L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 2 Mai 2013 20:39 
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Sans quitter la porte des yeux, Aram rappela d'abord vainement à Azric que la corneille leur avait assuré que quelqu'un dans l'auberge avait déjà mis la main sur cette crème. Ce à quoi un éclat de rire répondit dans le fond de la pièce, au niveau du comptoir.
En effet, du haut de son comptoir et emmêlé dans deux fois sa taille de cheveux, le lutin à la pilosité grisonnante se tordait de rire, répétant les dires du vieil ivrogne sur un ton ironique. Lorsqu'il se retourna et constata la scène, Azric voulut lui demander des explications, mais Aram ne lui en laissa pas l'occasion. Il lui annonça qu'il ne savait pas comme cette crème fonctionnait, mais que Bavarde, elle, savait ... Il supposa quand même qu'en l'appliquant quelque part, cela pourrait ouvrir un passage ...

( Un passage ? Par la Grande Forge, vers où ?? Hors du conte ? Yuimen seul le sait ... Ah, ça oui ! ) Songeait Azric, pas plus décidé à révéler à l'assemblée qu'il avait la crème en sa possession, ni même à l'utiliser.

A la place, il tourna plutôt son regard vers le restant du groupe qui occupait le centre de l'auberge. Deux tabourets gisaient par terre, avec à leur côté une table fendue et renversée. Sur le sol crasseux et poussiéreux était également assis le petit Henri, en larmes, il était visiblement choqué et terrifié par la situation. L'orque femelle - et donc potentiellement suspecte - était toujours occupée à se défendre verbalement contre la fée bleue qui continuait de questionner le pauvre hobbit sanglotant.

Un mouvement attira alors son attention.
Sura venait de se relever, juste à côté de Henri et de sa gardienne Cro - ou Croque ? Azric ne savait plus ... Contrairement à d'habitude, la barbare en pagne de fourrure paraissait étonnamment calme. Était-ce grâce à la musique apaisante de la woranne ? Impossible à savoir. D'autant qu'Azric n'aurait probablement jamais sa réponse ...
En effet, une seconde plus tard, Sura empoignait violemment le hobbit ventru et, comme s'il n'avait rien pesé, le jeta négligemment sur son épaule. Sans un mot, sans un regard, comme si elle avait été dénuée de tout sentiment, elle se mit ensuite en marche en direction de l'âtre qui brûlait encore dans un coin de l'auberge.

« Sura ! Non ! Repose-le tout de suite, par les foudres de Valyus ! » S'affola Azric en se remémorant ce qui s'était passé avec Aram la première fois. Il était hors de question que ce genre d'incident se reproduise, surtout avec Henri et en ce moment critique.

Mais au moment où le nain allait s'élancer à la rescousse du sinari, un sinistre grincement retentit. Stoppé dans son élan, il se rendit compte que les poutres miteuses du plafond se fissuraient, se craquelaient et commençaient à s’effondrer, rapidement suivies des murs du bâtiment.
Le grincement s’intensifia jusqu'à se changer en véritable tonnerre de craquements. Mais au moment critique, à l'inverse de s'écrouler sur eux, le plafond fut littéralement arraché de l'auberge et disparut dans la brume sombre et opaque que formait désormais le ciel. Dés lors, les murs explosèrent et tombèrent un à un dans un fracas monstrueux en propulsant des échardes de bois dans tous les sens.

Sans trop savoir d'où venait le danger, Azric se recroquevilla derrière son petit bouclier, et les éclats humides ne l’atteignirent pas gravement.
Cependant, lorsqu'il baissa lentement sa garde pour regarder autour de lui, il constata avec horreur que son champ de vision ne portait pas plus loin que sur quelques mètres à peine, là où s'étaient tenus les murs de l'ancienne auberge ... Son cœur se serra lorsqu'il découvrit que la paysage avait été intégralement remplacé par cette brume noire qui les cernait désormais dans un étau humide et étouffant ... Cette même brume nauséabonde et terrifiante qui avait tenté de pénétrer dans l'auberge quelques instants plus tôt.

Comme si cela ne suffisait pas, une présence était clairement perceptible derrière cette muraille de brouillard. Une présence ... ou plutôt une multitude ! Des bruits de pas précipités, des mouvements furtifs, des respirations lentes et rauques, ...

« Thor ... Valyus ... Yuimen ... Ce doit être un cauchemar ... Ça ne peut que être ça ... Meno ... Kubi ... Que les dieux me viennent en aide ... » Laissa échapper Azric, inconscient qu'il parlait à haute voix et qu'on pouvait l'entendre.

Puis une voix se fit entendre. Une voix venue de nul part. Une voix forte et plus grave que le grondement d'un volcan en éruption, mais tout autant intimidante. La voix du narrateur, du nouveau narrateur.
Celui-ci commença par souhaiter un bon appétit à toutes ces créatures tapies dans l'ombre qu'il appela "mes chéris", puis il s'adressa au groupe. Il les traita d'abrutis, les remercia tous pour leur aide involontaire et leur annonça qu'il brûlerait le livre lorsqu'il aurait récupéré la crème ( la crème ? Lacrème ? Par la Marteau de Meno, comment j'ai pu ne pas y penser plus tôt ! ) et qu'il ne leur restait plus qu'à prier pour mourir avant de brûler avec le livre.

Aussitôt, en un éclair, la grande dame bleue se fit remarquer et transporta dans la paume de chacun une petite bille bleutée rutilante. La magie était dangereuse, Azric le savait ... Mais il n'avait plus le choix ! Sans hésiter sur les bonnes intentions de cette femme bleue - puisque Sura était de toute évidence la fameuse traitresse - il serra le poing sur la bille et reprit son arme en main.
Il avait peur. Il était mort terrorisé ! Mais il était également conscient que s'il laissait s'échapper la barbare - qu'il avait pourtant défendu, dans le passé - avec Henri Lacrème, ils mourraient tous.

« Sura !! Bordel ! Nom d'un résidus de fiente de kobold, je t'ai dis de t'arrêter ! » Hurla le nain en se ruant dans sa direction. « Et dire que que je t'ai défendu ... C'est elle la traitresse ! Attrapez-la ! Elle ne doit pas s'échapper avec le sinari, sinon c'en est finis de nous ! »



((((Tentative de renverser Sura en la bousculant.))))
((((En serrant la bille de Syl Siri, Azric pense à une paire de jambière en bon acier))))

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Sam 4 Mai 2013 20:13 
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(Zone 4 -> -ancienne- Zone 7)


Scrutant le sinari, j'ai l'honnête surprise de le voir se mettre à trembler. J'en hausse un sourcil. Je viens simplement de lui demander comment il ferait pour sortir, et lui a l'air aussi apeuré qu'un rongeur dans les serres d'un rapace. C'est à n'y rien comprendre, même si observer ce genre de réactions fait naître une certaine satisfaction dans ma poitrine. J'aime ce sentiment. C'est si grisant que j'en profite, m'interrogeant quand même lorsque la feuille bipède parle du foyer comme porte de sortie. Je n'ai pas le temps de l'interroger plus avant que la chose verte et malodorante me menace du doigt, m'interdisant d'effrayer le rondouillard.

