L'Univers de Yuimen


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 Sujet du message: Les Habitations d'Exech
MessagePosté: Dim 26 Oct 2008 21:06 
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Les habitations d'Exech

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Dans cette ville sombre et sale on trouve une infinité de vieilles maisons suintantes d'humidité qui s'élèvent sur quelques étages, hébergeant d'humbles et pauvres petits villageois, mais également les plus infames mécréants qui cachent les pires secrets à l'interieur de ces sombres batisses en mauvais état, usées par le mauvais temps et les années malheureuses...

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 Sujet du message: Re: Les Habitations d'Exech
MessagePosté: Ven 11 Déc 2009 00:01 
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Encore devant une porte. Une autre porte que je ne connais pas, une autre que j'aurais aimé ne jamais connaître. Putain j'suis déchiré comme un drap blanc, à ce niveau là c'est pas humain. J'ai un peu de mal à rester debout sans que mon poids ne passe d'un pied à l'autre. Je résiste continuellement à l'envie de m'appuyer sur cette porte mais j'ai vraiment pas envie de la toucher. Au moins j'suis pas tout seul à galérer. Dagis qui se tient juste à côté de moi semble bien lutter avec la serrure et le matériel du parfait cambrioleur que nous a généreusement prêté Ratiar. Quel homme attentionné... D'ailleurs il nous attend un peu plus loin dans la rue, déguisé en mendiant, histoire qu'on se sente pas trop libre.

Tu crois qu'il y a quelqu'un à l'intérieur ?


Putain de serrure de merde ! Qu'est-ce tu dis ?

Je disais : tu crois qu'il y a quelqu'un à l'intérieur ?

Dagis s'arrête net, et tourne lentement sa tête vers moi.

Pourquoi tu fais ça ?

Pourquoi je fais quoi ?

Pourquoi t'imagines le pire ? On arrête pas d'enchaîner les emmerdes depuis quelques temps, j'ai l'impression qu'on en verra jamais la fin. Alors tu veux pas faire ça pour moi ? Positiver un peu ? A partir de maintenant on va faire comme si tout allait se passer du mieux possible. Tu vois, j'viens de réussir d'ouvrir la porte et j'suis sûr que le coffret est juste derrière et qu'il y a absolument personne dans cette baraque. Alors on l'prend, on leur file, on rentre chez nous et on oublie toute cette merde.

Pousse cette porte et on va faire comme ça. Au moins pour ce soir.

Je m'accroche à la tunique de Dagis, histoire de limiter les risques de chute durant mon déplacement et jette un dernier regard à Ratiar avant de m'engouffrer dans ce qui me semble être un petit enfer. Bizarrement cela m'excite. Je sais pertinemment que rien ne va changer, aucune horreur ne devient agréable d'un coup, ce n'est pas comme cela que ça se passe. Mais j'ai hâte de voir ce que l'on nous a réservé, vraiment. Je veux savoir jusqu'où on va tomber. Putain il fait quand même super sombre ici et en plus j'ai la tête qui tourne. On déboule directement dans ce qui semble être la pièce principale, c'est grand et y'a pas mal de meubles, des étagères un peu partout sur les murs mais j'arrive absolument pas à distinguer ce qu'il y a dessus. Pendant que Dagis s'en occupe assez bruyamment en balançant tous les objets qui ne ressemblent pas à un coffret par terre, je me dirige assez péniblement vers le fond de la pièce. L'obscurité m'oblige à avancer par tâtonnement, les bras en avant, le temps que mes yeux s'y habituent plus ou moins. Je finis par tomber sur un immense bureau, il n'y a absolument rien dessus mais en me baissant un peu je m'aperçois qu'il doit bien y avoir une vingtaine de tiroirs en dessous. Certains semblent un peu plus grands que d'autres mais surtout y'en a quelques uns avec une serrure. Si il y a un coffret ici c'est sûrement là. Je m'apprête à appeler Dagis qui continue à foutre un bordel monstre derrière moi quand tout d'un coup, une faible lueur sur ma gauche me gratte le coin de l'oeil. C'est en tournant la tête de son côté que je m'aperçois qu'il y a un PUTAIN D'ESCALIER sur la gauche et que cette lueur est certainement celle d'une bougie, d'une torche ou d'un feu qui semble se déplacer. Non mais faut vraiment être trop con, une barraque aussi grande avec un plafond aussi bas... Je sers les poings de rage. Je peux pas rester là, quand il sera en haut des escaliers il me verra. Je dois prévenir Dagis ! Mais... s'il arrête soudainement de faire autant de bruit, ce sera encore plus louche. Je suis désolé Dagis, mais tu vas servir d'appât. Je me dirige le plus silencieusement possible vers le contrebas de l'escalier. D'ici, avec l'obscurité il ne fera pas attention à moi, surtout avec l'autre dadet qui retourne toute sa maison. On est vraiment chez les riches ici, tout l'escalier, y compris la paroi sur laquelle je m'appuie, est en bois, bien lisse. Je m'accroupis non sans difficulté. Mes genoux craquent, j'ai du mal à avaler ma salive, mon coeur bat vite. Il va falloir que je me reprenne car je vais devoir agir vite, énergiquement, sans hésitation et surtout sans faiblesse. Je titille la perle dans la paume de ma main avec les dents, je dois me calmer. L'endroit où j'étais il y a quelques secondes, le bureau, s'éclaire de plus en plus, je m'aperçois que sur ma droite il y a un gros tas de buche et du petit bois, probablement pour une cheminée qui ne doit pas être très loin. Et si je le frappais avec ça ? Non c'est bien trop lourd, ça ne sera pas assez efficace, surtout dans mon état. Ca y est, je vois ses jambes, il est en bas de l'escalier et il descend encore. Il prend bien soin de faire un minimum de bruit possible mais pour ça il est obligé d'avancer très lentement, un pas, puis deux dans la pièce. Son visage... il a l'air d'avoir la trouille. Une lampe à huile dans une main et un grand couteau de cuisine dans l'autre. Ca ne doit pas être un expert. Je sors ma dague, au cas où. Il ne faut surtout pas le tuer, pas avant qu'il me dise où est ce putain de coffret.

