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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Jeu 11 Aoû 2011 05:31 
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Le Grand Pilipoum vous fait à tous, même à Gurth, un immense sourire et sa feuille se met de nouveau à briller de la même lueur que quand il a fait apparaitre vos récompenses. Quelques secondes plus tard, dix lits adaptés à la taille de chacun apparaissent comme par enchantement dans la salle du trône. Isaac prend la petite Elris qui a fini par s'endormir dans ses bras, et va la déposer dans le lit qui lui est destiné, tout comme pour le moine, avant d'aller lui même se coucher sans un mot. Amako jette un regard noir à tout le monde et va lui aussi se coucher, tout comme Elina et Louanah qui elles, rejoignent leur lit après avoir joyeusement souhaité bonne nuit à tout le monde.

Il ne reste donc plus que vous quatre, mais une chose étrange se produit quand la Garzok arrache la feuille du Grand Pilipoum. Alors que ces créatures sont censées être immatérielles, Virina parvient à s'emparer du végétal marron et l’instant d'après, dans une vive lumière blanche, le Grand Pilipoum est réduit en cendres...Pourtant les choses ne s'arrêtent pas là, car c'est au tour du tas de cendres de se mettre à briller et de ce dernier nait un Petit-Être, bien plus jeune que le précédent. Il regarde méchamment Virina.

"Aaaaaaaah, vous savez combien de temps ça m'a pris pour avoir cette apparence de vieillard ?! J'avais la classe et puis un chef de village se doit d'être vieux! Ca, vous allez le regretter, je vous le garantie! On a pas idée de faire ça aux gens! Maintenant ALLEZ VOUS COUCHER!"

Et le Grand Pilipoum quitte la pièce rapidement alors que sa feuille, vire soudainement du vert au noir.

(((Voilà, vous pouvez RP votre nuit de sommeil, rêver si vous le désirer, mais vous n'avez qu'un seul post pour RP ce qui se passe jusqu'à votre réveil. J'ai conscience que vous ne pourrez pas faire beaucoup d’interaction etc, mais il faut avancer ^^ Bon RP!)))

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Jeu 11 Aoû 2011 15:08 
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Ses doutes et ses interrogations ne désamplissaient pas sous la voûte d'albâtre qui lui tenait lieu de front. Si quiconque avait pu voir, par le biais des deux rubis flamboyants de ses yeux, quelle tempête s'acheminait - dévastatrice, elle envolait toute autre chose sur son passage, toute chose qui n'était pas cette sournoise question qui demeurait irrésolue : qu'avait donc voulu lui dire que Grand Pilipoum ?

Alors que son visage avait été dissimulé sous les féroces crocs lupins, luisants dans la pénombre du soir d'une étrange lumière à la fois vert et or, elle avait espéré se rendre invisible aux yeux des autres, se rendre introuvable, inattaquable. Et pourtant... Et pourtant un géant auquel elle n'avait encore jamais prêté attention, malgré sa complexion impressionnante, s'était très doucement approché d'elle, et, plus doucement encore, il s'était adressé à elle. Mais il l'avait fait avec dans le ton les trémolos qu'Elris n'aurait jamais cru pouvoir entendre chez un homme, et cela avant d'avoir trouvé sur sa route Petite-Pomme et le sieur Ybeild. Ces hommes-là n'étaient pas, et de cela seulement elle pouvait être sûre, ils n'étaient pas de ceux qui donnent aux dieux de sombres sacrifices, et qui versent, indolemment, le sang des innocents sous la clarté de la lune.

Qu'avait-ce donc été, qui lui avait étreint le coeur et l'avait empêchée de parler ? La douleur aiguë qui la perçait de part en part, à l'idée de perdre le premier homme qu'elle eût jamais aimé comme père, celui que longtemps elle avait regardé, inconscient, gésir à son côté ? Avait-ce été la crainte, de nouvellement se lier de pareille amitié avec un homme qui possiblement connaîtrait la même fin ? Avait-ce encore été... la crainte qui bouillonnait sans fin ? A vrai dire, elle ne pouvait se défaire en son esprit des élucubrations qu'elle érigeait sur le compte du Grand Pilipoum. Aussi, elle avait ourdi un plan - non pas machiavélique, ni même emprunt d'une sourde intelligence, mais tout juste bon à résoudre les énigmes qui se posaient, étagées au fur et à mesure, dans les ténèbres de sa petite tête.

Elle n'avait pas répondu aux mots pourtant si tendres du géant, dont les yeux gris brillaient de grande force, de grand courage, mais aussi de bien trop d'amour et de peine pour que ce fût supportable - était-il réellement du commun des mortels ? Elris avait cessé de se méfier des gens qui portaient dans l'oeil ou sur la chevelure des couleurs si étranges et si disparates, car, avait-elle remarqué, nul dans ce monde nouveau où elle était tombée ne tenait du sang des Phalanges ; lui pourtant, par sa taille, lui posait encore question, tout comme l'Ogre si parfaitement distinct de la race des hommes. Elle n'avait donc pas répondu, et dans son coeur elle en perçut pincement de chagrin, chose qui la surprit grandement. Mais certainement était-ce là une juste réponse à ce chagrin terrible qui semblait saisir tout entier l'homme face à elle. Devant son silence, qui parut durer cent ans, il dut croire en son esprit que la petite avait sombré dans les royaumes oniriques, car lorsque des lits apparurent par la toute force de la magie, il la prit dans ses bras comme il eût cueilli la fleur la plus délicate, et Elris, si elle sentit un battement sauvage étreindre sa poitrine, ne se débattit pas. N'avait-elle pas laissé Petite-Pomme la prendre sur son dos ? Ce jeu-là, en réalité, servait son dessein. Laisser penser qu'elle tombait dans le sommeil et dans l'oubli des choses matérielles était bien étrange, car n'avait-elle pas dormi bien longtemps, sur le chemin qui les avait menés jusqu'ici ? Mais enfin... Elle entendit au loin feuler le Grand Pilipoum, mais sa voix était comme lointaine, car déjà le géant rabattait sur son petit visage à la paleur de neige une douce couverture qui, espérait-il sans doute, la mènerait plus sûrement jusqu'au monde des rêves. Ouvrant imperceptiblement les paupières, elle le vit lui-même s'étendre à côté d'elle et, lorsqu'elle fut certaine qu'il dormait bel et bien, et que personne ne pourrait entendre ses mots, elle confia à son esprit perdu dans les limbes :

