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 Sujet du message: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Mar 28 Oct 2008 21:22 
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Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains

Création par Ghazghkull


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Surmontant les hautes montagnes de Nirtim, le Col Blanc relie Mertar aux villages et mines naines dispersés de par la montagne. Surnommé ainsi à cause des étendues neigeuses des sommets en plein hiver, le Col Blanc traverse les montagnes d'ouest en est et rend le plus court des voyages long et périlleux. On y trouve peu de vie animale, du fait du froid glacial qui y règne le plus souvent, à l'exception de quelques rares grizzlis qui sont une légende car personne n'est jamais sorti vivant d'une rencontre avec eux. Ce chemin devient parfois rocailleux, principalement sur le plateau de Mertar où il est alors plus praticable mais aussi plus hostile du fait des nombreuses créatures que l'on peut y rencontrer.

Attention aussi lors de la traversée, un voyageur inexpérimenté pourra être surpris par les tempêtes de neige qui ont lieu au moins une fois par semaine et qui ralentissent d'une bonne journée le voyage.

Le Col Blanc n'a pas réellement de départ et d'arrivée, en effet, emprunté depuis des siècles par les nains et autres races, personne n'a vraiment pu en faire un tracé définitif. Ce que l'on en sait, c'est qu'il relie principalement Luminion à Mertar, en passant par les mines des sommets telles que Likhranen, pour passer ensuite à Amaranthe puis à Alkil. Après les villes de Luminion et d'Alkil, le tracé est flou et se perd vers les plaines et plateaux qui s'étendent à l'horizon de part et d'autre.

Cependant, il est de tradition chez les Thorkins de nommer "Col Blanc" le morceau de montagne creusé par leurs ancêtres pour faire passer la route la plus plate possible, à une quinzaine de kilomètres à l'est de Mertar.

Malgré ses risques mortels, le Col Blanc n'en reste pas moins le chemin le plus rapide pour se rendre de n'importe quelle ville naine jusqu'à la capitale Mertar.

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MessagePosté: Lun 11 Mai 2009 18:43 
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< les rues de Mertar >

Les alentours de la cité sont déserts et nous ne croisons qu’une charrette de marchands qui arrive d’un des villages perdus dans la profondeur de la montagne. Je suis Kalar qui a l’air de savoir à peu près où il va. Nous empruntons un petit sentier à travers les rochers. Au loin, je distingue de petites habitations nichées dans la roche. L’endroit ne me parait pas sûr et je garde en permanence la main sur le manche de mon marteau d’étain. Mon compagnon lui, parait rester confiant, mais je remarque qu’il se tient prêt également à toute éventualité.

Nous nous dirigeons vers une maison taillée dans le flanc de la montagne. Un mince filet de fumée s’échappe de la cheminée et trahit la présence des quelques résidents. Tandis que nous sommes à quelques mètres de l’habitation, une vieille naine rabougrie en sort. Kalar lui fait un signe de la main et la naine sort de sous sa tunique une hachette de lancer et la jette vers nous. Je n’ai que le temps de me coucher sur Kalar et j’entends la hachette siffler au dessus de ma tête avant de rebondir contre un rocher avec un bruit métallique. J’ai aussitôt sorti mon marteau et m’apprête à contre-attaquer quand Kalar me retient par la ceinture.

« Du calme, du calme » me chuchote-t-il, puis en s’adressant à la vieille « Dis donc Martha, tu es toujours autant excitée de la hachette, ce n’est que moi… ».

La vieille naine s’approche de nous et regarde attentivement mon compagnon de bas en haut avant de s’exclamer : « Kalaaaaaar, mon petit, qu’est ce qui t’amène ? Venez donc prendre un godet à l’intérieur. »

Kalar se tourne vers moi et hausse les sourcils avec un grand sourire. Je ramasse mon marteau et le brandit en menaçant : « Pas de blagues, hein, sinon je l’écrabouille, la mémé ».

Nous pénétrons à l’intérieure de la petite maison où règne une odeur de moisi et d’hydromel rance. La vieille nous désigne deux petits tabourets, puis s’installe dans un fauteuil en bois. Un petit lit de pierre recouvert d’une couverture en patchwork usée occupe la moitié de la pièce. Dans la cheminée de pierre se balance une marmite accrochée à une chaîne. Kalar a pris la parole : « Nous ne t’embêterons pas longtemps Martha. Voici Krom, mon compagnon d’aventure » A ces mots la vieille me renifle avec son gros nez poilu, je grogne pour l’éloigner. « Nous sommes à la recherche d’une grotte, la grotte de la faiblesse, elle devrait se trouver dans les parages. »
« La grotte de la faiblesse… » murmure la vieille en se frottant le menton, « jamais entendu parlé ».

« Tu mens ! » m’écriais-je en me levant brusquement. Malheureusement ma tête heurte violemment le plafond trop bas, et je retombe assis sur mon petit tabouret. Kalar me jette un regard en coin et hausse à nouveau les épaules.

« Merci pour ton aide, Martha, nous nous débrouillerons seul » dit-il en se relevant. Je le suis à l’extérieur de la maison. La vieille est restée dans son fauteuil et je sens son regard peser sur moi. Je me retourne une dernière fois pour la regarder d’un œil malveillant.

« Je ne pense pas qu’elle mente » dit Kalar alors que nous nous éloignons de la maison « J’ai totalement confiance en elle, et elle nous aurait aidé si elle avait eu connaissance d’une telle grotte. » Je grogne en guise de réponse.

Nous déambulons dans la montagne à la recherche de l’entrée de la grotte. Plusieurs fois, je crois toucher au but, mais il ne s’agit que de vulgaires terriers. Après des heures de recherche, je peux lire l’épuisement sur le visage de Kalar. « Il se fait tard » dit-il « Rentrons, nous reviendrons demain, après une bonne nuit de sommeil ». A peine sa phrase terminée, une flèche siffle au dessus de ma tête. Je me jette sur le sol. Kalar à mon côté. « Des gobelins ! » murmure-t-il.
Je m’abrite tant bien que mal derrière un rocher tandis qu’une pluie de flèches s’abat sur nous. « Trois ou quatre, pas plus » me dit Kalar. Le bruit des flèches contre le rocher s’est arrêté. « Ils sont à cours de munitions » dis-je rapidement « Lorsque le premier pointera son sale nez, grille-le, je m’occupe des autres ».
Des bruits de pas précipités, les gobelins nous croient morts… Une tête apparaît derrière un rocher et Kalar concentre toutes ses forces. Un petit éclair atteint le gobelin entre les deux yeux. Celui-ci recule sous le choc, à moitié assommé. « C’est tout ?? » dis-je, « je m’attendais à ce que tu déchaînes les cieux, tel Meno ». Kalar me regarde désolé, puis abat son bâton sur le crâne de la créature qui s’effondre. Je charge à mon tour avec mon marteau. Deux gobelins se trouvent devant moi. J’évite la dague du premier et écrase le second avec mon arme. D’un coup de pied bien placé, je renverse le premier. Kalar se jette sur lui et l’achève avec son bâton.

