L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Ven 14 Sep 2018 05:10 
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Il vit le monde se ré accélérer au moment ou il frappa la jeune magicienne. Son point de fer, s'enfonça dans le foie, la projetant à terre. Une certaine fierté le traversa. Derrière lui la monstruosité avait subit les assauts successifs de la gamine et de l'elfe noir, sans réellement bronché, avait elle une quelconque endurance ou même une conscience. Cela n'était peut être qu'un amas informe de corps et donc ils pouvaient la frapper autant qu'ils voulaient elle allait rester debout... La flèche lui avait pénétré le globe oculaire, sans que pour elle se ne soit plus qu'une vulgaire brindille pour elle. Simya se releva rapidement, se redressant droite, un mort s'extirpant de sa tombe, les yeux toujours révulser. Un jet de lumière s'échappa d'elle et plaqua l'humoran au sol. Il était séché pour le compte. Sa poitrine brulait, il avait peine a retrouvé son souffle. Il ouvrit les yeux sur le derrière infecte de la bête créée par Simaya. L'avait elle vue, apparemment non, trop obnubilé par Endar. Il se redressa, l'influx nerveux traversa ses synapses, serpent lumineux allant jusqu'au prochain neurone. Son cerveau était en ébullition. Si physiquement, Simaya n'était pas atteignable, il devait l'attaquer sur un autre plan, il regarda son anneau, il s'en savait capable, une vague pouvait la submergé et coupé le contact avec l'entité.
Xel cria son nom, il jeta un regard au jeune mage, sa tête dépassait du sol alors qu'il devait se trouvé en contre bas vers l'autel. Il entra dans un mime étrange qui lui fit comprendre qu'il voulait qu'il tape sur le monstre. Il gesticula comme un pantin, alors que l'humoran écarquilla les yeux. Il ouvrit ensuite la main, prenant une pose pour se concentrer. Il allait utilisé sa magie, sur Sirat. Une vague d'effroi, submergea le Zélote, le mage ratait quasiment tout ses sorts, il ne les contrôlait pas, qu'allait il advenir de lui si cet imbécile usait de sa magie sur sa personne.
Mais Sirat ne voulait pas s'occuper du monstre, c'était un travail pour Endar et si d'ailleurs celui-ci se faisait tuer il eut fait d'une pierre deux coups. Il se sentait obligé, comme si on lui dictait sa besogne. Son idée à lui, de frapper d'une vague psychique lui semblait bien plus éfficientes. la jeune mage une fois coupé de son emprise, la bête devrait tomber au sol. Xel était son ami, son allié et il y avait Yurlungur il pouvait l'aidée en se débarrassant de cette chose. Il hésita, mais quand il vit que celle-ci s'était écarté de l'endroit et du monstre, il fut soulagé. Elle connaissait la magie de Xel et en avait la rapide conclusion qu'il valait mieux être loin du sort. Sirat eut du mal à déglutir c'était lui qui allait subir ce sort.
Il ne restait plus que lui, sa conscience, son alliance avec cet impétueux et fou bohémiens et ses convictions que si il acceptait il perdait un temps précieux pour contre attaquer la possédé.
Il devait se décider, au risque de perdre un temps précieux, il laissa le sort décidé, une pièce lancé dans les airs de son esprit malade. Un pile ou face imaginaire, pile le monstre, face la femme, il resta suspendu à ces hypothèses, puis reprit un sourire satisfait. Zewen avait décidé.
Il jeta un regard avide, sur la jeune femme, il se concentra à son tour, Endar pourrait largement tenir cette bête en respect. Il devait l'attaque sur un plan psychique, il fit appel à la magie, elle pulsait autours de lui, il la sentait le traverser et s'en aller, comme une vague. Il avait torturé le dragon d'Ynorie, cet être qui occupait son ancienne alliée allait y gouter. Il observa son anneau une seconde fois et celui-ci y répondit par une lueur malsaine, il allait y aller avec tout ce qu'il pouvait donner. Son ennemi était puissant il ne le sous-estimerai pas.

Simaya tu dois lutter reprend le contrôle !!

Lui cria-t-il, Une prière dans son inconscience pour que le ciel ne lui tombât pas sur la tête, murmure à Zewen, pour qu'il le dérobe de la folie de son ami. Et il lui lança son sort afin de séparer l'entité du corps de son ami, ne serait ce que la troubler afin que celle-ci reprenne le contrôle.

Citation:
715 MOTS
- Torture mentale : Le lanceur du sort perturbe, voire torture son adversaire grâce à un choc psychique (Mag+1/lvl sur le coup, maîtrises et esquives-0,5/lvl pour la cible, arrondi à l'inférieur, pour le tour suivant)

avec

- Anneau de la Lande Noire (Magie+1/lvl, for+1/lvl. Une fois par jour, il peut doubler tous les effets chiffrés d'un sortilège, en échange d'un fort contrecoup de fatigue (mais pas de PM supplémentaire utilisé).

sur simaya

désolé xel tu as perdu à pile ou face

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Sam 15 Sep 2018 00:02 
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L’abomination bien que grosse et grande était plus rapide et leste qu’Endar ne l’avait imaginée au premier abord. Sa patte passa au-dessus de la petite telle la faux de la mort personnifiée, cette dernière l’évita sans mal avant d’enfoncer son étrange arme qui ressemblait plus à une fourchette à ses yeux qu’autre chose. Elle libéra la chair morte, nécrosée et puante qui juta sur elle, ce qui sembla la déstabiliser plus qu’autre chose. Alors que la seconde patte avant chercha à atteindre sa cible, ses doigts lâchèrent la corde, libérant le trait meurtrier qui, s’il atteint l’un des yeux de la créature, ne parvint à traverser son crâne plus solide que le reste du corps. La flèche noire était restée dans l’orbite crevé du monstre créé par magie sans que ce dernier ne parvienne ou plutôt ne veuille l’enlever. Le grognement de la monstruosité retentit sous forme d’échos dans la caverne et les nombreuses liaisons de celle-ci avec le monde souterrain.

Les yeux de la créature, les trois restants tout du moins, se fixèrent sur sa prochaine victime : lui-même. Difficile de lire son expression, même si elle semblait transparaître un certain intérêt, dont l’archer-mage se serait bien passé d’ailleurs, à son égard. Au moins la bestiole pouvait ressentir la douleur, un sacrifice digne pour le Seigneur Noir, pour Thimoros. Les abominations avaient cela d’inconvenant de ne pas souffrir comme il le fallait, toutes ces créatures ; squelettes, goules et liches compris, ne constituaient pas une excellente offrande pour le dieu ténébreux. Celle-ci en était apparemment une exception confirmant la règle. A sa droite, il y avait toujours des pulsations d’aura magique qui lui parvenaient, sa magie exigeant toujours d’être déchaînée, de causer plus de souffrances et de morts inutiles.

Un soudain rai de lumière semblait émaner de l’alcôve où se trouvaient la grande majorité de l’équipée. La lumière, il la détestait en tant que shaakt. Il la fuyait comme la créature nocturne qu’il était. Le drow se replongea dans les ténèbres, l’entrée qu’ils avaient empruntée dans son dos. Il aperçut face à lui un Xël un peu paniqué qui invoquait tandis qu’un Sirat dont la dignité avait pris un coup avec la magicienne Simaya se relevait péniblement derrière le monstre, toutefois ce dernier paraissait l’ignorer totalement, trop focalisé sur sa personne. Encore une fois, l’elfe noir se serait bien passé d’une telle attention.

C’est alors que la situation commençait à lui échapper totalement, l’humain faisant tournoyer son grapin en direction de la créature au risque ensuite de se faire tirer par l’abomination et dévorer tout cru, Yurlungur se cachant, attendant sans doute le meilleur moment pour frapper efficacement et le zélote de Zewen qui, outre le fait de lui laisser le sale boulot, décida d’utiliser sa magie, l’anneau de la Lande Noire autour du doigt. Endar regrettait déjà que le sage Xissirant ne lui ai fait un tel cadeau. Si l’Ouessien savait que le zélote allait les conduire à leur perte, peut-être aurait-il songé à deux fois avant de lui confier un tel artéfact. Il était trop tard pour les regrets de toute manière.

