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 Sujet du message: Le relais équestre
MessagePosté: Dim 26 Oct 2008 21:51 
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Le relais équestre


Si vous sortez de la cité par la route qui mène à Kendra Kâr, vous passerez à coup sûr devant une grande bâtisse en bois, très originalement nommée « le relais de Bouhen ». Propriété de Bouhen, cet établissement est réputé pour l’efficacité de ses messagers capables, paraît-il, de livrer vos missives partout à travers Nirtim en moins d’une semaine. Egellia Torchedol, la maîtresse de ces lieux, propose en outre bien d’autres services comme la location et la vente de coursiers et de matériel adapté. Enfin, de nombreux palefreniers restent à votre disposition pour soigner votre monture en cas de besoin.

Pour plus de renseignements sur les montures, se reporter à la règle spécifique sur les montures.

Montures élevées ici, à l'achat/revente :

Les chevaux : C'est la monture la plus fréquente, adaptée pour toutes les races de taille standard, tels les Humains, Elfes, Garzoks, Liykors, Worans, jeunes Oudios... Animal herbivore, il est la meilleure conquête de l'homme, le plus fidèle compagnon de l'Elfe et la terreur des Thorkins. Il est très utile pour les longs voyages, mais les races de plus petite taille ne savent pas les monter.

    200 yus la monture à l'achat. 1/3 du prix à la revente. C'est à vous de le nommer, de faire une éventuelle description et de lui acheter du matériel si vous le souhaitez.

Code:
[u]Monture achetée :[/u]

Nom :
Description et race :
--------------------------------------------------------------
Équipements (A acheter !) :
-

Sac (E=0/10) (A acheter !) :

--------------------------------------------------------------


Vente de matériel:

    Selle et rênes standards : vitesse augmentée de 0,5 : 200 yus.
    Selle et rênes de qualité : vitesse augmentée de 1 : 500 yus.

    Sac (Encombrement [E= /10]) : 50 yus
    Une petite charrette (Encombrement [E= /30]), le propriétaire sera assis dans la charrette : 100yus.
    Une grande charrette : (Encombrement [E= /50]), le propriétaire + 1 personne supplémentaire seront assis dans la charrette : 200yus.

Le rachat du matériel ne se fera qu'à 1/3 du prix.

Hébergement de montures mises en pension :

    Vous pouvez apporter la monture standard (Chevaux, belettes, boucs, poneys, dromadaires, loups) que vous possédez et la laisser en pension durant autant de temps que vous le voulez. Les montures originales seront refusées. Ce service sera payant en jeu mais aucun yus ne sera retiré de votre fiche.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

(((Si vous voulez être servi dans des temps raisonnables, n'oubliez pas de demander aux GM dans le SUJET DES INTERVENTIONS GMIQUES de s'occuper de valider vos achats en jouant le commerçant. Nous ne faisons pas le tour des boutiques... merci de votre compréhension )))

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Chibi-Gm, à votre service !


La règle à lire pour bien débuter : c'est ICI !
Pour toutes questions: C'est ici !
Pour vos demandes d'interventions GMiques ponctuelles et jets de dés : Ici !
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 Sujet du message: Re: Le relais equestre
MessagePosté: Mer 2 Juin 2010 21:54 
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J’arrive au relais équestre alors que le soleil arrive au zénith dans le ciel, mon ombre est pile sous mon corps. Le relais est tout en bois à l’extérieur, un écriteau signale le nom de l’établissement « le relais de Bouhen ». En regardant sur le côté, je vois des palefreniers qui s’occupent des boxs des chevaux en changeant le foin, remettant de l’eau et de l’avoine. D’autres soignent des montures qui se sont coupées les pattes durant un voyage. Une femme sort de la bâtisse et se présente devant moi.

