L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Sam 5 Aoû 2017 17:25 
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***Eric avait quitté la taverne, en effet, il avait obtenu toutes les informations nécessaires pour se faire un peu d'argent. Le Guerrier assoiffé de Gloire qu'il était avait bien vite fait d'apprendre que dans cette ville où tout semble calme, existait un endroit où il se sentirait libre de briller.***

Hmm. Des combats clandestin, c'parfait pour moi ça..

***Eric cherche le lieu indiqué, il avait longuement parcouru les rues de la cité et avait été surpris qu'un tel lieu existe. Bon, c'est pas la première arène Clandestine qu'il verrait, néanmoins, cela le faisait sortir de la monotonie de ces dernières aventures. ***

J'espère qu'on m'opposera un challenge de taille. C'est pas dans cette petite ville que je vais devenir célèbre..

***Le Guerrier arriva finalement devant le bâtiment en question, ce qui le fit sortir de ces pensées.***

Bon, beh, j'toque trois fois, j'espère qu'ils sont prêt à acclamer leur futur champion.

***TOC-TOC-TOC ! Après quelques instant, la Porte s'ouvrit.***

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Mar 8 Aoû 2017 22:56 
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L'oeil vif de Riosodi gardait un intéressement certain sur l'anneau qu'agitait Fromritt. Comme s'il n'avait rien écouté, il prit son temps pour relever la tête et tirer les traits de sévérité sur son visage.

"Cessez de faire l'imbécile, je vous rappelle que nous sommes tous deux recherchés. Et nul doute que vos pitreries vous feront passer en premier la corde au cou si on nous attrape. Un peu de sérieux, je vous prie."

Finalement, le séducteur jaugeait déjà la foule à proximité alors que le guerrier annonçait un plan plus sérieux. Son regard se baladait sur des détails du décor durant de longues secondes jusqu'à ce qu'un sourire illumine ses lèvres.

"Haha ! J'ai une idée ! Regardez là-bas !"

Son doigt pointait vers une foule plus conséquente que la normale d'où s'échappait un brouhaha de musiques et de cris de joies. De nombreuses personnes étaient vêtues d'une robe blanche en soie fine recouvrant le corps et laissant apparaître par moments les belles jambes de quelques jeunes fêtardes enivrées. Riosodi se redressait et préparait déjà sa venue dans leur direction.

"J'avais oublié, mais quelle heureuse coïncidence. C'est la fête du Lys, une célébration en l'honneur de Yuimen. Venez, mêlons-nous à la foule. Nous aurons de meilleures chances de traverser la rue principale sans être repérés par les hommes de Klester."

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Mar 8 Aoû 2017 23:02 
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A peine le troisième coup venait-il d'être frappé que la porte s'éloigna du poing d'Eric. Elle dévoila un colosse de muscle, le visage couvert de cicatrices en tous genres et dénué de capillarité. Comme aigri, la brute ouvrit la bouche et grommela quelques mots à l'attention du visiteur.

"Oué ? Vous voulez quoi ?"

Les mots allaient devoir être correctement choisis pour ne pas froisser le garde. Après une rapide observation, il était impossible de passer outre le long couteau rangé à sa ceinture dont la lame descendait jusqu'aux genoux. Un rapide coup d'oeil au sol sec devant la double porte de la cave était taché ici et là de vieux sang dont l'odeur agresserait aisément les narines des plus endurcis.

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Mer 9 Aoû 2017 00:10 
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«-Waw.. t'es vraiment un colosse toi ! Vaux mieux pas avoir affaire à toi hehe !» ***s'exclama Eric surpris à la vue du Molosse qui venait de lui ouvrir la porte.

Puis plus bas..***

«J'ai entendu dire qu'ici.. on pouvait montrer ce dont on était capable.. et j'ai grandement envie de.. de faire honneur à la réputation souterraine de votre belle ville.»

***Regardant le tas de muscle dans les yeux..***

«On m'appelle Brain le Requin.. et cette odeur de sang.. ça me rappelle de bons souvenirs.. je veux combattre votre champion

Je vais vous le bouffer votre champion..

***Souriant de façon provocatrice..***

«.. et mourir si je ne suis pas à sa hauteur..
Qu'en dis tu... camarade?
»

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Mer 9 Aoû 2017 13:47 
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Les quelques railleries de Riosodi tirèrent un sourire à Fromritt, tellement désespéré dans son état qu’un vil manant pouvait courber ses lèvres. Un peu à l’instar d’un gosse qui se retrouve malgré lui avec quelqu’un qu’il n’aime pas, mais par la force des choses, était obligé de commencer à l’apprécier. Ouais un enfant, cheveux coupés court, un petit ensemble céruléen aux nombreuses couleurs excentriques, comme un costume pour une occasion spéciale…

(La première fête de mon fils… C’était pour un Dieu que… Je ne m’en souviens même pas, passons.) Pensa-t-il, mélancolique.

Mange-merde s’extasia en pointant du doigt une foule colorée et bondée. Il expliqua en deux, trois mots pourquoi des gueuses et putains se pavanaient parfois les jambes hors de leurs habits. Elles semblaient heureuses, voire trop, l’alcool devait les avoir aidé à atteindre ce stade de bonheur. Ah ! Elles rendaient grâce à une divinité, à Yuimen précisa le manipulateur. Les yeux avares de cette chair fraiche, il était redevenu enthousiaste dans la seconde et parlait déjà de s’immiscer dans cette mare indigeste où un guerrier balafré çà et là n’avait pas sa place.

