L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Sam 6 Sep 2014 18:20 
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Dans les rues, Kohoran se mit vite en direction de l'auberge de l'au delà, tout en évitant les passants.
Au détour d'une ruelle apparemment peu fréquentée et encore moins entretenue, il vit une petite fille humaine, sang-pourpre comme lui. Elle pleurait, et cette vision donnait à Kohoran des frissons. Son peuple avait pour tradition de tuer toute les filles, car elles étaient considérées comme indignes de vivre au sein du peuple sang-pourpre. Kohoran se rappelait avoir adopté cette "loi naturelle". Maintenant bannit, il trouvait cela abominable. Il alla la voir.

"Pourquoi pleures tu ?"

Il ne posa évidemment pas la question que tout les idiots auraient posés, à savoir "Où sont tes parents ?".

Au lieu de répondre, elle fit signe à Kohoran de la suivre. Il la suivit et tournât dans quelques ruelles. Au bout de quelques minutes, il arriva dans un endroit désert où un hommes l'attendait. Kohoran l'avait déjà vu : c'était l'un des deux hommes qui l'avait suivit lorsqu'il était entré dans la ville. La petite fille le rejoignit et le deuxième bonhomme que Kohoran n'avait pas vu se plaçât derrière lui, et deux grosse paluches vinrent le plaquer au sol.

"Vous n'êtes finalement pas si coriace. Tu te demande surement qui je suis et pourquoi tu est là... Pose moi la question..."*

"Pour...quoi... je suis...humpf là ?"

"TON PEUPLE !
J'étais un jeune mousse de 16 ans lorsque mon bateau a été attaqué. Incapable de me battre face aux pirates, il ont décidés que je serais esclave... Pendant vingt ans, j'ai été maltraité, insulté, frappé pour avoir été sur le mauvais bateau. Mais ma douleur n'était rien face à la cruauté de ton peuple envers leur... filles. Leurs morts me donnait la force d’espérer pouvoir m’échapper, en sauvant au moins l'une d'entre elle... Et au bout de vingt ans, je c'est ce que qui s'est passé. Elséen est la seule sang pourpre a avoir survécu à la barbarie paternelle.
Aujourd'hui, je vais venger chacune d'entre elle"


Ayant fini son discours, l'homme jeta aux pieds de Kohoran un vieux poignard, ayant surement plus servit à cuisiner qu'à tuer. Son sbire lui donna une longue dague.

"Honneur ..."

"La ferme !" Et l'homme se rua sur Kohoran...

La dague en avant, ce coup aurais tué Kohoran si il n'avait pas par réflexe baissé la tête. Kohoran planta alors son couteau dans la jambe de son adversaire. Alors que l'homme titubait, Kohoran reçu un coup de poing dans la figure. Il saignait, et se mit à voir trouble.

"Il est à moi !" , dit l'homme blessé. Il se remit à charger, dague en avant... Mais au lieu de viser le visage, il envoya valdinguer le couteau de Kohoran, avant de jeter sa propre dague par terre. Il sauta à la gorge de Kohoran et se mit à appuyer de toute ses forces sur la gorge du sang pourpre.

Alors que Kohoran agonisait, il sentit un objet dans sa poche lui faire mal... Il se souvint de son autre poignard, celui qu'il avait volé à son maître mort. Désespéré, il sortit son poignard et l’enfonça de toute ses forces dans la nuque de son agresseur, qui hurla de douleur et lâcha prise quelques instants après... Il était mort, sous le regard horrifié de sa protégée.

Kohoran s'attendait à ce que l'autre homme l'achevait, car il était incapable de quoi que se soit. Au lieu de cela, l'homme prit ses jambes à son coup, laissant Kohoran seul avec la petite sang pourpre tétanisée par la peur...

Précédent : l-auberge-de-l-au-dela-t247-105.html#p427192

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Dernière édition par Kohoran gher le Sam 15 Nov 2014 13:09, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Mer 17 Sep 2014 16:51 
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La terreur se lisait dans les yeux de l'enfant. Elle était tellement terrifiée qu'elle ne versait pas une seule larme à la vue de son père d'adoption, gisant dans son propre sang.
Kohoran n’était pas un monstre. Il adressa une prière à Phaïtos, et lui demanda de protéger l’âme du défunt, pour qu'il puisse reposer en paix.
Les mains tachées de sang, Kohoran fouilla le corps de son agresseur. Même mort, une lueur de haine brillait dans ses yeux. Il trouva un vieux couteau dans sa poche, preuve que l'homme n'avait pas été si stupide en jetant sa dague…

Après avoir récupéré ce qu'il jugea utile de prendre, le jeune homme se retourna, et dit à l'enfant que l'heure n'était pas aux pleurs, mais à la fuite. Le temps était compté : l' homme ayant fuit avait sûrement déjà alerté les autorités et rapidement tout le périmètre serait rempli de gardes. Il n'y avait pas de temps à perdre. Ils devaient avoir quittés la ville dans moins d'une demi heure. Kohoran et son «otage» se mirent en direction de la porte. Au bout de quelques minutes, le sang pourpre sentait qu'ils étaient suivis. Un garde l'aurais interpellé, ou appelé des renforts. La personne qui en avait après eux n'était donc pas un garde : soit elle voulait tuer elle même l'un des deux fuyards, soit elle souhaitait au contraire les aider… Kohoran se mit à accélérer, n'étant pas certain que ce soit la seconde possibilité. Arrivant près de l'auberge de la porte des enfers, Kohoran et sa protégée s’engouffrèrent à l’intérieur...

Précédent : les-rues-de-la-cite-t251-180.html#p441666

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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Mar 18 Nov 2014 14:12 
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Localisation: Quelque part à Yarthiss-city.
Le retour fut plus difficile que ce que Alcofribas avait présumé. La menace du traqueur ne pesait plus sur eux, mais le marchand avait été sévèrement secoué par cette expérience. C'était sans doute le genre de traumatisme dont parlait toujours les soldats qui revenaient des combats. Il parlait à peine, même pour se plaindre, et suivait docilement Alcofribas. Quand on connaissait l'homme, on savait bien que ce n'était pas normal. Ses yeux étaient vitreux et son teint blême.

Au départ, le vieux rôdeur eut la réaction très triviale de vérifier si le traqueur ne l'avait pas mordu, où s'il n'avait pas été piqué par une bestiole quelconque dans sa fuite. Cette « absence » était-telle due à du venin, ou à une maladie ? Pourtant, les traqueurs des ombres n'étaient pas venimeux !

Mais non, il fallait bien être un vieil ahuri comme lui pour ne pas se rendre compte qu'il ne s'agissait que d'un choc émotionnel. Du monstre hideux et poilu, lui, il en voyait relativement souvent. Il vivait la plupart du temps dans la forêt et vivait de la chasse. Mais un petit bourgeois tenant une échoppe dans les beaux quartiers de Yarthiss... Fallait le comprendre, le pauvre.