- « Bonjour madame, je m’appelle Egellia Torchedol, propriétaire de l’établissement, besoin d’un service ? »

- « Bonjour madame Torchedol. Je m’appelle Aenaria. J’aurais besoin d’un cheval pour rallier la ville de Kendra Kâr. »

- « Vous avez frappé à la bonne porte. Suivez-moi, je vais vous montrer les chevaux que j’ai ici, j’espère que vous trouverez votre bonheur. »

Elle se tourna et se dirigea vers l’endroit ou j’avais vu des palefreniers s’affairaient. Je lui ai emboité le pas. Elle salua de la tête un des employés et me montra quatre boxs avec chacun un cheval.

- « Je dispose de ces quatre chevaux. Je vous laisse les regarder et choisir le vôtre. Je serais pas loin si vous avez besoin de moi. »

- « Merci madame ».

Mon regard s’est posé successivement sur les quatre chevaux qui était à ma disposition, à moi de faire mon choix. J’ai d’abord vu qu’il y avait un nom sur un écriteau devant chaque cheval : Galarion, Valgalet, Aegarël et Annocär. Les deux derniers sont des chevaux de traits, je décide donc de les éliminer rapidement. Il me reste Galarion et Valgalet. Je choisis de prendre Valgalet, je préfère sa robe et il me semble beaucoup plus endurant que Galarion. Je me mets à la recherche de Egellia pour lui communiquer mon choix. Je sors de l’écurie et je vois Egellia qui est en train de discuter avec un palefrenier. Je fais du bruit volontairement pour signaler ma présence et ne pas les effrayer.

- « Oh Aenaria, vous avez fait votre choix ? »

- « Oui j’ai choisi Valgalet. »

- « Suivez-moi, nous allons régler les derniers détails à l’intérieur.»

J’ai suivi Egellia à l’intérieur du bâtiment principal. Elle m'a emmené dans un bureau ou elle m'a indiqué une chaise pour m'asseoir. Elle fit de même derrière son bureau. Elle sortit une feuille de papier, une plume et un encrier afin d'écrire le contrat de location.

- « Donc la location du cheval est de 2 yus par jour, il faut deux jours pour aller à Kendra Kâr, cela fait 4 yus pour le voyage. Il faut également un sac, obligatoire pour le transport qui fait 15 yus. Le total s'élève donc à 19 yus. Est-ce que vous voulez une selle? »

- « Non, je préfère monter à crue.»

- « Bien, un palefrenier s'occupe déjà de votre cheval. Vous n'avez plus qu'à aller le chercher. Bonne route.»

- « Merci, au plaisir de vous revoir madame Torchedol.»

J'ai serré la main de Madame Torchedol et j'ai pris le chemin de la sortie. J'ai rapidement trouvé Valgalet, prêt pour la route avec son sac. Je monte sur son dos avec souplesse et prends la direction de la route pavée.


=> Route entre Kendra Kâr et Bouhen

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 Sujet du message: Re: Le relais equestre
MessagePosté: Mer 30 Nov 2011 23:02 
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http://www.yuimen.net/univers/route-entre-bouhen-et-omyre-t179.html#p260163

Furim arriva à toute allure. Regardant plutôt derrière que devant lui, il tomba nez à nez avec un cheval. Ce dernier le botta à plein torse, Furim n'eut pas le réflexe de contracter ses muscles pourtant imposants.

Furim tomba lourdement au sol. Il resta seulement quelques secondes sonné mais il était trop tard. Plusieurs humains eurent lancé des filets sur lui entravant ses mouvements. Furim se débâti de toute ses forces, mais les humains étaient forts.

Le combat était perdu, Furim était gêné de s'être fait piéger comme un idiot.

Des pierres de plus en plus lourdes étaient posé autour de lui. Furim était couché de force, pressé contre le sol. L'humain qui gérait le relais avait apparement appelé un guerrier. Ce dernier enduit sa lame avec une potion et frappa Furim. La plaie n'était pas importante, mais ...

Cette lame me fait un effet étrange ...

Furim était endormi, la potion contenait un puissant poison, ce dernier aurait tué un humain sans l'ombre d'un doute, mais ce n'était apparemment pas le destin qui allait être réservé à Furim.

