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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Dim 1 Juin 2014 17:04 
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Inscription: Ven 30 Mai 2014 00:20
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Localisation: Yarthiss
De loin Shorkul vit les portes ouvertes de la cité de Yarthiss. L'ouverture était encombrée de badauds plus pouilleux les uns que les autres et dont certains se faisaient contrôler par la garde ; un halo de poussière enveloppant la scène.

Son premier réflexe aurait été de quitter la route principale qui serpentait jusqu'aux portes. Prenant conscience qu'il arrivait des marécages, il dut bien admettre que ce premier mouvement de recul fut stupide, car il n'avait croisé personne depuis les marais.

"Graouw" ça s'était son ventre qui grognait et le rappela à l'ordre. Oui... l'horloge biologique est un véritable dictateur dont il est impossible de se détourner à moins de vouloir mourir.

Il vérifia rapidement dans son sac l'état de ses provisions... sa main ne toucha que des miettes. Il lui était donc impossible de contourner cette ville, d'autant qu'il savait qu'il ferait surement quelques affaires là-bas.

Très vite, il rejoignit les pouilleux qui entraient dans la cité et tenta de se fondre dans la masse. C'est dans certains de ces moments-là qu'il remerciait Zewen de l'avoir fait plus petit que ces congénères. Avec sa capuche sur la tête et ses haillons, il ressemblait à tous ces humains sales et misérables.

Il entra sans encombre dans la cité et se retrouva dans les rues de la ville.

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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Jeu 5 Juin 2014 12:57 
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Inscription: Sam 17 Mai 2014 14:06
Messages: 14
Localisation: Yarthiss
Après plusieurs semaines de marches, presque deux mois, Kohoran arriva enfin à apercevoir la ville. C'était une cité commerçante, qui s'imposait devant les yeux du futur fanatique. Kohoran décida d'entrer dans la ville. Aux portes, un garde l'appela :

"déclinez votre identité ! nom, prénom et age."

(j'espère qu'il ne vas pas me fouiller et trouver le couteau...)

"Gher, Kohoran et 19 ans. Il y a un problème ?"

"aucun pour l'instant... Mais soit assuré qu'on garde un œil sur tout les fils de pirates comme toi, mon gars."

"pas de problèmes monsieur, j'ai l'habitude..."

Le garde s'éloigna, et Kohoran entra dans la cité...

Suivant : les-rues-de-la-cite-t251-150.html#p425075

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Kohoran Gher, sang-pourpre fanatique
Lien vers la fiche : gher-fanatique-lvl-1-t6128.html


Dernière édition par Kohoran gher le Sam 15 Nov 2014 13:11, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Jeu 3 Juil 2014 17:28 
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Inscription: Mer 5 Fév 2014 21:49
Messages: 40
Localisation: Sur la route de Tulorim
Après une heure à jouer des coudes, les deux hommes arrivèrent à la porte nord-ouest de la cité de Yarthiss. Deux gardes s’approchèrent alors d’eux, d’un pas sûr et déterminé.

Arrêtez-vous ici messieurs! Nous allons contrôler vos identités

Algar et Toralgam n’eurent pas d’autres choix que de donner leurs noms ainsi que leurs adresses, aux deux gardes.

Désolé de vous importuner avec ce dispositif, mais en ce moment nous sommes méfiant à l’égard des rentrées et des sorties au sein de la cité.

C’est la première fois que j’entend parlé d’un contrôle d’identité dans notre ville, rétorqua alors Toralgam.

En effet, mais plusieurs vols et infractions ont était déclarés à Yarthiss ces derniers jours. Certains témoignages parlent d’une sorte de bande organisée, enfin rien de bien sérieux. Nous faisons juste ça pour rassurer la population. On vous souhaite une bonne journée.

Les gardes ouvrirent alors les portes aux deux hommes.

Une bande organisée... Glissa discrètement Algar, à Toralgam. Ces vols ces derniers jours... je suis sûr qu'ils sont l'oeuvre de l’activité de la Smerald.

Après un bref acquiescement de tête du garçon, les deux hommes sortirent de la cité.



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Un souvenir, une pensée, une idée... L'imagination est votre principal outil de création.



Dernière édition par Le Toralgam le Mar 19 Aoû 2014 20:09, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Jeu 14 Aoû 2014 23:39 
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Messages: 16
Localisation: La Mine Oubliée
Realmas arriva à la porte sud de la ville, qui était bondée de monde. Des badauds en tout genres, de toutes les races, certains se faisaient contrôler, d'autres non. Bref un beau bazzare.

Il fallait faire la queue pour pouvoir rentrer, car à ce moment de la journée, la ville était submergée de passants.

Lorsque vint son tour, le thorkin reçu un bref salut des gardes elfes de la milice et il sortit. S'offrait devant lui un grand paysage montagneux.


(Si je dois trouver une mine, elle doit se trouver dans les montagnes, non ? Donc c'est parti pour la recherche de la mine !)

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Realmas, Thorkin, Guerrier


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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Lun 6 Oct 2014 20:15 
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Inscription: Lun 29 Sep 2014 16:47
Messages: 443
Localisation: Quelque part à Yarthiss-city.
En revenant de la Porte de l'Enfer.

Alcofribas jeta un œil autour de lui avant de regarder sa liste. Non pas qu'il se souciât spécialement de son image, mais il essayait tout même d'éviter de passer pour un imbécile quand il le pouvait. Ne sachant pas écrire, il avait sommairement dessiné sur un carré de peau d'écureuil tout ce qu'il lui fallait avant de quitter la ville. Il se demanda si c'était le fait d'être illettré, ou bien celui de dessiner comme un enfant de 5 ans qu'il ne souhaitait pas que l'on sache.
En regardant de plus près sa représentation de gamelle, il trancha vite la question.

