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 Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
MessagePosté: Jeu 31 Juil 2014 21:46 
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La débâcle.

Tandis que ses soldats traversaient l'écran de fumée que dégageait la terre chaude et noire, bousculant Sirius qui venait de constater l'étendue de sa solitude, les autres survivants détalèrent rapidement. Rôk s'apprêtait à les poursuivre à l'aide de quelques soldats, toutefois, lorsqu'il se tourna vers Hrist, elle lui fit un léger signe de tête signifiant que " non ", ce n'était pas nécessaire.

Le borgne en face d'elle, son courageux adversaire, tomba à genoux et martela le sol de ses poings. Visiblement, il venait de perdre espoir et se rendit, faisant ainsi preuve d'une étrange lucidité aux yeux de Hrist.

- Une dernière chose... Laissez... Ahem... Laisse-les partir, c'est moi qui t'ai piqué ton bateau après tout, non ? Ils sont déjà poursuivis par Oaxaca.

Hrist observa le jeune homme mais ne dit rien. Elle fit un autre geste de la main pour que les Garzoks l'enchaîne.

« Attachez le bien. Il a un certain goût pour l'évasion. Récupérez ses armes, videz son sac et fouillez ses vêtements, si vous avez l'impression qu'il cache quelque chose, vous n'aurez qu'à les lui arracher... »

Rôk s'approcha à son tour. Il tenait sa main fermement posée sur sa blessure à l'épaule, du sang noir coulait entre ses doigts.

« C'est grave ? »
« Non. Une petite éraflure. A moins que la lame ne soit empoisonnée, j'y survivrais sans mal. Doit-on envoyer des soldats à la poursuite des survivants ? »
« Non. Ce n'est pas notre mission et cette mage de feu pourrait se révéler plus dangereuse que tu ne le pensais. Pas en terrain découvert. »
« Alors ? On se rend au port ? »
« On se rend au port. J'interrogerais notre nouvel invité pour savoir où ils avaient prévu de se rendre, je ne crois pas qu'il l'ignore. Ensuite, nous pourrons aviser. Inspectez l'endroit, trouv... C'est quoi ça ? »

Hrist s'approcha d'un vestige de feu de camp, un corps gisait ici, à même le sol et autour de ce corps blanc, était dispersé divers objets, un sac ouvert débordait d'armure et d'armes d'excellente facture.

« Par les Dieux, du Mithril ! »

Hrist quant à elle, plus intéressée par la gisante, souleva doucement le visage de cette dernière.

Les yeux clos, quelques mèches de cheveux collées sur son visage presque face contre terre moite, à en juger la posture de la femme, celle-ci avait perdu connaissance alors qu'elle s'était adossée à une souche ancienne.
« Ce bandage est tout frais, mais il est... Déjà ensanglanté. Elle a sans doute une vilaine blessure. Toutefois, elle a encore un bon teint et une tiédeur convenable. Elle n'est pas encore sur le point de mourir. Ramenez la aussi, on pourra la soigner et l'interroger ensuite. Mettez la sur mon cheval, je veux des informations et je crois qu'elle ne sera pas... Disposée à les partager si c'est ta sale tête qu'elle voit au réveil. »

Rôk ricana et souleva le corps de la jeune évanouie comme un fétu de paille et installa le corps sur son épaule. Face à ce spectacle, Hrist soupira.

(« Il n'y a rien de surprenant à ce qu'il vient de faire, même s'il est blessé, il se doit de se montrer fort et indifférent à la douleur en face de ses soldats. Même si, de toi à moi, malgré le poids plume de la demoiselle, il doit sans doute souffrir de l'avoir posée sur sa coupure. »)

Hrist ordonna que l'on rassemble les affaires de l'Elfe et qu'on les emporte. Les Garzoks s'approchèrent, prêts à réclamer un droit sur une potentielle prise de guerre avant de reformer la colonne et de se mettre en marche, laissant derrière eux les marais silencieux.

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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 Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
MessagePosté: Ven 1 Aoû 2014 09:59 
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Les bottes du ménestrel, grasses et tachées de boue, martelaient le sol dans sa course, engrangeant les mètres entres lui et les orques. Il y avait des années qu'il n'avait pas fui comme ça, depuis qu'il avait cesser sa carrière de voleur dans les bas-fond de Dàrham.

Même pendant sa course, Serpent se mordait les lèvres en ruminant sa honte et sa peur. Il n'osait trop regarder derrière lui car dans son désir d'échapper aux troupes d'oaxaca, il avait délaissé ses alliés et abandonner toute envie de les aider.

Il enjamba une racine d'arbre mort d'une main et atterrit avec surprise dans une énorme flaque d'eau croupie, creusé derrière l'arbre par les intempéries. Les pieds et les fesses en premier, il s'éclaboussa abondement.

Il jura entre ses dents, de l'eau c'était infiltrée partout, jusque dans ses bottes et cet incident rendrait la pénible course dans les marais encore plus désagréable. Il s'extirpa hors de la flaque en maugréant, s'appuyant sur ses genoux, se trainant dans la boue comme un cadavre hors de sa tombe. Il finit par s'assoir quelques seconde sur l'humus spongieux de la tourbière.

Soudain Kurag surgit de derrière l'arbre en le contournant, suivi par les jumeaux et Aa'sharia. Ils considérèrent le ménestrel boueu un instant, pour certains d'un oeil critique et d'autre bien surpris de le trouver assis là, siégeant dans la terre molle.


