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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 21 Sep 2013 18:06 
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Armelle s'était tût face à Ziresh, puisque ce dernier était parti directement voir le maître d'armes. Mais cela ne l'avait pas empêchée de lui répondre un peu plus tard, alors qu'il s'apprêtait à s'entraîner à frapper avec la Masamune. Il fallait admettre qu'elle avait les mots. Il ne s'en était rendu compte qu'en entrant à Oranan : présenter ses titres lui avait permis d'entrer directement, sans plus de sommations. On lui reconnaissait son parcours grâce à eux. Jusqu'ici, il n'avait vu cela que comme un utilitaire, car il ne les avait pas choisis : c'était ses compagnons, ceux de la Citadelle endormie, ceux de son clan qui avaient choisi de le nommer ainsi. Il peinait à y croire, mais maintenant qu'elle le disait, il était vrai qu'il avait nécessairement besoin de se mettre en avant. Un Porteur de Lumière ne pouvait pas se faire discret et agir dans l'ombre.

Timidement, il avait baissé le museau. Elle avait tout à fait raison. D'une certaine manière, elle ressemblait beaucoup à Calimène, qui avait cru en lui jusqu'au bout, au point de lui donner la charge de maître d'armes et chef de la milice à la citadelle. Ils ne se connaissaient alors presque pas. Cela commençait à faire beaucoup de personnes pour lui accorder une telle confiance.

"Merci, Armelle. J'y réfléchirai, vous avez raison."

Il ne se voyait pas encore comme un réel meneur de troupes. Jusqu'ici, il n'avait qu'entraîner de grand groupes, mais il n'avait jamais commandé en mission. Peut-être que cela devrait changer bientôt. Mais il était difficile pour lui de s'imaginer chef sur une terre qu'il ne connaissait pas. Même s'il s'était présenté précédemment pour contrer la volonté de la shaakt, qui semblait bien être de mener la communauté uniquement pour ses ambitions.

Il y réfléchirait, mais maintenant, le loup d'argent devait s'entraîner. Peut-être même serait-ce le moment pour s'imposer comme une créature pleine de ressources. Ce maître d'armes semblait bien confiant, et pour entraîner les aventuriers qui étaient susceptibles de sauver Yuimen, il devait être extrêmement talentueux.

"Très bien, cela me semble être une bonne idée. Je vais privilégier l'usage de la Masamune, je dois encore apprendre comment l'utiliser. Puis plus tard, si vous me le permettez -et si je suis encore en état-, je m'entraînerai volontiers avec vous sur une plus grande allonge."

Le maître d'armes s'était mis en position de défense. De cette initiative, le bratien y vit qu'il n'avait pas d'autres alternatives que de s'engager dans un véritable entraînement. C'était logique, mais il n'avait pas imaginé qu'ils devraient réellement se battre avec des armes de métal quand la mission qui les attendait était déjà susceptible de les blesser.

Il plaça donc ses pattes en se remémorant les positions de Ganta et de maître Igami, les ynoriens qui l'avaient attaqué avec la même technique de iaïjutsu. Le premier s'était montré terriblement rapide, si bien que Ziresh aurait pu clairement mourir si Igami ne l'avait pas sauvé. Quant à ce dernier, le loup avait dû sacrifier sa propre hanche en se jetant sur l'arme. Le seul moyen qu'il avait trouvé pour pouvoir frapper à son tour. Ainsi, les avantages dont avaient joui les deux ynoriens était la vitesse et l'allonge.
Le Porteur de Lumière plaça alors sa patte droite en avant, fléchissant le genou, puis mis la gauche derrière, de manière être plus bas mais aussi plus stable. Puis il plaça ses pattes avant sur son arme. De la gauche, il tint fermement le fourreau, puis de la droite, il agrippa le pommeau.
Sa patte arrière fléchie commençait à lui faire mal, malgré le gain de stabilité qu'elle lui procurait. Il avait du mal à imaginer que les ynoriens puissent subir de tels entraînements rien que pour les positions. Il se força donc à respirer plus longuement et aussi moins lourdement. Déjà, il sentait qu'il allait un peu mieux.

(Ne rate pas, Ziresh. Il s'agit d'un entraînement, mais c'est aussi ta seule manière de te distinguer des autres actuellement. Montre que tu n'es pas un chien...)

Cette position avait effectivement quelque chose d'exceptionnel. Il sentait que sa concentration sur sa précision était plus grande. Et surtout, il avait le sentiment que son ki circulait bien plus facilement en lui. S'il voulait enrayer les hallucinations que lui procurait la marque du Dieu-Pieuvre, il aurait besoin de se souvenir de cet exercice de concentration.
Il sentait la source de sa puissance circuler à travers tout le haut de son corps, son positionnement le préservant d'un usage trop large de sa force. Seuls ses bras allaient avoir besoin de fournir des efforts. Le ki avait comme jailli de son ventre pour aller de propulser dans ses bras, jusqu'au bout de ses doigts. De la manière dont il agrippait la Masamune, il la sentait presque faire partie même de son corps. Mais alors qu'il lui semblait avoir une plus grande maîtrise sur l'arme, un sentiment étrange l'envahit.

D'un coup, il ne lui sembla plus avoir l'optique de s'entraîner ou d'avoir une quelconque reconnaissance. C'était comme si quelque chose dans le iaïto l'avait attrapé. Il sentit qu'il avait envie de frapper, juste pour assouvir cet acte. Mais le plus grave, c'était qu'il ne s'était pas rendu compte que son cheminement de pensée avait entièrement changé. La maîtrise était toujours là, il sentait qu'il avait le pouvoir, mais c'était la Masamune de l'Imperturbable qui dominait ses pensées, ses envies. Il n'avait pas envie de tuer, mais simplement de frapper. Et pour le coup, le maître d'armes allait être servi. Car si Ziresh était une personne suffisamment humble et honorable pour retenir ses coups dans la plupart des situations, l'âme de Siruha allait suivre les ordres de l'ynorien.