Pendant plusieurs heures, Furim fut ballotté d'un côté et de l'autre, on le portait, il le savait et le sentait, mais il était trop faible pour simplement ouvrir les yeux. Sans doute plusieurs heures s'étaient écoulées, peut-être même des jours, Furim ouvrit enfin les yeux.

http://www.yuimen.net/univers/trajet-maritime-sur-la-perle-bleue-entre-bouhen-et-tulorim-t598.html#p260169

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 Sujet du message: Re: Le relais equestre
MessagePosté: Jeu 14 Fév 2013 02:07 
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~7~



La matinée débute avec un ciel clair, étrangement semblable à celui d'Oranan. Après avoir retrouvé Tohru au marché, je m'engage à ses côtés dans la voie principale menant hors de Bouhen. Je garde le silence tandis que la jeune pousse me raconte sa soirée et ses impressions après cette nuit dans un vrai lit. Plus je l'écoute et moins je peux m'imaginer son ressenti. La nuit que j'ai passé a été moins agréable, ayant du me contenter d'une chaise, la cause en étant la présence d'autres invités chez Marko. Étrangement, je ne me sens pas spécialement fatigué malgré le peu de temps que j'ai dormi. Ceci me rappelle Père qui passait quelques rares heures à méditer au lieu de sommeiller. Serais-je en train de devenir comme lui ?

La main du petit ynorien vient chercher la mienne après que je me sois assuré avoir abaissé ma capuche. Amusé, je le laisse me faire sortir des murs et bifurquer sur la gauche en direction des écuries. L'odeur forte de la paille en train d'être extraite des box m'assaille. Ce n'est pourtant pas le mouvement lent d'un palefrenier en train de s'en occuper qui attire mon attention, mais le petit attroupement d'humains plus loin. Entraîné par mon jeune camarade, j'arrive bientôt au niveau d'une sorte d'enclos auquel sont accoudées les figures humaines. Je ne les regarde qu'à peine, subjugué par ce qui se passe dans le corral.

Un homme avoisinant la trentaine en aide un autre, visiblement pour monter sur le dos d'un cheval. Mes yeux teinte violine scrutent l'animal, et je dois bien avouer que je suis impressionné. La bête à la robe d'un gris pommelé, et à la crinière aux reflets crème, doit bien faire un mètre soixante-dix au garrot. Ce qui me marque le plus, c'est sa carrure. Non seulement il est grand, mais il s'agit d'un mâle large et à l'allure puissante. J'ai du mal à m'imaginer qu'il puisse vraiment être une bête de selle. Je me sens encore plus petit à proximité de ce colosse. Distraitement, je perçois une voix féminine s'inquiéter, mais j'en ignore la cause.

D'un coup, la main de Tohru se crispe sur la mienne. C'est avec incrédulité que je comprends que le rapport de force entre les hommes et l'animal s'inverse. L'étrange impression que les oreilles couchées de la monture me donnaient se confirme. À peine le cavalier est-il en selle que l'animal se cabre, frappant l'air de ses antérieurs. Mon coeur rate un battement quand je vois l'autre palefrenier se jeter à terre pour les éviter. Tandis que les humains à ma gauche commencent à s'organiser, en suivant les ordres de la voix féminine, je ne peux que regarder le dangereux spectacle.

(Par les Dames !)

Le colosse quadrupède arrondit le dos, montre les dents, puis il se met à ruer sauvagement. J'aurais cru qu'un animal de cette taille serait paradoxalement doux, mais celui-ci me donne tort. Je redoute une mauvaise issue quand je comprends que le cavalier ne parvient pas à descendre. Soit il est paralysé par la peur, soit l'un de ses pieds est coincé dans l'étrier, et tomber serait synonyme de grave blessure ou pire.

"Kiyo'..."

Je braque mon regard en direction de l'enfant de la République, décelant sur son visage un certain espoir. C'est à croire que Tohru veut me voir faire quelque chose. J'hésite. Est-ce que cela vaut vraiment la peine de m'impliquer alors que quatre humains à forte carrure entrent dans le corral avec des cordes ? Le soudain galop de la bête, chargeant ceux qu'elle voit, m'incite à penser que oui. Je fais un lent mouvement de tête affirmatif, sachant pertinemment que je ne peux pas utiliser la force. Je dois donc m'en remettre à ma magie, et visiblement c'est aussi ce que pense Tohru. Il ou elle lâche d'ailleurs ma main, agrippant fermement ma cape.

