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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Dim 8 Juil 2012 22:58 
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[Zone 3]

La belle a attendu des minutes, des heures peut-être, que quelque chose se passe. Centrée sur elle-même, attentive à son souffle et toute à ses pensées, elle s'est déconnectée du flot du temps comme ses tutrices à la Sororité le lui avaient appris en leçon de méditation. Elle serait donc bien incapable de vous dire combien de temps elle est restée immobile, la poitrine étrangement oppressée par les murs de papier jauni. De toute façon, elle ne prendrait pas la peine de vous répondre si vous l'interrogiez. L'important, c'est que Shara est parfaitement alerte lorsqu'elle détecte un changement d'atmosphère. La transition se produit aussi soudainement que subrepticement. D'une seconde à l'autre, la pression sur son thorax s'est envolée, et elle a rouvert brusquement les yeux pour les voir baignés d'une douce mais aveuglante clarté. Dans un discret bruit de parchemin qui craque, reconnaissable entre mille pour la studieuse Shara, une brise poussiéreuse vient caresser son visage ; l'instant d'après, lueur et caresse disparaissent et la voici matérialisée dans un nouveau monde.

Shara retrouve dès lors l'usage complet de ses sens et reste un instant pétrifiée de stupéfaction.
Son odorat est assailli le premier par les effluves flottant dans ce nouvel environnement ; et j'emploie ici le terme « assailli » fort de son sens martial, car c'est un véritable attentat olfactif que l'intrépide jeune femme subit. De toutes parts, des relents fétides de sueur, de suif brûlé, d'excréments animaux et humains la prennent au nez et semblent vouloir la faire suffoquer. Face à une attaque qui aurait suscité à coup sûr une réaction bruyante et dramatique d'une femme normale, la seule réaction de Shara est de laisser transparaître un pli contrarié au coin de ses lèvres scellées. Qu'elle soit foudroyée si elle se laisse déranger par de telles futilités, ne serait-ce qu'un instant.
Son ouïe n'est pas en reste, car du silence absolu, Shara se retrouve plongée dans un cahotique brouhaha, duquel elle parvient à saisir quelques bribes, quelquefois.
Son toucher, lui, manifeste plutôt sobrement son retour en fonction : il se contente de l'informer qu'elle se retrouve assise sur une surface dure -probablement une chaise-.
Un goût tenace de poussière dans la bouche l'amène à déglutir plusieurs fois.
Enfin sa vue, ménageant un suspense malvenu, est rétablie la dernière ; la faute à cette lueur étrange. La première chose qu'elle distingue est un mur de bois, tout ce qu'il y a de plus ordinaire, si l'on excepte les nombreuses traces de brûlure et son relatif état de propreté. Bienvenue dans ce nouveau monde, Shara Sa'sara.

C'est une renaissance dont elle serait bien passé.

Assise bien droite sur sa chaise, elle commence à balayer la salle d'un regard froid, engrangeant méthodiquement les informations sur son environnement. Une salle d'auberge, voilà où elle conclut rapidement qu'elle se trouve. Des tables, des chaises, de bruyants personnages, un comptoir ressemblant à un bar à l'autre bout de la salle et une propreté douteuse : se trouve matérialisé devant elle le cliché parfait du repaire de poivrots.

(« Espérons que l'auteur de ce livre fera preuve d'un peu plus d'imagination pour la suite des événements. »)


Elle ne doute pas un instant d'être bel et bien prisonnière du livre ensorcelé. Il aurait été stupide d'espérer le contraire, et si Shara a un principe dans son existence aiguisée, c'est de ne jamais ô grand jamais faire preuve de stupidité. D'un lent coup d'oeil circulaire, elle entreprend de détailler les personnes se trouvant autour d'elle, et se félicite intérieurement de savoir toujours garder son sang-froid. La belle a beaucoup lu. Elle en sait long sur l'Au-Dehors, bien qu'elle ne soit jamais sortie des murs de la Sororité. Mais rien n'aurait pu la préparer à la présence tonitruante de l'équipée se trouvant dans l'auberge. De toutes tailles, de toutes couleurs de peau, d'un sexe comme de l'autre, voire sans genre apparent, les personnages autour d'elle détonnent par leur singularité. Elle tâche dans l'instant de graver leurs traits dans sa mémoire. Le savoir, c'est le pouvoir, et Zewen sait qu'elle est une femme de pouvoir.

Bien qu'elle ne l'admettra jamais, elle se sent un instant rassurée d'être assise dans un coin de la salle, isolée du reste du groupe, en la « simple » compagnie d'un homme. Elle qui le matin même prévoyait de se mettre en chasse du seul homme qu'elle ait jamais aperçu, la voici à moins d'un mètre d'un jeune représentant du sexe opposé ! Le visage fermé et les mains posées sur ses genoux, elle entreprend de graver à son tour l'humain dans sa mémoire. Regard sombre, chevelure sombre, traits harmonieux, il n'est dans l'ensemble pas désagréable à regarder ; mais c'est le genre de considération que Shara écarte immédiatement et fermement de son esprit. Au moins, il n'est ni difforme, ni vert, ni bleu, ni gris, ni à la recherche d'un saucisson. Elle ferait avec pour le moment.

Mécontente d'elle-même, elle se fait soudain la réflexion qu'elle n'a rien sur elle en dehors de ses habits et de sa cape. Pas d'arme, si ce n'est le potentiel sombre tapis dans un recoin de son âme. Aucune défense, à part la faculté de se fondre dans les ombres lorsqu'elle le veut. Aucun moyen de représailles à part son intellect et son machiavélisme prononcé. Lentement, presque naturellement, elle vient poser ses mains sur la table et tâte du bout des doigts l'onyx enchâssé dans sa bague. Qui sait, elle pourrait au moins casser quelques dents s'il le faut.

Leurs regards se croisent fugitivement, et l'homme lui adresse la parole. Affable, il se présente sous le nom de Caliban et se dit surnommé « Petit Comte ». Elle ne manque pas de noter la pause qu'il marque avant de s'annoncer collectionneur d'objets rares, signifiant subtilement la nature douteuse des objets en question -s'il s'agit bien d'objets-. Son air avenant ne la trompe guère cependant, et c'est tout naturellement qu'elle décide de se méfier de lui. C'est une simple affaire de bon sens, en fait : ne faire confiance à personne et un point c'est tout. Ne faire confiance à personne, et faire illusion.

Comme si elle l'avait fait toute sa vie, elle entre dans la danse des faux-semblants.