En un éclair, le métal jaillit de son fourreau pour aller fondre sur le bâton du vieil homme.

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Surprise éclair : Quand l'adversaire est juste à portée d'arme, brusquement, le personnage met la main sur la garde de cette dernière et l'autre sur le fourreau, le pouce en position pour aider à dégainer très rapidement, en profitant au passage pour tenter de frapper vivement la cible qui ne s'y attend pas forcément (For+1/lvl, esquive AA de la cible -1/lvl pour l'attaque subie).

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 21 Sep 2013 19:09 
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L’Ynorien ne mit pas de temps à répondre à la demande Ezak et il leva d’emblée pour annoncer qu’il représenterait le gouverneur de cette cité, un certain Teruki. L’Orano-Kendran leva un sourcil d'étonnement qui se transforma bien vite en mécontentement. Alors comme ça, il y avait un gouverneur qui dirigeait cette cité, mais il semblait faire peu cas de ce qui se passait. Avec l'infiltration des hommes d’Oaxaca parmi les Ynorien, il commençait à se demander s'il était bien prudent de s’adresser à ce Fan-Mingien qui devait être une sorte de numéro deux ici. Fan-Ming était déjà une aberration Ynorienne et il fallait qu’il soi prudent avec les habitants de cette cité. Il aurait surement du mal à les considérer comme des frères. Il partait d’un constat simple pour justifier sa position. Deux mondes différents, deux buts différents. Il était persuadé que les habitants d’Oranan ignoraient pour la plupart l’existence de cette ville. Alors en quoi pouvait-on leur faire confiance ?

C’est l’esprit plein de doutes qu’Ezak allât à la suite du numéro deux et de la demoiselle Sombreroc. Bien sûr, son regard ne manqua pas de s’attarder sur les courbes généreuses de l’Esserothéenne. Après tous, il n’était qu’un homme. Mais quand ils arrivèrent dans une bibliothèque, calme et poussiéreuse, l’esprit du maitre-d’armes revint aux affaires urgentes. Mais il ne comptait pas faire dans la précipitation et il entame bien vite les négociations pour que tout se déroule bien.

« Je suis embêté, nous allons nous retrouver dans une impasse. Je ne doute pas de vos capacités, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi je ne peux m’adresser en personne au Gouverneur. Quelles que soient les affaires qui l’occupent, je vous assure que celle-ci est d’une importance capitale. Je ne veux pas vous froisser, mais je ne pourrais rien révéler tant que je ne l’aurais pas en face de moi, et bien entendu, c’est non-négociable.»

Direct clair et sans détour, il était allé à l’essentiel. Comme lors d'un duel au corps à corps, il fallait attaquer avec force et conviction si il voulait obtenir raison.

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"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien."

- George Smith Patton


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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Lun 23 Sep 2013 14:09 
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Chacun des habitants de la ville attaqué allait donc repartir, certains étaient peut-être même déjà partis. Marla allait donc devoir retenir cette personne et lui soutirer des informations ainsi que sa volonté pour la suivre. Si d'aucuns ne voulaient reconnaitre qu'ils auraient besoin d'une vraie armée, elle irait la chercher et les rallierait à sa cause. Sa propre cause et non celle de ce monde.

Très bien, ou se trouve cette personne? Est-elle encore dans la salle à manger? Il me faut le questionner avant toute chose pour savoir s'il sera vraiment utile. S'il ne connait rien à la région ou à ce qui y vit, il me faudra alors chercher une de ces personnes en ville.

Mais y avait-il des rôdeurs? Ces êtres capables de vivre des jours et des jours hors des villes et de survivre grâce à leurs connaissances de la nature. En trouver dans une ville est presque impossible, ils préfèrent les généralement la solitude et les grands espaces. Elle allait donc devoir parier sur les mages dans un premier temps. Elle jeta un regard rapide à l'adresse de Ziresh pour voir ce qu'il préparait...Rien de bien intéressant pour la Shaakt qui replongea ses yeux carmin sur Armelle, attendant une réponse.

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Lun 23 Sep 2013 17:31 
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Fan-Ming – Salle d’entraînement.

Ziresh : jet pour une CCAA : échec.
Maître d’armes : contre attaque : réussite critique.


    L’arme du lupin eut beau être vive, elle était loin d’être précise. L’ynorien en face de lui n’eut aucun mal à l’esquiver, d’un pas habile sur le côté. Son bâton partit, quant à lui, en une courbe extérieure, et alla littéralement faucher le combattant sur l’arrière des genoux. Le choc n’était pas bien rude : le maître d’armes n’avait pas frappé pour faire mal… Mais il fut néanmoins assez puissant pour faire choir Ziresh sur son derrière.

    « Patience et observation. Ce n’est pas le tout d’agir promptement : il faut le faire au bon moment. Essayez encore. »

    Et il se remit en position défensive, sans prendre en compte la discussion qui s’était entamée entre Marla et Armelle, plus loin dans la salle.


Fan-Ming – Bibliothèque.

    Le conseiller parut ennuyé de la condition émise par le maître d’armes. Il décida de répliquer, diplomatiquement…

    « Voyez-vous, je suis tout à fait compétent pour traiter avec vous. Le Gouverneur pourrait… manquer de discernement, sur cette affaire. »

    La demoiselle Sombreroc prit le parti du sire d’Arkasse.

