L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mar 26 Mar 2013 23:20 
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[Auberge, les dernières pages]
-1-



(Zone 7)


Hekell appuie mes paroles en m'apprenant qu'il perd aussi patience. Toutefois, nulle réponse ne sort de la grande bouche d'Uroldir. Une nouvelle fois, les ténèbres s'abattent, s'accompagnant encore de la voix de cette maudite corneille. Je suis quelque peu surpris de l'entendre prononcer des félicitations. Non seulement quelqu'un aurait trouvé la crème, mais l'identité du ou de la traître serait connue. M'attendant enfin à des révélations, je suis une fois de plus frustré quand la phrase est soudainement interrompue. Ma rancune est si présente et froide que j'ai l'impression qu'elle se manifeste, au point de provoquer une sensation d'étouffement.

Lorsque je rouvre les yeux, je chute de quelques centimètres avant de battre vivement des ailes pour reprendre de l'altitude. Je me retiens de justesse d'émettre un son surpris.

( Qu'est-ce que ? )

Un bref coup d'oeil m'apprend mon retour à l'auberge, mais cette fois-ci l'histoire n'a pas repris au début. Plusieurs protagonistes inconnus sont présents, et l'endroit où je suis réapparu aux côtés des géants est à l'opposé de mon point de départ. Vivement, je scrute les différents visages. Quatre me sont inconnus, et pourtant deux d'entre eux me sont familiers. En jetant un coup d'oeil en direction des tableaux, je reconnais les trognes du hobbit et de la chose verte aux dents pointues. D'ailleurs, il manque l'une de ces créatures, mais puisque c'est la femelle, je m'y attarde peu.

Soudain, un croassement particulier emplit l'air, et c'est lamentablement que notre ravisseuse à plumes choit sur la table, devant le poivrot. Après quelques mouvements désordonnés, elle crève. Mon regard sombre observe le plumage de cet animal abattu à cause de qui je suis piégé ici. Son trépas me laisse presque indifférent. Presque, je regrette tout de même ne pas avoir pu la frapper au moins une fois.

Je lance un regard froid mais moqueur et complice au shaakt.

"Quelqu'un t'a apparemment coupé l'herbe sous le pied, Hekell."

L'humain alcoolisé confirme la chose, révélant à l'assemblée que cette bestiole influençait la narration. Je ne peux qu'esquisser un rictus en l'entendant nous préciser que nous sommes dans de sales draps.

( Parce que ce n'était pas déjà le cas ? )

L'humain se tait, encore une fois. Empli d'une rage glaciale, je me contente de river mon regard dans sa direction. Frustré, je donne de nouveau un coup d'ailes. Ce silence m'énerve, et l'absence de réponses perpétuelle n'aide pas. C'est d'une voix forte mais doublée d'un calme qui m'étonne moi-même que je décide de lui parler.

"Cela suffit, poivrot. J'en ai assez de devoir me creuser la cervelle pour rien. Maintenant tu vas parler, et franchement."

Tenant fermement ma sarbacane, je poursuis, avec l'étrange impression que le nouveau narrateur pourrait entraver la venue des réponses.

"Ta soeur, ta fiancée, Bavarde et toi étiez membres, sans doute avec d'autres, d'une expédition. Je doute me tromper en affirmant que ce qui se passe ici est lié à ce que vous y avez fait. Quel était votre objectif ? Qu'est-il arrivé ?"

Je volète à lents et grands battements d'ailes, quelque peu tendu. Si le traître mentionné a pris possession du conte, il y a fort à parier qu'il cherche sous peu à se débarrasser de ses occupants.

Et pour mon malheur, j'en fais actuellement partie.



_________________


"Être libre, c'est ne pas s'embarrasser de liens."


Dernière édition par Nessandro le Jeu 4 Avr 2013 14:47, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mer 27 Mar 2013 11:28 
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L'héritière

(zone 4)

Il y eu un moment de flottement, un silence durant lequel la poupée n'entendait que sa folie, ses yeux brillants d'une lueur malsaine, reflétant le vide qui l'habitait, le gouffre de douleur qu'elle voulait épancher, la blessure béante qui ne saignerait jamais...

(Reprends-toi Evangelina !)

Elle n'avait que faire de se reprendre. Elle n'avait nullement envie de souffrir plus longtemps. Elle ne voulait qu'une chose : retrouver Larhe. Et calmer sa douleur, accessoirement en remplissant ce gouffre qui l'habitait. Et pour cela, il lui fallait de la douleur, de la souffrance. Il lui fallait de la vie, s'écoulant dans une mer écarlate d'un ravin organique. Il lui fallait les effluves de l'agonie, les odeurs du trépas à venir. Il ne lui fallait pas la mort, mais le goût du sang qui s'échappe, le goût de la vie qui s'enfuit...

(Evangelina ! Que t'arrive-t-il ?!)
(J'en ai assez de souffrir, je vais donc arrêter de lutter.)
(Tu joues à un jeu dangereux, tu vas te perdre.)
(Je me suis déjà perdue, lorsque Larhe a disparu.)

Elle fronça les sourcils de colère, les flashs flamboyants du bois carbonisé de son petit ami lacérant son esprit. Hailindra proposa soudain de soigner la petite fille, mais le nain répondit rapidement que c'était une mauvaise idée. Evangelina n'était pas d'accord. Elle allait mourir, sa souffrance s'estomper et son sang disparaitre. La blessure qui lui traversait le dos était mortelle, trop importante pour être soignée. Mais elle pouvait être résorbée. Et ainsi les effluves de douleur et de trépas dureraient plus longtemps, un peu plus longtemps...

(Tu es folle, tu cours à ta propre perte !)
(Sûrement, mais d'autres tomberont avant moi.)

Et soudain les évènements s'accélérèrent. Déjà la petite fille agonisante répondit d'une voix souffrante à sa question, expliquant qu'elle devait hériter du manda de la gardienne d'une ville au nom improbable. En même temps Syl, timidement, sortit de la pièce aux fioles et s'arrêta à quelques mètres d'eux, inquiète. Puis tout sembla se figer, et Evangelina se crispa.

(Quelque chose vient.)
(Quelque chose ? N'es-tu pas censée être omnisciente ?)
(Ce livre est trop puissant, je ne parviens qu'à voir des formes floues, des énergies, mais ni passé ni futur, ni même avenir proche, je ne peux ni voyager ni intervenir... Je suis brimée ici.)

L'Aniathy fronça encore plus les sourcils. Cette Faëra était vraiment inutile parfois. Mais ce qui l'inquiétait, c'était qu'Aënith lui avait dépeint les Faëras comme magie pure, inaltérables, omniscientes etc... Dans ce cas, quelle puissance pouvait les brimer ? Quel était le secret de ce livre ?

"Serait-il... hors du temps ?"

Elle l'avait murmuré sans s'en rendre compte, et cette réflexion lui parut absurde. Mais elle n'eut pas vraiment le temps d'y réfléchir.