Merde, ça lui faisait mal d'extorquer du fric à un type aussi... Absent. Oh, et puis quoi ! Il l'avait bien mérité cet argent, il avait rempli sa part du contrat : il l'avait protégé, il avait tué la bête ! Mais vu son état... Avait-t-il échoué à le protéger ? Vérole, il ne devrait même pas se poser la question. Bien sûr que non. Il était là, il était vivant. La bête, elle, gisait raide morte sur le sol froid et humide d'une caverne moussue.

Quelque peu perturbé par ces pensées, Alcofribas administra une petite tape dans le dos de son triste compagnon, et lui adressa un sourire forcé.

- Aller, mon gars. On est bientôt en ville. Vous allez pouvoir rentrer chez vous l'esprit serein !
Le marchand ne répondit pas.

- D'accord... Bon, au moins, cette saleté ne vous a rien fait qui ne puisse être guéri par le temps et un peu de repos. Vous n'avez presque plus de marques autour du cou.
Il acquiesça silencieusement. Une réaction. C'était déjà ça.

Il avait essayer de ménager le bonhomme : il accordait plus de pause qu'à l'allée, essayait de se montrer aussi agréable, enfin plutôt, aussi peu désagréable qu'il le pouvait. En fin d'après-midi, pendant une pause à l'orée de la forêt, la marchand se décida enfin à parler.

- Ne vous en faites pas. Inutile de faire tout ça. Vous aurez votre argent. Pas la peine de vous forcer à faire des longues pauses ou à aller me chercher des baies dans les bois.
Il désigna vaguement les fruits appétissants que le rôdeur lui avait présenté.
- Si c'est ça qui vous inquiète. Ne vous en faites pas. Nous serons en ville à la fin de la journée, je vous paye, et on se sépare.

Alcofribas était étonné du ton employé par le marchand. Il ne le connaissait pas aussi franc du collier. En même temps, il ne le connaissait pas tant que ça.
- C'est pas ça. Je doute pas de votre honnêteté là-d'ssus. Juste... Vous avez pas l'air bien alors j'essaye juste d'y aller mollo. C'est tout.

- C'est juste... J'ai honte de mon attitude. J'ai fait n'importe quoi, et c'est un miracle si je suis vivant. C'est juste que tout ça...
Il désigna du menton la direction du cœur de la forêt
- … Ce n'est pas mon univers. Tout m'est inconnu. Tout m'effraie. J'ai perdu mon sang-froid bêtement et j'ai fait exactement ce que ce monstre voulait. Et j'ai failli mourir.

Alcofribas s'éclaircit la gorge.
- Chacun son domaine, mon gars. Le monde tourne grâce à la multitudes de types qui y vivent, et chacun a sa spécialité. S'il n'y avait pas des gens comme moi, on aurait rien à bouffer. Mais s'il n'y avait QUE de vieux ermites de mon espèce, on ne vaudrait pas mieux que des animaux. S'il n'y avait pas de types comme vous … Et bien on n'aurait pas... On manquerait de... De tissu. Puisque vous êtes marchand de tissu. Non, c'est pas ça que j'voulais dire. De manière générale, on manquerait de... De trucs à acheter quoi. Faut bien des vendeurs. C'est un peu comme si je faisait partie des gens qui récoltent la matière première et vous de ceux qui la vende. Chacun sa place, un truc comme ça.

Alcofribas bafouillait et se perdait un peu dans ses propos.

- Enfin bref. Vous avez compris l'idée, quoi. Il faut de tout. C'est pas votre truc, c'est pas votre truc ! C'est autre chose. Moi, c'est mon domaine : alors j'vous file un coup de main. Et vous me payez comme je vous payerais une chute de tissu que j'aurais pas pu me procurer si vous z'étiez pas là. Si j'avais envie de me refaire un pantalon par exemple. Le monde tourne comme ça.

Alcofribas faisait tout ce qu'il détestait : de la morale à deux Yus, dans laquelle se complaisait tant de citadins. C'est justement pour éviter d'entendre ce genre de conneries qu'il vivait si loin de ses congénères, d’ordinaire. Il s’arrêta là, estimant qu'il en avait fait assez.

- Oui... Vous avez sans doute raison. Mais tout de même. J'aurais pu me montrer plus courageux.
Alcofribas n'était pas d'humeur à faire l'effort de lui mentir. Il ne répondit rien, et fit mine d'être trop occupé à manger une baie pour parler.

Le reste du trajet se fit tout aussi silencieusement, et sans incident. Mais le marchand avait l'air davantage fatigué qu'abattu, et avait reprit quelques couleurs. C'était bien. Il s'était mentalement mis un coup de pied au cul. Ils avaient même aperçu un sanglier, et il n'avait ni geint ni paniqué quand Alcofribas avait donner ses instructions pour avancer sans provoquer l'animal.
S'il avait été tout seul, il l'aurait sûrement abattu. Une belle bête comme ça, solitaire, et à découvert ! Le petit veinard s'était pointé au bon moment.

- Ce n'est que partie remise mon cochon.
Marmonna t-il dans sa barbe.

La retour à Yarthiss se fit dans la nuit. La brume était moins épaisse dans la cité que dans la forêt, mais était néanmoins bien présente. La garde de la ville regarda les deux hommes passer sans leur accorder grand intérêt. Alcofribas réussi à lire la lassitude sur leur visage, même à quelques mètres, dans l'obscurité et à travers la dense humidité. Il se rendait compte que désormais, il arrivait à tout mieux voir pourvu qu'il se concentre assez. Il ne pensait pas apprendre encore ce genre de... Facultés à son âge.

La vision de la ville silencieuse à demi-dissimulée dans le brouillard nocturne devait être assez loin de l'image idéale qu'avait dû s'en faire le marchand ses derniers jours. Il devait rêver d'un lit douillet et d'un bain chaud, avec un grand feu brûlant dans la cheminée.
Alcofribas, lui, n'était que conforté par ce spectacle dans son idée que les villes étaient moroses. Il n'y avait pas un chat dehors. C'était silencieux à crever.

Il raccompagna son « client » à sa boutique, en se demandant dans quelle taverne il passerait la soirée. À son grand étonnement, le marchand s’arrêta et le considéra sérieusement.

- Merci. Vous m'avez sauvé la vie. Et même si j'ai paniqué, même si j'ai fait foiré votre plan, vous avez quand même réussi à me sortir d'affaire. Et ce tir... C'était très bien visé. J'ai eu beaucoup de chance. Au-delà de mon argent... Je voulais que vous sachiez que vous avez ma reconnaissance. Vraiment.