    « Voilà donc comment les cités pourvues de chefs évoluent : leurs subalternes dirigent à leur place. Si telle est la volonté de Sire Ezak, je souhaite également que votre gouverneur puisse nous recevoir pour cette entrevue. N’est-ce pas la moindre des choses, face à une émissaire officielle d’Esseroth ? »

    Elle avait retenu le prénom de l’humain, sans même qu’il se soit présenté. Son manège sembla marcher auprès du gouverneur, qui soupira avant de répondre…

    « Bien… Vous l’aurez voulu. Veuillez me suivre, je vous prie. »

    Et à nouveau, il ouvrit la marche dans le couloir, jusqu’à se retrouver à son bout, et de grimper l’escalier vers le haut, cette fois, pour déboucher dans un autre couloir, dont l’une des portes était gardée par deux hommes en armes munis de katanas. Le conseiller prit la parole.

    « Restez ici un instant, je vais expliquer la situation au gouverneur… »

    Et il pénétra dans la pièce, refermant la porte derrière lui, laissant Ezak et Simaya face aux deux gardes immobiles, mais attentifs.

[+1 XP à Ezak pour avoir forcé la rencontre du gouverneur.]

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Lun 23 Sep 2013 20:40 
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La Masamune avait sifflé dans l'air. La puissance du coup y était, mais Ziresh avait l'esprit tant tourmenté qu'il n'avait pas pris compte de la précision qui lui était demandée. Aussi, le métal ne rencontra aucune résistance et le maître d'arme avait esquivé l'attaque aisément. Le pauvre loup d'argent, aussi rapidement qu'il avait dégainé, s'était finalement retrouvé le corps vacillant en arrière, le faisant s'écraser sur l'arrière train qui, lui même, compressa fortement sa queue. Un petit jappement plaintif lui échappa (honteusement) alors qu'il venait à peine de se rendre compte de ce qui était arrivé.

(Qu'est-ce que c'était que ça ?!)

Il ne pensait pas seulement à la contre-attaque scandaleusement rapide et maîtrisée de son professeur. Il se souvenait surtout du court moment où il avait perdu la maîtrise de sa propre personne. Où sa seule intention avait été de frapper, sans vraiment chercher à réussir à mener cet exercice. Sur l'instant, il ne s'en était pas rendu compte, mais maintenant qu'il était là, le cul sur sol et l'arme lâchée, il se rendait compte que la légende autour de cette relique était vraie. Il n'avait pas essayé de retenir ses coups, il avait perdu sa pitié, l'espace du moment où il avait dû frapper.

(Il ne faut pas qu'ils sachent... S'ils se rendent compte que je ne suis pas fiable, que je ne sais pas maîtriser cette arme, c'est un retour à la case départ... Bon sang, il faut que je réussisse...)

En silence, tout de même un peu honteux, il se remit donc sur ses pattes tout en tapotant sa queue, de manière à remettre ses poils dans le bon sens. Puis une fois apprêté, il se remit en place, comme l'attendait le maître d'armes. Il prit la même position que précédemment, à savoir le genou droit fléchi en avant et la jambe gauche tendue en arrière. Encore une fois, il posa ses deux pattes avant sur l'arme et son fourreau après l'avait rengainée. Puis cette fois-ci, il prit davantage le temps de concentrer son attaque.

Les fois précédentes, il avait utilisé son ki de manière trop prompte. Cela lui permettait d'apporter une grande puissance à ses coups lorsqu'il devait agir sur la hâte, mais ici, il s'agissait de patience et d'observation, comme le disait le maître ynorien. Lentement, le ki s'écoula donc à travers tout le haut de son corps, développant un peu plus ses muscles alors qu'il s'apprêtait à frapper. Sa position lui permettant d'avoir une bonne stabilité sans trop user de sa force, il sentit alors sa puissance prendre source dans son ventre, pour aller se disperser partout dans son torse et notamment sur les muscles de son dos. Petit à petit, ses épaules, ses biceps, ses triceps, chacun des muscles de ses avant-bras, puis ses mains, des métacarpes jusqu'à chacune de ses phalanges... toutes les parties du haut de son corps accueillait le fluide de pouvoir qui jaillissait de lui. Et pendant tout le temps où celui-ci parcourait son chemin, le loup d'argent continuait d'observer son entraîneur.

Le maître d'armes avait une posture de défense classique, mais il ne faiblissait absolument pas. Il était comme figé, représentant entièrement l'entraînement des positions que subissaient les pratiquants d'arts martiaux ynoriens. Ziresh comprenait quelle patience il devait avoir, mais il n'arrivait pas encore à comprendre comment il pouvait savoir quel pouvait être "le bon moment".

(Garde en tête que c'est un exercice. Tu n'as pas besoin d'avoir de la pitié à dissimuler. Frappe parce que tu as des choses à apprendre. Ne frappe pas pour la Masamune. Tu es maître de ton corps et de ton arme Ziresh... Allez...)

Puis le Porteur de Lumière finit enfin par comprendre l'une des manières par lesquelles il pouvait réussir cet entraînement. Face à un "simple" guerrier, il pouvait toujours frapper de manière classique. Mais face à ce professeur, maître dans la pratique des arts martiaux et même dans la tenue des positions, il ne pouvait compter que sur une seule faiblesse qu'il était susceptible d'avoir. Il avait beau être fort et scandaleusement rapide, il y avait bien une faiblesse, aussi infime soit-elle, dont Ziresh pouvait profiter. Cet homme devait aussi cligner des yeux.
C'était l'affaire d'une fraction de seconde. Presque rien. Et au moment où le loup dégainerait l'arme, ce n'était qu'un minuscule moment sur la durée de son action. Mais avec toute la patience que nécessitait la pratique du iaïjustsu, il pouvait encore y croire.