Mon regard se refroidit tandis que je fixe cette extrémité articulée tendue vers moi. Élevant ma sarbacane, je m'apprête à écarter ces phalanges de mon visage quand subitement, tout bascule. Yeux écarquillés, je constate avec stupeur que les murs de l'auberge disparaissent tandis que la tueuse à la pelle, l'air étrangement calme, s'empare du bonhomme craintif. Sans plus de cérémonie, elle le jette sur son épaule et se dirige droit vers la sortie indiquée par mon interlocuteur.

Un frisson glacé dévale mon dos quand je réalise ce qui se passe, aidé par une voix au timbre inquiétant. Le nouveau narrateur parle de la crème, mais avec une rapidité telle qu'on dirait un nom.

(Malédiction ! Ce conte m'a induit en erreur dès le départ !)

Mon instinct se réveille, m'avertissant d'un danger proche. Toutefois, la colère glacée qui s'installe en moi se renforce. Soudain, le barbu court sur patte fait entendre sa voix, désignant la femelle humaine brune comme la traitresse, nous sommant de l'arrêter. Amèrement, un sourire cruel prend place sur mon visage. Pourquoi dois-je toujours avoir raison concernant ces maudites créatures ?

Doutant franchement que ce bipède à bouclier soit capable de faire quoi que ce soit, je vole rapidement en avant et porte ma sarbacane à mes lèvres. Je vais pouvoir user de mon arme contre un vrai humain, enfin ! Rapidement, je concentre mon énergie dans mon tir, visant les pieds de la femelle. Avec un peu de chance, cela suffira pour la renverser. Et si elle s'éclate le crâne contre un meuble, ou quoi que ce soit d'autre, je n'en serai que plus satisfait !




Utilisation de la CC AJ "Tirs fourbes" -niveau 5-

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"Être libre, c'est ne pas s'embarrasser de liens."


Dernière édition par Nessandro le Ven 10 Mai 2013 22:25, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Dim 5 Mai 2013 09:24 
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Je ne pouvais pas fuir.

J'observais impuissant les murs s'écrouler l'un après l'autre pendant que la tarée à la pelle s'était relevé pour ramasser le Sinari et se diriger l'air de rien vers la cheminée. Je sentis un air glacé me lécher le dos. Je repris mes esprits, ne restant pas dos à l'extérieur je me mis de l'autre côté de ma barricade de fortune pour prendre conscience de la gravité de la situation. Nous étions encerclés par des ombres. Leurs respirations rauques me rappelait l'embuscade des Gazrok dans la forêt brumeuse.

A nouveau le souvenir de Linwen me traversa l'esprit, me figeant un instant. Pourquoi étais-je tant perturbé par ce regard ?

Le narrateur me ramena à la raison nous narguant de nous avoir bien eu. Mais je ne comptais pas mourir carbonisé dans ce livre comme il le voulait. J'allais sortir d'ici et lui faire regretter d'être si sûr de lui. Mais d'abord il fallait penser à ses présences hostiles et à la traîtresse. La gardienne nous lança à tous une autre bille d'eau que je serrais fort dans ma main. Ce n'est pas d'eau dont j'avais besoin, je n'avais pas soif.

Le nain fonça vers la traîtresse en nous sommant de la stopper. Oui mais comment ? Les ombres approchaient d'avantage et il fallait ralentir leur progression. Je n'avais que mes deux dagues pour me défendre. Hors de question d'en gâcher une sur cette dingue en risquant de toucher le hobbit ou même le nain qui la chargeait sans réfléchir. J'aperçus Nessandro qui la visa avec sa sarbacane. Faisant suffisamment confiance à la fée bleue pour neutraliser une femelle. Je me retournais vers l'extérieur, serrant une dague dans une main et la bille bleue dans l'autre.

Les ombres s'approchaient encore. Je ne cessais de penser à mon arc. Si seulement j'avais encore mon arc !

C'est alors que la bille dans ma main vibra et sous mes yeux ébahis se transforma en un arc sensiblement identique à celui que je possédais. Voilà à quoi servait ces billes aqueuses. Elles façonnaient des armes d'après nos pensées. Je n'avais jamais entendu parler d'une telle magie.

Un arc à la main, je rangeais mes dagues à ma ceinture et me préparais à faire reculer nos assaillants.

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Dernière édition par Arkalan le Jeu 9 Mai 2013 07:55, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Lun 6 Mai 2013 00:21 
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Futile

Malgré tout, la musique s'arrêta assez rapidement et Evangelina se sentit de nouveau maitresse d'elle même. Malheureusement, ce bref interlude de musique n'avait d'aucune façon modifié leur situation, si ce n'était par l'apport d'une perte de temps dont la poupée brisée se serait bien passée.

Elle regarda autour d'elle. La tension était toujours là. Elle ne savait pas quoi faire. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait, n'arrivait pas à mettre tout ce qu'elle avait appris ces dernières minutes dans le bon ordre. Elle en avait assez, et n'avait qu'une envie, sortir de là.

(Calme-toi, ce n'est pas comme ça que tu t'en sortiras.)
(J'en ai marre, je n'en peux plus.)

Elle se sentait incapable, inutile. Elle devait retrouver Larhe et ne parvenait pas à sortir d'un simple livre. Tout la dépassait. Et soudain, tout changea. Elle eut à peine le temps de comprendre d'où venait le violent craquement qui couvrit toutes les discussions que le plafond avait disparut. Puis se furent les murs qui, dans un bruit à la fois sinistre et insoutenable, s'écroulèrent.

Sans réfléchir l'Aniathy s'agenouilla et mit ses bras au dessus de sa tête pour se protéger. Mais le bruit retomba sans qu'aucun gravât ne lui fut tomber dessus. Elle attendit quelques secondes puis releva les yeux, posant ses mains aux sol, comme pour se rassurer qu'il était toujours là. Et ce qu'elle vit l'effara.

Elle écarquilla les yeux en comprenant que plus aucun mur n'était debout, qu'ils étaient maintenant tous dans cette brume noire et sans vie qu'ils avaient voulut éviter en refermant la porte.

"Qu'est-ce qu'il se passe ?"

Elle tourna la tête. Il semblait se passer des choses dont elle ignorait les causes. Le nain venait de s'élancer vers la tueuse de sang froid qui portait un petit homme sur l'épaule.

Mais cela n'était qu'un détail à côté des bruits qu'elle entendait. Ils n'avaient rien de rassurant. Ils étaient nombreux, dissonants, comme s'ils étaient à la fois réels et imaginaires. Mais quoi qu'ils fussent, ce qui les causait bougeait, et était présent en grand nombre.

Evangelina avait beau regarder autour d'elle, elle ne voyait rien, ne parvenait pas à distinguer la source des bruits. Puis soudain, une voix parla, une voix qui la fit littéralement frissonner. Et ce qu'elle dit n'avait rien de rassurant. Elle parlait de nourrir des bêtes, de bruler le livre.

Cette dernière allusion lui fit comme un flash. Un bref instant de souvenir qui noircit son regard, son âme.

"Il est hors de question que je brule..."

Elle porta sa main à sa poitrine, là où reposait la pierre de vie de Larhe, alors que les images de son corps en feu repassaient dans sa tête, et que des larmes bleutées coulaient sur ses joues.

Elle se releva et se concentra. Elle se battrait, elle ne se laisserait pas avoir ainsi. A ce moment là quelque chose roula à ses pieds. Une jolie bille bleue, presque immatérielle à regarder mais solide entre ses doigts. Elle la ramassa en fronçant les sourcils, avant de remarquer que tous le monde venait de faire de même.