Il était donc sur le départ. Seul.
Finalement, ce n'était peut-être pas si mal. Il pourrait avancer à son rythme, et l'idée de se forcer à faire la discussion le dérangeait. Se coltiner un de ces clampins dont il avait pu constater toute l'étendue de l'intellect à la taverne... Non merci. L'important était d'avoir suffisamment – ou presque – d'informations pour faire son boulot correctement.

Le désert à l'est d'Imiftil n'était pas si loin. 2 jours à pieds, à un bon rythme. Alcofribas avait déjà abattu des distances bien plus grandes. C'était un excellent marcheur, rapide et endurant. Jusqu'ici son âge n'avait en rien amoindri ces compétences, contrairement à d'autres. Il priait Yuimen que cela dure.
C'est davantage la chasse elle-même qui l'inquiétait. Il n'avait guère l'habitude de chasser ni de traquer une proie dans le sable : c'est en grande partie pour se forcer à « travailler » dans d'autres contextes que la forêt qu'il souhaitait décrocher une prime à la Porte de l'Enfer. La châleur était un autre problème majeur. Il pensait s'être assez bien équipé pour ça, au détriment de ses Yus.

Et les bestiaux eux-même... Les branquignoles de la taverne avaient insisté sur le fait qu'on pouvait tomber sur des sacrées bêtes. Tout dépendait de l'âge du ver sur auquel on avait affaire, leur taille variant énormément.
Forcément, s'il ramenait un mastodonte, l'argent suivrait. Mais il n'était pas certain d'en être capable : on ne parlait pas d'un vulgaire sanglier. Et puis la question du transport du corps se poserait s'il avait les yeux plus gros que le ventre, de toutes manières. Il avait hésité à acheter une monture à cet effet, en passant devant un élevage. Mais il aurait du vendre jusqu'à son chapeau pour ça.

- J'ai p'tet fait une connerie, moi. La peste soit de mes idées de génie ! Ça m'apprendra à me foutre moi-même dans la mouise !
Accompagnant ces auto-congratulations d'un crachat d'une taille formidable, Alcofribas rangea sa liste en grognant. Un passant ne put réprimer une bruyante réaction de dégoût à cette vision.

Il avait trop fanfaronné sous l'emprise de l'alcool, à la Porte. Un autre type se serait senti obligé de ramener un monstre de plusieurs dizaines de mètres pour sauver son amour-propre. (Mais un autre type se serait peut-être contenter de demander des renseignements sans se murger comme un âne)
Alcofribas tenait trop à la vie, et pas assez à son honneur pour ça.

Il se contenterais de ramener une proie aussi grande que possible, tout en s'exposant un minimum au danger. Et au diable Kesh et sa bande. Au pire, comme tout se vendait chez ces saletés, il se contenterais d'abattre plusieurs petits et de ne ramener que des dents, par exemple. On verra bien.

- Bon. Bon. Allons-y.
Quittant la lueur de la dernière habitation de la ville, Alcofribas se dirigea vers les portes de Yarthiss d'un pas plus décidé que lui-même.
Yarthiss commençait tout juste à s’éveiller, et ignorait royalement le départ d'un voyageurs de plus.

_________________
Alcrofribas, chasseur de monstres.


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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Jeu 6 Nov 2014 14:46 
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Inscription: Mer 11 Juin 2014 13:07
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Localisation: Yarthiss
L’étrange petit groupe arrive enfin en vue de Yarthiss, alors que la nuit tombe. Le soleil couchant étire démesurément leurs ombres, sa lumière dépourvue de chaleur rendant plus attractive encore pour Esmé la perspective de passer enfin une nuit dans un vrai lit, sous de vraies couvertures. La situation de Gringoire l’a inquiétée à mesure que les heures passaient, ses yeux ne se rouvrant pas malgré l’inconfort de sa position et le balancement du pas de la mule. A chacune de ses questions, Isaac a répondu par des mots rassurants, n’hésitant pas à mobiliser lors de courtes haltes ses pouvoirs, baignant pour l’occasion de libre entrepreneur d’un halo doré et chaud, pour le revigorer et soulager son corps. Il n’en fallait pas plus pour rassurer la sorcière, qui éprouvait lors de ces séances un léger sentiment de malaise en demeurant trop près du patient et du curateur : l’ombre dans ses veines réagissait – mal – aux effluves des fluides opposés induites par les sorts.

« Ils risquent de rechigner, à la porte, alors laisse moi faire petite sœur. » conseille le mage à la sorcière. En temps normal, elle aurait sans doute rechigné d’être ainsi mise à l’écart d’une situation dont elle aurait pu se sortir ; cependant, elle ne peut pas considérer le voyage qu’elle vient de réaliser et ses aléas comme relevant du « temps normal », aussi acquiesce-t-elle d’une signe de tête, laissant Isaac prendre ostensiblement la tête de la marche pour la dernière approche de la cité. Malgré les paroles rassurantes de Gringoire concernant les relations entre les milices de Tulorim et Yarthiss, elle envisage encore le fait d’être arrêtée, et la perspective de repartir au cachot avec un convalescent ne l’enchante guère, pas plus que celle qui consisterait à abandonner ledit convalescent pour préserver sa fuite.

Le discours que sert Isaac aux gardes de la porte n’arrive guère à les convaincre de les laisser entrer dans la cité ; ils craignent que le mal dont est affligé le libre entrepreneur soit une maladie contagieuse. Par un subtil effet de manche, Isaac produit un document qu’il présente comme une lettre de mission. Le contenu du parchemin, Esmé l’ignore, mais cela suffit pour que le passage leur soit accordé, et c’est tout ce qui importe.

Une fois dans les rues, le groupe fait halte.