« Hey, tu crois qu’avec ma gueule ça va passer, je vais les effrayer, ouais ! » S’indigna-t-il, avant de se rendre à l’évidence. « Ouais, c’est notre seule chance, je sais. »

Tout ce qui touchait aux déités de près ou de loin n’enchantait pas le Verlorgot. Pas qu’il en était phobique ou blasphémateur pour autant, mais… Il n’était juste pas à l’aise avec ces choses là. La mine renfrognée, le combattant prit un air faussement naturel puis rejoignit ladite célébration. Son dos était légèrement voûté, ses pupilles se mouvaient à la vitesse du son faisant vibrer sa cage thoracique. L’ambiance festive s’emparait petit à petit du lieu jusqu’à complètement cerner l’espadonneur aux plaies encore ouvertes et suintantes de sang.

En cet endroit de joyeuseté se mêlait le rouge et le violet, le jaune et le blanc, le bleu et le vert d’une charmante manière. Les atours des uns se complétaient aux autres dans un ensemble presque parfait, comme une danse colorée aux pas, aux gestes synchronisés. Les rires légers se mélangeaient aux discutions des jeunes filles aimant palabrer au sujet de tel ou tel être surnaturel. Les différents sons harmonieux voletaient dans les airs, comme une colombe battant des ailes, prête à enchanter son petit monde de son blanc immaculé. Les visages ici n’étaient que joie et amusement, leur figure irradiait de beauté, de bien être à l’instar d’un soleil de bonne humeur. Cependant, leurs rayons de contentement n’atteignaient pas le brun.

L’expression aussi agréable qu’une porte de prison, l’épéiste progressait dans cette jungle de joyeusetés. Chaque personne, chacun de ces individus pouvaient vouloir la mort du Tulorien. Sans vraiment prêter attention à la gentillesse des badauds, ni à leurs excuses, il bousculait les personnes ayant le malheur d’être sur son chemin. Une angoisse investit ses intestins avant d’évoluer dans le reste de son corps, ouvrant ses paupières à leur maximum et concentrant ses tympans sur chacun des bruits de la fête, chaque sonorité proche de lui. Finalement, une brèche montra une des deux portes de la ville, celle qu’avait emprunté le Wiehlenois la veille.

(C’est le moment, Fromritt, grouille-toi !) Se dit-il, sortant de la foule.

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Jeu 10 Aoû 2017 10:47 
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D'un revers, le colosse s'essuie le nez en reniflant bruyamment. Son regard reste posé sur le visiteur, duquel il se désintéresse assez rapidement. La seconde d'après, son regard se pose ailleurs, comme si observer les allers et venues des passants faisait office de passe-temps plus intéressant.

"Y'a pas d'champion ici. Et y'a pas d'combats non plus. L'patron a une affaire personnelle à gérer, donc c'est fermé pour quelques jours. Du vent, maint'nant !"

Au même moment, la porte derrière lui s'ouvre, laissant le garde et son visiteur s'éloigner tandis qu'une petite troupe d'hommes armés en ressort. Epées, couteaux, massues et grandes haches reposent aux ceintures et dans les mains d'une dizaines de loubards, parfaitement repérables par les habits de très simple facture qu'ils portent. Alors qu'ils sont occupés à brailler et s'esclaffer d'un rire gras et sonore, l'un d'entre eux quitte les siens et s'approche de l'inconnu qui se tient devant le garde.

"Barhn, retourne à l'intérieur. Vous, là. Qu'est-ce que venez faire ici ? Z'êtes pas au courant pour la mission du patron ?"

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Ven 11 Aoû 2017 22:51 
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Réponse à Fromritt Verlorgot


Les festivités battaient leur plein tandis que les deux fuyards tentaient d'échapper à un sort funeste. Glissant parmi les civils, Riosodi et Fromritt dansaient dans un spectacle de soie et de couleur, rebondissant occasionellement contre le corps d'une ou deux personnes. En arrivant de l'autre côté de la place, Riosodi ne put retenir sa joie d'effleurer la liberté.

"Par ici, nous atteignons la rue principale ! Les portes ne sont plus très loin !"

Toujours derrière lui, Fromritt tentait tant bien que mal de suivre son guide au milieu du brouhaha. Mais soudainement, sa silhouette s'affaissa jusqu'à tituber maladivement dans les derniers mètres. Rassemblant ses dernières forces, Riosodi parvint à progresser jusqu'au mur d'un bâtiment contre lequel il fit glisser son dos avant de s'affaler au sol. Son corps était tremblant, son visage en sueur et sa voix découpée de brefs silences.

"Foutredieu... Du poison..."

L'homme regarda sa main sur laquel un fin et minuscule filet de sang s'échappait d'une plaie indécélable. Ses lèvres se mouillèrent du liquide rouge et ses sourcils se froncèrent d'une étrange expression.

"Alchimique... J'ai... antidote..."

Puisant au delà de ses limites, Riosodi parvint à défaire la lanière de sa sacoche, du même acabit que ses vêtements, pour présenter deux fioles contenants deux liquides différents, un blanchâtre et un rouge. Il tenta de formuler un mot avec ses lèvres, mais l'épuisement le gagna et ses yeux roulèrent en arrière, soulignant la gravitude de son état. Au rythme où sa respiration ralentissait, la mort semblait proche pour le séducteur.

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Sam 12 Aoû 2017 20:41 
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La lumière rédemptrice de la liberté pointait vers les portes de la cité. Yarthiss, cette expérience maléfique qu’avait dû encaisser Fromritt allait se clore par une échappade des plus hasardeuses. Le rythme des pas du blessé s’accélérait mais pas autant que ceux de Riosodi tout excité de s’en aller. Un enthousiasme nouveau éclairait son visage, une joie jusqu’alors insoupçonnée irradiait son expression béate. Il courait presque, oubliant les maux qui accablaient l’espadonneur, si content d’enfin dégager de cette ville de malheur.

Derrière lui, à quelques mètres, le Verlorgot allait lui gueuler de s’arrêter une ou deux secondes, toutefois, les mouvements gais de l’excentrique manipulateur flanchèrent, perdirent toute leur superbe. Il tanguait, bougeait, tremblait d’une bien inquiétante manière. Les traits coléreux du guerrier devinrent craintifs et surpris. Conscient du danger l’entourant, il puisa dans ses réserves pour rejoindre le séducteur mal en point, contre un mur non loin. Il baragouina des mots, d’une façon bien étrange comme s’il était à l’article de la mort, prêt à passer de l’autre côté. L’épéiste tendit l’oreille et se concentra au maximum pour comprendre.