(Qu'est ce que c'est ?)
(C'est la première fois que j'en vois autant au même endroit. C'est extrêmement rare pourtant...)

La poupée brisée soupira. Ca ne répondait pas à sa question. Mais très vite elle remarqua que quelques personnes faisaient apparaitre armes et armures.

(C'est la bille qui fait ça ?)
(Oui, profites-en, c'est un cadeau précieux.)

Elle regarda de nouveau la petite bille bleue, alors que les bruits dans la brume se faisaient plus pressant. Elle n'avait besoin de rien, à quoi pouvait lui servir une telle bille ?

(Au contraire, tu as grand besoin d'aide matérielle. Ta dague t'est bien inutile j'ai l'impression.)

Pour une fois, Evangelina était d'accord avec l'araignée bleutée. Mais que pouvait-elle vouloir ? Une armure, un casque, une arme ? Elle n'y connaissait rien, elle ne savait pas ce qui l'attendait dehors...

Rapidement elle se décida pour une arme. Bien que sa tenue soit particulièrement abimée, le manteau d'Hailindra le protégeait et elle ne se voyait pas porter quelque chose encombrant son mouvement. Mais qu'elle arme ? Elle ne savait pas tirer à l'arc, n'avait pas la force pour porter une épée... Les quelques affrontements qu'elle avait vécu lui permettaient à peine de se faire une idée de ce qu'elle préférait comme approche...

En réfléchissant elle remarqua qu'elle ne connaissait que peu d'arme, toutes datant de l'époque où elle n'était encore qu'un Aniathy domestique. Le petit d'ami d'Arhya possédait lui même quelques armes, des épées classiques, et quelques armes plus exotiques...

(Réfléchis bien, cette bille n'offre qu'une seule pièce.)

Elle ne savait pas se battre, il lui fallait quelque chose d'assez facile à manier, qui ne nécessitait ni prise de risque ni ouverture flagrante.

(Mais j'ai ma magie...)

Elle pensa donc à une arme qui pouvait maintenir les ennemis à distance, du moins éviter que leurs propres lames ne puissent l'atteindre...

(La grande épée !)

Evangelina se rappela d'une arme qu'elle avait vu dans cette collection, un sabre assez long dont le manche était étrangement grand. Plus elle y pensait et plus elle le revoyait distinctement. C'était l'arme qu'il lui fallait. Le petit ami d'Arhya lui avait expliqué que sa taille permettait une vitesse plus grande, et un maitrise du terrain plus aisée.

(Mais comment... ?)
(Penses-y simplement.)

Dubitative, elle ferma cependant les yeux et visualisa cette étrange arme que lui avait montrer cet homme. Elle n'était pas sûre de pouvoir l'utiliser correctement, mais vu la situation dans laquelle elle se trouvait...

Derrière la brume
---------------------------

L'arme à laquelle pense Evangelina est un nagamaki.

_________________
Les dieux ne sont qu'enfants, inconscients et inaptes. Ils souffriront comme j'ai souffert, perdront à jamais leur pouvoir et erreront, comme jamais personne n'avait encore erré. Ils pleureront, remplissant les mers, et saigneront, car tel est le sort que je leur réserve, car enfin ils vivront ce qu'ils ont fait vivre...

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Merci à Itsvara

« Les hommes ne sont pas nés du caprice ou de la volonté des dieux, au contraire, les
dieux doivent leur existence à la croyance des hommes. Que cette foi s'éteigne et les dieux meurent. »
Jean Ray



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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mer 8 Mai 2013 21:29 
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Les Dernières Plumes - Chapitre VIII



Les Murs de Poussière

Chapitre I




Le fanatique rata le menton, mais peu importait. Il avait touché le nez de plein fouet et entendait le chat hurlait une nouvelle fois. Malgré sa situation, qui ne s'était pas améliorer pour autant, et le géant qui gardait toujours sa prise, il était fier de lui, d'avoir trouver les ressources pour faire toujours regretter un peu plus à cette créature de s'en prendre à lui.

Soudain, un bruit de fracas se faisait entendre. Le plafond était en train de partir en morceau mais, au lieu de s'effondrer, était comme aspiré loin en-dehors, dans une brume épaisse qui semblait s’infiltrer entre les quatre murs. La magie étrange de ce conte semblait se déchaîner ici, était-ce sa faute ?

Le chat s'était tue, et paraissait maintenant paniqué. Soit il ne comprenait pas plus que le fanatique ce qu'il se passait, soit il avait de bonnes raisons de redouter ce qui était en train de se passer... Il courrait dans tout les sens, comme pour chercher où s'abriter. L'ombre avait lâché son emprise et suivait les mouvement du chat noir. Goetius restait là, presque amusé par ce soudain chaos qui venait de sans doute lui sauver la vie.

Lorsque le toit eût totalement disparu, les murs extérieurs tombèrent comme s'ils eût été fait de poussière. Un brouillard épais et humide envahissait maintenant ce qui restait de la salle. Il entendit quelques voix venant de la salle principale, mais surtout, des râles et des pas qui semblaient approcher de l'auberge. Qu'était-ce encore que ce danger lui pendant au bout du nez ? Derrière lui, les derniers murs s'étaient eux aussi évanouis.

Le danger que représentait l'orc était finalement négligeable face à celui qu'il aurait sans doute à affronter maintenant, mais il n'était pour autant pas plus fier d'avoir encore une fois affaire à ces individus. Tout cela était sans doute même de leur faute.

Soudain, une voix grave et masculine se faisait entendre, comme annoncée depuis les cieux. Son discours ne présageait rien de bon, appelant Zewen sait quelles créatures au repas et racontant que lorsqu'il obtiendrait la crème, il brûlerait le livre avec eux à l'intérieur.

Goetius n'était pas sûr de comprendre. Cette crème servait à sortir du livre... Elle aurait une autre utilité que celle-ci ? Cela pourrait être intéressant... Mais pour l'heure, il ne savait toujours par de quelle crème il pouvait s'agir. Certainement pas celle qu'il avait en sa possession, ni celles du petit hobbit. Par les dieux, il avait loupé quelque chose mais quoi ?

Il reconnut alors la voix du nain en train de hurler au loin. Il se détourna et le devina dans la brume, en train de courir après la sauvageonne. Il criait qu'elle était une traîtresse et qu'elle ne devait pas s'enfuir avec le sinari, sinon ils seraient tous morts.

Que Phaïtos le maudisse pour son imbécilité, il avait trop fait confiance à cette barbare chez le hobbit et voilà les frais de sa crédulité ! Il aurait dû comprendre que son comportement étrange cachait quelque chose ! Et elle s’enfuyait avec le semi-homme à l'épaule... Mais pourquoi ? Leur aurait-il menti en les envoyant vers le lutin ? Avait-il la crème en sa possession ? Ou était-ce Sura qui avait tout orchestré depuis le début ? Si elle savait comment quitter ce fichu conte, il faudra la faire parler ! Ah ! Il le savait pourtant ! Il aurait dû les tuer dès qu'il en avait eu l'occasion, elle et ce nabot ensuite ! Seuls les cadavres sont dignes de confiance ! Quelle maudite histoire !

