L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: La Forge Royale
MessagePosté: Dim 24 Aoû 2014 15:14 
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<les habitations>
Je traversai les rues de Mertar d’un bon pas, suivant un itinéraire emprunté bien des fois auparavant. Je ne fus pas long à arriver devant l’imposant bâtiment qui abritait la Forge Royale.
Je poussai la lourde porte d’un geste assuré et pénétrai dans l’atelier. A l’intérieur régnait une chaleur intense, presque insoutenable. Le sol près des fourneaux et des enclumes était noir de suie, recouvert de cendre et de poussière de charbon. Plusieurs équipes de nains œuvraient un peu partout dans la grande salle. Certains modelaient le fer en le battant inlassablement, d’autres actionnaient en rythme les soufflets doubles qui alimentaient en continu les fourneaux, ces insatiables dragons de pierres.
Les apprentis, eux, s’occupaient de polir les nouvelles pièces d’acier à l’aide de grandes meules. Les produits finis, armes et armures, mais aussi outils, dont dépendait l’industrie thorkine, étaient disposés contre les murs, prêts à être distribués ou vendus.
Soudain, je fut interpellé par Dwergal Heaume-de-Pierre, mestre fèvre réputé à la longue barbe rousse, le maitre des lieux :
« Thorùlfr ! Maintenant que te voici, viens-là, j’ai à te causer »
Sous son injonction, je m’avance vers le thorkin. Il était bien plus âgé que moi, ainsi que d’une taille sensiblement supérieure. Son crâne était dégarni par une calvitie avancée, ne lui laissant des cheveux, du même roux ardent que sa barbe, que sur les côtés.
« Bien, me dit-il, j’aurai un service à te confier. Pas de problème ? »
« Non, aucun, Maitre. Quel-est-il ? »
« Vois-tu, un chariot chargé d’outils neufs doit partir aujourd’hui pour Likhranen et y troquer sa cargaison contre du minerai de fer. Mais, comme tu le sais sans doute, la traversée du Col Blanc est dangereuse, surtout seul. J’aimerais donc que tu accompagnes le cocher pour la traversée, histoire de lui prêter main forte »
« Je serai ravi de lui rendre service, Maitre. »
« Parfait ! Il t’attendra aux portes de la ville. Il se nomme Taurekkr. »
« J’y vais de ce pas. »
Je sortis de la forge, sentant les yeux du mestre-fèvre posés dans mon dos. La relative fraicheur des Rues de Mertar contrastait avec la fournaise de la forge. Je frissonnai un bon coup avant de me mettre en route.
<La porte de la cité>

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 Sujet du message: Re: La Forge Royale
MessagePosté: Ven 7 Avr 2017 14:45 
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Arc du Souffle du Voile

Chapitre XIX.2 : Os Foudroyant et métal liquide



« Noruk… J'arrive pas à y croire. Et dire qu'il a voyagé à mes côtés tout'ce temps !

- Ca nous as fait un choc à nous aussi Brumal… »

Après avoir retrouvé Brumal à la grand' Place, les trois hommes s'étaient dirigés vers le dernier arrêt de leur journée, la Forge Royale située un peu plus plus haut dans les étages. La charrette de Brumal avait été laissée entreposée à l'écurie de Robur et troquée contre une charrette à main, plus simple à transporter dans les couloirs parfois étroits de la cité Thorkine. Cela n'empêcha pas le marchand de la lâcher avec un soupir de soulagement une fois arrivé devant la forge, dans un grand fracas du métal entreposé dedans.

Durant le trajet, Cherock et Hîo avaient fait le récit de leur journée : l'attaque, les quelques heures passées à attendre le réveil de l'assassin pour un résultat bien trop mitigé, la visite du diacre Polad. Au fur et à mesure du trajet le visage du thorkin s'était peu à peu assombris : de tristesse ? De colère ? De surprise aussi ? Cherock ne sut le dire. Cependant, lorsqu'il pénétra dans la Forge Royale, son sourire lui revint rapidement.

« Ascan ! Heaume de Pierre ! Devinez qui est d'retour ! »

Penché au-dessus d'une forge, une ombre gigantesque se releva à ces mots. Le dénommé Ascan était un humain de presque deux mètres de haut dont les cheveux noirs et portés court encadraient un visage taillé à la serpe et mangé par une barbe de trois jours. Trois jours, cela devait aussi être le nombre de jours qu'il n'avait pas dormi aux vues de ses cernes impressionnantes. A ses cotés vint se poster un nain à la longue barbe aussi fournit que celle de Brumal mais d'un noir corbeau. Tous deux portaient un tablier de cuir de forgeron, dont la poche ventrale était garnie d'une petite collection d'outils : marteau, pince, lime et d'autres que Cherock ne put identifier.