"Ne croyez pas, Sire, que j'aie pu me cacher, car je ne crains rien qui soit ici."

Et puis elle attendit, encore et encore, que tout un chacun se fut couché dans un lit qui lui était propre par la taille, et quand la nuit devint enfin tout à fait silencieuse, à l'instar de la lande gelée quand l'embrasaient les feux ardents des vêpres, elle sortit de sa petite couche et se mit à errer, spectre tout de blanc vêtu, avec seule lumière les deux brasiers qui lui faisaient voir le monde.

"Puissé-je trouver ici de quoi manger, se dit-elle pour elle-même. Et puissé-je aussi rencontrer céans le Grand Pilipoum, pour l'interroger."

Car tout comme son esprit, son ventre tonnait : elle n'avait pas voulu se sortir de sa cache au grand jour, et n'avait fait que laisser ses yeux caresser les mets sans jamais y poser la main. Maintenant elle payait le prix de pareil caractère farouche, car la faim la tenaillait.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Sam 13 Aoû 2011 18:48 
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Chacun recevait un présent dûment mérité par la participation à la tuerie des insectes géants immondes qui avaient tenté de réduire le village en pièces détachées. Des bottes, un casque, un marteau… Rien de bien original en soi. Et puis le vieux débris tiqua. Il arrêta sa distribution surprise pour lorgner l’Ogre d’un air troublé. Il avoua craindre les pensées de Gurth, qui fronça les sourcils en entendant ça : de quel droit, fut-ce pour le récompenser, cet être feuillu fouillait-il son crâne ? Il ne s’opposa pourtant pas à ce qu’il recommence, puisque c’était pour être doté d’un artefact qui lui permettrait sans doute de servir au mieux les dieux de l’ombre, qu’il n’avait plus prié directement depuis un certain temps, maintenant. Les divins réclameraient bientôt un sacrifice sanglant, de la chair et des os nécrosés par la magie d’ombre, de la douleur vive et des cris d’agonie. Il le leur donnerait avec un malin plaisir. Car il leur était entièrement dévoué, corps et âme.

Et puis, le cadeau arriva, dans une lueur verte et noire, aux pieds du géant miniaturisé. Une cape noirâtre, dont l’obscurité tendait à attirer à elle les ombres les plus sombres, les pensées les plus mauvaises. Elle respirait le mal, elle vivait le mal. Elle en était imbibée. Et même le grand Pilipoum se sentait malaisé d’avoir créé une telle chose. Un sourire carnassier collé aux gencives rouges, Gurth s’empara de l’artefact et la passa autour de son cou. Elle était suffisamment grande pour l’envelopper complètement, et le capuchon qu’elle avait à l’arrière pouvait tomber largement sur son crâne chauve, qu’il laissa cependant à découvert pour le moment.

Tout occupé à toucher le soyeux tissus imbibé de noirceur qu’il avait obtenu, Gurth n’écouta que d’une oreille la suite. Le chef du village qui les enjoignait à rester pour la nuit, suivi d’un acquiescement unanime des couards qui l’accompagnaient. La nuit était l’élément de Gurth. La lueur de la lune suffisait à ses yeux exsangues pour voir dans les ténèbres étoilées. Le sang, noirâtre après minuit, était encore plus attirant lorsqu’il luisait d’une lueur blafarde. Et puis, Virina l’orque eut la superbe idée de prendre la feuille du vieux schnock à même son crâne. Aussitôt, et pour le plus grand plaisir visuel de Gurth, celui-ci, après avoir créé des literies pour tous, s’auto-incinère et est très vite réduit en un vulgaire tas de cendre. Pas de sang, mais une mort certaine ! Phaïtos en serait heureux.

Mais les petits êtres de ce village ne respectaient pas les mêmes règles que les autres vivants, et Gurth aurait dû s’en rappeler avant de se réjouir du trépas violent de leur chef : un nouveau Pilipoum naquit sous leurs yeux ébahis. Plus jeune que l’ancien modèle, il semblait aussi plus farouche, et sa feuille avait viré du vert au noir quand il avait quitté la pièce en proférant de sombres menaces…

Sans un mot de plus, l’Ogre décida de se diriger vers l’un des lits tout en grognant sombrement, afin de s’y allonger tout habillé, sur le dos, une main sur son gros ventre repus, et l’autre sur sa dague d’Agonie Silencieuse. Au moindre bruit suspect, il éventrerait le coupable. Et ainsi, ruminant de sombres pensées emplies de meurtres sanglants, il s’endormit paisiblement, ronflant bruyamment sans se soucier de ses compagnons.

