L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Dim 19 Juin 2011 22:00 
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Le jeune mage observa les conséquences de ses actes avec de grands yeux. Quelque part, il était à la fois fier et consterné : Si les amants avaient désormais une chance, lui, en revanche, venait bel et bien de se jeter tête baissée vers de gros ennuis. Il avait déjà conscience des risques avant de mettre son plan à exécution, mais c'est fou ce qu'ils lui paraissaient plus réels et mortels maintenant qu'il y était exposé.

Son arme improvisée avait fonctionné à merveille. Les sentinelles avaient vu l'homme prendre feu et l'alerte fut donnée dans tout le fort. L'attaque surprise était tombée à l'eau et, comme l’espérait Halkmir, les assassins étaient forcés de faire avec. Il n'avait pas pensé qu'ils pourraient répondre aux archers avec des arbalètes, mais c'était vraisemblablement mieux que s'ils étaient entrés... Probablement...

Des amants sortaient déjà du fort pour engager le combat. Bien. Le jeune mage craignait justement qu'il ne se retrouve seul au corps à corps. Des renforts ne seraient pas de refus... S'ils parvenaient jusqu’à lui à temps, et si possible, non criblés de carreaux... Dans tous les cas, il devait se débrouiller seul pendant ce temps et c'est précisément ce qui l'ennuyait.

(comment font ils pour tenir une telle cadence de tir avec de tels engins? Bon au moins les archers ont le couvert du rempart, cela leur donne un avantage tactique et euh... Bon, Halkmir, mon grand, au lieu de parler tout seul de choses que tu ne connais pas, occupe toi plutôt de ce monstre devant toi!)

En effet, une autre partie de son plan avait par contre totalement échoué. Le projectile avait effectivement atteint et tué un ennemi, Il était au sol, carbonisé et certainement irrécupérable.

(j'ai bien fais de ne jamais gouter cette gnôle immonde...)

L'ennui c'est qu'entre les deux ennemis qu'il avait une chance d'atteindre, il n'avait définitivement pas tué le bon! Certes son ancien guide et traitre était un bougre plutôt costaud. Mais à choisir, Halkmir aurait préféré le combattre lui, plutôt que son voisin, qu'il visait depuis le début. Il fut de plus en plus persuadé que cela aurait été bien plus préférable à mesure que ledit voisin, le chef des assassin, dégainait son arme en se tournant vers lui avec une lenteur insupportable. Ce genre de lenteurs qui donnent envie que les choses se finissent vite alors qu'on sait pertinemment qu'elles finiront mal pour vous...

(Il est encore pire de face! Et c'est quoi cette arme ignoble!?)

Le garçon avait déjà combattu, notamment des ennemis de grande taille. Ça demeurai une grosse source d'angoisse pour lui. Cependant, cela lui avait déjà fait comprendre que susciter la peur ou le doute était très utile au combat et le feu était un outil très efficace pour inspirer de tels sentiments.

Il brandit son parchemin , prêt à le lire et pris son air le plus sérieux et menaçant.

"Lâche ton arme, gros malin, où je te fais rôtir aussi!"


Il ne se faisait guère d'illusion, surtout que le sort du parchemin ne risquait pas de faire de mal à son adversaire, tout au plus lui laisser une vilaine tâche sur la rétine pendant quelques secondes. En somme, tout cela risquait de ne pas être très convainquant. Aussi Commença t'il à préparer un autre sort : Un aura de feu commença peu à peu à l'englober. Ça et là autour de lui, des flammèches traversaient l'air pour mourir aussitôt.

C'était le seul sort qu'il maitrisait un tant soit peu, il était destiné à le rendre aussi terrifiant que possible au travers d'un habit et d'un de flammes. Seulement son ennemi paraissait aguerris, Halkmir craignait fort que cela ne suffise pas...

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Mar 21 Juin 2011 12:07 
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Portées par mon élan, les deux demoiselles ne tardent pas à me rejoindre dans la défense du fort en ruines. Et elles ne seront pas de trop pour mettre à mal cette petite troupe d’une grosse vingtaine d’hommes, peut-être plus. En tout cas, j’estime qu’encore vingt sont debout, sans compter les trois rôdeurs morts transpercés de flèches en forme de tiges de roses acétées, l’homme mis à mal par un impressionnant lancé de dague de la part de l’elfe blanche, l’homme en feu qui se roule frénétiquement par terre en poussant des hurlements horribles de douleur, et le chef, qui menace toujours l’Amant inconnu et caché de sa lourde épée.

Oryash précise qu’elle s’occupe des trois arbalétriers, tactique efficace pour éviter la mort inutile d’archers du Clan, et nous donner l’avantage sur la distance, puisque nous n’aurons plus à essuyer de carreaux perdus si ceux-là meurent. Salymïa, elle, fait don de sa magie pour mettre à mal les ennemis armés d’armes de mêlée, ce qui n’est pas bête non plus, puisqu’elle profite d’être encore à distance pour les affaiblir au plus.

Mais l’assaut est donné, et les dix-sept hommes armés d’armes de proximité se ruent sur nous trois. Les archers, sur les tours, cessent de tirer, de peur de nous toucher par mégarde. Et je leur en suis reconnaissant, n’ayant aucune envie de me prendre une flèche dans le dos quand je m’y attends le moins. Par chance, Oryash s’est déjà dirigées vers les arbalétriers, donc les hommes qui l’attaquent sont moins nombreux, au nombre de deux. Ceux qui se ruent vers Salymïa et moi sont bien plus nombreux, en revanche… Tous les autres, en somme. Je profite de leur distance relative pour changer la forme de mon arme en fouet, dont je lance la pointe vers l’un des assaillants. L’arme souple s’enroule autour de sa gorge, et je l’attire avec force vers moi, suffoquant, avant de lui planter ma buveuse d’âme en travers du corps, sans lui laisser la moindre occasion de riposter. Mon fouet se change en dague, et sa gorge est aussitôt tranchée par le procédé. Je laisse son cadavre s’effondrer à mes pieds pour me jeter sur l’ennemi suivant, dont j’évite de justesse un coup de hache.

Son arme est lourde, et il est déséquilibré par le coup manqué qu’il a tenté de me donner. J’en profite pour enfoncer mes deux armes, la Buveuse d’Âmes et la métamorphe, ayant repris une forme d’épée fine et tranchante, dans son dos. Un gargouillis immonde sort de sa bouche en même temps qu’un flot de sang dévale dans son dos et sur son ventre transpercé de part en part. Il s’effondre à son tour sur le sol.

Les compagnons des deux défunts, voyant la facilité déconcertante avec laquelle j’ai tué les leurs, se regroupent en plus grand nombre devant moi. Seuls trois se dirigent vers Salymïa, au final, armés de masses, d’épées et de haches. Les miens sont pareillement équipés, mais c’est bien à dix hommes que je fais désormais face…

Un coup d’œil m’interpelle sur la situation de l’Amant, qui, sorti de son buisson, se pare d’une aura de flammes le rendant impressionnant. Pourtant, son aspect est celui d’un grand enfant, entouré d’habits rouges larges, et cachant jusqu’à son visage. À la manière dont celui qui le menace tient son arme, je sais qu’il n’est pas un piètre combattant, et je sens la nécessité pressante de venir en aide à ce petit inconnu impromptu. Je n’ai guère le choix, si je veux connaitre la raison de sa présence ici, au Clan des Roses. Je bondis donc dans sa direction, même si sur mon chemin, les rôdeurs me barrent la route. Je saute dans le tas, les lames en avant, transperçant l’épaule de l’un d’eux, qui est forcé de lâcher son arme. Mais ses compagnons m’attaquent alors tous en cœur, et je me défends tant bien que mal de leurs coups. Mon épée libre pare près de trois chocs, alors que je me sers du corps encore en vie de mon ennemi transpercé, encore empalé sur ma lame, comme d’un bouclier vivant. Il essuie à ma place près de cinq coups de haches et d’épée de mes adversaires avant que je ne daigne le lâcher, et le laisser glisser au sol, désormais mort, tué par les siens, dont l’horreur peut se lire dans leurs yeux.

Je tournoie alors sur moi-même pour éloigner les autres. Vifs, ils évitent mes armes en bondissant en arrière, et une voie se forme pour me laisser passer vers le petit mage de feu. Sans prendre garde à ma propre sécurité, je fonce dans la brèche pour le secourir. Les plus proches en profitent pour m’assaillir de coups, et je reçois plusieurs blessures dans ma course : un coup d’épée me lacère le haut de la cuisse, et un coup de masse me heurte le flanc, à travers ma protection de torse. Je sens même un coup de hache se perdre dans mon dos, heureusement protégé par les couches de ma cape et de ma cotte. La douleur est cinglante, même si les plaies ne sont pas handicapantes, et au moins puis-je finir ma course vers le chef de cette attaque, qui, après avoir hésité à attaquer le mage entouré de flammes, s’apprête à le démolir d’un coup vertical de haut en bas de son impressionnante arme. Il abaisse déjà sa lame, quand je lui bondis dessus. Je n’ai guère le temps d’ajuster mes lames pour qu’elles le transpercent, aussi, sans qu’aucun dégât ne soit prononcé, nous roulons tous les deux sur le sol.

Et tous les deux, nous sommes vifs pour nous relever, nous faisant désormais face. J’ai sauvé le petit mage du coup mortel qui se préparait contre lui, mais désormais, les survivants qui m’ont assailli juste avant, au nombre de neuf, se pressent pour rejoindre ma position et celle du pyromancien.