Kurag: Debout l'homme ! Ils ont cessé la poursuite mais l'aube va se lever dans moins de deux heures. Le Dragon n'attendra pas.

Ses propos était dur mais déchargé de toute trace de colère, il avait compris la fuite du jeune Kendran et les quelques ecchymoses qui couvrait son corps prouvait qu'il avait su se débrouiller en face des opposants. Nerion par contre portait des marques plus virulente et semblait quelques peu fâché de devoir fuir ainsi, heureusement, son frère Gloraël lui mis la main sur l'épaule.

Gloraël: On ne pouvait rien faire... si les orques ne nous avaient pas eu, le dragon nous aurait de toute façon retrouvé. Nous avons perdu trop de temps.

Nerion: On sera toujours d'éternel fuyards alors? Condamné à se faire marcher dessus ? A vivre sous le joug d'autres? Il ragea entre ses dents.

Depheline vint à son tour, son aura enflammée s'étiolais et son visage sale, ou les larmes avaient tracées des sillons frais, trahissait son état d'esprit lugubre. A'sharia semblait nous suivre mais de manière distante.

Delphine: « Vivre pour mourir... et après ? ...ce sera à qui le tour ? »


Son pessimisme fit froid dans le dos a son ami Kendran et il se leva péniblement pour se rapprocher d'elle. Il avait honte, il tremblait de peur, de froid et de colère à la fois. Il tenta tout de même de remonter le moral des troupes. C'était après tout son rôle, son seul réel pouvoir dans l'équipée, tant qu'un faiblard dans son genre restait en vie c'est que la situation n'était pas insurmontable. Serpent en avait pris la pleine mesure durant cette confrontation et sa confiance en lui en avais pris un sérieux coup. Il parla tout de même, de sa voix calme mais déjà chargé d'affects émotionnels à peine contenues.

Serpent: "Seul le futur nous dira si l'on doit mourir ou non, pour le moment j'aimerais encore vivre. Nous avons un projet Depheline... et vous y êtes d'ailleurs tous conviés". lança-t-il aux autres, la voix regagnant un peu de force. Il semblait se raccrocher soudain à cette idée.

"Nous allons bâtir une société, une guilde, une entreprise ! Quelque chose fait à partir de nos capacité matérielle, physique et relationnelle".

Il se redressa, passa sa cape par derrière son épaule et réajusta son sac de voyage trempé.

"Nous allons combattre les forts en mutualisant nos moyens, nous ne fuirons plus car nous auront toujours un coup d'avance sur eux, nous seront toujours dans leurs dos, nous ne seront plus seulement des lames, mais également des mages, des voleurs, des idées et des influences."

Serpent leurs sourit enfin, un sourire las et maigre, mais un signe d'espoir en leurs avenir. Il reprit la marche d'un pas rapide en terminant: "Trouvons le moyens d'échapper au dragons, allons à Oranan et voyons comment notre équipée peu gagner encore plus d'influence. Notre groupe va s'améliorer, je vous le promet. Nous nous vengerons de la manière la plus impressionnante possible"


Kurag regarda serpent partir et esquissant un sourire torve, il repris la route à sa suite, épée à deux main sur l'épaule. Les jumeaux se regardèrent un moment, le projet avait allumé dans leur yeux un espoir et une flamme de revanche aussi ardente que les pouvoir de la pyromancienne.


Nerion
: On te suis Serpent !
Gloraël: Compte sur nous et advienne que pourra !

Aa'sharia restait en arrière, silencieuse. Elle reprit toutefois la route en nous suivant, toujours en maintenant la distance de sécurité entre elle et le groupe auquel elle semblait tenir.

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    ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
    ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
    ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
    ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
    ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


    Dernière édition par Serpent le Dim 10 Aoû 2014 22:10, édité 1 fois.

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     Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
    MessagePosté: Sam 2 Aoû 2014 21:24 
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    Elle resta immobile un moment. La nuit qui avait repris ses droits après une éruption aussi brûlante qu'elle était brève, rendait son regard à ce moment-là insondable, énigmatique. Elle se contenta de faire un signe de la main levée à ses soldats qui s'emparèrent de celui dont la volonté de combattre s'était éteinte.

    - Attachez le bien. Il a un certain goût pour l'évasion. Récupérez ses armes, videz son sac et fouillez ses vêtements, si vous avez l'impression qu'il cache quelque chose, vous n'aurez qu'à les lui arracher...

    En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, la tête d'Heartless fut plaquée contre la boue par des paires de bras puissants, dépouillé de ses possessions et ligoté par des chaînes. De ses vêtements, il ne lui restait que l'essentiel : sa vieille chemise en lambeaux, son pantalon et ses bottes. On avait tenté de lui ôter les brassards bleus qui trônaient sur ses biceps, mais personne n'arriva à les dé-serrer et ils furent laissés sur lui. Erzébeth laissa ainsi le pirate et alla parler avec celui qui semblait être son bras droit du moment, l'orc aux nombreux ornements de peaux de bête, qui était rentré dans la bataille monté sur un loup féroce de la taille d'un tigre. Ce Garzork saignait abondamment de l'épaule gauche. Erzébeth baissa les yeux sur sa blessure, puis ils se mirent à parler. Heartless n'entendit que des bouts de la conversation, mais il comprit qu'ils parlaient de leur prochaine destination. Puis à un moment, Erzébeth sembla s'interrompre en pleine phrase, quelque chose avait attiré son attention, plus loin sur la terre boueuse.