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Gurth Von Lasch - l'Ogre de Tulorim

Je hais les testaments et je hais les tombeaux ;
Plutôt que d'implorer une larme du monde,
Vivant, j'aimerais mieux inviter les corbeaux
A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.
(Baudelaire - Le mort joyeux)


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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Dim 14 Aoû 2011 01:41 
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Le paysan m’entendit maugréer et posa une main sur mon épaule affichant un air compréhensif. Il semblait être l’une des seules personnes qui avaient du sens dans ce petit groupe. Après avoir donné à chacun sa récompense, la feuille brune du Grand Pilipoum se remit à briller et des lits se matérialisèrent dans la grande salle. La magie ne cessera jamais de me surprendre. Le grand Isaac porta la petite louve et le moine inconscient jusque dans leur lit avant de se coucher à son tour. Un homme que je n’avais presque pas remarqué depuis notre arrivée nous regarda tous d’un œil mauvais avant de se retirer. Il me laissa une impression détestable, mais à côté de l’ogre il n’était rien. La jeune kendranne et l’aldryde souhaitèrent une bonne nuit à tout le monde avant d’aller rejoindre les autres.

Je m’apprêtais à en faire de même lorsque la garzok eu la brillante idée d’arracher la feuille décrépite au vieillard. Un tas de cendre remplaça un instant le Grand Pilipoum, cette cendre se remodela en un Petits-Être d’apparence plus jeune. Il exprima toute sa colère à Virina en lui promettant de lui faire regretter, puis il nous somma à tous de se mettre au lit. Sa feuille toute neuve s’illuminait de vert et de noir quand il partit rageur.

L’ogre quitta la table et s’endormit rapidement, laissant entendre ses ronflements sonores et dérangeants. Je le suivis des yeux et lorsqu’il choisit sa couche, je partis dans l’autre direction. Je m’assurais ainsi d’être loin du bruit et de passer une bonne nuit. Le sommeil ne fut pas long à venir, sitôt que j’eus fermée les yeux, je plongeai dans le monde onirique.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Lun 15 Aoû 2011 19:08 
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Cette Virina, pourquoi à telle eu l'idée de toucher le Pilipoum, celui-ci c'est réduit en cendres et à réapparut énervé. Il nous avait pourtant gratifier de présent et de lit pour dormir, elle m'énerve. Cette race est si stupide, on en crois peu ou jamais à Kendra Kâr et finalement ce que l'on raconte est vrai, vert, puant, belliqueux et imbécile. Finalement je ne voies que Miha qui soit censée, la petite louve étant plus quelqu'un que l'on doit protéger. Je la regarde dans son lit et range mon nouveau jouet. Je prends un peu de nourriture qui n'ont pas été englouti par l'ogre avec un peu d'eau dans un verre et m'avance vers elle pour lui donner. Le fait de sentir cette arme contre ma peau, me donne des envies de me pavaner, je me retiens, Isaac est un grand guerrier et les autres des aventuriers aguerri, ils pourraient rire de moi.

Je m'agenouille devant Elris, elle me fait vraiment penser à ma petite nièce, en plus sauvage et plus blanche de peau..

Tiens mange un peu.

Je lui laisse, les victuailles et m'allonge grossièrement sur une couche à proximité. Je sens la fatigue me gagner et rapidement, me yeux se ferment. Je tentes de lutter, mais mes muscles ne répondent plus, mon corps tout entier rend les armes. Cela doit durer une demi-seconde avant qu'un voile noire obscurcisse ma vue et que je m'endorme.

… ….

Il fait sombre, je en suis plus chez les Pilipoum, les murs sont sales, fait de roche, brûlés, gravés, des traces de griffures dessus, des ongles fossilisés à l'intérieur témoigne d'un passé horrible , je ressens la souffrance et la peur de cet endroit. Je tiens mon marteau, je le soulève, qu'elle joie de se sentir fort, la folie me prend, je cède, mes barrières s'écroulent, mon âme se rend à elle et j'embrasse cette catin de déraison, ma fureur m'emplis et exulte quand je rabats mon arme sur une tête. Le sang gicle et m'éclabousse le visage, la cervelle explose comme une flaque d'eau sous le choque d'une pierre. J'envoie au quatre coin de cette abysse les bout éparse de la chair de mon ennemi, je jubile, un sourire se dessine sur mon visage, prédateur inconscient et incontrôlable. Je relève mon Marteau, taché et le replonge aussi tôt je perçois les os se briser, c'est merveilleux. Je frappe frénétiquement, je suis dans une crise, il faut que je réduise cet être en bouilli, je frappe, je suis content, je tue, mon cœur déborde de bonheur, encore, encore, encore... je relève le visage, mes cheveux, ensanglanté couvre mon air enragé, j'entends des pas s'enfuir, j'esquisse un rictus, de nouvelle victime, plus rien n'a d'importance et je me lances à leur course, dans ses couloirs infâmes et ténébreux. Je les poursuit, je vais les tuer, je les écoute trébucher, crier à l'aide, ils ont peur, je le distingue dans leur voix, malgré leur accent... je conspue leur voix, je dois les faire se taire, j'approche, ils sont déjà mort, mais je vais les faire souffrir, je tape à l'aveugle bien que je discerne déjà l'ombre de ma victime... Je suis heureux...