Serin t'as trouvé de la lumiè... Putain mais t'es qui ?

Maintenant ! Il est quasiment en face de moi, à à peu prêt un métre. Un grand pas, un appui solide sur la jambe gauche, fléchir le genou... Je ne peux pas me concentrer plus, tant pis. Je l'attrape par le col de ma main libre et le projette le plus violemment possible vers la paroi de l'escalier. J'entends sa tête, je la vois rebondir légèrement. Ne surtout pas lâcher la prise. Sa lambe s'est éclatée sous le choc mais étrangement l'obscurité ne revient pas. Sans importance. La surprise le transforme en poupée, je le ramène à terre, aller-retour. Son arme ! Ni dans la main gauche, ni dans la main droite... Elle est peut-être tombée avec la lampe. NE TE POSE PAS DE QUESTION ! La dague sous la gorge, simplement. Ses yeux crient la peur de la mort, c'est la seule chose qui m'attire dans son visage, la seule chose que je peux voir.

Où est le coffret ?

J... Je...J...

J'te jure, réponds moi vite où j'te saigne à blanc.

Ses yeux ne me fixent plus mais le sentiment n'a pas changé. Ils ont l'air captivé par autre chose... derrière moi ?

Heu... Serin, Je crois que la maison est en train de cramer.

En effet, un petit coup d'oeil au dessus de mon épaule et je m'aperçois que le tas de bois brûle gaiement et que l'escalier commence à fumer.

Si tu te dépêches de nous répondre t'auras peut-être une chance de sauver ton joli terrier.

Vous allez pas me tuer ?

Pour sûr.

La petite clef, dans ma poche, le tiroir en bas à droite.

Je n'ai même pas besoin d'ouvrir la bouche, Dagis s'est déjà rué sur lui. Il en sort un petit trousseau et fonce vers le bureau.

Dépêchez vous s'il vous plaît.

Son regard ne s'est toujours pas détourné des flammes, comme s'il espérait qu'elles allaient sécher ses larmes.

C'est bon je l'ai ! On a réussi !

C'est bien un coffret que Dagis tient dans ses mains, en bois, simple, sans parure, comme mon geste, ne laissant qu'une ligne rouge, baveuse, et une flaque écarlate qui ne cesse de s'agrandir sous sa tête et sa nuque. Pourquoi les désespérés ont tendance à croire tout ce qu'on leur raconte... Je prends Dagis dans mes bras et lui glisse à l'oreille :

Dès qu'on passe cette porte, tiens toi prêt, suis moi et avant la fin de la nuit, on sera enfin libre.