Au milieu de cette poursuite, l'elfe bleu lança à chacun une nouvelle bille d'eau. Il en avait déjà une dans la poche, dont il ignorait toujours l'utilité. Il ne comprit qu'en voyant l'un d'eux transformer la petite orbe bleu en solide arc. Mais un arc ne lui serait d'aucune utilité, il ne savait pas tirer. Si seulement il pouvait encore utiliser sa magie... Et puis son précédent poignard était resté planté dans l'ombre ! Il devait récupérer une nouvelle lame. Mais il ne trouvait aucun charme à son précédent poignard, si vulgaire, tout juste bon à couper du saucisson. Il lui fallait quelque chose de plus discret, de plus léger, de plus fin, qui lui demande moins d'effort à la pénétration et à la rétractation dans la chair.

Il n'eût qu'à y penser pour voir le liquide former dans sa paume un stylet entièrement noir, bien aiguisé, prêt à faire jaillir le sang.

Le nain essayait de rattraper et de bousculer Sura. Voir cet être aux jambes courtes sprinter était ridicule mais s'accordait à ses paroles. Elle savait à coup sûr comment sortir d'ici et le hobbit devait tenir un rôle dans cette histoire. Il fallait les arrêter.

Goetius courut à son tour jusqu'à elle. Si le nain (ce qui était fort probable en raison de son gabarit) échouait à la retenir, il devrait se charger de la rattraper. Mais d'abord, pas pour la tuer... Elle avait beaucoup de choses à raconter. Lui enfoncer sa lame dans l'épaule serait un bon début d'interrogatoire...



Les Murs de Poussière - Chapitre II

_________________

Playlist de Goetius Gomorrheus
Méléagant, le personnage l'ayant inspiré

Écoutez-moi bien.
Je suis Goetius Gomorrheus, le nécromant, l'élu de Phaïtos et de Zewen, le prophète qui va rendre au monde son silence originel.
Croyez-vous vraiment que rien de pire que la mort ne puisse vous arriver, à vous et à votre famille ?
D'un geste, je pourrais les ramener à la vie, en faire des pantins soumis à ma volonté jusqu'à la fin des temps. Ils ne rejoindraient jamais le repos des enfers. Leurs âmes disposées à ma jouissance, dépossédées de volontés, pourriraient petit à petit jusqu'à totalement oublier qui ils furent. Ça, c'est ce qu'il arrivera si vous ne faites pas exactement tout ce que je vous ordonne.
Et, si vous avez l'audace de croire que me tuer résoudrait votre problème, regardez donc mon cou.
Vous la voyez, cette cicatrice, qui longe ma gorge ? Le vestige d'un combat qui aurait dû m'être fatal.
C'est un témoignage des dieux. Ils ne veulent pas que je meure.
Désormais, que vous le vouliez ou non, vous m'appartenez. Et mon premier ordre sera :
Faites silence.


Dernière édition par Goetius Gomorrheus le Mar 14 Mai 2013 21:21, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mer 8 Mai 2013 22:36 
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*version squelette... désolé, j'ai zappé la quête *

En gros, Hailindra va vouloir cacher les petites dans la remise qui était à gauche, quand les murs tombent.
Elle découvre alors le chat qui s'enfuit responsable des miaulements qu'elle entendait. Elle va vers Goëtius (qui était dans la même pièce que le chat) pour le sermonner d'avoir fait peur à cette bestiole, mais elle est arrêtée par l'une des deux gamines qui lui file la bille bleue.

Ce qui fait qu'elle va oublier le chat et Goëtius par la même occasion.

Elle comprend que les billes se transforment en équipement et imaginent alors un casque particulier, sorte de diadème munie de protection pour ses oreilles triangulaires qui soit flexible (vu que ses oreilles bougent).

C'est en l'enfilant qu'elle découvre Sura entrain de s'enfuir et décide de tenter un stratagème étrange. Se concentrant pour lancer son sort de changement de voix, elle tente de prendre la voix de Bavarde pour crier à Sura :

"Je suis toujours la narratrice, c'est mon livre et tu es piégée ici, traîtresse !"

En espérant bien sûr qu'elle s'arrêterait au moins assez de temps pour que quelqu'un l'attrape et la maîtrise !


(((utilisation du sort de changement de voix)))

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La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil. Nietzsche
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Là où est la musique, il n'y a pas de place pour le mal. Miguel de Cervantès


Je suis aussi GM14, Lothindil, Gwylin, Naya et Syletha


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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 9 Mai 2013 10:08 
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Le lutin continuait à clamer hargneusement qu’il avait failli mourir de la bêtise du gobelin, même si ça semblait désormais dérisoire face à ce qui approchait, dehors. La mort incarnée, sans doute. La peur se lisait dans les yeux de chacun. La détermination, chez certain, le désespoir chez d’autres. Dans les grands yeux de Tips, on ne pouvait lire que l’innocence et l’incompréhension. Il n’avait jamais vécu de telles choses, d’événement si sombre ou si dangereux. Il avait certes survécu à l’anéantissement de son clan, mais il s’en était à peine rendu compte… Peut-être était-ce là ce qui se passait aussi. Alors que chacun se souciait de sa survie, lui n’était qu’insouciance, finalement. Et si l’air fétide entrant par la porte dérangeait son odorat, il ne le fit pas remarquer. Il avait l’habitude, à force, des odeurs de charogne, de moisissure, d’humidité renfermée…

Il y voyait de moins en moins, et ce n’était pas pour arranger les choses.

Il entendit, à un moment, son ami l’orque parler de saucisson gratuit, mais était-ce réellement ce qu’il voulait encore ? Du saucisson ? En réalité, seul son saucisson était marqué d’un certain intérêt. Il ne voulait pas ceux des autres. Juste le sien. Et le sien, il l’avait perdu.

Le regard insistant et sévère du lutin sur son être désemparé finit par avoir raison de lui. Il sentit une vague de chagrin monter dans ses yeux, et s’écouler vite sous forme de grosses larmes. Les sanglots, aigus et étouffés, accompagnaient ces pleurs soudains.

Mais les pleurs furent vite interrompus par un événement si soudain et inexplicable qu’il ne fit que maintenir en suspens l’un des sanglots du petit être vert. La bouche tordue et ouverte, les yeux larmoyants, il assista impuissant à l’arrachage du toit de l’auberge, et à la chute de ses murs de pierres.

Ils étaient désormais dans une ambiance de marécage, entourés d’une brume enfermant mille ennemis qui approchaient à pas feutrés. Leur respiration lente et rauque accompagnait le rythme de leurs pas traînés et lents. Une voix se fit entendre, parlant d’apéritif et de livre brulé. Toujours aussi incompréhensible, mais l’instinct presque animal de Tips lui fit comprendre qu’il était en danger. Et que la bille bleue que la Dame de la même couleur venait de lancer à chacun serait la clé de ce combat en devenir. Et ceux qui l’entouraient, ceux qu’ils pensaient être des alliés, commençaient à se taper dessus. La barbare en pagne s’empara du semi homme, et les attaques plurent en sa direction.

Tips se gratta l’arrière de la tête, et tendit au petit lutin sa paire de ciseaux. Sans doute lui serait-elle utile, dans ce combat à venir. Ou peut-être pas. Quoi qu’il en soit, il pensa très fort à avoir un bouclier, en plus de son arme. Il avait vu, chez les guerriers de son clan, que ça pouvait s’avérer très utile. Hélas, il n’en voyait pas l’ombre autour de lui. Ce n’était pas cette petite boule bleue qui allait l’aider à faire quoi que ce soit.