Un masque indifférent soigneusement apposé sur son visage, elle le fixe un instant avant de répondre à sa question :

« Enchantée. »

Elle se permet d'étirer délicatement le coin droit de ses lèvres et une étincelle narquoise traverser son regard. L'instant d'après, elle est à nouveau impassible. Elle sent cependant que c'est à elle d'esquisser un nouveau pas en avant, et elle déclare d'une voix neutre :

« Aimez-vous la lecture, Caliban 'Petit Comte' ? »

Toute entière absorbée par sa pirouette, Shara ne prête guère attention aux autres occupants de la pièce, qui commencent à s'agiter en tous sens. Pour l'instant, elle est très bien dans son coin, à demi dans les ombres. Parce que c'est toujours dans l'ombre que Shara est la plus belle. Et la plus affûtée.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Lun 9 Juil 2012 00:23 
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(Zone 4)

Tips : jet de dés 13 recherche de nourriture dans une zone en particulier : 5 (donc zone 5)

Bien que plusieurs odeurs de nourriture parviennent à ton nez sans que tu n’en devines l’origine, grâce à ta vision, tu peux apercevoir sur un tabouret à la table du nain un petit bout de feuillage, provenant sûrement d’un légume quelconque, qui dépasse légèrement d’un sac. Ce dernier tout gonflé semble bien rempli. Libre à toi de t’y rendre ou pas




(Zone 5)
A part un sac bien rempli sur un tabouret, rien à signaler.
(((EDIT: ce sac n'est pas apparu, il était déjà là à l'arrivée du nain, c'est juste que ce dernier ne l'avait peut-être pas remarqué.)))



(Zone 6)

Arkalan :
L’homme soupçonneux te scruta un moment, puis ramassa un petit verre sale, soufla dedans pour retirer la poussière, le remplit et te le tendit :
« Que foutez-vous tous ici ? Cette maudite corneille n’a pas veillé à sa tâche, elle ne devait laisser entrer personne ! Et puis je ne suis pas aubergiste, vous ne voyez pas que cet endroit est abandonné. »

Il calla un autre verre, puis reprit de plus belle, sans jamais quitter son ton aussi grognon :

« Ça ne vous sert à rien de connaître le nom de ce village, puisqu’il n’existe plus ! Alors comment espérez-vous quitter un lieu qui n’existe pas ? »

Hallindra et Luneoh ;

Lorsque l’homme bourru vous vit vous approcher de la porte derrière lui, il vous prévient à sa façon :

« C’est ça, vous venez à peine d’atterrir ici et vous pensez déjà à vous faire tuer, attendez donc au moins quelques fois avant de tenter un tel acte d’héroïsme.»

Si vous faites fi de l’avertissement du vieux et que vous tentez d’ouvrir cette porte, vous verrez qu’elle s’ouvre facilement et vous mène juste ici ! Si au contraire, vous décidez de rester près du comptoir, deux petits verres remplis à ras bord vous attendent.




(Zone 7)

Lorsque Sura arriva au mur chargé de nombreux tableaux et de tablettes elles aussi bien remplies, l’elfe qui était bien concentré sur un cadre en particulier, tourna bien volontiers son regard vers Sura. Après l’avoir observé un petit moment, les sourcils légèrement froncés, il lui répondit :

« Enchanté Sura, je suis Uroldir. Je ne peux malheureusement pas vous renseigner, je suis ici depuis peu, tout comme vous probablement. »

Puis regardant à nouveau la belle femme, il s’en approcha, lui mit une main sur l’épaule et chuchota à son oreille.
Il se détourna ensuite d’elle, n’attendant vraisemblablement pas à une réponse de sa part.

(((Je t’enverrai par mp, ce que Uroldir te dit à l’oreille)))




(Zone 8)

La dame qui faisait face à la cheminée, se tourna vers l’assemblée, certainement alertée par tout le brouhaha causé en partie par le lutin qui du haut de la tête de la poupée, réclamait la dénonciation du voleur de saucisson. Un sourire tenta de naître de ses lèvres, mais il s’évanouit aussitôt.





Pour les zones 1, 2 et 3
(donc le perso suivants : Evangelina, Alylade, Goetius, Nessandro, Cahir et Shara Sa’sara) : Je n’ai rien à vous préciser puisque vous paroles n’étaient points adressées à des pnjs et que vos actions n’ont eu aucune incidence sur un quelconque élément de la salle. Vous n’avez qu’à poursuivre votre exploration ou encore faire connaissance avec les pjs qui sont dans la même zone que vous.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Lun 9 Juil 2012 14:03 
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(Zone 2 --> Zone 8)

Pendant un bref instant, je me demande sincèrement si je ne me suis pas assoupi entre les pages. J'ai du mal à trouver une meilleure explication quand, après avoir balayé la salle du regard, j'y découvre de nouvelles présences lors du second passage. Le moins que l'on puisse dire, c'est que pour un taudis pareil, l'endroit est étrangement fréquenté. Mes yeux sombres me signalent un tas de coloris, de tailles et de races que je n'ai encore jamais vu.

Le pire, c'est la sollicitation de mes spirales auditives. Des voix, des bruits, des cris au sujet d'un aliment volé forment une atmosphère qui tambourine à ma tempe. Battant des ailes, je scrute un instant la pièce, à la recherche d'un endroit un peu moins perturbé. La silhouette d'un shaakt, peut-être ce Hekell, est allée vers le résidu de fond de bouteille à gauche. En face, une femelle immense est sans doute partie harceler l'elfe adossé au mur. A ma droite, un être trapu et à la pilosité faciale monstrueuse ne m'inspire aucune confiance.

Le seul endroit que je vois quelque peu tranquille, c'est la cheminée. Problème, l'une de ces crétines à double erreur pectorale se tient devant. La lueur des flammes éclaire son visage un instant, et je suis presque sûr de voir périr une esquisse de sourire sur ses lèvres. Le coin des miennes se lève doucement. Percevoir ce trouble chez elle me ragaillardit un peu. Etendant mes ailes, je décolle de la table.

Entre la cheminée et moi, un meuble rectangulaire accueille deux humains dont une femelle. Sans aucune retenue, je passe à quelques centimètres de leurs tête, déplaçant de l'air juste au-dessus de leurs cheveux. Je suis à peine passé que je leur jette un regard chargé de mépris par-dessus mon épaule, puis poursuis mon avancée vers l'âtre. Tant mieux si je les ai dérangé.

(Ecoeurantes créatures.)

Des pierres taillées d'un grisé noirâtre, sans doute à cause de la poussière, abritent des flammes de petite taille. Après un bref moment de vol stationnaire, je me pose sur le rebord de cette cheminée. Immédiatement, mon visage affiche une grimace dégoûtée.

(Bah ! Et en plus elle colle cette maudite saleté !)

Gardant les ailes étendues, je transperce du regard cette femelle dont je n'arrive pas à déterminer les origines, ni l'âge. On dirait une humaine, mais elle ne ressemble pas du tout à cette bourgeoise bouffie, poudrée et puante de Kendra Kâr. Croisant les bras, j'émets clairement un constat moqueur.