« Du poison, dis-tu ?! Merde mais j’ai aucune connaissance en remède ou antidote, bordel ! » S’exclama-t-il à moitié paniqué et à moitié confus.

Ses yeux noisette fusèrent de gauche à droite, vers la sortie de cet enfer puis vers l’empoisonné montrant ses deux fioles de liquide. Sa respiration devint saccadée, son puissant thorax se gonfla et dégonfla vite, très vite, trop vite. Il hésita, cogita, se demanda pourquoi irait-il perdre du temps à sauver cette enflure l’ayant si cruellement manipulée. Ses pieds se levèrent pour s’enfuir avant de reprendre leur position initiale. Non, son âme, sa conscience, la petite voix dans sa tête lui sommèrent de rester aux côtés de ce mange-merde. S’il pouvait éviter la mort à un homme, il le fera, il l’aidera de son mieux.

À la vitesse de l’éclair, il rechercha dans sa mémoire s’il avait des souvenirs quant à la confection d’un antidote. Ses iris se balançaient de haut en bas, de bas en haut, roulaient de gauche à droite, de droite à gauche sous la pression de la situation. Des flashs, des images, des sons lui parvenaient, flous, incertains, inutilisables.

Finalement vint ce fameux moment où il avait eu besoin d’un remède alchimique. Il faisait sombre, le ciel était couvert, il pleuvait énormément, l’automne battait son plein. Les gouttes d’eau coulaient désagréablement dans son cou, sa nuque, son dos alors qu’un homme dont il ne se souvenait plus le nom agonisait devant lui. Il le toisait, un air haineux au visage sans doute prêt à l’achever, mais au lieu de cela il l’emmena dans un sous-sol d’une maison abandonnée. À l’aide d’une épaisse corde il attacha l’individu puis il prit une gourde, à l’intérieur stagnait un fluide rougeâtre fait avec les feuilles écarlates d’un arbre nommé : Cheveux de Gaïa. Un ingrédient énormément utilisé pour les antidotes, selon un alchimiste louche des mauvais quartiers de Tulorim.

« Désolé, j’ai qu’une chance sur deux, j’espère que c’est ça ! » Dit-il, en faisant boire le contenu pourpre d’un des récipients de Cappelindro guidé par ce souvenir lointain.

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Dim 13 Aoû 2017 00:21 
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Réponse à Fromritt Verlorgot


Le contenu de la fiole s'échappait des lèvres de Riosodi à mesure que son compagnon ne tente de le lui faire avaler, mais il parvenait tout de même à lui en faire boire suffisamment pour en découvrir son effet. Ce dernier ne se manifestait pas immédiatement, aussi fallut-il une poignée de secondes supplémentaires au souffrant pour rouvrir lentement les yeux sur Fromritt. Encore très faible, il passait sa main tremblante sur son visage et finit par la regarder, pliant involontairement les doigts.

"Je... Je suis vivant..."

Fait étrange, son œil se mouillait d'un liquide rouge qui coulait le long de sa joue tandis que son nez ne pouvait retenir un filet de sang qui entachait ses vêtements excentriques. D'un revers de la main, l'homme essuyait ses flux et rassurait son compagnon quant à leur nature.

"Ne vous en faites pas, simple effet secondaire. J'ai du mal à croire que vous m'ayez sauvé la vie après tout ce qui s'est passé entre nous. Je... Merci. Vraiment."

Visiblement dans un meilleur état, Riosodi ne pouvait contester son état de faiblesse et dû s'y reprendre à deux fois pour se relever, incapable de demander à nouveau l'aide de son compagnon d'arme. Prêt à partir, il faisait déjà signe de le suivre en s'appuyant contre le mur de sa main ensanglantée. Rien ne semblait plus important pour lui que de fuir cet endroit. C'est ce même manque de vigilance qui surprenait les deux fuyards dans leur petit moment de répit.

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La silhouette d'une femme surgissait de l'angle de la rue, le visage teinté de surprise. Proche de la vingtaine, son visage était doux et dénué de toute trace d'impureté; Elle avait noué ses cheveux dans un voile rayé de rouge, laissant s'échapper quelques boucles sur ses épaules. Son accoutrement rappelait les charlatans qui se déplaçaient en caravane à la sortie des villes, mais c'est son sac bondé de matériel en tout genre qui attirait particulièrement l'attention. Herbes, fioles et parchemins en tous genres en dépassaient et représentaient là un trésor pour les plus avertis. Dévisageant le séducteur mal-en-point et son suivant, elle s'approchait de ce premier en le soutenant dans l'effort qu'il ne parvenait pas à fournir.

"Riosodi ! Par la Déesse, que t'es t-il arrivé ?! Et toi, tu es qui ?!"

Le visage ruisselant de sueur, le blessé parvenenait tout de même à le relever pour finalement esquisser un sourire en reconnaissant son interlocutrice.

"Elsa, c'est toi... Aide-nous à quitter la ville, je t'en prie..."

Incapable d'en dire plus, l'excentrique blessé s'affalait dans ses bras, laissant Fromritt seul avec une nouvelle rencontre pour le moins étrange. Ses yeux semblaient chercher des réponses et elle ne tardait pas à les poser sur le guerrier à l'espadon.

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Lun 14 Aoû 2017 16:11 
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Chaque goutte tombant hors et dans la bouche du manipulateur augmentait le stress de Fromritt. De la sueur suintait sur son front, ses sourcils se fronçaient en toute inquiétude. Le flux du temps semblait s’éterniser, un fragment de vie interminable comme les dernières passes d’un duel à mort. Il pensait déjà aux dernières paroles qu’il allait dire à Riosodi, allait-il se montrer compatissant ? Teigneux ? Haineux ? En tant qu’être humain pouvait-il juste se permettre de l’être envers un mourant, un typhon de pensées anxieuses immergeait son esprit.