    C'était l'archère aux oreilles pointues et au visage taillé par les combats. Allongée sur le sol, elle semblait avoir été comme ça avant même qu'il n'arrive pour combattre les Elyd aux côtés des autres. Son séjour sur l'île devait avoir été très éprouvant pour qu'elle soit paralysée à ce degré. Finalement, son corps inanimé fut monté comme un fétu de paille sur l'épaule du chef Garzork et ensuite monté sur le cheval à la robe noire de jais. Heartless, qui n'était pas assez bien pour une monture, finit sur les épaules du chasseur de têtes qui l'avait poussé de l'autre côté du mur de feu. Ainsi, il refit le même chemin en sens inverse, capturé par une femme qu'il avait cru ne jamais revoir. Tout se paye un jour ou l'autre...

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     Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
    MessagePosté: Lun 4 Aoû 2014 17:39 
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    Cat-A-Clysme - Chapitre V



    La Fuite

    Chapitre I




    Depuis son passage à l'armurerie, Mercurio, emplit de son instinct de survie, avait laissé parler son instinct animal. Non celui du fauve redoutable que son apparence laissait à deviner, mais celui d'un chat maigre et peureux qui aurait perdu toutes ses griffes. Et, l'air de rien, les dernières expériences l'avait plus chamboulé qu'il voulait n'y faire paraître. Il se sentait plus que jamais vulnérable. Qu'est-ce qu'il était, lui, face à un dragon et à une demi-déesse ? Un simple mortel à la vie qui ne tient qu'à un fil. Un fil ridicule, fin, fragile auquel il s'aggripait de toute ses forces.

    Semblant avoir perdu toute faculté de reflexion, il n'avait alors fait que suivre le groupe des fuyards, en silence, en se faisant oublier. Lors du combat contre les elyds, il n'avait jamais fait que se défendre et, aux autres, il avait préféré taire ses facultés de soin. Perdre plus de temps à user de ses fluides n'aurait été un risque qu'il ne voulait certainement pas prendre.

    Heartless avait beau être énervant, il fallait avouer que sa confiance à toute épreuve ne faisait pas de mal à voir dans cette épreuve. Hélas, il avait été capturé. Comme dernier repère, il ne lui restait que Kurag. Les autres restaient encore des inconnus à ces yeux.

    Courrant à en perdre haleine, renonçant même à sa bipédie, il avait réussi à mettre une bonne distance avec ses agresseurs. Mais il était fatigué. Si fatigué. Les dernières journées semblaient avoir été des années de labeurs misent bout à bout. Ses pattes étaient pleines de boue, ses poils se collaient entre eux. C'était désagréable. Son coeur battait à une vitesse qu'il n'avait encore jamais éprouvé.

    Une pause était nécessaire. Il ne pouvait pas maintenir ce rythme effréné plus longtemps. Ces camarades d'infortunes subissaient de semblables tourments. Certains s'abbandonnait même au désespoir dans leurs mots.

    Puis le dénommé Serpent fit un discours à revigorer les coeurs. Il était alors question de quitter ce pays maudit pour rejoindre Oranan et d'y préparer leur vengeance. Mercurio était encore bien loin ne serait-ce que de penser à aller de son propre gré se frotter encore une fois à ces déments, mais l'idée qu'ils puissent rejoindre l'Ynorie était un espoir suffisant pour qu'il se repose dessus.

    Et pour cette fois-ci, il ouvrit enfin la bouche :
    "J'en suis aussi..."

    Ni plus, ni moins. Il sentait juste devoir montrer son soutien au groupe. Montrer qu'il est bien là. Qu'on ne l'oublie pas.



    La Fuite - Chapitre II

    _________________

    Playlist de Mercurio

    A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
    celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
    C'est la morale des temps nouveaux.
    Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
    et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
    Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

    --------------------
    Jack Beauregard (Henry Fonda), Mon nom est Personne, écrit par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi


    Dernière édition par Mercurio le Mer 24 Sep 2014 21:42, édité 2 fois.

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     Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
    MessagePosté: Jeu 7 Aoû 2014 17:24 
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    La course folle sembla se poursuivre durant une éternité, où la noirceur des marais n’en finissait plus d’oppresser la magicienne, à bout de souffle. Son corps n’était pas celui d’une athlète, son endurance était faible et ses muscles avaient beau laisser circuler les fluides de feu de Depheline, ils ne parvenaient pas à réguler les brûlures qu’ils lui faisaient ressentir.

    A ses côtés, son fidèle compagnon de route Serpent ouvrait la voie, cavalant au milieu de la boue, des crevasses et des monstruosités qui se dissimulaient dans la pénombre, attendant leur heure qui n’était fort heureusement pas encore arrivée.

    La distance se fit, progressivement, entre le petit groupe et les orques, lourds et massifs, peu adaptés aux conditions marécageuses que leur offrait l’endroit. La lumière vive des flammes de la magicienne avait fait place à une faible lueur qui éclairait tout juste sur quelques mètres devant. C’était tout ce dont elle était, de toute façon, encore capable, tant ses forces semblaient l’avoir totalement abandonnées.

    Au devant, son ami chuta violemment dans une flaque profonde, ses chausses et le bas de ses vêtements littéralement trempés. Instinctivement, la magicienne se jeta vers lui, et vérifia que derrière eux, plus aucun orque n’était visible, ni même audible. Le reste du groupe ne tarda pas à arriver et finalement, ils se réunirent tous autour du Ménestrel souillé par la fange.