« Eh bien te voilà au terme de ton voyage, petit sœur, même si ton ami aurait sans doute souhaité arriver en meilleur état. »

« Merci encore. Pour lui, pour le sauvetage, pour la garde, pour tout ça… »

« Il n’y a pas de quoi. Comme je te l’ai dit, les rencontres sont bien souvent les plus belles des bénédictions des dieux… »

« Et concernant Gringoire ? »

« Comme convenu, je vais l’emmener chez quelqu’un qui saura s’occuper de lui. Ambroise, un guérisseur, il vit près du port, demande à des passants, on te l’indiquera sans doute sans peine. »

« Et vous ? »

« Moi ? Eh bien je vais poursuivre ma route, ma tâche, l’œuvre de mon Ordre. Je me mettrai en route vers d’autres lieux, où en d’autres temps ma présence sera nécessaire, et voilà. »

« Adieu alors. »

Souriant toujours, Isaac secoue négativement la tête. « Au revoir plutôt. » Alors qu’il prononçait ces mots, il retira une bague de ses doigts, et la tend maintenant à Esmé. « Tiens, un souvenir. Si un jour des questions te viennent, dont tu ne trouves pas la réponse, si un jour tu as besoin d’aide, présente cette bague au gardien du cimetière des communs de Kendra Kâr, dis lui que tu me connais, et il t’aidera à me retrouver. »

« Merci Isaac. »

« Au revoir Esmé. »

Et sur un dernier sourire, il saisit la bride de la mule et l’entraîne dans les ruelles en direction du port.

_________________
Esmé, sorcière à plein temps


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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Dim 1 Mar 2015 15:39 
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Inscription: Jeu 26 Fév 2015 21:51
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Localisation: Nessima, Naora
Le Sindel observait la ville, le visage neutre, impénétrable. Il n'aimait pas les agglomérations trop importantes, trop habitué sans doute à vivre en pleine nature, mais cet hiver était rude, et la chasse avait été mauvaise depuis de trop nombreux jours. A cette pensée, la faim qui le tenaillait depuis plusieurs jours maintenant se réveilla, lancinante, douloureuse presque. Il tenta de chasser de son esprit ce sentiment, il avait l'habitude de ne pas manger à sa faim, mais force était d'admettre que cela devenait difficile. Son corps exigeait son dû, privé qu'il était de toute nourriture substantielle depuis que son arc s'était rompu, six jours plus tôt. Maudit froid, le guerrier avait entendu des arbres éclater sous l'intensité du gel mais, épuisé qu'il était par sa longue course, il n'avait pas songé aux risques qu'il pouvait y avoir à corder son arme. Résultat, il était maintenant contraint d'entrer dans cette ville, et bien qu'il soit encore à plus de cent pas des portes, il humait déjà la pestilence des corps entassés, cette odeur d'immondices, aussi, qui souillaient rues et caniveaux de toutes les villes pour ce qu'il en savait. La nuit étant tombée, il y aurait une foule de tire-laines et autres malandrins, à n'en pas douter, qui errerait dans les rues, en quête d'un voyageur imprudent. Des saoûlards, aussi, qui chercheraient noise à qui aurait le malheur de se trouver sur leur chemin, comme toujours. Qu'importe, il avait trop faim. Il leva les yeux vers la voûte céleste, puisant un léger réconfort à la vue de la Déesse qui y resplendissait comme une reine incontestée, puis il se dirigea d'un pas ferme vers la cité.

Les gardes des portes, désœuvrés à cette heure tardive, l'observèrent alors qu'il approchait, sans manifester pourtant d'hostilité. Le Sindel les salua:

"Le bonsoir, gardes. je cherche une auberge pour la nuit, auriez-vous l'amabilité de m'indiquer où je puis trouver cela?"

"B'soir, voyageur. L'Au-Delà devrait répondre à tes attentes..."

Le Sindel fit un pas en arrière, ses yeux s'étrécissant imperceptiblement tandis qu'il se retenait de porter la main à son épée. Les gardes étaient quatre, sans doute bien entraînés, se mettre à dos la garnison n'était certainement pas une bonne idée, mais leur réponse ne lui plaisait vraiment pas. Qu'avaient-ils voulu dire?

"L'au-delà...est-ce ainsi que vous accueillez les voyageurs, dans la région?"

Les gardes éclatèrent de rire, satisfaits d'avoir pu placer une millième fois la blague éculée sans doute:

"C't'une auberge, mon gars, deuxième rue à droite, pis ensuite à gauche après la fontaine, tu peux pas t'tromper."

"Hum. Bien. Je vous remercie..."

Le guerrier entra dans la ville après un bref salut de la tête, pas vraiment tranquillisé par cette entrée en matière.


La suite:Les rues de la cité


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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Lun 9 Mar 2015 19:45 
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Localisation: Yarthiss
La Porte Nord Ouest était particulièrement peuplée ce jour-là, une longue file cosmopolite s'étirait sur plusieurs mètres. Des paysans, des marchands venus de tous les horizons et les miliciens du guet s'occupant de contrôler, d'interroger, fouiller si nécessaire les nombreuses charrettes et caravanes. Par delà un pont jeté sur le fleuve où de nombreuses échoppes s'étaient installées, la porte dominait la rue pavée de sa hauteur qu'Honru estimait à six toises de haut. Elle était flanquée de deux tours costaudes bien que courtes, à leurs sommets la milice avait installé sur de solides piliers de bois un genre de pergola recouverte de foin pour abriter les hommes des intempéries.

Honru s'était réfugié sous l'une des nombreuses arcades des maisons à colombage et à encorbellement, car c'était ainsi que nombre d'entre elles étaient à Yarthiss. Le plus souvent d'assez haute stature, d'une ossature de bois, gavées d'un hourdage clair, leurs bases étaient bien plus étroites que leurs étages ce qui provoquait une certaine obscurité dans les rues les moins larges même par beau temps comme aujourd'hui. Certaines étaient si proches que l'on pouvait passer se serrer la main d'une fenêtre à l'autre.