Alcofribas fût presque touché par ces paroles. Mais il se ravisa bien vite quand il vit que le marchand lui donna exactement la somme convenue, et pas un sou de plus. Il avait naïvement espérer un petit supplément après un discours comme ça.

Ils avaient raison, à la taverne, finalement. Ce type était vraiment un pingre.
Il se dépêcha d'y aller pour leur dire. Et accessoirement, boire un petit verre.

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Alcrofribas, chasseur de monstres.


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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Jeu 18 Déc 2014 18:31 
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C'était la première fois que Mebrildür quittait la forêt et cette cité gigantesque l’impressionnait autant qu'elle l'effrayait !

(Comment des êtres vivants peuvent-ils construire de telles édifices sans l'aide de la terre mère ? Existe-t-il un dieu bâtisseur qui leur serait venu en aide ?)

Après s'être perdu dans la fascination et la création de théories pour expliquer ce qu'il voyait, il décida de trouver un lieu en ville où manger et dormir cette nuit. Aussi il décida de demander aide à qui voudra bien la lui fournir, et c'est à un vieil homme revenant des commissions que revint cet honneur.

" Ancien ! Excusez-moi mais j'ai entendu dire que les humains avaient des lieux où nourriture et lits étaient facile à obtenir. Une Amerge il me semble."

"Amerge ? Tu veux dire une auberge mon garçon ? C'et vrai qu'il est rare de voir un Taurion hors de sa forêt !"

"Voilà une auberge ! Pouvez-vous m'indiquer la plus proche ?"

"L'au-delà !" La réponse sortit sans réflexion comme par réflexe, ce qui ne manqua pas d'étonner Mebrildûr.

(L'au-delà ? N'attends-t-il que ça de la mort ? un lit et la viande ? Cet ancien m'a l'air moins vénérable que ceux de la forêt...)

Devant la mine interrogative de son interlocuteur, Le vieil homme continua son explication :
"Oui elle se situe à 50 mètre d'ici. Tu verras c'est très facile à trouver c'est écrit sur la devanture. Bien au revoir mon garçon !"

Bien que l'ancien lui ai montré la direction, Mebrildür ne savait pas lire. Le détail de la devanture était donc inexploitable. Aussi avançait-il sans savoir dans quel bâtiment entrer.
Au bout de 50m, De forts éclats de voix se firent entendre de l'autre coté d'une grosse porte en bois.
(Serait-ce l'auberge ?)se demanda l'elfe.

Dans le pire des cas il n'aurait qu'à redemander son chemin. Il poussa donc la porte massive et pénétra dans cette pièce chaude de chaleur corporelle et aux relans de nourriture sur le feu.

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Dernière édition par mekoru le Ven 19 Déc 2014 16:16, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Ven 19 Déc 2014 12:39 
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Le soleil éblouissait Mebrildür, dont les yeux s'étaient habitués à l'obscurité de l'auberge et embourbés par l'alcool de cette dernière. Le vent frais qui traversait la rue se montra des plus agréables, pour son corps réchauffé par la boisson et le feu qui ne crépitait presque plus dans la cheminée.

Après avoir profité de cette brise estivale, Le taurion se mit en route pour trouver la guilde des bûcherons, guidé par les explications du tavernier.

"Continues sur 300m dans l'avenue, puis tu tourneras en direction du sud jusqu'à atteindre la plus vieille bâtisse de la rue, Ils se sont installés là-bas." tels étaient les indications qui lui avaient été fournies.

Le cœur étonnement léger, il put se repérer sans peine, sous le regard surpris des résidents pour qui une elfe vert beurré n'était manifestement pas un spectacle habituel. Il trouva néanmoins le bâtiment recherché sans trop de peine, une fois l'alcool évaporé. L'entrepôt avait comme devanture différents troncs d'arbre et planche découpés. Se forçant à faire l'impasse sur cette dernière vision, l'elfe entra dans la bâtisse.

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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Ven 19 Déc 2014 16:14 
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Épuisé mais content de lui, Mebrildür ramenait son butin de bois sur son épaule. Malgré tout, il était encore étourdit à cause du venin du serpent qu'il venait de combattre dans la guilde des bûcherons mais l'envie d'arriver à l'auberge le poussait à continuer de marcher. La nuit était en train de tomber, le soleil s'évanouissait pour laisser place au règne de la lune. Les rues sont différentes le soir, les vices des êtres ressortent et prennent possession de leur hôte, les loups sortent du bois !

Après une pénible marche due à sa plaie à la jambe, l'elfe vert arriva enfin devant l'auberge et s'engouffra, non sans joie, dans cette bâtisse au nom plein de promesses et de peurs : l'au-delà.

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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Mer 24 Déc 2014 14:44 
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Proposition de voyage

Péridoc répondit qu'il pouvait les défendre. Mais contre quoi, contre qui ? Ce monde était-il si dangereux ? Prenaient-ils tant de risque à sortir de ces grandes constructions qui encerclaient la dite ville ?

Alaë ne comprenait pas vraiment les échanges qu'elle entendait, s'en était fatiguant. Mais la main de Ian sur ses épaules obnubilait ses pensées, la rendait distante. Elle avait du mal à se concentrer sur ce que se disaient ses deux compagnons. Elle sentait la chaleur du bras de Ian s'écouler le long de son dos, et ferma les yeux sans s'en rendre compte, pour ne profiter que d'elle.

Elle rouvrit les yeux quelques secondes plus tard. Ian n'avait pas bougé, et parlait toujours avec son interlocuteur. Sans qu'elle y fasse attention elle avait posé sa tête sur l'épaule de son compagnon. Elle était douce, cette épaule.

"Alaë ?"

Elle releva la tête et son regard plongea dans celui de Ian. Elle se sentit faible, et vulnérable. Ses yeux l'attiraient sans qu'elle puisse y résister, sans qu'elle sache pourquoi. Elle s'en approcha doucement, très doucement, comme si elle voulait s'abandonner à l'intérieur. Au final, c'était ce qu'elle ressentait.

Mais Ian l'interrompit en posant un doigt sur ses lèvres.

"Je... C'est p't'être pas l'moment mam'zelle..."

Il semblait gêné et détourna le regard. Le lien fut rompu et Alaë sentit ses joues chauffer, alors qu'elle baissait le regard.

"Désolée..."
"Hum... Pas grave."

Il n'avait pas enlevée sa main, mais se retourna vers Péridoc resté silencieux.
"Allons-y."

Son compagnon acquiesça. Ian fit glisser son bras des épaules d'Alaë pour prendre se main, et la regarda un instant.

"Restes avec moi et tout ira bien mam'zelle, j'te protégerai !"

Son sourire et sa voix. Tout en lui possédait cette chaleur qui lui faisait tant de bien. Elle sera ses doigts dans les siens et hôcha de la tête, incapable de dire un seul mot.