    Elle voulut le réconforter, et aurait même aimé pouvoir le relever, mais elle n’en pouvait plus. Au lieu de ça, elle se laissa choir aux côtés de Serpent, à quelques pas plus loin, dans un petit espace moins humide que les autres, à défaut d’être sec. Kurag s’était de toute façon rapproché du Ménestrel pour aider ce dernier à se sortir de la boue, et leur rappeler à eux tous, que le dragon ne tarderait pas. Elle l’avait presque oublié… Cette regrettable prise de conscience lui assena un coup supplémentaire au moral, et à la panique qui l’habitait.

    Sa poitrine se soulevait, puis s’abaissait douloureusement, alors que l’air venait à lui manquer. Sa vue se brouillait, contrecoup d l’effort intense et inhabituel qu’elle venait de fournir. Courir dans les ruelles de Dahràm était une chose, mais courir sur de la terre meuble qui s’insinuait dans chaque parcelle de tissus, et en panique, en était une autre.

    Par réflexe, sans même réfléchir, elle ouvrit sa gourde d’eau et s’aspergea le visage du liquide salvateur, alors que son ami prenait la parole, presque déjà rétabli de sa course, toujours et encore positif même s’ils étaient perdus au milieu de nul part. Elle l’écouta parler, même si son audition était elle aussi altérée, à moins que ce ne fût son esprit.

    Ses mots la berçaient, sa voie familière lui mettait du baume au cœur comme nul autre, et il parvint à faire sourire la magicienne pourtant au fond du gouffre moralement, à l’instar de son physique. Le projet de cette guilde lui revenait à l’esprit, c’était eux qui l’avaient imaginés, et pourtant, il lui avait semblé être si lointain. Serpent redonnait vie à cette idée qui avait germée en eux, comme l’espoir qu’ils devaient à présent retrouver. Autour d’elle, les autres se joignirent peu à peu à Serpent, Mercurio l'Humoran plus discret, les jumeaux, Kurag. Il ne manquait plus qu’elle. Ils devaient se remettre en route, trouver Oranan, fuir cette zone marécageuse et retrouver une route au plus vite, avant que le dragon ne tente de leur mettre la main dessus.

    « Tous ensemble, on doit le faire… Tu as raison… », déclara-t-elle, en tentant de se relever tant bien que mal, appuyée sur l’épaule de son ami Serpent. Elle jeta un regard à Mercurio qui conclut cette envolée collective de motivation : « Merci… », avant de se remettre en route, d’un rythme plus lent. Elle n’aurait de toute façon pas pu faire autrement.

    _________________
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    Dernière édition par Depheline le Ven 8 Aoû 2014 21:07, édité 1 fois.

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     Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
    MessagePosté: Ven 8 Aoû 2014 10:11 
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    La marche reprit son cour durant un long moment. Un temps que le ménestrel mit à profit pour observer le 7éme membres de l'équipée sauvage. Plus discret encore que la Hafiz sauvage, l'Humoran tigré les avait rejoins promptement dans la fuite mais restait aux yeux du Kendran un mystère complet. Serpent se rassura en se disant que cet étrange humanoïde était surement un compagnon du corsaire.

    A cette pensée soudaine pour le borgne, il grimaça, en proie à des remords douloureux qui lui lacérait le ventre. Il mit la main sur ce dernier pour le masser anxieusement. Il se sentait alors investit d'une dette envers cet homme et prit la décision d'apporter à son compagnon félin toute l'aide qu'il pouvait lui offrir.

    C'est ainsi qu'entre deux trous d'eaux marécageux , levant les yeux au ciel pour guetter la venue d'un éventuel monstre écailleux de plusieurs tonnes, le ménestrel s'adressa à Mercurio.

    "Alors heu... C'était un ami à vous je présume? le borgne je veux dire." s'enquit-il, un sourire un peu forcé aux lèvres.

    Serpent prenait garde aux endroit ou il posait le pied et jetais souvent des regards aux autres pour vérifier que personne ne tombait dans un trou. Il semblait visiblement très nerveux, la compagnie progressait lentement à cause des marais et ils n'auraient certainement pas mis tout les kilomètres voulu entre eux et la bête de cauchemard avant l'aube.

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       Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
      MessagePosté: Mar 12 Aoû 2014 19:10 
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      La Fuite - Chapitre I



      La Fuite

      Chapitre II




      Cette simple phrase fut suffisante à attirer l'attention sur lui. La mage de feu le remaercia, et le ménestrel s'enquit même de sa relation avec Heartless, visiblement mal à l'aise.

      Heartless... Qu'était-il bien devenu, maintenant ? Etait-il mort ? Ce n'aurait pas été étonnant, car à peine ouvre-t'il la bouche qu'on a envie de le faire passer à trépas. Et le problème est qu'il l'a constamment ouverte.
      Il dédramatisait comme il pouvait avec ce genre de pensées, mais en réalité, ça l'angoissait. Si Heartless réussissait à survivre à tout ça, comment savoir ce qu'il en adviendrait ? Peut-être réduit en esclavage quelque part dans le royaume d'Oaxaca sans doute.
      Et s'il ne le retrouvait pas ? S'il ne le retrouvait jamais ?
      Ces questions n'étaient pas des questions à se poser maintenant, mais le fait-même qu'il se les posait démontrer qu'il s'était attaché à cette tête de cyclope d'eau douce complètement mégalo. Un lien rare pour Mercurio, qui ne l'avait jusque là connu qu'avec Alkrim et Klaus.