« Protégez-vous d’eux, restez sous mon couvert ! »

Je lui crie ça, dans le feu de l’action, même si pour le couvert, il n’a guère d’autre choix que de se glisser derrière moi pour se protéger en même temps du chef et des neuf autres hommes. De mon côté, je jauge la situation rapidement. Le chef semble un bon épéiste, mais les autres ne sont pas de grands défis pour moi, mis à part leur nombre. Pourtant, je ne suis pas seul dans ce combat, et je me dois de protéger mes pairs de ce nombre. Je me place donc à côté du petit mage, face au chef, en position défensive, alors que les autres rôdeurs m’ayant attaqué se ruent encore vers nous, plus loin.

« Partez, et vous aurez la vie sauve ! »

Visiblement, ma supplique ne les émeut pas, puisqu’ils continuent à charger férocement.

[HJ: informations données dans le sujet de coordination]

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Mar 21 Juin 2011 21:48 
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À mon plus grand soulagement, mon sort fonctionna et atteignit l'un des hommes. Ce dernier, sous le coup de l'explosions, se vit propulser plusieurs mètres en arrière et il s’assomma contre l'un des arbres avant de retomber lourdement sur le sol dans un fracas. J'avais réussi à le neutraliser, mais pas à le tuer. Qu'importe, j'avais été utile. Mais je n'eus guère le temps de m'attarder sur cette pensée, car tout le groupe d'hommes se rua vers nous. Deux se dirigèrent vers Oryash qui avait pris les arbalétriers pour cible et tout le reste se dirigea vers moi et Cromax. Ce dernier maniant les armes avec fluidité n'eut guère de mal à se débarrasser de certains réussissant ainsi à se frayer un chemin.

Je me retrouvai seule et curieusement je ne ressentais aucune panique. Après la petite démonstration de force du Sindel, les hommes décidèrent de se séparer et trois rôdeurs se dirigèrent droit sur moi. L'un armé d'une hache, l'autre d'une grosse masse et le dernier d'une épée semblant fendre l'air et couper nette tout obstacle se trouvant sur le chemin de son porteur. En l’occurrence l'obstacle c'était moi. Pendant l'espace infime d'une seconde, je ne sus pas quoi faire. J'étais complètement perdue. ...Acceptes moi !...

Cette voix ? Encore cette voix jaillit dans mon esprit et c'est alors que je sentis en moi monter des envies meurtrières. Sans trop réfléchir, car réfléchir ne me menait à rien à part à avoir de gros maux de tête, je me mis à courir comme une furie vers l'homme armé d'une épée. Ce dernier évita habilement mon coup et au moment où je passai à ses côtés, je sentis quelque chose de froid glisser sur le haut de mon bras. Puis un liquide chaud découla de la blessure que venait de m'infliger cet homme. Au lieu de me faire fuir, ce coup ne fit que redoubler mes instincts meurtriers. J'imaginais Grantier, ma mère et la folie s'empara de moi. Je m'approchai lentement, mais avec certitude de cet homme surprise que les deux autres n'essayaient pas de tenter quelque chose pour me stopper.

Bâton en main j'avançais sur l'épéiste qui se tenait en garde. Visiblement las de ce petit jeu, il décida d'attaquer. Mais mon bâton est long. Je m'accroupis évitant ainsi son coup pendant que je fis tourner mon bâton avec force pour le déstabiliser au niveau des jambes. Il vacilla légèrement, je me redressai aussitôt, sortis ma dague, sautai sur lui et la lui plantai dans sa gorge. Pour la sortir je pris bien soin de tracer une large ouverture par laquelle coule la vie de l'homme. Ma vie coule aussi par mon bras, mais malgré la douleur je suis comme suralimenté. Je me tournai pour faire face aux deux autres hommes, l'un deux se ruant déjà sur moi pour venger la mort de son compagnon. J'eus tout juste le temps de l'éviter ainsi que le gros coup de masse qu'il s'apprêtait à me donner.

"Elfe, tu vas payer pour la mort de mon frère !"

La compassion était l'un de mes points faibles. Voulait-il toucher une corde sensible ? Soudain m'apparut l'image en sang de mon père. Si j'abandonnais, si je mourais ici, je ne pourrais voir la chute de l'homme responsable de tous mes malheurs. La pitié pour cet homme attendrait ! Je devais me battre pour ma survie.

(Aies confiance en tes pouvoirs, en toi !)

Laïdè ! Dans ma folie destructrice, je l'avais oublié. Mais une fois de plus je ne m'attardai pas, le frère de ma récente victime revenant à la charge. Alors que sa masse s'apprêtait à s'écraser sur moi, je fis une roulade et réussis le coup de génie, pour moi, que j'avais en tête : récupérer l'épée du défunt frère. Je me retrouvai allonger sur le sol et interposai l'épée entre moi et la masse qui fondit sur moi une fois encore. L’épée se tordit sous le coup de l'impact auquel ne s'était pas attendu l'homme qui prit par surprise, hésita à retenter sa chance. Grave erreur pour lui, même tordue, l'épée restait tranchante et je la fis passer à travers le corps du frère qui avait sa masse levée, prêt à attaquer. Il tomba à genoux mais n'eus pas suffisamment de temps pour rouler et éviter l'arme qui tombait au sol et qui m'écrasa l'avant bras déjà abîmé par le coup d'épée. Je sentis des os se briser et une violente douleur envahir tout mon bras. J'étais mal en point, mais réussis néanmoins à rassembler assez de force pour que de mon autre main, je réussisse à trancher la gorge du deuxième homme. J'étais essoufflée et pensais que j'allai mourir sous le coup de hache du troisième homme mais rien ne vint. Ce fut à ce moment que je le vis qui courrait dans la direction du groupe qui attaquait Cromax. Je lui hurlai alors.

"REVIENS SALE LÂCHE !!!!!!"

Ramassant mon précieux bâton, je me mis à lui courir après tout en rangeant ma dague dans son fourreau. Je la ressortis rapidement cependant, car en passant devant l'arbre où se trouvait l'homme que j'avais réussi à assommer précédemment, je décidai de mettre fin définitivement à sa vie pour ne pas risquer de me prendre un coup dans le dos, puis continuant ma course je rangeai de nouveau mon arme. De toute façon, vu l'état de mon bras elle n'allait plus m'être d'aucune utilité. Je ne pouvais plus me servir que de ma magie. J'entendis Cromax donner l'ordre à quelqu'un, que je ne voyais pas encore, de rester derrière lui. Un nouvel amant ? Cela était-il possible que Pulinn ait envoyé quelqu'un d'autre ? Puis le Sindel essaya de négocier mais cela ne prit pas sur les hommes qui continuèrent de charger. Alors que le rôdeur à la hâche s'approchait du groupe je m'arrêtai net et évaluai la distance qui me séparait du groupe. Environ dix-huit mètres et juste un peu plus d'une vingtaine de Cromax.

(Parfait ! Merci à toi mon amour !)

J'appliquai alors le sort que m'avait enseigné Amhalak avant que je ne parte pour les Duchés. Je me concentrais sur l'effet que je voulais obtenir. Je concentrais toutes mes pensées là-dessus et une onde de choc jaillit de mon bâton touchant tout le groupe. Tous tremblèrent sous l'impact, mais aucun ne faillit. Grâce à Gaïa je n'avais pas touché Cromax qui protégeait un mage de feu d'un homme possédant une arme terrible qui n'avait visiblement pas été affecté par mon sort.

"Besoin d'un coup de main !?" lançais-je à Cromax.

Je restai néanmoins à distance car cela était plus facile pour lancer mes sorts. De nouveau je me concentrai pour sortir de mon bâton la boule d'énergie mêlée qui m'avait si bien aidé...

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Dernière édition par Salymïa le Jeu 30 Juin 2011 12:53, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Mer 22 Juin 2011 23:05 
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Au dehors des remparts c'était la panique, pas moins d'une bonne vingtaine hommes armés se ruaient en direction du clan des roses. Mais par chance l'alerte avait été donnée et l'effet de surprise était tombé à l'eau.
Oryash était déterminée à réduire les arbalétriers en lambeaux. Ils étaient un sérieux atouts pour les manants et qui plus est un danger important pour les archers du clan qui maintenant se retrouvaient dans l'impossibilité de tirer s'ils ne voulaient pas toucher le groupe des Amants.

Alors qu'elle courrait vers ces hommes là, elle avisa trois autres brigands qui se ruaient dans sa direction sans doute pour l'intercepter avant qu'elle ne réussissent à atteindre les arbalétriers.
Le premier tenait une épée à double tranchant qu'il faisait tournoyer au dessus de sa tête en courant droit sur la peau blanche en hurlant.
Comprenant que tout se jouerait à un cheveux, Oryash bondit sur le côté gauche quand l'homme vint à abattre son arme. Elle sentit le souffle de son passage tout près d'elle et dans le même temps lacéra le flan de son adversaire de ses griffes.
L'homme émit un grognement de douleur avant de faire volt face et de jauger Oryash avec mépris.

"Sale petite garce! Quand j'en aurais terminé avec toi, ta famille ne te reconnaitra même pas"

La Phalange de Fenris, eut un demi sourire en coin avant de fondre à nouveau sur cet homme qui semblait si sur de lui. Elle sauta sur un rocher et plongea griffes en avant sur le manant, plantant les griffes d'acier de sa main gauche dans l'aine de l'humain.
Elle sentit la chaire se déchirer sous l'impact et le sang se mit à gicler. Elle venait de toucher un point stratégique. L'homme chancela mais ne tomba pas ce qui contraint Oryash à redoubler de prudence. Elle sentit la lame de l'épée lui érafler le bras droit . Elle roula sur elle même avant de se remettre debout et se retourna abruptement, alors que l'arbalétrier commençait à se vider de son sang.

