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 Sujet du message: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Ven 31 Oct 2008 21:17 
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Le Palais Royal - Aratmen


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C'est le lieu de résidence de la Reine et de la famille royale. C'est ici qu'est administré tout le Royaume. En ces temps de paix le Royaume, réglé comme une horloge, ne nécessite pas une gestion compliquée, ce qui permet à la Reine de recevoir ses sujets. C'est elle qui autorise l'accès de l'Anorfain aux étrangers et qui régule l'accès au temple de Moura. Un conseil de sages l'épaule dans ses décisions.

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Mer 15 Juil 2009 01:07 
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« Allez Elsynde Danesti, prétendant au titre de prince, je vous ordonne aujourd’hui et en ce lieu à témoin du conseils des sages de l’Anorfain à participer à l’expédition des Arecs. Celle-ci partira dès aujourd’hui et vos compagnons de routes vous attendent dans la pièce à côtés. Vous serez aux ordres du chef-commandant Aëlgrinn à qui vous devrez une entière loyauté. Elle a pour but d’évaluer l’étendue du royaume d’Omyre la noire, d’évaluer la menace d’Oaxaca et de vérifier l’état de la forêt sombre de l’Omyrie. Allez, et devenez un grand soldat de votre pays. »

Ainsi s’achevait mes espérances au trône, et l’honneur d’être un Arecs était ombragé par la déception face aux ambitions pour moi qu’avait ma famille. Ainsi j’étais relégué au rang de gêneur, et envoyé loin du royaume pour purger ma peine d’avoir voulu viser trop haut. Les cimes ne m’étaient donc pas destinées et je devais me contenter d’être une quelconque branche du grand arbre qui formait le peuple elfique. Ma rage muette était soumise aux décisions de ma reine que je chérissais mais qui à cette heure m’envoyait courir le monde. Je craignais même qu’elle m’envoyait dans cette expédition afin de m’écarter définitivement du palais royal en voulant purement et simplement que je reste sur le terrain pour l’honneur de ma nation. Cette expédition était l’une des plus périlleuses que le royaume n’ait ordonnées depuis des siècles. C’était presque du suicide tellement il faudrait faire preuve d’une force et d’une maîtrise parfaite sur le terrain. Mais l’escouade de recherche était composé des meilleurs soldats de Cuilnen, je n’avais rien à y faire, malgré mon talent inné, je n’avais pas encore fait mes preuves face au vrai soldat.

Mais j’allais leur montrer à quel point personne ne pouvait faire le poids face à Elsynde. Et ce fut dans un remerciement respectueux et silencieux à la reine que je suivis les deux soldats qui m’escortèrent vers la salle où l’expédition se préparait à partir. Ainsi, d’un air las, je renonçais à toute mes ambitions et sortait de la salle que j’aurais tant aimé avoir dans un silence de mort. Sur le chemin de ma nouvelle vie, un serviteur vint me porter mes affaires de voyages apparemment depuis longtemps préparées. On avait donc statué de mon sort depuis des lustres et préparé en secret mon écartement. C’était exaspérant de voir que chacun ne voulait que voir mon départ et sans doute ma mort. Ma qualité de noble m’obligeait à garder mes sentiments enfouis au fond de mon être mais mon regard était de feu de voir tant de peine m’accabler en ce jour sombre. Mais selon mes obligations royales, je me plierais à la volonté de ma souveraine et je donnerais le meilleur de mon être si excellent pour accomplir avec succès ma dangereuse mission.


(Tant de condescendance pour m’infliger un réel blâme, c’est presque injurieux pour ma grandeur, moi, héritier d’une famille si fidèle au royaume depuis des générations... Ah, j’enrage de ne pouvoir rien y faire.)

C’est sûr ces pensées que les deux gardes me laissèrent devant une grande porte du palais qui m’amènerait vers la salle de réception pour les militaires. C’était aussi le centre de commandement en temps de guerre car la pièce détenait un passage secret donnant directement dans la forêt. C’était de là que la reine avait jadis menée son peuple durant des conflits bien plus obscurs que toutes les broutilles que nous connaissions depuis quelques siècles. Ma vie future était donc là, derrière cette porte et ce fut avec une grande hésitation mais la tête haute et avec une grande fierté que je poussai la porte et m’engouffra sous le dôme majestueux.

Je découvris alors une dizaine de combattants en grande discussion les uns avec les autres. Je les connaissais tous, il était tous des héros reconnu de mon peuple. C’était l’élite des élites, la crème de la crème, les meilleurs parmi les meilleurs, des combattants que j’étais sûr de pouvoir un jour rejoindre au rang de la maîtrise mais que je rencontrais couvert de honte. Conscient du départ sans doute imminent, j’enfilais mon arc à l’épaule et glissa ma cape dans la sacoche que l’on m’avait apporté. Ensuite, je marchai discrètement vers le plus célèbre des coureurs des plaines, le commandant Aëlgrinn pour me présenter et demander mes ordres. Arrivé à sa hauteur et attendant qu’il finisse de converser avec un autre soldat, je l’apostrophai et lui présenta mes respects.


« Mes respects Commandant Aëlgrinn, je suis la recrue Danesti, envoyé par la reine et lié à vous par ordre royal. Je viens prendre mes fonctions et recevoir mon assignement. »

Il se tourna avec son air sage et sérieux qui donnait tant de poids à ses décisions. Il me dévisagea puis m’examina comme s’il jugeait de la médiocre qualité d’un objet puis me répondit avec un sérieux tout militaire qu’il n’arborait que lorsqu’il se trouvait dans le palais, il était bien différent en forêt.