"Oh ? Une femelle qui ne glousse pas, ne se lamente pas, et ne raconte pas ses exploits à la face du monde ? C'est jour de fête !"

Malgré ma tirade, je doute qu'elle m'ait entendu. Plissant les yeux, je force le ton.

"Eh ! Créature féminine ! Lève la tête, c'est à toi que je parle !"

D'un bras, je désigne la salle dans un mouvement circulaire, puis daigne lui adresser de nouveau la parole. C'est une bipède énervante, nulle raison de faire preuve de la plus petite courtoisie.

"Rends-toi utile, et dis-moi un peu ce que c'est que cet endroit. Cela m'étonne qu'un lieu aussi dégoûtant puisse être fréquenté à ce point. "

L'air chaud issu du foyer fait un instant flotter ma chevelure blonde, mais je m'abstiens d'y toucher. Je continue toutefois à battre régulièrement des ailes pour m'éventer un peu, tout en tentant d'ignorer l'odeur poussiéreuse qui règne à ma hauteur.



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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Lun 9 Juil 2012 14:30 
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(Zone 4 >> Zone 5)

Tips n’eut jamais pensé que sa remarque plaintive bien innocente sur sa faim dévorante aurait donné lieu à une véritable chasse vengeresse de la part de ses deux compagnons magnanimes. Le plus petit des deux, Luneoh, n’hésita pas un instant à se jucher avec grandeur sur le chef de la seconde, Mélodie, pour clamer haut et fort à l’assemblée qu’il punirait de moult malédictions tout voleur de saucisson. Tout ce que le petit gobelin en retint, cependant, ce fut de nouveaux cris et mouvements effrayants de la part de ce petit être remuant. Il se tassa un peu sur lui-même face aux cris braillards et aux menaces terribles que ce lutin décidément fort dangereux et belliqueux proférait à tout vent.

Par chance, la douce voix de Mélodie retentit pour apaiser l’ire lutine, et par conséquent la frayeur gobeline. La mesure incarnée décida de partir elle-même à la tête d’une expédition de recherche du précieux saucisson. À force d’en parler, le petit ventre affamé de Tips gronda à nouveau d’un gargouillement grésillant. Hélas, trois fois hélas, après qu’elle se fut levée, Tips constata avec effarement qu’elle semblait tout aussi inconsciente et éprise de dangers que le petit lutin jonché sur son sommet. Car oui, odieuse idée, elle venait de proposer au gobelin de passer par une porte, en désignant six autres de ses petits doigts griffus.

Horreur et damnation, enfer et cornichon, il était cerné de toutes part par ces horribles et hostiles panneaux de bois. Un souvenir fugace mais terrible vint se coller à son esprit égaré : celui de la douleur cuisant de son oreille prise dans une porte claquée soudainement. Non, depuis il n’avait pu de son propre chef passer une porte, quelle qu’elle fut. Aussi Mélodie fut contrainte de se diriger seule vers son but, où elle se fit de toute façon arrêter par le bonhomme enivré accoudé au bar. Tips ne la suivrait pas sur cette voie dangereuse pleine de portes terribles et menaçantes. Tout tremblant, il continua son tour d’horizon pour tomber, ô joie enchanteresse, sur un petit bout de nourriture.

Cela sortait d’un sac, et ressemblait fort à un végétal, mais augurait par l’aspect bombé du contenant moult bombance en prévision. Sans plus réfléchir, ni même penser à ses deux compagnons, Tips sauta de sa chaire pour courir vers la table voisine, dont une des chaises comportait ce baluchon à l’aspect engageant, langue sortie, comme pour déjà savourer les effluves délicates des mets qui y étaient cachés. (Il trouva d’ailleurs que le fond de l’air avait un arrière-goût de crêpe au chocolat particulièrement agréable).

Cependant, et il ne s’en rendit compte qu’en arrivant à proximité du sac, celui-ci était gardé par une créature dont il n’avait jamais vu de semblable. Court sur patte, il semblait être un enfant humain, mais doté d’une grosse barbe hirsute et rousse. Il tapotait nerveusement, de ses doigts boudinés, sur le panneau en bois de la table, arborant une mine patibulaire particulièrement peu engageante. Tips freina net en le voyant, et se gratta la nuque d’un air embêté, son regard hébété passant du sac de nourriture à l’être étrange qui en paraissait le cerbère attitré.

« Heuuu… »

Hésitation notable, puisqu’orale, mais qui ne dura guère, puisque l’appel de la nourriture était trop grand. La prudence n’était pas du monde de Tips. Ou plutôt n’était-il pas assez intelligent pour être plus qu’insouciant. Sans plus attendre il fureta dans le sac gonflé, afin d’en tirer le contenu comestible pour le manger. Tout en fouillant, il jeta néanmoins un œil au barbu musclé, lui conférant un grand sourire.

« Tips. »

Que n’avait-il pas deviné, par sa barbe et sa hache, qu’il s’agissait là d’un nain, terreur suprême de son peuple, ennemi héréditaire des gobelins des montagnes.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Lun 9 Juil 2012 18:39 
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Tandis que l'homme en face de moi me scrutait d'un air soupçonneux, l'auberge devint bruyante. Des chuchotements, des plaintes et des menaces concernant un saucisson me vint aux oreilles. J'étais sur le point de me retourner quand le grincheux me mit un verre sous le nez avant de prendre enfin la parole d'une voix audible, non pas pour répondre à mes questions, mais pour m'en poser une concernant notre présence à tous. Il fit ensuite allusion, lui aussi, à une corneille. Elle était sans doute le lien entre nous tous, j'en étais pratiquement certain. Je jetais un coup d'oeil derrière mon épaule pour observer la salle pleine alors que, selon l'aubergiste qui ne l'était pas, l'endroit était abandonné. J'esquissai un sourire avant de tourner mon regard vers son visage. Il venait à nouveau de s'envoyer un verre pour ensuite m'annoncer que l'endroit où l'on se trouvait n'existait plus et de me demander par quel moyen on pourrait quitter un lieu inexistant. J'attrapais le verre qu'il m'avait servi plus tôt pour ne pas rester les mains vides puis je pris la parole tout en observant le liquide d'un oeil méfiant.

"D'après ce que j'ai compris, c'est justement la maudite corneille qui nous a tous emmenés ici."

Je relevais les yeux vers mon interlocuteur quand celui-ci se tourna vers deux personnes à ma gauche, une enfant à moitié humaine et à moitié chat de ce que je pouvais en juger par son pelage blanc rayé de noir et son museau. Une créature ridicule d'une vingtaine de centimètres se tenait sur sa tête. Ils se dirigeaient vers une porte derrière le comptoir que l'aubergiste leur déconseilla d'ouvrir sous peine de mort avant de remplir deux verres qu'il déposa sur le comptoir. Au cas ou les deux petites choses décidaient de ne pas explorer l'auberge pour venir boire un verre sans doute.
J'essayais de récupérer son attention en lui adressant à nouveau la parole.

