvre-feux, des maisons qui s'ouvrent automatiquement aux premiers rayons du Soleil... Il y a des fois, comme maintenant, où je regrette de ne pas avoir suivi la voie mystique. Mes yeux se plissent par méfiance, qu'allons-nous trouver ici ? Alors que je doute fortement de trouver quoi que ce soit de banal en ces lieux, Guasina me rejoint et m'interpelle avec sa petite voix fluette si agréable à entendre. Je suis heureuse de l'avoir à mes côtés, cette lutine. Et quelle archère !

"Oui, vous avez raison. Lors de notre altercation avec ses gargouilles, j'ai bien vu que vous n'étiez pas à court de génie pour vous déplacer ! Comme quoi, la taille ne fait pas la femme... D'ailleurs, à propos de taille et de gargouilles..."

Je mets alors un genou au sol puis sort d'une de mes poches un petit rubis, un de ceux que j'ai pris sur la gargouille que nous avons vaincue toutes les deux avant de le lui présenter en souriant.

"Je les ai récupéré et je me suis dit que je serais une bien vilaine ingrate de ne pas vous faire partager les fruits de notre labeur. Tenez, Mademoiselle Roquin, ce petit joyau vous revient de plein droit."

Je lui donne donc le petit rubis brillant au soleil puis m'assoit simplement sur le bord de la porte, le regard perdu dans la ruelle unique de cette cité mystérieuse.

"Je suis dépassée par ce qu'il nous arrive. Toute ma vie a été contrôlée, prévue, soignée... Mais depuis quelques temps, tout s'écroule, plus rien ne va comme je l'avais prévue. Je vais vous dire un secret, Mademoiselle Roquin. Il y a de çà 39 jours, 40 même, je suis rentrée chez moi, à Cuilnen. Je venais de terminer mon éducation militaire et j'étais heureuse. J'allais retrouver ma famille, épouser l'elfe de ma vie et entrer dans la milice royale. Mais rien ne s'est passé comme prévu. J'ai retrouvé ma famille morte, j'ai épousé Thelma à la-va-vite après un mois de deuil et je me suis retrouvée à nourrir la vengeance de mes parents en battant la campagne. Des assassins sont à ma poursuite et inversement. Et là encore, rien ne va. Au lieu d'assouvir ma vengeance, je me retrouve coincée sur une île volante, bien loin de mon destin et de la promesse faite devant la tombe de mes parents et de mon petit frère."

Doucement, je lui raconte ma vie. Je ne sais pas pourquoi. Quelques larmes roulent sur mes joues et je ne cherche même pas à les essuyer. C'est la première fois que je me confie ainsi et je m'en sens bizarre. Ce n'est pas dans mes habitudes d'être aussi confidente. Tous ces mystères, je le crains, ont eu raison de ma carapace de civilité. Je me revois encore jurer comme une poissonnière, la veille, donner des leçons aux autres passagers à l'auberge de ce fou. Il faut que je me reprenne car j'ignore totalement ce que je pourrais être en mesure de faire si mes sentiments se mettent à prendre le pouvoir sur ma raison.

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Sam 9 Oct 2010 06:41 
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Je n'écoutais déja plus Eliss sous mon masque bien dressé d'indifférence, alors que j'observais les deux créatures qui ne réagissaient en rien à mon intervention. J'en venais à douter de leurs nature, de leurs vies, même jusqu'à leurs existences propres. Leurs attitudes n'avait rien de naturel. Ils semblaient régler avec la precision d'un sablier.

(Bon, il ne semble pas avoir le moindre danger.)

"Eliss, allez voir si il y a des chambres pendant que je farfouille un peu."

Pour joindre le geste à la parole, j'entamais une fouille minutieuse de la demeure? Ce que je cherchais ? Je ne le savais pas moi même.

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"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien."