« Je vous attendais. Vous êtes rattachés à l’escouade des archers. Demandez un équipement en conséquence à l’armurier au bout de la salle. Ensuite, mêlez vous aux autres et tâchez de vous intégrez, nous partons dans l’instant. »

Garde à vous cérémonieux tandis qu’il se tournait vers d’autres pour régler les affaires courantes avant le départ. Je n’avais donc que peu de choses à faire excepté d’aller voir l’intendant du palais pour prendre le nécessaire basique pour un tel voyage. En me présentant à lui, l’Hinïon me dévisagea comme si j’étais un intrus parmi les autres personnages qui s’étaient présentés à lui jusqu’à lors !

« Bonjour, je viens récupérer l’équipement basique d’un archer pour l’expédition.
_ Il n’y a pas grand-chose. Tenez déjà voici vos vivres pour une bonne partie de l’expédition. Dit l’elfe en déposant une grosse quantité de nourriture sur son bureau. Je peux rien de plus pour vous, jeune guerrier. On ne distribue pas d’armures pour des reconnaissances et vos réserves de carquois vous seront fournies plus tard.
_ Plus tard ? Comment ça ?
_ Vous rejoignez des archers elfes verts dans un refuge tenu par un shaman au bord de la forêt de Cuilnen. Il vous fournira en flèches et en soldats, c’est une alliance de l’élite du peuple elfique qui participe à cette chasse. »

J’acquiesçai à cette remarque et songea en remarquant un regard de dédain de l’intendant que je n’avais résolument rien à faire parmi ces héros. Seul mon exil expliquait ma présence dans les rangs de cette chasse punitive. Je laissais ma place devant l’intendant et me reculai un peu à l’écart des autres pour examiner l’ensemble des combattants qui composait l’équipe. J’en fis avec sérieux la liste par style de combat, me souvenant à chaque fois, les exploits passés et les compétences de chacun :

Tout d’abord, le chef de la mission, Aëlgrinn, elfe blanc et coureur des plaines à la réputation flamboyante parmi le peuple de l’Anorfain. Chaque enfant était bercé par les histoires des deux katanas de ce puissant combattant qui vibrait au son du rugissement de son tigre. Il avait parcouru la terre entière à pied comme sur son compagnon et détenait une prescience immense quand aux prévisions des déplacements ennemis. C’était donc en toute logique qu’il dirigeait cette dangereuse opération furtive.

Venait ensuite l’escorte du commandant ainsi que les combattants qui devraient tenir le corps à corps si escarmouche-t-il y avaient. Le duo jumelé de Khalid Maës’y et de Jaheira Väd’eno, les deux épéistes dont l’amour se reflétait dans leurs danses des lames. Ils avaient ensemble acquis une technique de combat où leurs compétences fusionnaient pour créer un mur infranchissable et des attaques ravageuses.

Puis, les conseillers logistiques de notre chef, deux rodeurs reconnus pour leurs connaissances parfaites pour l’un des duchés des montagnes pour l’autre de l’Omyrhie. Le premier se nommait Maëlin et maniait la hallebarde comme un second bras, il connaissait aussi tous les mœurs nains en cas de nécessité de retraite et était en plein développement de ses talents druidiques. Le second portait l’homonyme de Grän, elfe bleu très foncé qui avait du fuir seul Omyre après des jours de tortures. Il se battait avec des griffes aux poings et maniait parfaitement la magie shamanique et l’esprit du loup.

En outre, l’escouade comportait trois archers, hors moi, chargés de la couverture de l’unité. C’était l’élite des élites en matière d’archerie et ces trois elfes là étaient considérés comme des demi-dieux à Cuilnen.

Biol’yn, unique elfe vert, était un tireur, dont la précision légendaire inspirait des ragots abracadabrantesque. Il était cependant sans égal sur cette terre et rien ne pouvait échapper à son trait dévastateur.

Aelys le chasseur, connu pour avoir affronté une trentaine de garzocs seul et en avoir triomphé par l’intelligence grâce à de nombreux pièges et à une discrétion quasi mortuaire.
Arak’dyn lui aussi chasseur, qui se faisait remarquer par une extraordinaire maîtrise en embuscades et autres satanées guêpier.

Ensuite venait la clique magicienne de la mission avec à sa tête la Sindel, Mysa, paladine au marteau dont la rage vindicative l’avait rendue terrifiante lors d’affrontements face aux elfes de Caix. Sa magie avait réduit en cendres plus d’une centaines d’ennemis lorsque qu’elle avait perdu le contrôle de sa rage après la perte de son époux.

Puis venait deux guérisseur, l’un était Antipasti, semi-elfe au nom irritant mais qui s’était fait remarquer par une intelligence exaspérante et une maîtrise dans le combat des poisons inouïe. Il avait réussi à trouver le remède à un mal terrible qui condamnait ses victimes à un trépas en deux heures seulement. L’autre, j’avais oublié son nom mais son costume rappelait sa vocation de moine et les légendes qui l’entouraient parlaient d’une force éblouissante et d’une magie puissante.

Pour finir, l’équipe se soldait avec deux magiciens eux aussi célèbres. Un géomancien et un électromancien… Le premier avait gagné sa renommé en créant un pont de terre au dessus d’un fossé pour laisser passer une escouade permettant ainsi sa survie. Son nom était Glael’y. Le second maniait la foudre avec silence et rapidité, frappant comme l’éclair ses ennemis, il se nommait Zoyün.


(Une bien belle équipe, mais je n’ai rien à y faire. Je ne comprends vraiment pas la décision de sa majesté.)

