Jour 1, fin d’après-midi.
Après son emportement soudain, le dragon était soudain redevenu calme. Nul feu ne sortait plus de sa large gueule, ni nulle parole à votre intention. Il continuait seulement à battre inlassablement des ailes, imperturbable. Ah, s en fait. Il eut une dernière action à votre égard. À l’égard d’Aenaria plus précisément. N’appréciant que moyennement être monté de la sorte, il s’ébroua, secoua son dos et ses épaules pour faire choir la Sindel dans l’une des failles de la feu-salle de pilotage. Car Ezak, dans ses fouilles, put le constater aisément : elle était totalement inutilisable. Le fluide qui s’écoulait des larges clepsydres brisées était le moteur et le carburant de cet appareil volant, et il gisait maintenant, mi-vivant, mi-matériel, mais totalement magique, sur le sol encombré de débris de verre et de métal. Tihanna restait muette et grave, comme si elle prenait conscience de l’irréversibilité de votre situation, et de son potentiel inextricable. Vous étiez condamnés à rester sous la menace et sous le contrôle de ce saurien des cieux.
Le nain de l’entrepont était toujours inconscient, assommé sans doute par le coup puissant que lui avait porté le guerrier roux. La plaie de sa tête était ouverte et saignait abondamment. Et nul jusqu’ici ne l’avait soigné, malgré la présence de deux guérisseurs à ses côtés.
Eliss, sur le pont, s’était tournée vers le grand batardé avec un air désolé.
« Je n’y suis pour rien, noble guerrier. Comment aurais-je pu vouloir que tout cela arrive, moi qui plaçais tant d’espoir dans cette croisière merveilleuse. Mais tout n’est pas perdu, nous vivons encore, et nous saurons nous tirer de ce mauvais pas, d’une manière ou d’une autre. »Elle ne semblait pas se renfrogner de l’attitude accusatrice de Sirat, restant positive malgré tout, et désolée par-dessus tout.
Et puis, enfin, alors que vous passiez au dessus d’une couche nuageuse et que le ciel se teintait des couleurs orangées du crépuscule, vous vîtes votre destination, là où le dragon avait décidé, apparemment, de vous emmener contre votre gré.
Il s’agissait d’une île volante, inquiétante vision dominée par une citadelle de lumière, qui vous masquait une bonne partie de l’île, vraisemblablement. À part cette ville en hauteur, un seul bâtiment était visible, au loin, et ressemblait à une petite auberge. L’Île semblait posée sur un rocher gigantesque, parcouru de veines incandescentes dégoulinant de lave en fusion. Des immenses dragons tournaient comme des menaces autour de l’île, et ne laissaient rien augurer de bon. C’est là, que le Dragon vous menait… Et déjà, vous pouviez redouter la brutalité de l’atterrissage qu’il vous réservait…
[Voici encore une petite phase événement : à vous de me préciser la manière dont vous allez vous préparer pour cet atterrissage, et aussi vos réactions face à cette apparition. Vous conservez pour le moment (sauf changement de votre part) les mêmes zones que précédemment. Exception faite d’Aenaria, qui est désormais dans la cabine de pilotage avec les autres.]