Ses yeux bicolores rencontrèrent les trois yeux jaunes luisant d’une gourmandise qui ne demandait qu’à être satisfaite de l’abomination. Simaya contrôlait-elle véritablement la créature, était-elle consciente ou possédée ? Il s’agissait là de questions que nombreux d’entre eux devaient se poser en cette question, cependant il n’y avait aucun indices pour trouver les réponses à celles-ci. Tout au plus Endar songea que si Simaya ou l’entité avait voulu leur mort, elle aurait utilisé bien plus que cette créature et les quelques émanations magiques qui pulsaient de son corps. A cela, une petite voix chaotique lui soufflait d’attendre pour être aux premières loges de la prochaine catastrophe.

En attendant, l’elfe avait toujours une créature à occire, doutant fort peu que s’il faisait le mort ou s’il ne bougeait pas du tout, l’abomination le laisserait tranquille. Il supputait néanmoins que la créature était sourde, si bien qu’il n’aurait pas besoin de se déplacer en silence dans cette gigantesque alcôve. Cette cavité était bien trop large pour avoir un quelconque avantage tactique sur le monstre de chairs et d’os. Endar allait devoir trouver un meilleur endroit pour se battre et tuer l’abomination sans trop de risques. De surcroît, il n’avait nullement l’envie de rester dans une salle où des sortilèges en tout genre risquaient à tout moment de ricocher voire d’être dénaturés par l’atmosphère si spéciale d’Aliaénon. Il adressa une petite révérence face à la créature, un sourire malin se dessinant sur son visage. Il la provoquait sans nul doute à présent qu’une idée avait émergée dans son esprit.

Equipé de son arc, il prit la direction opposée, se faufilant habilement à travers les stalagmites qui entraient parfois en contact avec quelques stalactites. Il décocha quelques traits, d’une précision bien plus faible que son précédent tir dont l’objectif inavoué de la tuer d’un coup avait été un total fiasco. Endar faisait en sorte de décocher aussi rapidement que possible ses traits pour opposer un véritable barrage de flèches à la créature. Il variait également les angles de tir pour la surprendre, tout du moins l’espérait-il. L’elfe noir doutait que la créature ne soit véritablement apeurée par ses flèches, mais s’il pouvait ralentir sa course, il s’agissait alors déjà d’une forme de victoire. Endar prenait ses jambes à ses coups, non sans raison ni plan derrière la tête. Se faufilant dans les ténèbres et entre les différents obstacles de la grotte, il tenta de remonter le long de la cavité plus étroite que cette grande salle. Il avait également aperçu quelques orifices suffisamment grands pour y faire tomber l’abomination magique et la faire choir contre la roche en contrebas ou mieux, empalé le long d’une stalagmite. Pour l’instant, il faisait preuve d’agilité, zigzaguant entre les roches, se baissant parfois pour éviter un coup de pattes ou la gueule béante de l’abomination. L’elfe noir comptait également sur son armure de plate pour amortir les éventuelles attaques. Faussant compagnie, il lui tendait un piège tel une araignée, attendant que sa proie s’empêtre dans les fils de sa toile avant de lui sauter dessus pour n’en faire qu’une bouchée.

(1025 mots)

[Tentative d'apprentissage et utilisation de la CC: Distance de sécurité : L'archer-mage est capable de fausser compagnie à des ennemis trop proches de lui pour reprendre la distance nécessaire à un bon tir, jouant de dissimulation, d'agilité, et de prise de jambe à son coup. (+1,5/lvl de chance de réussite aux tests de fuite. aux tests de réussites de fuite.) ]

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Dim 16 Sep 2018 12:32 
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Lande Noire – Grotte Obscure.

    Là où jusqu’ici les aventuriers ont semblé fervents dans leur confiance à vaincre le duo d’adversaires rencontrés dans cette grotte sombre, cela semble s’émécher au profit de maintes fuites et replis, soins et retraites. À l’image de Yurlungur, la jeune assassine, qui se camoufle dans les ombres de l’endroit en attendant son heure, cachée derrière d’obscurs rochers. À l’image de Sibelle, aussi, qui se calfeutre à l’abri, payant le prix fort de son attaque risquée contre l’autel et attire à elle toute l’attention de ce nouveau venu inopiné, qui tente de la soigner sans connaître les risques encourus par la magie sur ce monde dont il ne connait rien. Chance du débutant, peut-être, son sort fonctionne comme prévu et nimbe la guerrière elfe d’une aura apaisante qui referme ses plaies les plus saignantes, apaisant aussi sa douleur, bien que ça ne la soigne pas totalement de tous les maux encourus. Et pour cause : il a beau tenter d’usurper la puissance de l’autel de ce dernier, il n’y arrive guère, l’emprise de la mageresse aux yeux révulsés étant trop importante dessus, trop unilatérale, trop parfaite. Alistair, également, en compagnie de Loona, qui doit se dire que s’il est impossible de ne pas penser à quelque chose, il reste encore possible de penser à autre chose. Le duo semble littéralement à part, inactif, passif. La jeune femme calfeutrée dans les bras de son inutile protecteur immobile, la tête contre son torse, les yeux clos et les mains tremblantes. En sont-ils arrivés à simplement attendre la mort ? Endar, également, qui est bien forcé, quant à lui, de prendre ses jambes à son cou pour fuir l’énorme créature, s’insinuant avec agilité et rapidité dans les coins les plus reculés et exigus trouvés. Avec trop d’empressement, peut-être, car il ne voit pas une pierre brisée un poil plus glissante que les autres qui se dérobe subitement sous ses pieds, le faisant s’étaler de tout son long au sol, à la merci de l’immense créature… sans dégât ou blessure pour l’instant, mais pour combien de temps ?

    Par chance, d’autres agissent. À l’instar de Jorus Kayne, qui use d’une technique pour le moins innovante. Savamment, il s’empare de son grappin et le lance avec précision vers la créature géante. Difficile de la rattraper, même si elle s’avère vive dans sa poursuite de l’elfe noir. Sa taille reste un atout notable pour la toucher, et le vélite y parvient, glissant une pointe de son grappin sous ce qui sert de peau au monstre, au niveau de son épaule gauche. La même patte que le monstre lève pour frapper le shaakt à terre… jusqu’à ce que l’humain tire sur sa corde pour violemment arracher des chairs à la bête, dans un bruit écœurant. Le grappin reste accroché dans la créature, qui, épaule ouverte et béante, rugit à en vriller les oreilles de tous les aventuriers présents. Elle se tourne, farouche, vers l’objet de ses désirs. L’homme l’attend, là, sans bouger. Cordage encore entre les doigts… Sauveur d’Endar pour un temps… Mais combien en réalité ? Et ne vient-il pas de s’attirer l’ire de la bête, qui semble prête à foncer droit sur lui, désormais ?

    Des gestes effectués par Xël pour invoquer le pouvoir du vent, il n’y a guère grand-chose d’attendu qui sort : un éclair est invoqué dans la caverne, l’éclairant pendant un instant d’une lumière blanche inquiétante et éclatante, vive et preste, mais qui disparait comme elle est venue. Un sort qui, peut-être, aidera davantage Sirat dans son entreprise finale contre Simaya que celui que le mage de vent a tenté de lancer…

    Sirat, lui-même, sent que son sort n’a pas totalement l’effet escompté. Mais aucun éclair, geyser ou flamme sauvage, pour sa part. C’est bien le domaine de l’esprit qui joue à cet instant. Loin de sembler torturer Simaya, cependant, il sent… Qu’il s’insinue en elle. Dans sa tête, dans ses pensées. Sans parvenir à les lire, mais… il sait qu’il est en communication directe avec elle, désormais. Directement dans sa tête, dans ses songes. Un lien télépathique semble s’être créé entre eux, lui permettant de communiquer directement avec elle… Une porte de sortie à ce malentendu ? Une possible explication à tout ceci ? Les cartes sont définitivement entre ses mains. Pour ce qui concernant l'esserothéenne, en tout cas : à côté, la grosse bête menaçait toujours.