Il sourit de nouveau et se dirigea vers Péridoc, pour retourner d'où ils venaient. Elle le suivit sans rien dire.

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"L'amour c'est quand le temps se transforme en mémoire et nous fait le présent d'un passé plein d'espoir"


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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Dim 18 Jan 2015 14:22 
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Alors que tu te promènes dans les rues en cherchant une taverne, tu tombes en arrêt devant un nom de rue : La rue du chevalier d'or. Dedans, se trouve justement un petit bar minable appelé « le bar du chevalier d'or ». Peut-être est-ce la même coïncidence que pour la rune, mais tu ne peux t'empêcher te sentir perturbé par cette image d'une armure dorée, suspendue... comme une évocation du Gardien.

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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Dim 18 Jan 2015 14:47 
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Localisation: [Quête 34] Kendra Kâr



Préférant ne pas surcharger mon harney, je me contente de voler auprès de lui, légèrement au-dessus des voies. Au détour d'un des nombreux passages entre cette accumulation de bâtisses, un nom de rue attire mon regard. Déjà que les effets de cette rune m'ont paru étrangement suspects, voilà que je suis parvenu dans une allée qui ravive d'autres souvenirs. La rue du Chevalier d'or. Rien de bien particulier ici, hormis une enseigne suspendue au-dessus d'une porte. La figure symbolisée là ressemble étrangement à l'armure du Gardien.

Et en prime, on dirait un bar miteux qui porte le nom de la rue. C'est presque trop beau pour être vrai. Chose qui, j'en suis content, réveille ma méfiance et mon instinct. Après avoir flatté mon oiseau, je le laisse posé là. Un espace clos où de possibles géants se battent peut-être à coup de tabouret ne m'incite pas à y laisser pénétrer ma monture.

"Sage.", souffle-je à Lyïl avant de me laisser descendre à hauteur de la porte.

Je vérifie pouvoir rapidement agripper l'orbe ou ma sarbacane avant de chercher à entrer. Là encore, je regarde de part et d'autre de moi, par précaution. J'échauffe mes ailes en les faisant battre un peu plus vite, au cas où il me faudrait éviter un projectile, accidentel ou pas.

Je ne suis cependant pas dupe. Qu'est-ce que le puissant pendant au Coeur pourrait faire dans un lieu aussi simple d'accès ? Mais cela ressemble tout de même à une piste, et je n'ai pas d'autre option que de la suivre. Pour le moment. Et puis, plus l'endroit a l'air mal famé, meilleurs seront les ragots, je suppose.



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"Être libre, c'est ne pas s'embarrasser de liens."


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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Dim 1 Mar 2015 16:01 
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Localisation: Nessima, Naora
Suite de: Les portes de la cité

[:attention:] Le texte qui suit comporte des scènes de violence pouvant choquer les âmes sensibles!


L'Himdar franchit les hautes enceintes qui protégeaient la cité d'un pas vif, son regard alerte examinant ses alentours directs afin de prévenir toute mauvaise surprise. Il se força à respirer normalement malgré l'afflux d'odeurs plus ou moins nauséabondes qui l'assaillait, comment des êtres pouvaient-ils vivre en permanence dans une telle puanteur?! Un mince sourire en coin releva ses lèvres fines, à dire vrai il lui fallait bien admettre qu'il y participait, un bon bain ne lui ferait pas de mal après toutes ces heures de route! Et puis, il supposait que les habitants ne sentaient plus la pestilence ambiante. Il avait à plusieurs reprises dormi dans des écuries, seuls lieux gratuits à disposition bien souvent, et avait remarqué que l'odeur prenante et désagréable finissait par s'estomper, à croire que la vie parvenait finalement à s'habituer à tout.

Les rues étaient quasiment désertes, à cette heure, du moins celle qu'il parcourait pour l'instant. Il en profita pour observer les maisons et les diverses enseignes qu'il dépassait, se sentant un peu oppressé par le manque d'horizon mais curieux de cette ville humaine, un peuple qu'il ne connaissait au fond que médiocrement. Suivant les indications des gardes, il quitta la rue principale pour s'engager dans la deuxième ruelle à droite, une légère moue aux lèvres en réalisant qu'une boue de nature qu'il préférait ne pas définir remplaçait les pavés. Les murs s'étaient rapprochés et, ici et là, sous des porches obscurs, quelques silhouettes se devinaient, inquiétantes pour le Sindel solitaire bien éloigné de son environnement habituel. Peu après avoir dépassé la devanture close d'un étrange magasin nommé "Bricobrac, alors que les ruelles se rétrécissaient encore, il sentit plusieurs regards se poser sur lui, pas franchement cordiaux pour ce qu'il en ressentait. Mais après tout, quoi d'étonnant? Les Sindeldi n'étaient pas connus pour leur sociabilité envers les autres peuples, beaucoup les méprisaient même plus ou moins ouvertement en arguant de l'indéniable supériorité de la Race des Fils de la Lune. Tanaëth ne partageait pas vraiment ce sentiment, mais il savait pertinemment que la plupart des êtres le rangerait dans le même sac que tous ses congénères sans se poser la moindre question.

Il avança ainsi jusqu'à une petite place au centre de laquelle se trouvait une fontaine délivrant un mince filet d'eau, ployant machinalement les doigts de sa main d'épée en apercevant trois individus en haillons bloquant l'accès à la ruelle de gauche, celle que les soldats lui avaient indiqué d'emprunter pour se rendre à cette auberge au nom si déroutant. Sans manifester la moindre hésitation il s'approcha d'eux et demanda d'une voix polie:

"Bonsoir messieurs, je souhaiterais passer, auriez-vous l'obligeance de vous écarter?"


L'un des hommes, une grande brute au visage prognathe se fendit d'un sourire lugubre, révélant une rangée déchiquetée de chicots noirâtres. Il se tourna vers ses deux comparses, un petit rouquin au visage chafouin et un maigre qui avait dû subir une méchante vérole dans sa jeunesse:

"Z'entendez ça les gars? Môssieur oreilles pointues voudrait qu'vous vous poussiez. Z'avez envie d'vous pousser?"

"J'crois pas ben...éructa le grêlé en crachant un gros glaviot aux pieds du Sindel qui ne broncha pas. "

"Ben voilà, mon gars, t'as entendu? Mon pote a pas envie de se pousser pour toi, sourit de plus belle le gros rustre. Par contre, t'as p't'être ben quèque chose qui d'vrait nous rev'nir, nan?"

Tanaëth sentit son coeur accélérer dans sa poitrine, il reconnut, accepta puis savoura la peur qui l'envahissait, la domptant et la canalisant ainsi que son maître le lui avait enseigné.

(Seuls les fous et les inconscients ne connaissent pas la peur, Tanaeth. Un véritable Guerrier en fait sa compagne de tous les jours, il la courtise, la dénude, plonge en elle jusqu'à la connaître plus intimement qu'aucune femme. Alors et alors seulement il peut la surpasser, et ainsi trouver le vrai courage.)