"Tu vas crever pourriture!"Cracha-t-elle alors que l'homme chancelait.

Il tenait encore debout mais avait bien du mal à garder son équilibre et son épée lui semblait très lourde. Il ne parvenait presque plus à la soulever.
Oryash le regardait se vider de son sang quand retentit un cri qui l'a mit en alerte, une second homme se jetait sur elle dague en main.Elle para de justesse le coup porter grâce à ses griffes et à l'intervention inopiné du Woger qui venait de se jeter sur le brigand toutes dents dehors. L'homme se trouvait donc au prise avec l'animal ce qui laissa le champs libre à Oryash de s'occuper d'un autre bandit.

Ainsi débarrassée de cet homme, elle se focalisa sur le premier des hommes à l'arbalète qui continuait de tirer sans relâche en direction des remparts. Il était si absorbé par sa tache qu'il ne remarqua que trop tard la peau blanche qui bondissait sur lui alors qu'il rechargeait son arme en projectiles.
Elle l'atteignit à l'avant- bras, tranchant un bon morceaux de chair au travers de ses vêtements. L'homme hurla et lâcha son arme.

Mais s'était sans compter sur un autre homme d'arme qui lança en sa direction une slave de flèches. Oryash se jeta au sol, mordant ainsi la poussière, avant de se réfugier derrière un rocher. Elle venait d'avoir eut très chaud. L'attention de l'arbalétrier était à présent sur elle. De ce fait les remparts n'étaient plus son objectif premier.Maintenant restait à savoir comment Oryash parviendrait à sortir de son refuge sans être la cible de cet homme.

Le woger réapparut tout à coup couvert de sang et attira, Oryash ne sait par quel miracle, l'attention du dernier arbalétrier, suffisamment de temps pour que la peau blanche se rue en dehors de sa cachette et ne court en direction de cet homme armé. Elle courrait en serpentant de façon à pouvoir éviter toute salve de flèches. L'homme vit fondre sur lui un fauve aux yeux sanguinaires d'où une lueur inquiétante émanait.

Elle courrait griffes en avant et elle embrocha l'homme avant même qu'il n'eut le temps de charger son arme. Les griffes lui transpercèrent le ventre et sentant une résistante sans doute dut à une cuirasse de cuir, la peau blanche accentua son coup avec encore plus de force, elle sentit le cuir céder et le métal pénétrer le corps de l'arbalétrier. Pour toute réponse à cette attaque, il lâcha son arme et prit Oryash à la gorge, tentant par tout les moyens de se défaire de cette douleur atroce. Il serrait si fort que la peau blanche sentit sa vue se brouiller.
Il fallait qu'elle réagisse avant que l'air ne vienne à lui manquer. Elle envoya un coup de genou dans les parties génitales du manant qui lâcha prise afin de se prendre l'entre jambe. S'en réfléchir, la Phalange de Fenris lui trancha la gorge de la main gauche et planta les griffes de sa main droite dans le coeur de son ennemi.

Soudain un choc dans sa cuisse et une douleur avant qu'elle ne lâche l'arbalétrier qui s'écroula au sol et qu'elle ne remarque une dague ficher dans jambe. Un homme se tenait un peu plus loin, plutôt fier de lui et dégaina une hache. Oryash le fixa et grogna sauvagement. Un animal blessé était sans doute plus dangereux qu'un animal en bonne santé et ce lanceur de dague allait l'apprendre à ses dépends.
Sans sourciller, elle arracha l'arme de sa cuisse en serrant les dents et avança droit sur l'individu

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Jeu 23 Juin 2011 00:34 
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Le bref soulagement d'Halkmir, lorsque son opposant fut pris d'un doute en voyant les effets de l'aura du mage, ne rendit sa déception lorsqu'il brandit son arme que plus rude encore. Sans se laisser démonter, il voulu se préparer à l’esquive, mais cela promettait d'être juste, très juste.

(Les dieux? ou qui que ce soit? Vous m'entendez? s'il vous plait!)

A peine eut il le temps de lever un pied dans un mouvement de recul habile que son agresseur disparu subitement. En fait, il n'avait pas tout à fait disparu mais c'était changé, l'espace d'une seconde en une masse remuante pleine de bras, de jambes et d'objets beaucoup trop pointus, après qu'une sombre silhouette ne l'ai percuté de plein fouet.

Le garçon profita de l'occasion pour laisser tomber pour de bon ses plans de persuasion. sans abandonner son moyennement utile parchemin de main brulante, il dégaina sa dague. Bien que celle ci ne lui promettait pas nécessairement un avenir plus sûr, elle lui offrait sans aucun doute d'avantage de répondant.

Bien que la bataille faisait rage, elle semblait clairement tourner à l'avantage des amants. Halkmir s'autorisa donc à un petit coup d’œil vers les cieux.

(Et bien euh...merci!)

Brusquement, une forme se dressa devant lui. L'être lui tournait le dos et il n'en voyait que ses cheveux et sa cape (ainsi que son arme bizarre qui remuait, ce qui attisa vivement la curiosité du garçon). C'était lui son sauveur et, de toute évidence, un amant. Ô joie, l'un d'eux était venu lui sauver la mise. Avec un peu de chance, Ils pourraient peut être s'entendre à l'avenir mais... Ce n'était pas le moment de songer à tout cela. Le ton sévère de son allié le remis au pas et il leva sa garde. Bien moins impressionnant, le jeune mage comptait cependant ne pas devenir un poids pour ses compagnons.

"Ne vous en faites pas pour moi, foncez, je suivrai!"

d'un bref coup d’œil, Halkmir jaugea combien la situation s'était compliqué pour lui. En plus du chef, de nombreux autres combattants approchaient et représentaient une menace sérieuse... Ce qui ne semblait pas déranger le nouvel arrivant. Une chose était clair, le garçon se trouvait au milieu de guerriers bien plus puissants que lui et ne pouvait guère être utile à ses camarades.


(Tout est dans l'illusion, mon grand. Si tu ne peux aller au front, soutiens le, trompe l'ennemi!)


Il se tint légèrement sur le côté tout en restant proche de son protecteur, mettant le chef des assassin face à une fausse tenaille. L'important était de créer le doute... Puis le mage souffle à l'elfe.

"Il ne faut pas les laisser fuir. Il faut tous les tuer...Sauf le chef! Il faut qu'on le fasse parler...Et éventuellement le type à qui j'ai mis le feu, mais ça me parait cu.. euh, compromis."


(HA-HA. C'est bien le moment de faire de l'humour, ABRUTIS!)

Grimaçant, il constata que les tueurs approchaient vite. S'ils les encerclaient, il devrait lui aussi protéger les arrières de son allié. Il se prépara à cette éventualité.

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Mer 29 Juin 2011 18:10 
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[HRP : Oryash, petite remarque : ton woger n’est pas sensé pouvoir participer au combat, en tant que simple animal de compagnie (même pas apprivoisé, en plus…). Tu n’es en rien liée à lui, ni lui à toi, et il ne te défendra pas, préférant fuir pour sa sauvegarde plutôt que de combattre à tes côtés. De plus, même si de ton côté, ça implique assez peu ce qui se passe du côté des autres, tu pourrais mettre dans le topic de coordination où tu en es dans ton combat contre les 5 hommes (trois arbalétriers et deux autres) que je t’ai donné à combattre ? Merci !]

Les deux demoiselles semblent se débrouiller au mieux de leur côté. Si elles sont toutes les deux sommairement blessée, cela ne les arrête en rien dans ce combat meurtrier. Ainsi, je vois Salymïa faire œuvre tant de sa magie que de ses capacités martiales pour vaincre ses ennemis, tout en profitant des armes de ceux qui tombent sous ses coups pour les retourner contre ses adversaires. Du côté d’Oryash, tout semble bien plus confus, et c’est un animal sanguinaire et sanglant que je vois en lieu et place de la jeune femme. Elle a la même forme qu’avant, mais tout en elle semble vouloir signifier la sauvagerie à l’état pur, la recherche de sang et de violence. Sans le vouloir, je ne peux que comparer sa manière de combattre à celle qui m’accaparait lorsque j’étais sous le coup de ma pseudo-transe colérique, lorsque mes yeux, il y a longtemps de cela, prenaient encore cette teinte carmin pour exprimer ma rage de vaincre et de tuer.

Ce temps est bien loin, et désormais, je maîtrise nettement mieux mes émotions et mes lames. Une machine à tuer au cœur d’un combat, voilà comment on pourrait me voir. Une dizaine d’hommes se tient devant moi, et je ne faiblis pas. Pire encore, je ne ressens que peu la peur que cela évoquerait chez n’importe quel autre être vivant. Sans doute ai-je également acquis une trop grande fierté de mes actes…

(Je devrais faire attention… Rien n’est jamais acquis, et je peux toujours tomber sur plus fort que moi…)

(Tu as cependant raison d’être fier, Cromax. Tes actes le prouvent.)

Je ne sais si c’est pour me complimenter, ou si elle a autre chose en tête, mais je ne tiens pas vraiment compte de la remarque du petit être fluidique qui habite mon fin diadème d’argent. Lysis a, malgré tout ce qu’on a vécu ensemble, toujours une grande part de mystère pour moi.