« Nous avons eu chaud, ils n’étaient que peu nombreux » dit mon compagnon en s’essuyant le front. « Tu as vaillamment combattu » répondis-je « même si je m’attendais à mieux au niveau de tes pouvoirs magiques… »
Kalar ne relève pas ma critique et regarde par-dessus mon épaule. « On vient… » murmure-t-il. Au loin, une troupe d’une dizaine d’hommes en armure marche au pas. « Inutile de nous cacher » ajoutais-je, « nous sommes repérés. »

Devant le nombre de guerriers, nous rangeons nos armes. Je garde néanmoins la main sur mon marteau, prêt à faire face. Je sens Kalar crispé, il tient fermement son bâton. La troupe se rapproche. « L’homme au centre ! » souffle mon compagnon « regarde sa ceinture et ses armoiries, c’est un messager Royal ! ».

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 Sujet du message: Re: Les alentours de la cité
MessagePosté: Jeu 14 Mai 2009 14:02 
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La petite troupe se rapproche de nous. Le cliquetis des armes et des côtes de maille se fait de plus en plus entendre. Soudain, un sifflement suivi d’un cri de douleur retentit. L’homme au centre, le message royal, s’effondre, une hache plantée dans son dos.

Kalar s’est jeté sur moi et me maintient au sol.

« Qu’est ce que tu fais ?? Qu’est ce qui se passe ?? » Protestais-je.

« C’est une embuscade ! Regarde ! » Me répond-t-il.

Je me relève péniblement et jette un coup d’œil par-dessus un rocher. A une dizaine de mètres, des gobelins ont surgis de partout et assaillent les hommes. Rien à voir avec les quelques vermines qui nous ont attaqués… Ceux-ci sont équipés d’armures lourdes et armés de poignards et de hachettes de lancer.

« Il faut intervenir » dis-je à mon compagnon.

« Inutile » me répond Kalar « Nous sommes trop loin. Nos petites jambes ne nous permettront pas d’arriver à temps. Le temps de rejoindre la bataille, il n’y aura plus d’hommes et nous nous retrouverons à deux contre une meute de gobelins enragés. »

« Je n’ai jamais vu de gobelins aussi bien équipés. Des armures, des poignards, comment se sont-ils procurés tout ça ? D’habitude, ces bouseux ne sont armés que d’arcs miteux et de lambeaux de cuit en guise d’armure. Une fois, l’un d’eux a même essayé de m’attaquer avec une poêle… »

« C’est pour cela que c’est suspect » répond Kalar. « Et pourquoi attaquer une patrouille d’hommes. Qui plus est avec un Messager Royal… »

Un cri terrifiant nous ramène à la réalité de la situation. Nous passons la tête par-dessus le rocher pour voir l’un des gobelins brandir la tête d’un homme devant ses camarades. Les humains gisent tous sur le sol, dans une mare de sang et de tripes encore fumantes. Quelques gobelins sont tombés au combat, mais le gros de la troupe reste à célébrer la victoire dans une cacophonie de cris perçants et de grognements.

« Je crois qu’ils chantent une chanson » me dit Kalar avec un regard perplexe.

Après que les derniers guerriers gobelins aient quitté l’endroit, Kalar et moi sortons de notre cachette. A mesure que nous nous approchons, la scène se révèle d’une atrocité insoutenable. Chacun des hommes a été lacéré et dépecé vivant.

« Pourquoi tant de haine » soupirais-je. Kalar tourne la tête vers moi et me lance un regard compatissant.

Tout à coup, un râle s’élève de l’amoncellement de corps. Terrifié, je prends mes jambes à mon cou, suivi par Kalar.

« Des fantômes ! » haletais-je « Les âmes tourmentées de ces hommes vont venir hanter les pauvres malheureux qui passent par là… »
Kalar n’a pas l’air rassuré non plus. Nombreuses sont les histoires de revenants qui hantent les montagnes. Assassinés, torturés, tous se réclament d’une mort injuste et errent dans entre les rochers à la recherche de proies à hanter.

Le râle continue et se fait plus pressant… « Raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ».

« Attends » me dit Kalar « Allons voir ce qu’il se passe. »

Je le regarde, atterré. A-t-il perdu la raison au point de vouloir rejoindre le royaume des morts avant l’heure. Est-il déjà possédé par les spectres ? Cherche-t-il à m’attirer dans un piège.

« Ne me regarde pas comme ça ! » dit-il « Ce râle est bien poussé par un vivant. Allons voir. »
A contrecoeur, je le suis, et nous retournons sur le champ de bataille. Les gémissements sont poussés par l’homme que Kalar avait reconnu comme le Messager Royal. L’homme a le visage mutilé et couvert de sang. Il a néanmoins senti votre présence et murmure : « Qui va là ? »
Je m’accroupis au dessus de l’homme. « Je suis Krom, le nain, et voilà mon compagnon Kalar. Souhaites-tu que j’abrège tes souffrances ? »

L’homme tend la main et attrape, avec difficulté, un rouleau accroché à sa ceinture. Dans un ultime soupir, il murmure : « Message… Mertar… vite… » Avant de s’éteindre.

Kalar prononce dans sa barbe les incantations de Meno pour le repos des âmes. J’attrape le rouleau et l’ouvre. A l’intérieur, je distingue un parchemin roulé.

« Sors le parchemin » s’impatiente Kalar.

Mes gros doigts attrapent la feuille roulée et la font glisser hors de l’étui. Je déroule le parchemin, Kalar se rapproche pour mieux y voir. L’écriture est belle, ronde, les signes serpentent et fusent sur le manuscrit.

« Quelle est cette langue ? » me demande Kalar avec un air perplexe.

« Ce ne sont pas des runes, ni de l’elfe, je ne comprends pas… Ce doit être un message codé. Portons le à la ville. »

Kalar acquiesse. Je range le parchemin dans son étui et cache le tube sous ma tunique. Nous rebroussons chemin sur le sentier qui mène au village. Après quelques minutes de marche, nous sommes en vue des portes.

« Hatons nous » me lance Kalar, « les gardes risquent de fermer les portes ».

Nous forçons le pas et arrivons devant le poste de garde avant que la garnison ne boucle la cité pour la nuit. Kalar interpelle l’un des gardes qu’il semble connaître.

« Salutations vaillant Browin, êtes vous en attente d’une patrouille d’homme ? »

« En effet » répond le garde « Des émissaires de Kendra Kâr sont attendus pour la nuit. Ils ne devraient plus tarder maintenant. Mais comment êtes vous au courant de cette affaire. »

« Hélas » répondis-je « La mission a été intercepté par des gobelins. Un vrai guet-apens si vous voulez mon avis. »

Le garde se tourne vers l’un de ses hommes et lance : « C’est ce qu’on craignait, vite, va quérir le sieur Gorin au Conseil. »

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 Sujet du message: Re: Les alentours de la cité
MessagePosté: Jeu 4 Juin 2009 15:52 
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<Les rues de Mertar>

Après une bonne nuit de sommeil, je suis d’attaque pour trouver la grotte de la faiblesse. Toute la nuit, j’ai ressassé dans ma tête les évènements de la journée et une question reste en suspens. Pourquoi le vieux Furìn a-t-il tant insisté pour que nous ne parlions de notre quête à personne ?