… …

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Mer 17 Aoû 2011 05:37 
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Mis à part Elris pour qui le sommeil ne vient pas, vous vous endormez tous assez rapidement et passez une nuit sans le moindre incident. La jeune Phalange de Fenris attend toute la nuit, mais personne ne vient et elle reste seule dans la salle du trône, au milieu des ronflements et autres mélanges de respirations. Jusqu'à que le jour se lève, timidement. A ce moment précis, le Grand Pilipoum débarque. Sa feuille est toujours noire et son expression n'augure rien de bon pour vos petites personnes.

"DEBOUT LA-DEDANS!!!! C'est l'heure que vous partiez!"

Et sans même vous laisser le temps de réagir, sans même vous laisser le temps de vous réveiller complètement, le Grand Pilipoum s'agite, dessine plusieurs symboles étranges et invisibles dans les airs, avec ses doigts. Comme s'il écrivait à l'encre invisible, directement sur l'air. Se produit alors un phénomène des plus étranges que seule Elris est à même de voir clairement. Les mots que semblaient écrire le Grand Pilipoum apparaissent dans les airs et ces lettres noirs, formant un langage incompréhensible tournoient dans toutes la pièce et un mot vient se poser sur chaque personne présente dans la salle du trône. L'instant d'après, vous êtes tous aveuglés. En ouvrant les yeux, vous ne pourrez que constater les dégâts. Les corps qui étaient les votre ne le sont plus, l'apparence qui était la votre ne l'est plus, vous avez tous...Echangé vos corps. Pourtant, les équipements qui vous appartiennent sont toujours sur vous, les compétences qui sont les vôtres vous semblent toujours accessibles, seul votre aspect physique a changé.

En effet, Gurth ne ressemble plus au géant Tulorain redouté de tous, mais bel et bien à la petite phalange de Fenris. Cette dernière elle, n'a plus ses cheveux blanc et ses jolis yeux rouges. Elle a maintenant la stature et le corps d'un homme rôdé aux travaux de la ferme. Ybeild, le fier paysan Kendran, n'en bien évidemment plus l'aspect, non, maintenant, il ressemble à la garzok agressive, avec ses longs cheveux gris et sa peau verte. Virina elle, est peut-être la plus chanceuse. Quoi que pour une guerrière, hériter du corps d'une jeune et séduisante voleuse n'est sans doute pas le plus beau des cadeau. Mais n'oublions pas Miha qui est sans doute la plus à plaindre. Le corps de la demoiselle est maintenant haut de plus de deux mètres et bien en chair. Elle a hérité du corps de l'ogre.

Autours de vous, Isaac, Elina et les autres semblent avoir eu le même problème, mais pour le moment, comme personne n'a repris ses équipements, il vous est impossible de dire qui est devenu qui.

C'est alors que le Grand Pilipoum file s'asseoir sur son trône et vous regarde tous d'un air contrarié.

"Maintenant PARTEZ! Je ne veux plus vous revoir! JAMAAAAAAAAAIS!"

(((HRP: Donc comme vous l'aurez compris (je l'espère) vous avez en quelques sortes, échanger vos corps. Ou plutôt, votre corps s'est transformé en celui de l'un des autres PJ. Voici un petit récapitulatif:


Gurth dans le corps d'Elris.
Miha dans le corps de Gurth
Elris dans le corps d'Ybeild
Ybeild dans le corps de Virina
Virina dans le corps de Miha

Cela durera un certain temps, je vous préviendrai quand le sort ne fera plus effet. Amusez vous :D!)))

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Jeu 18 Aoû 2011 19:13 
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Un bruit agaçant me tira de mon sommeil lourd et profond, j’arrivais à ouvrir une paupière pour voir le Grand Pilipoum devenu jeune s’énerver. Un voile de sommeil couvrait encore mon esprit endormi, les images étaient floues et je ne distinguais que des couleurs émanant du Petits-Êtres. Vert et noir, comme lorsqu’il avait créé la cape maléfique de l’ogre, une petite forme se mouvait sous les couleurs changeantes. Le noir prit le dessus sur le vert, cela ne présageait rien de bon pour notre groupe. Et soudain, l’obscurité fut remplacée par une lumière aveuglante, je fermai les yeux pour m’en protéger. Cet éblouissement était étrangement semblable à celui qui nous avait donné notre taille actuelle aux portes de Kendra-Kâr.

Je les ouvrais quelques instants plus tard, la lumière avait disparue et ne brûlait plus mes prunelles. Je me levais du lit et me frottais les yeux afin de me réveiller entièrement. J’étais maintenant bien éveillé, le plancher me semblait être plus éloigné que la veille et en apercevant mes mains, je crus mourir. Des doigts boudinés aux ongles crasseux sur une paume aussi large que mes deux mains, remplaçaient mes délicates mains soignées et agiles. Dans un mouvement désespéré, je pris ma dague reposant sur le sol et la sortit de son fourreau. Je la plaçai à plat devant mon visage, la lame reflétait celui de Gurth. J’eus un tressautement d’horreur en apercevant les yeux laiteux et les dents aiguisées de l’ogre à la place de mon charmant minois. Je laissais tomber ma dague à terre, abattue par cette apparence de haine et de souffrance.

« C’est un rêve, non un cauchemar, juste un cauchemar, je vais me réveiller bientôt et ça aura disparu! »

Je ne cessais de me répéter ses mots pour ne pas prendre peur, mais j’étais déjà terrorisé. Je ne me réveillais pas d’un rêve terrifiant, ce maléfice était réel et je savais qui l’avait provoqué. Je ramassais mes affaires, malgré ce corps étranger, mon équipement était toujours le mien, et me dirigeait furax vers le Petits-Êtres. Me déplacer était loin d’être aisé, ma démarche gracieuse était remplacée par les pas lourds du géant dévoreur de chairs.