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 Sujet du message: Re: Les Habitations d'Exech
MessagePosté: Sam 12 Déc 2009 12:26 
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Intervention GMique

Ce message est une intervention spontanée de GM pour mettre un peu d'ambiance dans la vie de ton PJ...


Peut-être finalement que votre affaire ne s'était pas si bien passé, ou était-ce simplement un manque de chance manifeste... Toujours est-il qu'à peine sorti de là, vous verrez un groupe de miliciens, avec la pénombre, il est difficile pour vous de déterminer à quel clan ils sont rattachés...
Toujours est-il qu'ils sont une grosse dizaine, assez bien armé pour la ville et qu'ils se dispersent pour chercher manifestement quelqu'un. Trois de ces gars prennent la rue dans votre direction...

Libre à toi de gérer ça comme tu veux

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 Sujet du message: Re: Les Habitations d'Exech
MessagePosté: Dim 17 Jan 2010 11:56 
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Inscription: Ven 27 Nov 2009 08:58
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Localisation: Devant un ordinateur.
Les voleurs Lucard et Gadoye me conduisirent jusqu'à ce qui était sensé être un abri sûr, mais dont les tuiles tombaient en miettes chaque jour, une vieille baraque malodorante et à peine plus large que le banc laissé on ne sait pas pourquoi contre le mur qui menaçait de s'écrouler à la moindre brise. Lucard, en tête, poussa la porte qui s'ouvra dans un grincement aigu et agaçant. Nous entrâmes tous les trois dans la baraque, dépourvue de tout meuble si ce n'est que des planches moisies jonchant le sol, qui n'était autre que celui de la rue tout autour.

Les deux compères se mirent à dégager les planches de bois, un labeur habituel vu la rapidité d'exécution, presque instinctive, des vauriens. Après leurs efforts, les murs se voyaient ornés de planches pourries par les ans, probablement les siècles, et le sol d'une trappe dont la solidité apparente contrastait avec la misérable cabane. Gadoye se pencha et ouvrit la trappe, en faisant signe à son ami. Lucard, sans hésiter, sauta dans le trous qui, de par l'ombre et les échos qui en émanaient, me parut sans fin. Ce fut le tour du gros Gadoye de se confier au vide sans réfléchir et, quand vint mon tour, je me plaçai devant le trou, attendant un bruit me confirmant l'atterrissage de mon prédécesseur. Un bruit presque inaudible parvint jusqu'à mes oreilles, inquiétant car, entre le départ et l'arrivée de Gadoye, reposait un instant de silence, témoignant de la longueur du périple insensé mais nécessaire que je me préparais à mener. Saisissant la poignée de la trappe de fer, car il faut bien quelqu'un pour la refermer, je vidai mon esprit de toute pensée logique, et m'engagea dans un élan de folie vers les abysses. Le claquement brutal de la plaque de métal sur le sol fit retentir un énième écho alors que je repliai mes bras sur moi-même, ma seule présence d'esprit à ce moment là - et la bonne - . Je sentais l'air tiède guider ma chute, alors que moi, les yeux fermés, je n'osai faire quoi que ce soit.

Je sentais en-dessous de moi, comme par instinct, l'apogée du périple fou que m'avaient imposé les voleurs, Lucard et Gadoye.

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"Tout homme qui se respecte ne doit pas avoir peur d'agir, de poursuivre son acte et d'en subir les conséquences, sans quoi, il ne peut pas être considéré comme tel."
ImageJubaïr, fils de personne.


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 Sujet du message: Les Habitations d'Exech
MessagePosté: Dim 7 Fév 2010 21:50 
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Exech – La ville – Forge de Togar.
Un soir d’hiver.
Temps clair mais froid.


La forge proprement dite n’est qu’une large pièce à l’arrière de la maison, aménagé sommairement en atelier. Des rangées d’outils sont alignées le long du mur du fond. Le feu qui rougeoie derrière Wethrin empourpre la pièce et, signe que le ramonage à été négligé ces derniers temps, enfume légèrement la forge.

La maison en elle-même possède deux étages : au niveau du sol se trouve un semblant de boutique, où Togar accueille ses clients, et la forge, au quelle on accède directement par une porte branlante. Un escalier mène à l’étage, où se trouve la chambre de Togar, une mansarde où dort Wethrin, et une dernière pièce, qui remplace toutes les pièces que l’on peut trouver habituellement dans une maison.