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"Le coeur grossier de la prospérité ne peut comprendre les sentiments délicats de l'infortune..."

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Ven 10 Mai 2013 02:44 
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Jets Azric Attaque contre Sura: Echec
Jets Nessandro Attaque contre Sura: Echec
Jets Goetius Attaque contre Sura: Echec
Jets Haillindra Ruse contre Sura: Echec
Jets Cro (l'orque mâle) contre Sura: Echec
(Pas de chance pour les dés ! )

Malgré les protestations du nain, Sura avait continuer sa progression vers le foyer. Mais elle dut s'arrêter lorsque les murs s'effondrèrent. Lorsque le nain courut vers celle-ci, elle se tourna vivement esquissant un sourire mauvais et fit un pas de côté juste à temps. Le nain prit par son élan eut du mal à s'arrêter et s'empêtra les pieds dans les décombres du mur sud. Lorsqu'il se releva, des jambières en acier de bonnes factures protégeaient ses genoux.

La petite munition du petit aldryde, pourtant bien lancée, n'atteint pas son but, et se planta à un centimètre à côté des pieds de la sauvage.

Arkalan vit apparaitre un carquois emplit de flèches en plus de l'arc qu'il avait souhaité. Et pour Evangelina, c'est un nagamaki qui lui apparut dans les mains.
Goetius pour sa part, reçu le stylet discret, mais lorsqu'il voulut planté son arme dans l'épaule de la fanatique celle-ci, s'esquiva rapidement. Elle n'avait qu'un bras de libre et pourtant elle avait esquivé toutes les attaques jusqu'à présent. Comme si elle considérait que ses adversaires n'étaient pas à la hauteur, elle leur tourna le dos poursuivant sa marche pénible dans les décombres du mur sud se rapprochant sans craintes les monstres pour le moment invisible. Puis elle se figea raide en entendant la voix de Bavarde . Elle attendit un bref moment scrutant le ciel, puis reprit sa route.

Le lutin s'empressa de prendre les ciseaux qui lui étaient tendus pour sans tarder se couper les cheveux. La coupe fut rapide, maladroite, mais efficace. Sitôt fait, il laissa les ciseaux sur le comptoir et sauta de son perchoir et se faufila dans un trou entre deux planches du parquet après vous avoir crié avec arrogance un bref : Adieu !


Et puis, la brume se dissipa suffisamment pour que vous puissiez apercevoir vos adversaires, une vingtaine pas moins qui vous encerclaient et approchaient de vous lentement, avec lourdeur.
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(((Azric, et Tips : si vous le désirez, je vous laisse trouver l'image qui correspondraient à l'équipement de vos pensées, je la rajouterai à vos fiches respectives ))).

_________________
Image

À votre service, pour le plaisir de rp !


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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Ven 10 Mai 2013 22:24 
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De mes yeux sombres, je suis la trajectoire de ma fléchette. Mon rictus satisfait disparait aussi sec quand le projectile rate sa cible. C'est de la faute de ces maudits géants ! Je suis sûr que sans leur intervention ayant fait changer sa trajectoire à la femelle, je l'aurais atteint sans difficulté ! Maudites créatures ! C'est gigantesque, et ce n'est pas fichu d'arrêter une humaine, chargée qui plus est ! Que ce soit le nain, l'encapuchonné ou même cette infâme créature qui m'a menacé plus tôt, aucun n'est capable de faire quoi que ce soit.

J'enrage, rechargeant ma sarbacane avec férocité. Avec tous ces crétins dans ma ligne de mire, je ne peux plus rien tenter. Ma colère me fait retrousser les lèvres et serrer la mâchoire. Je sens mon énergie combattive s'agiter dans chaque parcelle de mon corps, en un chaos rude à contrôler. Ma haine croît d'instant en instant. Je veux frapper quelqu'un ou quelque chose avec assez de force pour que ma cible se brise. Un grondement commence à se former dans ma gorge quand mon regard bifurque vers le shaakt. Lorsque je l'aperçois, visiblement paré, et doté d'un arc neuf, ma haine se calme un peu. À le voir décidé, je me sens frustré.

Appliquant une paume libre sur ma tempe, je tente désespérément de reprendre le dessus. Mes dents sont si serrées que je suis certain de les sentir crisser. Cela ne me ressemble pas. Je suis d'ordinaire beaucoup plus modéré, mais les événements me poussent à bout. C'est particulièrement le cas lorsque la voix nasillarde du lutin se fait entendre. L'épisode de la traitrise d'un autre petit être me revient en mémoire. Je me sens de nouveau envahi par une rage liée à mon énergie combattive. J'en ai assez de me brider. Il me faut trouver un échappatoire, sans quoi je vais finir par exploser.
Un court souffle m'échappe, témoin de ma frustration, de ma colère et de mon amertume.

"Tch !"

Lorsque je relève le nez, c'est pour voir une vingtaine de silhouettes entre bipèdes humanoïdes et végétaux. Lents, lourds, menaçants. Mon instinct me fait comprendre que je ne dois pas les approcher. Cependant, ils correspondent exactement à ce qu'il me faut. Des adversaires sur lesquels cogner. Mon coeur pulse lourdement, insufflant ma volonté de me battre à chacun de mes muscles. Je suis empli d'une vigueur telle que je constate avec anxiété que mon corps a du mal à m'obéir.

Chaque parcelle de mon être tremble, y compris mes mains. Il ne me faut que quelques instants pour réaliser que mon souffle est aussi irrégulier. Je ne peux pas me battre ainsi, pas si je suis incapable de me servir de mon arme ! Par réflexe plus que réflexion, je braque mon regard sur Hekell. J'aimerais mettre un qualificatif sur l'effet que ce géant a sur moi, mais tout ce que je comprends c'est que sa vue suffit à m'obliger à me reprendre. Prenant un instant, je ferme les paupières, inspirant et soufflant cet air infâme qui m'entoure.

Silencieusement, je tente de canaliser cette haine, pour la changer en énergie destructrice envers mes ennemis. Relâchant un peu ma main gauche, je visualise bientôt un moment passé : celui où j'ai froidement abattu l'araignée translucide. Elle avait beau avoir un aspect qui me rend malade, seul un froid dénué de sensations avait empli ma poitrine. Je revois encore ma fléchette frapper la gorge de ce faux humain. J'en esquisse un sourire satisfait. C'est cela, je dois m'efforcer de me contrôler, de retrouver ce sang-froid parfait.
Levant le nez, je prends une profonde inspiration.

( Concentration. Détermination. Te laisse pas bouffer par tes émotions. Fais pas l'humain. )

Je me répète ces ordres encore et encore. Ils tournoient dans mon crâne, en une pluralité de sons inaudibles pour les autres. Petit à petit, ils se rassemblent, pour ne former qu'une volonté de contrôle de mon corps. Quand je rouvre les yeux, je me sens plus serein, mais surtout beaucoup plus déterminé. Sarbacane en main, je me rapproche du shaakt sans pour autant venir le gêner. Mes yeux sombres se braquent vers les silhouettes défraichies les plus proches. Je sais qui sont mes adversaires. Je sais ce que je veux. Et le meilleur dans tout cela est que tous mes autres sentiments semblent avoir été supplantés par ma volonté d'en découdre.