Ziresh avait alors fini par inclure davantage les yeux de son professeur dans l'observation qu'il en avait fait. Il n'avait bien entendu pas cessé de regarder le reste de son corps, guettant un quelconque fléchissement. Puis, à un moment, sans qu'il ne puisse l'expliquer, sans être même sûr d'avoir vu une quelconque évolution dans le comportement de son adversaire, le bratien perçut qu'il s'agissait de l'instant attendu.
Il ne pouvait pas l'expliquer, mais il savait que c'était "là" qu'il devait frapper. Et un éclair, la Masamune fut expulsée de son fourreau pour aller hurler dans les airs.

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Tentative d'apprentissage de CCAA (encore) :

Surprise éclair : Quand l'adversaire est juste à portée d'arme, brusquement, le personnage met la main sur la garde de cette dernière et l'autre sur le fourreau, le pouce en position pour aider à dégainer très rapidement, en profitant au passage pour tenter de frapper vivement la cible qui ne s'y attend pas forcément (For+1/lvl, esquive AA de la cible -1/lvl pour l'attaque subie).

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Mar 24 Sep 2013 06:46 
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Ezak ne fut pas étonné alors que l’Ynorien émit quelques réservent à ce qu’ils rencontrent le gouverneur. Ce qui provoqua le plus sa surprise était la façon dont le conseiller parlait du gouverneur. En quoi pourrait-il manquer de discernement ? N'étais-ce pas le rôle des dirigeants de s’occuper de ces affaire, surtout en temps de guerre. C’était comme si le conseiller voulait l'éloigner de cette affaire, ou peut-être était-ce le Gouverneur Teruki lui même, qui ne voulait rien avoir à faire avec tout cette histoire. Les deux solutions rassurèrent d’autant moins le D’Arkasse qui se prépara à répliquer à son tour. Mais il en eut pas besoin car Simaya prit son parti et argumenta de si belle manière que le conseiller céda rapidement et les invita à le suivra.

Ezak laissa échapper un sourire vainqueur alors qu’il prit la suite du numéro deux. La curiosité commençait à le gagner. Ce que l’on cherchait à cacher attirait irrémédiablement l’attention, et c’est ce qui se passait maintenant. Le maître-d’armes était maintenant si préssé de rencontrer le gouverneur qu’il en oublia presque pourquoi il voulait le faire.

C’est ainsi que lorsque qu’ils traversèrent le couloir pour se retrouver dans un étage supérieur, il suivit de près l’Ynorien, tout en se préparant mentalement à l’entrevu qui allait avoir lieu. Mais à quoi devait-il se préparer au juste ?

C’est sur cette question intérieure que leur hôte les firent attendre, alors qu’il pénétra dans un bureau gardé par deux hommes armés. Forcé à attendre, l’humain glissa son regard dans celui de l’Essérothéenne, pensant qu’il serait bon de l’avertir.

«Vous devez vous demander pourquoi je vous ai fait conviée à cette rencontre... Tout simplement car vous me semblez être capable de faire preuve de discernement et de faire ce qu’il faut pour sauver votre cité dans cette guerre contre Oaxaca.»


Il s’arrêta un instant, réfléchissant à ce qu’il dirait, surtout que deux gardes les observaient et pouvaient certainement entendre ses mots.

«Ce que je vais dire dans cette pièce risque d’entrainer des réactions excessives, et ce que je vais vous demander ensuite sera risqué. Mais tout ça n’aura qu’un but : Bouter Oaxaca hors de ce monde, le vôtre. C’est pourquoi je vous préviens maintenant, pour que vous vous ne sentiez pas pris au piège une fois que nous aurons passé cette porte. Si vous ne voulez rien avoir à faire avec tout ça, il est encore temps de rebrousser chemin. Je ne vous en tiendrais pas rigueur.»

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Jeu 26 Sep 2013 08:49 
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"Oui ces personnes se trouvent toujours dans la salle à manger, si vous voulez les voir. Ensuite, je ne sais pas du tout leur connaissance sur le terrain, mais sûrement, qu'ils ont un avis sur chaque peuple de ce monde. Ils ne sont pas très neutres dans leur jugement cependant. "


Armelle sourit légèrement, elle voulait surtout faire une mise en garde à la shaakt par principe, même si elle se doutait que malgré les apparences de rage et de haine, l'elfe noire savait fort bien ce qu'elle faisait. La jeune fille hocha la tête vers le maître d'armes en guise de remerciement, il était assez occupé encore. Elle laissa alors le loup d'argent à son entraînement pour quitter la pièce. Habituée à se contenter de peu, elle se dirigea dans un couloir d'apparence peu passante. Elle s'assit sur le sol en gardant en main sa dague afin de réagir si elle arrivait à capter un danger. Il lui fallait dormir pour demain, elle n'allait pas pouvoir se reposer avant un long moment en pleine bataille. Elle ne chercha pas à demander une chambre ou autres.

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 27 Sep 2013 11:45 
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Fan-Ming – Salle d’entraînement.

Ziresh : Apprentissage validé. Jet de CCAA : réussite critique.

    Le moment de frappe était parfait. La maîtrise du mouvement était idéale… Le coup partit, et le vieux maître d’armes eut, l’espace d’un instant, une lueur craintive dans le regard. La lame, par chance, ne toucha que le bâton du vieillard, le brisant en deux. Il l’avait placé dans la trajectoire de la lame en ultime réflexe de survie, et dût reculer de deux pas pour se remettre du coup du lupin.

    Regardant les deux morceaux de son arme d’entraînement, il les lâcha par terre et salua son adversaire.

    « Voilà qui est beaucoup mieux. Retenez cette leçon pour vos combats futurs. Analyser, puis frapper au moment opportun. Et ne pas oublier que pendant tout ce temps, un adversaire avisé en fait de même. »

[+1XP pour l’apprentissage et l’entraînement.]


Fan-Ming – Chambre du gouverneur.

    Simaya Sombreroc plongea son regard dans celui du maître d’armes.