Appuyé contre un mur, le Kendran se réajusta en s'observant dans une flaque d'eau. Avec sa tenue de voyage il conservait une belle allure, des bottes de marche, un pantalon sombre, deux ceintures noires en cuir de buffle dont l'une en bandoulière auxquelles pendaient fourreau, bourse, un bête couteau et son nouveau casque de milicien. Il portait aussi une grande bande de tissu indigo, assez large en plus, faisant office tantôt de couverture, tantôt de manteau.

Il repéra alors le marchand qui l'intéressait ouvrir sa boutique peu avant le pont, il franchit la rue en ce début d'après midi d'un pas pressé. Se faufilant à travers la foule qui allait et venait, il héla le vendeur qui pour quelques yus lui céda un parchemin de taille modeste, lui prêta une plume et de l'encre de griffonner quelques lignes. En arrière boutique il voyait déjà le tanneur s'activer à racler à l'aide d'un couteau les différentes peaux de moutons, de chèvres et autres tandis qu'un second les polissait avec une pierre ponce.

Honru mit son casque et franchit alors le pont quand un garde se porta à sa rencontre, il semblait avoir trouver un cruchon à sa convenance si l'on en jugeait à sa démarche légèrement zigzagante.
"- Hep' toi ! Stop !" lâcha aussitôt un gars du guet. "Où est-ce que qu'tu vas comme ça ? T'vois pas qu'on aurait besoin d'un coup d'main avec tout s'foutoir. Pour contrôler les gars qui z'y rentrent."

Honru le considéra un instant avant de rétorquer "- Le Sergent m'envoie à l'extérieur de la ville, les bûcherons à l'ouest , y a du suppôt en maraude.

"- Ca t'empêche t'filer un coup d'main ?"

Honru n'aimait pas perdre son temps et encore moins pour de telles futilités. "Bien, écoute moi le drôle. Si t'es bas du front, c'est pas d'chance mais en attendant moi, le sergent m'a donné un boulot. Alors ouvre grand tes esgourdes, plutôt que de venir me chercher des noises, retourne donc à tes charrettes."

Étrangement le milicien de garde ne se braqua pas. "Hoo... mais ça va jeunot ! J'y r'tourne, j'y r'tourne."

Honru franchit alors la porte de Yarthiss sans encombre.


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Dernière édition par Shaddam le Ven 13 Mar 2015 12:31, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Ven 13 Mar 2015 12:29 
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Localisation: Yarthiss
Au dehors de la ville, les bruyères voguaient au gré du vent au pied des maisons des faubourgs de Yarthiss. De part et d'autre de la rue, les maisons à colombages se comptaient sur le doigt d'une main mais d'autres masures venaient s'y coller en plus des nombreuses étales plus ou moins commerçantes dont les propriétaires n'avaient pas les moyens -ou l'envie- de payer la taxe à l'entrée de la ville. Entre les maisons, les gens du cru avait tendu des cordes robustes afin d'y pendre leurs défroques aux couleurs délavées par le temps, le travail et le frottement de leurs lavandières de femmes.

La foule s'apprêtant à passer la porte formait une masse grouillante, certains commerçants faisaient déjà affaire dans la file humaine qui s'étirait sur plusieurs toises. Les lieux étaient animés d'un brouhaha permanent ponctué d'apostrophes pour attirer le chaland, de marchands se disputant en se traitant mutuellement de voleurs, d'enfants crottés galopant comme des sauvageons, d'étrangers parlant des langues ou des dialectes qu'Honru ne connaissait pas.

Au pied de la plus grande des maisons où, manifestement, des dames exerçaient ce que l'on nommait pudiquement les arts de l'amour ou le commerce des charmes, le jeune milicien fut interpellé par un sifflet. Il s'agissait de deux femmes à la peau claire dont l'une avait une natte tissée qui lui tombait sur l'épaule, elles étaient vêtues de justaucorps aux lacets débraillés afin de mieux suggérer les galbes de leur buste.

" - Hé ! Beau milicien ! Envie de profiter d'une belle fleur fraîche en cette chaude après midi d'printemps ?" lâcha celle qui portait une natte. Et aussitôt elle ramassa un seau à ses pieds et s'en aspergea le torse généreusement, faisant luire sa peau avec l'eau et coller son justaucorps mieux qu'aucun de ses lacets presque dénoués.

" - À mon retour peut-être ! Quand j'aurai touché ma solde ! s'esclaffa Honru en portant sa main au bord de son casque pour saluer la dame. Ici au moins les damoiselles étaient plus agréables que les traine-misères servant de garde à l'entrée de la ville.

Le jeune homme à la ceinture indigo s'extirpa des faubourgs après quelques minutes de marche, il jeta tout de même à coup d’œil à Yarthiss, si fière et si riche, dressée derrière ses remparts, assise sur un tas de bois qui valait de l'or, elle dominait déjà la région. Il ne venait d'y passer qu'une journée et déjà la ville semblait lui murmurer mille et unes promesses à l'oreille. Il lui adressa une révérence lointaine avant de lui tourner le dos, suivant la route qui longeait le fleuve.

Ce dernier était sans cesse flanqué de pêcheurs à l'abri du sol sous l'ombrage de puissants arbres et sur un grand rocher plat des buandières agenouillées frottaient le linge avec la même douceur qu'un boulanger pétrit la pâte à pain. Afin de bien commencer son périple, Honru s'avança vers la rive et armé de son petit couteau s'empara d'un jonc qu'il sectionna à la base avant de le glisser entre ses dents. Il repéra également un jeune arbre maigrelet qui ferait un excellent bâton de marche et enfonçant ses bottes dans l'eau il alla s'en prendre à lui.