Des syllabes parvinrent difficilement à sortir des lèvres de Cappelindro. Libération pour le guerrier qui sourit autant pour l’excentrique que lui-même. Le menteur regarda sa main puis la plia, comme pour symboliser le fait qu’il s’accrochait à la vie à l’instar d’une sangsue. Il réalisa qu’il avait survécu et remercia son drôle d’acolyte qui malgré tout, ne pouvait se résoudre à laisser un Homme mourir devant ses yeux. De l’hémoglobine vint à couler de ses yeux, de son nez, la tranquillité laissa place à la crainte vite balayée par les dires du miraculé. Le cœur de l’espadonneur pouvait à nouveau battre normalement, sans peur ni frayeur.

« Tu me remercieras si on en termine avec notre fuite, mais en tout cas, si je me retrouve avec des cheveux gris, je saurais à qui me plaindre ! » Son visage s’était éclairé d’une expression enjouée, sincèrement enjouée outre ses airs bourrus.

Non sans difficulté, le séducteur se releva en piteux état, sa fierté paraissait lui interdire l’aide du Verlorgot, ce dernier respectait ça. Appuyé contre le mur souillé de son sang, le vil serpent avançait et faisait signe à son compagnon de le suivre. L’épéiste restait relativement proche, quitte à supporter ses incessantes douleurs autant pouvoir rattraper son comparse s’il venait à s’écrouler. Ainsi ils progressèrent, cependant, bien rapidement, une ombre se dressa sur leur chemin. Une silhouette féminine se dégageait de la lumière au bout de la rue, une ennemie ?

(Par ma barbe, si je dois tuer une femme pour qu’on s’en sorte… Non, je ne veux pas ça, merde !) Pesta-t-il en son for intérieur.

Ses doigts avaient des fourmis, des picotements, ils étaient prêts à agripper la fusée tressée de son arme. La sclère de ses yeux rougissait imperceptiblement, ils s’écarquillaient un minimum avant de revenir à la normale lorsque l’ombre prit la parole. Une chevelure blonde en boucles coulait d’un bandana rouge à bandes blanches sur ses épaules fragiles, un habit immaculé recouvrait sa poitrine généreuse et un corset de cuir enlaçait son abdomen. Une sorte d’écharpe aux mêmes couleurs que son couvre-chef serrait une longue jupe noire laissant légèrement apparaître ses bas ivoirins. Un corps tout en finesse s’exprimant d’une voix inquiète, peut-être même maternelle vis-à-vis du vil serpent dorénavant sans défense.

Cette femme était d’une beauté rare, rassurante comme le baiser d’une mère voire d’une épouse. Celle-ci lui parla, ou plutôt lui cria dessus en aidant le beau parleur. Le Verlorgot se tut, il laissa à cette demoiselle l’immense honneur d’écouter Riosodi qui… S’évanouit de fatigue. Ce n’est qu’en mirant cette scène cocasse, digne des plus grands drames de cette époque , qu’il aperçut un genre de sac débordant d’objets de soin, d’herbes sans doute médicinales et autres joyeusetés. Son regard exténué croisa celui de la charmante dame qui demandait mille et une réponses à tout ceci et c’était Fromritt qui allait devoir tout expliquer.

« Tout ce que tu as besoin de savoir c’est que je suis un allié de Riosodi, malgré toutes les crasses qu’il m’a fait. Ouais, c’est une, gnn ! » Toujours en accompagnant ses mots de gestes calmes, il intensifia ses souffrances. Il reprit, essayant de ne pas bouger ses bras. « C’est une longue histoire. Mais on doit se casser de là, à l’abri je pourrais t’en raconter davantage, mais là, tu dois me faire confiance… C’est compliqué, mais c’est comme ça. » Conclut-il avec un ton tenant plus de la fermeté que la compassion, sa journée de merde devait y être pour quelque chose, assurément.

Ne sachant plus quelle blessure presser, il serra ses poings puis partit d’un pas décidé vers son salut : la forêt par laquelle il était arrivé la veille. Il fit un léger signe de tête à la nouvelle venue, pour ne pas paraître trop impoli, mais surtout pour appuyer le fait qu’ils devaient vite se retirer. Les traits de son visage mettaient en relief le danger de mort qui pesait sur le duo improbable, danger que la demoiselle devait aussi éviter en s’empressant de suivre le brun.

(LES PORTES DE LA CITE)

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Jeu 8 Mar 2018 23:44 
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Les rues étaient calme et au loin, la lueur du soleil rosissait le manteau noir de la nuit. Les jeunes femmes se dirigèrent vers le centre de la ville. Ældië observait avec intérêt la moindre parcelle de Yarthiss. Ses rues étaient pavées et bien entretenues. Le bois était le principal matériau de construction et certaines maisons à colombage étaient de véritables manoirs. Les maisons les plus riches étaient construites sur un étage de pierre.

Le soleil se montra enfin à l'horizon, irradiant le crépis blanc d'une lueur d'or. L'elfe oublia l'espace d'un instant ses pieds douloureux et sa voix disparue. Elle profita du spectacle silencieux, transformant la ville en un immense trésor. Cliana sourit en apercevant l’émerveillement de sa protégée. Elle vivait ici depuis longtemps et elle ne remarquait plus la magie de son quotidien.

(Merci, je redécouvre la beauté de la vie grâce à toi.)

Les deux femmes restèrent arrêter quelques minutes avant de repartir à travers la ville. Cliana montra une maison à colombage à l'ange de la rue.

-C'est ici que j'habite.

Elle ouvrit la porte sur un petit salon décoré...