"J'imagine que cet endroit existe forcément étant donné qu'on s'y trouve. On ne peut pas exister dans un endroit qui n'existe pas."

Je portais le verre à mon nez pour en renifler le contenu avant de reprendre.

« Si on est entrés on peut forcément en ressortir. »

Je l'imitais ensuite en vidant mon verre cul sec pour le reposer sur le comptoir dans un claquement mat, l'intimant poliment de me resservir un verre.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mar 10 Juil 2012 00:01 
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La dame à la mine triste finit par lever les yeux vers toi. À son tour, elle plongea son tendre regard dans le tien. Elle attendit patiemment que tu eus fini ta tirade avant de te répondre d’une voix calme, douce, dénuée de toute arrogance, mais oh combien chargée de tristesse :

« Les femmes ont dû te maltraiter durement pour que tu sois si aigre envers nous toutes. Sache que nous ne sommes pas toutes identiques … Tout comme toi, je ne connais rien de cet endroit. C’est la corneille qui m’a emmenée ici. »

Elle jeta un regard sur la salle avant de le reposer sur toi pour te répondre :

« La seule différence, c’est que contrairement à vous, je désirais venir ici. Je me nomme Agnès, et l’ivrogne là-bas, derrière ce comptoir, c’est mon frère Aram. » Dit-elle en pointant l’intéressé du menton.

Elle se tut après cette courte déclaration, éprouvant une certaine difficulté à déglutir, étant sans doute trop chargée d’émotion.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mar 10 Juil 2012 14:56 
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(Zone 8)

La créature vers laquelle je projette ma voix finit par lever la tête. Un brin d'incrédulité peint mon visage quand je constate que non seulement elle ne réagit pas vraiment à ma pique, mais en prime elle me répond avec... De la compassion ? Son regard rivé aux mien, elle émet l'hypothèse que je me conduis ainsi parce que j'ai souffert à cause des femelles. Je peux sentir mon expression se fermer. De quel droit ose-t-elle tenter de percer ma pensée ? De sonder mon coeur ? Si elle croit qu'elle peut me duper aussi facilement en impliquant qu'elle n'est pas comme les autres, elle s'égare lourdement.

J'émets un souffle dédaigneux, chassant cette tirade de mon esprit. Je ne crois pas aux belles paroles, en particulier venant d'un être dont je n'ai pas pu estimer la valeur. Sa tentative pour me percer à jour est aussi utile que de poser la main dans des orties. Si elle recommence, je jure qu'elle va s'en mordre les doigts.
La seule chose qui m'apaise un peu, c'est lorsqu'elle répond enfin à ma question. Elle non plus ne connait pas cet endroit, et y a été amenée par ce même volatile qui semble impliqué dans ma présence.

Bientôt, elle déporte son regard sur la pièce, puis reprend la parole. Je hausse un sourcil à sa réponse. Non seulement elle est venue ici de son plein gré, mais elle semble liée par le sang à ce poivrot humain à l'autre bout de la salle. Soudain, un détail me frappe.

(Aram... Aram... Cela me dit quelque chose... Mais oui ! Cet imbécile d'humain de l'histoire ! )

Les yeux rivés à la silhouette affreuse de mon interlocutrice, je m'asseois sur le bord de la cheminée, relevant la jambe droite pour y poser mon coude. Cette idiote s'est tue trop vite. J'ai presque l'impression de voir un de ces insupportable enfants humains faire semblant d'être courageux. Bon, j'ai beau avoir quelques informations, je me sens piqué par la curiosité. Je prends néanmoins le temps de lancer une pique à cette Agnès.

"Typique des femelles. Cela prend des décisions que cela regrette, et cela se morfond au lieu de réagir. "

Je bats un instant des ailes, puis je les replie dans mon dos, appuyant ma tempe contre ma paume relevée. Peu importe son état d'esprit, j'ai encore des questions à lui poser. Tant que je suis quelque peu à l'abri, autant réunir le plus de connaissances possibles.

"La corneille et son bouquin... L'histoire de l'ouvrage parlait bien d'Aram, en quête de je ne sais quel produit pour sortir quelqu'un d'un enchantement, mais aucune mention d'une Agnès. "

Je jette brièvement un coup d'oeil à l'autre bout de la salle, là où deux silhouettes semblent vider des verres d'un trait. En général, se noyer dans l'alcool ne peut signifier que deux choses. Une célébration après une épreuve réussie ou, comme j'en ai l'impression, la volonté d'oublier un échec monumental. Ce ne serait pas étonnant, et cela ne fait que confirmer ma piètre estime pour cette race.

Une intuition me pousse à m'adresser une nouvelle fois à l'humaine.

"D'après ce que je vois, je ne pense pas me tromper en disant qu'il a échoué dans sa recherche, hum ?"

Considération ? Amabilité ? Pour quoi faire ? Je veux savoir tout ce dont j'ai besoin pour analyser la situation. Ce n'est pas le moment de se préoccuper des détails émotionnels de la populace environnante.



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Dernière édition par Nessandro le Jeu 12 Juil 2012 13:01, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mar 10 Juil 2012 15:29 
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Une des femmes s'était levé de son tabouret pour se diriger vers l'elfe adossé à l'un des murs de la salle et parler avec lui, quittant ainsi son groupe. Ces derniers, toujours assis, étaient affairés à converser les uns avec les autres, créant un certain bruit de fond.
Non loin d'eux, un couple d'humains discutait autour d'une table abimée. Bien plus distants, Azric n'eut aucun mal à deviner qu'ils ne se connaissaient pas, même s'il n'entendait pas leur échange.
L'aubergiste, qui détenait apparemment le stock de boisson et qui parlait déjà avec le shaakt menaçant que le nain avait repéré à l'avance, se vit rejoindre par la jeune woranne à la démarche étrange ainsi que le petit lutin hurleur, toujours perché sur sa tête.
Le courtaud se questionna alors. ( Mais où est passé leur satané sekteg, nom d'une enclume ?! ) Mais ses yeux furent attiré par une forme filante. En effet, c'était l’espèce de fée qu'il avait aperçu un peu plus tôt qui se dirigeait à toute vitesse et en voletant vers la cheminée de la grande pièce, où semblait l'attendre une nouvelle femme humaine ...

Azric se perdait un peu dans ses observations. Il s'agissait d'un tel chaos, d'un tel brouhaha, ... Cela insupportait de plus en plus notre nain dont l'humeur chutait dangereusement, de seconde en seconde.