Une sensation connue mais toujours incomprise, une absence de lumière, de son et de substance. Le néant, pire même que la simple pénombre dans une cave souterraine. C'était comme si le son n'existait pas, comme si la lumière n'était qu'un mythe...

Le livre venait une nouvelle fois de se refermer, une nouvelle fois l'Aniathy allait se retrouver à l'auberge, sûrement. Une nouvelle fois elle devrait recommencer cette histoire qui la lassait de plus en plus. Mais étrangement l'attente fut plus longue que la fois précédente. L'absence d'odeur, de son ou de vue perturbait Evangelina dont la folie se calma un peu. Elle commença à réfléchir mais ne trouvait rien. Elle se sentait coincée, ballotée par un enfant jouant avec une fourmilière. Et elle détestait ça.

Soudain une voix se fit entendre. L'oiseau, celui là même qui l'avait mené ici, affirma que la crème avait été retrouvée, et que le traitre aussi. Mais elle ne put finir sa phrase, interrompue par quelque chose. Et soudain, tout changea. L'atmosphère devint plus froide. Il n'y avait toujours aucune lumière, aucun son, mais quelque chose avait changé, quelque chose qui faisait froid dans le dos était apparu, quelque part...

Et le livre s'ouvrit une nouvelle fois, et comme elle l'avait prédit, elle se retrouva dans l'auberge.

(Qu'est-ce qu'il se passe ?)

La poupée brisée partageait la réflexion de Gladys. Ce n'était pas comme les fois précédentes. C'était... différent, légèrement mais suffisamment pour que la méfiance augmente dans l'esprit d'Evangelina. Les sourcils froncés, elle étudia la salle principale de l'auberge, toujours aussi sale, toujours aussi glauque. Mais il y avait quelque chose d'autre, quelque chose de froid et de gris, comme un dessin duquel les couleurs s'estompaient.

Très vite l'odeur du sang caressa les narines de l'Aniathy qui se sentit doucement sombrer. Elle regarda devant elle et vit avec stupéfaction que la petite fille agonisante était là aussi, encore en vie, miraculeusement. Hailindra et le nain étaient là aussi, ainsi que Syl, accrochée à la robe de la femme-chat. Il y avait plein d'autre personnes, certaines qu'Evangelina avait déjà vu, mais d'autres inconnues. Elle ne prit pas le temps de toutes les étudier, quelque chose venait de s'effondrer sur une table, près de l'homme précédemment mort d'un coup de pelle. Il s'agissait vraisemblablement d'un oiseau qui trépassa sur le coup. La corneille qui les avait amené ici ? Si elle était morte, comme la poupée pouvait-elle sortir d'ici ?

Le silence dans la pièce était pesant, malgré le nombre important de personnes. Et l'atmosphère était d'un glacial mordant. Il se passait quelque chose de grave, mais elle ne parvenait pas à savoir quoi. Ce fut l'aubergiste qui l'éclaira, tant était-il que son explication pouvait éclairer quelque chose...

"La corneille, narratrice d'un livre magique, a été tué ? C'est n'importe quoi..."

Elle l'avait dit à haute voix, sans même réfléchir. Elle n'avait que faire des autres, elle avait l'esprit fatigué, à la fois par son incompréhension et par les effluves de sang qui régnaient dans la pièce. Et apparemment, elle n'était pas la seule à être exaspérée par cette histoire. Un petit être ailé s'approcha de lui avant de lui demander sèchement de s'expliquer. Il parla de famille, d'expédition... Apparemment, leur petite visite de la caverne les avait tenu à distance de pas mal d'informations. Elle tendit donc l'oreille pour attendre la réponse.

Explications

_________________
Les dieux ne sont qu'enfants, inconscients et inaptes. Ils souffriront comme j'ai souffert, perdront à jamais leur pouvoir et erreront, comme jamais personne n'avait encore erré. Ils pleureront, remplissant les mers, et saigneront, car tel est le sort que je leur réserve, car enfin ils vivront ce qu'ils ont fait vivre...

Image

Merci à Itsvara

« Les hommes ne sont pas nés du caprice ou de la volonté des dieux, au contraire, les
dieux doivent leur existence à la croyance des hommes. Que cette foi s'éteigne et les dieux meurent. »
Jean Ray



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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mer 27 Mar 2013 19:18 
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(Zone 7 -> Zone 8 )

Encore cette fichue corneille. Encore une fois elle nous plongeait dans les ténèbres. Tout ça pour nous féliciter. Je ne voulais pas que tout recommence. Je ne voulais pas me retrouver à nouveau dans l'auberge et tout recommencer depuis le début. Je me débattais inutilement, criais que je ne voulais pas que ça recommence. Mais malgré mes efforts je me retrouvais dans cette auberge qui me semblait encore moins accueillante que les fois précédentes. Elle s'accordait parfaitement avec mon humeur ; sombre, grise, morne.

D'un simple coup d'oeil je remarquais que tout le monde était là. Il y avait même des nouveaux. J'aperçus le lutin censé être enfermé. Je compris alors que c'était différent de la dernière fois et me rendit réellement compte de l'ambiance qui régnait dans cette pièce. Je m'apprêtais à prendre la parole pour exprimer mon mécontentement, mais un cri m'en empêcha. Un cri de douleur qui ne pouvait appartenir qu'à une seule personne. Quelques instants après, Bavarde s'écrasa sur la table d'Aram et y perdit la vie.

Je soupirais en secouant la tête. Elle disait avoir trouvé un traître. Mais lui aussi l'avait trouvée. Aram se recueillit un instant avant de nous signaler une évidence, que nous étions dans la merde.

J'entendais des voix, mais ne les écoutais pas. Je n'entendis que Nessandro qui se moqua de moi. Je libérais un rictus de dépit. Je le sentis tout aussi frustré que moi et lui jeta un regard qui devait lui faire comprendre que je n'étais pas vraiment amusé par la tournure des événements avant qu'il ne se dirige vers Aram pour lui dire deux mots. Des mots que j'aurais tous aussi bien prononcés si je n'étais pas tant sur le point de perdre mon calme.

Je me mis en marche vers la cheminée dont la lumière du feu était dévorée par les ombres qui régnaient à cet endroit. Une chaise croisa mon chemin, une chaise qui n'y était pour rien, mais que je chassais de ma route d'un bon coup de pied en l'insultant. Je me mis ensuite accroupi devant le foyer pour me réchauffer.

Si un narrateur mal intentionné en voulait à ma vie, qu'il vienne je l'attendais.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Dim 31 Mar 2013 17:24 
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Le Dos au Mur - Chapitre VIII



Les Dernières Plumes

Chapitre I




(Zone 5)

Goetius parcourut l'étroit couloir en percevant au fond la lumière extérieure. Il mit la bille d'eau dans sa poche et s'avança doucement jusqu'à la sortie.

A l'embouchure, il regarda autour de lui où il était arrivé. Il connaissait cet endroit, c'était les ruines dans lesquelles habitait le hobbit. Après avoir jeté un œil suspect aux alentours, il s'avança vers une des portes. Mais il ne put faire un pas de plus.