Je cogite vivement. Il me faut parvenir à stopper cet animal, à calmer sa colère. Je sais déjà faire usage de pacifisme, mais ce sort n'est qu'une contrainte dans le temps. Il n'efface en rien l'agressivité. Quand je vois l'étalon se préparer à charger, je décide tout de même d'en faire usage, par précaution. Tendant le bras valide hors de la cape, je prie Gaïa pour parvenir à me servir de mes pouvoirs. L'aura lumineuse enveloppe les êtres vivants présents, et a l'étrange effet d'inciter le cheval à ralentir. Il ne charge plus, mais refuse de rester immobile.

Je réfléchis, ignorant la voix sur ma gauche qui semble s'adresser à moi. Je dois mettre en pratique le même savoir que lorsque j'ai permis à mon ami de reprendre confiance en lui. Sauf qu'ici, je ne dois pas réconforter, mais apaiser une colère sauvage. J'amène mon fluide dans ma paume, me souvenant des sensations que ma bénédiction m'a causé. Concentré, je tente de lier à l'énergie lumineuse le calme qui m'habite d'ordinaire. Je visualise Oranan baignant dans la lueur matinale, me causant une sensation de sécurité.

À distance, je guide les particules de lumière que je produis en direction de la monture. Je veux qu'elle perçoive cette sérénité, qu'elle comprenne n'avoir aucune raison d'être à ce point en colère. Après la diffusion de mon fluide, je me rends peu à peu compte que quelque chose ne va pas. Non seulement l'étalon ne change pas d'attitude, mais lorsque le sort de pacifisme se dissipe, il charge de plus belle. Pire encore, il retrousse les lèvres et parvient presque à mordre un palefrenier proche.

Un peu décontenancé, j'entends ma voisine de gauche m'assurer que, quoi que je fasse, je perds mon temps. Brièvement, elle me décrit l'étalon comme caractériel et brutal. Alliés à sa grande taille, ces traits de caractère l'ont rendu dominateur, et apparemment aucun palefrenier n'avait voulu le prendre à rebrousse-poil. Jusqu'à ce matin.

(Caractériel ? Il est vrai que cet étalon a l'air puissant, et qu'il semble le savoir. Côté force physique, je ne peux pas lutter. Par contre...)

Plissant les yeux, l'idée qu'il me faut m'imposer et me montrer plus fort que lui m'arrive. C'est idiot vu notre différence de gabarit. Pourtant, je veux essayer. Un bref regard sur Tohru me fait comprendre qu'il me soutient. Encouragé, j'esquisse un sourire amical à son intention puis fixe l'animal. Les autres palefreniers tentent d'attraper ce dernier au moyen de lassos, mais l'imprévisibilité de ses mouvements rend la tâche ardue.

Tendant la main devant moi, je tente de rassembler des souvenirs pour m'aider à modeler mon sort. Il ne me faut que peu de temps pour me remémorer des choses impressionnantes. C'est ceci que je compte faire passer. Tendant la main vers la monture, je relâche de nouveau mon sort. Peu sûr de moi, j'essaie d'établir un lien en faisant appel à son instinct. Après avoir canalisé mon énergie et tenté d'influencer le comportement de la créature, je demeure silencieux. Suite à son tour rapide de corral, l'étalon me fait la surprise de tendre une oreille dans ma direction. Ses dents restent cependant à découvert, son encolure tendue, et sa queue fouette vivement l'air. Toute son attitude me fait comprendre une chose à laquelle je ne sais pas vraiment comment réagir.

Cet équidé me défie.