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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Mer 25 Avr 2018 19:44 
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Interlude 1 : Corbeaux Cloués et Vieillards mal embouchés

Passer à l'Acte II (Pas encore dispo')


Des très nombreuses rues de Yarthiss, l'Allée des corbeaux Cloués n’était pas l'une des plus pittoresques mais le terme « discrétion » lui seyait à merveille. Les caisses et les tonneaux entreposés là par le tavernier du coin, fournissaient autant de cachettes. De plus, la majorité des vénérables maisons se disloquaient lentement mais sûrement, leurs pierres abattues au sol par l'usure et le vent. Au milieu de ce paysage de désolation, les occupants de l’unique maison produisant de la lumière emplissaient la rue de cris, allant des nourrissons hurleurs aux adolescents rebelles en quête d'une escapade de nuit.

C'est le plus téméraire de ces derniers, Ekton qui descendit la corde improvisée en vieux draps sales aussi adroitement que le pouvait un jeune Kedran. Atterrissant sur la terre battue, il argua ses compagnons, restés quelques mètres plus haut :
« Qu'est que vous fichez les limaces ? Je vais pas aller à la taverne tout seul.
- On va se faire déchirer la gueule si on descend, Ekton. Fit un gros garçon aux cheveux bruns crépus et au teint olive. Thorin n'est pas rentré à l'heure et Mademoiselle Welksson se fait déjà un sang d'encre.
- Tu es la reine des mauviettes, Djameli. Je l'ai toujours su. Ça vaut aussi pour vous autres, les tocards. Lança Ekton avant de se retourner vers la rue. »

Ce qu'il vit alors dépassait l'entendement. Non pas que l’adolescent n'ai jamais vu d'horreurs en courant les rues de Yarthiss mais le spectacle qui se profilait devant ses yeux n'était pas ordinaire. Portant fièrement sa canne, un vieil loup de mer ouvrait la marche, moustache au vent et pipe à toute vapeur. Derrière suivait un jeune Torkin, tout droit sorti d'un match de boxe, soutenu par un type avec un turban sur la tête. La pipe du vieux cracha comme un volcan en éruption :
« Qu'est que c'est que ce bazar ? Qui vous a permit de sortie à cette heure tardive ? »

Le jeune Kedran se fit tout petit devant la colère fumante du vieil homme. Muha'Omyri lui non plus, n'était pas très motivé pour suivre des retrouvailles incongrues. Le vieux et le nabot lui avaient déjà posé pas mal de soucis. De plus, il avait dû porter le Torkin jusqu'ici. Sa plus grande joie aurait été de pouvoir s’évaporer d'un seul coup de cette scène de ménage. Pendant que le marin hurlait sur le gamin Kendran, il déposa le petit bonhomme en l'appuyant soigneusement contre un mur de gré :
« J'espère que tu t'en sortiras mieux dans la vie que moi, Thorin. Tu es déjà un battant. Lui souffla t-il.
-A quel moment comptiez vous nous fausser compagnie jeune malandrin ? Lui lança Hank en se retournant brusquement vers lui.
-C'est à dire que ma tâche est accompli. Je vous ai accompagné jusqu'à chez vous... Si vous pouviez juste m'indiquer l'emplacement de la Guilde des bûcherons. »

Muha'Omyri remarqua plusieurs paires d'yeux se posant sur lui, notamment ceux de l'adolescent pris en flagrant délit d'escapade. Celui-ci devait avoir tout au plus une quinzaine d'années. Levant la tête, il vit une bande d'enfants massés à la fenêtre mais c'est le visage grassouillet de l'un d'eux que le Duniate remarqua le premier. Cet autre gamin, bien que mou et fragile ; était à n'en point douter un rejeton du désert. Le chapardeur connaissait la proximité entre Yarthiss et le désert de l'Ouest.
Le jeune homme leva encore la tête et remarqua une paire de pupilles luisantes à travers une planche déchaussée des combles. De minuscules yeux, d'un bleu étrange fixaient la scène au dehors mais absolument personne ne l'avait perçu. La chose ou la créature sentit le regard du voleur et se retira aussitôt. Cette vieille demeure et ses habitants laissaient Muha'Omyri de plus en plus perplexe. Mais quel pouvait bien être...

« Écoutez vous au moins la réponse à votre question, jeune homme ? Cracha Hank.
- Oh, Euh... Veuillez m'excuser Monsieur Welksson. Réussit à articuler le Chapardeur. Je suis un peu perturbé par la situation actuelle...
- Qui ne vous concerne absolument pas. Encore une fois, la Guilde des bûcherons se trouve à une rue d'ici : Vous continuez tout droit, jusqu'à arriver sur la rue principale de ce quartier. Continuez encore sur une centaine de mètres et... Enfin bref, débarrassez moi le plancher ! Votre seul présence pervertit la jeunesse.
- Non mais dites-donc ! Vous ne pouvez me coller tous les vices du monde ! Riposta Muha'Omyri en se rassérénant un peu. Très bien, je m'en vais ! »

Laissant tout derrière lui, le chapardeur continua dans l'allée à vive allure. Dans son énervement, il manqua de trébucher sur un pavé disjoint. Muha’Omyri tâta discrétement sa bourse : Au moins, le vieux avait payé pour tout les ennuis causés. Celui-ci n'avait pas refait allusion à la somme d'argent et ce n'était pas plus mal.
Suivant les indications de Monsieur Welsson, Muha'Omyri se retrouva bientôt devant le bâtiment en question : Une grande demeure, presque entièrement faite d'un bois. Les différentes charpentes et décorations avaient été finement travaillées, preuve de la richesse de cette corporation. A chaque étage, des balcons cerclant le bâtiment permettaient aux maîtres du lieu d'avoir une vue imprenable sur la rue principale et une large partie du quartier.
A cet heure pourtant, l'endroit paraissait désert, ce qui arrangeait bien Muha'Omyri. Le Duniate repéra un vieux porche qui pourrait au moins le protéger de la pluie. Son auberge pour la nuit étant trouvée, Muha'Omyri pouvait se consacrer à des activités quotidiennes de plus haute importance : les nourritures spirituelle et physique. De même qu'il l'avait fait quelques heures avant, il réitéra sa prière à Toumlanayh. Certains auraient trouvé ça un peu exagéré de prier aussi souvent mais pour un pauvre homme perdu loin de chez lui, la foi paraissait le moindre des réconforts.
Muha’Omyri mâcha ensuite un morceau de son pain avec lenteur. Il serait bientôt nécessaire de se trouver des nourritures plus consistantes pour tenir le coup lors d'un travail harassant. Au bout d'un temps, le Duniate trouva enfin le repos. Il s'assoupit alors que les derniers passants regagnaient leurs demeures...