Alors que le marchand se dirigeait vers les forgerons leur donner l'accolade, les deux amis restaient en retrait, attendant d'être introduit.

« Tu as vu ? C'est drôle comment Brumal semble connaître tout le monde où qu'on aille : le tavernier à Luminion, le garde Aitar et maintenant ces forgerons ! Remarque, pour un marchand ça doit être normal de connaitre du monde, vu que l'on passe son temps à voyager et… Euh, Hïo ? Tu m'écoutes ? Eh oh ! » cria Cherock à son ami.

Hïo était absorbé par ce qui l'entourait : ce qu'il voyait autour de lui ne pouvait que laisser sans voix un jeune forgeron. Il s'avança dans la forge, comme perdu dans sa concentration, reclus dans un monde que seul les forgerons pouvaient connaître ; ses yeux captèrent chaque détail, comme les imposants soufflets d'une forge impressionnante qui devait pouvoir forger une statue entière d'un seul bloc. Tout à coup, le forgeron oranais se dirigeât d'un pas rapide dans une direction. Suivant son ami du regard, Cherock comprit ce qui avait bien pu attirer l'œil de son ami : exposé dans une vitrine, reposant sur un présentoir de bois, se trouvait une paire de gantelets d'acier.

Se rapprochant à son tour, Cherock identifia bien vite que la pièce n'était pas ordinaire : l'intérieur des gantelets était fait d'un cuir très sombre qui n'était pas craquelé, comme s'il n'avait jamais servi. La surface des gantelets était quant à elle composée de fines lames d'acier se chevauchant fournissant une très bonne protection intégrale, mais un détail interpella le jeune homme : il ne voyait aucun interstice entre les plaques, ce qui était étrange : comment pouvait-on se servir de pareils gants si on ne pouvait faire jouer les jointures des doigts si les espaces entre les lames d'acier n'étaient pas suffisant pour permettre cette souplesse ?

« Oh, je vois que ma Pièce de Forge vous intéresse ? » dit une voix dans leur dos.

Les deux amis se retournèrent et firent face à Ascan qui les dominait de dix bons centimètres chacun, ce qui rendait inhabituel pour eux de devoir lever la tête pour parler à quelqu'un.

Ce fut Hîo qui réagit le premier.

« Mes respects, forgeron Ascan Tsanay. Je savais bien que c'était une Pièce de Forge ! Elle est tout à fait remarquable, mais un détail me chiffonne…

- Comment les plaques peuvent-elles bien bouger sans espace ? Oui, on me pose souvent cette question et ma réponse reste toujours la même : essayez et vous comprendrez ! » dit-il en sortant une clé de sous son tablier et ouvrant la plaque au-dessus pour leur donner à chacun un gantelet, le gauche pour Cherock, le droit pour Hïo.

En enfilant le gant, la légèreté de celui-ci surpris le jeune homme qui s'attendait à un poids bien plus élevé.

« Le poids du gantelet se répartit sur toute la surface de la main, aucune partie n'est plus lourde qu'une autre : c'est ce qui donne cette sensation de légèreté. »
expliqua Ascan.

Portant sa main droite sur les lamelles d'acier, le mage découvrit qu'elle pouvait légèrement bouger, comme si elle avait du jeu : lorsqu'il voulut prendre la garde de son épée, il sentit quelque chose se rigidifier dans le gantelet. Il dégaina sa lame, fit quelques moulinets avec et essaya de nouveau de faire bouger les lamelles de protection : celles-ci s'étaient bloquées et ne bougeaient plus !

(Comment est-ce possible ? Lorsque ma main est ouverte, les plaques ont du jeu, mais plus je sers poing et plus celles-ci se soudent entre elles !)

« C'est très ingénieux votre système forgeron Ascan ! déclara Hïo, faisant jouer ses doigts en pliant certains et pas d'autres.

- Tu as compris comment ça marchait Hïo ?

- Evidemment mon vieux ! C'est tout simplement génial, les plaques sont reliées entre elles par des fils ou quelque chose dans le genre. Plus tu fermes ta main, plus ces fils se tendent, donnant la rigidité à l'ensemble des pièces !
Quant aux interstices, ils n'ont pas raison d'être dans une pièce pareille car les lames glissent entre elles.


- Bravo petit, tu as bien trouvé le secret derrière ma Pièce de Forge, les Gantelets de fer liquide. La succession des Himatori est décidément assurée ! »

Devant le regard surpris de Hïo, Brumal arriva accompagné du dénommé Heaume-de-Pierre et expliqua qu'il s'était permis de les introduire pendant qu'ils s'étaient éloignés.

Enchaînant sur ces mots, Cherock porta la main à son sac et en sorti de son sac la lettre du sage Roland.