À mes côtés, le petit mage de feu semble plus confiant. Je le sens doté d’un humour mordant dans ses paroles, et j’esquisse un sourire lorsqu’il s’accorde à dire qu’il me suivra, après que j’aie foncé dans le tas. Il note cependant une dernière chose tout à fait pertinente : il ne faut pas tuer le chef. Il pourra nous renseigner, par la suite, sur les raisons de cette attaque. Et sans doute est-ce le mieux placé pour connaître de tels renseignements. J’opine donc du chef en englobant tous mes ennemis du regard. Ils viennent d’être troublés par une curieuse onde de choc qui vient de les percuter par derrière, où se trouve Salymïa. C’est le moment de déchaîner mes foudres sur eux. De profiter de ce moment de battement dans leur course effrénée pour mettre fin à leur existence. Ce faisant, je laisse complètement tomber le petit mage en bondissant, toutes lames dehors, dans le tas d’ennemis qui me fait face. Pour l’occasion, ma lame métamorphe s’est changée en un sabre souple et légèrement incurvé, afin de me donner le plus de liberté de mouvement possible dans la mêlée, avec le plus de précision et d’efficacité. Tout semble se passer au ralenti, alors que j’ôte les vies de ces hommes. Je perçois d’une manière curieuse tous leurs mouvements de combat, et ajuste les miens avec précision pour leur échapper, et les contrer. D’un point de vue extérieur, ça doit juste ressembler à un massacre sans nom, totalement désorganisé, mais dans les faits, chacun de mes mouvements a une signification précise, un but défini. Pas de perte d’efficacité, juste de la précision et de la netteté.

Ainsi, je tranche la gorge de mon premier adversaire, tout en enfonçant mon épée dans sa cuisse pour le faire ployer. Tournant sur moi-même pour éviter un coup, je tranche la tête d’un second à l’aide du sabre, et je termine mon mouvement avec facilité, droit dans l’abdomen d’un troisième, qui lâche son arme sous l’impact. Je donne un coup de pied dans son ventre alors que mon épée pare un coup m’étant destiné, sur la droite. L’ennemi tombe à terre, mais vit encore, et je saute sur son dos en y enfonçant mes deux lames, qui le clouent littéralement au sol.

Dans le même temps, me sentant exposé aux attaques de mes ennemis, et à raison, j’active ma peau de rose. Une fine carapace verte et lisse me recouvre intégralement, ainsi que mon équipement défensif, et se hérisse de piques prêtes à fuser hors de mon corps au moindre coup. Et cela ne tarde pas : deux hommes m’attaquent par derrière, et leurs coups s’amortissent contre ma protection, alors qu’ils se font larder de piques acérées, reculant sous le choc.

Je ne prends même pas la peine de me tourner vers eux. Je me redresse avec célérité, afin de tournoyer sur moi-même, les lames déployées, tranchant net le bras d’un des hommes m’entourant, et forçant les autres à prendre un peu de recul. Je me retrouve au milieu d’un cercle de huit hommes, puisque le chef, et heureusement pour le petit mage, s’est joint également à la mêlée, ainsi qu’un des combattants qui affrontait Salymïa. Ils semblent hésiter à m’attaquer, redoutant sans doute d’être le premier à crouler sous mes coups. Je décide donc d’agir pour eux : il n’y a pas de temps à perdre. Mon arme change donc d’apparence pour laisser apparaître une lance, à portée bien plus grande, avec laquelle je transperce la gorge d’un des hommes, avant de l’envoyer, tête la première, sur son voisin de gauche. Il s’effondre sur le sol en geignant, un flot de sang giclant de sa gorge ouverte, et la mort s’empare aussitôt de lui, à l’instant où il touche le sol.

Pour tenir mes ennemis à distance, je fais tournoyer ma lance autour de moi, et elle ne rencontre hélas que les parades de mes ennemis. L’un d’entre eux tente de profiter de mon action pour m’attaquer par derrière, mais vif et attentif, je le perçois et enfonce mon épée dans son ventre en me retournant fermement vers lui au moment où il voulait m’atteindre. Ce faisant, je m’agenouille devant lui, et laisse son cadavre s’enfoncer lentement sur ma lame, alors que la lance se change en dague, et que je lui tranche net la gorge, lorsqu’il se retrouve à ma portée. Son corps désormais abandonné de toute vie se trouve être une arme fort efficace de perturbation d’adversaire, puisque je m’en empare pour le soulever, et le lancer aussitôt sur mes ennemis. Deux d’entre eux tombent à la renverse, dans la ligne de mire de l’elfe blanche. L’apercevant, je décide de les lui laisser, et me concentre sur les autres.

Je m’aperçois qu’il n’y a plus face à moi que les deux hommes s’étant faits larder de piques, et le chef, toujours vaillant, armé de son épée redoutable. Je me lance vers eux, et mes deux lames s’enfoncent dans les corps des deux blessés, qui se font abattre au sol par la force de mon coup. L’un ayant la poitrine perforée par mon épée, et l’autre le ventre ouvert par mon autre arme, ayant pris la forme d’un hachoir assez impressionnant, désormais sali des tripes et boyaux de l’homme mort.

Mais cette position me met en sérieuse difficulté face au chef : il en profite pour lever sa lourde épée au-dessus de moi et me l’abattre sur le dos avec force. Ma protection n’est pas suffisante, cette fois, et le choc me renverse au sol, à plat ventre, à la merci de son arme… Mon dos douloureux semble mal en point, et je ne trouve pas la force de me relever de suite… ahanant sous le terrible coup que je viens de subir.

[HRP : infos données dans le topic de coordination]

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Mer 29 Juin 2011 22:50 
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L'onde de choc toucha les hommes comme je l'espérais et Cromax en profita pour se ruer dans la mêlée. Je restais un instant à le regarder ou plutôt à admirer son art du combat. Il était tout simplement épatant, il semblait voler de cible en cible, tranchant une gorge et une tête sur son passage, plantant ses armes dans des corps qui tombaient comme des mouches autour de lui. Dans son dos, le petit mage était toujours là et j'espérais qu'il allait nous être utile. Je ne m'occupais pas de la Phalange de Fenris qui devait très bien s'en sortir.

Cromax était en train de réaliser un véritable massacre même si tous ces gestes paraissaient soigneusement étudiés mais à la vitesse de la lumière. Dans un mouvement, il ramassa un corps pour l'envoyer sur ses ennemis. Deux d'entre eux tombèrent et leur chute les propulsa dans ma direction. Cromax, lui, continua de s'occuper des hommes qui étaient encore en train de s'acharner sur lui. Je compris donc qu'il me laissait à charge les deux ennemis qui se trouvaient à mes pieds.

Je m'emparai de mon bâton et une fois encore je me concentrai sur mes ennemis et lançais la fameuse boule qui alla exploser à la face de l'un des deux hommes qui se retrouva assommé. Malheureusement pour moi, l'autre ne perdit pas une seconde pour foncer sur moi, il me plaqua au sol et je sentis ses énormes mains se refermer sur mon cou et serrer du plus fort qu'il le pouvait. Je sentis l'air qui commençait à manquer dans mes poumons.

...toi et moi, rien d'autre...

(Amhalak !)

Il fallait que je lutte ! Je ne pouvais pas mourir ainsi, pas comme cela et pas ici, perdue au milieu des montagnes loin de mon amour et sans avoir vengé mon père. Je plaçai ma jambe droite comme il le fallait avant de relever mon genou violemment. Ce dernier alla écraser les parties génitales de l'homme qui lâcha prise sur mon cou pour protéger ce qui lui faisait mal à cet instant précis. Très maladroitement je réussis à sortir ma dague de la main droite, qui n'était pas ma main maîtresse et je la plantai dans l'épaule de mon agresseur et la fit tourner. Bien sûr ce dernier n'était pas mort, mais au moins il était neutralisé pour un temps, certes limité, mais c'était toujours ça de gagner.

Alors que les deux hommes étaient pour le moment hors jeu, je récupérai ma dague et m'emparai de mon bâton et me mis à prier.

(Ô Gaïa, maîtresse suprême, déesse que je vénère, je te prie de me prêter ta force et ta clémence et de m'aider en ces heures sombres. J'ai plus que jamais besoin de ton aide et de ta grâce. Il me faut aider mes compagnons, ils ont besoin de moi comme j'ai besoin d'eux.)

Ma prière eut l'effet que je voulais. Comme précédemment dans la cour intérieur, une aura légère sortie de mon bâton et vint m'entourer. Aussitôt je sentis que la force circulait de nouveau en moi et que la douleur dans mon bras diminuait. Je n'étais pas complètement guérie, mais je me sentais déjà plus apte à me mouvoir. Je me relevai et toujours aussi maladroitement, de la main droite, je tranchai la gorge de l'homme que j'avais réussi à blesser à l'épaule. C'est à ce moment que je vis une image qui me terrifia. Celui qui semblait être le chef donna un violent coup au Sindel qui se retrouva face contre terre et à la merci de son adversaire.

Aussitôt la panique s'empara de moi. Il avait beau être puissant, manier les armes comme personne, il n'était pas invincible. S'il disparaissait cela serait une catastrophe pour moi, mais aussi pour le Temple et la guilde en général. J'étais une elfe loyale, fidèle, quoi que l'on pense de moi, j'étais ainsi. Alors que toutes ses pensées se bousculaient dans ma tête, je criai sans m'en rendre vraiment compte.

"NOOOOOOOOOOON !"

Je me mis à courir, bâton prêt à agir. À la bonne distance je lançais, de nouveau, cette boule de fluide instable afin qu'elle aille exploser dans le dos du chef. Même si je doutais que ce sort ait un quelconque effet, il fallait que je donne du temps à Cromax. Il fallait qu'il vive. J'enchaînai les envois de boules magique dans l'espoir que cela donnerait du temps au Sindel pour se remettre en position de combat. Mais soudain je sentis une présence derrière moi, l'homme précédemment assommé était revenu à lui et me menaçait de sa hache. Je m'abaissais juste à temps pour ne pas perdre ma tête... J'étais dans de salles draps ! Comment allais-je me tirer de ce mauvais pas ?