Je retrouve Kalar, mon compagnon d’aventure, devant les portes de la cité. Celui-ci n’a pas perdu sa bonne humeur malgré les déboires de la veille et parait toujours autant motivé.

« Brave Krom ! » me lance-t-il en arrivant « As-tu affûté ta hache en prévision des milles dangers qui nous attendent dans notre quête ? »

Je répond que les haches sont faites pour les femmes naines et que je préfère de loin le marteau, plus subtil, plus précis et tellement plus classe. Il me regarde d’un air perplexe tandis que je dégaine mon énorme marteau en étain que je fais tournoyer au dessus de ma tête.

« Par Meno, tu es plus vigoureux qu’un ours affamé » me dit-il les yeux brillants d’admiration. Je rote bruyamment pour acquiescer et range mon marteau dans mon dos.

Nous reprenons le chemin tortueux qui s’éloigne de la cité pour partir sur les flancs de la montagne. Sur la route, quelques mineurs nous saluent d’un hochement de tête. A mesure que nous nous enfonçons dans la pénombre de la montagne, les galeries se font de plus en plus étroites. Si les abords de la cité sont parfaitement taillés à même la roche et entretenus, les coins moins fréquentés sont souvent difficiles d’accès.
Kalar mon compagnon est agile comme un elfe et bondit de rocher en rocher. Désavantagé par ma corpulence plus forte (je dirais musclée), je suis à la traîne à quelques mètres derrière.
Après quelques heures de marche, nous retrouvons la zone où la bataille de la veille a eu lieu. Les cadavres en état de putréfaction des humains n’ont pas bougés. Kalar se bouche le nez et réprime un hoquet de dégoût. L’odeur de la chair en décomposition ne m’incommode pas plus que ça et ne me rappelle que celle des pieds de mon vénéré grand père. Sans jeter un coup d’œil à ce triste spectacle, nous poursuivons le long du sentier sinueux.

Derrière nous, une voix retentit. Je me retourne et aperçois une troupe d’une dizaine de nains. Les haches de guerre et les casques ornés de cornes portés par l’ensemble de la troupe ne nous trompent pas : ce sont des sentinelles de Mertar qui parcourent la montagne. Circulant aux alentours de la cité, ces groupes de guerriers sont chargés de surveiller les abords de la ville et de protéger les mineurs et les voyageurs. Malheureusement, le labyrinthe autour de Mertar est si dense qu’il leur est impossible d’assurer une sécurité suffisante pour empêcher les gobelins et autres vermines de pulluler dans les galeries.
A la tête de la troupe, un nain costaud avec une longue barbe noire et un casque doré semble être le capitaine. Il s’approche de nous et demande d’une voix autoritaire :

« Que faîtes vous ici ? Vous ne devriez pas traîner dans les environs. La zone regorge de gobelins. »

Kalar a pris la parole : « Nous cherchons la grotte de la f… » D’un coup de coude dans les côtes, je l’arrête avant qu’il ne dévoile le but de notre mission.

« Nous chassons le ragondin » dis-je d’un air distrait.

« Il n’y a pas de ragondins ici » grogne le capitaine. Ses yeux me fixent d’un air suspect. « Passez votre chemin. » Ajoute-t-il.

La patrouille s’éloigne et Kalar et moi restons immobiles tout en les regardant disparaître derrière un rocher.

« Je ne sais pas trop ce que cache ton oncle » dis-je « mais il est préférable de ne pas dévoiler le but de notre mission ; du moins pas tout de suite. »
Kalar s’excuse platement.

Nos recherches se poursuivent sans aboutir à quelque chose de concret. Les seules infractuosités que nous distinguons dans la roche ne sont que de vulgaires terriers ou des puits de lumières.
A bout de nerfs, je propose une pause à mon compagnon. Ravi, celui-ci sort de son sac une outre de bière et un morceau de pain au miel. Je dévore le bout qu’il me tend et prend une grande rasade de bière avant de m’allonger sur un rocher.
Tout d’un coup, la terre se met à trembler. Les tremblements de terre sont fréquents sous la montagne et le danger vient des éboulements qui peuvent être mortels pour les imprudents. Kalar, par réflexe, s’est couché sur son outre de bière pour la protéger. Tandis que le grondement sourd de pierres qui dégringolent se fait plus insistant, j’attrape mon compagnon pour le mettre à l’abri.

« Laisse tomber la bière » criais-je. Mais ma voix est couverte par le vacarme assourdissant des rochers qui se fracassent tout autour de nous.

Kalar et moi courrons à la recherche d’un abri. Soudain, je distingue un renfoncement sur le flanc de la montagne. J’y pousse mon compagnon d’un coup de pied et me jette à la suite pour éviter un énorme bloc de roche qui nous arrive dessus. Tapis contre le flanc rocheux, nous attendons la fin de l’averse rocheuse.

« Ma bière… » pleurniche Kalar « Comment va-t-on continuer sans bière ».

Tandis que je me pose la question intérieurement de savoir comment nous allons survivre sans bière, j’aperçois sur la voûte de la grotte des inscriptions runiques.

« Kalar ! » criais-je « Regarde ces inscriptions ! Que veulent-elle dire »
Kalar prend un air concentré, sort un petit monocle et lit péniblement :

« Grotte de la faiblesse. Voyageur, trouve les forces en toi, ou meurs… »

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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Dim 15 Avr 2012 15:15 
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(Voilà près de deux heures que j’marche sur s’te foutu Col, j’me les gèles ! Vivement que j’me rentre dans une taverne de Mertar, l’idée d’une mousse me fait saliver.)

Hurdrim marchait depuis un moment sur les routes dangereuses du Col blanc, exilé de son village, renié par ses pairs, il arpente la montagne en direction de Mertar afin de se racheter son honneur bafoué.

« Arf, rien que d’y penser ça m’fout en rogne ! » Gromella Hurdrim.

(Par la barbe de Valyus pourquoi ya fallu que j’naisse sans un poil sous l’menton ? Même Brog, s’te mangeur de caillasse, en à une. Arf, la misère. Rien que d’penser à mon père ça m’fout les ch‘tons…)

Ses yeux s’embuèrent de larmes, repensant au regard empli de honte que son père lui jeta avant de partir. Hurdrim secoua la tête et se frappa les joues.

« Courage fiston, t’es un Thorkin, ça chiale pas comme ces fichus grandes oreilles. » Dit-il pour s’encourager.

( Une fois arriver à Mertar, j’irai j’ter un coup d’œil chez l’forgeron voir si j’peux pas m’dégoter de quoi casser des mâchoires. Satanée neige, c’est froid, ça glisse, que je déteste ça grrr. )

Hurdrim progressait toujours plus loin sur le col Blanc, le froid mordant de la neige et le souffle glacial du vent venait former une fine couche de neige sur ses larges épaules.

(A croire qu’il n’y a pas de fin à cette satanée route, s’pas un temps à foutre un Sekteg dehors…)

Le ventre d'Hurdrim se mit à gargouiller.

(J’casserais bien la croûte tiens ! ) Songea-t'il.

Hurdrim aperçut un léger renfoncement dans la montagne à l’abri du vent et qui semblait épargné par la neige.