Je ne les redoute pas, je ne les hais pas non plus. Je veux juste m'en débarrasser, comme on retire une écharde de son doigt. Tendant la sarbacane dans leur direction, comme les menaçant d'une lame, je m'adresse cependant à mon compagnon d'infortune. Yeux plissés, je parle avec un ton glacé, mais qui ne masque pas ma pointe de moquerie habituelle.

"Nouvelle discipline... Jardinage sur cibles mouvantes. Tu crois que ça saigne ces choses ?"

Sur ce, je reporte la sarbacane à mes lèvres, bien décidé à vendre chèrement chacune de mes plumes. Je perçois ma puissance martiale se concentrer dans mon abdomen, là où j'en ai besoin pour lancer des projectiles puissants. Je suis concentré, déterminé. Je ne sais pas si je peux triompher, mais je m'en moque. L'important est de tout donner et de survivre.

Qu'ils y viennent, ils vont être bien accueillis !






Tentative d'apprentissage de la CC AJ d'éradicateur "Froide détermination"

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"Être libre, c'est ne pas s'embarrasser de liens."


Dernière édition par Nessandro le Ven 17 Mai 2013 14:17, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Lun 13 Mai 2013 08:32 
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Une bille dans la brume

Pendant quelques secondes, il ne se passa rien. Puis la bille que la poupée tenait dans sa main commença à chauffer, progressivement. Et elle devint d'une consistance étrange. Evangelina hésita à ouvrir les yeux pour regarder, mais quelque chose l'en empêcha, comme si elle savait au fond d'elle qu'il ne fallait pas.

Cependant la chaleur augmentait, et l'Aniathy étant ce qu'elle était, ce n'était pas pour la rassurer. Mais soudain, la chaleur disparut, et la bille bleue commença à bouger dans sa main. Puis grandit, s'étendit, devint plus longue, plus large, un peu comme un tube.

La transformation, était assez rapide, et finalement elle se termina. Evangelina ouvrit doucement les yeux et regarda sa main. Lorsqu'elle y vit l'arme, elle écarquilla les yeux. Le sabre qu'elle avait visualisé était là, dans sa main. Le fourreau et le manche étaient tous deux en cuir, se confondant lorsque la lame était rangée. Une ceinture permettait de l'attacher à la taille, ce qu'Evangelina fit de suite. Puis elle posa sa main sur le pommeau du sabre avant de le tirer doucement. La lame glissa sans résistance, dans un fin bruit qui résonnait agréablement aux oreilles de la poupée. Le fer était beau, brillant et apparemment forgé avec professionnalisme. L'arme était assez lourde, l'Aniathy fut obligée de la prendre à deux mains. Mais sa longueur, ainsi que celle de son manche, allaient permettre un contrôle du terrain non négligeable... si elle parvenait à convenablement s'en servir.

Elle releva les yeux en glissant la lame dans son fourreau et regarda autour d'elle. Tout était silencieux, comme si la brume atténuait tous les sons, comme si la mort elle même venait de s'inviter dans le livre. Les fluides d'Evangelina étaient prêt à être utilisés. Elle n'arrêtait pas de les préparer depuis que les deux femmes s'étaient disputées et qu'elle s'était interposée. Elle était prête à réagir.

Mais lorsque la brume s'estompa progressivement, elle recula d'un pas, écarquillant les yeux. Des espèces d'hommes arbres répugnants s'avançaient doucement vers eux, trainant leurs longs bras noueux et leurs longues jambes, immuablement, comme si rien n'allait pouvoir les arrêter. Mais surtout, ils étaient beaucoup plus nombreux que ceux qu'ils encerclaient.

"C'est quoi ce délire ?"
(Va falloir que tu sois prudente, ils sont nombreux et à mon avis meilleurs que toi en affrontement direct.)

Evangelina pensa à son long sabre. Puis elle regarda à nouveau les hommes arbres.

"J'espère qu'il coupe bien. Et je crois que je vais..."
(Tu parles à haute voix.)
(Ah oui, désolé. Ils sont humanoïdes, tu crois qu'ils réagissent comme les vivants ?)
(Tu n'as qu'à essayer.)

La poupée soupira et fronça les sourcils.

(Tu m'énerves.)

L'Aniatthy posa une main sur son sabre. Elle avait déjà vu le petit ami d'Arhya s'en servir, mais refaire ce qu'elle avait vu n'allait pas être une mince affaire. Heureusement qu'elle pouvait user de sa magie. Elle inspira un grand coup et recula doucement pour se rapprocher d'Hailindra. Quitte à choisir, elle était la seule qui méritait un tant soit peu d'être aidée. D'ailleurs elle se rappela qu'elle portait toujours son beau manteau, qui était maintenant tâché de sang.

Elle la regarda un instant, ne voulant pas quitter trop longtemps des yeux les créatures qui les encerclaient.

"Tu souhaites le récupérer ?"

Décision

_________________
Les dieux ne sont qu'enfants, inconscients et inaptes. Ils souffriront comme j'ai souffert, perdront à jamais leur pouvoir et erreront, comme jamais personne n'avait encore erré. Ils pleureront, remplissant les mers, et saigneront, car tel est le sort que je leur réserve, car enfin ils vivront ce qu'ils ont fait vivre...

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Merci à Itsvara

« Les hommes ne sont pas nés du caprice ou de la volonté des dieux, au contraire, les
dieux doivent leur existence à la croyance des hommes. Que cette foi s'éteigne et les dieux meurent. »
Jean Ray



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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Lun 13 Mai 2013 14:06 
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La brume finit par s'écarter, me permettant de détailler mes cibles. Des créatures que je n'avais encore jamais aperçu. J'en repérais une bonne vingtaine qui nous encerclaient. Des sortes d'hommes arbres qui avançaient d'un pas lourd. Je bandais mon arc, visant le plus proche quand Nessandro vint me porter assistance. Sa présence, inexplicablement, me revigore. J'ai l'impression qu'avec lui nous pourrons sans difficulté repousser cette attaque. Alors qu'au fond de moi je savais bien que nous allions avoir un mal de chien à survivre à cette aventure.

Comme d'habitude il s'adressa à moi sur un ton moqueur qui me fit ricaner.

"J'ai un doute... En revanche, je suis presque persuadé que ces saloperies craignent le feu."

Néanmoins, je ne résiste pas à l'idée de décocher ma flèche sur l'une de ces choses. Rien que pour répondre à la question de Nessou. Je lâche la corde de mon arc et laisse filer mon projectile tout droit vers les monstres troncs.

"J'espère qu'ils arriveront à se débrouiller avec la traitresse."

Je jetais un regard vers la cheminée, m'assurant que la dingue à la pelle ne s'échappe pas et me préparant du même coup un chemin sans embûche pour foncer vers les flammes au cas où ma flèche serait inefficace.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Lun 13 Mai 2013 19:03 
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Sans prêter attention aux cris et aux insultes d'Azric, Sura poursuivit sa route en direction des décombres des anciens murs de l'auberge. Puis, lorsque le nain la rattrapa en courant avec l'intention de la bousculer, elle l'esquiva d'un habile pas de côté. Complétement déséquilibré par sa course, Azric s’emmêla les jambes et trébucha violemment dans les décombres, s’étalant de tout son long dans les planches de bois déchiquetées et les poutres brisées.
Mais aussitôt, le nain s’empressa de récupérer ses affaires qui étaient tombées avec lui et de relever la tête pour pouvoir suivre la progression de la barbare en pagne. Il aperçut brièvement un projectile s'écraser à ses pieds et, malgré le hobbit rondelet qu'elle portait toujours sur l'épaule, elle esquiva sans difficulté un nouvel assaillant sortit de nul part : l'ordure d'humain en robe sombre, dont l'état laissait à désirer ...