En ce temps, comme chaque année en cette saison, le travail commençait à manquer. Les paysans, inactifs en hiver, ne brisaient pas leurs outils, les chevaux et les bœufs ne cassaient que rarement leurs fers. Si cela désespérait Togar, qui voyait ses bénéfices se réduire, lui donnant l’occasion de s’émouvoir avec les rares clients de la dureté de cette triste époque, Wethrin se réjouissait à la pensée qu’une absence de nouvelle commande lui permettrait de quitter la ville pendant quelque temps.

Cependant, à cette heure, il y avait encore du travail, aussi inintéressant soit-il. Wethrin plaça le fer à cheval dans les flammes, et s’installa confortablement sur un tabouret, dans un coin de la pièce. Alors qu’il continuait de surveiller son ouvrage, ses pensées s’éloignaient de la forge. C’était un des rares avantages de ne posséder qu’un fourneau de médiocre qualité : on avait le temps de s’égarer dans ses songes avant que le métal ne commence seulement à rougeoyer.



Trois ans…. Cela fait maintenant presque trois ans que je suis ici. Trois ans en ne quittant que rarement cette ville. Sans voir le désert. Bientôt, il faudra que je reparte. Togar n’appréciera pas la nouvelle. Il n’est plus tout jeune et, depuis mon arrivée, il s’est habitué à la paresse. Il ne pourra probablement plus s’occuper de la forge seul. Je ne peux pourtant pas rester ici éternellement.

Togar… Étrange fut notre rencontre… Il me manquera. Il n’est pas aussi mauvais ni égoïste qu’il ne veut le laisser paraître. Et après tout je lui dois à peu près tout ce que je possède. Ainsi que mon talent de forgeron. Même si celui-ci lui a été rentable. Je me demande s’il sait que je suis au courant des bénéfices qu’il engrange grâce à moi. Quelle importance de toute façon ?

Togar … Pourquoi m’a-t-il recueilli ? Il y a certes une générosité cachée en cet homme, mais je ne l’imagine pas héberger tous les enfants perdu de la région. Je ne saurais sûrement jamais la date de notre rencontre avec précision. Les dates ne le concernent pas, et j’avais alors perdu le compte des jours.

Togar…
Il y a trois ans déjà. Je sortais du désert. Exech m’effrayait. Le désert peut inspirer la peur, mais les dangers du désert sont lents, prévisibles. Dans cette ville, je ne pouvais savoir ce que je trouverais dans la rue suivante. Et les surprises ne furent que rarement réjouissantes. Des rues pleine d’immondices, des hommes réduit à mendier, et la violence, omniprésente. Aujourd’hui, cela ne me choque même plus. Il est vraiment temps que je reparte.

Togar…
J’errais dans Exech depuis quatre jours. Quatre jours à déambuler dans une ville inconnue, allant de désappointements en désillusions. La joie qui m’avait saisi à la vue de la ville, que je prenais alors pour la fin idyllique de mon voyage, m’avait quitté. Je n’avais plus de but : repartir ? Pour où ? Rester ? Que faire alors ? Les villages riants que j’avais imaginés, ployant sous l’abondance de bien, ne se trouvaient clairement pas de ce coté du monde, si jamais il existait, ce à quoi je n’arrivais plus à croire.



Mécaniquement, Wethrin se relève, saisit ses tenailles, sort le fer du feu, le pose sur l’enclume, et le martèle avec régularité, le redressant lentement. Le travail est simple, mais il apprécie toujours ce moment, quand le métal ploie sous son marteau, revêtant la forme désirée et semblant alors posséder une volonté propre, le faisant évoluer seul.

Une fois la pièce reformée, plongé dans l’eau et rangé, le jeune homme s’accouda à une des fenêtres de la boutique, espérant vainement un souffle d’air pur. Rare est le vent à l’abri de la ville, et il semblerait que de mémoires d’hommes, l’air est toujours été vicié en Exech.
Retournant dans l’arrière-salle, où se trouvait un baquet remplit d’eau, il se lava rapidement. Comme toujours, l’abondance d’eau l’étonnait – ou plutôt le fait que malgré cette abondance, il semblait impossible de trouver dans cette ville de l’eau claire et pure.
Après avoir remis en ordre la forge, Wethrin retourna rêver à sa fenêtre.