(Super, j’vais m’y poser trente secondes histoire de grailler un peu. )

Il avança, luttant contre les violentes bourrasques, heureusement pour lui, étant un Thorkin, sa constitution lui permettait d’avancer sans trop de mal vers le refuge. Arriver enfin à couvert il expira un coup comme soulagé d’un poids. Il frotta fortement ses mains afin de les réchauffer, les doigts engourdis, l’impression d’avoir des poches d’eau à la place de ses mains l’amusa légèrement.

« Bon voyons voir s’que j’ai dans ma besace. »

Hurdrim posa son sac à dos à ses pieds, le frappa pour faire partir la neige qui s’y était déposé. Il défit la sangle qui maintenait le sac fermait et l’ouvrit.

« Par la hache de Valyus ! » Jura-t’il.

Son sac était à l’image de son estomac, aussi vide que la tête d’un troll. Son moral en avait pris un coup. Il referma, exaspéré, son sac, le remit sur son dos et repris la route.
Hurdrim avançait, inexorablement, en direction de Mertar, les mains blotties sous les aisselles pour les garder, autant qu’il le pouvait, au chaud.

( Allez p’tit gars, t’y es presque, dès qu’t’arrives tu t’calles dans une taverne ! )

Le blizzard frappait violement la montagne, Le vent et la neige bloquaient son champs de vision, rendant chacun de ses pas hasardeux. Etait-il sur le bon chemin ?

Alors que son moral était au plus bas, que le désespoir gagnait le cœur d’Hurdrim, un miracle se produit. Telle une intervention divine, le blizzard pris fin, le ciel se découvrit laissant passer les rayons du soleil, réchauffant sa peau gelée par la neige. En effet, le temps dans les montagnes est capricieux, par chance pour Hurdrim cela joua en sa faveur.

« Par le feu de Meno ! » hurla de joie Hurdrim.

Galvanisé par l’arrêt brutal des intempéries, il avança avec plus de détermination, décidé à rejoindre la ville qu’il convoitait, celle qui allait lui permettre de changer de vie. Hurdrim continuait sur la route, le chemin étant parfois quasiment invisible, caché par une épaisse couche de neige, mais il se savait sur la bonne route. La neige se profilait à perte de vue, Hurdrim s’éloignait toujours plus de son village natal, loin des siens, quand soudain du haut de la corniche, il aperçut au loin une immense porte, taillée à même la montagne, gravée de fresques naines.

« Mertar ! », dit-il soulagé.

Hurdrim était enfin arrivé à destination, l’endroit où, il l’espèrait, sa vie allait prendre une autre tournure. Il dévala la pente enneigée, arriva sur le sol pavé directement en face de la porte géante. Hurdrim leva la tête, contempla les magnifiques ouvrages ornant la façade de la ville. Il était enfin arrivé à destination, maintenant il s’agissait de trouver de quoi se réchauffer et retrouver des forces.

Entrée de Mertar

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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Lun 25 Juin 2012 20:15 
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Il neigeait sans discontinuer depuis qu'Azric avait quitté Mertar. De nature grincheuse, il pestait sans cesse contre le climat qui s'acharnait sur lui et qui l’empêchait de s'éloigner autant qu'il l'aurait voulu de la cité naine. En effet, les vents forts chargés de neige gênaient sa visibilité et le forçaient à ralentir la marche. Il régnait de plus un froid glacial et mordant mais, heureusement pour lui, il n'était pas frileux.

« Bravo, Azric. Félicitations ! Par les tonneaux de Kubi, tu n'aurais pas pu partir un autre jour ? Non ! Non de non, il fallait que ce soit pendant une foutue tempête ! Ah ça oui, bravo ! » Ne cessait-il de râler à voix haute. Ayant toujours vécu en ville, grouillante d’activité, il n'avait pas l'habitude de se retrouver seul comme il l'était en ce moment. Alors, pour remédier à sa solitude, il se parlait tout seul. Solution astucieuse ou début de folie ? Personne n'aurait pu le dire.

Pourtant, malgré tout ça, il pouvait affirmer qu'il se sentait bien : il se sentait libre. Cela faisait maintenant presque une journée qu'il avait quitté sa cité natale et il n'avait pas une seule fois éprouvé le moindre remords.
Au contraire, les portes de Mertar dans son dos, c'était un avenir riche et glorieux, aux possibilités infinies, qui s'étendait face à lui. Il ne ressentait plus les contraintes imposées par ses supérieurs et par ses ainés et se sentait capable de faire n'importe quoi, d'accomplir n'importe quelle tâche. Il ne songeait même plus au taillage de pierre, qui l'avait tant ennuyé ces dernières années. Il se voyait déjà forgeron, parcourant le monde à la recherche des meilleurs métaux pour forger ses armes et ses armures.
Mais pour ça, dans l'immédiat, il devait éviter de se perdre dans les montagnes. Et ce n'était pas gagné, loin de là.
« Nom d'un gobelin crevé, je pige que dalle à cette carte ! »

La couche de neige qui recouvrait le sol lui arrivant jusqu'aux hanches, il tentait obstinément de maintenir la carte ouverte devant lui et de se repérer grâce aux sommets montagneux qui l'environnaient. Mais dans cette tempête, c'était peine perdue. De plus la nuit n'allait pas tarder à tomber, et il ferrait mieux de se trouver un abri si il comptait passer la nuit en vie et en un seul morceau.

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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Mar 26 Juin 2012 00:01 
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Assis contre la paroi rocheuse, Azric grelotait de tout son être. Il n'était pas frileux ... mais quand même, il avait ses limites. La nuit était bel et bien tombée et le nain égaré, après d'intenses recherches qui l'avaient définitivement éloignées de son chemin d'origine, avait finit par tomber par hasard sur une petite grotte sans issue dont l'entrée était presque entièrement recouverte par la neige. Il s'y était précipité et s'était empressé de boucher l'ouverture avec de la neige, se servant désespérément de son bouclier comme d'une pelle.

Une fois isolée de la sorte, la caverne s'était retrouvé dans le noir total et la température y avait brusquement chuté, passant de dangereux seuils négatifs. Pour survivre, Azric avait donc allumé un faible feu avec le peu de matériel qu'il avait pu emporter.

Il en était là, assis en tailleur dans la petite grotte sombre au plafond excessivement bas, avec le soufflement sourd et incessant du vent au dehors. Il avait retiré ses bottes de cuir et massait maintenant vigoureusement ses pieds endoloris à la chaleur du misérable feu de camp qu'il était parvenu à allumer.
Sa carte aussi était posée au sol, tandis qu'il la retournait dans tout les sens en se questionnant encore et encore sur sa signification. « Où est-ce que je suis ? Par les foudres de Valyus, où est-ce que je suis ?! »

A en croire ses maigres connaissances et les données de la carte, en quittant Mertar, il lui fallait passer le Col Blanc, sommet des montagnes de Nirtim. Après ça, il devrait rapidement tomber sur les premiers villages humains. Et à partir de là, s'étendait le monde des hommes et des autres races.
Seulement, Azric avait beau regarder minutieusement sa carte, il était incapable de se situer par rapport à ce fameux Col Blanc. Il faut dire que les cartes naines sont d'une précision sans égale ... en ce qui concerne les galeries souterraines, les couches géologiques et les divers filons exploitables. Mais pour retrouver son chemin à la surface, il n'y avait rien de pire.
« Je jure sur la Grande Forge de Meno qu'au moindre village que je croise, j’achète immédiatement une carte humaine ! Ah ça oui ! » Grogna-t-il entre deux claquements de dents.
« Il n'empeche que tu ne peux qu'en vouloir à toi même ! Tout cela ne serait pas arrivé si tu avais mieux écouté en cours de géographie et de topologie, cervelle de Garzok ! » Continuait-il à s'énerver tout seul, sans doute pour se réchauffer ...