Cellule sombre.

    L’ombre. Un vrombissement sourd, permanent qui semblait irradier de la roche. Al-Ayrad était aux côtés d’Ariane, calme mais visiblement perdu. Il ne savait pas plus qu’elle comment ils étaient arrivés là. Ni même où ils se trouvaient, en vérité. Une cellule, apparemment. Creusée à même une roche aussi sombre que la nuit, peu coutumières aux régions de Yuimen qu’Ariane ait déjà pu visiter. Et une unique porte de métal close, fermée à clé. Et outre ce vrombissement permanent, le silence complet. Elle était prisonnière. Pourquoi ? Elle le devinait peut-être… Mais était-ce si certain ?

    Soudain, un murmure lui parvint. Faible, lointain. Elle en détecta la source rapidement : une faille minuscule dans l’un des murs de la cellule, donnant sans doute sur une voisine.

    « Hé. Hé, vous ! »

    La voix, calfeutrée par l’épaisseur du mur, l’appelait. Une voix mâle et rugueuse.

    « Hé, vous êtes réveillée ? »

    Puis, après un instant.

    « Jolie bête que vous avez là… Hem. »

    Une hésitation, encore.

    « Vous vous appelez comment ? »




[Alistair n’ayant pas posté, j’ai intégré sa citation de 20 mots dans la présente màj. A vous de la trouver !]



[Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (interactions) + 1 (bonus longueur) + 0,5 (seconde du jeu des citations)
Xël : 0,5 (introspection) + 0,5 (sort) + 1 (bonus longueur). Attention, le sort de poussée d’air ne peut être lancé que sur le lanceur, normalement. Bon, ici forcément ça diffère un peu, mais… comme ça tu es au courant.
Yurlungur : 0,5 (introspection) + 0,5 (fuite) + 0,5 (bonus longueur) + 1 (gagnant du jeu des citations)
Jorus : 0,5 (introspection) + 0,5 (CC) + 0,5 (bonus longueur).
Kivan : 0,5 (introspection) + 0,5 (tentative d’utiliser le cataliseur) + 0,5 (sort de soin) + 1 (bonus longueur).
Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (sort) + 0,5 (bonus longueur).
Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (apprentissage validé) + 0,5 (CC) + 1 (bonus longueur).
Alistair : -0,5 (retard).]



[Nous chercherons cette semaine une citation dans le post de Yurlungur, qui fait 24 mots.]

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Lun 17 Sep 2018 03:02 
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Contrairement à son habitude, Sibelle s’était abandonnée sous les mains chaudes de ce colosse qu’elle connaissait à peine. Agenouillé à ses côtés, délicatement sans doute pour ne pas la brusquer et risquer qu’elle riposte par un coup d’épée, il avait posé ses mains de mage sur l’épaisse chevelure de la rouquine. Une fois, Xël repartit en coup de vent, il avait fermé ses yeux. Sibelle en avait fait autant. Et puis tout en douceur, elle sentit un bien-être l’envahir peu à peu à la manière d’une vague qui va et vient. Au même rythme, sa douleur la quitta peu à peu. De peur de rompre le charme, demeurant immobile, elle ouvrit lentement les yeux afin de voir la cicatrisation de ses nombreuses plaies. Ce fut ainsi qu’elle vit ses plaies se refermer, empêchant son précieux liquide carmin de s’échapper davantage. Depuis, les nombreuses années qu’elle combattait, c’était la première fois qu’elle laissait un mage l’approcher de si près. Elle avait toujours craint la magie comme il est assez courant et naturel de craindre l’inconnu.

Se sentant de nouveau apte à combattre et considérant qu’elle avait perdu assez de temps, assise par terre, elle se releva. N’ayant pas l’habitude de se perdre en verbiage, elle se contenta d’un simple, mais sincère :

« Merci ! » À l’intention de l’homme qui venait de la soigner.

Elle devait retourner vite au combat afin de porter aide et assistance à ses compagnons. C’était en travaillant de concert, qu’ils arriveraient à combattre la féroce bête et peut-être à faire entendre raison à Simaya dont l’intense regard révulsé témoignait qu’elle n’était plus elle-même.

Tout en sortant de la salle basse de plafonds pour rejoindre la grande salle, elle vit Endar fuir l’énorme bête difforme, tentant de se dissimuler entre les stalagmites. Mais dans son empressement, il ne vit pas la pierre brisée sur lequel il mit le pied. Légèrement plus polie que les autres, elle ne fournissait pas la même adhérence et fit perdre l’équilibre au condescendant Endar. Faisant fi des différentes races et cultures, Jorus Kayne tenta de porter secours à l'elfe noir étendu sur le plancher. Ce mince jeune homme, un peu trop bavard pour Sibelle, lança son grappin dans l’amas de cadavres qui se tenait debout grâce à une sombre magie. Son projectile fit mouche et se planta dans l’épaule de la bête en putréfaction. Par chance ou par stratégie, il avait atteint l’épaule auquel dépendait la patte qui s’apprêtait à frapper violemment le désormais vulnérable Endar. L’humain tira fermement sur la corde ce qui arrachant violemment des lambeaux de chair à l’immonde et immense créature.

Tout en observant la scène, Sibelle courut jusqu’à eux. En chemin, elle put voir la rage de la bête qui, le grappin toujours ancré dans sa chair, l’épaule ouverte, émit un rugissement si fort et puissant que la belle dut arrêter son avancée pour protéger ses sensibles oreilles de cette soudaine agression auditive. Mais la bête n’avait pas abandonné le combat. Si elle s’était temporairement désintéressée d’Endar voilà qu’elle semblait en vouloir à Jorus.
La guerrière n’avait pas de temps pour réfléchir, elle devait agir. Profitant du fait que la bête n’avait d’yeux que pour le jeune humain chétif. Tout en courant à plein régime vers la bête, Sibelle dégaina son sabre de la main gauche et sa courte épée de l’autre les pointant vers l’animal tentant de l'empaler dans son flanc, profitant que l’attention de celle-ci était portée sur le jeune humain.

Sibelle se doutait qu’elle ne pourrait à elle seule tuer la bête. Mais elle comptait sur la participation d’Endar, la sienne, celle de Jorus. À plusieurs, ils pouvaient certainement vaincre la monstruosité maintenue en vie par la magie.

((618 mots
Sibelle profite de la distraction de la bête vers Jorus pour charger la bête par son flanc, armé de son sabre et son épée courte)))

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Sibelle, Maître d'armes


Dernière édition par Sibelle le Dim 23 Sep 2018 04:07, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Lun 17 Sep 2018 23:26 
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<<<

Tout en gardant les yeux fermés, je sens mes fluides se propager dans le corps de la fière guerrière et commencer leur œuvre. Je perçois aussi sous mes paumes que la dénommée Sibelle a commencé à baisser sa garde et sa méfiance à mon égard, sûrement du fait de l’action apaisante des fluides lumineux. Je laisse ces derniers agir pendant quelques secondes afin de permettre la cicatrisation d’une partie de ses plaies sans pour autant consommer la totalité de mes ressources magiques. Je ressens toujours une grande agitation interne du fait de la proche présence de l’autel mystérieux. Malheureusement pour moi, ce dernier est resté muet suite à ma sollicitation mentale et je ressens une autre emprise exercer une assise dessus bien plus importante. Bien trop parfaite et maitrisée. Bien au-delà de ce que je pourrais tenter d’essayer avec mes maigres connaissances magiques. Il ne faudra donc pas compter sur ce potentiel catalyseur magique pour le moment…

Les quelques secondes de concentration effectuées, je rouvre les yeux pour juger du résultat. La majorité des blessures a pu être soignée, même si je peux constater d’un rapide coup d’œil qu’il faudra y passer plus de temps si je veux être sûr de terminer proprement mon travail. La guerrière évalue elle aussi du regarde mon travail et semble satisfaite car elle me remercie brièvement. Cela fera donc l’affaire pour le moment. Elle se relève rapidement et se dirige d’un pas décidé vers le combat qui ne nous avait pas attendu pour poursuivre. Je préfère pour le moment évaluer la situation à l’abri, suivant ainsi les conseils de l’allié inconnu, avant de me lancer tête baissée dans la gueule du loup.