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Dernière édition par Kiyoheiki le Ven 15 Fév 2013 19:57, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Le relais equestre
MessagePosté: Jeu 14 Fév 2013 19:51 
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~8~



Relevant le nez sous ma capuche, je scrute cet oeil qui me fixe. L'étalon me jauge, tirant violemment sur les rênes auxquelles sont cavalier s'agrippe. Est-ce que mon sort est trop faible ou inapproprié pour parvenir au bon résultat ? Si cela se trouve, le modelage du fluide n'est pas le bon. Ma brève hésitation permet à la bête de pousser un hennissement courroucé, puis de repartir dans un tour de corral. Ses sabots cognent le sol assez fort pour que je parvienne à sentir des vibrations dans mes getas. Je repense à la description donnée, mais même s'il est caractériel, cet animal doit bien avoir une raison pour être en colère.

Pour le moment, la priorité reste de parvenir à le faire se tenir tranquille, au moins pour que le cavalier puisse descendre. Persuadé qu'il va me falloir manier mes fluides en continu, je décide de renforcer ma magie. Tout en plongeant la main dans mon sac, effleurant la statuette de Gaïa au passage, je questionne ma voisine.

"Vous avez l'air d'en savoir beaucoup sur les chevaux. Pouvez-vous me renseigner rapidement ?"

Je lui demande alors comment sont marqués les rangs dans les hardes, attrapant mon flacon contenant le fluide de lumière. Pendant que je l'écoute, j'avale le contenu du récipient. La douce chaleur qui parcourt mon sternum semble se renforcer encore dans ma poitrine. Chaque pulsation cardiaque me donne la sensation de faire suivre la lumière jusque dans chaque parcelle de mon être. D'ailleurs, en observant ma main valide, je vois se former de petites plaques dorées. Fait étrange, contrairement à ceux des précédents fluides que j'ai avalé, les effets de celui-ci semblent moins importants. Pourtant, lorsque je manipule ma magie pour créer un minuscule soleil sur ma paume, l'éclat de ce dernier est plus fort qu'avant.

Je patiente quelque instants, jetant un regard inquiet vers le corral. L'étalon a ralenti, mais dès qu'une silhouette humaine entre dans son champ de vision, il menace de charger. Le seul moyen que je vois pour user de ma magie efficacement est de me trouver à proximité de la bête. Lorsque je sens que l'apport de fluide a été intégré à ma propre réserve, je me décide. Une certaine angoisse m'étreint quand je m'entends insister pour entrer dans le corral. L'étalon est massif, dangereux, mais moins imprévisible que les êtres pensants que j'ai eu à affronter.

Tohru agrippe un instant ma cape, me lançant un regard inquiet, puis lâche le tissu. J'esquisse un sourire à son intention puis viens rejoindre le palefrenier trentenaire. Quand je m'aperçois que la monture s'apprête à charger, je fais immédiatement usage une nouvelle fois de mon sort de pacifisme. Crispé, le cavalier tient les rênes très court, obligeant le cheval à secouer la tête et grignoter le mors. Non loin de moi, j'entends les voix humaines l'inciter à relâcher la pression. Concentré, je canalise mon énergie lumineuse, la chargeant de ma volonté de dominer. Je la diffuse peu à peu, cherchant à lier mon état d'esprit à celui de l'animal.

Est-ce l'effet combiné des sorts ? Toujours est-il que l'étalon s'immobilise, me lançant un regard direct. Je fais un pas sur le côté, et ai la surprise de le voir me suivre de son oeil brillant. Derrière moi, l'humaine m'incite à marcher lentement, afin de me mettre hors de son périmètre visuel. Peu convaincu, j'obtempère néanmoins, et me mets à avancer parallèlement à lui, sans diminuer la distance qui nous sépare. Lorsque je jette un coup d'oeil par-dessus mon épaule, je suis étonné de voir ce géant quadrupède pivoter pour me fixer. Ne sachant pas trop comment procéder, je me contente de concentrer ma magie pour en renforcer les effets. Même s'il ne galope plus, l'équidé conserve une attitude agressive et menaçante.

Régulièrement, je prends un instant pour l'observer, moment qu'il choisit pour souffler bruyamment par les naseaux. Il fait même un pas sonore dans ma direction.