Alors qu’après cette inspection, je m’apprêtais à aborder quelques uns de mes compagnons pour faire connaissance avec ses légendes que je n’avais qu’entraperçues au palais durant les années de ma formation, la voix de notre chef Aëlgrinn retentit comme le tonnerre sous la voûte du palais.

« Compagnons, Notre mission va débuter ! Elle est secrète pour la quasi-totalité du monde, il nous faudra donc faire preuve d’une prudence sans égards. De plus, c’est un périple extrêmement périlleux que nous entamons par les temps qui courent. Les routes ne sont plus sûres depuis qu’Oaxaca règne. Je vous demande à tous de donner le meilleur de vous-même. Je vous donnerais les détails de notre itinéraire sur le chemin, partons maintenant discrètement par le passage secret et regagnons notre terrain de jeu à tous : la forêt. En avant, marche!

Et d’un coup d’un seul, la masse des combattants s’élança d’une course leste vers le passage s’engouffrant deux par deux dans l’obscur tunnel. La mission commençait ici et je ne pouvais plus que faire mon devoir : suivre….

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L'esprit de la forêt m'accompagne


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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Mer 12 Mai 2010 04:12 
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Lúinwë

Les cries de kaawin résonnaient encore dans sa tête. Ils se faisaient de moins en moins audible, ce recouvrant d'une brume fuligineuse. Plus ils disparaissaient, plus Sirat sentait sa tête se serrer dans un étau de douleur qui l'irradiait. Il finit par ouvrir les yeux, un léger faisceau de lumière l'éclaira, relançant ses céphalées. Il passa sa main sur son visage, tout en gémissant. Il se releva, il ressentit ses blessures mais elles ne ressemblaient plus qu'a de légère courbature, surpris il dégagea ses yeux pour voir l'endroit ou il se trouvait. Il était allongé sur un lit, un drap blanc recouvrait ses jambes, son torse était pansé. Ce n'était plus la chambre de la taverne, celle ci était grande et lumineuse. Les mur était sculpté en elfique recouverts de frise d'ivoire éclairé par la lumière filtré par les vitraux d'une fenêtre à coté de lui. Il se hissa un peu plus sur son bras pour passer le regard a travers la vitre, se tenant les cotes. Le spectacle se dévoilant devant Sirat lui coupa le souffle, un entrelacement équilibré de bâtiment massif et de foret se déroulait sous ses yeux, un esthétisme, et un équilibre irréel entre ville et nature.

"Magnifique n'est ce pas?"

Sirat se retourna, il n'avait pas vue l'elfe assis à côté de son lit. Il l'observait, austère, de long cheveux blond drapait une toge finement brodé qui le qualifiait de personnes importante. Il ferma délicatement un livre qu'il lisait, puis plongea ses yeux bleue dans ceux de Sirat perplexe.

"Cuilnen est de loin la plus belle ville du continent et surement la plus aboutit. Je voies que vous allez mieux, à votre air inquiet je comprends que vous aimeriez que je vous explique. Nous vous suivions depuis votre entrée dans Lúinwë. Cette idée ridicule de pensé que votre vil subterfuge de déguiser ma fille aurais put nous tromper..."

"kaawin est votre fille?"

"C'est ma fille, mais elle est la fille du peuple, sélectionner avec une dizaine d'autres. Un jour si c'est son sort, elle aura un rôle très important pour le peuple".

"Je n'ai pas kidnapper votre fille, j'essayais de vous la ramener mais on..."

"vous étiez poursuivit, je sais, votre incompétence dans votre travail ma laisse d'ailleurs sans voix.nous vous avons retrouver gisant sur le sol de la taverne"

Sirat se sentit piquer au vif, après cette réflexion il compris qu'il était bien en face du père de Kaawin

"les ravisseurs sont en ce moment même en train de longer la côte pour rejoindre le royaume d'Atha Ust."

"Pourquoi en vouloir à votre fille."

Le père de kaawin poussa un soupir, il se leva pour poser son livre sur un table d'un bois sombre et travailler.

"Ce n'est pas ma fille qui est visé mais les relations diplomatiques entre le royaume de Kendra Kar et celui d'Anorfain. D'ailleurs le Roi à déjà envoyer ses hommes pour montrer sa bonne foi dans cette histoire. Ils ont à cœur de partir la récupérer car vous leur avez filer sous le nez, ils doivent se rattraper."

Sirat se redressa, la main sur ses bandages.

"Laissez moi partir avec eux !"

L'elfe esquissa un sourire

"ils ne vous aiment pas beaucoup, ce sont des jeunes gens impétueux et votre rôle dans cette affaire est finis."

"Je vous ramènerais votre fille !"

"Peu importe, Kaawin suit son destin mais si cela peut vous faire plaisir..."

devant l'absence de réaction de son interlocuteur, Sirat sentit la rage monter en lui. L'elfe la sentit puisqu'il lui fit signe de le suivre.
Il marchèrent dans des corridors tous décorer dans un style épuré et harmonieux entre gravure et mobilier.

"Vous ferez partie de l'escouade de la reine vous et deux autres soldats de notre milice. Je l'expliquerais au capitaine, il est fougueux mais il sait respecter l'autorité, son père fait partit du conseil de kendra kar, il sera obligé d'accéder à ma requête."

Au moment de déboucher sur un hall, il se retourna vers Sirat et le fixa longuement.

"Je me porte garant de vous, ne me faites pas honte... si vous veniez a échouer je préfèrerais ne pas vous revoir ici. Ne soyez pas qu'une moitié de worans..."

ces mots firent écho à ceux que son père lui avait jadis tenu. Il sera les dents et laissa l'orage passer en lui, pour suivre l'elfe dans le hall.