(Calme toi Salymïa, je suis là !)

Je sentis alors une vague de confiance déferler en moi. C'était comme une voix qui me murmurait que je pouvais m'en sortir, que j'avais les moyens de m'en sortir face à ce boucher. Laïdè ! Mais comment ?

(Je t'expliquerai lorsque tout sera fini et que tu seras en vie !)

Alors que la hache allait de nouveau s'abattre sur moi, je reculai puis repérai le corps inerte de son compagnon. Je commençai à faire des tours tout en continuant à reculer et lorsque j'estimai être bien placée, je me mis à courir à reculon. Comme je m'y attendais, l'homme trop brute, se précipita à ma suite et se prit les pieds dans le corps de son défunt compagnon. Alors qu'il essayait de ne pas perdre l'équilibre, je me mis à courir de nouveau en direction du Sindel, arrivée à mi-chemin, je stoppai net et relançai une onde de choc non seulement pour renverser mon ennemi, mais aussi pour venir en aide à Cromax dont je ne connaissais pas le sort, trop occupée à me concentrer pour aider tout le monde.


(((Utilisation de la capacité 'Confiance' de ma faera)))


[HRP : vais mettre tout ça dans le topic de coordination ^^]

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Jeu 30 Juin 2011 20:10 
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Une hache voilà à quoi Oryash allait devoir se mesurer ou plutôt à l'homme qui la tenait. Elle se ruait vers lui bien que blessée à la cuisse mais cela ne semblait pas la déranger, comme si la rage qu'elle portait en elle suffisait à la faire avancer. Le sang, il n'y avait que cela pour l'apaiser.
Autour d'elle le carnage se poursuivait sans qu'elle n'y prête vraiment attention. Elle aperçut Salymïa au prise avec des brigands et Cromax taillant à tour de bras dans tout ce qui passait à sa portée. Quand au petit bonhomme, celui qui maniait le feu, elle n'en avait que faire ne sachant pas pour le moment qu'il était des leur.
Et puis de toute façon , elle n'aimait pas ce qui touchait de près comme de loin au feu.

La femme qu'elle était n'existait plus ayant fait place à l'animal sauvage. Cet animal réclamait sa part de sang et de chaires déchiquetées.
Alors qu'elle se dirigeait vers l'homme à la hache ce dernier faisait de même criant à plein poumons dans un excès de colère sans doute provoqué par la chute brutale de ses compagnons d'arme.

Lorsqu'elle jugea l'individu suffisamment près, elle plongea sur le côté alors qu'il abattait sa hache qui ne rencontra que le vide et Oryash lui asséna une jolie déchirure sur le flan droit. Elle roula sur elle même et se releva aussitôt grimaçant légèrement à cause de sa blessure. L'homme releva sa hache, la fit tournoyer au dessus de sa tête et attaqua la Phalange de Fenris à nouveau. Le coup passa si près d'elle qu'il parvint à trancher un morceau de la cape de Oryash qui se déchira tel un vulgaire morceau de papier. C'était passé tout près.

La hache était lourde et la manier n'était pas aisé aussi cela devait-il demander beaucoup d'énergie. Oryash entama alors une sorte danse avec cet homme. Elle tournoyait autour de lui, le forçant à lever sans relâche, encore et encore son arme contre la peau blanche et à chaque fois qu'il pensait l'atteindre elle esquivait habilement le coup. A mainte reprise l'acier passa tout près de son but sans toutefois parvenir à le toucher. Dans cette frénésie de combat Oryash se mit à rire si bien que cela exaspéra un peu plus son adversaire qui commençait à suer et à souffler comme un boeuf du aux efforts qu'il devait fournir.

Alors qu'il levait une énième fois sa hache avec beaucoup moins d'ardeur, la peau blanche profita de cette ouverture pour venir lui planter ses griffes d'acier dans le ventre de ce manant. L'homme cria avant d'abattre sa hache, mais l'effort et la blessure le firent basculer en avant et il perdit l'équilibre tombant en avant sur Oryash qui se retrouva prise en tenaille entre l'homme et le sol.
Le brigand avait lâche son arme en tombant et venait d'apanager Oryash à hauteur des poignets, la maintenant fermement clouée au sol.

"On fait moins la maline maintenant ma jolie."

Oryash se débattait, tentait de se dégager en vain. L'homme devait faire dans les quatre vingt dix kilo et elle n'était pas assez forte ni en bonne position pour s'en défaire. Le manant la reluqua tout son sous, s'attardant sur les courbes généreuses de la peau blanche et un petit sourire naquit sur ses lèvres.

"Je pense que je vais m'amuser avec toi!"

Rassemblant les poignets d'Oryash au dessus de sa tête il vint à les maintenir d'une seule main avant de venir arracher le bustier de cette dernière. Pour toute réponse, elle lui cracha au visage et tenta de le mordre.
Il lui asséna une violente gifle qui fit éclater la lèvres supérieur d'Oryash. Le goût du sang dans la bouche, elle le foudroya du regard.

"Tu vas connaître l'homme ma belle et un vrai!"; raillât-il.

Tout autour le combat se poursuivait alors que Oryash était sur le point de se faire violer mais c'était sans compter sur sa soif de vivre et de sang. Avant qu'il ne vienne à se défaire de son pantalon, Oryash enserra le brigand de ses jambes au niveau de la taille et commença à serrer de toute ses forces. Sur le moment l'homme eut un rire pensant qu'elle tentait de le radoucir afin qu'il relâche sa vigilance. Mais bien vite l'étau de ses cuisses blanches s'accentua et l'homme sentit une de ses côtes se briser, puis une seconde et il hurla de douleur.

Il lâcha les poignets d'Oryash tentant de se défaire de se fourreau délicat qui le torturait et elle en profita pour lui planter les griffes de sa main droite dans le ventre et de la gauche, elle l'embrocha au niveau de la gorge. Les pointes d'acier ressortirent à la base de la nuque du manant.
Le sang jaillit de la bouche de l'homme dans un immonde gargouillis avant qu'il ne bascule sur le côté.

Oryash se dégagea, se redressa et lui asséna un violent coup de pied au visage.
Elle alpaga alors son bustier le remit tant bien que mal et s'accroupit près de l'homme qui agonisait . Comme si toute sa barbarie ne suffisait pas, elle lui ouvrit son pantalon, sortit les attributs de ce dernier et les trancha d'un coup sec avant de se redresser le service trois pièces dans la main.

"Va en enfer pourriture! Plus jamais une femme ne subira tes assauts!"

Elle laissa le tout tomber à côté de sa victime avant de se tourner vers le second arbalétrier qui venait d'assister à toute la scène et les yeux exorbité d'horreur, il comprit que son tour était venu. Il avala difficile sa salive et avant même que la peau blanche ne fasse un seul pas vers lui, il prit ses jambes à son cou et prit la fuite laissant son arme en plan. En voici un qui n'était pas près de revenir.

Un homme de moins à combattre c'était toujours ça. Oryash chercha rapidement le troisième tireur de flèches, ce dernier n'avait de cesse de canarder les remparts afin d'empêcher les archers de la rose de riposter. Elle pesta contre son bustier déchiré qui ne tenait que sommairement découvrant un sein blanc rond et ferme. Elle le rajusta au mieux et se remit en chasse, cherchant de quelle manière elle allait s'occuper de celui là.....

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Ven 1 Juil 2011 23:39 
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Le "diablotin" fut ébahit par le talent, la prestance de son protecteur alors que ce dernier chargeait leurs ennemis. Avec élégance, il taillait, tranchait, esquivait, tuait. De tout cela, ce qu'Halkmir retenait par dessus tout, c'est qu'il dansait. Jamais il n'aurai cru que le combat pouvait avoir cette allure. Aussitôt, il eut le sentiment qu'il allait s'entendre avec l'elfe. Ceci dit, sa drôle d'arme qui changeait constamment de forme continuait de le rendre perplexe...

Il fut si étonné qu'il faillit en oublier qu'il était lui même au combat et manqua de peu de dissiper son aura, seul avantage qu'il possédait pour l'heure. Il s'était permis de jauger, d’apprécier ces nouveaux venus. Il étaient bons, non, excellents combattants, maitrisaient la magie et lui venaient en aide. Il allait se plaire, parmi eux...Si toutefois ils se sortaient de ce bazar!

Il se repris et s'avança vers le duel qui s'était maintenant amorcé entre son compagnon et le chef des assassins. De toute évidence, il n'avait pas besoin d'aide, mais il n'allait tout de même pas rester planté là. En plus, un de ses acolytes pouvait lui tomber dessus à tout moment, pensant (à raison) s'en prendre à une cible facile...

(Et puis, vu que c'est un peu ma faute, tout ça, il vaut peut être mieux que je me rende utile avant que les autres ne m'en veuillent et me fassent subir le même sort que ces bougres..Euh...? Et Mais que!?)

Il est toujours impressionnant de constater comme toute une existence, une destinée, peut virer du tout au tout en un éclair. là où la victoire semblait assurée, elle peut paraitre subitement très compromise, là où l'avenir est rayonnant, il se retrouve d'un coup très obscur.

En pratique, à cet instant, avant qu'Halkmir ne tourne un instant la tête pour voir comment se débrouillait un autre amant, une elfe venue les rejoindre dans la mêlée, son allié s'apprêtait à apprendre les bonnes manières à son adversaire. La seconde suivante, quand le petit mage posa les yeux sur lui, il était couché sur le ventre et l'assassin s'apprêtait à lui enseigner comment soigner un mal de dos grâce à l'art subtil de l'acupuncture à la hache de bataille...