Le Sindel sourit au grand malandrin, un sourire de givre. D'un ton égal il proposa:

"Tu parles de ma lame, sans doute, humain? Je suis un errant, tu sais ce que cela signifie: peu d'or, beaucoup d'acier. Ecartez-vous de mon passage, c'est une trop belle nuit pour mourir, Sirthi brille dans les cieux..."

"T'as pas compris, j'crois ben. On est trois, t'es tout seul. M'écarter? J'crois pas qu'j'vais. Donne gentiment ta bourse, petit, et tu vivras p't'être..."

Les trois malandrins dégainèrent des dagues en se déplaçant insidieusement pour encercler le Sindel, le rouquin éclata d'un rire frôlant l'hystérie qui se répercuta dans les ruelles, un éclat de vile malice dans les yeux disant que la situation l'excitait de la plus malsaine façon. Tanaëth se déplaça légèrement pour les conserver tous trois dans son champ de vision, dégainant à son tour sa lame d'un geste vif. Il avait un très net avantage du côté de l'allonge que lui conférait son épée longue, mais les voyous étaient trois. L'Himdar savait que la moindre erreur signifierait sa fin, le combat s'annonçait rude et bien inégal, et ce d'autant plus qu'il était affaibli par plusieurs jours de privations.

(Il arrivera fatalement un jour, mon apprenti, où tu devras affronter plusieurs adversaires à la fois. La question n'est pas de savoir si cela arrivera, mais quand cela adviendra. Aussi écoute bien ce que je vais te dire: quel que soit leur nombre, ils ne pourront jamais tous t'attaquer en même temps, deux, peut-être trois coups au maximum te viseront simultanément, pas davantage. Ainsi, ce n'est pas dix adversaires que tu affronteras en même temps, mais deux, peut-être trois, souviens-toi de cela et ne laisse pas le désespoir s'insinuer en toi. Voir, analyser, agir, voilà l'important, voilà à quoi toute ton attention doit être employée. Ne te laisse pas encercler, brise leur stratégie en les prenant à contre pied, en les obligeant à se gêner parmi, compromets leur équilibre tout en conservant précieusement le tien et surtout ne laisse pas le combat s'éterniser, la fatigue est un ennemi implacable. Enfin, rappelle-toi que la meilleure défense est souvent l'attaque.)

Tanaëth se fendit avec soudaineté sur le grêlé qui se trouvait à sa gauche, portant un coup de pointe meurtrier en direction de son visage. L'homme bondit en arrière pour esquiver le coup, levant instinctivement sa dague pour se protéger. Les lames s'entrechoquèrent et l'épée du Sindel fut déviée, mais le mouvement de son adversaire lui ouvrit une brèche dans laquelle il se glissa vivement. Un bruit de pas derrière lui l'avertit que le petit rouquin passait à l'attaque, le Sindel pivota brutalement en effectuant un large mouvement de fauchage de sa lame qui obligea l'humain à se baisser en toute hâte. Le pied de l'Elfe le cueillit en pleine face et le propulsa quelques mètres en arrière, crachant ses dents et hurlant de douleur. Une brûlure incendia soudain l'épaule gauche de Tanaëth lorsque la dague du gros chef de la bande y traça une estafilade sanglante, le Sindel jura sourdement. Le bougre était plus silencieux et rapide qu'il ne l'avait supposé! Le guerrier projeta la garde de son épée en direction du visage de son nouvel adversaire pour le contraindre à s'écarter, puis s'accroupit brusquement pour éviter le coup que lui portait le grêlé revenu à la charge, prévenu par un mouvement à la limite de son champ de vision. Il tailla sauvagement à hauteur de genoux, l'humain tenta d'éviter le coup en bondissant comiquement mais ne fut pas tout à fait assez rapide, la lourde lame le frappa à la cheville, fracassant os et chairs dans un écœurant craquement. Pendant que l'homme s'effondrait en gémissant, le guerrier se releva juste à temps pour voir la dague du gros pointer sa gorge dans une attaque vicieuse! L'Elfe gris leva le bras gauche en une tentative de parade, s'efforçant de percuter le poignet de son assaillant, mais la blessure reçue quelques instants auparavant le ralentit légèrement et la dague trouva une nouvelle fois la chair de son bras, à défaut de sa gorge. Grimaçant de douleur, l'Elfe contraignit son bras blessé à redescendre violemment et à saisir le poignet de son ennemi pendant qu'il était à portée. Surpris, le gros eut une fraction de seconde d'hésitation, le Sindel en profita et utilisa sa prise pour se propulser contre lui et lui administrer un retentissant coup de tête sur le nez! Le gros rustre recula d'un pas et chancela sous la force de l'impact, portant ses deux mains à son nez brisé en proférant d'effroyables jurons. La longue lame de l'Elfe revint à la charge en vrombissant, traçant une atroce entaille dans la panse du vilain qui hurla de plus belle alors que ses entrailles se déversaient à terre comme l'eau d'une gourde éventrée. Frémissant de colère contre lui-même de n'avoir su éviter des coups pourtant basiques, l'Himdar récupéra une dague tombée au sol et égorgea proprement les deux blessés les plus graves, même des chiens galeux de leur espèce ne méritaient pas la lente agonie que leur promettaient leurs plaies. Puis, serrant les dents alors que la souffrance affluait d'autant que l'adrénaline du combat diminuait, il s'approcha du rouquin prostré à terre. Ce dernier avait le visage en sang, et pleurait de douleur, recroquevillé sur lui-même. Le guerrier s'accroupit à ses côtés et lui murmura:

"C'était une belle nuit, pourtant. La reine des nuées resplendit de tout son éclat, parée de sa livrée d'argent. Mais vous, misérables coupe-jarrets, ne savez pas apprécier sa beauté éthérée, vous n'avez de cesse de la souiller d'écarlate, quelle pitié."

La mauvaise dague que le guerrier avait récupérée pénétra fluidement à la base du cou de l'homme, trouvant sans faillir le chemin de son cœur. Un dernier soubresaut, et l'humain rendit son âme aux Dieux. Le combat était terminé. Tanaëth mit un genou en terre et leva les yeux au ciel, vers cet astre nocturne somptueux qui veillait sur lui depuis toujours. Il remercia la Déesse en une muette et fervente prière, puis se releva péniblement pour examiner ses blessures. Il soupira de soulagement en découvrant qu'il n'y avait là qu'entailles bénignes malgré le sang qui coulait en abondance. Par contre, les panser allait être corsé, avec une seule main...et puis, avec le vacarme de l’échauffourée, le guet ne tarderait sans doute guère. Mieux valait s'éclipser rapidement et aller demander de l'aide à l'auberge, il s'y trouverait bien une âme charitable pour lui donner un coup de main. Maladroitement il essuya sommairement son épée et la dague prise aux manants, remisa la première dans son fourreau et glissa la deuxième dans son sac avant de se diriger d'un pas pressé vers cet "Au-Delà" qui, il l'espérait, serait moins dangereux que les rues de cette maudite ville. De fait, il ne tarda pas à en repérer l'enseigne, et c'est avec soulagement qu'il s'y dirigea et en franchit le seuil.