La pièce était grande, en ellipse, bordé de pilonne carmin marquant la blancheur des murs. En son centre des guerriers de la cité humaine attendaient. Tous réunis autours d'un, qui se retourna vers Sirat et le père de kaawin. A la vue de cet étranger au coté du régent, l'homme fronça les sourcils.
Il possédait une chevelure brune épaisse, il n'avait rien à envier à la carrure de Sirat. L'elfe s'approcha de lui afin de lui parler, tandis que deux elfe jumeaux, arnaché de leur arc se postèrent prêt de Sirat. Le visage du capitaine se ferma au fur et a mesure qu'il lui parlait, mais à la fin il hocha de la tête. Il observa Sirat entre les deux elfes blonds silencieux et raid comme des piquets.

"Très bien suivez nous, mais tacher de ne pas nous ralentir."

Il fusilla du regard le semi-worans qui lui rendit en restant de marbre.

la plaine sanglante

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Jeu 17 Juin 2010 18:35 
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la plaine sanglante

De retour à Cuilnen Sirat fut remercier, ainsi que les survivants kendrans. Sirat lavé et habillé avec des affaires elfe prêter par la famille de kaawin se baladait sur une coursive d'une dépendance du palais. Il admirait ce bref moment de paix depuis quelques jours. Il inspirait l'air frais de la forêt, qui portait à son visage les embruns de la cité elfe. Il sentait malgré les soins élfiques les courbatures de ses muscles le tiraillaient doucement.

(D'ici deux jours cela aura surement disparu)

il fut coupé dans ses pensées par le jeune capitaine, apprêté pour le départ, il s'approcha de Sirat.

"Nous rentrons pour Kendra Kar..."

les deux hommes restèrent silencieux un instant.

"Tu sais si tu désire t'enrôler je pourrais te soutenir, tu es un formidable guerrier et notre milice aurait grand besoin de soldat dans ton genre."

Sirat lança un regard amusé au capitaine

"non, pour le moment je veux rester mon seul maitre."

"Et bien compte tu retourner sur notre bonne vieille cité"

oui, je vais rester quelques jours ici, j'aimerais savoir si les elfes sont aussi doué qu'on le dit sous la couverture le soir après quelques pintes.

Ils laissèrent échappés un éclats de rires.

"Je suis heureux de t'avoir rencontré..."

"Sirat"

"si un jour tu changes d'avis Sirat, demande Kedaw Ybelinnor et je ferais en sorte que tu sois mis dans mon escouade."

Sirat lui serra la main, mais au son du nom de famille de Kedaw, un éclair le traversa de part en part. Il se souvint alors de son nom de famille, celui de ce père qui l'avait renier : Ybelinnor
Sirat resta silencieux, muet, prostré il observa son jeune demi frère s'en aller, la cape ondulant avec la légère brise. Puis sortant de sa torpeur il se passa sa main sur son visage.



les ruelles

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Sam 14 Aoû 2010 14:14 
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>> Route entre Luinwë et Cuilnen

"WAaaaOOOooouuuuuhhhh"

Après avoir quitté Fanya à l'entrée de la ville et avoir déposé Caramel dans l'enclos réservé aux montures des étrangers, Eucalyptus et Séléné avaient le droit de rentrer dans la ville ô combien merveilleuse pour les yeux du lutin. Il n'arrêtait pas de commenter par de grands O ou de grands A les bâtiments sylvestres de la cité et quand il arriva enfin devant le palais royal, il ne put se retenir. Les yeux grands ouverts, la bouche béante, il contempla pendant de bonnes minutes le colosse architectural. Tout d'un coup, il était intimidé. Il sortit une petite glace de son fourreau fourre-tout puis réarrangea ses cheveux, en vain. Voyant qu'il ne pouvait maîtriser sa chevelure anarchique, il se contenta de remettre en place ses vêtements, vérifia que ses tresses n'étaient pas trop endommagées puis s'il avait bonne haleine. Rassuré d'être un minimum présentable, il avança vers un garde royal et le salua d'un signe de main.

"Bonjour, bonjour ! Dîtes-moi, fier soldat, où puis-je demander l'autorisation d'une humble doléance envers votre Majesté, la si belle et si douce Thelhenwen ?"

Il appliqua à la lettre les conseils de sa mère. Il parla ainsi lentement, avec déférence et n'hésita pas à contempler une elfe qu'il n'avait jamais vu et qu'il pensait être un oeil géant aux oreilles pointues. A cet instant, il ne savait plus trop quoi dire, dans quel ordre, à quel moment. Il en était même devenu terrorisé en imaginant ne pouvoir répondre à une de ses questions et se voyait déjà battu à mort pour avoir osé séché sur une réponse. Une perle de sueur coula finement le long de sa joue alors que le garde allait donner sa réponse...

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Sam 14 Aoû 2010 15:45 
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Le soldat elfe mit un genou à terre pour écouter ta supplique, et se pencha révérencieusement vers toi pour te répondre.

« La Reine peut actuellement recevoir en audience tous ceux qui souhaitent la rencontrer, comme tous les jours. Je vais vous escorter, si vous permettez… »

Il tendit sa main vers toi pour que tu grimpes dessus, afin de te faciliter l’accès à la Reine et à la salle du trône. Restant néanmoins prudent de ne pas t’offenser par ce geste.