« Forgeron Tsanay, nous sommes envoyés par le temple de Rana d'Oranan dans le but d'acquérir de la Faerunne. Nous souhaitons créer un nouvel Instru'Vent mais nos stocks sont vides, c'est pourquoi nous sommes venus vous rencontrer au nom du Sage Roland, que vous connaissez apparemment.

Voici une missive qu'il nous a confié à votre attention. »
déclara Cherock en tendant le parchemin scellé au forgeron.

Ascan Tsanay prit le parchemin, brisa le sceau et parcouru rapidement les lignes qui avaient été écrites à son intention. Puis avec un soupir, il ré-enroula la lettre et la ragea dans sa poche de tablier, avant de déclarer aux jeunes adultes :

« Ce vieux Roland m'étonnera toujours, envoyer de jeunes gens comme vous faire une mission si importante…

J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous. La mauvaise, c'est que je n'ai pas assez de Faerunne pour vous moi non plus : l'Instru'Vent demande un minimum de trois unités de Faerunne (la mesure pour les métaux élémentaires que nous utilisons) et je n'en possède que deux.

Mais la bonne, c'est qu'avec la fonte des glaces, le gisement que nous avions repéré avant l'hiver est de nouveau accessible : et chez les Thorkins, en minage, c'est premier arrivé, premier servi ! Les premières prospections ont commencé il y a 2deux jours et partent tous les matins.

Seriez-vous partant pour une petite escapade avec de la Faerunne à la clé ? »


A suivre…

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 Sujet du message: Re: La Forge Royale
MessagePosté: Sam 26 Aoû 2017 23:45 
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Arc du Souffle du Voile

Chapitre XXIII.3 : Le Retour


« Oh tiens, Cherock, Hïo, vous êtes déjà rentré aujourd'hui ? Eh bah, vous êtes bien chargés à ce que je vois ! »

Ascan s'approcha d'eux, se nettoyant les énormes battoirs qui lui servaient de mains dans un torchon qu'il rangea dans sa poche de tablier. A eux trois, ils posèrent la fameuse pièce de métal sur un établi. « Mettez la charrette là, avec les autres, dit le forgeron en examinant le fer et la Faerunne qui y était enchâssée.

- Il n'y a pas grand monde ici, dit Hïo en regardant autour de lui. Ils sont tous partis voir l'Exarque ?

- Oui, mais il faut bien que quelqu'un garde la boutique. Et en ma qualité d'humain, la religion de Valyus m'intéresse bien moi que mes collègues Thorkins.

- Je vois. Et pour ce qui est de la Faerunne ? Combien de doses pouvez-vous en tirer ?

- Voyons ça… Déjà extrayons-la. » répondit Ascan en se munissant d'un burin et d'un lourd marteau.

Calant le burin à une dizaine de centimètres derrière la limite visible de la Faerunne, le forgeron se mit à frapper de manière énergique pour séparer la partie avec le métal de l'air du reste. Le bruit assourdissant du burin s'enfonçant dans le minerai brisa le silence de la forge, avant de briser le fer lui-même. Ascan prit alors l'énorme pépite dans sa main et se dirigea vers les hauts fourneaux qui se trouvaient à une dizaine de mètres derrière lui. Il choisit alors un moule en forme de lingot et le déposa à côté d'une énorme cuve de pierre de trois mètres de long pour deux de large où des braises rougeoyantes luisaient encore d'un vif éclat. La cuve était entourée de quantité d'instruments de forge, tous à des places bien spécifiques dont le contour de l'objet était gravé dans la roche. Sans plus de cérémonie, le maître forgeron laissa tomber la pépite dans la fosse et l'entoura à l'aide d'un tisonnier de braises bien chaudes avant d'actionner un imposant soufflet à pied qui se trouvait un peu enfoncé dans le sol et dont la pointe se trouvait juste en dessous du foyer.

« Le fer fond à une température bien plus élevée que la Faerunne, expliqua Ascan. En le posant sur le foyer, je fais chauffer les deux en même temps mais bien évidemment la Faerunne deviendra liquide avant le fer. Lorsque ce moment viendra, je me servirai d'une pince pour déplacer la pépite et faire couler et racler la Faerunne malléable. C'est pour ça que j'ai ce petit moule.

- Ouais, un moule comme ça représente une dose de métal,
indiqua Hïo à son ami. Il nous en faudrait au moins trois comme celui-là pour pouvoir rentrer à Oranan.

- En comptant celle d'Ascan, il nous en manque deux. Tu penses qu'il y en aura assez là-dedans ? demanda Cherock.

- Je pense bien que non, il va vous falloir y retourner les petits gars. Mais vu l'heure, y aller maintenant serait une perte de temps, vous y irez juste pour le plaisir de faire le trajet retour, pas très intéressant hein ?

- Mmmh.