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Mar 29 Mai 2018 00:04 
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Localisation: Yarthiss
Après avoir passé les grande portes de la cité, Nonna avança d'un pas décidé vers les gens. Il fallait qu'elle ait des pistes sur un lac brumeux, la seule façon était de partir à la pêche aux informations. Celle-ci demanda à plusieurs gens sans aucune réponse en retour, les villageois ne voulaient pas l'aider, craignaient-ils que cela soit trop dangereux pour la vieille femme qu'elle était? Sûrement. La dame n'était pas dupe, beaucoup était prêt à lui dire oui, cela se voyait sur leur visage mais ils demandaient une chose avant de lui répondre négativement: pourquoi aller là-bas? Cette dernière expliquait tout simplement qu'elle avait entendu parler de cet endroit ainsi qu'une île au loin, qu'elle voulait s'y rendre et visiter. De là, plus possible aux gens de parler, ils se mirent à l'ignorer, changer de sujet ou carrément prétexter ne plus avoir de temps pour lui parler. Bref, au final, Nonna n'avança pas d'un poil après une heure d'abordage de gens intensif. De plus, le temps commençait à se gater, ce n'était pas une bonne journée pour la vieille femme qui était désespérée à l'idée de n'avoir aucune piste ou direction à prendre.

- Bonjour, vous ne connaissez pas... La femme partit sans l'écouter. Pfffffffff! Je n'aurai jamais aucune réponse!

La dame était triste et en colère contre la ville. Ils se sont occupés d'elle pendant un an et maintenant ils refusent qu'elle puisse voler de ses propres ailes. Qu'avait-il là-bas? Pourquoi tant de mystères? Nonna était contente que son rêve était réalité, qu'il existe bel et bien mais quel est l'intérêt si personne ne lui donne le chemin?

- Heu... Bonjours, c'est bien Nonna que vous vous prénommez? Je viens de finir ma journée chez Kesh...

La vieille femme avait les yeux qui brillaient, c'était le mage de flamme. Zewen avait donc décidé que sa quête serait avec lui. Elle était si heureuse qu'elle prit ses mains tout en le saluant.

- Que vous arrive-t-il?
- J'ai besoin de votre aide! Connaissez-vous un endroit où il y a un lac brumeux? J'ai besoin de votre aide, personne ici veut me le dire.
- Comment connaissez-vous le Lac Brumeux?
- Grâce à un rêve que j'ai fait cette nuit, ce n'est pas le sujet, répondez-moi.
- Voulez-vous qu'on en discute en public pour que tout le monde sache que je suis l'homme qui a envoyé une pauvre femme dans un endroit dangereux?
- Très bien, vous n'aurez qu'à me le dire sur la route où se trouve ce fameux lac?
- D'accord... mais d'abord j'aimerai manger quelque chose, depuis le matin, chez vous, je n'ai rien avalé... Nonna lui tend le sandwich du matin qu'il avait préparé pour elle.
- Prenez! Ne vous en faites pas pour moi, j'aurai du mal de mourir de faim, j'ai des réserves!

L'homme fut choqué qu'elle n'avait plus rien mangé depuis le matin. Il prit le sandwich et avança vers la sortie de la ville en compagnie de la femme. Tout en dégustant son repas, il mit en garde la vieille femme de plusieurs choses.

- Savez-vous, au moins, ce qu'il a là-bas?
- Oui, une île, au loin du lac, aspergée d'un épais brouillard.
- Vous avez déjà été à ce lac dans le passé?
- Aucune idée...
- Vous êtes une bien étrange vieille femme, à votre âge, je resterai bien chez moi à profiter de mes vieux jours.
- C'est ce que je fais, je profite de mes vieux jours pour partir à l'aventure.
- Hm. Sais-tu qui nous attendra au lac brumeux...?

Nonna s'arrêta, elle repensa à Phaitos, ce Dieu ténébreux et sans pitié qui l'assassina en un coup et lui transperça le cœur. Cette dernière trembla tout en serrant sa poitrine, à croire qu'elle allait exploser. Le mage vit le spectacle et intervint, il la serra contre lui. Il propageait une chaleur réconfortante, la vieille dame se sentait mieux chaque seconde supplémentaire. Dans ses bras, elle se sentait comme dans celles de son mari: protéger.

- Merci, j'ai fait une crise de panique ou que sais-je.
- Cela arrive même au meilleur n'est-ce pas? Je disais donc, là-bas nous attend le passeur.
- Qui est-ce?
- Personne ne sait sa nature, s'il est humain ou non. Ce que l'on retient de lui, c'est qu'il vit dans une petite cabane aux abords du Lac Brumeux. Cet homme est le seul qui peut nous faire traverser jusqu'à l'île.
- Ca doit être une personne très généreuse pour faire cela à chaque voyageur.
- Pas vraiment. C'est une personne ni bonne ni mauvaise. Ce qu'il veut, c'est de l'argent. Il ne fait pas cela pour une quelconque autre raison, il est avare de Yus.
- Je me vois mal lui payer quoi que ce soit, peux-tu le forcer à nous conduire de l'autre côté?
- Si tu veux qu'on meurt tout les deux, alors oui. Cet homme est un excellent combattant. Selon des rumeurs, sur l'île se trouve une déesse: Brytha. Celle-ci est Déesse de l'équilibre. Même elle n'ose pas affronter le passeur car c'est un adversaire redoutable et puis, ses actions sont de l'ordre de sa mentalité. Cette dernière vise la neutralité absolue, le passeur respecte bien cette règle car il aide pour un retour monétaire.
- Je n'ai jamais lu, dans quelconque livre, l'existence de cette Déesse. Je pense que c'est des légendes, une façon de rendre cette île encore plus étrange. Lorsque nous serons là-bas, on avisera.
- Je pense la même chose que toi mais soyons prudents, il existe de nombreux Dieux mineurs, cela n'empêche pas qu'elle en fasse partie.