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Sam 14 Aoû 2010 19:18 
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(Qu'est-ce-qu'il veut ?)
(Je crois qu'il veut que tu montes sur son épaule, ou alors... Oui, c'est çà, c'est une technique pour que tu lui donnes quelques yus en échange. J'ai déjà vu faire à la Maison Rouge et dans un palace à Saint-Trop... Oublie... Bref, je crois qu'il faut lui graisser un peu la patte...)
(Je peux bien me défaire de quelques yus après tout...)


Avec un gros sourire, Eucalyptus tapa dans la main du garde et y laissa quelques piécettes, persuadé de bien faire. Il se tourna ensuite vers son louveteau et passa une bonne minute à lui faire un gros câlin avant de lui dire de patienter gentiment dans les environs sans embêter les gens. Il se tourna à nouveau pour faire face au garde qui devait certainement ne pas vraiment comprendre ce qu'il venait de se passer et commença à marcher vers l'intérieur du palais. Mais bien vite, le garde le rattrapa et malgré ses efforts, Eucalyptus ne parvenait pas à suivre la cadence. Il déploya alors ses ailes faériques et voleta à hauteur du garde, à ses côtés.

"C'est vraiment splendide ici ! Vous avez de la chance de travailler dans un si bel endroit !"

Eucalyptus essayait de regarder devant lui pour contrôler son vol mais il y avait tellement de choses fabuleuses à admirer ici qu'il était difficile de garder le cap. A deux reprises, il évita un serviteur du palais de justesse mais alors qu'il regardait avec des yeux admiratifs une petite fontaine dont le clapotis chatouillait gaiement ses oreilles, il s'écrasa comme un moustique sur un pare-brise, sauf que le pare-brise en question était le garde qui l'accompagnait. Jugeant qu'il ne pouvait pas admirer le palais et voler en même temps, Eucalyptus atterrit en douceur sur l'épaule du garde et s'y assit tout simplement.

"Veuillez m'excuser de prendre votre épaule pour un fauteuil de luxe mais je crains ne pouvoir et contempler les lieux et ne pas faire de blessés..."

Question blessés, il parlait plutôt pour lui...

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Sam 14 Aoû 2010 23:57 
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Le garde sourit lorsque tu te pose sur ses épaules après avoir voleté partout alentour.

« Vous êtes vraiment un lutin surprenant. Voilà, nous y sommes. »

En effet, le garde pousse une grande porte d’un bois blanc naturel et dévoile une grande salle au décor épuré, mais fin et harmonieux. La Reine est présente, sur un trône finement ouvragé fait du même bois que la porte. Des sièges vides formant une demi-lune autour d’elle, seuls trois ont un propriétaire présent. Ce ne doit pas être un jour important pour les conseillers de la Reine. C’est d’ailleurs elle qui prend la parole, d’une voix claire et altière :

« Qui donc s’avance là devant moi ? »

Le garde reste sur le pas de la porte, et te fait signe d’avancer.

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Dim 15 Aoû 2010 01:49 
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^^ post précédent

Eucalyptus remercia le garde, respira un grand coup et sauta de ses épaules. A peine avant de s'écraser au sol, il déploya à nouveau ses ailes faériques et atterrit en douceur, un genou à terre, le torse courbé en signe de déférence. Il avait voulu faire une entrée fracassante à grands renforts de pétards colorés de chez Uzuki mais s'était bien vite ravisé lorsqu'il vit la reine. Il resta ainsi quelques secondes puis se releva et marcha vers la reine et ses conseillers. Pendant ce temps, qui parut infiniment long pour tout le monde, Eucalyptus réfléchissait à ce qu'il allait dire, car il fallait bien l'avouer, il n'en savait strictement rien. Il avait pensé lui faire quelques tours de magie et qu'elle aurait été sous le charme mais visiblement, il lui fallait faire autrement. Lorsqu'il fut à bonne distance, il parla enfin.

"Ô Thelhenwen ! Reine d'Anorfain !
La joie me gagne de voir enfin
Votre visage si pur, si fin !

Moi, Eucalyptus Verdoyant
Le lutin magicien des vents,
Viens à vous en vous demandant..."


(Eucalyptus... Tu n'en ferais pas un peu trop ?)
(Tais toi, tu me déconcentres...)


"De m'aider à ressusciter
Une bien belle société
Que surement vous connaissez !

Je parle du Midi-Minuit,
Que l'Anorfain avait jadi(s)
Encouragé et accueilli !"


(Wahou... Mais tu fais des octomètres en plus !)
(Héhé...)


"Bien des années ont passé 'lors
Grand mal en vint, je le déplore.
Mais si vous me donnez de l'or

Je puis vous assurer, ma foi,
Qu'un mot de vous, et il sera
"Petite Noisette des Bois", "


(Mais tu es devenu fou ! Tu viens de donner ton vrai nom !)
(Justement !)


"Et je viendrai à vous rendre compte
Tout ce que vous voudrez sans honte
Oups..."


(Eucalyptus ! Eucalyptus ! Eucaly... ?)
(...)


Ce qui devait arriver arriva. L'inspiration improvisée du lutin éprouvait ses limites et il était incapable de trouver une rime en -onte, ce qui le figea instantanément sans pouvoir rien faire. Tétanisé, il venait de saccager tous les efforts de son mentor et il trahissait sa promesse de revenir d'Anorfain triomphant et chargé d'or. Les yeux rouges d'émotion, il fixait les yeux de la reine. Dans sa tête, il était devenu le jeune lutin à l'oeil fixe, telle la signification* à deux poils près du nom de la reine. Dans ce silence de plomb, Bidouille ne prit pas le temps de réfléchir et une myriade de lucioles sortirent de la veste du lutin avant de se regrouper et laisser apparaître Bidouille sous sa forme féerique. Pas plus haute que le lutin, elle se fondit alors en excuses auprès de la reine.