« Pourquoi nous avoir tous puni pour ce qu’une personne à fait? »

Je voyais que mes compagnon étaient prient du même malaise que moi, mais je ne saurais dire qui était dans quel corps pour l’instant. Ce que je pensais du Grand Pilipoum avant qu’il nous offre les récompenses refaisait surface. Je remarquais avec horreur que ce fut la voix de l’ogre qui surgit et non la mienne.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Sam 20 Aoû 2011 15:19 
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Je me réveille avec la nausée, je n'ai jamais fait de tel cauchemar, je n'ai même jamais rêvé. Bien sûr, il m'est arrivé de faire des songes plus qu'érotique, mais ma vie ne m'a jamais apporté la matière pour que mon esprit divague à ce point. Je me couchais après le travail au champ et me réveillais au chant du coq, je me rends compte que cela ne me dérangeait pas. Le poids de mes responsabilités m'écrase à nouveau. Je passe ma main sur mon visage, je suis en sueur, rongé de l'intérieur, nauséeux, perplexe quant à l'expérience que je viens de vivre. Le calme règne encore dans la salle, mes compagnons dorment paisiblement, ils ignorent ce que je viens de vivre et je les envie.

C'est alors que tonitruant le grand pilipoum débarque, hurlant, que c'est l'heure pour nous de continuer notre voyage. Puis prit dans sa frénésie, il fait des gestes et des signes, une sorte de magie, ou de rituel, je ne sais pas trop, je ne décèle pas grand-chose de son manège encore sous l'emprisedes brumes onirique et maléfique de mon esprit.

Je me contente de fermer les yeux aveuglés par une lumière, l'instant d'après, je les ouvre et regarde autour de moi... les mêmes personnes, les mêmes aventuriers... je m'observe bêtement avant de réagir... je peux me voir...Je suis coincé dans des vêtements trop petits, celle de la petite louve, je ne comprends pas. Je regarde alors mes mains, elles sont vertes, je parcours, inquiet mon corps, ce n'est pas le miens, c'est celui de la garzok. J'aperçois Gurth s'énerver, mais est ce bien Gurth, cela ne ressemble pas à sa façon de se mouvoir, il semble emprunt d'une maladresse inhabituelle.

Je jauge mon nouveau corps, cela n'aide pas mon malaise. Cette peau est si laide et cette odeur... j'ai gardé mes affaires, je caresse mon marteau heureux de ne pas l'avoir perdu. J'éprouve des choses étranges, comment vais-je faire pipi, cette appréhension disparaît quand je caresse ma nouvelle poitrine, je m'étais toujours demandé ce que cela pouvait faire d'en avoir une. Je la palpe curieusement, intrigué, elle remue doucement, elle est ferme et bien galbé, cela m'étonne de Virina, mais je dois l'avouer ce côté de sa personne ne me déplait pas. Je chasse pourtant très vite ses idées, revenant au grand Pilipoum. Je l'attrape par le col, tout en le menaçant, les muscles de ma nouvelle apparence réagissent très bien et sont même plus rapide que mes anciens, peut être que la situation ne me gène pas tant que cela. Je fuis encore ses idées stupides et étranges, pour souffler au petit lutin dans la voix de Virina, quelques mots doux.

Tu commences à me lasser le nabot, ne me tente pas et rends nous notre apparences !!

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Dim 21 Aoû 2011 21:28 
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Apparemment satisfait de la décision de l’ensemble des voyageurs à demeurer dans le village pour la nuit, tout sourire, le Grand Pilipoum fit apparaître autant de lits que nécessaire. La plupart des voyageurs ne se firent par prier pour s’y installer.

Or, la bonne humeur du vieux sage fut de courte durée. Ne se méfiant pas de la grande créature verte, il laissa cette dernière s’approcher suffisamment de lui pour lui retirer sa feuille verte.

Virina anticipait de la réticence de la part du chef, mais jamais, elle n’aurait deviné ce qui se passa subitement devant ses yeux. En effet, sitôt qu’elle eut la feuille entre les mains, le vieux Pilipoum brilla de mille feux avant de se consumer entièrement pour être finalement réduit à un tas de cendre. La guerrière fixait toujours les restes de grand chef lorsque ceux-ci s’illuminèrent. De la cendre, naquit un autre Grand Pilipoum, mais oh combien plus jeune.

Mécontent de son sort, il exprima sa colère à la dame verte qui ne broncha point devant le sermon qu’il venait de lui cracher à la figure. La guerrière pensait qu’au lieu de se fâcher, le petit être aurait dû être content de rajeunir ainsi. Vieillir n’était pas un cadeau du ciel, mais une fatalité et la vieille orque de quarante-cinq ans en était plus que consciente. Une ouïe moins fine, une vision moins perçante, le goût émoussé, moins d’endurance, plus de temps pour récupérer des blessures d’un combat…, tant d’inconvénients qu’apportait l’accumulation des années.

Ainsi, la créature verte balaya les reproches du revers de la main. S’il s’était vraiment opposé à ce rajeunissement, il aurait dû l’empêcher de s’emparer de son couvre-chef. Puisqu’il en connaissait les conséquences contrairement à la garzok, qui n’avait voulu qu’étancher sa curiosité ainsi que sa cupidité.