- En attendant que ça chauffe, allez donc jeter un coup d'œil à l'arrivée de l'Exarque. C'est un évènement peu banal avec son poste, c'est une occasion qui ne se représentera peut-être pas !

- Mmmh… Pourquoi pas.

- Euh t'es sûr ? Elle pourrait nous voir ! chuchota Hïo.

- Et alors ? On sera dans la foule elle ne pourra rien tenter. Puis en plus, faut encore qu'elle nous reconnaisse et je pense qu'on est tout en bas de sa liste de priorités ! lui répondit tout aussi bas son ami en se dirigeant vers la sortie de la forge. Allons voir ça ! »

A suivre…

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 Sujet du message: Re: La Forge Royale
MessagePosté: Dim 24 Sep 2017 15:56 
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Chapitre XXXIX : Une cape de Faerunne ?


Cherock arriva en fin d'après-midi chez le forgeron et l'activité de la clientèle commençait déjà à décliner. Il ne restait plus qu'un groupe de clients occupés à traiter avec deux forgerons et un Thorkin richement habillé en plein pourparlers avec Ascan, près du comptoir ; Cherock s'approcha d'eux pour qu'Ascan le voit mais ne s'approcha pas plus pour ne pas les déranger. Il tendit néanmoins l'oreille par curiosité : le noble désirait offrir une superbe pièce d'armurerie au père de sa belle pour la demander en mariage. Cependant, il ne savait pas laquelle prendre : une arme faite de métal précieux et de pierres rares, mais inutile au combat, ou une arme aux matériaux moins onéreux mais aux capacités létales plus prononcées. Le maître forgeron le convainquit que faire la seconde option était la bonne : une belle arme qui ne peut pas couper, c'est bien, mais une arme qui peut trancher un bras, ça sous-entends que le futur beau-père est encore vigoureux et capable de se battre. Ce dernier argument convainquit le jeune noble qui réserva un autre rendez-vous le lendemain pour parler des plans de l'arme en question.

Une fois le Thorkin parti, Ascna fit signe au jeune homme de le suivre. Son visage étant maintenant connu dans la forge du fait de ses fréquents allers et venues, les autres forgerons ne dévisagaient plus Cherock. La plupart l'ignoraient et certains lui faisaient un bref salut de la tête, que Cherock n manquait pas de rendre. (L'honneur et le respect, c'est aussi important chez eux que chez nous les Ynoriens.) avait-il constaté.

S'arrêtant devant l'établi que l'enchanteur savait maintenant comme celui personnel d'Ascan, il vit posé dessus un paquet recouvert de tissus. Devinant son contenue et la raison de sa venue, il se tourna vers le maître des lieux.

« Ascan, combien avez-vous pu obtenir de doses ?

- Content que tu ailles directement au but ! J'aime ce caractère, répondit-il dans un sourire. J'ai réussi à en obtenir cinq du minerai que tu m'as donné. Et pas des mauvaises du tout ! De l'excellente qualité, très pure. Regarde ça ! »

Il ouvrit le paquet et dévoila cinq lingots de Faerunne. Le métal, à la lumière des torches et de la forge, baignait d'une lueur rougeâtre rendant la teinte grise-verte de la Faerunne comme incandescente. La regardant sous plusieurs angles, il vit ce qu'il avait vu des dizaines de fois sur les Instru'Vents des Messes Ranaïques : en fonction de là où on regardait le métal, sa couleur oscillait du vert feuille au bleu acier, toujours avec des teintes cramoisies.

« C'est incroyable ! souffla Cherock.

- N'est-il pas ? Si on rajoute la dose que vous avez eu précédemment et celle que je vous donne pour l'Instru'Vent, on arrive à sept doses, dit-il en déposant deux lingots supplémentaires sur le plan de travail. Si on considère qu'il faut entre deux et trois doses pour un Instru'Vent, il vous reste encore quatre ou cinq doses. Et avec deux doses, je peux te forger une pièce d'armure si tu veux ! C'est pour ça que je t'ai fait venir aujourd'hui : te demander si ça t'intéresse et si oui, qu'est-ce que tu veux pour que j'ai le temps de te la forger. Vous repartez avec la caravane de Brumal dans cinq jours, ce qui me laisserait le temps de te le faire.

- Ca vaut la peine d'y réfléchir ! Mmmh, avec deux doses qu'est-ce que tu peux faire ?

- Casque, jambières, protections de bras essentiellement.

- Et une cape ?

- Une cape ? s'étonna le forgeron. Et bien, il faudrait à peu près deux doses également oui mais j'ai du mal à voir l'intérêt d'une cape de métal.

- Je pensais pas à la faire de métal pure, expliqua Cherock. Je pensais plutôt à une cape de tissue qu'on blinderait avec la Faerunne. La Faerunne n'est pas spécialement solide, du moins pas plus qu'un acier standard. Par contre, elle est bien plus légère : je voudrais l'utiliser pour pouvoir avoir une cape qui me protégerait plus efficacement qu'un simple bout de cuir ou de tissu.