C'est alors qu'Azric - qui ne se démarquait pas par son esprit vif - comprit les intentions de Sura. Elle ne se dirigeait plus en direction de la cheminée - ou ce qu'il en restait, sous tous ces débris - mais essayait simplement de sortir de l'auberge, pour rejoindre cette terrifiante brume sombre et habitée par Yuimen sait quelles créatures. Un autre des occupants de l'auberge tenta alors de stopper la barbare en usant de la magie pour contrefaire la voix de Bavarde, mais l'imitation était fort peu réussie et Sura n'y accorda pas la moindre attention.

( On dirait qu’il n’y a rien à faire, nom de Valyus … Non de non, elle est beaucoup trop forte ! Peut-être est-ce nouveau narrateur qui la renforce ? Ou qui nous affaiblit ? ) Pestait intérieurement le courtaud en se redressant avec une curieuse difficulté …
Ses bras et son torse nus étaient éraflés de toutes parts, mais ses jambes demeuraient étrangement intactes … Et c’est en y accordant un bref regard qu’il comprit pourquoi.

Enserrant ses deux jambes du mollet jusqu’à la cuisse, une solide paire de jambières d’un acier rutilant et entièrement articulée était mystérieusement apparue. L’armure sembla dégager une timide aura bleutée qui s’estompa aussitôt … Une aura d’un bleu qui rappela à Azric la bille luisante qu’il avait reçu de la grande dame bleue.

( C’était donc ça, l’effet de cette fichue bille … Mouais, je suis sûr que ça vaut pas une véritable armure en métal, ça ! ) Bougonna Azric, de mauvaise foi. ( Et puis comment cette dame a pu savoir que je rêvais de jambières ? Hmmm … Ah, par Kubi, elle a dû voir la blessure de ma jambe ! C’est donc ça ! )

Mais le nain fut rapidement tiré de ces futileries par les bruits rauques et sourds des créatures qui se cachaient dans la brume qui l’entourait … Cependant, en relevant les yeux, il se rendit compte que le brouillard s'était quelque peu estompé et remarqua avec horreur ce qu'il renfermait depuis le début ...

Azric en vit un, puis deux, puis une dizaine ... Et puis beaucoup plus ...
De loin et cachés par la brume, on aurait dit des humains normaux, grands et élancés ... Mais ils n'avaient vraiment d'humain que la silhouette. Leur peau semblait sèche et ridée, comme un vieux parchemin froissé, et arborait une repoussante couleur entre le vert et le gris, terne et maladif. Leur corps entier était parcouru de longs filaments bruns semblables à des lianes racornies, qui prenaient racine à l'arrière du crâne et se prolongeaient jusqu'aux extrémités des membres, pour se terminer en de terrifiantes griffes effilées ...
Bien que vaillant, Azric avait du mal à déglutir, et ses jambes manquèrent de le laisser tomber lorsque l'une des créatures releva lentement la tête pour le fixer de ses orbites vides.

Dégainant sa hache, présentant son bouclier devant lui, le petit nain courtaud s'apprêtait à établir un plan d'attaque pour récupérer Sura ... lorsqu'un claquement sec retentit dans son dos.
Il n'eut pas le temps de se retourner qu'il aperçu une projectile filer par dessus son épaule et se diriger à toute vitesse en direction de cette armée de monstres qui les encerclaient et s'avançaient lentement vers eux ...

( Imbéciles ! Non de non, tous des crétins ! ) Jura-t-il dans sa barbe en reculant prestement, faisant bien attention de ne pas trébucher dans les débris.

Les hostilités semblaient avoir commencé ... Et Lacrème s'éloignait toujours un peu plus ...

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mar 14 Mai 2013 16:51 
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[HJ : voici l’image du bouclier ]

Le petit lutin agrippa les ciseaux hargneusement, et n’attendit guère avant de trancher ses longs cheveux poisseux. Sans même un merci pour le gobelin qui lui avait retrouvé sa paire tant attendue. D’ailleurs, pour une raison que Tips ignorait, il laissa ensuite choir l’objet d’argent sur le comptoir avant de prendre ses jambes à son cou, et, sautant du bar, tomba sur le sol et disparut entre deux planches, tel un rat qui fuyait un navire condamné à sombrer. Et la métaphore était bien réaliste, pour le coup, même si Tips l’ignorait encore, et se demandait, l’air hagard, pourquoi ce petit être criard avait décidé de partir si vite à cet instant précis.

Il ne tarda pas, cependant, à s’en rendre compte. Les bruits dans la brume, qu’il avait presque oubliés dans ses sanglots passés, se précisèrent à mesure que le brouillard disparaissait. Et parurent alors des êtres immondes, tas de lianes boisées et sombres sortant des marais puants comme autant de zombies dévoreurs de chairs. En bref, ils n’étaient braiment pas beaux. Et ils semblaient dangereux, en plus.

Il fallait prendre une décision, et vite. Les deux seules qui vinrent à Tips, et elles lui semblèrent bien plus censées que de s’entre-attaquer, furent de se changer en arbre ou en dragon. L’avantage de l’arbre était qu’il offrait un déguisement parfait, et un sentiment de menace proche de zéro pour quiconque le voyait. Le principal inconvénient restait qu’au milieu d’un plancher, si ces créatures avaient ne fut-ce qu’une once d’intellect, elles devineraient la supercherie et auraient tôt fait de le déraciner sans préavis. Aussi préféra-t-il l’autre solution, plus écailleuse, qui avait l’énorme avantage de posséder une paire d’ailes salvatrices.

Ainsi donc, au milieu de tous, il entreprit de se transformer, de prendre sa forme draconide miniature, afin d’imiter finalement les actes du lutin, et de filer droit… Non pas qu’il voulut fuir en laissant ces innocents se faire trucider, mais c’était globalement ce que son instinct de survie lui proposait de plus simple et direct à faire. Un vol à la verticale pour visualiser le nombre d’ennemis, et se mettre hors de leur portée, en tout cas, pour le départ.

_________________
"Le coeur grossier de la prospérité ne peut comprendre les sentiments délicats de l'infortune..."

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mar 14 Mai 2013 21:12 
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Les Murs de Poussière - Chapitre I



Les Murs de Poussière

Chapitre II




Comme prévu, la barbare n'eût grand peine à se défaire du nain, le laissant foncer vers le vide. Malgré la fatigue de son dernier combat, Goetius rattrapa les pas de Sura. Hélas, elle l'avait repéré avant qu'il ne soit à son hauteur et le geste précipité et improvisé de Goetius ne réussit à fendre que l'air brumeux. Elle l'évita d'un geste presque insultant, en tournant sur elle-même, n'ayant même pas eu à freiner dans sa course et le distançant sans effort.

Laissant tomber sa course inutile, haletant de la fatigue de toutes les péripéties qu'il venait de connaître et de celles qui lui restait à subir, ses pensées se rangèrent dans son esprit.

Cette damnée sauvage devait déjà être le jouet du nouveau narrateur, à l'heure où il avait lui-même tenté de la manipuler dans le foyer du sinari. Voilà pourquoi il avait échoué. C'était la seule explication possible.