Le grand Pilipoum parti, Virina choisit un lit qui semblait fait pour elle, si elle en jugeait la taille. Elle se coucha sans préambule sur le dos, retirant seulement son nouveau casque à cornes qu’elle déposa sur son ventre et qu’elle tint à deux mains pour éviter de se le faire chaparder pendant son sommeil. Quelques secondes suffirent pour qu’on entende de bruyants ronflements qui accompagnèrent les voyageurs jusqu’au petit matin.

((( ce post correspond à la réponse de la maj du 12 aout. Je vais faire un second post, le plus tôt possible pour répondre à la maj du 17 août.)))

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2011 20:56 
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Le temps avait passé – les secondes s'égrenant, devenant tour à tour des minutes, puis des heures. Elris avait pu goûter la fraîcheur de la nuit, répit salvateur dans ces jours de chaleur. Car il y avait peut-être une chose, en plus des barreaux d'une cage, qui remplissait l'enfant des neiges de houles d'effroi : ce pouvait être, bien sûr, un soleil brûlant qui tarde à s'éteindre. Et pour cela, il avait été admis de longue date qu'elle vivrait sous l'opalescence divine de la lune argentine, pour n'avoir à souffrir de l'astre chryséléphantin. Mais que de malheurs l'avaient frappée, poupée dans les mains d'un destin qui se joue de ses pions, et d'un monstre elle était passé à un autre – le nom de Valshabarath hurla dans son esprit, dans un long cri d'agonie – puis à un autre. Elle aurait pu, oh oui, elle aurait aisément pu, et souhaité plus que tout, s'approcher à pas calfeutrés de l'Ogre, et, dans son sommeil, lui porter un coup fatal. Mais il y avait eu ce besoin impérieux, cette envie qui avait chassé toutes les autres, d'extorquer au Grand Pilipoum le pourquoi et le comment...

Alors avait-elle attendu, silencieuse et solitaire telle la louve, le feu dans l'œil et dans le cœur. Elle avait vu tous ses compagnons, ainsi que l'Ogre et ceux dont elle ignorait jusqu'au nom, s'engloutir peu à peu dans le sommeil et son équipage de songes. Mais pas avant que le Sieur Ybeild, de sa haute stature de géant, ne lui eût adressé quelques délicates paroles auxquelles elles ne se serait pas attendue de la part d'un être rompu de force – avait-il donc entendu ses appels ? La petite avait souhaité couper court aux tonitruants grondements de son ventre, et lui, cet homme qui eût pu aussi bien être vil Chef de Meute et sacrificateur sanguinolent, avait fait don de victuailles à la farouche phalange. Quels étaient donc ces êtres – ces hommes ! – qui offraient vie, protection, et tendresse ? A cette pensée, Elris avait perçu une flammèche discrètement s'allumer dans son cœur.

Depuis longtemps, elle attendait, étreinte dans son esprit de terribles questionnements, lorsque soudain des bruits de pas résonnants déchirèrent l'aurore qui avait point sans qu'elle s'en fût aperçu. Qui était-ce donc là qui s'avançait tout près du grand siège, un air furieux buriné sur son jeune visage ? Elle qui s'était prostrée dans ses atermoiements, elle se redressa sur son chétif séant, saisie par le tumulte, et ne put que se trouver prise d'effroi aux aboiements furieux de celui qui paraissait pourtant en tous points à l'aimable Pipapoum. Il enjoignait à tous d'émerger du royaume des songes, et la colère tout autant que la violente amertume jaillissaient dans sa voix – mais que se passait-il donc ? Et où était le Grand Pilipoum auquel elle se devait de parler ?

Quelle ne fut pas la surprise d'Elris, lorsqu'elle aperçut le Pipapoum, toutefois dos à elle, faire danser ses mains par-devant lui ! Pourtant, rien n'était autrement perceptible que le néant, et ses gestes n'avaient nulle résonance empreinte de logique ! Néanmoins, n'était-ce pas là une vague calligraphie, que l'on pouvait deviner ? La petite restait figée, comme immobilisée par trop d'effarement – et quel ne fut-il pas, une nouvelle fois, alors que s'ensuivait forte lumière qui l'aveugla sans attendre !

Elris n'osa ouvrir l'œil que peu à peu, de peur d'avoir à affronter nouveau mal. Mais rien. Seulement une sensation des plus étranges, comme l'impression d'être un flocon éperdu dans l'immensité de la plaine enneigée, qui prend soudainement conscience de ce magistral ensemble dont il fait intrinsèquement partie... Terrible pensée lui vint alors, tandis qu'elle mouvait ce corps qui n'était pas sien. Quelle massive complexion, tout à coup ! Et quelle rudesse, de mouvoir ne serait-ce qu'un doigt ! Il y avait là, à n'en pas douter, l'âpreté d'une nuit à demeurer recroquevillée. Mais ! Frayeur de voir son bras autrefois d'une blancheur de nacre désormais mordoré par un soleil trop vif ! Effroi de reconnaître sur ses membres la musculature de qui par terrible labeur s'échine et se torture ! Alarme, également, de n'être que trop peu couverte – ou couvert ! Car sa coruscante robe, taillée pour l'enfant qu'elle était, s'étirait dans de sinistres craquements sur un corps masculin qui ne se dévoilait que trop...