Le garçon n'avait guère le choix, maintenant. Il fallait agir et vite. Mais comment? Réfléchir dans de telles circonstances est atrocement difficile, pour un esprit guerre habitué aux combats. Pris dans sa course folle qui l'envoyait droit vers la brute, il opta pour le premier plan qui lui vint à l'esprit : lui rentrer dedans.

On pourrait imaginer qu'une manœuvre de bataille consistant en envoyer une demi portion de quinze ans pour le faire rentrer à pleine vitesse dans un guerrier aguerris ne donnera guère de résultats. Mais quand ledit garçon est enveloppé de flammes, porte un masque, lui aussi en flamme, lui donnant un air des plus effrayants, et brandit plus ou moins habilement une dague en direction du guerrier, on est en droit d’espérer à quelques variations dans les conséquences de cet action.

Cependant, Halkmir n’échappa malheureusement pas à la partie "choc violent suivit d'un impressionnant vol plané, se concluant par un atterrissage brutal et douloureux sur sol boueux". Quand il essaya de reprendre pied, il était bien loin du chef et n'avait aucune idée des éventuelles conséquences de son acte de bravoure. En fait, il avait totalement changé de combat.

Quand il essaya de se repérer, tout en se redressant péniblement, il vit la combattante elfe. Voila qui était une bonne chose. Certes, la chute l'avait quelque peu amoché, certes il se sentait passablement ridicule, mais au moins, il n'était pas complétement seul. Ce qui l'était beaucoup moins, c'est qu'elle ne pouvait donc pas empêcher l'assassin qui se redressait à sa gauche, et qui l'approchait sournoisement, de s'en prendre à elle. Elle esquiva de justesse un premier coup, mais elle ne tiendrait pas comme ça éternellement. Aussi s'osa t'elle à une fuite en avant pour echapper à son agresseur tout en allant rejoindre le duel entre l'autre elfe et le chef. Elle passa à côté du garçon sans le voir, apparemment, et son poursuivant allait bientôt faire de même...

Une fois encore, seul le petit diable avait la possibilité d'agir. Mais ce qui était à nouveau une bonne chose, c'est que lui même n'avait pas vu le jeune garçon après sa chute. Deux charges héroïques l'une après l'autre? Et bien pourquoi pas? En tout cas c'est à nouveau ce plan qu'adopta le mage. qui se lança vers son nouvel opposant.

(Après ça j'espère qu'ils ne m'en voudront plus trop... ouch...)


Fort heureusement, le fait qu'il soit passablement sonné après sa première tentative lui imposa une approche moins directe, plus subtile, demeurant hors du champ de vision de sa proie. Quand ce dernier s'apprêta à frapper l'elfe, c'est un coup de pied léger, mais mais rapide, direct, très bien ajusté, et surtout, en feu, qui s’écrasa sur le genou de l'homme, suivit d'un autre, bien enfoncé dans sa hanche.

Pris dans son élan, et profitant de la crispation soudaine de l'homme, sous la douleur, le jeune amant monta une nouvelle marche, frappant cette fois à l’épaule, escaladant littéralement son adversaire en poussant un cri témoignant de sa fougue, et aussi un peu de sa frousse bleue. Il pris appui sur ce dernier point d'impact et s’éleva dans les airs...

"HIIIIYAAAAAHHHH!!!"

Sa victime eut un dernier regard abasourdis en voyant l'étrange petit être en feu fondre sur lui quand il atterrit, pieds joints, brutalement sur sa figure. Il s’écroula comme une poupée de chiffon et le jeune mage se réceptionna à ses côtés, le souffle court, sous l'effet d'un violent contrecoups d’adrénaline. Cette attaque était folle, improbable, suicidaire, mais spectaculaire. Tout ce qu'il aimait!

Réprimant une subite montée d'euphorie et de grande fierté (il venait tout de même "d'écraser" un tueur professionnel), il tourna vivement la tête pour constater dans quel état se trouvaient les autres amants.

C'est à peu près à ce moment qu'un choc formidable, émanant de celle qu'il venait plus ou moins habilement de sauver, le heurta de plein fouet, l'envoyant majestueusement voler à nouveau un peu plus loin.

Cette fois, il demeura au sol un petit moment pour méditer sur ce qu'il avait pu faire, durant sa courte vie, pour mériter ce genre de traitements.

"aaaaiiieuh..."

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Sam 2 Juil 2011 17:21 
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Le souffle coupé, paralysé par le coup précédent que le chef de ces attaquants vient de me donner, je ne peux qu’attendre la frappe de mon adversaire. Pourtant, contre toute attente, celle-ci ne vient pas. Une boule de magie vient de frapper le dirigeant de l’attaque dans le dos, le faisant trébucher contre moi. Il me passe au-dessus pour pouvoir rester debout, et c’est à cet instant que le petit mage de feu, enhardi d’un courage subit, fonce littéralement sur mon ennemi. Celui-ci reçoit un vaillant coup d’épaule en plein dans le ventre, ce qui le fait reculer, et une nouvelle fois, le souffle coupé, il me trébuche dessus. Cette fois, il n’a guère l’occasion de se rattraper, et tombe sur son postérieur en grimaçant. C’est l’occasion qu’il me faut pour me redresser. Je roule sur le côté pour m’éloigner de sa ligne de mire, et je me relève en un bond. J’ai le souffle court, mais je suis de nouveau apte au combat. Hélas, l’homme qui me fait face aussi, l’est.

Il se redresse vivement tout en ramassant son arme immense, et s’avance vers moi d’un air menaçant.

« Fini de jouer, maître Cromax. Tes jours se finissent ici ! »

Il connait mon nom ! Cette attaque n’est pas le fruit du hasard. Ils sont là pour une bonne raison, et je crois deviner laquelle : me tuer. Pulinn m’a prévenu, avant mon départ, de dangers qui me guettaient. Mais je ne m’imaginais pas qu’ils arriveraient ici, alors que suis au sein du Clan des Roses, dans un coin perdu des Duchés. J’ai eu tort de me sentir à l’abri entre les murs épais de cette forteresse en ruine. Et en allant défendre celui-ci, je me suis moi-même mis en danger, pour le plus grand bonheur de ces assaillants.

Heureusement pour moi, leur employeur semble m’avoir sous-estimé, et les assassins envoyés n’étaient pas au niveau face à mon expérience et à mes capacités au combat. Le seul qui peut rivaliser me fait face, et c’est plus par sa force que par sa maîtrise qu’il le pourrait. Le regard flamboyant de rancœur contre cet assaillant, je le fixe pour lui répondre d’une voix claire :

« Tu vas voir ce qu’il en coute de m’attaquer ! »

Et le duel se met en place aussitôt. Sitôt mes mots terminés, il se lance sur moi avec un cri guttural, sa lame dressée au-dessus de sa tête. Il l’abat dans ma direction avec force, mais j’esquive son coup, et l’arme se plante dans le sol avec force. Alors qu’il se baisse pour la déraciner, je lui colle un coup de pied dans le visage tout en m’écartant. Furieux, et résistant, il recule également en emportant son arme dans un moulinet auquel je n’échappe que de justesse. C’est à mon tour de l’assaillir, mais je sais que je ne dois pas le tuer. Mon arme se change alors aussitôt en marteau de guerre solide et robuste. L’idéal pour envoyer quelqu’un dans les pommes.

Je m’essaie à cette technique, visant le dessus de la tête dans un large mouvement de haut en bas, mais il pare mon coup de sa lame, avant d’en envoyer le plat dans mes côtes. Aussitôt, alors que la douleur du choc s’empare de moi et me coupe une nouvelle fois le souffle, une décharge d’épine se lance sur lui, le transperçant de toutes parts.

(L’idiot, il va se tuer tout seul, s’il continue !)

Surpris par cette contre-attaque inattendue, il rugit en titubant en arrière, frottant de sa main libre les épines qui lui marquent la peau et les habits. J’en profite pour ajuste un nouveau coup, horizontal, celui-là, mais toujours à hauteur de sa tête. Le marteau vient frapper rudement sa tempe, et il s’effondre sur le côté dans un bruit mat.

Sur mes gardes, je me tourne vers les rares survivants, qui lâchent aussitôt leurs armes en signe de soumission, voyant leur dirigeant à terre. Le combat est terminé, et je soupire de soulagement en voyant que chacun est indemne, ou presque. Vivant, tout du moins. Et c’est tout ce qui compte. Aussitôt, je désactive ma peau de rose, pour retrouver mes traits habituels d'elfe gris à la peau argentée et aux cheveux longs, noirs parsemés de mèches blanches.

Le pont-levis du fort s’abaisse à nouveau, pour nous permettre d’entrer. Des membres du Clan en sortent pour arrêter les derniers survivants. Deux hommes arrivent pour s’emparer du chef inconscient. Je leur souffle :

« Venez me chercher lorsqu’il sera réveillé. En attendant, surveillez-le. »

Ils acquiescent du chef, et emmènent la dépouille sans un mot. Je me tourne alors vers le petit magicien, la guérisseuse et la Phalange de Fenris.

« Je crois que nous devons parler. J’ai hâte de connaitre votre nom et la raison de votre présence, jeune magicien. Je me nomme Cromax… »

Puis, avec un air mystérieux, j’ajoute :

« Pourpre. »

Et pour conclure :

« Nous serons mieux dans la cour du Clan, pour discuter de tout ça. Suivez-moi. »

Et je me dirige vers l’intérieur de la forteresse en ruine, dans cette cour où brule toujours un feu sans fumée. Je m’assois sur l’un des demi troncs présents là, et j’attends que les Amants arrivent à leur tour…

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Dim 3 Juil 2011 13:47 
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Alors que mon onde de choc parti en direction de celui qui devait être le chef je tournai rapidement mon regard vers Cromax pour voir si ce dernier n'avait rien. Grâce à Gaïa il était sauf et il était en train de se relever. Je respirai de soulagement en voyant le Sindel de nouveau d'attaque. Malheureusement pour lui son ennemi l'était aussi, mais de mon côté j'avais d'autres chats à fouetter.