    « Partir ? Me prenez-vous pour une faible personne ? Qu’importe ce que vous direz. Qu’importent les moyens, pourvu qu’Esseroth soit sauvée. »

    Sitôt qu’elle eut répondu, la porte s’ouvrit à nouveau sur le Conseiller Tsukiko.

    « Le Gouverneur va vous recevoir… Cependant, veillez à ne pas le froisser. Je vous en conjure. »

    Le regard du conseiller se fit insistant, alors qu’il prononçait ces paroles. Il avait l’air de redouter la colère de son supérieur. Mais sans plus attendre, il ouvrit plus grand la porte, et fit entrer les deux invités. L’dndroit n’était pas une salle d’accueil, une salle de réception ou du trône. Loin là. Il s’agissait d’une chambre. Une chambre dans le pur style Oranien, avec des rideaux de satin rouges, des coussins en nombre. De nombreuses bougies parfumées éclairaient l’endroit d’une lueur tamisée. Assis en tailleur au milieu d’un grand lit surmonté d’encensoirs, se trouvait le gouverneur Teruki. Un enfant d’à peine six-huit ans qui caressait la tête d’un chaton. Il était vêtu comme un prince, d’habits soyeux bleu roi, et d’une cape d’or.

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    Assise dans un coin de la pièce, sur une chaise confortable, une jeune femme aux yeux cristalins jouait de la harpe. Elle était habillée, maquillée et coiffée d’une curieuse manière, à la façon des courtisanes de luxe de la République d’Ynorie : les Geishas.

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    L’enfant prit la parole à l’arrivée du trio. Le Gouverneur s’était platement incliné à sa nouvelle entrée.

    « Qui Vous êtes ? Et pourquoi vous venez me déranger ? »

    Son ton impérieux contrastait avec la maladresse infantile de ses propos.

[+0,5XP pour la découverte de la personne du gouverneur.]


Fan-Ming - Couloirs.

    Un serviteur en livrée secoua vite l'épaule d'Armelle, qui s'était assoupie dans le couloir du Palais. Humble, il la salua et la questionna :

    "Ne souhaiteriez-vous pas que je vous mène dans les appartements des invités ? Vous y seriez plus confortablement installée."

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Lun 30 Sep 2013 23:44 
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La lame était allée directement frapper ce que Ziresh visait. Et mieux encore : il avait été entièrement maître de son attaque. Pas de volonté de frapper juste "pour frapper". Il avait relevé la nécessité de cet exercice en tant que tel, et c'est pleinement conscient qu'il avait réussi à atteindre le bâton du maître d'armes. De dernier avait d'ailleurs montré un regard presque craintif au moment la relique était venue cueillir son instrument. Le fait qu'encore, il doive faire deux pas en arrière pour se remettre du coup du liykor avait de quoi rendre ce dernier un peu plus fier.
Mais de manière on ne peut plus humble, il se redressa tout en rangeant la Masamune dans son fourreau. Comme son maître, il s'inclina afin de saluer son adversaire tandis que celui-ci jetait les deux morceaux de bois qui lui étaient restés entre les mains.

"Je vous remercie. J'en prendrai bien compte."

Ici, le loup d'argent avait eu tout son temps pour préparer son coup, mais l'homme avait raison : face à un adversaire, il y aurait tout un tas d'autres paramètres à prendre en compte. S'il en avait la possibilité, Ziresh aurait voulu en apprendre davantage, mais ayant brisé l'arme de son professeur, et l'ayant accaparé pendant un certain temps, il considéra qu'il ne devait pas trop abuser de sa bienveillance.

"Je pensais au départ enchaîner cet apprentissage avec quelques exercices à la hallebarde, mais j'ai brisé votre arme et il me semble abuser de votre temps. D'autres personnes doivent certainement vouloir tester leurs capacités et je ne voudrais pas vous accaparer. Je vais certainement aller voir Simaya Sombreroc. Il me semble qu'elle devrait m'en apprendre davantage sur ces terres, outre sa géographie."

Encore une fois, Ziresh s'inclina pour saluer l'ynorien, puis il s'éloigna en silence pour aller rejoindre la salle à manger. Il ne s'en était pas rendu compte, mais Armelle était déjà partie. Peut-être aurait-il l'occasion, plus tard, de discuter avec elle. Mais pour l'instant, il lui semblait plus important d'interroger la femme qu'il s'apprêtait à suivre. Il avait décidé de l'escorter car l'archère le lui avait demandé, mais il s'était montré trop discret. Il n'avait pas encore eu l'occasion de démontrer sa curiosité. L'esserothienne aurait nécessairement des choses à lui apprendre là où il saurait être utile.

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Mar 1 Oct 2013 09:28 
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Armelle ne s'était sans doute pas rendu compte, comme quoi elle n'était plus chez elle. La jeune femme avait appris à s'endormir dans des endroits étranges, en essayant d'être attentive. Elle avait l'habitude de dormir dans les catacombes familiales afin de les surveiller.
Lorsque le serviteur la secoua pour la réveiller dans le couloir, elle saisit fermement sa dague. Elle allait s'en servir, quand elle remarqua que le serviteur ne semblait pas représenter un danger. Elle rangea sa dague dans sa botte en se relevant. Il n'était sans doute pas l'heure encore de dormir, le décalage horaire sans doute.

La jeune archère se releva lentement en regardant le serviteur. Elle lui parla d'une voix calme et respectueuse, très loin de le voir uniquement comme un outil.