Plusieurs combattants sont aux prises avec l’atrocité nécrotique et malgré leurs assauts combinés cette dernière ne semble pas fléchir. L’un d’eux semble avoir planté un grappin dans un des flancs du monstre qui porte ses nombreux yeux jaunes vers lui. Sibelle semble vouloir profiter de cette ouverture pour attaquer, les deux lames tirées. La suivre relèverait du suicide pour moi, n’étant pas aussi efficacement harnaché qu’elle. Il va donc falloir que je trouve un autre moyen pour leur apporter mon aide. Des pulsations lumineuses non loin de moi me rappelle que l’autel lumineux est toujours présent et toujours aussi menaçant, d’autant plus qu’il est difficile de lire quand il pourra de nouveau envoyer une vague magique balayer l’ensemble des occupants de la salle. Sans oublier la présence plus lointaine mais tout aussi inquiétante de la blonde au décolleté pigeonnant… Trois potentielles menaces et l’incapacité totale de déceler d’où viendra la prochaine attaque mortelle.

Mes poils se hérissent à nouveau, cette sensation instinctive et sauvage du danger me reprenant les tripes. Une idée se met alors à germer doucement dans ma tête… Et si… Et si j’arrivais à amplifier cette perception du danger, cet instinct qui m’a permis d’esquiver la première attaque de l’autel. Peut-être qu’en l’associant à mes fluides je pourrais transformer ce vague pressentiment en quelque chose de plus concret et de plus précis, qui me permettrait d’anticiper en partie la prochaine menaces et d’ainsi agir en conséquence. Cette idée me paraît tirée par les cheveux mais il faut que je tente. Ænarion m’a conseillé de me faire ma propre expérience magique pour voir où je pouvais repousser mes limites.

Je respire profondément et essaie de faire le vide dans mon esprit tout en calmant rapidement mes fluides toujours agités. Je projette alors une importante quantité de ma magie dans l’environnement à la recherche des trois menaces identifiées auparavant : l’autel, le monstre et la femme. Tant pis si je dois utiliser l’ensemble de mes ressources magiques, si ce pari risqué me permet d’avoir une vision plus précise sur la suite des actions à mener alors la dépense d’énergie aura été payante. Je sépare mes fluides en petites étincelles évanescentes qui virevoltent dans l’espace de la salle à la recherche des cibles définies. L’idée étant de les marquer avec ma magie, avec ces petits fragments de fluides, pour identifier mentalement leurs mouvements. Je visualise les trois adversaires recouverts d’une fine poussière lumineuse constituée par ma magie et imprégnant leur être comme la rosée avec la toile d’araignée. En parcourant mentalement la salle à l’aide de ma magie, je ressens alors une autre trace de magie lumineuse en chemin qui ressemble fortement à la mienne… Sibelle… Il doit rester une infime partie de ma magie en elle. Peut-être serait-il possible d’étendre mon expérimentation magique pour qu’elle puisse aussi profiter des effets imaginés ? J’expire profondément, essayant d’étendre le sort que je suis méticuleusement en train de tisser à sa psyché. J’espère que tout fonctionnera comme prévu…




(((821 mots)))
(((Tentative d’apprentissage du sort de moine Vision anticipative : Le moine permet à lui et ses alliés (total des cibles : [lvl du sort/3], arrondi au supérieur, lui compris) d'avoir des visions floues mais néanmoins utiles des actions adverses, pour pouvoir mieux esquiver leurs actions. Esquives+1/lvl du sort pour toutes les cibles, jusqu'à la fin du combat.
Partage des effets à Sibelle.)))

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Mar 18 Sep 2018 08:01 
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<< Le manoir fantasmagorique

"Le marionnettiste n'a rien a voir avec notre situation."

L’une des voix du manoir résonne comme si à l’image d’Al, la bâtisse avait pu simplement lire dans mon esprit. Devant cette affirmation soudaine, je recule de surprise et trébuche en arrière, m’empêtrant sur mon ami félin et m’étale de tout mon long. Je n’ai pas l’impression de me cogner la tête, et pourtant…

(Al ?)

" Je suis là…"

Qu’est-ce que cette nouvelle sorcellerie ? Entre la résidence qui change d’apparence suivant son observateur, les portes qui s’ouvrent et se ferment toutes seules, les paroles sorties du néant, nous voilà maintenant transportés en un autre lieu dans un clignement de paupière et dans lequel je n’y vois goutte. Je bouge doucement pour me rasseoir et éprouve d’étranges sensations dans tout mon corps, comme si j’étais restée immobile un long moment. Ma bouche est pâteuse et j’entends craquer certaines de mes articulations. Si j’ai l’impression qu’il ne s’est écoulé qu’une fraction de seconde, je me rends alors compte que je dois être bien loin de la vérité. Comment est-ce possible ? Où sommes-nous ?

"Dans une sorte de cachot naturel, peu large et je devine une seule issue." me répond Al qui encore une fois s’est invité dans mes pensées.

Je perçois d’ailleurs son inquiétude et sa légère fatigue. Depuis combien de temps sommes-nous ici ? Je me lève lentement et manque tomber de nouveau, prise d’un soudain vertige. Je reste alors immobile un instant, laissant à mon cœur le temps de pomper en moi l’énergie nécessaire et interroge de nouveau Al.

(Et ce bruit, tu l’entends aussi ?) demandé-je à mon ami à quatre pattes en commençant à me déplacer doucement, les bras tendus en avant, n’ayant pas la vision nocturne d’Al-Ayrad.

"Oui, le bourdonnement, mais je ne saurai dire ce que c’est. Suis-moi, essayons de voir si cette porte s’ouvre."

Je pose une main dans la crinière du lion, gardant l’autre devant moi, et le laisse me guider vers le battant fermé sur notre liberté. Mes doigts se posent sur une surface plane et froide, ce n’est pas une porte de bois que je pourrais tenter de briser. Je tâtonne à la recherche d’une poignée ou de n’importe quel système d’ouverture, sans succès.

(Peut-être sommes-nous passés par une trappe et sommes tombés dans quelques oubliettes du castel. Nous avons dû rester inconscients...)

Je ne suis qu’à moitié convaincue par mon explication et l’oublie lorsque notre conversation silencieuse est soudainement interrompue par une voix que je crois d’abord venue de nulle part, me faisant légèrement tressaillir. Lorsque le propriétaire me demande si je suis réveillée, je peux m’orienter vers la source du son, sans doute grandement étouffé par l’épaisseur des murs. Et lorsqu’il fait un commentaire sur la présence de mon compagnon, je réalise alors qu’il peut me voir et sonde le mur à la recherche d’une trouée que je finis par trouver.

M’écartant de la fissure dans la roche pour ne pas être dans le champ de vision mais restant à portée pour que l’autre puisse m’entendre, je laisse tomber sur lui une pluie de questions.

"Comment faites-vous pour nous voir ? Où sommes-nous ? Qui êtes-vous et pourquoi m’avez vous demandé si j’étais réveillée ?"

A cette ultime interrogation, je pense déjà connaître la réponse, j’étais donc bien évanouie mais si je me suis cognée la tête je ne ressens aucune douleur à l’arrière de mon crâne.
Un rictus invisible orne mon visage à la dernière question de l’inconnu, me rappelant l’insistance de dame Elylia à connaître mon nom et omet volontairement de répondre.