La suite: L'auberge de l'Au-Delà


Dernière édition par Tanaëth Ithil le Lun 2 Mar 2015 17:25, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Lun 2 Mar 2015 00:58 
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Suite de: L'auberge de l'Au-Delà

Contrairement à la nuit précédente, les rues étaient bourdonnantes d'activité en cette belle matinée ensoleillée. Marchands, livreurs, passants pressés ou flânant, mendiants, patrouilles de la milice locale, la cohue semblait omniprésente et ce milieu auquel l'Elfe n'était plus habitué atténua l'espèce de douce euphorie qu'il éprouvait depuis peu. Il vit, quasiment en face de l'auberge, la masse imposante d'un château qu'il n'avait évidemment pas pu apercevoir dans l'obscurité. Il s'y dirigea en se faufilant agilement dans la foule, admirant la massive construction pendant quelques instants, puis s'informa auprès d'un passant du chemin à suivre pour sortir de la ville en direction de Tulorim. Ce dernier l'ayant obligeamment renseigné, l'Elfe suivit ses indications et ne tarda pas à découvrir un grand fleuve bordé de docks où d'innombrables embarcations étaient chargées ou déchargées. Le commerce semblait florissant dans la région, et le Sindel comprit rapidement que le bois y tenait une place prépondérante. Il regretta que sa bourse ne soit pas mieux garnie, le lieu se serait sans doute révélé adéquat pour se doter d'un nouvel arc de bonne qualité. Qu'importe, ses talents d'archer étant ce qu'ils étaient, ce n'était en rien une priorité. Un cheval aurait davantage fait son affaire, mais là encore ses finances faisaient de l'idée une lointaine utopie, et puis il avait deux jambes habituées aux longues marches, cinq jours de trajet n'étaient pas pour l'effrayer.

Avisant le pont que le serviable humain lui avait indiqué, il le franchit tout en admirant la vue, cette ville n'était pas si déplaisante, somme toute. Une fois de l'autre côté, une forte odeur de poisson lui révéla que le quartier était dédié aux pêcheurs. Il en profita pour acheter quelques filets fumés qui se conserveraient plusieurs jours, puis compléta ses emplettes auprès de deux autres marchands avant de parvenir aux portes nord de la ville. Il vérifia rapidement qu'il avait tout le nécessaire pour le court voyage qui l'attendait, satisfait de voir que c'était le cas, et franchit l'enceinte fortifiée avec un plaisir non dissimulé.

Suite: Vers Tulorim


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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Sam 4 Avr 2015 17:11 
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C'est avec un grand soupir de soulagement qu'Alcofribas entendit la porte de l'établissement se refermer derrière lui.

Il prit quelques instants pour savourer le contact du vent sur son visage. Il n'étais pas dans cette foutue auberge depuis très longtemps, mais il avait l'impression que cela faisait des lustres. Lui qui étais déjà, à l'origine, assez éloigné de l'archétype du citadin... Tous ses événements qui s'était déroulés entre quatre murs le rendrait presque claustrophobe.
C'était une sensation difficile à expliquer. Il avait l'habitude de marcher, dormir et vivre en forêt ou dans les grands espaces. Il se sentait vulnérable dans une taverne, presque emprisonné. Alors que la majorité des êtres humains y voyaient une protection, un refuge.

En plus, la nuit était si belle ! Tombée depuis un bon moment, on y voyait incroyablement bien grâce à la lune, gênée par aucun nuage. Accompagnée par les rangs désorganisée d'une armée d'étoiles, elle faisait honte aux quelques rares éclairages humains de Yarthiss ; une torche par-ci par-là, ou un feu de cheminée visible depuis une fenêtre.
La température était douce, le vent tout juste rafraîchissant. On entendait quelques rares insectes qui stridulaients gaiement.
En dehors de leur petit groupe hétéroclite, qui aurait fait rire même le plus tolérant des bardes avare d'aventures et de grandes quêtes, il n'y avait presque personne dans la rue.

Alcofribas s'étira, en y allant doucement par égard pour sa blessure. Il n'y avait rien à faire, il ne se sentait pas chez lui en ville. Vivement que cette histoire soit terminée, qu'il puisse décamper de Yarthiss l'âme en paix.

Le fait de s'être fait poignarder dans l'Au-dela n'arrangeait rien... Mais l'impression qu'il s'en serait mieux tiré à l'extérieur était illusoire. On l'avait pris par surprise. Qu'il soit dehors ou dedans n'y aurait rien changé.
Même en se forçant à être suffisamment réaliste pour admettre cela, il ne pouvait s'empêcher de se sentir vraiment mieux à l'extérieur. C'était dans sa nature.

Tout en méditant beaucoup trop pour un homme sortant simplement d'un bistrot, il remarqua que le Liykor ramassa quelque chose, pour le fourrer à la hâte dans sa veste. Il n’eut pas le temps de voir de quoi il s'agissait exactement. Cependant, la précipitation de son geste l'amena à se demander s'il s'agissait de quelque chose de précieux pour lui.
 « - Vous avez laissé tomber quelque chose ? »

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Alcrofribas, chasseur de monstres.


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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Mer 15 Avr 2015 01:19 
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Esmé remercie la petite pour les indications, et lui glisse un mot gentil sur son courage, puis s’adresse en ces termes aux tenanciers : « Merci pour ce que vous avez fait. Puissent votre établissement ne jamais désemplir, et vos affaires toujours prospérer. » Ces mots, elle les accompagne de quelques mouvements de la main, de passes qui peuvent passer pour magiques, dont elle sait qu’ils n’ont guère d’effet sinon d’impressionner le chaland. « Occupez-vous bien de la petite, couchez-la si nous ne rentrons pas assez tôt, je paierai tous les frais à mon retour, chambre et nourriture. »

La sorcière, ajustant son chapeau, lissant les quelques plis de sa robe, s’apprête à participer à l’escapade nocturne en mâle compagnie. La chose ne la dérange que modérément ; certes, son expérience de Tulorim la conduit à considérer que les honnêtes gens n’ont rien à faire dans les rues d’une ville la nuit tombée ; certes, trois hommes peuvent passer pour l’escorte respectable d’une femme qui l’est tout autant, tout comme ils peuvent aussi bien laisser planer un doute sur la moralité de la légèreté des jupons de cette dernière ; certes, il n’est pas du devoir d’une sorcière d’aller crotter ses bottes dans une quelconque hasardeuse aventure. Cela ne parvient cependant pas à supplanter dans l’esprit d’Esmé la nécessité de réunir la mère et la fille. De toute manière, elle ne compte pas s’installer à Yarthiss, ce n’est qu’une étape dans le voyage qui la ramènera à la quiétude des collines et de la campagne, que ce soit à Tulorim ou ailleurs, une fois qu’elle aura réglé pour de bon ses comptes avec Elle…

Avant de franchir la porte, la femme avise une lanterne suspendue près de la porte, sans doute pour que l’aubergiste ou sa femme puissent aller placer les volets sur les fenêtres sans risquer de buter sur un pavé mal ajusté dissimulé par l’obscurité. Elle s’en empare, jugeant qu’elle lui sera plus utile qu’à quiconque dans l’établissement, où chandelles et torches ne semblent pas manquer.