"Tu me montreras les appartements des invités oui, mais avant, je voudrais savoir si vous avez des bains publics et des vêtements locaux à me prêter. Je voudrais faire honneur à mes hôtes. On est en temps de guerre, mais cela n'est pas une excuse pour être discourtois. "

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Mar 1 Oct 2013 16:33 
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Déçu. J'observe ma chope qui n'a pas bougé d'un poil. Je tapote l'air las la table du bout des doigts avant de finalement me resservir en bière et de reprendre une pâtisserie pour me remettre de ma déception. Puis je me sers encore et encore jusqu'à être plus euphorique que nature. Je lève alors la tête en remarquant le silence qui s'est installé dans la salle. Plus personne ici hormis moi et Fin qui n'a pas dit un mot depuis un moment. Je me mets à sa place, sa ville est en danger, j'attrape une cruche de bière et ma chope avant de me lever en titubant et de faire le tour de la table sans manquer plusieurs fois de tomber, ponctuant toutes mes pertes d'équilibres par un rire victorieux de ne pas avoir renversé de bière. Je parviens enfin à côté de lui et m'installe à sa droite en tapotant sur son épaule et tente d'engager une conversation pour lui remonter le moral tout en lui remplissant sa chope.

"T'en fais pas mon gars, j'ai l'impression qu'il y a plusieurs balèzes sur le coup pour sauver ta planète. Parles moi un peu d'où tu viens ! Toutes les femmes sont aussi ravissantes que celle que tu as ramenée ?"

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Jeu 3 Oct 2013 08:01 
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Le regard plongé dans celui de la demoiselle Sombreroc, Ezak laissa achappé un sourire de satisfaction. Il était heureux qu’elle aille dans son sens. C’est à ce moment que la porte s’ouvrir pour laisser place à l’Ynorien qui les invita à rentrer, non sens les implorer de ne pas vexer le Gouverneur.

Ezak ne pris pas la peine de lui répondre et trop pressé de découvrir ce qui se cachait derrière cette borde il pénétra la pièce sans un mot. Et il ne dit rien non plus quand il pénétra dans la pièce. Stupéfait il était incapable de dire le moindre mot. Ce qui se déroulait devant lui ne pouvait trouver meilleur qualificatif que absurde. Loin du bureau qu’il serait imaginé pour un représentant d’Ynorie, c’est dans une chambre qu’il fut accueillit. Les rideaux carmins, les bougies parfumées et les nombreux cousins présent dans ce lieux le rendirent mal à l’aise. Il avait l’impression de pénétrer l’intimité de quelqu’un. Dans une situation de courtoisie avec une jolie créature, cela ne l’aurait pas dérangé, mais dans un moment comme celui là...

De tous ça, si il y avait bien un élément en particulier qui le déstabilisa un instant, c'était le Gouverneur lui même. Petit, très petit. Comment cela pouvait être autre puisque c’était un enfant qui ne devait pas avoir touché ses dix années. Plus loin dans la pièce, une femme aux allures de Geisha jouait de la harpe. Le maitre d’armes qui était loin d’être dupe se dit qu’il se pourrait qu’elle ne voit rien d’autre qu’une garde du corps.
Oui, car ce petit gouverneur semblait avoir une importance qui dépassait l’entendement à voir l’attitude du numéro deux. Il était si pitoyable.

Ezak sursauta presque lorsque le gamin lui parla sur un ton impérieux en réclamant des explications. Le maitre d’armes se fit une raison en se disant qu’il valait mieux qu’il ne attire pas une nouvelle fois des problèmes. SI c’était cette personne qui pouvait lui servir, pour le moment ça irait. Mais dans un coin de sa tête, il se dit qu’il fallait à tout prix corriger certaines infamies dont cette ville s’était fait hôte.

Le maitre d’armes décidé avança d’un pas et inclina la tête pour saluer le Gouverneur. Il comptait parler clairement, et rapidement, mais ses espoirs s'étaient déjà tourner vers l’Ynorien qui devait faire office de conseiller. Comment un gamin pouvait pleinement comprendre cette situation.

«Je suis Ezak D’Arkasse et voici Simaya Sombreroc émissaire d’Esseroth. Je tiens d’abord à dire que ce que je vais dire ne doit pas quitter cette salle.»
dit-il en laissant un léger silence planer pour l’information rentre.

«Avant que je ne vous dévoile certaines choses il va vous falloir écouter mon histoire pour mieux comprendre. J’ai été fait prisonnier moi, et quels autres prisonniers. Après quelques épreuves pour regagner notre liberté nous avons découvert qui étaient nos ravisseurs : Les Treize d’Oaxaca. Ils disaient nous avoir répéré, et vouloir tester nos capacités pour faire de nous des guerriers d’Oaxaca. Les quelques survivants que nous étions eurent deux choix. Servir Oaxaca avec de grandes responsabilités et une armée ou mourir. Je suis devant vous...Officier de l’armée Oaxienne.»

Après un souffle il reprit.

«Mais ne vous méprenez pas ! Je ne suis pas un ennemi et je suis un enfant d’Ynorie. Sachez que je ne serais pas la à vous dire ces choses dans le cas contraire. En rejoignant les forces d’Oaxaca, je me suis posté en pion pour la détruire de l'intérieur. C’est elle même qui ma envoyer ici en prétextant vouloir des information, car elle trouvait l’agitation en Ynorie étrange. Je peux être utile, trouver Oaxaca ou l’un de ses officier et ramener des informations stratégiques capitales. Si nous trouvons rapidement ce que veut l’ennemi, si je peux être à leur têtes et le mener dans des pièges, en leur délivrant de fausses informations, nous aurons déjà un énorme avantage sur cette guerre. Mais pour ça j’ai besoin de votre protection, j’ai besoin d’un soutient important, tant morale que matériel.»

Il se tourna vers Simaya un instant avant de se tourner une nouvelle fois vers le gouverneur.

«Si cette femme m’accompagne c’est qu’elle aura aussi un rôle à jouer, si elle l'accepte. Son peuple est notre allié car nous avons le même ennemi. J’ai besoin de quelqu’un qui connait ce monde, qui pourra me guider, et qui pourra me faire sortir d’Esseroth. Il me le faudra pour jouer le rôle que je me suis créer face aux forces obscures de la Reine noire.»