L'après midi touchait à sa fin lorsqu'il entendit non loin derrière lui, le bruit caractéristique d'une carriole. Un homme orné d'un chapeau de paille conséquent se faisait tirer lui et sa charrette par deux buffles d'environ mil cinq cents livres, à l'encornure impressionnante. Le chauffeur s'arrêta à sa hauteur, il avait, appuyé contre le siège central, une hache.

" - Hé mon gars ! Besoin d'aller que'que part ?" Honru se retournant, le bûcheron s'aperçut de l'écu sur le casque de celui-ci. " Pardon milicien, j'voulais pas vous manquer d'respect."

" - C'est rien, c'est rien... Vous êtes du coin ?" lâcha le Kendrâne. "Je cherche deux camps de bûcherons qui auraient des soucis entre eux et avec des Sektegs. La ville m'envoie pour régler tout ça."

" - Pour sûr ! J'en viens. C'est pas trop tôt qu'il nous envoie quelqu'un. Montez ! On devrait y être avant la tombée de la nuit."

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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Mar 9 Juin 2015 00:07 
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Localisation: Yarthiss
Nours arrivait enfin en vue de Yarthiss. Le soleil commençait à décliner en cette toute fin d'après-midi ensoleillée. Il se trouvait à une centaine de mètres de la porte Nord-Ouest de la ville et s'était arrêté quelques instants pour observer la porte.
Il apercevait plusieurs gardes devant l'entrée et une file d'attente. Visiblement les gardes contrôlaient les identités des passants et en fouillaient même quelques-uns. Lorsqu'il avait appris qu'il devait réunir le plus vite possible une grande somme d'argent il était parti bille en tête avec son bouclier, une épée et une tenue légère de voyage.
A présent il se demandait comment il allait expliquer aux gardes la raison d'un tel équipement. Reprenant sa marche vers l'entrée de la ville tout en réflechissant, il ne fit pas attention à la file qui s'était un peu agrandie le temps qu'il s'était un peu arrêté. Il rentra de plein fouet dans l'homme qui se trouvait tout à l'arrière de la file. La surprise de Nours fut d'autant plus désagréable qu'en plus d'avoir mal au nez, ce dernier commencait à lui piquer tant le type sentait mauvais.

" 'Pourriez pas faire un peu attention à où vous marchez ! Z'avez pas vu la file pour rentrer dans la ville ?! Crétin va !"

Il avait parlé d'une voix rude avec un fort accent paysan. Le type s'était retourné et lui faisait à présent face. Il était plus grand et plutôt gaillard. Mais ça restait un paysan. Et non, Nours n'allait pas se laisser parler de la sorte par un de ces pécores venu pour vendre ses radis en ville.

"Dis-donc traîne-savate, je n'ai pas fait attention car j'étais absorbé dans mes pensées, chose dont je doute que tu connaisses le sens voire même l'existence. Alors maintenant tu vas me faire le plaisir de me parler autrement où je me verrai contraint de répondre avec ça."


Nours montra le fourreau à sa ceinture et jeta un regard froid à son interlocuteur qui se retourna en bredouillant des excuses. Il était soulagé de ne pas avoir eu à se battre. Non pas que le combat lui faisait peur, mais il avait surtout envie de ne pas se faire remarquer plus que nécessaire.
Après ce petit incident, il finit par arriver au niveau des gardes qui le regardèrent un peu de travers lorsqu'il eurent remarqué l'épée accrochée à sa ceinture.

"Halte-là toi ! Pourquoi es-tu armé et que viens-tu faire ici ?"
lui demanda le garde avec un air suspicieux.

"Je viens du Tulorim que j'ai du quitter car mon supérieur n'aimait pas la relation que j'entretenais avec sa fille. Messires, sachez que je ne suis pas armée, je porte simplement mes outils de travail car je suis soldat !"

Nours marqua une pause et se tourna rapidement pour regarder le ciel et constater que le soleil allait bientôt se coucher. Il se mit à sourire et se retourna vers le garde qui l'avait interpellé pour lui répondre :

"Mais je suis certain que votre supérieur sera ravi d'apprendre que je suis un soldat sans affectation lorsque j'irai le lui annoncer demain matin dans son bureau. Pour le moment, je suis fourbu et la nuit tombe. Pourriez-vous m'indiquer une auberge où manger et dormir pour la nuit s'il-vous-plait ?"

"Pour sûr ! Tu peux aller à l'auberge de l'Au-delà pour cette nuit. Tu prends la première rue à gauche, tu traverses le fleuve et t'y es. C'est pas un grand palace, mais ça sera toujours mieux que ta paillasse de trouffion. Allez circule, on reverra ta face bien assez tôt à la milice"

"A bientôt camarades !"
lança Nours sur un ton faussement amical.

Il jouait assez mal la comédie, mais les gardes étaient des gros lourdauds. Ils n'étaient pas près de le revoir ces imbéciles. Il prit alors le chemin de l'auberge de l'Au-delà...

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 Sujet du message: Et si on partait ?
MessagePosté: Lun 2 Nov 2015 13:16 
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Localisation: Sur la route toute la sainte journée
Je regardai une dernière fois que toutes mes affaires étaient prêtes. Nivïel m'avait gratifié d'un grand sac en cuir, qu'il m'avait chargé de remplir en prévision de notre voyage vers le camp ennemi. Il s'agissait d'une belle sacoche brune, qui pouvait être accrochée à une selle. Je l'ouvrai et vérifiai que mon équipement s'y trouvait bien. Les deux gourdes, l'une remplie de vin et l'autre d'eau. La cape de voyage qui se transformait en couverture lorsque le froid se faisait ressentir. De multiples sortes de bandages et autres produits médicinaux de la nature, un cadeau de la femme de Nivïel qui avait pris soin de moi pendant ma convalescence. Tout était à sa place.

