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L’un des gardes confirma à Ezak qu’ils étaient au bon endroit. En même temps il n’en avait jamais douté. Pourquoi fallait-il que ce garde se montre si idiot ? L’Orano-Kendran décida de faire l’impasse sur ces simplets et il jeta à peine un regard à l’adolescent malingre qui vint pour les mener à l'intérieur. Le visage, fermé, il suivit son guide, tenant fermement sa monture. Il passèrent à l’arrière du bâtiment, sous le regard curieux de quelques badauds qui jetaient des regards inquiets à Azra. Cela ne devait pas être facile à vivre pour lui. Ezak manqua de lui lancer d’une voix plein de sarcasmes: «Bienvenue à Oranan ! Nous somme célèbre pour notre hospitalité !» Mais il préféra se retenir, à vrai dire, il n’avait pas la tête à s’amuser. Et quelle idée saugrenue de se promener avec un loup, surtout ici. Il ne put s'empêcher de penser que le nécromant méritait tout ce qui lui arrivait.
Le maitre d’armes, avait le visage fermé, alors qu’il suivait le gamin dans un couloir qui menait au sous-sol. Après avoir passé une dernière porte renforcée, il firent face à un jeune compatriote, plein de charisme et d’assurance. Il se présenta comme le capitaine de la milice et leur demanda si ils étaient venu pour aider Oranan.
Ezak s’agaça, et il s’emporta juste après que Azra ai posé ses questions.
«Est-ce qu’on vient pour aider Oranan ?» Demanda le maitre d’armes incrédule.
«Oh non ! Bien sur que non ! Je me suis fait questionner aux portes de la ville, de MA ville, après une heure à attendre sous ce soleil de plomb. Je me suis fait guider ici, dans les sous sol de la milice pour faire du tourisme. Je me suis toujours demandé à quoi ressemblait les sous-sol de cet endroit mystérieux. Mais bien sûr que je viens aider ! Désolé capitaine, mais avec tout mes respects votre question est on ne peut plus déplacer et idiote. Espèce de crétin ! Comment vous avez fait pour être capitaine ? »
Sa petite colère passée, il s'éloigna, allant se calmer dans un coin de la pièce. Il était excédé, par l’attente et ses inquiétudes. Il ferma les yeux et souffla longuement comme pour expier ses vieux démons. Puis se tournant à nouveau vers le capitaine, un peu calmé, il s’excusa sincèrement, bien qu'encore un peu sur les nerfs.
«Désolé, c’est juste que je m’inquiète.»
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"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien." - George Smith Patton
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