(((596 mots - Utilisation capacité spéciale du compagnon "Vision nocturne : permet de voir dans l'obscurité presque comme en plein jour")))

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Mar 18 Sep 2018 09:48 
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Frustration. A nouveau, rien ne se passe. Malgré ma concentration, malgré l’amas de magie présent dans cette caverne. Je suis incapable de lancer un sort efficace. De toute manière, Sirat ne semble pas vouloir s’occuper de l’horrible créature de chair. Heureusement, celle-ci ne s’en prend pas à lui. Elle poursuit Endar qui tente de s’enfuir en slalomant entre les stalagmites. Yurlungur, elle, disparait, comme elle en a l’habitude dans ce genre de situation. Je grimace quand je vois Endar glisser et chuter. A la merci de la monstruosité. Instinctivement, je prépare mes fluides. Heureusement, la créature est gênée par Jorus qui lui attrape l’épaule avec son grappin. Quand il tire sur la corde, la chair s’arrache et provoque un hurlement qui m’en vrille les tympans. Elle se tourne vers lui, quitter Endar des yeux. Est-ce qu’elle vient de changer de cible ? Je jette un œil vers Sirat. Il n’est plus menacé par le monstre. Il a le champ libre pour faire reprendre à Sim’ ses esprits. Je peux donc me concentrer pleinement sur la créature. C’est à ce moment que Sibelle surgit de derrière moi pour charger et s’attaquer à l’horreur putréfiée. L’attaquant sur le flanc.
J’observe avec attention. Jorus est pour l’instant hors de portée de la bête mais Endar est toujours en mauvaise posture. Sibelle semble en meilleur forme mais à portée d’un coup de griffe dévastateur. Me servir du catalyseur n’a servi à rien mais je doute que la magie soit totalement inefficace ici. Une idée surgit dans mon esprit. Je mets mes mains en porte-voix pour m’adresser aux combattants.

" Hey ! Attirez le vers l’autel ! "

Si l’autel ne peut pas servir de catalyseur, il peut toujours faire exploser ce monstre.

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Mar 18 Sep 2018 16:11 
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Localisation: Dans un un lit du temple de Gaïa à Dehant, encore.
C’est marrant mais j’ai comme l’impression de faire une connerie ! Lorsque Xël effectue ses mouvements, tous comprennent l’avertissement que j’ai moi-même ignoré. Loin de l’autel L’Humoran reste aux côtés de la magicienne folle, le Shaakt risque de finir en morceaux de saucisses et la guerrière se fait aider par le nouveau venu qui vient à son secours. Une petite voix intérieure qui n’est pas ma faéra me rappelle que je ne l’ai pas averti concernant l’utilisation de la magie. Dans l’histoire même la jeune fille échappe à mon champ de vision. Chose qui n’est pas difficile puisque toute mon attention est focalisée sur la bête.

La créature se rue sur l’elfe noir qui tentait de mettre de la distance entre eux et avec raison. Vu les capacités de la chose, c’est un miracle que personne n’ait été encore touché et c’est pour perdurer ce miracle qu’Endar, comme n’importe quel archer, cherche à reprendre de la distance pour tirer à nouveau. Malheureusement pour lui le sol est traître, même pour quelqu’un voyant si bien dans le noir. L’espace d’un instant j’hésite à lancer le grappin, mais face à la chose, plus nombreux nous serons, plus nous aurons de chances de vaincre. Guidé par mon énergie, mon grappin vient se figer vers ce qui me semble être son épaule gauche. Bon je visais la tête, mais je parviens à attirer l’attention de la créature sur moi. Je sauve par la même occasion l’elfe noir, bien que je ne risque pas de me vanter d’une telle chose. Le grappin arrache quelques morceaux de chairs et fait rugir la créature à m’en faire mal aux tympans. Oreilles sensibles s’abstenir ! L’euphorie d’avoir réussi mon coup ajouté au plaisir de faire visiblement mal à la créature ne sont, hélas, rien comparés à la peur qui me submerge lorsque la chose se tourne vers moi.

(C’est marrant, mais je ne suis plus sûr de l’efficacité de mon plan d’un coup !)

(Tu as fait le plus dur, enfin presque.)

(C’est cela, si par presque tu sous-entends de rester en vie !)

(Si l’onde de choc frappe la créature et l’envoie sur une colonne de pierre, il est possible d’espérer la couper en deux.)

(Plus facile à dire qu’à faire !)

La corde toujours en main et le grappin toujours fiché dans le corps de la bête malgré les morceaux arrachés, je maintiens une tension entre moi et elle et tire par moment afin de concentrer toute l’attention sur moi. Rapidement, je recule jusqu’à être au niveau de l’autel en maintenant la corde et vois la silhouette de l’elfe profiter de la focalisation de la bête sur moi pour l’atteindre. Xël quant à lui semble avoir compris mon plan et m’incite à l’approcher jusqu’à l’autel.

Sur le moment mes nerfs prennent le dessus sur moi et je crie à l’attention du mage.
"Parce que tu crois que je fais ça pour quoi, la sortir pour faire la crotte ? Eloigne-toi parce que ça va faire mal !"

Après coup j’espère ne pas le vexer, mais dans le pire des cas, je viens de me transformer en un os à ronger géant. Tout en continuant de tirer sur la corde je tente d’énerver la bête, comme l’a fait Yurlungur peu de temps avant, et frappe ma jambe avec ma main équipée de la torche.

"Allez viens le gentil toutou à sa mémère ! Elle est pour qui la belle jambe bien ferme ? Il est pour qui le bon cuissot ? Allez viens là sale bête !"

Je tire une dernière fois sur la corde et mentalement je me prépare à la fuite.

(Attirer son attention en gigotant la torche et sortir ma dague. Attendre le dernier moment pour partir, côté autel. Me servir de l’autel magique pour bénéficier d’une protection et obstruer sa vision avec les volutes. Frapper la stèle magique avec avant de ne plus être à portée. Caler un pied sur l’autel et me projeter aussi loin que possible. Serrer des fesses et prier pour survivre.)

Citation:
(674 mots.
-Utilisation de la capacité de vélite Repli expéditif :
Lorsqu'un ennemi jusqu'alors à distance se rapproche pour attaquer au contact, le Vélite gagne [Niv]x3 de plus en Esquive pour le premier coup. Utilisable une fois par ennemi par combat.
-Si possible frapper la stèle avec ma dague de glace avant de ne plus être à portée.
-Serrer des fesses.)

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Ven 21 Sep 2018 11:09 
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Localisation: Aliaénon
il n'y eut pa de peur, pas de constriction, pas de visage se crispant, rien de tout cela. A la place Sirat eut l'impression de traverser une porte et d'entrer dans un autre espace. Il était toujours là, dans cette grotte, cette cathédrale humide et froide, au milieu de ses comparses qui tentait de lutter contre un monstre en patchwork de cadavre. Mais il avait crée un lien, une connexion faible, qui lui permit d'entendre la voix de Simaya. Il ne l'avait plus entendu depuis un bout de temps déjà. Il n'avait pas désirer la voir lors de son dernier départ.

Son chant tenait plus d'une litanie étrange qui se répercuta dans l'esprit de l'humoran. Un son indescriptible, malformé, qui semblait être ses pensées, ses angoisses. Il pouvait lire en elle, mais il n'y comprenait rien.

Il jeta un regard en coin, sur la bête qui se débatait et courait maintenant vers un des aventuriers, celui qui lui avait indiqué l'entrée de la grotte. Sibelle se mettait en action contre le cerbère. Il souffla il devait se concentrer sur la magicienne. Devant lui, elle se tenait droite, la poitrine bombé dans sa nuisette ébène, ses cheveux blonds retombant sur sa peau diaphane.
Il devait tenter sa chance. L'angoisse d'échoué lui asséchait la bouche, il n'avait pas toujours réussit à lui parler et à se faire comprendre, accepterait elle de lui répondre.

Simaya , c'est toi?! C'est Sirat.

déglutissant difficilement une salive qui semblait lui râper la gorge, il continua

Tout vas bien?

La réponse fut trouble, s'extirpant difficilement d'un brouillard, éloigné, incompréhensible. Elle répétait Mort, qu'il n'était pas mort, mais rien d'autre, rien de censée. c'était pourtant sa voix, pas celle d'une autre, la sienne, la théorie de l'entité s'étiolait un peu qu'il reprit.

On peu t'aider, Simaya. Mais tu dois arrêter de nous attaquer, nous sommes tes amis, il y a Xel avec moi, Endar...