"Ô Thelhenwen, ne lui en voulez pas, il voulait vous impressionner, il est si jeune et si imprudent. Je peux terminer ses rimes si vous le souhaitez ! Mais par pitié, votre majesté, ne lui en voulez pas..."
"Heu... Mastodonte ?"

Le seul mot que le lutin réussit à sortir résonna dans toute la salle...



(((HRP En quenya, Thelhenwen signifie : "La jeune fille au regard/à l'oeil fixe" )))
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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Dim 15 Aoû 2010 10:55 
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Les trois conseillers présents se regardèrent avec surprise et consternation lorsque tu déballas tes dires avec une grande prouesse babillarde, et encore plus lorsque tu énonças ton dernier… vers. Énorme vers, s’il en était. La Reine au contraire, semblait pleinement satisfaite de la prestation du lutin. Elle partit dans un petit rire clair, avant de fondre dans un sourire attendri et sympathique, sans se débarrasser de sa classe altière. Gardant ce même sourire de sympathie, elle répondit au lutin :

« C’est toujours un plaisir que de recevoir en ce palais un amateur des beaux arts de la poésie, surtout quand celle-ci défraye les traditions ! »

Pour une reine, elle ne manquait pas d’un certain humour, prudent et distingué, mais qui fit tourner les trois regards ébahis des conseillers sur elle.

« Nulle excuse à formuler, petite faera, sauf peut-être celle de ne pas vous être présentée. »

Une fois encore, elle l’avait dit sur un ton sympathique, avec un sourire aux lèvres. Concernant ton nom secret, elle ne semblait pas dupe…

« Considérant la confiance dont vous faites preuve ici, jeune lutin de la Sylve, je ne peux qu’à mon tour vous retourner la mienne en acceptant votre requête. La société Midi-Minuit sera à nouveau, dans l’espoir d’une renaissance éternelle. »

Une rumeur consternée parcourut les trois conseillers. L’un d’eux se leva même :

« Mais majesté, nous avons besoin d’or pour contrer Oaxa… ! »

La Dame de Cuilnen leva une main impérieuse et le conseiller se rassit, penaud, sans savoir terminer sa phrase.

« La Reine a parlé. De combien pensez-vous avoir besoin, Sieur Eucalyptus ? »

Puis, comme justification à son conseiller :

« Je suis persuadée que la Société Midi-Minuit sera une aide précieuse dans la guerre contre les forces d’Omyre. »

Elle posa un regard un peu insistant sur Eucalyptus à cet instant, sans pour autant se dépareiller de son sourire.

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Dim 15 Aoû 2010 13:20 
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La tension était à con comble, Bidouille oscillait son regard entre les trois conseillers, la reine et Eucalyptus. Ce dernier était toujours aussi figé, en proie à des flagellations mentales purement méritées selon lui. Comment avait-il fait pour sortir un tel mot dans pareille situation ? Etait-il devenu fou ? Tant de questions dévalaient dans son esprit que même Bidouille ne pouvait pas vraiment les sonder sans en éprouver un certain mal de tête. Et, comme dans un conte de fées, le petit rire de la reine eut un effet salvateur, libérant de sa voix claire les tourments intérieurs du magicien qui ne devait pas être plus haut que 4 pommes et 2 ou 3 abricots. Le sourire de Thelhenwen balaya ensuite tous les doutes et Eucalyptus retrouva de sa superbe, soulagé et heureux.

"L'on me donna bien des noms, votre Majesté. Bidouille, pour vous servir."

Bidouille se pencha pour se présenter, un peu honteuse d'avoir oublié ce protocole. Les deux acolytes écoutèrent ensuite avec attention et un sourire non dissimulé les paroles de la reine d'Anorfain. Un des conseillers s'opposa si vivement qu'il se leva de son siège pour protester. Inconsciemment, Bidouille attrapa la main d'Eucalyptus et la serra fort pour le rassurer et se rassurer elle aussi. Encore une fois, la reine balaya tous les doutes du lutin et de la faera lorsque cette dernière stoppa de sa main fine les élans de son conseiller. La reine demanda enfin combien il fallait au lutin et habilement, lui fit promettre de l'aider contre Oaxaca et son armée.


"Ô Thelhenwen, merci beaucoup ! A vrai dire, nous aurions besoin de 5000 yus ainsi que d'un bâtiment à Cuilnen..."

Eucalyptus fouilla alors dans son fourreau et en sortit un énorme parchemin qu'il déplia avec soin et fit voler vers la Reine grâce à un souffle d'air.

"Vous trouverez sur ce parchemin nos besoins expliqués et détaillés. A l'heure où je vous parle, mon mentor, Lumbo Desconti, se trouve en audience avec le conseil d'Ynorie et mon amie Fara doit être sortie du château du roi Solennel, avec une bonne nouvelle, j'espère. Nous avons préféré demander un peu d'argent à tout le monde car nous comptons, dans un premier temps, nous préoccuper des mystères de Nirtim. Sachez, encore une fois, que nous sommes prêts à vous aider dans vos quêtes, quelles qu'elles soient. S'il vous faut un renfort de notre part, il vous suffira de dire mon vrai nom trois fois par exemple et je comprendrai alors qu'il me faudra venir vous prêter main forte !"