      "Oui. Un ami. C'était mon ami.", dit-il comme s'il venait de s'en rendre compte. Et c'est bien lorsqu'il n'est plus en sa présence qu'il se permettrait de le dire.

      L'humoran était sombre, et cette dernière phrase ne risquait pas d'enlever sa lourdeur à la situation. Il se supris à penser à voix haute :
      "On s'épuise dans c'te gadoue et c'te vase. On a tout les muscles qui hurlent, on s'étouffe avec c't'humidité. Franch'ment, j'me demande, on s'rait pas d'jà en enfer qu'ça m'étonnerait à peine. On erre, là, comme des putains d'âmes en peine. On sait même pas où on va, merde ! On espère, juste, par hasard, trouver une foutue sortie dans ces marais. Si on est morts, ils pourraient bien être sans fin et c't'aube aussi, p't'être bien qu'on la redoute pour rien. Cette déesse débile pourrait avoir dit ça rien que pour nous faire bader pour l'éternité dans la nuit."

      Il eût un petit temps de pause. Il était aussi désespéré que les autres, il venait juste de s'en rendre compte. Sur le coup de l'émotion, énoncer ces inquiétudes à voix haute l'apaisait quand même, mais il ne pouvait s'empêcher de penser sur le vif que pour dire des conneries comme ça, il aurait encore mieux fait de la fermer, comme il avait fait jusqu'à maintenant.
      "... ou pas.", dit-il, tout d'un coup, en voyant soudain sur quoi il venait de marcher.

      Mélangé, fusionné, à la boue et au bois moisi, sous leurs pieds, se devinait des formes humaines. Un charnier de chair que l'on aurait dit fondu et, par-ci par-là, retenant l'attention, des morceaux d'armures et d'armes ynoriennes.
      Il n'avait jamais été aussi heureux de trouver une vision aussi macabre. Celle-ci ne pouvait dire qu'une chose : Ils étaient sur la bonne voie.



      La Fuite - Chapitre III

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      Playlist de Mercurio

      A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
      celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
      C'est la morale des temps nouveaux.
      Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
      et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
      Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

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      Dernière édition par Mercurio le Mer 24 Sep 2014 21:42, édité 1 fois.

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       Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
      MessagePosté: Mer 13 Aoû 2014 09:56 
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      Localisation: quête 30
      L'humoran sembla un moment pensif suite à la remarque gênée du ménestrel, sa réponse vint difficilement mais teinté d'une sincère surprise: Oui, Heartless était son ami. Serpent esquissa une moue désolée, fixant un point au loin dans la brume des marais. L'humoran si silencieux jusque là, fut pris d'une violente bouffée d'anxiété et vida son sac tout en marchant, cela sembla le libérer sur l'instant:

      "On s'épuise dans c'te gadoue et c'te vase. On a tout les muscles qui hurlent, on s'étouffe avec c't'humidité. Franch'ment, j'me demande, on s'rait pas d'jà en enfer qu'ça m'étonnerait à peine. On erre, là, comme des putains d'âmes en peine. On sait même pas où on va, merde ! On espère, juste, par hasard, trouver une foutue sortie dans ces marais. Si on est morts, ils pourraient bien être sans fin et c't'aube aussi, p't'être bien qu'on la redoute pour rien. Cette déesse débile pourrait avoir dit ça rien que pour nous faire bader pour l'éternité dans la nuit... ou pas" L'homme-chat venait de marcher dans un reste de corps décomposé et de végétation pourrie.

      Serpent pinça les lèvres, semblant pensif, le chat n'avait pas forcément tord et il dut porter la main à son sac à dos machinalement, pour sortir la carte qu'il avait subtilisé dans la tente. Après un moment à marcher dans le marais en consultant son parchemin, Le barde eut une idée. Il attendit ensuite patiemment que le groupe se resserre un peu, dans le but d'éviter deux trous d'eau boueux pour la déplier au vu de tous et tenter de rassurer l'équipée.

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      "Allons, nous ne seront pas perdu tant que nous auront le sens pratique !" dit-il sur un ton déterminé. Il se gratta pensivement la joue pour se rendre compte qu'une barbe naissante faisait son chemin sur son visage.

      "Bon... on doit être à peu près là... et on se dirige vers Oranan qui est approximativement au Sud-Ouest de notre position. ". Serpent tapotais du doigts les endroits mentionnées sur la carte en traçant un chemin imaginaire. Puis il indiqua un arbre mort à ses compagnons et plus particulièrement la mousse qui dévorais une des façades de l'arbre.

      "La mousse sur ce cotés de l'arbre nous indique que le nord est dans cette direction..."... Il indiqua la direction se trouvant face à la mousse "et logiquement le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest. Donc il suffit de..." Serpent jeta un œil inquiet à l'horizon et son sang ce glaça dans ses veines. L'astre solaire émergeait, avec une lenteur à la fois grandiose et effrayante, de l'horizon marécageux de la tourbière. Ses pupilles s'étrécirent devant la luminosité croissante et sa bouche resta entrouverte, laissant mourir la fin de sa phrase dans une inspiration nerveuse.

      "Il suffit de prendre l'opposé de ce putain de soleil ! D'aller à peux près en diagonale pour le sud et de nous magner le train pour trouver un coin ou se planquer ! Surveillez le ciel ! Allez !Allez !Allez !" cria soudain le jeune Kendran nerveusement en exhortant les autres à le suivre.