(Par Rana... Même contre des brigands supérieurs en nombre je ne me sentirais pas aussi oppressé.)

Je secoue doucement la tête, tentant de chasser cette pensée de mon esprit. Ce n'est pas le moment de douter. D'un coup, la voix féminine m'encourage à ignorer l'étalon, à marcher comme si de rien n'était. J'écarquille les yeux à ce conseil. Tourner le dos à un animal visiblement hostile ? Cela n'a pas de sens ! Je marque un temps d'arrêt, dubitatif, puis inspire longuement avant de me remettre à marcher. Pendant tout ce temps, je cherche à mettre mon sort en forme. Je perçois le lien magique entre ma cible et moi, mais même si je suis certain que la hargne de l'animal commence à décroître, elle n'a pas disparu pour autant.

Sur le sol de terre battue, mes getas s'enfoncent un peu tandis que je progresse dans le corral. Malgré ma curiosité, je me contente de regarder droit devant moi et d'ignorer l'étalon. Je l'entends par contre souffler et émettre des sons vifs. Plusieurs minutes s'écoulent ainsi, des bruits de pattes à sabot avançant dans mon dos. Quelques encouragements me parviennent, mais je n'y fais guère attention.

Soudain, comme agacé par ce manège, l'étalon se met brusquement à avancer, venant me couper la route. Je retiens mon souffle, et m'empêche au dernier moment de répondre à sa provocation. À la place, je suis les directives de l'humaine qui m'incite à passer à côté de lui, mais pas entre la barrière et son corps massif. Je ne fais que jeter un bref coup d'oeil au cavalier. Malgré son expression peu rassurée, il a l'air moins tendu. Je lui fais doucement un signe de tête, puis m'avance. La monture se met de nouveau en travers de ma route, mais je sens que ma lueur doit commencer à agir.

Bien que sa bouche soit encore ouverte, ses oreilles sont totalement tendues dans ma direction. Je pense tenir ma chance. J'amène ma magie au creux de ma paume, concentrant cette dernière. Avec précaution, je tends ma main devant moi et matérialise le sort. Quand ce dernier touche la monture, celle-ci secoue vivement la tête, certainement surprise par ce qui vient de se passer. Pourtant l'étalon ne bouge pas, se contentant de me scruter. Les palefreniers en profitent pour le maîtriser, et chose étrange lui retirer le mors.

Je pousse un souffle lent, m'écartant tout de même un peu. Le colosse n'a pas l'air de se préoccuper des humains qui s'agitent autour de lui, suivant mes déplacements. Je pense avoir réussi, mais je suis tout de même soulagé quand je sors du corral.

"Ouf ! Pas de bobos, c'est bien !"

J'esquisse un sourire et appose doucement ma main sur la tête de Tohru. En relevant les yeux, je rencontre une nouvelle fois le regard équin. Curieux, je me dirige vers l'humaine et m'incline poliment, la remerciant pour ses conseils. Je ne peux toutefois pas m'empêcher de lui demander si le colosse gris a un propriétaire. Je ne suis guère surpris en apprenant que non, plus maintenant en tous cas. Un pincement se produit dans ma poitrine lorsqu'elle évoque la possibilité de s'en débarrasser.

J'échange un regard avec l'enfant, comprenant que ce dernier a eu la même idée que moi. Après cette épreuve, pas question que ce géant finisse chez l’équarrisseur. Je tâte alors mon bagage, soupesant les yus que j'ai sur moi.

Après tout, pourquoi pas ?






- Absorption de mon fluide 1/8eme de lumière
- Tentative d'apprentissage du sort évolutif "calme animal"

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Dernière édition par Kiyoheiki le Jeu 14 Fév 2013 23:56, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Le relais equestre
MessagePosté: Jeu 14 Fév 2013 23:55 
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~8a~



De ma main valide, je relève légèrement ma capuche, suivi de près par Tohru. Pas après pas, je me rapproche de la stalle où l'étalon que je viens d'aider à calmer a été mené. D'après ce que j'ai pu comprendre, il ne doit pas avoir plus de cinq ans, et est originaire de l'Est du continent. Vue sa taille, je me doute que peu de cavaliers autres que des elfes aient été en mesure de le chevaucher. Sa réaction agressive doit être due au changement brutal de son harnachement. À en croire un palefrenier proche, ce colosse ne supporterait pas d'avoir un mors entre les dents.