Une fois dans la rue, elle s’apprête à tracer d’un bon pas son chemin suivant les indications quand elle entend le chasseur poser une question. Renonçant à son élan, à demi agacée, à demi curieuse, elle retient quelques secondes son impatience pour lancer : « Si ça ne vous fait rien, vous causerez en marchant. Il y a une femme qui compte sur nous. »

A travers les rues

_________________
Esmé, sorcière à plein temps


Dernière édition par Esmé le Ven 24 Juil 2015 09:27, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Sam 18 Avr 2015 14:22 
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Dirigé pour Alcofribas et Esmé -11-


L'aubergiste fit un signe de tête affirmatif à Esmé, celle-ci n'avait pas à s'inquiéter, elle prendrait bien soin de la fillette.

Le petit chien blanc, apparemment curieux, s'était relevé et pour se rendre jusqu'à la porte de l'auberge. Puis là, il regardait nos voyageurs s'éloigner et émit un petit jappement comme s'il demandait à les suivre. Le chat, lui, plus fière et indépendant, ne demanda guère la permission et discrètement et silencieusement (de l'autre côté de la rue, tout en collant le mur) les suivaient de près.

Sans s'arrêter de marcher, le mangeur de soupe se retourna et dit au chien.

"Tu restes là ! " Le chien s'assit aussitôt et attendit.

D'une voix calme et posée, le liykor répondit à Alcofribas:

"Oui, un mouchoir tout simplement " Puis suite à l'intervention d'Esmé, il rajouta:

"Vous avez bien raison, madame " la suivant de près.


((( Je répète les directives ici les directives de l'autre maj pour votre info. voici la plan de la ville. le no 10 c'est l'auberge. Ils ont pris une rue en direction ouest, puis rendu à la rivière, ils ont tourné à gauche en vue de prendre le pont, mais ils ont vu les cadavres avant et la femme s'est évanouie. Je vous laisse vous rendre au cadavre ou à la dame si tel est votre souhait. j'interviendrai lorsque vous interagirez avec la dame, les cadavres ou bien le liykor et le vieil homme au chapeau. Je vous laisse choisir l'ambiance du lieu (savoir entre autres, si il y a oui ou non d'autres gens dans les rues et décider si oui ou non des gens se trouvent près de la femme évanouie. Vous êtes libres de décider si les cadavres ont été découverts ou pas )))

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À votre service, pour le plaisir de rp !


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 Sujet du message: Re: Les Rues de la Cité
MessagePosté: Jeu 23 Juil 2015 21:28 
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A son zénith, le soleil abreuvait chaque rue et ruelle de la cité, s’infiltrant dans chaque interstice, il échauffait le cœur de Yarthiss, attisant la pierre et irradiant les pavés sous les semelles brûlantes des badauds. Cette chaleur étouffante propageait dans l'atmosphère des relents d'eaux usées et de miasmes qui se saisirent avec force et brutalité des pauvres narines de l'Aldryde qui, coutumière de la claire et fraîche senteur des sous-bois, se trouvait proche de l'asphyxie. Si elle avait déjà été mise à rude épreuve par les effluves poissonneuses durant son trajet avec Anraël, c'était là sans commune mesure.

Cela lui gâcha quelque peu le plaisir de la découverte, mais passant outre le malaise qui l'habitait désormais, elle poursuivait son évolution. Flânant au-dessus des toits ardents, Ellébore s'accorda un premier survol de la ville, où les yeux grands ouverts, elle se laissa pénétrer par une foule de visions inédites et leur cortège de nouvelles sensations. C'était tout bonnement vertigineux !
Ce qui lui donnait cette sensation n'était pas tant la hauteur, ses arbres étant de loin bien plus grands. Non, c'était cette perspective, ce vide. Aucun branchage ne venant s'interposer, cela dessinait des lignes abruptes qui semblaient plonger des faîtages droit vers le sol. Sur un autre plan, traçant les rues, d'autres lignes se croisaient et s’entrecroisaient en un quadrillage irrégulier. Ça et là, en autant d'interludes, des places avec leur fontaine et leur agitation, offraient des pauses appréciables au regard.

S’amplifiant à mesure qu'elle s'élevait, la clameur l'enveloppait tout autant que la chaleur. Au brouhaha ambiant se mêlaient les cris et les rires, le bruit des soldats en armes ou celui de sabots battant le pavé. Cette cacophonie ne fut pas pour lui déplaire. Il y avait de la vie sous ses ailes. Des enfants couraient tentant d'échapper, une pomme dans chaque main, au courroux d'un commerçant. Plus loin, une femme brossait le pas de sa porte. Ailleurs, c'était un homme poussant sa charrette chargée de poissons. Partout où son regard se posait quelque chose de nouveau se déroulait sous les yeux enfiévrés d'Ellébore.

Le château fut le point culminant de cette première virée. C'était… c'était… L'Adyldre n'avait pas de mot pour décrire ce qu'elle voyait, ni pour dépeindre ce qu'elle éprouvait. Le souffle coupé, les idées embrumées, elle fit le tour de l'édifice, le surplomba et finit par se poser sur l'un de ses innombrables toits. A califourchon sur l'arrête, oubliant la chaleur qui s'en dégageait, elle contempla la vue, la ville qui s'étalait à ses pieds, le fleuve qui franchissait les remparts et allait se perdre dans la forêt... Elle pouvait apercevoir également depuis son observatoire la plaine et les pics montagneux.

(Mon dieu, que le monde est grand. Et comme je suis petite, si petite!)

Elle n'avait jamais ressenti cela depuis la canopée et semblait en prendre pleinement conscience pour la première fois, comme si ce changement de point de vue lui ouvrait les yeux et l'esprit. A bien y réfléchir, elle en vint à se dire que les Humains, si grands étaient-ils, n'étaient dans le fond guère plus avantagés comparé à l'immensité du continent et plus encore de la planète. Un sourire naquit : elle n'avait rien à leur envier.
Ils étaient étranges tout de même. Certains vivaient dans des palais aux dimensions incommensurables, tandis que d'autres grouillaient telle de la vermine dans des taudis hors de la ville. Comment les membres de cette race pouvaient-ils avoir des existences aussi dissemblables…

- Hé, toi !