Et c'est à cet instant précis qu'un petit bruit attira son attention. Un bruit qui venait de derrière sa table, accompagné d'un mouvement fugace.
Sa petite taille l’empêchant de voir au dessus de la table depuis sa position assise, le nain se releva brusquement. Par réflexe, il vérifia que sa bourse pendait toujours de sa ceinture, craignant avant tout un pickpocket, puis il empoigna fermement sa hache et entreprit de faire le tour de la table.

Quelle ne fut pas se surprise en découvrant l'être qui causait tout se remue-ménage. Un gobelin. Le gobelin du petit groupe qu'il avait aperçu à son arrivée. Le gobelin qu'il avait perdu de vue et qu'il avait totalement oublié. Ce dernier avait le nez fourré dans un grand sac de toile, d'où on pouvait apercevoir de la nourriture. Des légumes, apparemment. Il se tourna vers le nain, balbutiant un unique mot dont il ne saisit point le sens ...

« Un gobelin ... » Grommela Azric à voix basse, dans son épaisse barbe. Il s'agissait là de l’ennemi juré de sa race. Et il se tenait, là, chétif et vulnérable, en face de lui. Suivant son instinct, et étant de fort méchante humeur, il leva instantanément son arme et prépara son bras à frapper ...
Mais quelque chose le retint. Sa conscience, sans doute. Il y avait de nombreux témoins dans cette salle, qui le dévisageaient surement à l'instant même. De plus, le nain l'avait déjà vu accompagné d'une woranne et d'un lutin qu'il n'avait pas forcément envie de se mettre à dos.
Cette histoire tournait vraiment trop à l'anarchie, si bien que les nerfs du nain colérique cédèrent.

« Par Valyus, c'est vraiment trop le foutoir cette histoire ! J'en peux plus d'attendre là à rien faire, nom d'un garzok enragé ! Non de non, je resterais pas ici une seconde de plus ! Par la hache de Thor et le marteau de Meno, j'me casse ! » Beugla-t-il aussi fort qu'il le pouvait. Il s'adressait avant tout à lui même, se fichant totalement de la pitié ou de la compréhension des autres personnes présentes.
Puis, sur ces violentes paroles - accompagné d'un brusque coup de pied dans le tabouret sur lequel était posé le sac de la ridicule créature verdâtre -, le nain récupéra son petit bouclier d'acier et parcourut hâtivement les quelques mètres qui le séparaient de la porte la plus proche.
Une fois à destination, il l'ouvrit alors en actionnant la poignée et se précipita dehors, sans l'ombre d'une hésitation.

(Changement de zone ?)

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mar 10 Juil 2012 19:46 
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L'Auberge Illusoire - Chapitre I



(Zone 1 > zone 6)

L'Auberge Illusoire

Chapitre II




Goetius resta quelques temps statique. Il était loin d'aimer cette situation, mais rien ne semblait être ce qu'il paraissait, ici et il était hors de question de faire confiance en quiconque.

Alors qu'il fixait la porte, il vit l'elfe noir se dirigeait vers l'homme qui tombait verres sur verres et s'efforçait de se concentrer sur leur conversation malgré le brouhaha et l'agitation ambiante.

Selon les dires de l'individu, la corneille aurait failli à sa tâche et ce lieu n'existerait pas. Cette ordure faisait des mystères, c'était insoutenable. Ensuite, il arrêta deux petites créatures qui voulaient passer la porte sous prétexte qu'elles se feraient tuer. Comme si leurs vies pouvait lui être d'une quelconque préciosité... Peut-être cachait-il quelques secrets à protéger derrière cette porte. Tout cela était trop louche pour être honnête. Cette être était aussi méprisable que saoul, mais il en savait bien plus que tout le monde, ici. Il fallait le faire parler, qu'il dise tout. La confession du siècle.

Un peu plus tard, son attention fut capté par l'insupportable voix d'un nain de l'autre côté de la salle. Ce dernier avait quant à lui décidé de passer la première porte à sa portée sans faire de manière.

Goetius était un peu perdu. Il était bien tenté de faire de même et de quitter cet endroit maudit, mais il sentait des vices cachés... Il lui fallait en savoir plus, c'est tout ce dont il était certain. Mais dans son état de nerf, il était hors de question de faire dans la finesse.

Il s'approcha rapidement du bar, esquivant tout les personnages qu'il y avait sur son chemin et saisit le col du pitoyable être qui était de l'autre côté en le fixant et lui adressant d'une voix déterminée :
"Ecoutez-moi bien sale pochard, je n'ai aucune envie de subir les vilenies d'un fichu volatile ou de jouer aux devinettes avec votre piètre personne. Je vous suggère d'immédiatement me dire qui vous êtes et ce que vous savez de notre situation."

Le fanatique était brutal et il ne savait pas vraiment à qui il avait à faire, mais plutôt aller rôtir dans les enfers de Phaïtos pour l'éternité que de passer une minute de plus dans cette foule et ce bruit cauchemardesque.



L'Auberge Illusoire - Chapitre III

_________________

Playlist de Goetius Gomorrheus
Méléagant, le personnage l'ayant inspiré

Écoutez-moi bien.
Je suis Goetius Gomorrheus, le nécromant, l'élu de Phaïtos et de Zewen, le prophète qui va rendre au monde son silence originel.
Croyez-vous vraiment que rien de pire que la mort ne puisse vous arriver, à vous et à votre famille ?
D'un geste, je pourrais les ramener à la vie, en faire des pantins soumis à ma volonté jusqu'à la fin des temps. Ils ne rejoindraient jamais le repos des enfers. Leurs âmes disposées à ma jouissance, dépossédées de volontés, pourriraient petit à petit jusqu'à totalement oublier qui ils furent. Ça, c'est ce qu'il arrivera si vous ne faites pas exactement tout ce que je vous ordonne.
Et, si vous avez l'audace de croire que me tuer résoudrait votre problème, regardez donc mon cou.
Vous la voyez, cette cicatrice, qui longe ma gorge ? Le vestige d'un combat qui aurait dû m'être fatal.
C'est un témoignage des dieux. Ils ne veulent pas que je meure.
Désormais, que vous le vouliez ou non, vous m'appartenez. Et mon premier ordre sera :
Faites silence.


Dernière édition par Goetius Gomorrheus le Dim 21 Oct 2012 20:27, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mar 10 Juil 2012 22:15 
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Avant que j'ai posé la main sur la porte, l'homme au comptoir me prévient qu'elle mène dehors. Ça n'a jamais été notre objectif, puis si c'est dangereux, ce n’est pas un bon plan... Je me retourne donc vers l'homme qui nous a gentiment avertis pour voir deux verres servis à notre attention. N'ayant pas besoin de boire, je bats des oreilles à la limite de l'incompréhension, ne sachant pas trop quoi faire. Chez les Sindels, tout le monde savait que j'étais une aniathy, donc personne ne me proposait à boire. Mais là, me propose-t-il à boire parce qu'il me prend une worane ou parce qu'il ignore que les aniathys ne boivent pas ? A moins qu'il s'en foute en réalité...