Parler de l'archer comme un ami, lui lacérait la bouche. Il pensa à l'esserothéene qui accompagnait le voleur Alistair, il les avaient entrevue , mais n'y avait pas prêter attention dans un premier temps. Il ne se souvenait plus du nom de la jeune fille, il lui semblait qu'elle l'avait menacée à Fan Ming qu'elle maitrisait un pouvoir d'ombre, mais tout cela était confus.

Et une fille de ton peuple, d'Esseroth ! rajouta-t-il

Les jérémiades se faisaient lointaines, paniquée en colère. Mais n'apportait rien d'autre, il était vivant, son pouvoir son âme était vivant.
Il était obligé de se demandé qui et il ne trouvait pas, avait il poser les bonnes questions. Elle se dérobait et il n'avait rien à se mettre sous la dent.

Qui? Simaya, qui n'est pas mort?!

Elle sembla répondre à la question, mais "Lui" ne l'aiguillait aucunement sur l'identité de cet personne qui était la source de toute les peurs de la jeune femme.

Je l'ai connue? Qui t'as dit qu'il était mort, qui c'est Lui ? Je peux t'aider, on peut le retrouver mais tu dois faire un pas vers nous.

Elle semblait se perdre dans son délire à nouveau, elle reprenait son chant, son refrain énervant, il n'était pas mort, c'était un mensonge, elle s'éloignait. Sirat s'énervait il était pas l'homme de ce genre de situation.

Il négociait pas, il frappait. Il se gratta la tête, presque s'arracha les cheveux. (Bordel, mais de qui parlait elle.) Il cherchait qui pouvait être mort, qui serait elle venue chercher ici, dans les landes. Soudain un éclaire le traversa. Vallel était mort, trahis par Naral, il avait été avec Simaya l'élève de Thensoor, Naral était partit chercher quelque chose dans les landes, Vallel? L'hypothèse se tenait bien qu'elle avait des zones d'ombres, mais elle avait un équilibre suffisant pour qu'elle s'impose à son esprit, faute de mieux.

Tu parle de qui, Vallel ?! C'est lui que cherchait Naral?

Elle répondit, avait il vue juste, rien de moins sur, mais la réponse était étonnante. Elle énonça : Naral, Vallel, Finarfin, le Sans-Visage, Xël, Thensoor, Elurien, Gregan... de sa voix calfeutrer, il n'était pas mort et le lien se rompu. Sirat se retrouvait avec ses interrogations et une femme qu'il connaissait mais qui lui paraissait si différente.

Pourquoi ces noms, Sirat cherchait le lien, entre eux, Xel n'était pas mort, pas encore, devait il le tuer... Naral et Vallel il comprenait le lien avec la lande noir, qui était ce Finarfin, il s'en souvenait vaguement comme un des amis de Simaya, était il mort? le sans visage n'était pas mort et Xel non plus, Thensoor était une charogne ambulante il était lié à Simaya, Vallel puisqu'ils avaient été ses élèves et donc à la landes noires. Elurien avait remplacé Thensoor à la tête d'Escalroth, mais ce Gregan, cet esserothéen.

Rien ne s'imbriquait correctement, le lieux et les bruits de combat n'aidait pas. Il fallait calmé la situation, et après on réfléchirait. L'idée qui lui grimpa au ciboulot, avait tout pour être saugrenue, mais il l'adopta, il ne trouvait rien d'autre et le culot cela pouvait marché.

Il s'approcha de Simaya, jusqu'a être près d'elle et de la prendre dans ses bras.

Regarde moi Simaya !

Là près d'elle et en avançant il avait déclenché le pouvoir de sa cape, afin d'apaiser la situation. Il la serra tendrement, essayant de la rassurer.

On va t'aider, on va le retrouver, calme toi.

Il y avait deux solutions, soit il se retrouvait projeter dans les airs , soit cela marchait.


Citation:
904 mots
utilisation capa Cape Dorée de l’Unique (Esq.+1/lvl, mag+0,5/lvl. Permet de faire ressentir à toutes les personnes voyant le porteur lme bien être du Temple de l’Unique de Nagorin : calme, paix intérieure et soulagement de tous les troubles.)



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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Ven 21 Sep 2018 23:52 
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Ebloui par un soudain éclat de lumière, Endar ne vit guère où il mettait ses pieds. Il glissa, trébucha, une horrible sensation de chute le faisant frissonner avant d’être attiré violemment contre le sol par l’attraction terrestre. Derrière lui, l’elfe noir entendait les pas de course lourds de la sombre créature, celle-ci ne semblait pas prête à l’abandonner si facilement. Il n’eut pas le temps de se remettre debout qu’elle était déjà sur lui, l’obligeant ainsi à mettre ses bras en protection pour amortir le choc. Ce dernier ne vint pas cependant. L’archer-mage vit un grappin qui pénétra les chairs pétrifiées de l’épaule de l’abomination qui hurle de douleur lorsque celle-ci tente de le frapper. Bien vite, l’abomination se détourna de sa cible principale pour s’élancer en direction du frêle humain qui lui avait sauvé la mise. Sans doute étaient-ils tous dans la même galère et devaient-ils s’aider pour l’instant tout du moins. Endar savait que ce statut quo durerait jusqu’à ce qu’ils retrouvent Naral Shaam, au-delà il n’était pas certain que tous poursuivaient son objectif, ni n’allaient accepter de s’allier avec lui dans la défense d’Aliaénon et de ses nombreux peuples à présent libérés de l’influence néfaste du Sans Visage. Assis sur son fondement, il vit du coin de l’œil la sauvage hinïonne s’élancer en direction de la créature pour lui asséner un coup de son épée et de son sabre.

Le cri de Xël le tira définitivement de sa torpeur lorsque celui-ci proposa un plan ingénieux, même si personne ne savait ce qui pouvait se passer s’il était parfaitement exécuté. Il se releva péniblement, le poids de sa lourde armure de plaques le maintenant presque contre le sol. Plus loin, en face de lui, le drow visualisa un Jorus qui provoquait bien inutilement le monstre de chairs en décomposition dont il n’était pas certain qu’il puisse même les entendre ou les comprendre. Yurlungur semblait se cacher dans les ombres de la grotte, attendant sans doute son heure pour frapper au moment opportun. Enfin, Sirat, son ennemi juré s’était arrêté près de Simaya la suppliant presque de revenir à elle. Simaya, cette agaçante esserotherienne... Elle ne causait que des ennuis autour d’elle, que cela ait été il y a cinq ans dans la forêt des elfes de Jollarsith ou à présent près d’Elscar’Olth. Tout en elle l’ennuyait au plus au point, s’il n’était pas si important pour le Conseil d’Or, elle aurait déjà reçu une flèche entre ses deux yeux.

L’elfe reporta son attention sur la créature magique qui trouvait Jorus des plus appétissants en ce moment. Endar hésita un instant sur la cible sur laquelle se concentrer. Régler le problème Simaya était intéressant, toutefois les laisser se débrouiller avec l’assemblage difforme des carnivores de cette grotte ne lui plaisait guère. Se plaçant à l’écart, il encocha une flèche noire et inspira lentement, se concentra par la suite sur les chairs et les tendons déchirés par l’effet du grappin. S’il mettait suffisamment de force dans son tir, peut-être parviendra-t-il à arracher le reste de chairs pendantes qui faisaient tenir en place l’une de ses pattes. Il décocha avec puissance.

(520 mots)
(Utilisation sur l'épaule blessée de Tir du destin : L'utilisateur donne à la munition tirée une grande puissance destructrice supplémentaire grâce à son énergie intérieure (For+2/lvl)

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Dernière édition par Endar le Sam 22 Sep 2018 08:52, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Sam 22 Sep 2018 07:37 
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...

Yurlungur avait aisément pu échapper au monstre, ce dernier s'étant focalisé sur Endar : elle-même, s'attendant à une catastrophe magique, avait déguerpi avec toute l'adresse qui la caractérisait lorsqu'il s'agissait de sauver sa peau, disparaissant entre les ombres et les stalagmites, se fondant dans ces roches sombres et profitant des ténèbres en ces lieux pour camoufler sa présence.