- George Smith Patton


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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Sam 9 Oct 2010 13:25 
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Alors que Josh se remettait péniblement d'aplomb, gardant une main sur l'épaule du jeune archer pour se maintenir debout, le soleil fit son apparition, laissant ses quelques rayons apaisant caresser le visage du guerrier. Le souffle glaciale qui avait empreint toute la cité pendant la nuit s'estompa et laissa place à une légère chaleur réconfortante. Leur cauchemar était fini, la nuit avait disparue, et tout était devenu calme et serein.

Josh entendit alors la remarque désobligeante de l'elfe qui les accompagnait. C'était compréhensible. Quelques heures plus tôt, son double les avait salement lâcher en faisant une remarque similaire envers les blessés. Il se promit de leur expliquer le moment venu, pour éviter d'autre malentendu.

Tout de suite après, Aenaria demanda au groupe quelle décision il prenait. Continuer dans les rues de la cité à la recherche des deux membres manquant, ou se reposer dans l'une des habitations. Bien qu'ayant été remit sur pied en un rien de temps, Josh était encore fébrile,et la potion n'avait pas calmé la fatigue qui s'était installé en lui. Il était plutôt d'avis de dormir un peu, mais il se plierait à la volonté du groupe. Nul besoin de se disperser, vu les dangers qui guettent cette ville.
Soudain, l'archer dont Josh n'avait pas retenu le nom hurla à s'égosiller. Cela ne choqua pas le guerrier, chacun sa façon de décompresser. Il éprouvait maintenant une certaine sympathie pour lui, et pour tous les aventuriers présents d'ailleurs. Même l'elfe aux cheveux bleus, malgré sa remarque à son égard. Il ne pouvait lui en vouloir, et elle leur avait été d'une grande aide cette nuit. Sa fierté lui empêchait peut-être de montrer ses sentiments, mais Josh était sûr d'une chose... Jamais, elle ne l'aurait laissé agoniser sur le pavé de la cité. Après avoir congédié la petite, l'archer fit une annonce. Il avait prit la décision de partir à la recherche des deux autres, malgré son état. Il invitait tout le monde à le suivre, s'ils le désiraient. Josh lui répondit alors d'un ton amical, plus amical que jamais, et avec toute la compassion dont il pouvait faire preuve.

« Heu... Jeune archer, je ne connais pas ton nom. Je pense que partir à la recherche de nos deux équipiers manquant, dans notre état ne servirait à rien. Nous ne leurs serions d'aucun secours, du moins, moi je ne suis plus en état de combattre, et je pense que c'est le cas de pas mal d'entre nous. Il vaux mieux nous reposer, même peu de temps, et alors nous pourrions les aider, s'ils sont encore en vie... »

Il eut du mal à prononcer ces derniers mots. Leur mort était une possibilité à ne pas négliger, même si ça aurait été la pire. Mais il fallait rester optimiste. Ils étaient partit bien avant eux, et ils auraient peut-être eut le temps de rentrer dans une habitation avant la nuit tombée.

L'elfe au masque partit en direction d'un maison, et la lutine la suivit. Voilà exactement ce qu'il ne fallait pas faire. Ce séparer. L'archer partait dans les profondeurs de la cité, et les deux autres membres partaient vers une porte, laissant seul Josh et Aenaria. Qu'allait-elle faire, elle ? Il fallait absolument convaincre l'archer de rester, sans quoi, Josh le suivrait, au risque de mourir, mais il lui devait bien ça. Et puis, même si seul il n'aura aucune chance au moindre danger, avec Josh, il lui restera peut-être une infime chance de survie... Mais faire courir ce risque à la belle n'était pas envisageable. En compagnie de deux blessés, elle courrait un trop grand risque, que le guerrier ne voulait pas lui faire prendre. La décision la plus sage serait de tous rester ensemble, et ce reposer quelques heures. De ce qu'il avait put voir, le guerrier manquant n'était pas un combattant de pacotille. Il saurait surement protéger l'hôtesse. Mais rien n'était moins sûr. Qui savait ce que cachait encore cette île volante ?