      Ils avaient mal aux jambes, ils avaient faim, peur, ils avaient de l'eau dans les bottes, ils puaient la sueur et l'eau croupie. Cette fuite était comme l'avait si bien souligné l'humoran un véritable ENFER ! Pourtant après 30 longues minutes minutes à courir dans la boue, la merde, la décomposition et la végétation hostile. L'équipée grimpa un talus émergeant de l'eau et eu enfin le premier signe d'espoir de toute cette putain de cavalcade. Après des heures de marches, de combats et de course à pied il virent à un peu moins d'une demi-douzaine de kilomètres, les étendues et collines craquelées des plaines de pierres. L'endroit semblait bien sec, quoique limite aride, et l'idée de mettre les pieds sur quelques chose de solide donna des ailes à serpent qui poursuivit un peu plus sa course.

      [En directions des plaines de pierres]

      _________________
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      Serpent Ménestrel (origine Voleur) Niveau 15
        "Oaxaca contre-attaque." (Quête 30)

        Réputation :
        ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
        ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
        ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
        ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
        ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


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         Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
        MessagePosté: Dim 17 Aoû 2014 21:45 
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        Alors que le petit groupe s’était remis en marche, une question fort délicate fut lancée à la cantonade par le Ménestrel. La magicienne trouva cette curiosité mal placée, et fut confortée dans cette idée par la réponse des plus succinctes de l’Humoran Mercurio :

        « Alors heu... C'était un ami à vous je présume? le borgne je veux dire. »

        «Oui. Un ami. C'était mon ami »

        Il n’était pas aisé de discerner les émotions sur la face de cet individu mystérieux, d’autant plus que Depheline ne connaissait rien sur cette race d’humanoïde. Pour autant, la peine était universelle, et elle résonnait encore dans les quelques mots de Mercurio, qui s’étaient imprégnés dans l’esprit de l’Humaine.

        La magicienne garda le silence tout en grimaçant, pour ne pas interféré dans la réflexion intérieure que devait mener à présent ce second compagnon de voyage. Si Depheline faisait de son mieux pour ne pas penser à ceux qu’elle avait laissé derrière-elle, elle s’était dans un premier temps imaginé que ce devait être le souhait de Serpent et Mercurio aussi. Ainsi, elle avait donc du mal à comprendre que l’on eût voulu reparler de la violente scène précédente, autour du feu de camp, au beau milieu d’une armée d’Orques et des Elyds des marécages.

        Elle ne fut cependant pas plus enjouée par la suite des propos du semi-humain, qui semblait entrer peu à peu dans un délire que Depheline n’était pas prête à suivre, malgré la morosité qui continuait de l’habiter. Non, ils n’étaient pas morts. Non, ils ne resteraient pas à jamais prisonnier des marais, pas s’ils continuaient d’avancer en ligne droite.

        « …On sait même pas où on va, merde ! On espère, juste, par hasard, trouver une foutue sortie dans ces marais. Si on est morts, ils pourraient bien être sans fin et c't'aube aussi, p't'être bien qu'on la redoute pour rien. Cette déesse débile pourrait avoir dit ça rien que pour nous faire bader pour l'éternité dans la nuit… ou pas. »

        La sorcière s’était ainsi apprêtée à contredire et l’Humoran, bien déterminée à remettre les pieds de Mercurio sur terre, la main tendue en sa direction pour le pincer sans vergogne :

        « Tu vois, ça, c’est bien réel ! Donc on n’est pas mort ! Cesse de te tourmenter alors, on a déjà bien assez à faire de cette fuite...», s’exclama-t-elle, agacée.

        Elle voulut ajouter qu’il était nécessaire de ne pas perdre la tête s’ils voulaient avoir une chance de s’en sortir, mais elle fut interrompue dans son élan par le Ménestrel, qui adoptait une autre méthode pour stimuler leur camarade d’aventure, tout ce qu’il y avait de plus pragmatique : Une carte. La même carte, sortie du sac de Serpent, qui avait été dérobée par ce dernier dans le campement Orque où ils avaient été faits prisonniers, puis libérés sous condition par Oaxaca elle-même. Depheline n’eut point besoin de repenser à la modalité de leur fuite, elle s’imposait à elle à chaque recoin de pensée. L’ombre du dragon de la déesse terrestre planait sur son âme et rôdait sans cesse au-dessus de sa conscience.

        Ensembles, ils prirent le loisir de stopper leur marche pour observer la carte et prendre une décision quant à la suite de leur avancée, à la lueur de la magie de Depheline et des premiers rayons du soleil qui commençaient à percer l’horizon d’une multitude de faisceaux de lumière. L’aube était là… et Serpent ne manqua pas de le faire remarquer :

        « Il suffit de prendre l'opposé de ce putain de soleil ! D'aller à peux près en diagonale pour le sud et de nous magner le train pour trouver un coin ou se planquer ! Surveillez le ciel ! Allez !Allez !Allez ! »

        La magicienne était généralement toujours pleine d’idées et d’envie de faire avancer la situation, même lorsqu’elle semblait désespérée, mais dans l’état d’abattement dans lequel elle se trouvait, elle fut tout simplement soulagée de se reposer sur les épaules de Ménestrel. Ce dernier agissait en parfait chef de bande, avec un succès qui rattrapait la maladresse de l’instant d’avant, lorsqu’il s’était adressé à Mercurio, au sujet du Pirate.