Je refermai la sacoche et tâtait la petite bourse qui contenait mes pièces à ma ceinture. J'y avais glissé auparavant le couteau trouvé sur le corps du Shaakt. Je ne pouvais m'en servir en combat, ma hallebarde m'occupant les deux mains, mais je pensais qu'il pourrait me servir en cas de besoin. Garder en permanence une arme cachée sur soi est d'une grande aide, bien qu'il soit difficile de cacher une lame comme la mienne : ce coutelas tombait donc à point nommé. Je pourrai toujours le revendre si jamais il s'avérait inutile. J'avais entendu dire que de nombreux marchands parcouraient la route entre Yarthiss et Dehant. J'avais enfilé autour du couteau un petit fourreau de velours, afin qu'il ne perce pas la petite besace et déverse son contenu sur le sol.

J'attachai la grande sacoche à côté de la selle de Ap, le cheval qui me servirait de monture durant le voyage. Nivïel s'était arrangé pour nous dégoter ces moyens de transport. J'imaginai qu'être capitaine de la garde devait avoir ses avantages... Ap était un grand cheval, d'environ un mètre quatre-vingt quinze au garrot. D'une belle couleur grise, il possédait une tache noire en dessous de l’œil. Le capitaine de la garde m'avait prévenu de sa jeunesse : Ap n'avait en effet que trois ans, et c'était sa première sortie dans le monde extérieur. Il avait un fort caractère et ne se laissait monter que par une personne forte d'esprit. Je devais donc montrer à ce cheval qui était le chef ...

Nivïel m'avait présenté les membres de l'équipe : il y avait en plus du chef de la milice le colosse qui avait combattu à mes côtés - il répondait au nom de Law - et un jeune adulte, à peine sorti de l'âge de l'adolescence. Il se prénommait Markvart et venait de la ville de Exech. Il s'agissait du neveu de Nivïel. Il ne m'inspirait pas confiance : d'une part, de sa provenance : Exech était une ville célèbre pour son haut taux de criminalité. Et sa chevelure claire, presque blanche, et ses deux armes - un duo de longs couteaux effilés - me rappelaient trop les Shaakts. Même si je pensais que je faisais des idées, une partie de moi-même ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la méfiance envers cet étrange personnage.

Nivïel nous avait également débrouillé pour nous acheter de multiples équipement de survie : deux tentes, des plantes contre toutes sortes de maux, des armes de rechange... Son rôle de capitaine de la milice confirmait de nouveau qu'il devait diriger l'opération.

Se tournant vers nous, Nivïel cria : " Tout le monde est prêt ? Dans ce cas, en avant ! "

Et les grandes portes massives s'ouvrirent, nous laissant avancer sur la route qui menait à Dehant.

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 Sujet du message: Re: Les Portes de la Cité
MessagePosté: Lun 1 Mai 2017 01:18 
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Les Portes de la Cité:

Cela faisait désormais 2 mois.

2 mois que j'avais décidé de tout quitter. Mon village, mon père, mes racines. Mais malgré ma nostalgie et ma profonde tristesse, je pressai le pas dès que je vis cette muraille. Cette dernière vint à moi comme viendrait une oasis à un homme perdu dans le désert. Je l'aperçus d'abord au loin, celle-ci n'avait guère plus de présence qu'un vulgaire amoncellement de pierres.

Et puis, au fur et à mesure de mes pas, je me rapprochai. Le tas de pierres que je vis depuis la distance devint un grand mur, et ensuite ce mur se transforma en une gigantesque muraille. Cet édifice d'envergure me donna le vertige, mais je dois bien avouer qu'après avoir passé plusieurs semaines au beau milieu de nulle part, forcé de traverser des kilomètres de marécages boueux et à devoir repousser les quelques menus bandits ou immondices qui se mirent en travers de mon chemin, la présence de ces gardes et de ces tours de guet me procurait un sentiment de sécurité.

Alors que je n'étais plus qu'à quelques mètres de la grand-porte, celle-ci se referma et je vis des silhouettes se précipiter vers ma direction. Un des gardes-muraille, s'approcha de moi, l'air méfiant.


Garde: «Vous...Vous n'êtes pas d'ici, je me trompe ?»

Artyom Tarkov: «Non, monsieur. A vrai dire, je suis originaire d'Ynorie et ma venue jusqu'ici n'a de motivation que ma soif d'aventure. Je ne compte certainement pas finir mes jours en ces lieux, en d'autres termes.»

Le garde me fit signe de ne pas bouger et se retira furtivement en direction d'un de ses homologues...Après quelques minutes de flottement, celui-ci revint me parler.

Garde: «C'est bon vous pouvez entrer. Mais attention, à la moindre bêtise de votre part, je me ferais un plaisir d'envoyer votre carcasse nourrir les bêtes au pied des remparts. Allez-y, vite !»

Surpris devant tant d'animosité, j'acquiesçai d'un bref hochement de tête et rentrai au pas de course dans la ville.

Vers les Rues de la Cité

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"On ne trouve la vie qu'à travers la conquête de la peur et de la mort dans sa propre intimité, son propre esprit. Vider l'esprit de toutes les formes d'attachement, charger et conquérir l'adversaire dans un éclair décisif."


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 Sujet du message: Re: Les portes de la cité
MessagePosté: Mer 19 Juil 2017 18:42 
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Localisation: Route entre Tulorim et Yarthiss
Des cliquetis métalliques émanaient de l’armure de Fromritt, en rythme avec ses pas lents, fatigués, irréguliers. Sa respiration anarchique n’était pas bruyante, mais il en souffrait en silence, comme à son habitude, le dur revers des longs voyages. L’interminable chemin de terre semblait s’arrêter à quelques centaines de mètres, une enceinte en pierre ainsi qu’une grande porte bien gardée se profilaient à l’horizon. N’importe quelle personne aurait trouvé cela rassurant, ou même impressionnant, pas le Wiehlenois… Il souhaitait juste pouvoir se reposer un peu dans cette cité répondant au nom de Yarthiss.