Une nouvelle fois, la noirceur s’abattait autour de lui et il ne se retrouvait plus qu'à flotter dans un espace impalpable. Et encore une fois, ce fut la voix stridente de la soi-disant corneille qui brisa le silence.

Elle semblait contente, félicitant Zewen-sait-qui pour avoir trouver la crème et se congratulant d'avoir démasqué l'auteur de la trahison. Mais, alors qu'elle s'apprêtait à dire son nom, sa phrase s'arrêta soudain.

En plus de l'obscurité, l'humidité et la froideur envahissait cet univers maintenant. Une fraîcheur qui envahissait Goetius jusqu'aux os.

Puis, une nouvelle fois, la lumière réapparut et il était de retour dans l'auberge.
Cette obligation lui fit faire un bond en arrière jusqu'au mur le plus proche, renversant par la même occasion la chaise sur laquelle il se trouvait. Plus que toute autre inquiétude, l'orque qui avait voulu le tuer était encore là, dans la même salle que lui, en ce moment-même, et cette vision l'affectait d'une panique crue.

Le garzok ne l'avait pas encore vu, mais le regard du fanatique, lui, était collé en sa direction.

L'émotion fut si intense qu'il ne remarqua pas, de prime abord, que le public de la salle n'était plus le même et que le climat de l'auberge elle-même avait changé. Plus sombre, plus glaciale...

De cette effroyable contemplation, seule le cri déchirant de la corneille qui s'effondra au milieu de la salle et se débattant en quelques convulsions réussit à lui faire détourner le regard et c'est alors qu'il se rendit compte des changements qui s'étaient opérés dans l'auberge. Il vit brièvement que l'elfe bleue était ici. Le détestable hobbit aussi, était là. D'autres inconnus se trouvaient dans la salle, mais Goetius était trop effrayé pour intellectualiser leur présence.

Aram était face au cadavre de la corneille et expliqua à l'assemblée qu'elle était un narrateur bénéfique qui adoucissait l'histoire. Il ajouta que le tueur devait être le nouveau narrateur, et que celui-ci devrait être beaucoup moins bien-intentionné.

Sans rien perdre de sa tétanie et ne prenant pas la peine d'analyser ce qui venait d'être dit, Goetius resta figé, lorgnant sur la porte de la chambre deux comme une échappatoire à atteindre.

Des voix s'élevaient dans la salle, Aram était questionné, mais il n'écoutait pas. Il ne pourrait pas être tranquille tant que cette créature serait dans cette pièce. Rien qu'à la voir, il avait la sensation de ressentir son cou une nouvelle fois tranchée...



Les Dernières Plumes - Chapitre II

_________________

Playlist de Goetius Gomorrheus
Méléagant, le personnage l'ayant inspiré

Écoutez-moi bien.
Je suis Goetius Gomorrheus, le nécromant, l'élu de Phaïtos et de Zewen, le prophète qui va rendre au monde son silence originel.
Croyez-vous vraiment que rien de pire que la mort ne puisse vous arriver, à vous et à votre famille ?
D'un geste, je pourrais les ramener à la vie, en faire des pantins soumis à ma volonté jusqu'à la fin des temps. Ils ne rejoindraient jamais le repos des enfers. Leurs âmes disposées à ma jouissance, dépossédées de volontés, pourriraient petit à petit jusqu'à totalement oublier qui ils furent. Ça, c'est ce qu'il arrivera si vous ne faites pas exactement tout ce que je vous ordonne.
Et, si vous avez l'audace de croire que me tuer résoudrait votre problème, regardez donc mon cou.
Vous la voyez, cette cicatrice, qui longe ma gorge ? Le vestige d'un combat qui aurait dû m'être fatal.
C'est un témoignage des dieux. Ils ne veulent pas que je meure.
Désormais, que vous le vouliez ou non, vous m'appartenez. Et mon premier ordre sera :
Faites silence.


Dernière édition par Goetius Gomorrheus le Jeu 4 Avr 2013 16:44, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mar 2 Avr 2013 01:33 
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Tandis qu'Azric commençait à douter d'avoir fait confiance à la bonne personne, tout se troubla autour de lui, comme si la réalité elle-même se tordait et s’apprêtait à s’effondrer. Cependant, malgré l'étrangeté de la chose, il ne paniqua pas et garda son calme. En effet, ce phénomène lui était familier, il l'avait déjà vécu quelques heures auparavant ... quand le livre s'était refermé pour se rouvrir à la première page, le ramenant lui et tous les autres dans l'auberge délabrée.

( Au nom de la Grande Forge, pas encore !? Non de non ! ) Ragea-t-il intérieurement, désespéré à l'idée de tout devoir recommencer ...

Mais alors que la lumière s'estompait et que les murs et le plafond de la caverne s'effaçait peu à peu, il entendit la voix de la fillette agonisante qui clamait qu'elle était l’héritière d'un poste de gardienne au nom étrange, et qu'elle devait la remplacer sous peu.
De plus, dans l'ouverture du fond de la caverne, dans l'obscurité, Azric aperçut une autre enfant à la peau bleutée qui venait de faire son entrée. Elle avait l'air apeurée et, lorsqu'elle constata ce qui était en train de se passer, elle se rua dans la direction de la woranne et se blottit contre elle, s'agrippant fermement à sa robe.

Et puis tout s’éteignit ...

De nouveau dans ce Néant dénué de sensations, Azric n'eut pas bien longtemps à attendre. En effet, comme il s'y attendait, la voix de la corneille - qui s'appelait Bavarde, s'il se souvenait bien - résonna tout à coup dans l’abîme. D'une voix joyeuse et enthousiaste, elle commença par féliciter son auditoire d'avoir trouvé la crème. Elle annonça également que, de son côté, elle avait trouvé qui était le traitre ... ou plutôt la traitre ... de cette histoire.

Mais, alors qu'elle s'apprêtait sans doute à dévoiler l'identité de cette traîtresse, sa voix s'interrompit brusquement au beau milieu d'une phrase ... comme si quelque chose d’extérieur l'avait empêché d'en dire plus ... Et immédiatement, le vide dans lequel flottait Azric sembla se refermer sur lui, comme d’une étreinte glaciale et oppressante.

( Au nom de Yuimen, qu'est-ce qui se passe ?! Est-ce que ce piaf parle bien de la crème que m'a donné le hobbit ? C'est vrai que c'était le but de toute cette histoire, à la base ... Mais pourquoi faire, au fait ? Par Thor et sa hache en or, tout ça ne me dit rien qui vaille ! ) S’inquiétait Azric, lorsque le livre se rouvrit soudain.

***

Dés lors que la vue lui revint, Azric reconnut immédiatement l'auberge sale dans laquelle il avait déjà passé trop de temps ... Cependant, il avait comme une impression étrange. Comme si quelque chose avait changé.