Ne sachant pas trop quoi faire, je décide de rester là. Après tout, l'homme en savoir plus sur ce lieu, il peut être utile, ça laissera le temps à Tips de trouver de la nourriture. Je crois repérer des personnes de l'autre côté, mais la taille du comptoir m'empêche, pour l'instant d'en savoir plus sur eux. Cependant, il y avait bien deux voix d'hommes, trois en comptant notre voisin, une ayant un coté manifestement elfique, bien que je ne puisse discerner l'accent; l'autre typiquement humaine. Et cette dernière est d'ailleurs en train d'engueuler copieusement celui qui venait de nous servir un verre à mon lutin compagnon et moi-même.

Mes oreilles s'agitent de plus en plus, ajoutant à mon incompréhension du verre celle du geste de l'individu. Ce n'est manifestement pas un geste amical. Si celui qui m'a offert un verre est gentil, c'est que l'autre est un méchant; mais à l'inverse si celui qui m'a offert un verre l'a fait parce qu'il croyait que je suis une woranne, c'est lui le méchant et l'autre le gentil. Impossible donc d'attaquer, j'aurais trop peur de blesser le gentil de l'affaire, comme j'ignore qui il est.

"T'en penses quoi Luneoh ? Lequel est le gentil ?"

Attendant la réponse de mon compagnon chevaucheur de cheveux, je choisis de faire tout autre chose : boire une de mes autres fioles, peut-être me donnera-t-elle une idée géniale sur un moyen de calmer ces deux individus sans n’en blesser aucun.

Sans tarder, je me saisis de ma bouteille la plus brillante, celle de lumière, la débouche et la gobe aussi sec. Je sens ce nouvel apport de magie venir chatouiller mon système vital et quelque chose me fait fermer la bouche, j'ai presque l'impression que je vais éclairer le plafond si j'ouvre le museau.


(((HRP : absorption d'un de mes fluides 1/16ème de lumière, Absoption validée dans la fiche (GM8) )))

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La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil. Nietzsche
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Là où est la musique, il n'y a pas de place pour le mal. Miguel de Cervantès


Je suis aussi GM14, Lothindil, Gwylin, Naya et Syletha


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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mer 11 Juil 2012 09:51 
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Les deux poupées s’attablent. Notre princesse réussit à guider Evangelina jusqu’à la table où elle se retrouve très rapidement seules. L’homme décide de partir vers une autre table ainsi que cette immonde femme. Au moins, voilà deux problèmes en moins pour la belle qui en a plus qu’assez de supporter le jugement des autres. En tant qu’aniathy, elle en connaît long sur le jugement. Pour les autres, les poupées ne sont que des êtres insiginifiants et dénués d’intelligence. Cela blesse profondément Alylade et c’est pourquoi elle s’est construiute cette barrière.

Notre héroïne est plus que surprise lorsque sa nouvelle amie lui demande si elle n’est pas effrayée par le physique d’Evangelina. Il est vrai que l’apparence de son amie a de quoi repousser n’importe qui mais, Valyus seul sait pourquoi, Alylade ne veut pas s’éloigner d’elle. Elle veut rester près d’elle et l’aider. Son regard est emplit de tristesse et pour la première fois, notre belle souhaite venir en aide à quelqu’un. Elle veut faire en sorte que l’amour d’Evangelina revienne à la vie pour que tout ce chagrin présent dans les yeux de son amie disparaîsse.

Evangelina semble perdu dans ses pensées. Pendant un instant Alylade se demande si son amie ne regrette pas leur rencontre. Cela lui ferait mal. Notre jolie héroïne se sent si seule sans Hamuiro et de manière générale, elle se sent très seule. Elle ne supporte pas l’idée d’être rejettée et encore plus par l’une de ses congénères.


"Si j’avais eu peur, il y a longtemps que je me serais enfuie à une autre table. Rassure-toi Evangelina, je veux être ton amie et t’aider."

Alylade marque une pause et ne peut s’empêcher de constater avec tristesse que personne ne semble intéressé par le sort de son amie. Sont-ils tous si insensibles ? N’ont-ils pas une once d’humanité ? Mais par Yuimen avec quelles personnes a-t-elle atterit ici ?! Elle se lève et monte sur la table. Elle se tourne vers l’ivrogne qui se tient derrière le bar. Et, le prenant pour le tenancier, elle le réprimande violemment.

"Eh vous ! Ne voyez vous pas que vous avez une hôte blessée, qui a besoin d’aide ?! Quel genre de tenancier êtes-vous ?! Je veux de l’eau, si cela n’est pas trop demandé à un ivrogne tel que vous…"

Puis jettant un regard à toute la salle.

"Franchement vous êtes… vous n’êtes que des robots… Vous êtes des poupées dénuées d’humanité, pas moi et Evangelina.", dit-elle d'une voix brisée par le chagrin.

Elle redscend, se rassoit. En attendant son eau, elle passe sa main articulée sur l’épaule de son amie pour la réconforter et vient glisser ses doigts dans la chevelure de la belle Evangelina.

"Tout va s’arranger, je te le promets."

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mer 11 Juil 2012 12:06 
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(Zone 5 >> Zone 8)

La créature barbue eut une réaction fort étrange au salut du gobelin. Effectivement, celle-ci leva la hache qui lui servait d’arme au-dessus de sa tête avec visiblement beaucoup d’efforts, puisque les sourcils broussailleux de l’être se froncèrent compulsivement, et puis la rabaissa tout aussitôt en débitant un flot de paroles incompréhensible de par la voix rocailleuse de son interlocuteur et la vitesse de ses phrases. Ça parlait visiblement de hache à tort, et marteau cassé dans un foutoir de garzok enragé. Rien de bien compréhensible pour le petit être qui se grattait toujours l’arrière de la tête d’un air benêt. Quoi qu’il en fut, le barbu tourna les talons en donnant un coup de pied virulent dans le tabouret où était posé le petit sac de nourriture, qui tomba dès-lors par terre sans trop, par bonheur, éparpiller son contenu. Les yeux de Tips suivirent surtout le sac, à vrai dire, si bien qu’il remarqua à peine le départ du barbu, qui se dirigeait de toute façon vers une nouvelle porte, et donc vers un endroit redouté par le gobelin.