Ses yeux noisette étaient attirés par les mouvements des gens présents : badauds douceâtres, travailleurs lambda et gardes aux couleurs de la ville. Ça faisait un moment qu’il n’avait plus vu la civilisation. Le calme de la nature, le bruissement léger des feuillages divers, la vie tranquille des animaux... Tout ceci avait laissé place à l’empressement général, le brouhaha ambiant et l’agacement de certaines personnes.

(Parfois, je regrette qu’une différence pareille existe entre la faune, la flore et nous, les êtres « évolués »…)

À son approche, deux miliciens s’avancèrent pour l’interpeller, après tout, c’était la première fois qu’il venait ici. Conciliant, Fromritt les laissa lui parler ainsi que lui poser certaines questions. N’ayant rien de spéciaux à cacher, il dévoila son nom, d’où il venait et pourquoi avoir fait escale à cet endroit. Plutôt confiants, les autorités permirent au Verlorgot d’entrer dans Yarthiss avant de le saluer avec un certain respect. Le Tulorien leur rendit puis il se dirigea à l’intérieur des remparts, empruntant une route bien entretenue afin de progresser dans ce nouveau lieu.

(LES RUES DE LA CITE)

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 Sujet du message: Re: Les portes de la cité
MessagePosté: Mar 15 Aoû 2017 18:04 
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Le regard mouillé, Elsa écoutait les paroles du guerrier inconnu en portant sa main libre sur ses lèvres. Ce signe de stupeur s'effacait rapidement, laissant la jeune femme sécher ses larmes naissantes d'un revers de la main. Un dernier reniflement et l'ami de Riosodi se privait soudainement du choc de la situation en stoppant Fromritt dans son élan.

"Attends ! Je ne peux pas le porter toute seule et tu n'es pas en état de courir. Laisse-moi faire, imbécile !"

Tout d'abord, elle déposait le corps inconscient de son ami au sol en appuyant son dos contre le mur pour le conserver assis. Son sac épousait le sol dans un petit tintement de verre étouffé par l'épaisseur du sac dans lequel ses jolies et petites mains fines venaient farfouiller quelques instants. Les traits de son visage avaient changés et bientôt, un implacable sérieux se lisait sur chacune des rides qui creusaient son front. Finalement, elle parvenait à tirer ses doigts hors de son cabas, ses doigts fermement resserrés sur quelques fioles et plusieurs toiles et bandages en laine. D'un coup de dents, Elsa décapitait le bouchon en liège de l'une des fioles et la tendait au guerrier blessé.

"Tiens, bois ça. Ne fais pas attention au goût et ne renverse rien par terre. Ensuite, poses ces bandes sur tes blessures. Ça va certainement piquer un peu."

Elsa laissait ensuite le temps à Fromritt d'accomplir ses instructions, le surveillant par de rapides coups d’œils en s'intéressant principalement à l'état de Riosodi. S'il utilisait le matériel de la jeune femme, le guerrier pouvait sentir la douleur disparaître soudainement et ses plaies cesser de saigner. La surface des blessures s'asséchait, les bosses et hématomes s'affaissaient et la fatigue s'éteignait doucement. Alors que les effets finissaient de s'appliquer, Elsa commentait le phénomène tout en soulevant le corps de Riosodi.

"J'ai trompé ton corps, mais tu as toujours autant besoin d'aller voir un médecin. Tu n'auras pas à t'inquiéter avant ce soir. Maintenant, aide-moi à le relever, je vais vous emmener auprès des miens à l'extérieur des murs de la ville."

Partiellement remis, le petit groupe partait ensuite dans la rue principale, laissant à l'inconscient le temps de se remettre doucement du contrecoup de fatigue de son antidote. Ensembles, ils marchaient à pas lents, attirant l'attention des badauds qui préféraient ne pas se mêler à cet étrange spectacle. C'est au début de l'après-midi que la bande atteignait les portes Nord de la cité où régnait une certaine agitation due aux allers et retours des caravanes et autres chariotes. Elsa avançait sans crainte, se contentant d'éviter de trop attirer l'attention en profitant de la foule qui empruntait le passage. Elle gardait cependant un regard quasi-permanent vers l'arrière, s'assurant de l'état de Riosodi et de son porteur. Quoi qu'il en était, miracle ou coup de chance, la garde ne portait pas la moindre attention sur eux, visiblement occupée à organiser l'accès de tous les chariots qui tentaient de rentrer au même moment. Avec grâce et discrétion, Elsa se faufilait jusque dans l'espace libre à gauche de la sortie, signalant au guerrier sa position.

"Par ici. Nous y sommes presque."

A quelques lieux, non loin du mur, Fromritt pouvait déjà apercevoir un petit regroupement de tentes et de roulottes duquel s'échappait vers le ciel la longue et fine fumée d'un feu de camp. Au même moment, la silhouette d'un homme se détachait des fondations de l'entrée de la ville, visiblement occupé à faire le guet.

"Lessel !"

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"Qu'est-ce que tu nous ramène là, Elsa ? Tiens donc, ne serait-ce pas ce cher Cappelindro ? Et qui est celui qui lui fait l'honneur de porter sa carcasse ?"

N'obtenant aucune réponse à sa moquerie, le sourire sur le visage de l'inconnu s'effaçait progressivement, comprenant la gravité de la situation.

"Que s'est-il passé ?"