Il décida donc de voir ce que décidait la belle elfe, pour envisager la suite.

« Aenaria, tu vas bien ? Que décide-tu pour la suite ? Le mieux serait de ne pas nous séparer. »

Il ajouta timidement à son attention en la regardant d'un air légèrement honteux. « Je suis désolé de t'avoir fais courir des risques lors de l'affrontement. J'espère ne plus être un poids à l'avenir. »

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Sam 9 Oct 2010 16:53 
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Rue de la Cité d’Elle (Karz, Josh, Aenaria)

La ruelle est toujours paisible. En avançant un peu, Karz ne peut voir que la ruelle, qui monte en zigzaguant vers la Citadelle, bien au dessus. Vraisemblablement, vous pourriez y être en une grosse heure, en gardant un rythme constant.

Lily et Nevol, quand à eux, se dirigent vers l’auberge de Donald, et disparaissent plus bas, dans un virage.

Maison de la Cité d’Elle 1 (Ezak, Eliss)
[À noter que les numéros de maisons que je note sont des points de repère pour moi situer où vous êtes, et non les emplacements des maisons.]

Eliss obtempère à ton ordre sans rien dire, arborant tout de même une moue frustrée, et se diriger vers les escaliers pour fouiller l’étage. De ton côté, tu ne trouve aucun objet réellement intéressant. Il n’y a que des meubles, ici : sièges, table, chaises, bureau, buffet en bois… Dans celui-ci, tu découvres tout de même un vieux sac de toile, fourré là comme s’il avait été oublié, ou caché. Le tintement de ce qu’il contient est caractéristique, et en l’ouvrant, tu peux découvrir une bonne centaine de couverts en fer, petites cuillères, fourchettes, couteaux, cuillères, etc…

Eliss ne reste pas longtemps en haut. Elle redescend assez rapidement, les mains vides.

« Il y a une chambre avec deux lits conjoints, là-haut. Mais aucun objet de valeur… »

Durant toute votre fouille, les deux elfes étranges n’ont pas bougé d’un poil.

(Pas de chance au dé XD)


Maison de la Cité d’Elle 2 (Guasina, Lilo)

Rien de spécial à préciser… La maison vous attend pour être explorée, vous êtes sur le seuil et rien de bouge…

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Sam 9 Oct 2010 18:51 
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Josh semblait aller bien, les avis sur la situation divergeaient en fonctions des bouches et cela ne m’étonnait guère. J’avais envie d’en apprendre un peu plus sur cette citadelle. L’idée d’explorer un peu plus les lieux me plaisait beaucoup. J’avais envie de suivre Karz dans son envie de retrouver nos équipiers qui étaient peut-être en danger ou pire… Ne pas garder des pensées négatives alors que nous venons de passer le plus dur.

« Aenaria, tu vas bien ? Que décide-tu pour la suite ? Le mieux serait de ne pas nous séparer. Je suis désolé de t'avoir fais courir des risques lors de l'affrontement. J'espère ne plus être un poids à l'avenir. »

Josh voulait avoir mon avis… Intéressant, il voulait se reposer, il n’était pas en état, la marche ne pourrait pas lui faire de mal dans l’état actuel des choses.

- « J’ai envie de suivre Karz dans son ascension, nous arriverons peut-être à rejoindre nos équipiers qui sont partis avant nous. »

Suivre Karz était mon idée, Josh ne voulait pas qu’on se sépare… La cité n’avait pas l’air trop dangereuse en cette matinée ensoleillée.

- « Je sais que tu as envie de te reposer mais tu as l’air d’aller mieux maintenant. Et non, tu n’es pas un poids. Ne t’inquiète plus pour cela à l’avenir. »

Il ne devait pas culpabiliser, ce qui nous est arrivé, n’était qu’un accident, il ne devait aucunement se le reprocher. Note à moi-même : lui faire comprendre qu’il n’était pas coupable, que nous avons tous les deux une part de responsabilité.