Au soir du quatrième jour, peu avant le coucher du soleil, je me traînais dans quelques rues, cherchant un abri, quand trois hommes, qui me parurent alors immenses et terrifiants, me rossèrent de coup. Je n’eus même pas le réflexe de me défendre. D’après Togar, le groupe qui m’agressa était composé de soiffard qu’un simple coup de pied aurait pu repousser. J’ignore toujours s’il s’est moqué de moi en me disant cela. Toujours est-il que je me retrouvai à terre, sans réaction et avec trois individu acharné qui continuait de me bastonner, quand Togar intervint. Pourquoi le fit-il d’ailleurs ? Il faudra bien que je lui demande avant de repartir. Mais il m’a semblé que cela faisait partie des questions à ne pas lui poser. Une fois mes adversaires en fuite, il me ramena chez lui. J’étais totalement perdu, et ne pensais à rien d’autre que le suivre. Lui-même paraissait incertain. Il devait se demander pourquoi il faisait ça, lui aussi. Quoique… Non, je ne pense pas. Non, il avait une raison de m’aider, la question qu’il semblait se poser était : est-ce une bonne raison ?

Le lendemain, après une nuit de réflexion, il semblait toujours indécis. Ou plutôt, il m’a alors semblé que d’ici peu, il me remettrait à la rue. J’avais l’impression de voir son intérêt personnel reprendre lentement le dessus dans ses sentiments. Comment l’en blâmer ? Finalement, il décida que je pouvais rester quelque temps si je pouvais me rendre utile. À ce moment, je ne savais que faire pour pouvoir rester avec lui. Il était le seul lieu d’asile qui pouvait m’accueillir. Aujourd’hui, je ne sais comment repartir.

Togar… Quelle allure la première fois que je l’ai vu. Se dressant au-dessus de moi, me tendant une main pour me relever. À cet instant, il me parut grand, l’air noble, presque majestueux. Je ne l’ai jamais revu comme ça. Quel âge peut-il avoir ? Le jour de notre rencontre, je lui aurais donné trente ans. Maintenant, je lui en donnerais facilement soixante à certain moment. Pourtant, quand il se passionne, il peut être étonnamment actif et alerte. J’espère qu’il me racontera sa vie un jour. Si je pars, le reverrais-je ? Qui sait, peut-être aura-t-il alors l’occasion de me narrer son histoire.

Togar… Où est-il actuellement ? Il n’est pas encore rentré, il doit être en train de s’imbiber d’alcool dans une taverne quelconque. Mieux vaut que je le rejoigne. Depuis quelque temps, il a tendance à boire plus qu’il ne devrait. Et il n’est pas prudent d’être ivre seul dans cette ville.


Après avoir récupéré sa dague, Wethrin sortit et verrouilla la porte.


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Wethrin, humain du peuple des dunes [désert de l'ouest], mage


Dernière édition par Wethrin le Mar 9 Fév 2010 19:55, édité 6 fois.

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 Sujet du message: Les Habitations d'Exech
MessagePosté: Dim 7 Fév 2010 21:55 
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Une fois renté, et la porte de la forge soigneusement fermé, Wethrin aida Togar à monter l’escalier. Il l’installa sur son lit, puis examina la blessure. Togar avait retiré la flèche qui lui perçait le flanc. La blessure était propre, et la flèche ne s’était visiblement pas cassée. Elle avait pénétré sur le coté du ventre, et la blessure avait l’air plutôt bénigne : aucun organe ne devait être touché.

Wethrin redescendit et ralluma le feu de la forge pour chauffer la maison. Il récupéra ensuite quelques bouts de tissu et choisit le récipient le plus propre dont il disposait. Ceci fait, il réunit ses mains en coupe, et avec un naturel qui le surprit une fois de plus, les emplit d’eau. Il n’utilisait que rarement sa magie. Pour lui, l’eau était un bien trop précieux pour être invoqué sans raison, mais aujourd’hui, une eau pure était nécessaire. Son don lui avait sauvé la vie au milieu du désert, et il ne l’avait quasiment jamais utilisé depuis. Pourtant, faire apparaître de l’eau lui semblait aussi simple que respirer. C’était juste beaucoup plus fatigant.

Une fois une quantité suffisante d’eau évoquée, il remonta, et nettoya la blessure de Togar. Il la banda ensuite du mieux qu’il put.
Ne pouvant rien faire de plus, il alla lui aussi se coucher. Le reste de la nuit ne fut troubler que par quelques rêves.

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Wethrin, humain du peuple des dunes [désert de l'ouest], mage


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