Concentrée sur mon sort et sur le fait de donner du temps à Cromax, je n'avais pas remarqué ce qui était advenu du petit mage de feu. Je ne m'attardai pas sur cette pensée, j'en aurai tout le loisir une fois que le combat sera fini, du moins jusqu'à ce que je sente une présence dans mon dos. L'homme que j'avais assommé précédemment avait dû se relever. Je me retournais pour voir cet homme menaçant avancer sur moi, prêt à me tuer. Ce fut à ce moment-là et à ma plus grande surprise que je vis le mage de feu, qui s'était tapis dans l'ombre, lui donner un coup de pied enflammé. L'homme s'arrêta net sous la douleur et le mage en profita pour continuer ses cabrioles qui, il me fallait l'admettre, venait de me sauver la vie.

Il força son ennemi à s'allonger et se mit à lui marcher dessus. En le regardant de près je pus voir que ses habits étaient en feu, il luisait dans la nuit telle une flamme venue me porter secours. Mais ce qui me frappa le plus c'est que le nouveau venu parmi nous n'était qu'un gamin. Par Gaïa, pourquoi un enfant prenait-il de tels risques ? Et ses parents, qu'en pensaient-ils ?

(Plus tard toutes ces questions, concentre toi !)

Laïdè avait raison, l'heure n'était pas aux interrogations. Au moment d'achever son ennemi, il poussa un cri typique d'une enfant. Cela me fit sourire, mais me laissa quand même stupéfaite. Cela allait certainement énervé la peau blanche. En pensant à elle je me mis à la chercher du regard. Elle était aux prises avec un homme, je préférai rester là ù j'étais, elle savait parfaitement se débrouiller.

Je me retournai vers Cromax pour voir où il en était et constatait qu'il avait réussi à maîtriser son ennemi, mais ce fut à ce moment qu'une nouvelle onde de choc parti sans que je puisse la contrôler. Grâce aux Dieux le Sindel resplendissant de nouveau de sa peau argenté n'avait rien mais derrière moi j'entendis une plainte d'enfant. L'onde avait touché mon petit sauveur. Aussitôt je me précipitai à ses côtés.

"Je suis désolée ! Attends ne bouge pas."

Je pris mon bâton et avec une facilité déconcertante maintenant, je soignai le petit mage qui se retrouva enveloppé d'un voile de la douceur de Gaïa. Il était soigné, en vie. Tout comme je l'étais grâce à lui.

"Voilà, tu peux te relever, lui dis-je en souriant. Je me nomme Salymïa et toi ?"

À ce moment, Cromax arriva. Il ordonna que l'on transporte le corps inanimé, mais toujours vivant, du chef des assassins et qu'on l'appelle lorsque ce porc serait réveillé. Je lui jetai un regard haineux qu'il ne put voir, mais cela me fit du bien. Puis il se tourna vers nous trois, les Amants, en nous disant qu'il fallait que l'on parle et il se présenta au petit mage avant de se diriger vers la cour du château, de nouveau ouvert, car selon lui nous y serions mieux pour discuter. Là-dessus il n'avait pas tort et qui plus est cela allait me permettre de me soigner le bras. Je me levai pour le suivre et lançai au petit mage.

"Moi aussi j'ai hâte de faire connaissance avec toi dans... de meilleures conditions."

En passant je remarquai un bracelet en argent qui devait appartenir à l'un des homes. Je décidais de le ramasser en souvenir de mon premier combat mené aux côtés de ceux que je considérais comme mes amis. J'entrai dans la cour, m'assis sur un tronc d'arbre et commençais à soigner mon bras. Plusieurs soins allaient être nécessaires pour qu'il soit totalement rétablit.

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Dim 3 Juil 2011 15:56 
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Oryash était dans une tel état de sauvagerie qu'elle n'avait qu'un seul objectif en terminé avec le dernier arbalétrier. Seulement le combat prit une tournure dès plus inattendue et en un rien de temps tout fut terminé.

Cromax de son côté affrontait le chef des truand, tandis que Salymïa et le mage de feu lui venait en aide. Armé de son arme l’elfe régla son compte à la crapule qui se tenait devant lui et les hommes voyant leur chef au sol se rendirent aussitôt sans demander leur reste.

La peau blanche fut déçue de ne pouvoir étancher sa soif de sang et soupira d'agacement. Elle rejoignit donc ses compagnons d'arme en boitant alors que le pont-levis se baissait laissant des hommes du Clan de la Rose entrer en scène et prendre la suite des évènements.
En un rien de temps les prisonniers furent rassemblés et le chef transporté à l'intérieur de l'enceinte.

Cromax venait de se présenter au mage et Oryash examina ce dernier avec plus d'attention, les yeux légèrement plissé, émettant un léger grognement.
Elle n'aimait pas le feu et le fait d'avoir un mage de feu avec eux ne lui plaisait guère. Un gamin ce n'était rien d'autre qu'un gamin.

Elle ne prononça pas un nom écoutant tout un chacun se présenter et souffla sur une mèche de cheveux qui lui barrait le visage tandis que Salymïa soignait l'adolescent.
Puis sans se presser elle gagna la cour où Cromax venait de se rendre et s'installa à son tour sur un tronc en face du sindel.
Elle examina sa cuisse à l'endroit ou l'arme l'avait frappé et remercia Fendris de sa miséricorde. Elle s'en sortait bien et avec moindre mal ce qui n'était pas le cas de tous.

Oryash chercha le woger du regard et ne le vit pas, sans doute avait-il filé peu après le début du combat. Elle ôta le lien qui retenait ses cheveux en une natte lâche et secoua légèrement la tête. Sa chevelure se rependit dans son dos en une longue masse blanche et soyeuse avant qu'elle ne la rassemble et ne la natte à nouveau.
Elle essuya son visage couvert de poussière et remonta son bustier sur sa poitrine partiellement dénudée.

Puis elle posa ses prunelles rouge sur le gamin, et ne cessa de le fixer.

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Dim 3 Juil 2011 21:24 
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Comment se sent-on quand, suite à un choc violent, un vol plané, et plusieurs minutes le nez dans la boue, on se voit doucement tourné vers le ciel, pris entre des bras aimants, face aux doux visage d'une ravissante elfe, aux traits fins, baigné par l'aveuglante lumière du soleil et qui souffle des paroles rassurantes?

N'importe qui se creuserait au moins une minutes pour faire l'éloge d'une telle scène. Mais Halkmir était un peu à court de temps et d'inspiration. Aussi ce contenta t'il, modestement, d'un...

"Heu..."

Conscient, par ailleurs, que sa bouille de gamin couverte de boue et à l'air particulièrement perdu, ne devait pas lui apporter la même prestance, il tâcha de se reprendre. Il s'assied et la laissa effectuer son sort, tout impressionné qu'il était par l’étendue des pouvoirs de sa bienfaitrice.

"Woah...Euh...et bien, merci...Mais vous devriez peut être vous occuper de votre bras, nan?"

Sitôt les effets du sort dissipés, il bondit sur ses pieds pour jauger son état. Il était comme neuf. Fantastique! Il s'autorisa à quelques sautillements pour s’échauffer puis tenta d’épousseter ça et là sa figure et sa tenue en écoutant la soigneuse.

"Ravi de faire votre connaissance, Saly'! Moi c'est Ha..euh..."

Halkmir se renfrogna. Faire confiance à son guide avait conduit à ce chaos et le garçon craignait qu'il ne s'agisse pas là des seules conséquences de son erreur. Retrouvant ses vieilles habitudes, il opta pour la prudence. Par ailleurs, l'autre elfe, celui qui l'avait défendu plus tôt, arriva dans leurs dos pour se présenter.

"Hem... Moi c'est Carmin..j'ai un message pour Pourpre."

Certes le mage n'y avait pas mis le même ton, mais le messager et le destinataire citèrent le nom en même temps, laissant le garçon plutôt surpris.

Il y était, donc. Il avait rejoint les autres amants. Quelque part, il était aussi enchanté qu'angoissé. L'admiration naissante pour ses nouveaux amis n'avait d'égal que la crainte que ces derniers ne deviennent très vites hostile en apprenant ses erreurs de débutants.

En chemin vers le fort, il acquiesça distraitement aux propos de Salymïa. Il serait ravi de faire plus ample connaissance avec elle, dans de meilleures conditions, lui aussi. Mais ces conditions arriveraient-elles un jour?

Il tourna la tête vers les restes du traitre qui finissaient de se consumer. Au moins, il avait eu sa revanche, mais c'était là une bien piètre consolation.

Le garçon eut subitement un frisson inexplicable. Observant autour de lui, ses yeux d'émeraude croisèrent finalement le regard rubis d'une autre dame. Une magnifique humaine à la peau pâle, qui avait semble t'il quelques menus soucis avec sa tenue. Son expression n'était pas particulièrement accueillante, mais ça n'empêcha pas le jeune mage, dans un grand élan de niaiserie, de la saluer vivement de la main.

Quelques temps plus tard, à l’intérieur de l'enceinte du fort, il rejoignait Cromax. Le guerrier, bien qu'assis, demeurait toujours aussi impressionnant. Halkmir manqua d'en trembler des genoux. Il attendit quelques secondes, au cas où d'autres voudraient se joindre à eux, se racla la gorge, puis se lança dans une tirade, sans trop savoir où il se retrouverait au moment du point final...