- Je vois… Le souci, c'est que pour garer la souplesse de la cape, je vais devoir la lier avec du cuir ou du tissu : si ta cape arrêtera sans problème le deux ou trois premiers coups, ceux-ci découperont le fil qui les fixent au tissu et tu les perdras les uns après les autres. Après, je pourrai mettre des disques sur son intégralité pour la renforcer davantage, mais cela alourdirait plus la cape qu'autre chose, Faerunne ou pas. Et puis, elle perdrait de sa fluidité.

- Je vois… C'est regrettable, comprit l'enchanteur, penaud.

- Avec un métal pareil… Je te conseillerais des protections de bras.

- De bras ? Pourquoi ?

- A l'épée que je vois à ta ceinture, je déduis que tu dois vouloir jouer sur ton habilité et ta rapidité pour te battre avec. Sinon, tu aurais également un bouclier. Là où la Faerunne devient intéressante, c'est qu'elle te permet d'avoir une défense plutôt bonne tout en ne pensant pas grand-chose sur tes bras, conservant leur rapidité. Tandis que mettre de la Faerunne sur un casque ou sur des jambières, ça a moins d'intérêt : la légèreté sur la tête passe après une bonne protection avec un métal plus solide. Pour les jambes c'est le contraire : des bottes de cuir seront plus légères au prix d'une protection moins importante, ce qui n'est pas grave car les jambes sont moins ciblées en combat. »

Ces différentes explications convainquirent Cherock. Il oublia l'idée de faire une cape et porta son dévolu sur des protections de bras. (Maintenant que j'y pense, la cape ne m'aurait protégée que des attaques par derrière.) pensa-t-il. Vu le mal qu'il s'était donné pour obtenir ce minerai, ça aurait été dommage de s'en servir pour un objet utile qu'en de trop rares cas !

Les deux humains allèrent dans l'arrière boutique où était entreposé de nombreuses pièces d'armures différentes, allant du bassinet en acier à la cotte de maille, en passant par des jambières à la couleur curieusement verte. Cherock supposa que c'était de l'acier feuillu, un acier dont il avait entendu parler dans un des livres qu'il avait lu à la Bibliothèque d'Oranan. Il n'eut pas le luxe de se poser plus longtemps la question car Ascan lui mit sous le nez une douzaine de protections différentes. Il élimina d'emblée les épaulières qu'il trouvait peu pratique et ne s'associe pas forcément avec toutes les armures possibles. Il souhaitait avant tout protéger ses avants-bras et porta son choix sur une protection intégrale qui faisait le tour complet de ses membres.

« Mets-toi en garde avec ton épée, déclara le maître forgeron en s'équipant d'une tenaille qui traînait par là.

- Comme ça ?

- Oui, voilà. Maintenant, je vais mimer un coup : imagine que tu ne peux pas le parer avec ton épée, mais juste tes bras. Qu'est-ce que tu fais ? » dit-il en faisant descendre au ralentit la pince sur la tête du jeune homme.

Il se mit en position et vit ce qui n'allait pas : arme en main, se protéger avec l'intérieur de ses avants-bras impliquerait de faire pivoter la pointe de son arme contre lui dans certains cas, ce qui n'était évidemment pas une bonne idée. « Avec des armes courtes comme des poignards ou des dagues, c'est faisable, mais pas avec des armes longues. » Ils décidèrent finalement de prendre une pièce d'équipement recouvrant seulement la partie extérieure des bras, maintenues par des liens de cuirs.

Cherock montra alors ses bras gantés : « J'aimerai aussi que l'intérieur soit en cuir pour que je puisse porter ma manchette : si je la mets en contact direct avec la Faerunne, l'une des deux va s'abîmer.

- T'inquiètes pas mon garçon, le rassura Ascan. Toutes mes pièces d'armures sont doublées de cuir, pour une question de confort. Tu pourras continuer à porter cette manchette.

- Parfait. Ah, une dernière chose… J'ai acheté ces gants il y a quelques jours. Ils sont plutôt moyens c'est vrai, mais je pense qu'on pourrait les intégrer à l'équipement. Avec juste de simples liens qui font le tour de mon avant-bras, j'ai peur qu'elles glissent avec des chocs trop violents. De plus, ils ne protégeront pas mes poignets ou mes mains !

- Qu'est-ce que tu veux faire alors ?

- Vous pensez que c'est possible de relier les gants aux plaques de Faerunne via le rembourage en cuir ? Comme ça la protection glissera moins facilement et mis à part une petite faiblesse au niveau de mon poignet pour qu'il garde sa flexibilité, je serai protégé du coude jusqu'au dos de la main ! On aura juste à enlever les plaques de fer qui sont actuellement présente pour les remplacer par de la Faerunne.

