AgirApparemment, cela marcha à merveille. La fuyarde ne parvenait pas à se relever, portant les mains à sa gorge pour se libérer d'un étreinte qu'elle ne pouvait toucher. Mais quelque chose perturba l'Aniathy. Elle sentit son pendentif se mettre à chauffer, comme si l'émeraude qui le composait s'agitait. Et ce n'était pas tout. Alors qu'elle se concentrait sur ses fluides pour maintenir la traitresse en place, elle en sentit quelques-uns faire marche arrière et revenir vers elle, comme aspirés de sa cible...
(Ton pendentif a l'air d'être magique. Impressionnant.) (Je... L'ai acheté à Cuilnen.)Mais elle n'eut pas vraiment le temps de réfléchir. La créature volante qui l'avait mise à terre c'était maintenant tournée vers elle et lui cracha un jet de flamme en plein visage. Et la poupée ne put s'empêcher de regarder.
Evangelina vacilla, des flashs de douleur et d'images lui vrillant l'esprit un instant. Elle coupa le lien avec son sort, permettant de nouveau à sa cible de respirer et de hurler sa douleur. Serrant sa main contre sa tête, elle perdit un instant prise, mais parvint à se reprendre. Regardant autours d'elle, elle remarqua que plusieurs foyers de ces flammes étaient en train d'être allumés. C'était une bonne nouvelle pour le groupe. C'en était une plutôt mauvaise pour elle...
(On va sortir d'ici, ne t'inquiètes pas. Calme-toi et tout ira bien.)*
(Je suis cernée de feu, là !)(Calme-toi, je t'en pris.)L'Aniathy ne pouvait pas vraiment se calmer. Où qu'elle regarde, les flammes s'élevaient vers le ciel, les souvenirs l'agressaient par flash et la douleur s'accentuait de seconde en seconde. Elle se sentait paniquer, revoyant Larhe mourir sous ses yeux, revoyant le bois craquer sous la chaleur du feu. Elle avait peur. Les flammes la terrorisaient, alors que quelques instants plus tôt elle en demandait sur son arme. Que lui arrivait-il ? Etait-elle a ce point traumatisée par la mort de Larhe.
Elle savait que ça l'avait changée, mais elle ne pensait pas que c'était à ce point. Elle avait mal à la tête, regardait partout, sans parvenir à se concentrer sur un point. tout était flou, et elle n'avait qu'une seule envie, s'enfuir, loin.
(Une crise d'angoisse. J'aurais dû le prévoir.)Il y eu un silence, mais Evangelina ne parvenait pas à reprendre le contrôle.
(Désolé, mais là je n'ai pas le choix.)La poupée ne chercha même pas à savoir ce qu'allait faire la Faëra. En fait, elle n'arrivait plus vraiment à réfléchir. Les flammes occupaient son esprit, le rongeaient de l'intérieur. Et soudain, elle sentit quelque chose pénétrer en elle. Quelque chose que ses fluides n'appréciaient pas du tout, d'ailleurs.
La magie qui l'habitait semblait lutter contre ce corps étranger qui courait le long de ses membres. La poupée la sentait être refoulée au plus profond d'elle alors que l'intrus montait doucement vers son crâne. Et soudain, elle ferma les yeux et pressa ses mains contre se tête. Une douleur subite s'était superposée aux image de flammes. C'était comme si l'intrus avait explosé en milles morceaux, chacun d'eux s'attaquant à une partie de son esprit.
Puis, peu à peu, sans que la douleur cesse, les images disparurent, et l'Aniathy reprit peu à peu le contrôle. Mais la douleur ne s'atténua pas tout de suite. L'intrus se recomposa et repartit comme il était venu.
Doucement, sa magie reprit place en elle, comme il devait en être. Mais elle se sentait étrange, comme... vide. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, ce qui l'entourait n'avait pas changé. Mais elle se sentait plus calme, les flammes ne la faisaient plus paniquer.
"Comment... ?"(Plus tard. Il y a des choses plus urgentes.)Evangelina acquiesça. Elle avait toujours son arme à la main, la traitresse était toujours à terre, et les hommes arbres arrivaient toujours sur eux. Elle ne réfléchit pas longtemps. Elle était persuadée que la fuyarde pouvait les aider à s'en sortir.
Elle s'approcha d'elle et pointa sa lame vers sa gorge, sans la blessée plus qu'elle ne l'était déjà.
"Dis nous comment sortir d'ici."Elle concentra dans sa main libre ses fluides, se préparant à avoir besoin d'eux rapidement.
Torture------------------
Utilisation par Gladys d'"Apaisement"
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Les dieux ne sont qu'enfants, inconscients et inaptes. Ils souffriront comme j'ai souffert, perdront à jamais leur pouvoir et erreront, comme jamais personne n'avait encore erré. Ils pleureront, remplissant les mers, et saigneront, car tel est le sort que je leur réserve, car enfin ils vivront ce qu'ils ont fait vivre...
Merci à Itsvara
« Les hommes ne sont pas nés du caprice ou de la volonté des dieux, au contraire, les
dieux doivent leur existence à la croyance des hommes. Que cette foi s'éteigne et les dieux meurent. » Jean Ray