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 Sujet du message: Re: La Cité d'Elle
MessagePosté: Dim 10 Oct 2010 04:38 
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À mon appel, Lilo s'était tournée vers moi avec un grand sourire, ma présence était apparemment la bienvenue et je m’en réjouis. Le moment était donc bien choisi pour lui expliquer qu’il m’était désagréable de me faire trimbaler ainsi sans préavis comme une vulgaire poupée de chiffon.

Je pris donc une grande respiration pour me donner le courage d’aborder le sujet puis ouvris la bouche. Je n’eus cependant pas le temps de placer un mot car mon interlocutrice prit les devants. Elle me complimenta d’abord sur ma débrouillardise. Mon vol à dos de corbeau lui avait laissé une bonne impression.

Je rougis quelque peu, j’hésitais à présent à lui faire la leçon. Elle venait d’être très gentille avec moi, je n’osais plus vraiment lui réciter mon petit sermon. J’étais rendue là dans mes réflexions, lorsqu’elle s’agenouilla par terre et fouilla dans l’une des poches de sa jupe de soie pour en ressortir l’œil de la gargouille. Elle avait retiré cette précieuse petite pierre rouge de l’orbite de la rocailleuse créature.

Alors que mes yeux émerveillés fixaient ce petit joyau écarlate, la grande dame en bleue me l’offrit en cadeau, m’expliquant qu’il était la récompense de ma vaillance au combat. Après cette dure épreuve, il était légitime, selon elle, que l’on s’approprie chacune un œil de notre victime.

J’étais ébahie, heureuse et un tout petit peu honteuse. Honteuse de mon petit caprice de princesse refusant qu’on la déplace sans préavis.

(Je ne peux accepter un tel présent.)

Je ne me sentais pas digne d’un tel honneur, d’une telle récompense, alors que je ne faisais que mon devoir de citoyenne lutine envers mon prochain.

(Mais je ne peux lui faire l’affront de refuser.)

La générosité est une qualité de cœur de valeur inestimable. Cette vertu, assez rare dans ce monde égoïste, ne dois pas être ignorée, mais plutôt appréciée.
J’acceptai donc son présent en toute humilité.

« Votre geste me touche. Votre générosité est si grande ! »

Je pris précautionneusement ce petit bijou et le rangeai dans mon sac.

Lorsque je relevai la tête, Lilo était assise sur le seuil de la porte, comme perdue dans ses pensées. Puis sans prévenir, elle commença à se confier à moi.

Je m’approchai d’elle et l’écoutai attentivement. Elle me fit part de son désespoir, des épreuves qu’elle a vécues. Je n’avais pas de mots pour la consoler, mais je n’en cherchais pas, je savais trop bien que dans ces situations de confidences, c’est d’une oreille dont elle avait besoin et aussi d’un peu de chaleur humaine. C’est ainsi que sans faire de bruit, afin de ne pas enterrer sa douce voix cassée par l’émotion, je gravis son bras puis son épaule pour ensuite m’y asseoir. Sans dire un mot, toujours attentive à ses propos, de ma petite main de lutine, je lui massai tout doucement la nuque de façon à faire baisser la tension qui y régnait. Lorsqu’elle eut terminé, tout délicatement, je retirai ma main.

Je lui murmurai ensuite à l’oreille :

« Venez avec moi à l’intérieur, le repos nous fera le plus grand bien, et demain nous aurons les idées plus claires. »

Ceci dit, d’un bond agile je sautai sur le pavé. J’ouvris ensuite la marche en entrant la première dans le couloir de la maison. Deux portes se présentaient à ma gauche et une seule à ma droite, je décidai pourtant de continuer tout droit pour gravir les escaliers. Je cherchais une chambre pour me reposer et j’en avais déduis que si chambres, il y avait, elles devaient se trouver au deuxième étage.

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Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Jeu 11 Nov 2010 05:02, édité 2 fois.

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