Déjà, il n'était plus assis seul dans un coin comme cela avait été le cas les deux fois précédentes. Non, à la place il était débout, ses armes en main et juste à côté d'un groupe qu'il connaissait bien. En effet, à son grand désespoir, il s'agissait des mêmes personnages qu'avant que le livre ne se referme. Il y avait toujours cette woranne, la jeune femme aux cheveux roux et aux robes sombres, et les deux fillettes à la peau bleutée. L'une d'entre elles était agrippée à la robe de la femme-chat, tandis que la seconde agonisait toujours, se vidant de son sang sur les planches de bois miteuses de l'auberge.

Mais il n'y avait pas que ça. Lorsqu'il jeta un regard circulaire à la salle, Azric pu se rendre compte que, en plus de l'habituelle petite foule diverse et variée, de nouveaux personnages étaient apparus un peu partout dans la salle. Il y avait ce fameux Henry Lacrème, le hobbit, ainsi que l'un de ces voisins garzoks ... Tous deux étaient assis à côté d'un Aram à l'air sombre et dénué de joie ou d'espoir.
Non loin, juste à côté de l'unique et récurent gobelin de cette histoire, se dressait une autre femelle humaine à la peau bleue. Mais celle-ci était bien plus grande que les précédentes, et sa main était posée sur l'épaule de l'inconscient sekteg tandis que ses yeux arpentaient minutieusement la salle.

( Encore une femme bleue dont il va falloir se méfier ... Les autres sont-ils seulement au courant qu'elles sont dangereuses ? ) S'inquiéta Azric, gardant un oeil sur elle et sa hache à portée de main.

Autre détail surprenant, Azric nota la présence de l'homme en noir et encapuchonné, qui avait tenté un peu plus tôt de prendre Agnès en otage avant de se faire à moitié décapiter par l'orque. Et il était bien vivant ! Soit il avait miraculeusement survécu à ses blessures, soit il était revenu à la vie de la même façon qu'Aram lorsque le livre s'était rouvert, ce qui était déjà plus probable. Le courtaud aurait bien été tenté d'aller lui demander comment il s'en était sortit, histoire de ne pas finir comme ceux qui ne réapparaissaient pas lors de la réouverture du livre ... Mais approcher un tel être n'était certainement pas la chose la plus sage à faire.
Enfin, sur le comptoir, était avachi un lutin plutôt repoussant, à la pilosité alarmante puisque ses cheveux touchaient presque le sol, un bon mètre plus bas. Azric n'eut même pas le temps de se demander s'il s'agissait du lutin malfaisant qu'ils recherchaient tous depuis le début, qu'un affreux croassement retentit, emplit d'une souffrance certaine. Le croassement d'une corneille ...

Au même instant, une corneille apparut comme par magie du plafond et alla s'écraser violemment contre l'une des tables de l'auberge. Elle eut un dernier spasme et s'immobilisa à jamais ...
Quand le nain reconnut l'oiseau qui l'avait entrainé dans cette histoire et qui les guidait tous depuis le début, son cœur se serra et un malaise l'envahit ... Malaise renforcé par l'ambiance glauque et sombre qui flottait dans les airs ... Plus glauque et sombre que d'habitude, disons.

Le regard dans le vague, la mine abattue, Aram prononça quelques paroles. Il expliqua que Bavarde était sa meilleure amie, qu'elle avait été la narratrice du compte qu'ils étaient tous en train de vivre, et qu'elle en donnait le ton. Maintenant qu'elle était morte, c'était l'être qui l'avait tué qui avait les commandes du conte ... Et ce n'était pas pour rassurer Azric, qui déglutit avec difficulté.

Alors, les occupants de la salle commencèrent à s'animer. Une chaise se renversa dans son dos, et une autre un peu plus loin, sans que le nain n'en perçoive la source. A vrai dire, ses sens étaient surtout dirigés vers les femmes bleues, la woranne et la buveuse de sang qui l’inquiétaient toutes.
Il put tout de même voir et entendre une fée voleter en direction d'Aram, le menaçant et le pointant de sa minuscule sarbacane. Tout cela n'inspirait guère confiance à Azric.

( Par Valyus ... Ça risque de péter à tout moment, cette histoire ... Il faut faire quelque chose, ah ça oui ! ) Décida le nain qui, tout comme la fois précédente, tenta de jouer la carte de la diplomatie ... En espérant que cela s’avérerait plus fructueux que la fois précédente.

« Écoutez ! Par les foudres de Valyus, écoutez moi tous ! Vous voyez bien qu'on est tous dans la même merde, hm ? Cette foutue histoire était déjà bien assez hostile avec la corneille aux commandes, qui sait ce que ça va être avec ce nouveau conteur ... Par la Grande Forge, je pense que chacun d'entre vous a envie de sauver ses miches, mais si on s'entraide pas, on va tous y passer ! Alors on va tous se calmer et on va se serrer les coudes ! » Improvisa Azric, son cœur battant fort et sa respiration lui manquant quelque peu.

_________________


Dernière édition par Azric le Mer 26 Juin 2013 00:04, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mar 2 Avr 2013 22:28 
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J'espérais encore qu'un de mes compagnons allaient me fournir de quoi regagner ma magie quand le livre se referme.

(Oh non... pas déjà.)

A nouveau on se retrouve dans le noir. Je sens quelque chose s'agripper à ma robe. Syl ou Siri sans doute, je vois mal Evangelina et encore moins le barbu faire une chose pareille. La voix commence à nous parler d'une histoire de traître et de crème. J'en suis encore à me demander de quoi cette voix veut parler que le noir change, pour autant que le noir puisse changer d'ailleurs. Mais l'ambiance se modifie totalement devient plus lourde, moins agréable, si on peut considérer qu'une fille agonisante pour avoir défendue l'honneur de son compagnon est une ambiance agréable, bien sûr.

Bientôt le livre s'ouvre à nouveau et nous nous retrouvons dans l'auberge, pour pas changer à vrai dire. Mais ce coup-ci, nombreux sont les autres protagonistes à être là, eux aussi. Siri et Syl sont avec nous, la première au sol, la seconde tenant ma robe. Puis plein d'autres gens, un semi-homme, un nouveau monstre vert et un lutin aux cheveux trop longs pour être crédibles.

Un nouveau croassement, empli d'une détresse et d'une douleur suivi d'une corneille tombant du plafond se fait entendre. Je n'écoute pas la suite, ne fait même pas gaffe à ce foutu oiseau qui nous a bloqué dans cette histoire de fou. Mais pour l'instant, je fonce sur la petite fille toujours au sol.

"Siri, ne meure pas. Le livre a recommencé, l'homme au bar était mort la première fois et en vie la seconde fois. Peut-être en est-il de même pour Chiros !"

Je fouille dans mon corps, ces maudits fluides sont pas de retour et je me retrouve impuissante.

"Quelqu'un aurait une potion, une poudre, n'importe quoi qui pourrait me rendre ma magie ? On a une blessée ici !"

Je m'obstine dans mon idée de sauver la demoiselle. Après tout, sa chauve-souris est peut-être de nouveau en vie, ça serait bête qu'elle meure maintenant !