J'entends l'humain me raconter que la bête leur a été vendue quelques mois auparavant, son propriétaire ne sachant absolument pas le maitriser, et ayant aussi quelques problèmes financiers. Je plisse les yeux, rencontrant encore une fois le regard de l'équidé. C'est un être puissant, et l'idée qu'il soit abattu parce que difficile à contrôler me fait beaucoup de peine. À sa façon de charger plus tôt dans le corral, je n'ai aucun souci à l'imaginer au blason de la milice. Je réfléchis toutefois quelques instants.

Ce n'est pas un animal de compagnie, et je n'ai jamais appris à monter. Je redoute devenir aussi peu compétent que son précédent possesseur. Cependant, l'idée de parcourir les voies de la République sur son dos me fait esquisser un sourire. Je doute que l'étalon et moi nous entendions bien dès le début, mais cette vérité s'applique à bien des relations. Après une bonne inspiration, je me dirige vers l'humaine qui m'a conseillé dans l'enclos. Maintenant que j'y fais attention, les autres humains semblent la traiter avec respect, et c'est un peu surpris que je comprends qu'il s'agit de la propriétaire des lieux.

Après m'être éclairci la gorge, je me décide.

"Je vous remercie une nouvelle fois pour vos conseils et je pense... Je pense que je vais vous acheter cet étalon, ainsi que son précédent équipement et un sac."

J'ouvre ma sacoche et en extirpe le contenant à yus. Je ne suis pas le plus riche des semi-humains, mais j'ai suffisamment de fonds pour ne pas en souffrir plus tard. Un hennissement proche s'élève. Je suis presque convaincu de faire le bon choix, et j'ai déjà un nom en tête.

"Ganko."





Pour résumer, achat de :

- la monture (200 yus)
- rênes elfiques -équivalentes à améliorées- (50 yus)
- selle améliorée (90 yus)
- sac (50 yus)

Soit un total de 390 yus.

Citation:
Monture achetée :

Nom : Ganko
Description et race : Étalon d'environ cinq ans, de la race des percherons. Il mesure un mètre soixante-dix au garrot, a une robe de ton gris pommelé et une crinière crème. Comme tout membre de cette race, sa carrure est forte, et sa musculature est puissante. Sa morphologie le rend plus lent que les coursiers, mais plus endurant également.
Contrairement à ses semblables, Ganko est caractériel, dominateur et brutal. Si quelque chose ne lui plait pas, il l'affiche clairement, et a tendance à ne pas pardonner les erreurs de son cavalier.
--------------------------------------------------------------
Equipements :
- Rênes elfiques (+6 en synchro)
- Selle améliorée (+10 en synchro)

Sac (E=0/10) :

--------------------------------------------------------------
Synchronisation PJ/Monture : /100

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Dernière édition par Kiyoheiki le Ven 15 Fév 2013 19:22, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Le relais equestre
MessagePosté: Ven 15 Fév 2013 00:39 
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La propriétaire te jauge un moment puis elle acquiesse de la tête.

"Je pense que cet étalon va enfin avoir un maître à sa hauteur. "


Elle ramassa les yus que tu lui tends et fit signe à un de ses employés de te préparer la bête.

Quelques minutes plus tard, l'humain revient avec le cheval ainsi que son équipement.

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À votre service, pour le plaisir de rp !