Surprise dans ses pensées la jeune femme sursauta.

- Oui toi ! Dégage de là et vite si tu n'veux pas que j'te botte les fesses !

En contre-bas sur l'un des chemins de ronde, un garde à l'air renfrogné braquait son regard droit sur elle. Alors qu'il joignait le geste à la parole, portant la main à son carquois, Ellébore s'empressa de déguerpir sans aucune forme de protestation.

C'est vers l'une des places, qu'elle avait aperçue peu de temps auparavant, qu'elle alla se poser. Au bord de la margelle, se penchant vers l'eau pure et fraîche pour s'y désaltérer, la jeune femme fut empêchée dans son mouvement par le silence qui gagnait le lieu en une vague sourde et puissante. Relevant le regard, puis la tête, c'est à une multitude d'yeux écarquillés et de lèvres entrouvertes qu'elle dut faire face. Ne sachant si cela était de bon augure, lentement, Ellébore se redressa, tourna sur elle-même et, balayant du regard la scène, se prépara de nouveau à prendre la poudre d'escampette.

Ce fut une petite fille qui rompit le silence la première : « Hé, M'man r'garde !... regaaarde maman, on dirait une poupée, comme... comme dans la boutique d'vieux Lother. Elle a des ailes en plus ! ». Le débit était rapide, l'enfant toute excitée n'en revenant visiblement pas.

Ellébore, leva la main timidement : « Bonjour !».

En un étau, la foule se regroupa autour de la fontaine et du drôle d'oiseau qui y perchait. Les commentaires allèrent bon train entre ceux qui découvraient pour la première fois une aldryde et ceux qui se targuaient d'en avoir croisée plus d'une fois dans leur vie. Des mains s'avancèrent pour caresser son plumage, comme s'ils avaient trouvé là un quelconque chaton égaré cherchant réconfort.
Ellébore mit son buste en arrière pour échapper aux démonstrations quelque peu intrusives, puis, reculant, manqua de basculer à la renverse. Ce fut sur la sculpture ornant l’édifice que l'objet des curiosités trouva refuge. Passablement agacée, les toisant à présent, elle ne cacha pas son mécontentement.

- C'est pas des manière ça ! J'men vais vous tripatouiller moi aussi, bande de malotrus !

- Hoou, mais c'est qu'elle mordrait presque, railla un grand gaillard au teint rougeaud.
- Bha, elle est bonne cela-là, les volatiles ça n'a pas d'dent ! Surenchérit un autre.
- Oh oui, tripatouille-moi, beugla un troisième larron.
- Laissez-la tranquille, tenta un pauvre bougre qui s'attira aussitôt les foudres des premiers.

La place reprit vie d'une manière à laquelle Ellébore ne s'attendait pas. Bien vite, l'intérêt qu'on lui avait porté se dissipa pour laisser place à une bonne prise de becs qui dégénéra aussi vite en bagarre entre les deux camps qui venaient de se former. Était-ce sous l'effet de la canicule que les esprits s'échaudèrent, toujours était-il que l'objet premier de la discorde fut vite oublié et les éternelles querelles de voisinage refirent surface.
Les femmes n'étaient pas en reste et chacun y alla de son insulte, de ses menaces ou de son empoignade.
Médusée, L'Aldryde assista à la violence de la scène sans trop comprendre ce qui avait pu les amener à de telles extrémités.

- Circulez !... Bouge de là j'te dis!, cria un homme en arme en agrippant un type avant de l'éjecter sur le côté.

Se frayant un chemin à travers la foule qui commençait à se disperser, le milicien s'approchait.

- C'est quoi tout c'raffut ! J'vais en mettre qu'z'uns au trou, ça va vous calmer, j'vous l'dis moi. Hurla-t-il, tandis que ses collègues bousculaient allégrement les quelques derniers récalcitrants.

- C'est à cause d'elle Sergent!, jeta une femme dont la rage se lisait encore sur ses traits.

Le milicien leva ses yeux jusqu'à Ellébore et découvrant le petit bout de femme se rasséréna quelque peu.

- Elle a pas l'air bien dangereuse ! Souffla-t-il. Qu'est-c't'as bien pu faire pour les mettre dans c't'état ?

- J'en sais rien. C'est tout ce qui lui vint, tellement ce déchaînement de hargne la plongeait dans l'incompréhension la plus totale.

- C'est pas vrai, c'est qu'une méchante et une menteuse, coupa la petite fille avant de se jeter dans les jupes de sa mère pour y pleurer à chaudes larmes. Les larmes ne tardèrent pas à devenir sanglots et les sanglots cris de détresse. Les variations que la gamine y apportait auraient fendu le cœur de toute personne peu habituée à fréquenter les enfants.

Le milicien haussa les sourcils en un air désabusé. Il semblait évident que cet homme d'une cinquantaine d'années, aux tempes grisonnantes et à la stature toute aussi tranquille qu'imposante, en avait vu d'autres durant sa longue carrière.

- Mouais…

Son regard alla d'Ellébore à la plèbe, tandis que les gémissements de l'enfant s'amplifiaient sous les yeux emplis de la douleur toute maternelle de sa mère. Il avait d'autres chats à fouetter, mais s'il n'y prenait garde, il allait se retrouver avec un joli mouvement de foule qui ne serait pas des plus faciles à gérer. Vu la tension ambiante, une simple étincelle suffirait. A défaut de justice, il opta donc pour la prudence et l'ordre public. Il prit un ton de circonstance, sec et autoritaire, presque menaçant, et s'adressa à l'Aldryde.

- Bon, écoute-moi bien toi ! Tu vas virer de là, et que j'te revois plus, sinon t'iras goûter l'hospitalité Yartissoise dans les geôles du château ! Tu m'as bien compris.

Sa dernière phrase se voulut plus douce, espérant que la jeune femme comprenait bien la situation. Et puis après tout, qu'elle comprenne ou pas, il s'en fichait pas mal. Son travail, c'était l'ordre et pas autre chose.

Ellébore, quelque peu humiliée de se voir congédier vertement après avoir essuyé la vindicte populaire, s'en alla comme elle était venue. Si elle avait bien compris l'allusion complice du sergent, il n'en demeurait pas moins dans son esprit que les humains, dans leur grande majorité, étaient des individus primaires et violents. A quoi pouvait-elle s'attendre d'une race aussi éphémère?



> 5

_________________
Ali ibn Abi Talib

Image


*


Dernière édition par Ellébore le Dim 23 Aoû 2015 14:40, édité 2 fois.

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