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La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil. Nietzsche
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Là où est la musique, il n'y a pas de place pour le mal. Miguel de Cervantès


Je suis aussi GM14, Lothindil, Gwylin, Naya et Syletha


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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Mer 3 Avr 2013 11:41 
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(zone 4)

Le sourire muet de la Dame Bleue fut la dernière chose que Tips vit avant que tout le monde ne vacille dans l’obscurité inaltérable d’un néant programmé. Agréable vision en soi, puisqu’en plus de la beauté naturelle inhérente à la grâce de son corps, elle reflétait tout un monde de tendresse parfaitement inconnu du petit être niais à la peau verte et aux longues oreilles. Il en oublia même les questions qu’il avait posées à cette inconnue bleutée. Et dans le noir, il s’agrippa doucement à elle, alors qu’une voix rauque retentissait comme d’un lointain souvenir, parlant de trahison, de crème et d’évidence pas si claire que ça pour l’esprit dénué de Tips.

Ainsi, et après un temps de latence incalculable, il se retrouva une fois de plus dans la salle principale de l’auberge, grande et pleine de monde. Tout était cependant plus sombre, et les personnes présentes plus nombreuses aussi. Même la Dame Bleue était restée avec lui, et le protégeait d’une main délicate posée sur son épaule chétive. Il y avait vraiment trop de monde, et le gobelin ne savait même plus qui il avait déjà réellement vu ou non. Agnès était là, mais il ne désirait rien d’autre que de se faire minuscule pour qu’elle ne croise pas son regard. Il s’en voulait toujours de la peine inexplicable qu’il lui avait causée. Mélodie était là aussi, et semblait s’inquiéter du sort d’une inconnue, ou de ses propres poudres magiques. Tips ne comprenait pas vraiment le lien. Chez les siens, les blessures étaient généralement soignées par l’amputation nette du membre, ou la couture de la plaie avec de gros fils qui laissaient d’horribles cicatrices. Nulle trace de magie dans tout ça. Eventuellement le Shaman leur donnait de la potion alcoolisée qui atténuait la douleur, mais jamais il n’y avait eu droit.

Le nabot barbu braillait lui aussi des paroles insensées, mêlant merde et foudre, corneille, miches et coudes. La créature dont il parlait devait bien être étrange, et dotée apparemment du pouvoir de forge. Ou un truc du genre. Ça avait l’air de lui tenir à cœur mais Tips ne sut pas comment il devait réagir face à ce discours enflammé, mais vide de tout sens compréhensible pour son esprit étriqué. Par mesure de sécurité, Tips garda les coudes serrés, comme le rouquin l’avait recommandé.

Quoi qu’il en fût, il n’y avait toujours là pas trace de saucisson. Tout juste un oiseau noir crevé qui agonisait sur le sol. Un petit lutin trônait sur le bar, plus loin. L’air mauvais et les cheveux longs. C’est à lui que le gobelin s’adressa. Avait-il entendu que les petits êtres de son espèce étaient d’insatiables gourmands ?

« Hé toi, t’as pas vu mon saucisson ? »

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 4 Avr 2013 02:50 
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(Zone 3)

La porte sud s'était ouverte offrant à la belle sauvage un paysage à son image: brumeux, peu invitant par son ambiance, mais envoûtant par son mystère. Une fois dehors, elle fut saisie par une brume rafraîchissante et humide. Elle avait marché à travers l'air frais parsemé des clapotis de l’eau. De petites maisons sur pilottis trônaient au delà du cours d'eau. Vétusse, les petites cabanes s'extirpaient de l'eau de leur teinte lugubre et de leur fenêtres sans vie.

La belle pénétra tout doucement dans l'eau, sans crainte d'enfouir ses longues jambes, ses fesses rebondies et sa poitrine opulente dans cet invitant bain de la nature. La sensation de lourdeur qui tenaillait jadis sa tête sans arrêt s'était évanouie subitement . La lourde tension musculaire ressentie dans son cou disparut également. Inconsciente des dangers qui la guettaient, elle nageait lentement vers la petite palissade de bois.
L'eau d'abord calme se troubla, l'ennemi, un sombre poisson munis d'horribles dents s’approcha sentencieusement de la belle à demi-nue.

Elle n'eut le temps de se rendre compte de rien que tout autour d'elle s'assombrit. Une vilaine voix éraillée de la corneille qui l'avait capturée annonça la fin de l'aventure.

Puis le livre s'ouvrit de nouveau et la femme sauvage se retrouva une fois de plus dans cette saleté d'auberge dont l'ambiance lui semblait bizarrement plus agréable qu'auparavant.
Du ciel ou du plafond, le misérable volatile qui lui avait causé sa perte, chuta pour atterrir non loin du poivrot que la sauvage avait assommé lors de la première fois.

Quittant la corneille des yeux, la femme aux cheveux d'ébène remarqua enfin qu'elle se trouvait tout juste en face de son adversaire, une femme fade au teint blème, nommée Agnès. Cette dernière la dévisageait et la belle fit de même :

"A nous deux " lui dit-elle la fixant d'un air mauvais.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 4 Avr 2013 03:51 
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Aram qui pour une fois ne buvait pas, lève la tête vers la petite créature ailée et lui répond calmement, comme résigné.

" Je vous dois effectivement des explications. Vous avez été entrainés dans cette histoire sans votre volonté, cette fois Bavarde a trop fait de zèle, j'aurais pu me débrouiller seul et surtout ne pas mettre vos vies en danger. "


Il se râcla la gorge, vous regarda un à un, prit une longue respiration puis enchaîna:
"Moi, ma soeur, ma fiancée et Bavarde (sous sa forme originale) étions en effet parties en expédition d'une nuit dans une maison dite hantée. Les gargouilles qui gardaient le jardin nous avaient mis au défi d'y passer une nuit sans nous enfuir et de réussir à partir le matin aux petites heures. Nous étions jeunes, pleins de vie, arrogants et sûr de nous. Nous avons relevé le défi. Mais ma fiancée, s'est fait capturée, piégée par un cadre envoûté, et elle n'a pas pu sortir de la maison au matin. Pour ma part, j'aurais pu quitter la maison, mais j'ai décidé d'y rester afin de tenir compagnie à ma bien aimée. Pour Agnès, j'ignorais ce qui lui était arrivé jusqu'à tout récemment. Et bavarde pendant toutes ces années a parcouru Yuimen tout entier afin de trouver un moyen de désenvouter le cadre de ma bien aimée." Il s'arrêta sur ses paroles, se doutant bien que vous connaissez la suite.

La remarque incrédule d'Evangelina envers le décès de Bavarde, sembla piquer plus d'un puisqu'elle eut droit à un regard mauvais de Aram, Agnès et même d'Uroldir.

Agnès sursauta lorsque Arkalan bouscula une chaise de ses pieds. Mais elle reprit contenance rapidement.

La porte que lorgnait Goetius, était entrouverte et seul Yuimen savait si quelque chose s'y cachait.

Uroldir acquiessa aux propos de Azric, il renchérit même dans le même sens.