        « Bien, j’imagine que nous devons reprendre la route… », murmura-t-elle, un air dépité peint sur son visage partiellement recouvert d’un liquide noir, témoin de la putréfaction des lieux. Ils marchèrent d’abord d’un pas rapides, puis se mirent à courir, écrasant des branchages en décomposition, imbibant sans vergogne leurs chausses d’eau nauséabonde, sans relâcher leurs efforts et le rythme soutenu qu’ils s’étaient vus contraints d’adopter pour quitter cet enfer au plus vite. La magicienne tenait ses flancs car elle avait des points-de-côté lancinent qui indiquaient que son corps était à bout. Cependant, tant que son esprit resterait vif, elle continuerait de courir, car sa volonté était de fer, malgré la douleur de son ventre et de ses plaies à demi-refermées, accusées par les nombreux combats qui avaient fait rage sur l’île maudite des 13 d’Oaxaca.

        Au loin, à quelques kilomètres finit par se dessiner l’horizon, et avec elle, la fin des marais. Serpent leur signifia son excitation que Depheline parvint à peine à partager tant elle était ravagée par la souffrance de l’effort. Elle but une gorgée de potion revitalisante, se mettant en retard l’espace de quelques secondes, puis repris de plus belle, pleine d’espoir, oubliant presque que le dragon s’était probablement déjà mis à leur poursuite. La plaine qui les attendait n’était d’ailleurs probablement pas le meilleur endroit du monde pour se dissimuler, c’est pourquoi les réjouissances furent, dans l’esprit de Depheline, de courte durée.

        ----------------------------------------------------------------
        (((--> Vers les Plaines de Pierres)))

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         Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
        MessagePosté: Lun 25 Aoû 2014 15:11 
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        La Fuite - Chapitre II



        La Fuite

        Chapitre III




        La magicienne s'exaspérait du discours fataliste de Mercurio et lui dit en le pinçant :
        "Tu vois, ça, c’est bien réel ! Donc on n’est pas mort ! Cesse de te tourmenter alors, on a déjà bien assez à faire de cette fuite..."

        L'humoran, qui n'avait pas besoin d'une agression en plus, la poussa et lui rugit à la figure. Il s'éloigna alors en grommelant, vexé.

        Serpent lui aussi refusa de se laisser aller au défaitisme et s'était mis à réfléchir d'une façon bien plus pragmatique. Il sortit une carte du continent, songeant à voix haute à la direction à suivre et ajoutant même, par quelques astuces d'hommes des bois, quelques façons de se répérer grâce à la mousse des arbres et au soleil.

        Quelque part, c'était ce qu'il fallait à Mercurio pour attérir de son délire cauchemardesque. Du concret. Et c'est exactement ce qui lui était donné là.
        Il comprenait qu'il venait de craquer, et se décida alors à retomber dans le mutisme.
        Quand il parlait, il ne faisait rien d'autre que s'énerver lui-même et énerver les autres. Et puis il savait qu'il ne figurait pas dans la liste des êtres les plus intelligents de Yuimen et que les autres auraient forcément de meilleures idées que lui, alors à quoi bon s'épuiser à raconter ce qu'il avait en tête ?

        S'il ne pouvait compter sur son intelligence, il pouvait cependant compter sur ses capacités physiques et, si besoin était, sa magie de soin. Il savait pouvoir, en dernier recours s'il n'avait plus d'énergie, pouvoir soulager la douleur de ces muscles, savoir tromper son corps pour oublier la fatigue et même se donner un regain d'adrénaline pour repartir de plus belle. C'était cependant des entreprises risquées et il n'aimait pas s'amuser à traffiquer les hormones de son propre corps, mais s'il le fallait pour survivre...

        Leur "pause" s'écourta et ils reprirent leur fuite vers la sortie des marais. Mercurio eût une joie immense en voyant que ceux-ci laissaient place à un terrain rocailleux et sec alors qu'il n'espérait presque plus réussir à se sortir des étendues boueuses dans lesquelles ils étaient embourbés depuis ce qui paraissait être une éternité.

        Aussitôt arrivé sur cette terre ferme, il laissa tomber au sol ses affaires qu'il sentait devenues bien trop lourdes et dont les liens lui lacéraient la peau. Il se sentait alors incroyablement léger, presque victorieux ! Il en oubliait presque Oaxaca et le dragon. D'émotions, il ne s'arrêta même pas pour se reposer. Il marchait à droite à gauche, se tenant tantôt l'arrière de la tête, tantôt en levant les bras en l'air. Si l'on se tenait assez près de lui, on aurait pu même l'entendre ronronner de temps en temps. Qu'il était bon d'être sorti de là en vie.

        Mais évidemment, ce n'était pas pour autant la fin de leurs souffrances.
        Il rejoint alors les autres et leur dit, avec un enthousiasme contrastant largement avec ses précédentes réflexions :
        "Putain, on en est sorti ! On en est sorti, merde ! Ah ah ! Ouh ! Bon, alors, on va pas moisir ici hein ! Ca va être plus facile là, on va avancer trois fois plus vite ! Tiens, au fait, machin (à Serpent), ressort ta carte là ! Y a pas un village ou un truc comme ça dans le coin, dans lequel on pourrait chourrer des canassons ?!"