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2011 23:59 
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Aussitôt couchée, la guerrière s’était endormie et s’était mise à ronfler sans retenue. Elle dormit d’un sommeil profond et aucun bruit ne la dérangea. Cependant, le cri du Grand Pilipoum, apparemment toujours de mauvaise humeur depuis sa transformation, eut raison du sommeil de Virina.

Elle commença tout d’abord par s’étirer, puis ouvrit un œil, tout en regardant si son casque était toujours sur son ventre. C’est alors qu’elle eut la mauvaise surprise de voir une délicate main blanche bien agrippée aux cornes de son précieux cadeau. Sans faire le moindre bruit, les sourcils froncés, elle ouvrit son deuxième œil et s’apprêtait à écraser d’un rude coup la main de ce voleur de casque, lorsqu’elle s’aperçut qu’il s’agissait de la sienne.

Ahurie, elle s’assied carrée dans son lit et se mit à s’observer minutieusement. Sa magnifique épaisse peau verte avait laissé place à une délicate peau trop blanche. Ses cheveux étaient d'un blond blafard et son corps beaucoup plus menu si on en jugeait par ses vêtements devenus trop grands.

Regardant tout autour d’elle, elle remarqua que chacun était attifé des vêtements d’un autre, enfin c’est ce qui paraissait aux premiers abords. Or sachant qu’elle avait conservée ses habits et perdue seulement son apparence, elle se dit que cela devait être la même chose pour les autres aventuriers.

Il était temps d’agir, déjà qu’elle était réduite à la taille de fourmi, elle ne voulait rester trop longtemps dans ce corps trop frêle.

Elle se leva donc du lit, pour constater qu’elle faisait au moins dix centimètres de moins que les autres, ce qui lui déplaisait grandement. De plus, à présent toute menue, elle flottait dans son équipement de guerrière. Afin de rendre ses déplacements moins désagréables, elle resserra toutes les sangles de son équipement. Elle réussit tant bien que mal, même si les bonnets d’aciers demeurèrent à moitié remplis.

Malgré qu’elle trouvait tout à coup son armure bien lourde, elle se dirigea sans hésiter vers celui qui revêtait son apparence. Par la tunique de lin qu’il portait, elle reconnut vite les vêtements du paysan.

Elle se vit alors agripper le Grand Pilipoum par le collet, et entendit sa propre voix lui réclamer de redonner leur apparence. Elle approuvait pour la première fois, les gestes du paysan se demandant, si le fait d’avoir son apparence ne lui avait pas mis un peu de jugeote dans la cervelle.

Tout près du paysan et du vieux petit être arborant une feuille noire, elle resta sans mot dire, et sans bouger attendant tout simplement la suite des événements.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Mar 23 Aoû 2011 03:15 
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Alors que tout le monde s'habitue tant bien que mal à ce qui vient de se passer, le Grand Pilipoum se fait agripper par le paysan qui revêt maintenant l'apparence de la Garzok. Les yeux du Petit-Etre ont perdu leur blancheur et ne sont maintenant que deux billes d'un noir intense qui fixe le paysan à la peau verte. Aucune peur dans son regard, juste une profonde colère et une immense détermination. D'un geste sec, il se libère de l'emprise d'Ybeild et s'adresse à tout le monde d'un ton emprunt de fureur.

"J'ai été gentil avec vous, j'aurais pu vous faire bien pire, ne vous avisez plus de vous en prendre à moi, ou il vous en cuira. Votre changement d'apparence n'est pas définitif, mais il est hors de question que j'inverse la chose maintenant. Maintenant, je vous conseille de partir vite, très vite de ma maison. Pipapoum vous attend à l'entrée du village."


Et sans vous laisser le temps de répliquer, le Grand Pilipoum frappe dans ses mains. Après un nouvel éclat de lumière, vous vous sentez aspiré dans les airs. En rouvrant les yeux, vous verrez que vous êtes à l'entrée du village. En face de vous, Pipapoum vous regarde l'air à la fois étonné et amusé.

"Ooooooh! Vous, vous avez provoqué la colère du chef!"


Il éclate de rire.

"Bref! Vous êtes tous prêts à partir?"

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Mar 23 Aoû 2011 20:27 
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Il était écrit que le dernier ronflement tonitruant de la nuitée de Gurth devait être un petit couinement aigu à peine audible, lui qui se faisait pourtant un honneur de semer la discorde dans le sommeil d’autrui. Dernier éveillé, par ce brusque changement de monotonie ensommeillée, justement, il n’avait rien entendu des braillements ineptes du grand Pilipoum, ni rien vu de son manège coloré, ou de son tour de passe-passe. Ce couinement, et la lumière vive l’ayant précédé, voilà ce qui a tiré l’Ogre des songes obscurs dans lesquels il était plongé profondément. Le temps de se sortir, une impression curieuse collée à la peau, de ce sommeil, le chef du village hurlait à nouveau pour intimer à l’équipée de décamper sans plus tarder, tout en s’asseyant sur son trône coutumier. Gurth écarquilla un instant les yeux pour bien tout discerner autour de lui. Le patron des petits êtres mièvres avait toujours sa jeune apparence, et Gurth poussa un rauque ricanement. Enfin. Normalement, c’était un rauque ricanement. Là, tout ce qui sortit de la voix du Seigneur Von Lasch, ce fut un nouveau couinement inhabituel. Il fronça les sourcils, et décida de poser le pied par terre… avant de s’étaler de tout son long sur le sol, qui était bien plus bas qu’il ne l’avait prévu.