"Il a raison, on devrait plutôt s'entraider afin de trouver qui a cette crème en sa possession, trouver un moyen de sortir d'ici sans la corneille et trouver le traitre avant qu'il nous trouve. "


Dès qu'il avait prononcé le mot traître, Uroldir avait instincitvement tournée la tête vers la table où se trouvait Agnès. Sentant le regard de ce dernier sur elle, elle avait baissée la tête quelques secondes avant de fixer de nouveau Sura.

Syl qui était tout près de Hailindra, lâcha enfin sa robe et tendit à Haillindra une fiole d'un beau liquide transparent, tout cela en restant muette et en regardant Siri d'un air navré.

Sur le comptoir du bar, bien assis, préoccupé à faire des tresses avec ses cheveux trop longs, le petit lutin n'avait rien perdu de la scène, il scrutait chaque personne une à une semblant chercher un tour à jouer. Lorsque Tips s'adressa à lui, il eut tout d'abord le réflexe de se lever puis de lui dire d'une voix rebelle :

" Un saucisson, tu penses que je sais où se cache un saucisson ? " puis les yeux vifs, le sourire mauvais en coin, il prit une petit voix doucereuse et se reprit.

"Oui, oui, je peux te trouver un saucisson, si toi, tu me trouves une paires de ciseaux d'argent, tu n'as qu'à te rendre à la maison sur pilottis, par cette porte là " Dit-il en désignant la porte Est. Puis il jeta un coup d'oeil à Nessandro puis à Arkalan et à Uroldir.

"C'est trois là sont trop fainéants, ils ne vont pas rendre mon service, alors il n'auront pas réponse à leur question ! Nan !

Entre Agnès et Sura semblait naître un combat. La soeur d'Aram ne se laissa pas intimidé par la sauvage et lui répondit sur le même ton de défi.

"Que la meilleure gagne !"




((( La potion que Syl donne à Haillindra n'est rien de moins qu'un fluide 1/4, je te laisse le soin de choisir l'élément qui te convient. )))

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 4 Avr 2013 08:42 
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Et de trois...

Apparemment, sa remarque fut mal prise par les quelques personnes habitant dans ce livre. Elle n'en avait cure, tout cela commençait à l'énerver plus qu'autre chose. Il y avait trop de monde dans cette pièce. Cela dit, l'aubergiste profita du fait que tout le monde semblait être là pour expliquer ce qu'il s'était passé. Et Evangelina ne put s'empêcher de soupirer devant l'irréalisme de ce que lui racontait l'alcoolique. De plus ce n'est pas comme s'il était le seul à avoir perdu quelqu'un.

L'Aniathy sentit un mélange de colère et de tristesse monter en elle, sans qu'elle puisse la contrôler. En fait elle n'en avait pas vraiment envie...

(Une fiancée prisonnière d'un tableau dans un manoir hanté protégé par des gargouilles... Sincèrement, je préfère encore tes visions Gladys.)
(Je vais prendre ça pour un compliment. Malheureusement tu peux sortir de mes visions, alors que là même moi je ne peux en sortir.)

Elle avança d'un pas en direction d'Aram, laissant Hailindra, Syl et Siri.

Excusez-moi mais pouvez-vous me dire pourquoi nous sommes dans un livre, pourquoi Bavarde a été transformée en corneille, si j'ai bien compris, et pourquoi avons-nous été entrainés là-dedans !? Parce que vous n'êtes pas le seul à avoir perdu un être cher et vous, vous pouviez encore la voir ! Je...
(Arrêtes !)

Une violente douleur au niveau de la nuque la fit vaciller une seconde. Elle tomba à genoux sont le coup de la surprise, mais n'essaya pas de se relever. Elle sentait les larmes couler sur ses joues. Elle n'en pouvait plus, elle en avait assez. Il fallait que tout cesse. Il fallait que Larhe revienne...

Fatigue

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Les dieux ne sont qu'enfants, inconscients et inaptes. Ils souffriront comme j'ai souffert, perdront à jamais leur pouvoir et erreront, comme jamais personne n'avait encore erré. Ils pleureront, remplissant les mers, et saigneront, car tel est le sort que je leur réserve, car enfin ils vivront ce qu'ils ont fait vivre...

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« Les hommes ne sont pas nés du caprice ou de la volonté des dieux, au contraire, les
dieux doivent leur existence à la croyance des hommes. Que cette foi s'éteigne et les dieux meurent. »
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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 4 Avr 2013 14:44 
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(Zone 7 -> Zone 8)


Acculé, et délicieusement désespéré, le vieillard se décide à parler. Enfin, il exprime à voix haute certaines réponses. Contrairement à mes attentes, leur expédition ne ressemblait qu'à une stupide épreuve de courage. Les quatre imbéciles devaient passer une nuit dans un habitat réputé hanté, et gardé par des gargouilles. Apparemment, la femelle du poivrot s'est retrouvée piégée, le vieux a décidé de rester, et la corneille crevée a cherché un moyen de les aider. Mes sourcils se froncent légèrement, tandis que je détourne mon regard en direction d'Agnès, qui semble prête à répondre à la provocation de la folle à la pelle.

Je suis loin d'être convaincu. Il me manque un élément, un lien entre tout cela. Je ne vois pas le rapport entre la propriété maudite et le bouquin dans lequel j'ai été fait prisonnier. Je suis sur une piste, mais une dernière lacune m'empêche d'y voir clairement. J'essaie d'élaborer une théorie. Ce livre ne serait qu'une passerelle pour trouver l'anti-charme, comme l'histoire au début me l'a précisé. Mais dans ce cas, que fais Agnès ici ? Cela n'a pas de sens ! Faisant du sur-place dans l'air, je regarde à mon tour les présents, plaquant brutalement ma main libre contre ma tempe. Je sens ma cervelle au bord de l'explosion.

Je ne prête aucune attention au courtaud, dont la voix m'exaspère, mais qui est soutenu par le pillard elfique. Ma spirale auditive siffle quand le lutin poilu lance un regard méprisant dans ma direction, et quand la soi-disant femelle rousse s'effondre en pleurs. Répugnant. Avec un ton moqueur et amer, je m'adresse d'abord à la loque à genoux.

"Oh, des pleurs de la part d'une femelle, comme c'est inhabituel ! S'il te manque à ce point ton être cher, pourquoi tu ne vas pas là où il est ? Cela soulagera les oreilles de tout le monde."

Je pousse un souffle nasal méprisant avant de jeter un regard vers Uroldir.

"À t'entendre, j'ai la sensation que tu penses que le nouveau narrateur serait encore présent dans le conte."

Je volète un peu, me contentant de m'asseoir en croisant les jambes dans l'air. Sarbacane retenue sur ma cuisse, je reste attentif à ce qui se passe dans cette salle, tentant de rassembler mes idées. J'ai tout de même du mal à entrevoir le véritable lien entre tous les événements qui me sont tombés sur la figure. Les araignées dorées, les monstres, les habitants du conte, la voix des femelles trempées dont un exemplaire est présent ici, et cette histoire de cadre enchanté... Rien à faire, mon esprit fait face à un blocage des plus impressionnant. Existe-t-il seulement un lien entre tous ces éléments ?