Goetius n'aurait eu aucun scrupule à faire de même s'il eût été à sa place, mais ce bougre ne devait pas manquer d'intelligence en choisissant non seulement une personne capable des pires atrocités, mais surtout qui obéirait aveuglément, sans se poser de question, à ses moindres ordres. Lui, il était trop réfléchi pour cela, il n'aurait jamais été assez fiable. Il aurait même pu être dangereux. Les autres, comme le nain, étaient des êtres ridicules, trop attachés à des valeurs absurdes pour se soumettre aux basses exactions qu'il demandait.

Quelque part, Goetius avait de l'admiration pour ce personnage dont la stratégie manipulatrice tenait du génie. Il avait sûrement tout élaboré depuis le début, n'attendant plus que ce moment pour récolter les fruits de ses manigances. Il n'avait dû avoir qu'à retrouver et tuer la corneille, sans avoir une seule seconde à se mettre en danger dans le conte. La barbare, une fois qu'elle ne lui servirait plus, il l'éliminerait. Du moins, c'est ce que Goetius ferait. Il pourrait ensuite aller remplir ses desseins, quels qu’ils soient, sans plus être inquiété par quiconque aillant eu un lien avec ce conte.
C'était un plan remarquable.

Le fanatique fut tiré de cette pensée par la voix de la corneille qui se faisait entendre de nouveau. Il se retourna et aperçut qu'il s'agissait de l'étrange poupée féline qui parlait de la sorte. Ce fait soulevait des questions, mais un autre évènement le perturbait encore plus. Il remarqua un lutin, certainement celui dont avaient parlé le hobbit et la voix de la caverne qui l'avait nommé "Rusard", disparaître dans le sol après s'être coupé quelques cheveux en les snobant d'un "Adieu".

Goetius se rapprocha de la scène, essayant de comprendre ce qu'il venait de se passer. Ces ciseaux devaient être magiques. Se couper les cheveux devait être un rituel permettant l'ouverture d'une échappatoire de cet endroit et le lutin avait eu la bêtise de laisser sur le comptoir.

Il leva les yeux et vit au-delà, dans le brouillard, les créatures qui s'avançaient laborieusement commençant à être visibles. On aurait dit des hommes maudits par la nature, dont les corps verdis étaient envahis de racines s'infiltrant sous leur peau et dans leurs orbites, à moins que ce ne fut le contraire, et qu'elles eussent poussés en eux avant de s'arracher de l'intérieur de leurs corps. Leur apparence cauchemardesque était renforcée par la volonté visible de la malédiction d'en faire de terribles adversaires... Des ramifications de racines noueuses semblaient vouloir protéger leurs corps comme des armures naturelles, entourant grossièrement leurs membres comme le sarment d'une vigne autour des fils d'un palissage. Leurs mains, quant à elles, avaient été évincé par une écorce ayant pris la place de la peau et rallongeant leurs doigts en longues griffes de bois. De véritables zombies végétaux inspirant la terreur qui s'approchaient doucement mais sûrement, prêts à les massacrer sous l'ordre du narrateur. Qu'importe la façon dont il s'y était pris pour créer ou dompter ces créatures, cet homme était un génie du mal. Il lui montrait là des prouesses que Goetius rêverait de pouvoir ne serait-ce qu'imiter.

Mais l'heure n'était pas à l'admiration et il devait se sortir de là. Il attrapa les ciseaux et ragea de son crâne rasé lui empêchant de reproduire le rituel du lutin. En désespoir de cause, alors que le reste du groupe se préparait à se défendre, il coupa précipitamment ce qu'il put de ces sourcils et de sa courte barbe. En espérant que cela marche.



Les Murs de Poussière - Chapitre III

_________________

Playlist de Goetius Gomorrheus
Méléagant, le personnage l'ayant inspiré

Écoutez-moi bien.
Je suis Goetius Gomorrheus, le nécromant, l'élu de Phaïtos et de Zewen, le prophète qui va rendre au monde son silence originel.
Croyez-vous vraiment que rien de pire que la mort ne puisse vous arriver, à vous et à votre famille ?
D'un geste, je pourrais les ramener à la vie, en faire des pantins soumis à ma volonté jusqu'à la fin des temps. Ils ne rejoindraient jamais le repos des enfers. Leurs âmes disposées à ma jouissance, dépossédées de volontés, pourriraient petit à petit jusqu'à totalement oublier qui ils furent. Ça, c'est ce qu'il arrivera si vous ne faites pas exactement tout ce que je vous ordonne.
Et, si vous avez l'audace de croire que me tuer résoudrait votre problème, regardez donc mon cou.
Vous la voyez, cette cicatrice, qui longe ma gorge ? Le vestige d'un combat qui aurait dû m'être fatal.
C'est un témoignage des dieux. Ils ne veulent pas que je meure.
Désormais, que vous le vouliez ou non, vous m'appartenez. Et mon premier ordre sera :
Faites silence.


Dernière édition par Goetius Gomorrheus le Sam 18 Mai 2013 00:48, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mer 15 Mai 2013 22:26 
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Le sort n'a pas eu l'effet escompté. Certes c'est bien la voix de cette foutue corneille qui nous avait bloqués ici qui est sorti de ma bouche, mais la traîtresse s'est contenté de regarder le ciel avant de continuer sa route, cherchant manifestement la corneille des yeux et n'y voyant rien. Je peste intérieurement face à cette femme qui pourtant semblait pas si intelligente. Quant aux autres, tous les essais pour l'arrêter s'avèrent infructueux.

(Rana et Sithi, je sais pas trop ce que vous faites, mais vous nous aidez pas là.)

Le destin est contre le groupe et à part maudire les Dieux, nous allons devoir relever nos manches. C'est à ce moment-là que je réalise que je n'ai pas mon manteau, toujours sur le dos de l'autre poupée et que, en cadeau, des énormes monstres de la taille d'un humain mais couverts de lianes s'échappent du brouillard.

"Qu'est-ce que c'est que ces trucs ?"

J'exprime sans doute tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Ces machins sont juste affreux et, si j'en crois ma faible expérience, un truc affreux, qui ne dit pas bonjour en te voyant est, quasiment à coup sûr, un adversaire ou du moins pas un ami. Et vu la tronche que font ceux autour de moi, ceux-là ne sont pas des exceptions.

Entre temps, la boule bleue s'est changée selon mon désir en diadème que j'enfile prestement, protégeant ma tête et mes chères oreilles par la même occasion.

Evangelina me propose mon manteau. Il me sera utile, j'ai perdu assez de fluide vital comme ça sur la journée. Il faut trouver comment me protéger et vite. Parce qu'un combat de front, c'est pas pour moi !

"Oui, donne-le-moi, vite !"

Courant vers elle, j'attrape mon manteau que je mets sur mon dos en trois pas, avant de courir à quatre pattes, de toute ma vitesse d'aniathy féline. Mon objectif est simple, passé derrière les créatures tant que c'est encore possible. De là, je pourrais les attaquer plus facilement et eux devront, au minimum, faire demi-tour.

(((je tente de passer entre deux créatures pour aller dans leur dos !)))

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La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil. Nietzsche
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Là où est la musique, il n'y a pas de place pour le mal. Miguel de Cervantès


Je suis aussi GM14, Lothindil, Gwylin, Naya et Syletha


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