***

Saisit de fatigue, le nain frigorifié s’apprêtait à fermer l’œil, lorsqu'un bruit le tira de sa somnolence. Ou, plutôt, l'absence de bruit. En effet, le bruit sourd et continu que produisait la tempête semblait s'être tut.
De nouveau en pleine forme, il se releva alors d'un seul bond - manquant de peu de s’assommer sur le plafond rocheux -, enfila à la hâte ses bottines et se rua à toute vitesse en direction du mur de neige qui bloquait l'entrée de la grotte. De la même façon qu'il s'était enterré, Azric dégagea la neige à l'aide de son bouclier, jusqu'à pouvoir sortir la tête en dehors du trou ...
« Par les foudres de ... » Commença-t-il à s'exclamer.

La vue qui s'offrait à lui était magnifique. Le vent s'était subitement arrêté de souffler et la visibilité était revenue. Situé en hauteur, il avait une vue plongeante sur une grandiose et paisible vallée, encadrée de monts déchiquetés et plantée de grandes forêts de conifères. Le tout couvert d'une neige qui s'étendait à perte de vue.
Mais le plus étonnant restait la luminosité de la scène. De là où il était, Azric ne voyait ni le soleil, ni la lune. Pourtant, l'ensemble du paysage était baigné de lumière. S'était-il tromper dans ses estimations de durée ? S'était-il assoupis ? Était-ce autre chose ?

Mais le jeune nain n'eut guère le temps d'y songer. Un bruit unique retenti juste sur sa droite. Un bruit sourd et ascendant, un bruit bref ... Sans aucun doute un rugissement. Et pas n'importe quel rugissement. Azric avait beau ne pas avoir écouté attentivement tous ses cours, il connaissait bien évidement les légendes à propos des terrifiants grizzly qui peupleraient les hauts relief du Col Blanc.
Et, tournant la tête dans la direction du bruit, il se rendit compte qu'il ne s'agissait pas seulement de légendes, et que tous les chasseurs nains qu'il avait vu se vantant d'en avoir rencontrer un n'avaient peut-être pas tous tord. Il ne fit qu'apercevoir l'énorme ursidé qui se dirigeait lourdement en direction de sa caverne.
Sans hésiter, il rabaissa immédiatement la tête, se bénissant de ne pas s'être coiffé de sa crête ce jour là, et recula précipitamment vers le fond de la caverne. Comme si ça allait lui servir à quelque chose, le nain dégaina sa hache et sa rondache, les brandissant courageusement.

Ses yeux étaient fixés sur l'ouverture de la grotte, à quelques mètres de lui à peine, et il entendait les bruits de pas de la bête qui se rapprochait.
Soudain, plus un bruit. L'ours s'en était-il allé ? Attendait-il le nain juste à l’extérieur de la grotte ? Aucunes de ces questions ne trouvaient leur réponse et la respiration du jeune nain s’accélérait, son cœur battant la chamade et l'adrénaline lui montant à la tête. Il n'avait plus froid, plus le moins du monde. Au contraire, il mourrait de chaud et ses mains devinrent rapidement moites tandis que son front s'imbibait de sueur.

Une poignée de seconde s'écoula. Cinq. Puis dix ...
Les muscles d'Azric commencèrent à se relâcher, peut être bien que ...

Dans un fracas de tonnerre, le mur de neige qui fermait l'ouverture de la grotte explosa subitement et violemment, projetant des blocs de glace un peu partout dans la caverne qui s’écrasèrent au sol ou contre les parois rocheuses. Azric eut le réflexe de lever son bouclier et en bloqua un de justesse, au dernier moment.
Lorsqu'il abaissa sa rondache, le nuage de brume blanche de neige en suspension se dissipait progressivement, laissant apparaitre une silhouette. Presque trois mètres de long, et la moitié de haut, une massive créature couverte d'une épaisse fourrure d'un gris sombre et tâchée de neige se tenait sur quatre pattes et s'avançait dangereusement dans sa direction. Sa tête n'avait pourtant rien d'hostile: ovale, avec son long museau, ses petits yeux et ses oreilles rondes ... Elle n'avait rien d'hostile jusqu'à ce que sa gueule s'ouvre en grand, poussant à nouveau ce rugissement caractéristique et découvrant un rangeant de crocs grands comme les doigts du nain.

« Par ma barbe, non ... Je suis pas comestible ! Oh, tu comprends, cervelle de Garzok ?! Par la Grande Forge, je ne suis pas à bouffer ! » Paniqua le nain, partagé entre la rage, la peur et la frustration.

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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Mer 27 Juin 2012 03:01 
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Intégration de Azric dans la quête 28 de GM8 !




Alors que tu croyais que tes dernières heures arrivait, un miracle se produisit. Du plafond de la caverne, il y avait, comme dans bien des grottes de ce genre, un puits de lumière. Tu n’avais pu le voir auparavant puisque la neige le recouvrait. Cependant tout le vacarne causé par l’ours enragé fit tomber cette neige qui te tomba sur les épaules.

Mais tu n’étais pas libérer pour autant puisque bien qu’une ouverture il y a avait, elle était trop haute pour un nain de ta taille.

C’est alors qu’une tête de corneille apparut par l’ouverture, qui était en passant trop petite pour qu’un nain puisse y passer.

Sans s’occuper de l’ours qui s’approchait dangereusement, la gueule ouverte et la bave dégoulinante, elle te dit :

« J’ai besoin de ton aide ! »

Oui, tu avais bien entendu, alors que tu avais besoin d’être secouru, elle voulait que tu lui rendes services.

Sans attendre de réponse de ta part, elle partit quelques secondes pour revenir avec un petit livre dans le bec. Celui-ci tomba dans le trou et tout en s’ouvrant, il t’engouffra magiquement puis se referma.

L’ours se désintéressa bien vite à un livre fermé après l’avoir reniflé à quelques reprises. Lorsqu’il partit, la corneille récupéra le petit bouquin dans son bec et s’envola vers d’autres cieux.

((( Et voilà, dès que le sujet de la quête 28 sera visible, je te demande de te rendre sur le babillard pour y suivre les directives, et ensuite de te rendre à la page de garde couleur et de rp la scène qui vient de se dérouler ici,... Sois le bienvenu dans la quête 28)))

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À votre service, pour le plaisir de rp !