Ezak s’arrêta attendant une réaction. Si il n’avait montrer aucune agressivité, jamais ses bras n’avaient quittés la proximité de ses armes. Il s’attendait à une possible mauvaise réaction, et il ne comptait pas mourir ici.Il avait trop de choses à accomplir. Il venait jouer un dangereux coup de poker, restait à savoir si cela passerait.

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Jeu 3 Oct 2013 17:10 
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Fan-Ming - Salle à manger.

    Lorsque Ziresh pénétra dans la salle à manger, il n’y restait plus que les servants, et le duo d’attablés formé de Xël et Finarfin. Le premier s’imbibe de plus en plus, et sa vision se trouble, autant que sa tête tourne. L’étrange sensation de volonté de fête s’amplifie en lui, et il semblait la faire partager, un peu, avec son vis-à-vis blond. Un sourire aux lèvres, celui-ci sourit.

    « Tout à Esseroth est merveilleux. C’est un pays de rêve et de magie, d’insouciance et de liberté. Aucune limite n’y est autorisée, si ce n’est celle de ses propres potentialités, et de la mesure du risque de l’utilisation de certains pouvoirs. »

    Il sirota un peu de sa chope, avant de poursuivre.

    « Le mien, par exemple : si je coupais trop tôt le vortex, ceux qui le traversent pourraient perdre des morceaux, se faire couper en deux. Si par malheur, je le place sur une personne, les voyageurs pourraient apparaître à l’intérieur de la personne et la faire imploser ! Ou mourir racrapotés à l’intérieur, selon la résistance des deux. C’est pour ça que je ne téléporte qu’à l’extérieur, dans des endroits que je connais, et qui sont relativement immuables. Si je téléporte dans un mur… Les chances de survie sont inexistantes. »

    Il annonçait tout ça d’un air goguenard, comme des plaisanteries. Ça n’augurait pourtant rien de bien optimiste pour le voyage du lendemain.




Fan-Ming – Chambre du Gouverneur.

    Simaya Sombreroc parut outrée de la révélation quasiment suicidaire du maître d’armes.

    « Vous servez notre ennemie ? »

    Elle se ravisa néanmoins, lors de la seconde partie du discours de l’humain, se rappelant sans doute des paroles énoncées avant l’entrée dans ce lieu. Le conseiller Tsukiko, lui, blêmit à cette annonce, et l’enfant qui dirigeait cette cité se contenta de froncer les sourcils gravement. Le silence s’abattit dans la pièce. Un silence lourd, pesant, alors que chacun pataugeait dans un malaise certain. Simaya fut la première à briser le silence.

    « Si c’est pour sauver ma ville, je vous suivrai. »

    Le Conseiller l’interrompit presque aussitôt.

    « Mais comment pourrions-nous lui faire confiance, désormais ? Cet aveu est… ça change tout ! »

    Le petit, lui, se fit plus vindicatif.

    « C’est un méchant ! Il faut le tuer ! Gardes, Gardes ! Il faut que les samouraïs viendent, leur gouverneur est en danger ! »

    Il criait, piétinant sa couche, colérique et infantile… La dame jouant de la harpe, qui s’était arrêtée depuis belle lurette, alla sur le lit et entreprit de le serrer pour le calmer, mais il se débattait.

    « Laisse-moi, femme. Gardes ! »

    Les gardes de l’entrée pénétrèrent, épée sortie, dans la chambre menaçant Ezak. Le conseiller avait tiré Simaya par le bras pour l’écarter du maître d’armes, et prit alors la parole, d’une voix plus calme.

    « Attendez, attendez. Gouverneur, je ne crois pas qu’il nous soit profitable de le tuer. Comme il l’a dit, il peut servir à contrer les plans d’Oaxaca. En revanche, sire d’Arkasse, nous ne pouvons prendre le risque de vous laisser aller librement, maintenant que vous connaissez toute la disposition de ce palais, de ses défenses. Laissez-nous vous arrêter, vous nous servirez de monnaie d’échange pour empêcher la Reine Noire de venir envahir Fan-Ming. Vous dites être officier de son armée… elle doit tenir à vous au moins un minimum. N’ayez crainte, nous vous traiterons avec tout le respect que vous méritez. »

    Il interpela les gardes.

    « Messieurs, désarmez cet homme et amenez-le à ses nouveaux quartiers. »

    Les deux hommes s’approchèrent épée toujours tirée, pour tendre la main vers les armes rangées du guerrier. Simaya s’insurgea :

    « Et Esseroth ! Vous dites vouloir défendre Fan-Ming, mais qu’en est-il d’Esseroth ? Cet homme dit pouvoir nous aider ! »

    Le conseiller lui répondit posément.

    « Nous avons envoyé toute l’aide que nous pouvions. Vous devrez vous dispenser de cet homme. Nous ne pouvons nous permettre de nous affaiblir davantage, désormais. »




Fan-Ming – Couloirs.

    Le serviteur répondit à Armelle :

    « Les bains les plus proches sont attenants à la salle d’entraînement. Vous y trouverez tout le confort pour vous laver et vous détendre. Je vous ferai préparer des vêtements. »

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Jeu 3 Oct 2013 19:07 
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Ezak fronça les sourcils devant les réactions de ceux qui s’agitaient dans cette salle. Tout ce qui était dis lui semblait dénué de sens. Au fond de lui, il était en colère et être traité comme un traitre le blessa, lui qui pour une fois ne faisait pas preuve d'égoïsme.