Massant ma tempe, je jette un regard sur ma gauche, redécouvrant la silhouette du shaakt accroupi devant le feu. Cela me rappelle que j'ai aussi des gouttes d'eau encore accrochées à mon équipement. Vivement, je vole dans sa direction, inspecter le rebord de la cheminée.

(Eurk. Toujours aussi sale ce coin.)

Tournant les ailes aux flammes, je braque mon regard bleu sombre vers Hekell, mais me retiens de l'interpeller. S'il est dans le même état d'esprit que moi, je me heurterai à encore un autre mur. Et c'est bien une chose que j'ai envie d'éviter avec la migraine qui se profile. De nouveau, je scrute comme je le peux la salle et les mauvais acteurs qui s'y trouvent.

J'ai beau être curieux et avide de compréhension, je refuse d'être le seul à me casser la tête sur cette fichue histoire. Toutefois, je décide d'interpeller une dernière fois le poivrot dépourvu momentanément d'alcool.

"Eh Aram, n'essaie pas de me faire croire que vous l'avez fait par simple amour du danger. "

Je sais pertinemment les humains avides. Impossible que ce défi ait été tenté sans qu'il y ait la moindre récompense pour les appâter.



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"Être libre, c'est ne pas s'embarrasser de liens."


Dernière édition par Nessandro le Dim 23 Juin 2013 18:49, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 4 Avr 2013 16:43 
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Les Dernières Plumes - Chapitre I



Les Dernières Plumes

Chapitre II




(Zone 5 > Chambre 2)

Le garzok n'avait toujours pas bronché, mais des voix s'élevaient dans la salle, dont celle de Aram qui donna des explications qu'il n'écouta que d'une oreille. C'était une sombre histoire d'expédition et de maison hanté, voilà ce qu'il retint.

En d'autres circonstances, cette histoire de hantise aurait pu l'intéresser. Après tout, qui dit fantômes ou autres morts-vivants dit magie obscure et arts nécromants. Le genre d'objet d'étude qui pourrait lui en apprendre beaucoup.

Mais pour l'heure, il avait froid, il avait peur, il n'aimait pas la foule et son bruit.
Il vit la porte de la chambre deux entrouverte : ce serait son échappatoire.

Sans vouloir être remarqué, il se glissa jusque dans la salle et ferma la porte avec précaution sans même avoir jeté un regard à l'intérieur. Il respirait alors comme s'il venait de faire un grand effort, prenant sa tête entre ses mains puis, enfin, se tourna.



Les Dernières Plumes - Chapitre III

_________________

Playlist de Goetius Gomorrheus
Méléagant, le personnage l'ayant inspiré

Écoutez-moi bien.
Je suis Goetius Gomorrheus, le nécromant, l'élu de Phaïtos et de Zewen, le prophète qui va rendre au monde son silence originel.
Croyez-vous vraiment que rien de pire que la mort ne puisse vous arriver, à vous et à votre famille ?
D'un geste, je pourrais les ramener à la vie, en faire des pantins soumis à ma volonté jusqu'à la fin des temps. Ils ne rejoindraient jamais le repos des enfers. Leurs âmes disposées à ma jouissance, dépossédées de volontés, pourriraient petit à petit jusqu'à totalement oublier qui ils furent. Ça, c'est ce qu'il arrivera si vous ne faites pas exactement tout ce que je vous ordonne.
Et, si vous avez l'audace de croire que me tuer résoudrait votre problème, regardez donc mon cou.
Vous la voyez, cette cicatrice, qui longe ma gorge ? Le vestige d'un combat qui aurait dû m'être fatal.
C'est un témoignage des dieux. Ils ne veulent pas que je meure.
Désormais, que vous le vouliez ou non, vous m'appartenez. Et mon premier ordre sera :
Faites silence.


Dernière édition par Goetius Gomorrheus le Mer 17 Avr 2013 22:12, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Jeu 4 Avr 2013 18:45 
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Une mouche. Une mouche dans une toile d'araignée. L'image me terrifiait, mais c'était la sensation que je ressentais. Aram donna une explication qui me parut inutile. Ca ne répondait aucunement à mes questions.

Je m'assis à même le sol, contre le mur au fond de l'auberge, non loin de la chaleur du feu. D'ici je pouvais observer toute l'auberge. D'autres discussions s'élevaient, des provocations et des pleurs que je n'écoutais que d'une oreille. Je pris la tête entre mes mains.

(Réfléchis, réfléchis...)

Il y avait forcément un indice, un lien, une réponse quelque part. Je regardais à nouveaux les occupants de l'auberge. Tous, l'un après l'autre. Nessandro voleta vers moi en me fixant dans les yeux. C'est quand il s'adressa une nouvelle fois à Aram que j'eus un éclair de lucidité.

"Bouge pas, je reviens."

Je me levais d'un bond, me précipitant vers le mur au portrait. J'en étais sûre, ces portraits n'étaient pas là par hasard. Et je venais peut être de trouver la pièce manquante au puzzle. Je décrochais un à un les portraits puis retournais près du feu et de mon acolyte. Quand un problème est compliqué c'est toujours plus facile de le résoudre à deux et je devais me l'avouer à présent, je pouvais faire pleinement confiance à Nessandro, je devais même avouer que je l'appréciais vraiment. Je repris ma place à côté de la cheminée l'interpellant d'un mot.

"Regarde."

J'alignais les portraits sur le sol en m'adressant à Nessandro.

"Là, ce lutin ne te dis rien ?"

Je pointais la toile du doigt puis le lutin désagréable que nous avions rencontré dans sa cellule.

"Je me disais bien l'avoir vu quelque part. Et celui-ci."

Je pointais maintenant le portrait du hobbit avant de faire un mouvement de tête sur celui à côté d'Aram.

"Et l'orc à côté... "

Je baissais les yeux vers les tableaux pour retrouver celui du couple de Gazrok. »

"Il manque la femelle mais le mâle est assez ressemblant."

Je mis de côté ces trois toiles puis observais les autres.

"Ceux là représentent sûrement quelque chose du livre. Un paysage existant et un oiseau de la faune local ou encore un autre protagoniste."

D'autres connexions se faisaient encore dans ma tête. Je parlais à voix assez haute, toute l'auberge devait m'entendre et c'était tant mieux. Peut être que quelqu'un pouvait me donner d'autres informations sur ces dessins. En attendant, je continuais d'exposer ma théorie à mon compagnon de route.

"Bien... Admettons que ces toiles ne représentent que des personnages de l'histoire. C'est-à-dire qui ne viennent pas de Yuimen. C'est envisageable, après tout il n'y a pas de toile d'Aram, d'Agnès ou d'Uroldir non ? Alors disons que tous ceux qui n'ont pas leurs tronches sur ce mur sont des personnes réel. Mâle ou femelle ! "

Je lâchais un ricanement, je sentais que je touchais quelque chose.

"Nous avons tous ici un ennemi commun, le narrateur. Bavarde était apparemment l'ancien narrateur du récit. Donc on peut en déduire qu'un de nous peut-être narrateur. Donc peut être bien que le narrateur est parmi nous, dans cette pièce."