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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Jeu 27 Sep 2012 18:04 
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La créature semblait guider Artiel au travers de galeries remontant inexorablement vers l'extérieur. Le fujonien marchait à bonne allure sur de lui et ne se retournait quasiment plus. Le prince le suivait silencieusement et respectueusement, à l'image de ses bonnes manières, ne souhaitant pas froisser son sauveur par une mauvaise première rencontre. Il se posait beaucoup de questions sur ce peuple et aurait aimé en apprendre d'avantage.

Il tenta plusieurs fois d'entamer une conversation avec son guide, sans succès. Celui-ci ne se retournait plus et ne prenait pas la peine de répondre aux questions d'Artiel. La situation étant gelée, il se résigna à le suivre sans parler. A mesure qu'ils montaient, d'autres galeries se dessinaient à droite et à gauche enflammant la curiosité du monarque.

( Où m'emmène-t-il ? On ne peut donc pas visiter cet endroit prodigieux ? )
(Visiblement non. Je crois qu'ils ont décidé de te renvoyer directement à Mertar, dans la ville naine. Ils sont sauvage et préfèrent leur tranquillité.)
( Je suis contrains de quitter leurs terres sans pouvoir échanger un mot ? Quel peuple étrange... Ils me fascinent.. )

A mesure de leur remontée, la lumière se faisait de plus en plus forte jusqu'à apparaître devant eux au détour d'un virage. Ils atteignaient l'extérieur en croisant d'autres congénères de la bête. Ces derniers passèrent à côté sans lui prêter aucune intention, le frustrant légèrement d'être ainsi ignoré.

Effaçant ces émotions néfastes, il scruta l'horizon les yeux plissés n'étant plus habitué à ces vives couleurs. Des monts et montagnes se dressaient à perte de vue, formant des pics en crête et en croupe. Sur le versant rectiligne de la montagne d'en face se dessinait un étroit chemin grimpant dans les hauteurs.

Lorsque le Fujonien s'arrêta, il désigna des griffes ce même sentier en prononçant « Mertar ». Artiel comprit qu'il lui fallait partir sans poser de questions, déçu de ne pouvoir côtoyer ses sauveurs et en apprendre plus sur eux. La créature fit demi-tour et disparu rapidement dans les profondeurs du mont glacé.

( A combien de temps sommes nous de la citée Naine? )
(Environ une demi journée.. Moins en courant ! )
(J'ai justement besoin de m'entrainer, mes forces reviennent doucement. Allons-y ! )

Il partit en courant vers le sentier chassant les pensés qui lui traversaient l'esprit. Il avait le sentiment de devoir rejoindre Mertar rapidement, et de retrouver ses forces.

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Artiel Til'ursöe - Rôdeur d'un autre monde


Aurore éblouissante,
Beauté réconfortante.


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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Mar 25 Déc 2012 23:27 
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Elle souleva difficilement les paupières en ce nouveau matin. L'énergie dont elle avait toujours fait preuve n'était plus qu'un vague souvenir.
La chose humide et froide qui la réveilla était un flocon de neige sur le bout de sa truffe. Un deuxième se posa à quelques poils du premier et elle loucha dessus tellement celui-ci était beau. Il disparût, fondit et se perdit dans le duvet de ses babines. Un courant d'air léger mais glacial joua avec les poils de ses oreilles lorsqu'elle tenta de redresser le museau, les yeux encore mi-clos.

C'est le cinquième matin, pensa-t-elle en observant la pâle lumière du jour à l'entrée de sa grotte. Ou bien le sixième ?
Engourdie par le froid, alanguie par l'isolement, elle ne savait plus. Elle remua pour se remettre en boule, tournant le dos à l'entrée pour ne pas avoir à sentir le vent ou la neige et essaya de se remémorer quel jour venait de naître.

Le premier jour, elle était restée à l'endroit même où ses aînés l'avaient déposée, assise et indécise, se disant qu'elle aurait dû leur demander ce qui lui était autorisé et interdit. Ils le lui avaient surement dit, se gronda-t-elle ce soir là. Mais elle avait dû rêvasser et s'imaginer toutes les choses qu'elle pourrait faire pendant cette semaine.


La première nuit elle marchait longtemps pour se trouver un abri. Un vent terrible s'était levé pendant la soirée, créant des tourbillons de neige qui l'empêchait de voir à plus d'un mètre.
Il lui fallut ensuite tout le jour suivant pour se convaincre qu'elle n'avait pas fauté, qu'elle avait eu raison de partir à la recherche d'un abri et d'y rester pour survivre. Mais malgré cela, plus d'une fois la jeune louve pétillante se prit à douter du bien fondé de sa décision malgré l'évidente sagesse.
Le troisième jour elle se réveilla avec l'énergie de la nouveauté. Tout un univers s'ouvrait à elle et elle sortit de sa caverne et s'amusa dans la neige avec la candeur de sa jeunesse. Le temps s'était calmé et elle avait passé de longues heures à courir et sauter, à plonger son museau dans l'épaisse couche de neige pour se rafraichir, à rester allongée et à chanter sur la beauté du ciel, la pureté de la neige et la magnificence de la montagne sauvage, des longues étendues lisses de neige et de glace, aux faces rocailleuses de roche noire.
Le quatrième jour elle marcha plus loin et visita les alentours, se laissant guider par le vent et les odeurs nouvelles mais elle fit demi-tour lorsqu'une masse rocheuse au loin lui rappela son village. Elle se remémora alors les paroles des ainés. Son honneur était en jeu, le temps de l'enfance était finit et elle devait se montrer digne. Cette région déserte était son sanctuaire, celui où elle devrait survivre à ces longs jours loin des siens … et rentrer, rejoindre son frère. Penser à lui la fit pleurer mais elle n'aurait su dire pourquoi car il y avait plus qu'une simple tristesse, il y avait de la joie dans les souvenirs qui lui vinrent à l'esprit, de l'inquiétude aussi, et une idée qui germa tout au fond de sa petite tête candide lorsqu'elle songea à l'absence de fluide de glace en lui. Ce fut cette dernière qu'elle n'arriva pas à comprendre, à en saisir le sens, car cela n'avait rien de nouveau, ils étaient nés ainsi : lui avec cette absence et elle avec cet œil étrange.
Ce fut cette nuit là qu'elle entendit d'étranges bruits extérieurs résonants sur les murs de son refuge. Indiscernables et fantomatiques, ils se mêlaient à ses sanglots naissants et au hurlement du vent à travers les pics enneigés et les arbres glacés.
Elle resta dans la grotte toute la journée suivante, cachée dans la zone la plus sombre, roulée en boule avec juste un œil pointé vers la sortie jusqu'à ce qu'enfin, épuisée, elle s'endorme.

Elle les recompta encore et encore, craignant de sombrer un peu plus si d'aventure son esprit se jouait d'elle. Elle redressa le museau et observa l'aube naissante d'un nouvel œil. "Le sixième jour, enfin !" pensa-t-elle, espérant voir dans le paysage un signe qui marquerait le début de la fin … en vain. Son cœur s'emballa et elle se redressa sur ses pattes avant, mais l'énergie lui manqua. La solitude lui pesait tant, elle qui n'avait jamais vécu seule et cela même avant sa naissance.

((Celle-ci est si seule, Oh Mère !))