La reine d'Anorfain, alors qu'Eucalyptus lui parlait, découvrait ainsi les écrits et les plans que contenait le parchemin volant. Toutes les dépenses prévisionnelles de la guilde étaient soigneusement notées et commentées et plus bas, il y avait un plan d'un arbre creux qui servirait, en plus d'être un refuge pour la guilde, de monument pour Cuilnen car ce dernier deviendrait le Cadran des Sylves, un immense cadran solaire et sylvestre.

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Dernière édition par Eucalyptus le Jeu 19 Aoû 2010 02:51, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Lun 16 Aoû 2010 01:08 
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La Reine inspecta silencieusement le papier arrivé dans ses mains de manière fort élégante, et finit par conclure la discussion :

« Tout ceci sera fait, sieur Eucalyptus. Loin de moi l’envie d’user de votre vrai nom pour vous commander. Si un jour j’ai besoin des services de la société que vous remettez sur pied, je saurai la contacter de la manière qu’il faut. Allez, maintenant. La construction débutera au plus vite, et la somme y sera entreposée sous votre garde. D’ici là, je vous souhaite une réussite probante dans tout ce que vous entreprendrez. Espérons que mes collègues humains aient vu juste sur l’importance du potentiel magique de votre association. »

Elle incline légèrement la tête, te signifiant par la que l’entrevue est terminée par cette sorte de contrat oral… Aucun des conseillers ne conteste l’avis de la Reine, respectée pour sa sagesse et sa prescience parfois troublante…

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Jeu 19 Aoû 2010 02:50 
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"Mille mercis Ô Thelhenwen !
La plus sage de tout Yuimen !
La plus habile, que même les nains..."


Bidouille se rua sur Eucalyptus puis plaqua ses deux mains sur sa bouche pour que plus un mot n'en sorte. Le regard noir de la faera força le jeune lutin à ne plus rien dire et à imiter ses gestes. Ainsi, le lutin et la faera saluèrent respectueusement la reine puis ses conseillers avant de quitter la pièce royale. Avant de franchir le seuil de la porte, Bidouille se dématérialisa en une myriade de lucioles et vint se loger dans la veste d'Eucalyptus. Alors que le lutin remontait sur les épaules du garde, Bidouille, sous sa forme de salamandre, sortit la tête du col de la veste d'Eucalyptus et adressa un de ses plus beaux regards à l'attention de la reine d'Anorfain.

"Elle est belle, hein ! Avoue que tu travailles ici uniquement pour admirer son joli minois !"
"Pas du tout !"
"Ah ah ! Tu rougis !"

Eucalyptus et le garde se chamaillèrent gentiment encore quelques minutes et au lieu de le ramener à l'entrée du palais, ce dernier lui fit faire le tour du palais et fit office de guide. Eucalyptus était émerveillé par la beauté du palais d'Aratmen. Il qualifiait l'architecture comme une forêt de pierres particulièrement bien entretenue et avec goût. A mesure qu'ils visitaient le palais, une certaine complicité naquit entre en deux, si bien qu'ils se tutoyaient franchement et s'échangeaient quelques confidences sur leurs vies. Bien vite, Eucalyptus parla de la sombre histoire de la famille Nolwë et le garde félicita le jeune lutin pour avoir pris la défense de Thelma. Le monde était petit, la mère d'Eucalyptus ne faisait que le répéter et le jeune lutin commençait à s'en rendre compte aussi... Deux bonnes heures plus tard, le garde arriva enfin aux portes du palais et déposa Eucalyptus au sol.

"Merci pour la balade Orontë !"
"Tout le plaisir était pour moi, Eucalyptus ! J'aimerais que tu passes à la maison ce soir. Je ne peux laisser partir le sauveur de mon frère sans lui offrir un bon repas !"
"Avec plaisir, Orontë ! De toute façon, je comptais ne partir que demain ou après-demain et louer une chambre à l'auberge..."
"Alors dans ce cas, ma famille se fera un plaisir de t'héberger le temps que tu resteras à Cuilnen. Demande la maison des Feng, c'est un peu après la grande fontaine..."
"C'est si gentil que je ne peux refuser... A ce soir, alors, je vais me promener un peu et découvrir le reste de la ville..."

Eucalyptus salua son nouvel ami puis fit quelques pas en cherchant du regard son louveteau. Il l'appela à deux reprises sans succès et alors qu'il voulut souffler dans son appeau blanc, le louveteau arriva en courant, la langue battante dans le vent. Eucalyptus fit un énorme câlin à son compagnon poilu puis monta sur ce dernier avant de s'éloigner du palais...

>> la petite boutique de la Forêt

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Mar 19 Jan 2016 19:59 
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    « Quand une femme a tort, il faut commencer par lui demander pardon. »


La sensation prenante d’étouffer, l’obscurité encore, les frottements du lin sur mon visage, les odeurs ô combien délicieuses malgré le filtre entravant ma respiration. Toutes ces nouveautés je les savourais avec délice, fussent-elles plus désagréables encore que mon incarcération. Car depuis près d’un quart d’heure, je marchais. Je n’étais pas libre, mains attachées dans le dos avec une corde fine tellement serrée que ça m’en irritait les poignets, mais je marchais. J’étais sorti de cette cellule que j’avais presque fini par considérer comme mon mausolée. L’endroit où je vivrais mes derniers jours, en compagnie d’Almavendë. Mais non. Elle marchait à côté de moi, j’en étais persuadé, elle aussi ligotée et la tête recouverte d’un sac de jute lié autour du cou. Nous étions entourés de gardes, dont le cliquetis des armures au rythme de nos pas m’assurait leur présence.