Elle finit par s'accroupir derrière un petit rocher, quelques cadavres à sa droite, pour se retourner et assister au spectacle : mais plutôt que Xël encore occupé à tenter de lancer son sort, son regard fut attiré par la chute soudaine de l'elfe noir, Endar, qui avait tout comme elle pris le parti fort prudent de la fuite. Il était véritablement à la merci de l'énorme créature et l'idée vint à la jeune assassine de voler à son secours, attirer l'attention de la bête, se placer entre elle et l'elfe pour essayer de faire un peu mieux... Mais elle ne bougea pas.

Elle se vit contrainte, par une inertie peureuse, à rester immobile pour assister à la scène, tétanisée par l'incertitude, pétrifiée par l'angoisse. Cette force maligne qui cherchait à conserver sa vie à tout prix, son instinct de survie, était tout autant une protection qu'une entrave. Mais qu'aurait-elle pu faire ? Prendre un coup à la place de l'elfe, se jeter entre ces pattes immenses, cette gueule béante, pour essayer de sacrifier sa vie pour celle d'un autre ? Impossible.

Un crochet volant vint agripper l'épaule du monstre et, tandis que Jorus, de l'autre côté de la grotte, tira d'un coup sec, la bête hurla et partit un peu plus encore en morceaux. Il faut sans doute préciser que cette image était assez répugnante : et le son, un cri terrifiant issu des entrailles de cette sombre engeance, s'accordait à la scène avec la précision sublime d'un coup de théâtre savamment orchestré. La bête se retourna vers l'importun, prête à charger. C'en était presque irréel : Endar était sauvé.

Et Yurlungur, elle, se sentait toute honteuse de n'avoir rien fait. Certes, une tentative de sa part se serait sans doute soldée par un échec, mais elle avait tout de même fui le champ de bataille en laissant ses compagnons se débrouiller tout seuls... Cela lui rappelait étrangement ce moment où elle et Dorika avaient abandonné Xël et les autres face à Thrag - un bien triste sort avait attendu le chevalier Esserothéen qui les accompagnait alors...

Xêl, justement, pour rappeler au monde son existence - et sa déplorable manie de vouloir tout régler par la magie, force pourtant ô combien instable, incontrôlable et destructrice - se décida à lancer son sort. L'assassine, un instant éblouie, se blottit derrière le rocher qui lui servait de rempart face au monde extérieur : mais, reprenant vite ses esprits, elle grogna simplement à l'attention du mage.

Cela dit, elle n'était pas beaucoup plus utile. Elle tentait se consoler en se disant que la honte sauve plus de gens qu'elle n'en fait périr, mais pour celui qui fuit, il n'y a ni gloire ni secours : or c'était justement pour la gloire qu'elle s'avançait sur le chemin des Ombres, et pour le secours de ses compagnons dans un monde bien trop magiquement instable qu'elle les avait rejoints en cet instant.

Une rapide inspiration lui fit reprendre ses esprits et chassa ces considérations. Sans perdre de temps, tandis que de l'autre côté plusieurs aventuriers semblaient décidés à en finir avec l'énorme créature mort-vivante, elle se rapprocha de celle qui était somme toute à l'origine de cette vaste débandade. Sirat, en face d'elle, semblait essayer de lutter mentalement : observant la scène à quelques mètres de distance, non sans inquiétude pour l'humoran, elle se conforta dans la stratégie à mettre en place.

Neutraliser la magicienne était la meilleure chose à faire. Peut-être que cela permettrait de stopper la créature, qui sait : et de plus, bien qu'elle fût une membre éminente du conseil d'Or, il semblait désormais clair à tous qu'elle n'était pas dans son état normal. Et qui s'oppose aux envoyés du conseil, fût-ce un membre même de ce dernier, peut légitimement être éliminé sans remords - logique implacable.

La lame de la Trinité s'étant partiellement brisée, elle la rangea et dégaina l'autre - la vieille, la classique, tout en contournant Sirat et Simaya pour tenter de se placer dans le dos de celle-ci. Il n'y avait rien de plus simple que de viser la gorge : mais l'objectif de Yurlungur n'était guère de la tuer, simplement de la mettre hors d'état de nuire, qu'importe qu'elle soit aux bornes de la mort ou qu'elle perde simplement conscience, aussi s'apprêtait-elle à viser dans le dos, entre deux côtes, afin de s'approcher du cœur sans l'atteindre.

Inutile de préciser qu'elle avait déjà pratiqué avec Arsok, mais sur des sujets infiniment moins dangereux. Le temps était venu de passer à la pratique en conditions réelles, à vérifier si cette maîtrise de ses coups qu'il avait voulu lui enseigner avait porté ses fruits.

L'humoran, semblant perdre le contrôle de ses actions, s'approcha dangereusement de la sorcière - trop au goût de Yurlungur - : sentant tout d'un coup une intense plénitude, la jeune assassine, sans aucune hésitation, fondit hors de sa cachette sur le dos de la magicienne, voyant à peine le mouvement des bras de Sirat l'enlaçant qu'elle savait déjà comment contourner cet obstacle pour ne blesser qu'elle.

Elle ne s'était jamais sentie aussi bien : tout lui semblait clair, limpide, ses actions raisonnées et le dénouement naturellement heureux, proche ; de même, sachant pertinemment qu'un reflux magique viendrait sans doute la frapper comme il l'avait fait avec l'humoran plus tôt, elle s'apprêtait déjà à esquiver l'agression magique et espérait que celle que recevrait le zélote le sortirait de cet état second où il semblait plongé. Il ne s'agissait que d'une ennemie nuisible à neutraliser, une cible, et le geste, lorsqu'on plaçait dessus ces mots si simples, si courants dans la vie ordinaire de la jeune fille, le geste perdait tout d'un coup toute sa dimension morale, se détachait de tout jugement éthique et elle-même n'avait plus ce poids sur ses épaules. C'était... sublime.

Et, béate, elle frappa.


(((1000 mots
Attaque sur Simaya, de dos, afin de la blesser gravement mais non mortellement ; et utilisation de la capa spéciale de l'armure des Ombres d'Arothiir pour esquiver le coup auquel elle s'attend.)))

...

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Thème musical


Dernière édition par Yurlungur le Sam 22 Sep 2018 13:02, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Sam 22 Sep 2018 10:58 
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Lande Noire – Grotte Obscure.

    Une stratégie se dessinait dans les actes des aventuriers. De prédateur absolu, l’immense bête faite de chairs mortes devenait la proie d’une chasse risquée toute en finesse, en ruse. Se servir de toute la puissance de frappe disponible pour la mettre hors d’état de nuire. La diversion tentée par Jorus sembla être efficace pour sauver Endar d’une mort inévitable : la créature se tourna vers lui et se rua vers l’homme et l’autel d’un bond terrifiant. Un bond précis et meurtrier que la flèche d’Endar, touchant mais pas aussi efficacement qu’il ne l’imaginait ne parvint pas à ralentir. Jorus, un instant, vit sa vie défiler devant ses yeux. C’était comme si tout se passait au ralenti. Il vit la bête bondir, sut qu’il n’aurait pas l’occasion d’éviter totalement l’attaque, s’il mettait son plan à exécution en frappant l’autel… C’est alors que Sibelle intervint avec le brio d’une guerrière dans l’âme : l’attaquant de toute ses forces en plein flan, au moment où il bondissait, elle lui planta dans les chairs ses deux lames, avec une puissance inattendue qui fit vaciller la bête. Au lieu de frapper Jorus, elle retomba sur sa patte blessée qui se déroba sous-elle, la faisant s’effondrer contre l’autel, manquant de peu d’écrabouiller Jorus qui se trouvait juste à côté. Ce dernier eut la présence d’esprit d’attaquer l’autel à ce moment…