Il n'y eut que le silence lourd et pesant de sa caverne pour lui répondre, mais elle l'entendit … ce bruit qui sournoisement s'immisçait pour la faire ployer. Celui de la montagne, différent de chez elle, de même que les odeurs des arbres, l'aspect des rochers plus noirs où la neige dessinait des étranges formes qui bougeaient à chaque fois qu'elle détournait le regard.
Elle se souvint des farces que cet environnement hostile lui avait fait, lorsqu'elle entendait son frère parfois juste derrière elle, il l'appelait … et lorsqu'elle se retournait il n'y avait que la blancheur du néant et le vent qui hurlait chaque fois pour se moquer d'elle. Elle en était persuadée. Il était changeant, parfois vif et féroce, parfois sinueux et sournois, mais il lui parlait directement, elle le savait maintenant. Elle n'était pas chez elle et il s'impatientait, mais elle devait rester jusqu'à la dernière minute, rester et vaincre l'angoisse, la peur, la solitude … la folie.

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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Jeu 11 Juil 2013 10:48 
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La respiration lui revenait petit à petit, alors que le nain noiraud s’impatientait déjà de cette pause plus que de rigueur. Gorog regarda partout autour : leur course effrénée n’avait plus de sens : personne ne les suivrait plus, à cette distance des portes de Mertar, et par ce froid de canard. Et à raison : se promener dans les montagnes par ce temps, c’était tout juste bon à se fendre la citrouille sur un roc en bas d’une crevasse, à mourir congelé comme un glaçon, ou à se perdre dans les détours rocheux jusqu’à ne plus savoir retrouver son chemin, de jour comme de nuit. Les nains connaissaient les montagnes, qu’ils disaient, les autres peuples. Ah ça oui, ils les connaissaient : l’intérieur des montagnes. Là où il faisait bien chaud, bien sombre, avec un feu de cheminée et une bière à la main. Ou une pioche, à la rigueur, en compagnie de compagnons mineurs. Voilà, comment ils les connaissaient, les montagnes. Mais l’extérieur… La surface n’était pas faite pour les thorkins. Encore moins pour les mineurs.

(Nous sommes les nains sous la montagne. On creuse le jour, on boit la nuit. Et on n’aime pas ceux d’la surface.)

La vieille rengaine de taverne revint à l’esprit embrumé par les vapeurs d’alcool du nain au gros nez, mais il se garda de la chantonner. A la surface, voilà qu’il s’y trouvait, bien contre sa volonté. Déjà, la proximité virile de ses amis mineurs suant en commun dans un boyau étroit et sombre, l’outil à la main, prêts à donner des coups répétés et rudes sur les parois sombres de la cavité par eux creusée lui manquait. Et les soirées arrosées, les chants, les bagarres, les frappes dans le dos, la rouste que les femmes-nains mettaient à ses collègues alors que lui-même rentrait dormir chez sa grosse maman poilue adorée. Comme un écho aux paroles du dénommé Broginn, il répéta dans sa barbe :

« Ouais… Faut qu’on trouve une taverne… »

Hélas, aucun établissement de ce nom à l’horizon. Rien que le vent, la neige et les rocs noirs des monts nocturnes. Stanley répondit aux présentations du brasseur, en indiquant son nom, tel que le veut la tradition.

« Stanley Cul-Brique, mineur chevronné. »

Pour sa part, Gorog s’était déjà répandu en préalables présentations. Et l’heure n’était pas aux discussions courtoises. D’autant que Broginn avait remarqué la disparition du prêtre nain.

« Il a chu, le chenu. A courir en robe, on finit par trébucher, et lui a tout dévalé, roulé-boulé. On l’reverra plus, c’malotru. »

Il était temps de prendre une décision sur la route à prendre. S’arrêter ne signifiait qu’une chose : la mort par congélation. Et puis, un nain, ça récupérait vite.

« Par là ! »

Il n’en savait rien, en vérité, notre bon nain, de la direction à prendre. Mais au moins en prenait-il une. Avancer, c’était la seule solution.

[HJ : tarentule.]

_________________
Gorog, nain.

Le nez, c'est l'idiot du visage.


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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Dim 18 Aoû 2013 21:43 
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<-- Duchés des montagnes alentours
Escale terminée


Nouvellement mère porteuse, avec précaution, je quittai la berge du petit lac pour me rendre sur le bord de la route. Tout en frottant tendrement mon œuf dissimulé, je lui promis de bien m’occuper de lui au péril de ma vie.

(Je serai toujours là pour toi ! )

Sans que je le sache, l’instinct maternel m’habitait déjà.

J'atteignis la bordure de la route de roches alors que le soleil amorçait sa descente. Bien que ma charge soit lourde, je décidai de marcher, tout en attendant patiemment l’arrivée de la guerrière. Ce qui prit un peu moins d’une heure.

Lorsque je la revis, Hortense affichait une mine différente de celle de la veille. Une auréole violacée teintée par endroits de noir encerclait son œil droit à moitié refermé. De la même façon dont je la détaillais, son regard se posa sur mon ventre plutôt arrondi. D’un accord implicite, sans que l’on ait besoin de se consulter, aucune de nous ne questionna l’autre, de peur de devoir se justifier à son tour.

Se contentant de me saluer d’un signe de tête, elle me prit dans sa main et me déposa dans le même sac que la veille. Je la remerciai brièvement et me couchai immédiatement. La curiosité me démangeait, j’espérais que cet œil au beurre noir soit sa seule blessure, mais je m’abstins, même si cela s’avéra difficile, de lui poser la moindre question. Je ne voulais pas être trop indiscrète. Et surtout, honteuse de ne pas avoir pu secourir toute la petite famille de canard, je n’avais aucune envie de parler de cette mésaventure.
Une fois de plus, je m’endormis en comptant les étoiles qui brillaient dans le ciel.

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Lun 16 Sep 2013 03:11 
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Nuit fraîche


Contrairement à la nuit précédente, mon sommeil ne fut pas aussi profond. En fait, je me réveillai à plusieurs reprises, grelottant et tentant de mieux replacer ma cape afin qu’elle me recouvre complètement. La nuit était plus froide que la précédente et curieuse d’en comprendre la raison, je me levai debout et pointa mon petit nez de lutine hors de la besace d’Hortense.

« Brrr… il fait froid ici ! » Dis-je à la cavalière tout en admirant tout autour de moi cette masse blanche qui recouvrait les montagnes.

« C’est ça qu’on appelle la neige ? »

« Oui, d’où le nom de la région que nous traversons : Le col blanc. En franchissant les montagnes d’Ouest en Est, nous sauvons un temps fou ! »


J’écoutais mon hôtesse d’une oreille ne pouvant quitter cette beauté des yeux. Bien que nous fûmes en pleine nuit, la lune et ses reflets sur la neige nous éclairaient suffisamment.

« C’est beau , mais c’est froid ! » Rajoutai-je.

Sans que je n’eusse besoin de lui en faire la demande, Hortense, remplit ses devoirs d’hôte à la perfection en me tendant une petite fourrure provenant sans doute d’un rongeur. Je n’aimais pas particulièrement que les gens tuent les bêtes pour leur fourrure, mais j’avais tellement froid que je l’a pris volontiers, me disant, pour soulager ma conscience, que l’animal était sans doute déjà mort lorsque l’on avait prélevé sa peau.