- Ca me semble une bonne idée, acquiesça le géant. Je dirai même, cette idée me plaît beaucoup. Je n'y avais pas encore pensé de cette façon. Bien, je me mets au travail maintenant ! »

Ils s'en retournèrent vers l'établi du maître forgeron et Cherock demanda une dernière modification : il voulait enlever la partie recouvrant les deux phalanges au bout de ses doigts : le cuir pouvait le gêner dans sa pratique de la magie, il surtout lors de la création d'arme magique. Ascan tiqua sur la mention d'arme magique et demanda de lui en faire une après avoir entendu les explications de Cherock. Il fit apparaître un sabre à lame courbe de foudre en une petite poignée de secondes. Le forgeron toucha la lame et retira sa main sous une petite décharge et fit tester le tranchant de l'arme sur une pièce de bois servant à cet effet. Il constata que son tranchant n'avait rien à envier à celui de ses propres armes. Lorsque l'arme disparut, il dit à Cherock de repasser le voir la veille de son départ pour récupérer son équipement. Satisfait, Cherock quitta la forge.

A suivre…

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 Sujet du message: Re: La Forge Royale
MessagePosté: Ven 5 Jan 2018 19:17 
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Chapitre XLIX : Révélations


Les pensées de Cherock étaient confuses. Il avait tout de même la sale impression que les réveils douloureux étaient monnaie courante pour lui ces derniers temps. Il entendait des voix étouffées tout autour de lui, la brume obscurcissant son esprit. Les voix semblaient se disputer et il entendit à plusieurs reprises quelques sons qui ressemblaient à son prénom. (Bordel, pas moyen de dormir tranquille…) Il poussa un gémissement et ouvrit difficilement les yeux. Il vit un plafond de pierre et entendit les voix se taire puis des bruits de pas courir dans sa direction. Il sentit sous son corps endolori un matelas de paille et grimaça sous la douleur lancinante de sa cuisse et de son bras qui avait été mit en écharpe. Il tourna la tête dans la direction des pas et vit son ami Hïo pénétrer dans la pièce, suivi de Brumal et d'Ascan.

« Cherock mon vieux ! Tu nous as foutu une de ces trouilles ! Où est-ce que t'étais passé tout ce temps ?!

- Ah, salut Hïo… C'est un peu long à expliquer, mais…

- T'presse pas gamin, intervint le vieux nain. Ascan t'as trouvé presqu'mourant et t'as ram'né ici. On a fait v'nir un guérisseur qui s'est occupé d'toi, mais t'as sacrément morflé. R'pose toi un peu. »

Avant que Cherock ne rajoute quoi que ce soit, il sombra de nouveau dans l'inconscience.

Plus tard, il réémergea de nouveau de son sommeil. Il vit que Hïo était à son chevet et attendait qu'il se réveille. Lorsque ce fut le cas, Cherock lui raconta d'une voix pâteuse tout ce qui lui était arrivé. A la fin de son récit, il but de longues gorgées d'eau avant de se rendormir.

Il se réveilla une troisième fois et aperçut alors que cette fois, il y avait plus de monde. Hïo était là, mais également Brumal, Ascan, le vieil Aknaer et un soldat portant l'uniforme de la milice de Mertar.

Cherock eut enfin la force de se redresser et fit face à toutes ces personnes.

« Désolé d'avoir dormi aussi longtemps ahah.

- Pas grave mon garçon. Hïo nous a raconté ce qu'il t'étais arrivé, lui répondit Ascan.

- Où est-ce que je suis ?

- Dans la Forge Royale. Je t'ai ramassé inconscient hier matin alors que tu saignais de partout et je t'ai ramené ici. On t'as donné les soins nécessaires et pansé tes blessures et lorsque Hïo nous a raconté ce que tu lui avais dit, nous avons contacté un membre de la milice de Mertar et le vieux Aknaer du Bazar. Il a d'ailleurs rapporté les affaires que tu avais laissées chez lui.

- D'accord, mais pourquoi contacté un soldat de la Milice… ?

- Monsieur O'Fall, je suis le sergent Graham, de la milice de Mertar, se présenta le nain milicien en s'avançant. Le forgeron Ascan m'a contacté pour entendre ce que vous avez à dire sur la Comtesse Cédure. Néanmoins, puisque vous n'étiez pas conscient à mon arrivée, nous avons pris la liberté de fouiller votre sac à la recherche des lettres que vous aviez évoquées à monsieur Himatori. »

Cherock jugea du regard son nouvel interlocuteur. Il avait un regard franc rendu plus lumineux par un visage et un crâne totalement imberbe, chose inhabituelle chez les Throkins. Il portait sur la poitrine son insigne de Sergent de la Milice et en tirait une certaine fierté. Néanmoins, l'enchanteur se méfiait.