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 Sujet du message: Re: Les portes de la cité
MessagePosté: Mar 15 Aoû 2017 22:46 
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Localisation: Route entre Tulorim et Yarthiss
(LES RUES DE LA CITE)

Sous de petites œillades de la guérisseuse, le combattant appliqua à la lettre les instructions qu’il avait reçues. De menus gémissements et grognements s’entendirent, rien de foufou, juste un réflexe que devait extérioriser le corps humain. La potion ou il ne savait quoi avait un goût perturbant, pas vraiment dégueulasse, ni même buvable, encore moins délicieux… Curieux qu’il était, le guerrier fit mijoter la mixture dans sa bouche, lui faisant faire des vas-et-viens sur sa langue avant d’avaler cul-sec. Il expulsa de l’air de ses lèvres assez bruyamment, signe de déception. Enfin, il enroula les tissus imbibés de breuvages exotiques sur la multitude de blessures le recouvrant du torse aux pieds. Il ressemblait presque à un mannequin d’entraînement, il se surprit à espérer qu’une bleusaille ne le confonde et ne l’attaque pas.

Au fur et à mesure du temps passé, la douleur, ses souffrances, ses maux terribles s’envolaient, disparaissaient, plongeaient dans le néant de l’inexistence. Ses sourcils s’arquèrent tandis qu’un sourire se dessina jusqu’à ses oreilles. Il en profita pour mirer ses poings, les fermer, les rouvrir, bouger tous ses membres et constater que plus rien ne lui faisait mal. Une véritable renaissance, il nageait dans le bonheur d’avoir retrouvait un état viable et alors qu’il allait remercier de tout cœur la dame, elle dévoila avoir trompé son corps.

« Ah. » Lâcha-t-il, un peu confus de cette révélation. « Bah, même si ce n’est qu’illusion, ça fait vachement du bien, alors merci ! » Continua-t-il, d’une voix plus gaie. « Ne t’inquiète pas, je m’en occupe, bon je ne lui dois pas vraiment ça, mais on a souvent dit que j’étais trop bon… Et tu sais ce qu’on dit, trop bon, trop con. »

Revigoré en apparence, le Tulorien se saisit du bras de son manipulateur préféré pour le maintenir sur sa nuque. Sa main libre quant à elle vint se glisser sous l’aisselle opposée de Cappelindro afin de garantir un bon maintient de son enveloppe charnelle. Chaque fois que ses pieds se posaient au sol, le guerrier en profita comme jamais il n’avait apprécié le fait de marcher sans douleur. Bien qu’il pût ressentir que son organisme atteignait ses limites, comme si une faiblesse générale s’emparait de lui, il trouvait la volonté de suivre Elsa. Le mental jouait un rôle crucial dans ce genre d’épreuve qu’imposait la vie et plus d’une fois, le Verlorgot avait démontré une détermination sans faille, pour le meilleur comme pour le pire.

Le groupuscule singulier se fraya un chemin à travers la populace interloquée par la déambulation hasardeuse de cette petite troupe. L’astre solaire était au-delà de sa culmination, midi devait déjà être passé alors que la marche laborieuse continuait vers les portes du nord. Les yeux brunâtres du solide gaillard s’échappaient parfois du droit chemin pour entrapercevoir ceux de la foule, quelques-uns persistaient à regarder tandis que les autres détournaient le regard. Personne ne semblait vouloir les déranger dans leur périple tortueux, une véritable aubaine pour le guerrier malchanceux depuis le début. La milice locale s’occupait de tout le bordel qu’était la fête et des chariots par dizaine qui désiraient à tout prix pénétrer dans la ville. Elsa s’éclipsa comme une ombre, telle une poussière dans les airs pour aller se mouvoir hors des enceintes de Yarthiss. Bien moins gracieux, Fromritt la rejoint.

« Bientôt arrivés, j’espère l’état d’ce man… De Riosodi me rassure pas. » Dit-il en sueur à cause de l’effort et la chaleur du soleil.

Un peu plus loin se tenait un rassemblement d’habitations de fortune, qui pouvaient se défaire ou même se déplacer. Le Verlorgot en avait rencontré beaucoup dans sa vie, durant ses longs voyages ou même non loin de Tulorim. Fut un temps où accompagné de sa petite famille, il allait y voir des jongleurs, des diseuses de bonne aventure surtout pour amuser les enfants. Il secoua la tête pour chasser ses songes puis redoubla d’effort pour en finir avec tout ceci. Au même moment, un homme brun d’une allure un peu trop railleuse se détacha du paysage. Ce n’était absolument pas le moment de vanner, alors le guerrier le snoba pour aller délicatement poser Cappelindro là où il serait le plus à l’aise, autant qu’il pouvait l’être tout du moins.

« Ah, tu as suivi. » Dit-il en voyant Lessel près de lui. « Parfait, ça m’évitera de te rejoindre. Bref, je vais pouvoir vous expliquer en gros… » Il se racla la gorge puis s’assit à terre, visiblement à bout de force. « Je suis dans cette ville de malheur depuis hier, là où j’ai rencontré Riosodi qui m’a joué un sale tour. Bon, je suis pas du genre rancunier, mais au début je l’avais mal. Bref, il faut savoir qu’après une nuit dans une auberge Riosodi m’a confié un genre de boulot : remettre une lettre. Malgré ce qui s’était passé, j’ai accepté puis je me suis barré vers un semblant d’arène clandestine. Là-bas j’ai été pigeonné par le gérant qui m’a fait combattre une saloperie et qui s’est barré juste après parce que Cappelindro était quelque part dans l’arène. On s’est retrouvé, il a cru que je voulais sa peau avant de comprendre que non, mais que les hommes de ce fameux chef d’arène, si. Voilà l’histoire, grosso modo. » Réussit-il à enchaîner d’une traite, avant de s’apercevoir qu’il n’avait presque plus de salive. « Dis, y a quelqu’un qui a un truc à boire, parce que, il commence à faire soif là… »

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