        La Fuite - Chapitre IV

        _________________

        Playlist de Mercurio

        A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
        celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
        C'est la morale des temps nouveaux.
        Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
        et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
        Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

        --------------------
        Jack Beauregard (Henry Fonda), Mon nom est Personne, écrit par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi


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         Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
        MessagePosté: Jeu 16 Oct 2014 19:57 
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        Après une interminable traversée, Carrok et Naasha viennent te trouver. Le contrebandier à toujours sa même mine inquiète. Après une hésitation, il semble ignorer si tu es en état, il se décide :

        « D'après votre amie, Hamilcar et ses hommes comptaient vous emmener à Omyre... J'ai donc décidé de ne pas vous déposer au port de Mourakat. De toute façon, il a récemment été ravagé par un raz-de-marée. Je ne peux cependant pas m'éloigner trop de trajet initial. Vous sentez-vous en mesure de traverser les marais ? »

        Naasha soupire avant de grogner :

        « Il le faudra bien. Qu'il se débrouille. »

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         Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
        MessagePosté: Jeu 16 Oct 2014 20:25 
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        XXII. Les marais de Gutenborg

        Alors que Carrok et Naasha entrent dans la pièce, Maeglin ouvre les yeux mais ne daigne pas encore bouger. L'hinïon remarque rapidement qu'il ne ressent plus qu'une douleur minime au niveau de ses blessures, il semblerait que l'infirmier ait bien fait son travail. Un court moment de silence passe avant que le contrebandier ne tente d'adresser la parole à Maeglin afin de lui expliquer qu'il a dû changer son itinéraire, il souhaite aussi savoir si l'elfe sera capable de traverser le marais de Gutenborg. Suite à cette question, Naasha soupire puis grogne avant d'affirmer que de toute façon Maeglin n'a pas le choix, il devra se débrouiller.

        Le fait que la Shaakt ne le prenne de haut manque de mettre l'hinïon hors de lui, il préférerai encore revivre le calvaire de la veille plutôt que de supporter cette peste plus longtemps. C'est alors que le fanatique se redresse lentement tout en se tenant l'épaule blessée. Une fois assit, il pose ses mains sur ses genoux, puis se lève. Il étire alors ses bras sur les côtés, laissant ainsi apparaître toutes les cicatrices qu'il possède tout en fixant Naasha, le sourire aux lèvres.

        J'en ai vu des plus belles. Je me suis toujours débrouillé, garce.

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        Merci à Itsvara.




        Ce jour là j'ai appris une chose, la bonté ne mène à rien, à quoi bon être bon si c'est pour par la suite se faire tuer par quelqu'un qui se dit plus bon que vous ? Aujourd'hui le mal est mon bien, et les ténèbres sont ma lumière...


        Dernière édition par Maeglin Tinùviel le Dim 19 Oct 2014 16:59, édité 1 fois.

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         Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
        MessagePosté: Jeu 16 Oct 2014 20:41 
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        Naasha fait la moue :

        « Si tu le dis... »

        Elle semble plus sûr d'elle que d'habitude, sans doute parce qu'elle n'est pas blessée, elle, mais elle a tout de même l'air un peu impressionnée.
        Carrok sourit :

        « Ravi de vous voir en état. Nous allons donc débarquer tout de suite, si vous voulez bien. J'ai assez de vivres pour le voyage. Par contre, le marais est assez... dangereux... Cependant, l'autre option serait de continuer jusqu'à Darhàm. Les risques de mauvaise rencontre sont moindre... mais les pirates sont plutôt actifs ces derniers temps, et si nous tombons dessus, nous n'aurons aucune chance d'en réchapper ! »

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         Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
        MessagePosté: Dim 19 Oct 2014 16:57 
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        XXIII. Les Marais de Gutenborg

        Peu importe le danger, Maeglin ne restera pas un moment de plus dans ce navire. Tout en disant à Carrok qu'il est prêt à traverser le marais, il se saisit de sa robe et l'enfile rapidement avant de récupérer son bâton qu'il inspecte brièvement. Omyre n'est plus très loin et Maeglin a hâte de découvrir la cité noire, c'est pourquoi il se presse à encourager Carrok et Naasha à partir le plus tôt possible.

        Partons dès maintenant, inutile d'attendre plus longtemps ici.

        Il commence alors à se diriger vers le pont, attendant que ses deux compagnons le suivent.

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        Merci à Itsvara.




        Ce jour là j'ai appris une chose, la bonté ne mène à rien, à quoi bon être bon si c'est pour par la suite se faire tuer par quelqu'un qui se dit plus bon que vous ? Aujourd'hui le mal est mon bien, et les ténèbres sont ma lumière...


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         Sujet du message: Re: Les Marais de Gutenborg
        MessagePosté: Dim 19 Oct 2014 17:28 
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        Sous tes yeux, se déploie une immensité verdâtre et putride. Le marais de Gutenborg. Le navire s'approche de la rive autant que possible et un canot est bientôt mis à flot.

        Carrok vous souhaite bonne chance :

        « Gardez toujours la mer sur votre gauche, ainsi, vous ne pourrez pas vous perdre. Mais surtout, hâtez-vous ! Vos provisions ne vous permettront pas de faire du tourisme ! »

        En même temps, la région semble présenter un intérêt touristique très limité...

        La barque va vous déposer, Naasha et toi sur une plage de galets gris, avec vos lords sacs de provisions sur le dos. L'ambiance est triste, l'air humide s'imprègne dans les vêtements. A quelques mètres de la plage, un talus vous permet de quitter la plage, qui est de toute façon sûrement recouverte à marée haute. Mais ce talus représente une maigre bande de terre avant l'immensité verte et putride du grand marais... Reste à savoir si vous allez rester près de la plage ou vous enfoncer dans cette étendue sinistre...

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