«J’ai l’impression que dans cette ville vous n'écoutez rien et ne savez rien. Être loin de Yuimen vous a aliéné et vous ne faites que prendre de mauvaises décisions. Je vous offre une victoire assurée et vous vous me traitez comme un traitre ! Cette guerre vous allez finir par la perdre. Et égoïste comme vous êtes ce n’est pas seulement la chute de Fan-Ming que vous préparez mais celle de tout Yuimen»



Sans qu’il ne s’en rendit compte, l'émotion s’insinua dans sa voix alors qu’il s’adressa au conseiller.

«Je suis descendant de Vandrak D’Arkasse ! Cet homme qui fait tant de bien à Oranan depuis qu’il s’y est installé et aussi du clan Tanaka, qui oeuvre depuis des générations pour le bien d’Ynorie ! Vous commettez une trahison envers les Ynorien ! Pensez vous vraiment que si j’avais été du côté d’Oaxaca je serais venu vous voir et vous révéler tout ça. Qui est assez bête pour se jeter dans la gueule du loup. Il vous serait aisé de détruire ma vie et ma famille car en vous révélant mon identité c’est toute ma vie que vous détenez entre vos mains.»

Puis son langage se fit un peu plus dur.

«Vous méconnaissez votre ennemi ! Oaxaca n’a besoin de personne, encore moins de moi. Il suffit d’observer comment fonctionne Omyre. La-bas c’est le chaos, il n’y a pas de notions de propriété privé, de liberté, et de justice. N’importe qui peut tuer sans être poursuivit. Pensez vous vraiment que la dirigeante d’une telle ville tiennent à la vie de quiconque ? Vous parlez mais vous n’avez surement jamais vu de quoi est vraiment capable Oaxaca.»

La colère se fit ensuite plus dur et ses yeux se mirent à briller d’énervement.

«Oaxaca à déjà infiltré vos forces ! Si je suis rentré combien d’autres ont fait de même ? Si vous ne voulez pas l'infiltre elle comment comptez vous gagner une guerre ou elle connaitra tout de vos faits et gestes. Et je ne connais rien de vos défenses bougre d’idiot ! Je suis arrivé par la salle du fluide et j’ai passé la majeure partie de mon temps avec vous dans la salle à manger. Cessez de me chanter des sôtises ! Vos défenses se résument à trois salles ?»

Puis ce fut l’explosion.

«Si il y a des traitres ici c’est VOUS ! Vous qui ne prenez pas en comptes les avertissements, vous qui voulez arrêter les vrai patriotes. J’ai pris des risques, moi en ayant une épée de Damoclès sur ma tête en espérant qu’Oaxaca ne découvrira jamais mon secret. En venant face à vous et en vous délivrant ma vie ! Et vous qu’avez vous fait ? RIEN. Vous restez cloitré dans votre cité, en prenant de mauvaises décisions. En risquant la survie de deux mondes. C’est vous les traitres à la Republique d’Ynorie ! C’est vous les traitres à Yuimen, à cette Aliénon que vous chérissez tant.»

Puis il se calma en repensant à tout ce qu’il allait perdre. Ses rêves, ses ambitions. Il allait être considéré comme un traitre à la vue du monde, sa famille subirait l’infamie et ce serait la fin de la lignée D’Arkasse. Au lieu de la redresser il la détruirait. Etre emprisonner et remis à Oaxaca, c’était officialiser au yeux de monde son appartenance à elle, c’était la chute de toutes ses raisons de vivre. Essoufflé et transpirant, l’Orano-Kendran ferma les yeux et jeta ses armes sur le sol. Les mots qui sortirent de sa bouche, jamais il n’aurait pensé les entendre, jamais il aurait pensé être capable d’un tel sacrifice.

«Je ne veux pas que ma famille paye pour un crime que je n’ai pas commis. Je préfère encore être exécuter que d’être emprisonné et remis à Oaxaca de manière si symbolique. Cela voudrait tout dire aux yeux du monde. Tuez moi !»

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 5 Oct 2013 23:11 
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Les habitants d'Esseroth étaient en train de se restaurer dans la salle à manger en présence des autres compagnons venant de Yuimen. Mais que ne fut pas la surprise de la Shaakt de voir que cette salle était presque vide. Seul un des mages était présent, ainsi qu'une autre personne venant de Yuimen. Quelque chose frappa Marla, elle remarqua que celui qui était chargé de surveiller un autre humain, était plus occupé à garder un œil sur sa choppe. Où était la personne que celui-ci était sensé garder? Etait il encore dans l'enceinte de la ville? Ou alors avait-il profité de l'ivresse de son geôlier pour s'éclipser ?

La sombre s'approcha le plus furtivement possible de l'ancien gardien qui était bien accaparé par la boisson et le récit du convive d'Esseroth. Elle comprenait maintenant pourquoi son peuple asservissait les humains. Les vices des hommes et des shaakts étaient identiques...seul la méfiance et le chaos ambiant de la culture Shaakt rendaient ses congénères moins réceptif à ce genre de corruption. Sauf le pouvoir, les prêtresses noires se damneraient pour avoir toujours plus de pouvoir...

Elle attrapa le mage par le col, le faisant se lever et le jeta contre le mur. Profitant de l'alcool et de la désorientation occasionnés par son geste, le bras de la shaakt fila comme l'éclair vers la table. Elle se saisit d'un couteau et se jeta sur Xel, sa main gauche sur la gorge, la pointe du couteau pressant sur son bas-ventre à l'endroit ou se trouvait un des reins de l'humain.

Où se trouve celui que tu étais sensé surveiller rivvil? Et pourquoi dois-tu le surveiller? Je veux tout savoir rivvil!

Elle sentait les relents de bière lui effleurer le visage, un alcool grossier qui contrastait avec les vins fins des elfes noirs. Elle voulait des réponses et ses tentatives de diplomaties furent avortées par ses origines, ses manières et les aprioris des autres races.

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