Nonna ne répondit pas, elle était persuadée que ces légendes étaient fausses. De plus, l'histoire du passeur lui semblait déjà grotesque, sa naïveté avait des limites tout de même. Par ailleurs, bien qu'elle se soit calmée, elle ne put s'enlever de la tête que le passeur pouvait être Phaitos, qui sait...

- Juste pour information, le lac se trouve à 3 jours à pied. Toujours prête pour y aller, vous allez tenir bon?
- Ne vous en faites pas pour moi, j'ai une bonne endurance sur des longs trajets, je tiendrai le coup.

C'est par ces dernières paroles qu'ils sortirent de la ville. Nonna était déterminée bien que pétrifiée à l'idée de rencontrer ce passeur mais elle avança d'un pas décidé et sûr d'elle.

(1058 mots)

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Lun 11 Juin 2018 14:37 
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Localisation: Yarthiss
"Madame, vous semblez épuisée! Venez donc vous délasser et oublier les aigreurs d'une vie ingrate en profitant du spectacle de votre servante!" S'exclama Evelyn à l'adresse d'une petite femme rondelette coiffée de velours qui passait de l'autre côté de la rue. Un peu surprise, cette dernière s'arrêta et posa les yeux sur la silhouette menue vêtue d'habits tapageurs mais élimés et dont le côté droit du visage était couvert par un masque représentant une demi lune. Des balles de couleur virevoltaient au dessus de sa tête, si vite qu'on avait l'impression que ses mains ne les touchaient pas, pour le plus grand plaisir d'un petit groupe de badauds qui l'entouraient.

(Bien. Ne pas la lâcher.)

"Voyez donc les milles et un tours les plus excentriques, les plus étonnants, les plus... Ah! Je n'ai plus d'idée! Les plus quoi, cher public? Continua la jeune artiste de rue qui laissa dramatiquement tomber ses balles à terre avent de basculer en arrière pour faire la roue en roulant exagérément les yeux à l'attention du public. Quelques rires fusèrent dans la petite assemblée.

"- Les plus drôles!
- Les plus bizarres!
- Les plus piteux!"

Cette dernière remarque avait été faite par un grand dadais au visage grêlé de boutons qui ricanait en coin, très fier de sa plaisanterie. Evelyn lui lança son sourire le plus éclatant et répliqua :

"- Certes, cher monsieur! Vous avez donc tous la chance d'assister aux tours les plus grandiosement et magnifiquement piteux de tout Yarthiss! Une aubaine que vous ne retrouverez pas de sitôt! "


La femme à la coiffe de velours restait en retrait du groupe de spectateurs, mais elle n'était pas partie. Ses vêtements simples mais bien coupés et sa silhouette replète laissaient présager une bourse qui, si elle n'était probablement pas pleine à craquer, serait probablement plus emplie que celle du reste des spectateurs. Peut-être était elle la femme d'un quelquonque bourgeois de la ville. En tout cas, Evelyn se refusait à les laisser partir, elle et sa bourse.

Baratiner ne suffirait pas ; la jeune fille allait devoir prendre des riques. Son regard se posa sur la rambarde du pont. Une idée lui était venue, et elle avait besoin de déterminer si celle-ci était géniale ou stupide. Elle n'hésita pas longtemps.

(Qui ne tente rien... Vit plus longtemps? Enfin, c'est pas comme si j'avais le choix... En piste, l'artiste!)

L'artiste en question se redressa lentement dans une attitude sollenelle qui tranchait avec son comportement précédent. Elle ouvrit les bras et resta un moment immobile, avant de déclamer :

"Et maintenant... Maintenant je me dois de vous faire un aveu. Vous me plaisez, cher public. Et je tiens à tenir ma promesse concernant le caractère exceptionnel de ma prestation. C'est pourquoi... C'est pourquoi, spécialement pour vous, je vais tenter de réaliser une action extrêmement périlleuse. Ma réussite n'est pas garantie, et le danger est grand, mais... Je sais que vous serez en mesure d'apprécier."


La jeune fille recula de quelques pas et, d'un bond agile, se percha sur la rambarde du pont, qui n'était à dire vrai qu'une grosse corde passée dans des rondins à intervalles réguliers. Intervalle qui, par une étonante coincidence, correspondait assez bien à la distance entre les mains et les pieds d'Evelyn lorsqu'elle faisait le pont.

Une goutte de sueur glacée lui glissa le long du dos. Ce genre d'acrobatie était un cran au dessus de celles qu'elle réalisait habituellement ; la probabilité qu'elle finisse avec la nuque brisée était désagréablement élevée. Mais si elle ne voulait pas finir égorgée dans une ruelle, elle avait intérêt à gagner rapidement de quoi satisfaire Joli-Coeur. Avant ce soir, à vrai dire. Elle ne pouvait pas se permettre de se présenter à lui les mains vides.

Chassant ses craintes de son esprit, Evelyn adressa un sourire rayonnant à la foule, s'attardant plus particulièrement sur la femme à la coiffe de velours. Celle-ci s'était rapprochée de quelques pas presque malgré elle, captivée.

Evelyn expira profondément et annonça d'un ton voltairement grave: "Le pont sur le pont.".