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 Sujet du message: Re: Le relais equestre
MessagePosté: Ven 15 Fév 2013 19:21 
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~9~



Une fois les yus échangés, j'observe mon nouveau camarade quadrupède être brossé et équipé de son harnachement habituel. Bien qu'il se tienne relativement tranquille, lorsque l'un des palefreniers approche une main de sa tête, il est vivement bousculé. Ganko a vraiment un fort caractère, au point que je dois souffler un moment pour évacuer mon trop-plein d'appréhension. Une petite traction sur ma cape ramène mon attention sur Tohru. Son regard est braqué sur l'animal, mais je me rends vite compte que c'est tout ce que cet enfant entreprendra. Je ne peux qu'approuver son comportement. Après tout, qui sait si cet étalon ne risquerait pas de le pincer ?

Je patiente jusqu'à ce que l'employé fasse sortir le colosse de sa stalle. À peine l'étalon a-t-il émergé que son oeil gauche se rive sur moi, ses oreilles se tendant dans ma direction. Il est visiblement attentif, m'amenant à songer que je n'ai pas réfléchi à ce que je vais faire de lui en attendant le départ. J'imagine que la cérémonie d'union va prendre une bonne partie de la matinée, ce qui me laisse le temps de faire connaissance avec ma nouvelle acquisition. J'attrape les rênes que me tend l'humain, et fais quelques pas en avant. Une brève traction me fait craindre un nouveau coup d'éclat de la bête, mais je comprends bientôt que ce n'est pas le cas. Le géant vient simplement de relever un peu la tête.

Il va me falloir faire preuve d'une grande patience et force de caractère pour me faire respecter par cet équidé. Pour le moment, ses sabots cognent à ma suite tandis que je me dirige vers un autre enclos circulaire. Je fais attention à ne pas passer trop près d'autres chevaux dont les palefreniers sont en train de s'occuper. Tohru reste à ma gauche, à distance.

Une fois entré dans l'autre enclos, je jette un regard à mon jeune camarade.

"Mieux vaut que tu restes de ce côté, d'accord ?"

"Moui..."

Je me retourne vers l'étalon, décidant de repousser ma capuche. Je demeure tout de même à longueur de bras et de rênes de ma monture. Son oeil gauche scrute mon visage, que je garde aussi neutre que possible. Ses naseaux se dilatent un peu tandis qu'il hume dans ma direction. Lentement, je fais un pas en arrière, rencontrant une résistance de sa part. Il doit sans doute chercher à m'évaluer, et à me faire douter du rapport de force. Je décide alors d'appliquer de nouveau les conseils de la propriétaire des lieux, lui tournant le dos tout en progressant. C'est suffisant pour que l'étalon réagisse.

Il s'avance rapidement, venant marcher à ma hauteur, et il cherche même à me devancer. Je ne me laisse pas faire, bifurquant quand il m'a presque dépassé. C'est à moi de décider, et je compte bien le lui faire comprendre.

Ce petit jeu dure un moment pendant lequel l'étalon tente de me bousculer. Après avoir essuyé son coup d'épaule à plusieurs reprises, je commence à le comprendre et anticiper ses mouvements. Je fais tant et si bien qu'il finit par ne plus parvenir à me toucher. Une sensation de satisfaction monte dans ma poitrine à partir de l'instant où cette puissante bête décide d'adopter mon allure. Je ne crains pas Ganko, quand bien même je suis conscient des risques. J'ai beau être bien plus petit que lui, j'ai aussi du caractère.

Petit à petit, j'accélère le pas pour finir par une petite course tranquille. Je dois tout de même faire attention à ne pas chuter bêtement, en particulier si ma réception se fait sur mon avant-bras blessé. Ganko trotte à ma droite, la tête haute et les oreilles en avant. Je ne décèle aucune agressivité dans son attitude. Si cela se trouve, c'est non seulement l'usage du mors qui l'a mis en colère, mais aussi la frustration de rester dans une stalle. Après quelques tours supplémentaires de corral, je m'arrête et le scrute. L'étalon fait de même, m'amenant un léger sourire pendant que je remets ma capuche en place.

(Vivement le retour à Oranan et ma guérison. J'ai hâte d'apprendre à monter en selle.)

Mon coeur cogne rudement. Pas de doute, j'ai fais le bon choix.
Je suis tout de même curieux de savoir comment oncle Masaya va réagir.



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