Je levais les yeux vers les personnes présentes avant d'attraper une de mes dagues de la pointer dans les braises ardentes puis de tracer sur le sol une ligne verticale.

"Dans l'hypothèse où les personnages du récit ne peuvent pas prendre le contrôle de la narration, nous sommes quinze narrateurs possibles."

Je me mordis un instant les lèvres avant de noter le nom ou un petit surnom pour chacun. Ainsi je notais : Aram, Agnès, Uroldir, la pelleteuse, la chialeuse, le nain, la blessée, la gamine, la chatte, le gobelin, Hekell, Nessandro, le sans tête, l'orc et enfin la gardienne.

Je jetais un oeil à Nessandro.

"N'hésites pas si j'oublie quelqu'un."

Je ricanais et barrais d'un coup de dague Hekell et Nessandro.

"A moins que tu sois vraiment discret et doué. Je ne pense pas que tu sois le traître."

Je soupirais.

"Il en reste donc treize."

Je faisais tourner ma dague entre mes doigts avant de regarder Nessandro.

"Qu'est-ce que t'en penses ? Qui serait un narrateur potentiel ?"

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Sam 6 Avr 2013 04:53 
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Pour Goetius

Tu n'as qu'à poster ici !

POur les autres
Aram qui avait consenti à tout dévoiler poussa un long soupir lorsque la poupée l'interrogea, mais répondit tout de même d'un ton grave.

"Comme vous l'avez sans doute lu dans la page de garde. Bavarde m'a emmené dans ce livre pour que je trouve la crème qui était sensé y être cachée. Bavarde était ma meilleure amie, je la connaissais depuis toujours. Ayant des talents de magicienne, elle avait la capacité de se transformer en corneille. Mais pour des raisons qui ne la concerne qu'elle, elle ne prenait que très rarement sa forme humaine. Elle craignait que seul, je ne puisse y arriver, alors à sa manière, elle vous a tous recruté, ce qui m'a un peu mis en colère. Il ne répondit pas aux allusions à propos de la perte de l'être cher, il se contenta de prendre un air renfrogné.

Lorsque Evangelina fondit en larmes à genoux, il l'a regarda désemparée, ne sachant quelle attitude adopter, alors que l'orque qui était tout près émit un grognement d'agacement. Le hobbit lui les yeux tout ronds de stupeur regardait la poupée effondrée tout en mâchonnant une petit quignon de pain.

Uroldir fronça les sourcils face aux comportements de dédain que Nessandro adopta envers la poupée en pleurs. Mais c'est d'un ton calme qu'il lui répondit:

"Le nouveau narrateur, tout comme la corneille est à l'extérieur du conte, c'est lui seul qui peut nous en sortir. Mais sa complice. la traitresse, est bien ici par contre ."

En disant ces paroles, il fixa Agnès du regard, qui en étant bien consciente cilla très légèrement sans toutefois se détourner de sa vis à vis.

Cette fois, ce fut Agnès qui répondit à Nessandro:

"Nous étions jeunes et fous, nous avions soif d'aventures"

En t'écoutant identifier les individus sur les portraits, le petit lutin se mit à rire d'un ton narquois:

Ah mais je suis bien réel moi aussi. C'est pas parce qu'un artiste a eu la la lucidité de me peindre en portrait que je ne suis pas réél.

Aram écouta patiemment les hypothèses d'Arkalan, puis expliqua :

"Non, non, le narrateur ne peut être l'un de nous, il doit être à l'extérieur du livre, s'il veut en influencer l'histoire... Mais il a un complice, celui que Bavarde avait démasqué et qu'elle allait nous dévoiler tout juste avant qu'elle se fasse tuer.

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 Sujet du message: Re: L'auberge (Salle principale)
MessagePosté: Sam 6 Avr 2013 13:59 
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Explications

La poupée releva rapidement ses yeux emplis de larmes, en fronçant les sourcils. Une voix des plus désagréable l'insulta presque. Et surtout, elle mentionna Larhe d'une façon qui ne lui plut pas du tout. Elle se releva à moitié en cherchant du regard la source de cette voix, et comprit vite pourquoi elle ne la trouvait pas.

Il s'agissait d'une minuscule créature pourvu d'ailes, au regard indiscernable et avec une sarbacane contre la cuisse. Elle l'avait déjà vu quelque part. Au début de cette aventure étrange, lorsqu'elle était avec Alylade, dans la chambre...

(Ce n'est pas le moment, Evangelina.)

La poupée se releva complètement et fixa cette créature qui l'ignora complètement. Elle ne bougea pas, ne répondit pas. En fait, elle était vraiment en colère, mais à la fois le monde qui l'entourait et le fait que l'aubergiste lui réponde l'empêchèrent de balancer tous ses fluides sur l'espèce d'erreur volante.

Elle temporisa donc, écoutant la réponse de l'alcoolique, les yeux toujours en larmes.

La conversation était lancée, et plusieurs personnes dans la pièce s'y intégrèrent. La corneille était donc une magicienne. Et il y avait un traitre dans le groupe.

"Super. Ca peut être n'importe qui."

Elle avait la voix brisée. C'était étrange. C'était comme si la colère et la tristesse qu'elle ressentait l'empêchaient de penser et de réagir comme à son habitude. Elle ferma les yeux, essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues de sa manche déchirée et ensanglantée.

(Je dois sortir d'ici. Je dois partir, loin. Très loin...)
(Faudrait déjà que tu sortes d'ici, alors calme-toi, s'il te plait.).

L'Aniathy rouvrit les yeux, ces yeux presque noirs. Elle n'avait pas envie de se calmer. Elle avait envie de faire souffrir cette créature ailée, elle avait envie de chopper le traitre et de l'obliger à sortir d'ici, elle avait envie d'exploser...

Elle regarda rapidement autours d'elle. Que pouvait-elle faire ? Elle se sentait impuissante, faible. Elle pleurait toujours, n'arrivait pas à s'arrêter. Elle sentait toujours les effluves de douleur et de vie qui s'écoulait de la blessure du dos de Siri. Elle avait toujours soif.

Quelque chose n'allait pas. Elle était brisée. Plus physiquement, mais elle ne parvenait pas à se concentrer, elle n'arrivait pas à réfléchir correctement. Tout était flou, tout était brumeux.

(Qu'est-ce qu'il m'arrive Gladys... Pourquoi... ?)
(Je n'en sais rien, mais il faut que tu te calmes. Tu es en train de te détruire, il faut te reprendre.)
(Je... Oui, mais... J'ai peur, je ne contrôle plus rien...)
(Je sais, j'ai vu. Quand on sortira d'ici, il faudra que tu te change radicalement les idées.)
(Et comment ?)
(Sortons d'ici, on avisera après.)

Evangelina se concentra sur ce qui l'entourait. Elle se retourna et vit Syl tendre une fiole à la femme chat. Elle évita de regarder le corps agonisant de la petite fille et balaya le reste de la pièce du regard. La tension était palpable, il allait sûrement se passer quelque chose.

Un livre noir.

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