Il ne comprenait pas la prise de risque inconsciente de tous ceux qui partageaient sa route, dans cette auberge humaine. Haussant les épaules, il se baissa vers le sol pour rassembler les aliments dans le petit sac, et prit une branche de céleri pour la mâchouiller entre ses petites quenottes, par dépit de n’avoir trouvé son saucisson. Qu’à cela ne tienne, le goût délicieux des crêpes au chocolat emplit ses papilles, accompagnant avec brio le croustillant du légume en branche. Le reste du sac, il l’accrocha à son épaule pour en préserver le contenu. Il ne manquerait pas de nourriture, au moins. Instinct de survie oblige. Le petit cœur aurait bien partagé son butin avec toutes les personnes présentes, mais cela ne lui effleura même pas l’esprit. Dans son clan, il avait l’habitude d’être le dernier à manger, et donc de se contenter seul des derniers restes, os à ronger et à sucer pour en avoir la substantifique moelle. Le chef de guerre avait déjà eu sa grasse part, tout comme les autres guerriers, gardes, chasseurs, shamans et autres femelles. Donc il n’avait pas pour coutume de partager son repas, puisqu’il n’y avait plus personne avec qui partager… Et généralement, plus grand-chose à manger non plus.

À l’opposé de la salle, le lutin et Mélodie semblaient s’être fait des amis, au bar. Il ne comprenait pas bien (voire pas du tout) ce qui se disait dans ce coin de salle, tellement le brouhaha était présent, mais ils avaient l’air de bien s’amuser avec leurs nouveaux copains. Son regard à lui fut attiré par tout autre chose. Près de la cheminée, à côté du feu illuminant la pièce, une dame humaine qui ne fut pas sans lui rappeler la mère du petit Nethin le fermier des abords de l’immense ville blanche. Mais le plus troublant était cette petite mouche trop grande qui voletait autour. Tips avait déjà croisé ce type de créature. Il s’approcha de l’âtre et, interrompant les discussions en cours, émit de sa petite voix interrogatrice plusieurs nom qui lui revenaient en mémoire.

« Oona ? Colère ? Souffrance ? Aro ? »

Tous des noms de petites créatures ailées. La première était belliqueuse et hargneuse, les secondes et troisièmes ses amies invisibles, et la quatrième était petite, mais adorable et sûrement très importante. Une princesse, ou quelque chose du genre. Il n’avait alors pas bien compris. Son baragouinage à lui n’était pas moins incompréhensible pour ses deux nouveaux auditeurs, hélas. D’autant qu’il clôtura sur son propre nom à lui, un grand sourire niais collé au visage, et tendant la main à la dame, comme il avait vu faire pour saluer.

« Tips ! »

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"Le coeur grossier de la prospérité ne peut comprendre les sentiments délicats de l'infortune..."

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 12 Juil 2012 01:24 
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(Zone 1)

Aram lève à peine la tête lorsque Alylade l’interpelle, il fronce les sourcils, puis retourne à ses occupations, apparemment non disposé à apporter l’eau que lui a demandé la poupée.



(Zone 5)

Lorsqu’il franchit la porte sud, Azric aboutit ici !



(Zone 8)

Nessandro et Tips.

Agnès ne répond pas aux attaques verbales de l’aldryde, elle les ignore complètement. Par contre, elle répond de bon cœur et toujours de sa voix douce à ses questions.

« Mais l’histoire ne parlait pas davantage de toi, et pourtant tu es là ! »

Puis tout comme Nessandro, Agnès regardait avec intérêt et tristesse ce qui se passait du côté du bar avant de reporter son attention sur l’aldryde.

« Hum…Aram est d’ordinaire persévérant, son comportement me surprend et m’inquiète un peu. J’irai le voir lorsqu’il sera un peu plus seul, espérant qu’il ne fera pas trop de dégâts d’ici là. »

Lorsque Tips arriva, c’est avec intérêt qu’Agnès l’observa un bref moment avant de prendre la main tendue et la serrer comme il se doit. D'une voix tendre et douce, mais malheureusement toujours aussi triste, elle se présenta :

« Enchanté Tips, je suis Agnès ! » Elle jeta un bref coup d’œil au deuxième sac sur l'épaule du gobelin, puis enchaina.

« Je vois que tu as trouvé mon sac à provision, j’espère que tu en feras bon usage. »

((( je rajoute le sac à provision dans ta fiche ! )))

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À votre service, pour le plaisir de rp !


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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 12 Juil 2012 13:00 
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(Zone 8)


Plus le temps passe, et moins j'ai l'impression de me trouver devant une femelle humaine. C'est à croire qu'elle n'a aucune répartie, ou a une telle vision négative d'elle-même qu'elle accepte mes critiques. La dernière possibilité serait qu'elle se moque éperdument de moi, et de mes piques par la même occasion. Je demeure immobile alors qu'elle répond tout de même à mes questions, haussant cependant un sourcil. Elle a beau faire partie de ces êtres détestables, elle semble avoir un peu plus de jugeote que certains individus. Il est vrai que ma remarque sur son absence de l'histoire vaut aussi pour moi. Qu'en déduire ? Qu'il y a des choses invariables dedans et d'autres non ?

Je laisse de côté mes interrogations quand elle me parle d'Aram. Mon expression se ferme un peu quand je me rends compte qu'elle a beau avoir entendu ce que je lui ai demandé, elle a totalement éludé ma question. A ses paroles, j'ignore toujours si cet ivrogne a trouvé ce qu'il cherchait ou pas. Il semblerait qu'il se soit découragé, mais pour faire quoi ? Trouver cette crème miraculeuse ou simplement sortir d'ici ? D'ailleurs, même si cet endroit me paraît relativement sûr, je n'ai aucunement l'intention d'y passer le restant de ma vie. Sauf que pour le moment, je n'ai aucun indice sur la méthode pour me sortir de cette histoire. Si passer la porte me sort du livre, pas de problème. Dans le cas contraire...

Alors que je fais glisser ma jambe le long du rebord, ignorant des éclats de voix retentissant dans la pièce, je vois se rapprocher un être plus petit qu'Agnès. Il se met à débiter des sons et des mots sans cohérence, dont certains m'ont l'air destinés. C'est vert, cela semble avoir des oreilles pointues, de grands yeux ronds et une voix étrange. Ce n'est que lorsque l'humaine se présente que je comprends que le dernier son, "Tips", doit être son nom.

(Mais qu'est-ce que c'est que cette chose ? Un sekteg ? Il ne ressemble pas vraiment aux illustrations les concernant. Il a un air trop... Gentil. )

En tous cas, en bon sekteg, il ne perd pas le Nord. Il semble avoir trouvé des provisions, sans doute guidé par son estomac. Avoir faim dans un moment pareil, quelle drôle d'idée.
Je me laisse glisser du rebord, battant des ailes pour me maintenir à hauteur du faciès humain. Vu qu'ils viennent de se présenter, j'ai l'impression qu'il y a plus que le shaakt et moi qui avons été amené ici malgré nous. Je prends le temps de frotter mon pagne, là où je me suis assis. Je croise ensuite les bras et les chevilles, veillant à ne pas coincer l'un des longs pans du pagne. La présence de ce nouveau venu m'intrigue suffisamment pour que j'en laisse de côté mes piques habituelles.