Il se releva sans mal, ce qui l’étonna aussi, puisque d’habitude, il n’avait guère de facilité à relever une si grosse carcasse que la sienne, et manqua de tomber à nouveau lorsqu’il se prit les pieds dans la bure. Elle semblait avoir fameusement grandi, cette nuit. Elle pendait mollement sous ses pieds, traînant derrière lui sur quelques dizaines de centimètres. C’était à n’y rien comprendre ! Il entreprit de la relever jusqu’à ce qu’il put voir ses pieds, et là, un nouveau choc : il pouvait voir ses pieds. À la place de l’énorme bedaine qui lui masquait normalement la vue, il avait vision libre sur le plancher sous lui, où remuaient deux petits petons pâlots, dans de grandes, bien trop grandes, sandales de cuir. Des pieds mignons qui n’étaient certainement pas les siens. Et puis, son regard se posa sur ses mains. Des petits doigts fins, une peau encore plus pâle qu’à l’accoutumée, des poignets ridiculement maigres pendaient au bout de deux bras maigrichons, à la place des deux paluches aux doigts terribles et boudinés qu’il avait habituellement.

« C’est quoi cette connerie ? »

Sa voix n’était ni tonitruante, ni effrayante. C’était juste la voix d’une enfant qui faisait un gros caprice, une petite colère puérile. Il en eut aussitôt honte : il déshonorait les Dieux, de par ce changement subit et inexpliqué. Ses yeux non plus blancs, mais intensément rouges, se fixèrent sur ses compagnons. Chacun avait subi le même sort que lui. Et le responsable n’était autre que le Grand Pilipoum, qui observait son œuvre avec satisfaction, tout en renvoyant dans la tête de Virina-Ybeild ses plaintes inutiles.

L’instant d’après, ils furent tous à la sortie du village, téléportés par la magie de ce lutin-crétin. Bien entendu, ils tombèrent nez à nez avec Pipapoum, qui s’esclaffa follement du sort qui leur était réservé. Gurth pesta intérieurement, et resserra les sangles de ses sandales au maximum. Il flottait dedans, mais au moins maintenaient-elles ses chevilles fragiles. Il prit alors sa robe de bure d’une main, pour la soulever afin qu’elle ne le gêne pas dans la marche. Sa ceinture de crâne, il l’ajusta sur son épaule droite, afin que les têtes de morts pendant sur sa hanche gauche, aux côtés de sa précieuse dague. Il était prêt à partir, mais ne se rabaisserait pas à le dire de la voix ridiculement enfantine dont il était paré. Il jeta un regard assassin vers Ybeild-Elris, car il savait pertinemment que c’était son apparence qu’il avait désormais. Elle qui faisait si bien ce type de regards…

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Gurth Von Lasch - l'Ogre de Tulorim

Je hais les testaments et je hais les tombeaux ;
Plutôt que d'implorer une larme du monde,
Vivant, j'aimerais mieux inviter les corbeaux
A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.
(Baudelaire - Le mort joyeux)


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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Ven 26 Aoû 2011 16:42 
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Quand j'attrape le chef du village et que j’appréhende sa réponse, je comprends mieux. Nous n'en serions pas là sans l'acte stupide de cette Garzok. Une lumière m’éblouit encore une fois et on se retrouve à la sortie du village, Pipapoum devant nous, pliez en deux, à voir nos têtes surprise et nos affaires devenue soit trop petite soit trop grande. Pour ma part je n'ai pas tant à me plaindre, Virina est de bonne stature et mes vêtements lui vont parfaitement, je suis loin des soucis, de l'ogre ou de la petite Elris qui à revêtu mon corps et doit se sentir serrer dans ses affaires.

Il nous demande si on est prêt, j'embrasse mon marteau, je ressent cette force aguerrie au combat, oui je suis prêt.

Allons y, plus vite on en aura fini, plus vite on retrouvera nos apparences initiales. Montre nous le chemin.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Sam 27 Aoû 2011 17:46 
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Ayant perdu ce qu’elle jugeait être son identité, la guerrière ne put quitter celui qui revêtait désormais son apparence. Elle ne quittait plus le paysan des yeux comme si elle craignait qu’il ne s’enfuie avec ce qui lui appartenait. Dans ce même ordre d’idée, elle préférait ne pas parler, comme si cela suffisait pour lui faire oublier qu’elle n’était plus elle-même.

Une fois sa hargne exprimée, le grand chef relâcha le paysan et frappa dans ses mains. C’est alors que Virina comprit son erreur. Cet être aux apparences fragiles était très puissant et elle n’aurait pas dû le sous-estimer. Mais malheureusement, elle fit cette constatation un peu tardivement, car la rage du grand chef, elle avait attisée.
Une nouvelle illumination survint, semblable à celle qui les avait réduits à la taille de fourmis. Intérieurement, Virina souhaitait que ce flash allait leur redonner leur taille normale. Malheureusement, lorsqu’elle ouvrit les yeux, c’était pour constater qu’ils avaient simplement changé de lieu.

De retour au point de départ, c'est-à-dire à l’entrée du village, Virina ressentait une légère déception, elle n’avait pas l’impression d’avoir beaucoup avancé dans sa recherche de retrouver sa taille, au contraire, elle se trouvait diminué sous l’apparence de cette frêle jeune femme.

Le petit Pipapoum les accueillit sans leur cacher sa surprise et sans se priver de se moquer à leurs dépens.

Ybeild exprima son désir de partir au plus tôt, Virina était d’accord et se contenta d’opiner du chef et de talonner ce paysan aux allures de Garzok.

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