(Sérieusement? L'impro ne me réussit pas...)


L'assemblée retint son souffle, visiblement peu soucieuse du nom douteux de l'accrobatie.

D'un mouvement leste, l'acrobate s'élança en arrière. Le fait d'avoir les pieds serrés pour tenir sur le rondin de bois ne favorisait ni l'équilibre, ni la souplesse, et la jeune fille eût la sensation désagréable que le temps se ralentissait alors qu'elle descendait, descendait, et que ses mains n'entraient pas en contact avec le bois...

Elle atteignit l'autre pillier. Suspendu ainsi, son corps forma un arc parfait se détachant nettement à contre-jour, tandis que des applaudissements enthousiastes retentissaient. Evelyn sourit, pas à l'attention de la foule cette fois, mais à elle-même. Ses bras tremblaient du fait de l'effort physique, sa respiration était irrégulière et elle n'osait pas tourner les yeux vers le petit groupe de spectateurs, mais elle était certaine que la femme à la coiffe de velours était tout aussi captivée que le reste de l'auditoire. Elle avait gagn...

Elle penchait. Lentement, imperceptiblement, la gravité s'imposait à son corps qui semblait comme attiré par la surface lisse et luisante du fleuve. Prise de panique, Evelyn tenta de se redresser, perdit le peu d'équilibre qui lui restait et bascula brusquement. Son pied fut un instant retenu par la corde de la rambarde, mais cela ne retarda l'inévitable que d'une fraction de seconde avant qu'elle ne soit précipitée dans les flots avec un cri étranglé.

La jeune fille frappa l'eau avec violence et perdit pendant un court moment tous repères tandis que le froid des flots l'enserrait de toutes part. Confuse, elle se tourna de tous côtés, incapable de savoir dans quel sens nager ; un rai de lumière lui indiqua finalement la direction de la surface et elle se débatit pour la rejoindre. Enfin, sa tête émerga et c'est avec un soulagement sans limites qu'elle aspira une grande bouffée d'air. Se maintenir à flots lui demandait un effort important, ses compétences en natation se limitant au strict minimum. Maintenant qu'elle avait la tête sortie hors de l'eau, elle percevait une certaine agitation sur le pont qui la surplombait. Quelques visages apparurent par dessus la rambarde, certains inquiets, d'autres hilares. Le garçon au visage boutonneux avait l'air particulièrement heureux de la tournure qu'avaient pris les évènements et s'esclaffait en poussant son voisin du coude. La femme à la coiffe de velours avait disparu.

Se détournant, Evelyn commenca à patauger maladroitement vers la rive, envoyant des éclaboussures dans tous les sens. Quelques minutes plus tard, elle se hissait sur un ponton et s'affalait par terre, essouflée et épuisée, sous le regard de pêcheurs interloqués. Ses vêtements et ses cheveux dégorgeaient d'eau en formant une flaque qui s'écoulait dans le fleuve entre les planches disjointes, mêlant aux sons de l'activité portuaire un léger clapotis. Une athmosphère paisible bien peu en accord avec l'état d'esprit de la jeune acrobate.

(C'est foutu. On est en milieu d'après midi, mes fringues ne sècheront pas assez vite pour que je puisse donner une autre représentaion avant ce soir. Et même si je le pouvais, il faudrait que je tombe sur un client extrêmement généreux pour réunir la somme demandée par Joli-Coeur.)

Evelyn lacha un long soupir, les yeux clos.

(J'ai sommeil...)

Elle se força à se redresser et entreprit d'essorer ses habits. L'étoffe légère sècherait vite, estima-t-elle. D'ici deux heures, elle serait à nouveau sèche.

(Autant aller voir Joli-Coeur immédiatement. Avec un peu de chance, j'arriverai à négocier. Pas vraiment le choix, de toute façon.)


Evelyn se mit en route vers les bas-quartiers de la ville.



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Dernière édition par SemiPhore le Ven 15 Juin 2018 19:57, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les rues de la cité
MessagePosté: Jeu 14 Juin 2018 10:48 
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Inscription: Ven 8 Juin 2018 15:39
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Localisation: Yarthiss


(Dans quelle situation je me suis encore fourrée?!)

La nuit était tombée depuis déjà une heure, mais Evelyn arpentait encore les rues peu fréquentées de Yarthiss en essayant de mettre de l'ordre dans ses idées. D'une certaine manière, la situation aurait pu être bien pire ; mais la jeune fille se sentait tout de même dépassée par l'engagement qu'elle avait pris. Organiser un cambriolage ne s'improvisait pas, et le délai imposé de trois jours rendait la tache, déjà complexe en temps normal, encore plus difficile.

(Il va falloir être méthodique. De quoi est-ce que j'ai besoin, et comment est-ce que j'organise mon temps?)

La première chose à faire semblait être de se choisir une cible. Ensuite, il conviendrait d'observer la maison afin de tenter de déterminer la localisation des richesses, les habitudes des habitants et l'itinéraire le plus sûr pour entrer et sortir en vitesse et sans attirer l'attention. Enfin, il lui faudrait se procurer le matériel nécessaire et passer à l'assaut.

Evelyn se demanda un instant s'il ne serait pas judicieux de trouver des alliés pour cette tâche, mais décida de s'abstenir. N'étant à Yarthiss que depuis un moins, elle ne connaissait personne en dehors de la clique de Joli-Coeur, et il était hors de question de s'adresser à eux. De plus, être seule lui permettrait de moins attirer l'attention ; en revanche, ses capacités seraient limités, ainsi que la quantité de butin qu'elle serait en mesure de transporter. Un sacrifice nécessaire, estimait-elle.

La fatigue de la journée, repoussée encore et encore depuis sa chute dans la fleuve, revenait à l'assaut en force, et Evelyn lâcha un long bâillement. Il était probablement temps de rentrer.

Sans plus attendre, elle prit la route de son logis.



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