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Certaines scènes de ce rp sont à forte connotation violente, aussi est-il recommandé aux lecteurs sensibles d'y réfléchir à deux fois avant d'en entamer la lecture.)))
J'hésite un instant, puis pousse la porte de la Tortue Guerrière. Les odeurs de graisse, d'alcool, et de sueur, m'assaillent brusquement. Puis viennent les sons : Les rires gras des hommes au comptoir, la voix puissante du tenancier, les bruits de chaises raclées sur le sol, celui des chopes sur les tables. Je titube, tant de souvenirs me reviennent soudainement.
Quelqu'un lance :
"Eh bien, on dirait qu'il y en a qui n'ont pas bu que de l'eau avant de venir ! A peine entré qu'il ne tient déjà plus debout !"(Bravo ! Très réussie comme entrée, discrète et élégante à la fois.)(Oh tais toi ! Ça fait des années que je ne suis pas venus ici, et la dernière fois c'était avec Doigts-Agiles.)(Qui ? Ah oui, le vieux croûton qui a cassé sa pipe.)Je serre les poings à m'en faire blanchir les jointures, et mon oeil gauche commence sa sarabande infernale.
(Je t'interdit de parler de lui comme ça !)L'homme qui avait parlé à mon entrée s'approche maintenant de moi.
"Qu'est ce que tu as bu avant de venir ? Hein ?"(Ton sentimentalisme te perdras. Il est mort depuis plus de vingt ans, oublie le et passe à autre chose.)"Regarde moi quand je te parle. Et enlève ton masque, que je vois ta tête. Qu'est ce que tu as à cacher ?"Il tend la main vers moi et abaisse mon masque et ma capuche.
"Eh, regardez tous, c'est un semi-elfe !"(De mieux en mieux, maintenant tout le monde a vu ton visage. Tu es vraiment un imbécile ! La dernière fois ne t'as pas suffit ?)Je hurle :
"Taisez vous ! Tous les deux !""Et il est complètement fou, en plus."C'en est trop, j'en ai assez, je suis entré depuis moins de cinq minutes et je suis déjà au centre de l'attention générale. J'envoie donc mon poing dans la figure de l'ivrogne, qui vacille. Je l'attrape par le col et lui applique ma dague sous la gorge.
"Un mot de plus, répugnante vermine, et je repeins les murs avec ton sang."Je le repousse avec force, et il s'effondre en renversant une table. Je me dirige alors vers le comptoir.
"Aubergiste ! Une chambre avec une clé."Je paye, et il me tend la clé sans un mot, avant de m'indiquer l'escalier du doigt. Je gravit celui-ci sous le regard d'une trentaine de personnes. Je m'enferme ensuite à double tour dans ma chambre, et m'endors d'un sommeil agité de cauchemars.