Et notre présence à nous, j’avais encore du mal à l’expliquer. Le matin même, j’avais été éveillé par un petit tapotement sur le mur contre lequel j’étais appuyé. Dans les vapes, je ne m’étais rendu compte que trop tard qu’il s’agissait de ma voisine de cellule, celle avec qui j’avais communiqué une fois sur l’entièreté de mon séjour ici, sans plus que nous nous contactions. Je m’étais approché, encore groggy de sommeil, du trou dans le mur séparant nos cellules, et y avais glissé l’oreille. Les mots qu’elle avait prononcés me frappèrent de perplexité. Là encore, ils résonnaient dans mon esprit, à mesure que nous avancions.

« Merci. Merci d’avoir égayé mes derniers instants. Merci d’avoir fait luire d’espoir un cœur qui ne broyait que du noir. »

Ces paroles, je ne les avais pas comprises alors, même si depuis l’idée avait fait son chemin. Je n’y avais rien répondu, et le regrettais encore amèrement maintenant. Car le bruit d’une geôle qui s’ouvre avait suivi, très vite, cette intervention. La sienne. Et je sus que des gardes étaient venus la chercher. Les mots s’étaient alors répétés, avec une connotation bien plus tragique que celle avec laquelle je les avais initialement entendus. Derniers instants. Espoir d’un cœur qui broie du noir. Je compris alors ce qui s’était passé. L’accidentelle meurtrière avait fini par être jugée, et condamnée à mourir. Elle avait assisté à mes retrouvailles, à mes conversations avec ma fille d’alors, à mes délires sur la théorie du Sang Ancien. Les dernières paroles qu’elle entendit furent celles qui lui promettaient la rédemption et, si elle était une âme ancienne, la réincarnation. Un espoir de fou… mais un espoir, qui valait mieux que rien du tout.

Quelques heures étaient passées, et cette fois, ce fut chez nous que le geôlier arriva. Ils nous passèrent les liens aux bras, et la capuche sur la tête. Interloqué, paniqué même, un peu, je leur demandai des explications… Et je les reçus avec le cœur serré d’émoi.

La condamnée, avant de passer de vie à trépas, avait eu droit, dans l’immense magnanimité elfique, à une dernière volonté. Celle-ci, elle me l’accorda, du plus beau cadeau qu’elle pouvait me donner. Elle demanda à ce qu’Almavendë et moi soyons reçus par l’éminente Reine hiniönne pour une demande de grâce. Celle-là que j’avais espéré provenir de ma fille, c’est elle qui me l’offrait. Sans qu’elle ait vu mon visage, ces traits burinés. Sans que j’aie même été courtois ou particulièrement sympathique avec. Un don qui sacrifiait son dernier plaisir sur terre. Un don qui faisait d’elle une héroïne, qui resterait de tous méconnue, mais qui dans mon cœur trouverait grâce. La grâce d’un acte de bonté. La grâce d’un acte de foi.

Et c’était plein d’émoi, et fort d’une conviction inébranlable, que je traversai maintenant sans les voir les hauts couloirs de l’Aratmen, le palais Royal de Cuilnen. Je pouvais entendre, à travers la toile, les bruissements des feuilles emportées par le vent s’infiltrant dans les nombreuses ouvertures dans les murs du palais. Et dans mes souvenirs, je tachai de m’en remémorer l’apparence, haute et fière. Les grandes façades blanches et dorées, ornées de verdure en doses élégantes. Tout avait un parfum de liberté, même lorsque nos meneurs nous rudoyèrent pour nous agenouiller, et violemment retirer les sacs de nos têtes.

La lumière frappa ma pupille depuis trop longtemps coutumière à l’obscurité. Je fus aveuglé par la clarté environnante, sans pouvoir me cacher les yeux de mes mains liées. Et je devais faire bonne figure, car sans la voir encore, je le savais, devant moi, sise sur son trône d’or, s’élevait Thelhenwen, Reine d’Anorfain. Je baissai la tête en signe de respect, mais me tus. Il fallait, avec les elfes plus qu’avec n’importe quel autre peuple, savoir faire preuve de patience. Voilà de nombreux siècles que cette grande dame de lumière siégeait sur son trône. Jamais empressement n’avait conduit à la grâce. On l’avait sans doute informée de nos chefs d’inculpation, à Almavendë et moi. Contrebande pour elle, approche trop invasive de la secrète cité pour moi, en mon état de semi-shaakt semi-garzok, ennemi prétendu des elfes et de leur majesté. C’est prostré dans mon respect, pourtant, que j’attendis pour parler qu’on m’en donne le droit.


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Dernière édition par Vadokan Og'Elend le Mer 20 Jan 2016 21:09, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Le Palais Royal - Aratmen
MessagePosté: Mer 20 Jan 2016 14:55 
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Intervention pour Vadokan Og’Elend



Quelques longues minutes passèrent sans qu’un membre de la cour ne prononce le moindre mot. Tous les regards étaient posés sur Vadokan et Almavendë, mais celui de la Reine Thelhenwen semblait peser bien plus encore que tout autre, comme si ses seules iris azurées avaient la force de percer tous leurs secrets.

- Le dernier vœu d’un condamné est un don puissant qui peut apaiser des cœurs comme semer la tourmente, finit par dire la Reine du haut de son trône. Dites-moi, étranger, pourquoi une cette femme a-t-elle jugé bon de vous accorder son ultime volonté ?

Elle n’avait guère bougé, les mains posées délicatement sur les accoudoirs de son trône. Sa voix était un filet cristallin empli d’une grande sagesse et d’une once de curiosité, comme si, malgré les millénaires qu’avait vécu cette femme, elle acceptait encore d’être surprise.


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