( Ça j’en doute fort !) Me répondit ma conscience.

N’ayant le goût de discuter avec elle, j’ignorai sa remarque et m’emmitouflai dans la petite et douce fourrure argentée et reprit ma place dans le fond de la besace après avoir remercié Hortense de sa délicatesse.

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Dim 22 Sep 2013 19:17 
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Joute verbale


Bien calée dans la sacoche de Dulcinée, la brave jument d’Hortense, et bien emmitouflée dans la petite fourrure argentée que la cavalière m’avait si gentiment prêtée, je m’endormis rapidement.

Ce n’est qu’au petit matin, juste au moment où le soleil daigne montrer ses premiers rayons de soleil que je me réveillai. J’aurais dormi encore un peu plus, mais l’arrêt soudain de Dulcinée attisa ma curiosité et m’incita à questionner mon hôtesse.

«Que se passe-t-il ? »

« Chut ! Taisez-vous ! »

Hortense s’était exprimée sur un ton autoritaire qui me froissa suffisamment pour que je lui désobéisse.

« Non, je ne... »

Ma phrase s’arrêta là, puisque Hortense me coupa vite le sifflet en rabattant la partie supérieure de la sacoche. Froissée d’un tel manque de politesse, je m’apprêtais à la sermonner, bien décidée à comprendre de quoi retournait son comportement si singulier et différent de ce que j’étais habituée. Mais je n’eus le temps de rien dire, ni faire que j’entendis un bruit de sabots s'approchant de nous. Heureusement pour moi, Hortense ne prit pas la peine d’attacher les sangles de la besace dans laquelle je me trouvais. Demeurant camouflée, je profitai d’un petit interstice sur le côté du sac pour regarder qui étaient nos visiteurs.

Deux juments blanches s’arrêtèrent à notre hauteur, mais bientôt, j’en aperçus qu’une seule, car la seconde se déplaça pour prendre place de l’autre côté de Dulcinée, sans doute pour coincer Hortense en sandwich et l’empêcher de s’enfuir.

« Tu ne croyais pas qu’on te retrouverait si rapidement, hein ? »
Cette voix claire et un peu trop aiguë à mon goût prenait un air arrogant très déplaisant. Bien que je me tordis le cou pour apercevoir son auteur, la petite ouverture ne me permis que de voir de longues jambes fines habillées par de grotesques bottes noires de cuir.

« Je croyais plutôt que vous auriez la décence de vous occuper de votre protecteur adoré ! »

La voix d’Hortense se voulait dédaigneuse, ferme et légèrement tremblante, dû probablement à la colère qui peu à peu l’envahissait.

« Sa cousine va s’occuper de lui, nous on préférait terminer les soins de beauté que Gustave avait commencés. Ce bleu te va très bien, il camoufle ta petite face de chipie, ce qui t’améliore un peu ! »

Ricana amèrement la dame qui se trouvait de l’autre côté du cheval.

La joute verbale était enclenchée et les deux visiteuses de leur langue de vipère ne cessaient d’insulter la jeune femme qui me servait de guide.

«Tu n’as plus cet idiot et balourd propriétaire de l’auberge pour te porter secours ! » dit la première, la plus proche de moi.

« Dis plutôt que vous êtes trop lâches pour vous combattre loyalement, toi et ta jumelle. Vous profitez que je sois seule pour m’attaquer à deux contre une. Mais je n’ai pas peur, vous allez vous retrouvez dans le même état que votre minable Gustave si vous ne rebroussez pas chemin sur le champ. »

J’entendis alors le bruit d’une épée que l’on sort de son fourreau. Cette situation me déplaisait puisque privée d’un champ de vision acceptable, je ne pouvais voir évoluer la situation. Nerveuse, je me demandais qui avait dégainé son arme, souhaitant intérieurement qu’il s’agissait d’Hortense.

« Oh, mais c’est qu'elle se permet de nous menacer en prenant ses grands airs, le laideron ! »

Les vilaines mégères continuaient de narguer Hortense qui s’avérait être une très jolie guerrière. Les esprits s’échauffaient et bientôt les coups prendraient la place des mots, je devais trouver rapidement une façon de venir en aide à ma compagne de route.

_________________
Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Mer 9 Oct 2013 03:16, édité 6 fois.

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 Sujet du message: Re: Le Col Blanc, passage entre Mertar et les villages nains
MessagePosté: Dim 29 Sep 2013 17:50 
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Broginn écouta l'ami de son ami se présenter et se fia à l'adage : les amis des ennemis des ennemis des amis de mes amis son mes amis...ou un truc du genre. Il faut dire que même s'il était partiellement dégrisé, dans son organisme la bière circulait toujours en quantité et notre ami barbu restait partiellement bourré et son esprit demeurait partiellement embrumé. Tant et si bien qu'il ignora complètement l'explication de Gorog sur la disparition malencontreuse et pour le moins ridicule du pauvre nain en bure violette. Non, il se concentra plutôt pour ne pas se formaliser de la neige qui lui arrivait à la mi-cuisse, du froid mordant que cette dernière prenait à malin plaisir à produire. Ils devaient avancer et c'est Gorog qui se fit maitre de la situation, en choisissant la direction qui les mènerait au précieux et convoité débit de boissons.

La marche n'était pas aisée et le temps peu clément. Le vent décida de souffler de plus en plus fort, plus violemment. Et malgré les feux du firmament, le temps décadent se voulaient aveuglant. Broginn n'y voyait pas plus loin que le bout de sa barbe. Il continua cependant d'avancer et pour se changer les idées, décida de se remémorer quelques histoires sur son passé et sa ville adorée. Comme celle, bien fameuse et très connue, de son arrière grand-père Durgil. Ce nain capable de voyager et rester une semaine sans boire de bière. Il en avait vu des choses, l'aïeul de notre nain bougon. Des trolls, des orques, des tarentules géantes. Toutes ces créatures avait fini écrasées sous le marteau puissant de Durgil Barbe-Roche, dit Durgil Pattes-poilues ou encore Durgil le Terrible. Et bien malgré lui et sans le savoir, Broginn allait vivre, sans doute, des aventures similaires. Relativement tôt d'ailleurs. Car au milieu de vacarme assourdissant que produisait le vent s'engouffrant dans le col, un son bien inquiétant retentit.

Ce son qui n'augurait rien de bon mit un certain temps à faire réagir le cerveau du brasseur exilé. Un grondement, terrible, et de plus en plus fort. Un grondement que tous les voyageurs parcourant les Cols Blancs redoutaient d'entendre: Une avalanche. En se retournant, Broginn pu voir au loin une masse de neige énorme dévaler le col en se rapprochant dangereusement. Il n'eut que le temps de lancer qu'un rapide "Foutre barbe" avant d'être englouti et emporté avec ses deux amis poilus. Valyus seul savait ou nos trois torkhins allaient bien pouvoir atterrir, et surtout, dans quel état.

[HJ: étagère(s)]

_________________
Broginn - Brasseur - Rôdeur

Un tonnelet de bière pour me réchauffer, un tonnelet de bière...Pour vous éclater!


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