« J'ai beaucoup de choses à dire sur la Comtesse, sergent. Mais je suis également au courant que son réseau au sein de Mertar est extrêmement vaste et je ne serai pas étonné qu'elle ait des liens avec la Milice. Comment je peux savoir si vous n'êtes pas à sa botte ? demanda avec un air soupçonneux Cherock.

- C'est un homme de confiance, intervint Ascan. Un ami de longue date qui travaille spécialement en collaboration avec la Garde Royale mertarienne. Sa loyauté au Roi de Mertar n'est plus à prouver, tu peux parler devant lui sans crainte.

- Oh… Excusez mes propos sergent, je suis plutôt méfiants ces derniers temps.

- Je comprends, répondit le milicien avec un air entendu. J'apprécie la franchise et je serai direct, il n'est plus temps de tergiverser. Où avez-vous obtenu ces lettres, monsieur O'Fall ? demanda-t-il en tenant lesdites lettres dans sa main gantée.

- Chez la Comtesse Magaret Cédure, dans une cache de sa table de chevet.

- Vous êtes pénétré chez elle par effraction ?

- Oui.

- Vous savez que c'est un crime ?

- Oui, mais considérant qu'elle m'a guidé sur une piste me conduisant à des fous furieux qui voulait ma mort, je trouve ça justifié.

- Passons. Avec ce que j'ai pu lire, je ne demande qu'à vous croire. Cela réglerait bien des affaires abandonnées fautes de preuves sur des meurtres. Cela justifierait même que l'on passe sur votre cambriolage. Mais il me faut un gage de sureté. »

Cherock réfléchit à ces paroles. (Quelque chose qui montrerait que ces accusations sont irréfutables…)

« Et bien, je pense qu'il y a plusieurs choses qui le montrent. Premièrement, une incursion de la milice pour débusquer la secte de Meno dans le tunnel de l'ancien escalier. Vous y trouverez les lettres envoyées par la comtesse s'ils ne les brûlent pas, mais leur existence prouvera que mon histoire n'est pas inventée de toute pièce. Deuxièmement, le tunnel que j'ai visité. L'élémentaire qui le garde s'y trouve toujours et les restes du Sarcophage de Foudre aussi. Enfin, troisièmement… Le marteau Runique de Valyus. C'est la clé qui relie tout ensemble. Il ne me reste qu'à vous prouver que c'est le vrai… Mais, où est-il ?


- C'est moi qui l'ai gamin, déclara le vieux Aknaer en s'avançant, le Marteau dans les mains. Moi, Aknaer Main de Feu, descendant de Vlad Poigne-Ardente, engage mon honneur sur l'authenticité de ce Marteau.

- Moi, Ascan de la Forge Royale, approuve les affirmations d'Aknaer en ma qualité de forgeron.


- Et bien… Je pense que nous avons toutes les informations nécessaires. Je m'en vais faire mon rapport à mon Capitaine, il décidera de votre autorisation à quitter la ville ou non. Mais connaissant le vieux bougre, ce ne sera pas un problème, ajouta le milicien avec un hochement de tête satisfait avant de quitter la pièce.

- Ouf… Une bonne chose de faite… dit Cherock en poussant un soupir de soulagement.

- On d'vait partir hier mais avec t'conneries, on pourra partir qu'demain, bougonna Brumal avec un sourire en coin. Néanmoins fiston, j'm'attendais pas à c'que tu trouves cette relique !

- Ouais, t'es sacrément doué mon vieux ! renchérit Hïo.

- Aknaer, votre grand-père à mit au point une arme magnifique. Elle m'a sauvé la vie face à l'élémentaire de terre. Le marteau peut désormais rejoindre les descendants de ses créateurs.

- C'est vrai. La découverte de cette relique ne tient qu'à ton acharnement. C'est pourquoi j'aimerai que tu la prennes avec toi gamin.

- Mais… commença l'enchanteur.

- Pas de « Mais ». C'est une relique de notre peuple certes, mais elle appartient à un temps révolu. Mon aieul Vlad serait ravi que son Marteau soit entre les mains d'un enchanteur de foudre, j'en suis persuadé. De plus, tout ce qu'on trouve dans une mine appartient à celui qui l'a trouvé non ?

- Tout de même… Il représente beaucoup pour votre peuple non ?

- Pas tant que ça. A peine fut-il créé qu'on le vola, aucun attachement n'a pu se créer entre notre peuple et ce Marteau. Nombreux sont d'ailleurs les Thorkins à avoir purement oublié son existence.

- C'qu'il dit est vrai gamin, ajouta Brumal. D'nos jours, les jeunes Thorkins qui n'ont pas vécu sous l'roi Doure ignorent tout d'cette histoire.