"Alors... Comme je disais, j'ai un message pour Pourpre, de la part de..euh... ben en fait je sais pas si j'ai le droit de le dire... donc..."

Il marqua une pause.

" Je vais simplement vous le remettre... Voila..."

Il joint le geste à la parole en tendant le mot que lui avait confié Pulinn, fraichement sortis des plis de sa tenue. Il était toujours décacheté au moment où il le confia à son destinataire. Finalement, il repris.

"Comme vous le voyez, il n'est plus scellé. Le fait est que j'ai... plusieurs nouvelles. Certaines sont mauvaises et d'autres... hum, n'allons pas jusqu’à dire "bonnes" mais en tout cas, moins mauvaises..."

Espérant apaiser son auditoire, il se fendit d'un large sourire qui fut, pendant un instant, tout ce qu'on pouvait voir de lui entre son bonnet et le col de son manteau. A le voir remuer, ne tenant pas en place, on aurait difficilement pu imaginer qu'il avait de si mauvaises choses à annoncer.

"Le fait est que l'homme qu'on m'a demandé de rejoindre pour qu'il me guide jusqu’à vous s'est, de toute évidence, avéré être un traitre.. Il finit de bruler, là bas."

Il désigna en même temps l'ancien champ de bataille du pouce.

"Il m'a... quelque peu roulé... et en a profité pour lire le message. Je l'ai... ben... poursuivis jusqu’à le trouver en compagnie de ces types. Vu que je l'ai retrouvé vite, J'en conclue qu'ils m'attendaient au tournant et savaient que vous étiez dans le coin... Au moins, Je ne les ai pas vu envoyer de message après que je n'ai commencé à les suivre. Pour ce qui est d'avant... Je ne peux rien affirmer..."


Halkmir se crispa un peu. Si sa tête tenait toujours sur sa gorge après avoir annoncé cette partie là de son rapport, c'était plutôt bon signe.

"Au moins nous savons ce qu'ils savent... Une partie du moins."

Il marqua une seconde pause.

"Leur tentative d'assassinat, en réaction au message, a échoué et si aucun n'a pu s’échapper, on pourrait même faire tourner leur propre coup d'avance en désavantage. En nous faisant passer pour mort, par exemple. Peut être que le gros balourd que nous... que vous avez capturé pourrait nous montrer comment faire..."


Le mage fut lui même surpris par la rapidité fulgurante avec laquelle cette idée lui était venue. Il était meilleur stratège qu'il ne le croyait, finalement. Enfin, cela restait à voir.

"Dans tous les cas, je tiens à vous signaler, si nous n’étiez pas déjà au courant, qu'on a de gros soucis. Je ne sais pas si vous êtes en mission ou autre, mais je sais qu'on essaie de vous arrêter, et que ceux qui tentent de vous tuer arrivent même à se faire des amis parmi les gens engagés par la guilde..."

C'est fou ce que le garçon se sentait petit. Il se disait, à chaque mot, qu'il devait paraître idiot face à ces grands aventuriers. Cela ne l'empêcha pas de conclure, avec un grand sérieux en croisant le regard de chacun, l'un après l'autre.

"Bref, vous aurez manifestement fort à faire et, puisque je suis là, si vous le voulez bien, j'aimerai vous donner un coup de main. Certes je n'ai pas vos compétences, vos pouvoirs ou vos armes, mais je ne m'arrêterai pas, ici, sur un demi échec. "

Voila qui était dit. Mais après un court silence, le petit mage laissa tout de même échapper, dans un murmure.

"Par contre, si, avant tout, vous aviez quelque chose à grignoter..."

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Mer 6 Juil 2011 21:14 
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Dans le laps de temps qui nous sépare du centre de la cour, Salymïa a déjà commencé à faire connaissance avec le petit mage. Je les observe arriver, assis sur mon tronc, me remettant doucement du combat que nous venons de mener. Mon flanc et mon dos sont douloureux, mais je n’ai aucune blessure ouverte. Et je m’en réjouis. Ces imbéciles m’ont sous-estimé à leurs dépens, et ils gisent maintenant sans vie à l’extérieur du fort. Oryash, elle, ne semble pas d’humeur loquace. Si elle a un jour été d’humeur loquace, bien entendu. Je la fixe un instant, alors qu’elle défait ses cheveux attachés pour les laisser tomber dans son dos, en une cascade immaculée. Je remarque sans le vouloir le décolleté abimé de la Phalange, laissant entrevoir la naissance d’une poitrine bien galbée. Lorsqu’elle remet son habit plus ou moins en place pour masquer ce qu’elle peut, sans grand succès, je crains qu’elle n’ait vu mon regard se pencher sur son sein dénudé, et je détourne aussitôt le regard pour le porter sur le mage, qui commence à parler.

Ainsi, dans son discours un peu décousu, j’apprends qu’il se surnomme Carmin, et qu’il a un message pour moi de la part d’une mystérieuse personne. Pulinn, à n’en pas douter. Il me transmet une petite enveloppe décachetée, et je lève un sourcil en voyant qu’elle a déjà été ouverte. Mais je n’ai guère le temps de demander s’il l’a lue qu’il donne déjà l’explication : il s’est fait trahir par son guide, qui était vraisemblablement un agent double. Et qui finit de se consumer dans l’herbe forestière de l’extérieur du Clan.

Alors qu’il fait son rapport, j’ouvre la lettre et la parcours rapidement du regard. Les plans initiaux ont changé… Le mage propose un plan pour faire croire que leur tentative d’assassinat a échoué. Et il me rappelle le danger dont je suis la cible permanente. Entre Sisstar et Grantier, je suis verni !

« Je sais que je suis recherché, oui… Même si j’ignore comment ils ont su que je me trouvais ici… »

Le mage de feu propose alors son aide, son soutien pour ma mission. Et aussitôt après, demande à manger.

« Oui, nous allons bientôt nous restaurer. Nous en avons tous besoin. Mais avant, il était nécessaire de discuter de cette attaque, et de ce qu’elle implique. Je vous dois, à tous, quelques explications. Je tâcherai d’être bref. »

Je change de position pour soulager la douleur de mon dos, puis poursuis.

« Tout d’abord, Carmin, vous êtes le bienvenu ici. Et c’est avec plaisir que je vous compterai parmi mes alliés pour le combat que j’ai à mener. Ce combat, c’est contre un être abject que nous devons le mener. Rewolf Grantier, traître au Temple des Plaisirs. Il a puisé dans les biens du temple, et s’est servi de son pouvoir personnel pour acquérir une grande richesse, et des gardes personnels. Il a trahi les préceptes du Temple, et tourné le dos à celui-ci en révélant des informations… secrètes. Le tuer revient à une sorte de… rituel initiatique, pour moi. Car en le tuant, je prendrai son ancienne place au sein du Temple. Mais pour ça, j’ai besoin d’aide. De votre aide. Pour arriver à percer ces défenses, et pour me mener jusqu’à lui. Mais avant, nous devrons retourner à Kendra Kâr. »

Je me tourne vers le mage de feu pour m’expliquer.

« La position donnée par… par Pulinn est trop vague. En retournant la voir, nous aurons sans doute plus d’informations. Car ce type d’informations, nous ne pourrons l’obtenir sur place. Et maintenant que vous connaissez la nature de la mission, ce retour en ville vous permettra de vous équiper en fonction. »

Je reprends ma respiration, avant de conclure :

« Vous avez des questions, des commentaires ? Si non, vous pouvez disposer. Un repas vous sera livré dans votre chambre… »

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 Sujet du message: Re: Le Clan des Roses (Guilde des Amants de la Rose Sombre)
MessagePosté: Jeu 7 Juil 2011 09:00 
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Me voilà finalement arrivé dans la région de Duchés. C'est la première fois que j'y mets les pieds et le paysage est magnifique, je ne trouve pas les mots pour décrire ce que je ressens en ce moment, comment vous expliquer ma vision des choses et je ne voudrais pas faire déshonneur à ce qui m'entoure en utilisant un vocabulaire inapproprié. Éreinté par le voyage, et par mon manque de sommeil la nuit dernière, j'erre, me laissant guider par mon instinct. Quand soudain, quelques chose attire mon attention. A quelques pas de moi, je remarque des traces, trop nombreuses pour être celles de voyageurs ou de marchands. Je dois trouver Pourpre, pourtant, quelque chose me pousse à suivre ces traces. Je vois ça comme un signe de mes dieux, je le sens, c'est par ici que je dois me diriger.

N'écoutant que mon instinct, je me lance au galop En suivant ce que je vois comme un fil doré, me menant je ne sais où. Au bout de quelques minutes, je n'ai plus besoin de suivre les traces, je suis arrivé. Je n'en crois pas mes yeux! Que c'est-il passé ici ? Des cadavres jonchent le sol autour d'une vieille forteresse, une vingtaine à vue d'oeil. Lentement, je descends de cheval et m'approche d'un corps inanimé. Il est encore chaud, il est mort il y a vraiment peu de temps. Je ne sais pas où je suis tombé, et je sais encore moins ce qui me pousse à faire ça, mais c'est plus fort que moi je ne peux m'en empêcher, les mots sortent tout seul.

"Il y a quelqu'un ? Que s'est-il passé ici ?"

Tout en prononçant ces quelques mots, je m'approche de la forteresse. Je ne sais pas ce qui me prend, mais je sens que c'est ce que je dois faire. Qui sait, je fonce peut-être directement dans la gueule du loup...

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