"Des provisions, hum ? Dis-moi, Agnès... "

Appeler une femelle par son prénom, et accepter qu'elle soit un être à part entière, me cause une vive pointe d'agacement. Pourtant, je prends sur moi.

"Pourquoi ton frère et toi restez-vous ici à perdre votre temps ? Y-a-t-il quelque chose qui fait obstacle à cette recherche ? "

Je ne m'intéresse pas spécialement à leurs problèmes, mais s'ils ont rencontré des adversaires coriaces à l'échelle humaine, ou des difficultés importantes, mieux vaut que j'en sois informé. J'ai beau sentir ma soif de liberté et le désir de voler sans restriction poindre, j'ai encore assez de bon sens pour ne pas me jeter tête la première dans le premier piège venu.
Après un bref battement d'ailes, je pose mon regard sur ce Tips. Sans le quitter des yeux, m'adressant aussi bien à lui qu'à l'humaine, je reprends brièvement la parole en élevant la main pour me désigner du pouce.

"Au cas où, par le plus grand des hasards, cela vous intéresserait, mon nom est Nessandro."

Sur ce, je plaque mes bras contre le plastron, alternant entre regarder cette tristesse incarnée d'humaine, et l'être vert aux grands yeux. Un bref coup d'oeil vers le fond de la salle, plus précisément sur le personnage principal de l'histoire, avant de reprendre mon manège me permet de remarquer une chose.

("Quand il sera un peu plus seul"... Vu la densité de population autour de lui, cela peut prendre un moment.)



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"Être libre, c'est ne pas s'embarrasser de liens."


Dernière édition par Nessandro le Mar 21 Aoû 2012 17:34, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 12 Juil 2012 13:02 
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(zone 1)

Evangelina s'immobilisa et écarquilla les yeux. Alylade venait de lui répondre. Elle venait de lui dire ce qu'elle pensait, ce qu'elle voulait. Et cela surprit énormément l'Aniathy.

(Mon... M'aider ? Et... mon amie ?)

Elle tourna la tête vers la jolie poupée et la regarda sans rien dire, sans même comprendre. Qui était-elle ? Pourquoi n'avait-elle pas peur d'elle ? Et pourquoi voulait-elle l'aider ?

Evangelina ne parvenait pas à mettre ses idées en ordre. Elle avait oublié ce que lui avait dit l'araignée, elle ne pensait plus qu'à ce que venait de dire Alylade. Elle était juste là, assise à côté d'elle, la regardant avec des yeux on ne peut plus sincères. Elle semblait attristée, et vraiment prête à l'aider.

L'Aniathy, pour sa part, était complètement perdue. Elle ne s'attendait pas du tout à ça. Elle ne savait plus que penser, ni que faire, et encore moins quoi dire. Elle resta là, à la regarder avec un air qui devait être assez pathétique.

Il n'y avait plus personne autour de la table. Ils s'étaient éloignés, ignorant totalement les deux Aniathys. Elle n'aurait jamais cru pouvoir être avec tant de personne sans qu'aucune n'ait envie de l'emprisonner ou de la tuer. Cependant, c'était peut être mieux ainsi, elle pourrait peut être s'échapper plus facilement si personne ne faisait attention à elle.

Par contre, Alylade semblait trouver ça plutôt révoltant, et ne manqua pas de le faire savoir. Elle se leva d'un coup et grimpa sur la table avant se remettre debout et de pointer un doigt vers une direction dans le dos d'Evanglina. Cette dernière ne se retourna pas, fixant Alylade, les yeux grand ouverts et bouche bée. Qui était cette Aniathy ?

Alylade invectiva sa cible qui devait être le tenancier et qui, d'après elle, était visiblement bien imbibé d'alcool. Elle lui reprocha de ne pas s'occuper de l'Aniathy alors qu'elle était blessée. Sa voix était dure, méchante, et sincère. Elle ne la connaissait pas, pourquoi faisait-elle ça ?

Le ferait-elle si elle savait ce qu'elle avait fait ? Si elle savait que tout Cuilnen était à sa recherche, que des innocents avaient péris de sa main ? Elle même n'en avait cure, elle ne le regrettait nullement, mais Alylade ? C'était étrange. Evangelina ne ressentait plus que de la haine et du mépris pour tout ce qui était vivant, tout ce qui lui rappelait que ce monde ne méritait pas d'exister... Mais cette jolie Aniathy était différente. Elle éveillait d'autres sentiments en elle, plus doux, plus pacifiques...

Cette dernière ne s'arrêta pas là et invectiva verbalement toute la salle, sa voix se brisant au milieu de la phrase par la tristesse. Elle venait clairement de rabaisser l'ensemble des personnes présentent dans la pièce, sans exception. Puis descendit de la table et se rassit tout prêt d'elle.

Elle posa sa main sur son épaule, glissant ses doigts dans ses cheveux. Evangelina se pétrifia. Surtout qu'Alylade lui promit que tout allait à s'arranger. Elle se sentait bien, trop bien. Elle ne pouvait pas ressentir de bonnes choses. Elle n'en avait pas le droit.

Larhe n'était plus là. Il était le seul à pouvoir la réconforter, le seul à pouvoir la rendre heureuse, la seule à pouvoir la toucher comme ça...

Evangelina sentit sa magie subitement bouillonner en elle et une pulsion violente l'envahir. Elle ferma les yeux, mais ses pensées s'effritèrent complètement. Trop de sensations, trop de contradictions, trop de choses qu'elle croyait impossible... Sa violence et sa magie s'étouffèrent et elle tomba en larmes, ne pouvant s'en empêcher. Elle posa sa tête sur l'épaule d'Alylade et se serra contre elle, les yeux pleins de larmes, l'esprit complètement saturé...

Tentation

_________________
Les dieux ne sont qu'enfants, inconscients et inaptes. Ils souffriront comme j'ai souffert, perdront à jamais leur pouvoir et erreront, comme jamais personne n'avait encore erré. Ils pleureront, remplissant les mers, et saigneront, car tel est le sort que je leur réserve, car enfin ils vivront ce qu'ils ont fait vivre...

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Merci à Itsvara

« Les hommes ne sont pas nés du caprice ou de la volonté des dieux, au contraire, les
dieux doivent leur existence à la croyance des hommes. Que cette foi s'éteigne et les dieux meurent. »
Jean Ray



Dernière édition par Evangelina le Mar 21 Aoû 2012 19:24, édité 3 fois.

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