- Alors… C'est un honneur pour moi d'accepter ce Marteau. »

De sa main gauche, le jeune humain accepta avec gratitude le Marteau que lui tendait le marchand. Il manquait de force et eu du mal à le tenir devant ses yeux. Il posa le marteau à côté de lui et examina son corps : sa cuisse droite était bandée avec un bandage très serré, il avait de multiples pansements sur les emplacements de ses coupures. Son bras droit était lui en écharpe. Il sentait qu'il en avait encore la mobilité, ses mouvements étaient seulement encore douloureux. Ce fut alors au tour d'Ascan de s'avancer.

« Au fait Cherock, j'ai eu le temps de te fabriquer tes gants renforcés. Je te les apporte tout de suite.

- Oh c'est vrai ? Parfait ! Au passage, j'ai ramassé quelques bricoles sur les… enfoirés qui voulaient ma peau. Ca t'intéresse ?

- Oui fait moi voir ça, j'y enlèverai le prix du coup de fabrication de tes gants.

- Hïo, tu peux me passer mon sac ?

- Tiens, » lui dit son ami en lui tendant le sac ouvert qui débordait de tout un tas de choses.

Cherock sortie alors toute une collection d'armes : il y avait la pioche trouvée sur la corniche avec les jumeaux, la hache trouvée sur le même lieu, le marteau et la couronne dans la fausse tombe du roi Doure et l'épée courte trouvée sur le garde de la Secte de Meno. Il y avait aussi l'arbalète de l'assassin de la Grand'Place mais il préféra la garder. Il donna ensuite tout le reste au forgeron qui disparu dans sa forge avec. En regardant son sac maintenant bien allégé, il vit les deux runes dont il ne connaissait pas encore le sens. Il prit les deux pierres dans ses mains et constatant que son esprit était en bien meilleur état que son corps, se risqua à tenter une identification. C'était la troisième fois qu'il essayait d'identifier la rune trouvée sur la Grand'Place lors du passage de l'Exarque, aussi commencait-il à être impatient de voir son sens. Surtout qu'il l'avait vu sur le Marteau runique !
Un nom jaillit alors de sa mémoire. (Amy... Qui est Amy ?) Il se souvenait que lors de son combat contre le golem de pierre, cette voix avait su le motiver. Il était de indubitablement tout seul dans le tunnel à ce moment là, aussi ne comprenait-il pas d'où pouvait bien venir la voix. (Sûrement une hallucination...)
Chassant cette pensée de son esprit, il ferma les yeux et le poing autour des deux runes et insuffla son fluide pour essayer d'en percer le sens.

A suivre…

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 Sujet du message: Re: La Forge Royale
MessagePosté: Dim 7 Jan 2018 03:05 
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Sans plus attendre, le forgeron humain de haute carrure nommé Ascan repartit dans l'arrière boutique pour aller chercher les gants renforcés.

Alors que les yeux et les poings fermés tu te concentres sur tes runes, voilà qu'un voile de brume s'évapore et que l'identification des deux runes, t'apparait claire comme de l'eau de roche. Après le troisième essai, tu sais à présent que la rune Ni en est une d'action qui signifie défendre. Pour la rune Tem, qui s'est révélée à toi, dès ta première tentative, également rune d'action, elle signifie Esquive.


Ce fut un nain à la barbe rousse, Dwergal Heaume-de-Pierre, qui en ressortit avec les gants renforcées de Faerunne.

Ascan avait peut-être été appelé à faire autre chose, ou bien le nain, près de ses sous voulait lui-même marchander le prix accordé au pièce de rachat, ou voulait-il simplement prendre une bouffée d'air frais hors de la forge. Quoiqu'il en soit, et sans s'expliquer, c'est avec un sourire qu'il se dirigea vers toi.

Devant le comptoir, il examina les différentes pièces d'équipement, et tout en marmonnant un peu pour lui-même, tu pus entendre:

"Hum, cette épée ne vaut pas grand chose, 22 yus. La couronne de bronze est quand même de bonne qualité, 95 yus. Le marteau de guerre a mainte fois servi, mais il est encore en bon état 148 yus. hum, et 220 yus pour la hache et aussi pour la pioche de fabrication naine. Termina-t-il avant de lever son regard vers toi et préciser:

"Je vous offre 705 yus pour l'ensemble. Pour ce qui est de ces gants, il vous en coutera 640 yus et 20 yus supplémentaire pour l'utilisation de ce métal particulier. Je vous dois donc 45 yus" Dit-il avec une pointe de déception dans la voix.

Le fier nain préférait empoché des yus qu'en remettre. Il te remit ce qu'il te devait puis il sourit de toutes ses dents en or, à la cliente qui te suivait, une naine bien en chaire et rouquine.

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