    Au même instant, à l’autre bout de la salle, près de l’entrée du boyau sombre, Sirat et Simaya semblaient entrer en osmose parfaite. Ils se faisaient face, sans que l’un ou l’autre ne réagisse. Elle se laissa faire, un instant, lorsqu’il tenta de l’étreindre. Il sentit son corps frêle entre ses grosses pattes. Un corps frêle vibrant d’une puissance inouïe. Puis, l’éclat d’une lame brilla dans les ombres et frappa la mageresse dans le dos. Yurlugur avait réussi à se faire oublier pour se positionner idéalement pour lancer sa frappe traitresse. L’arme s’enfonça dans les chairs de l’esserothéenne, et cette dernière hurla. Un cri qui vrilla les tympans des deux aventuriers proches d’elle, et qui déclencha un juste retour de bâton : la magie pulsa puissamment hors d’elle, expulsant avec force Sirat et Yurlungur loin de leur cilbe alors qu’elle s’effondrait lentement au sol, dans un soupir douloureux, la lame toujours plantée dans le dos. Sirat virevolta et s’écrasa par terre douloureusement, écorchant ses chairs et meurtrissant ses os, glissant, dérapant sur quatre bons mètres avant de se stabiliser, blessé. Yurlungur, elle, se fit propulser contre un mur avec non moins de puissance. Elle le percuta avec force et sentit presque son crâne se briser sous le choc. Ses côtes, sa tête, sa colonne, tout n’était plus que douleur avant qu’elle s’effondre à son tour au sol.

    Du côté de l’autel, cela en déclencha en même temps le pouvoir terrible, sans qu’ils puissent savoir si c’est le choc de Jorus sur ce dernier ou l’attaque magique de Simaya qui déclencha la catastrophe. La créature se prit le plus lourd de l’attaque magique, et se fit littéralement annihiler. Sa chair explosa en des hectolitres de matière visqueuse qui projeta tout le monde alentours au sol. Pire : Kivan, en usant une nouvelle fois de la magie, put constater l’effet démoniaque qu’elle pouvait avoir sur Aliaénon. Au lieu d’une clairvoyance lumineuse, son sort se répercuta sur cette matière immonde, s’en empara sans qu’il puisse rien faire et la fit pulser de plus belle, balançant des morceaux de cadavres avec une force terrible sur toutes les personnes présentes : Sibelle, Jorus, Xël bien sûr, mais aussi Endar, même s’il était plus loin, et lui-même. Le calme revint dans la caverne sombre. Chacun était dans un état second, groggy, à la fois à cause de la violence du choc que de l’effet de la magie elle-même. À peine conscients, si pas totalement KO, ils n’avaient plus de maîtrise sur leur corps. Leurs yeux ne voyaient plus que des ombres qui finirent, après un temps indéterminé, par se mouvoir autour d’eux, changeantes. Ils se sentirent transportés, tous, avant de perdre pour de bon connaissance.

    Alistair et Loona, eux, immobiles et inefficaces, disparurent en se fondant dans l’obscurité. Il était dit que les aventuriers ne les reverraient plus.

    (Suite à Elscar’Olth.)


Elscar’Olth – Infirmerie.

    Chacun se réveilla, cotonneux, dans un endroit inconnu. Ils étaient tous rassemblés dans une salle éminemment plus civilisée que la caverne où ils étaient préalablement. Ils purent remarquer qu’ils avaient été lavés et soignés… Et débarrassés de leurs équipements divers, qu’ils purent toutefois distinguer en tas épars à leurs pieds. Ils étaient allongés sur des lits de pierre couverts d’une paillasse confortable. Seul hic : ils étaient pieds et poings liés, attachés à des chaines de métal auxdits lits. Seule personne libre, mais inconsciente : Simaya reposait elle aussi sur un lit, sans attache, à un bout de la pièce. Une voix masculine profonde mais amicale se fit entendre.

    « Vous voilà éveillés. Bien. Permettez-moi de me présenter : Elurien d’Assamoth, Archi-sorcier d’Elscar’Olth, dirigeant de la Lande Noire. Vous êtes ici chez moi. »

    Il se trouvait à l’autre extrémité de la pièce, entouré de six mages masqués et encapuchonnés.

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    Son regard de glace passa sur chacun avant qu’il ne poursuive.

    « Veuillez excuser ma prudence et vos liens. Dame Simaya Sombreroc a été retrouvée poignardée à vos côtés. Ne sachant pas si vous étiez alliés ou ennemis, j’ai préféré prendre mes précautions. Nul doute que vous pourrez désormais m’expliciter le pourquoi et le comment vous vous êtes retrouvés en sa compagnie dans cette caverne secrète… Et comment cette dague s’est retrouvée plantée dans son dos. »

    Après un court instant, il précisa.

    « Sachez avant toute chose que si je vous avais laissés moisir dans l’état où vous vous trouviez, vous seriez sans doute morts, à l’heure qu’il est. Dame Sombreroc de même… Sachez également que je ne suis pas sans savoir qui vous êtes : yuimeniens à la solde du Conseil d’Or. La raison devrait me pousser à la prudence, car nous avons été autrefois ennemis. Mais je ne possède pas le bellicisme de Vallel, et n’ai plus aucun lien avec cette Oaxaca. C’est la survie et l’émancipation de ma cité, de ma Lande, qui me concerne avant tout. Je ne suis donc pas votre ennemi, si vous n’êtes pas les miens. »

    Il semblait, évidemment, attendre des explications. Chacun aurait son épingle à tirer, sa chance à tenter, dans sa réaction à la situation. Ce qui se passerait ensuite pour chacun dépendrait de ça. Un curieux vrombissement constant, rappelant évidemment quelque chose à ceux qui étaient déjà venus à Elscar’Olth, perçait les airs.




Cellule Sombre.

    Ariane eut beau se cacher, la voix lui répondit de même, gutturale.

    « Je ne peux plus vous voir, désormais. Mais je le pouvais en ouvrant l’œil, tout simplement. Savoir que vous étiez éveillée n’était qu’une question rhétorique : ne soyez pas plus bête que vous en avez l’air. Quant à savoir où nous sommes : dans les geôles d’Elscar’Olth bien sûr. »

    Puis, après un temps :

    « Hmmm. Il ne me semble pas avoir entendu votre nom. Si ça peut vous aider à retrouver un sens des civilités, je me nomme moi-même Ser Erthog Dol’Ther, précédemment dirigeant du Duché d’Orsan voisin. »

    Puis la voix se tut, semblant attendre une réponse. Une réponse à des noms qui devaient ne rien dire du tout à la coureuse, ou à son compagnon.




[La citation à trouver sera cette semaine dans le post de Kivan, et contiendra 13 mots.]


[Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (attaque) + 0,5 (bonus longueur) + 0,5 (seconde du jeu des citations)
Kivan : 0,5 (introspection) + 0,5 (apprentissage validé) + 0,5 (sort) + 0,5 (bonus longueur) + 1 (vainqueur du jeu des citations).
Ariane : 0,5 (introspection) + 0,5 (questions) + 0,5 (bonus longueur).
Xël : 0,5 (stratégie).
Jorus : 0,5 (introspection) + 0,5 (appât) + 0,5 (stratégie) +0,5 (frappe de l’autel) + 0,5 (bonus longueur).
Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (aparté) + 0,5 (tentative de maîtriser Simaya).
Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (CC) + 0,5 (bonus longueur).
Yurlungur : 0,5 (introspection) + 0,5 (attaque) + 1 (bonus longueur).
Alistair : sortie naze de la quête.]

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Sam 22 Sep 2018 12:59 
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...

La lame pénétra les chairs avec une aisance formidable et Simaya hurla, d'un cri qui se répercuta aux quatre coins de la grotte. Mais alors qu'elle s'était attendue à des volutes blanches cherchant à l'atteindre, comme lorsque Sirat lui avait décoché un magistral coup de poing, ce fut une onde de choc qui la cueillit à l'estomac et la propulsa contre le mur rocheux derrière elle, sonnée. Elle avait peine à saisir ce qui venait de se passer : la douleur l'envahit entièrement et, tandis qu'elle s'effondrait au sol, elle perdit conscience.

Il lui sembla que seulement quelques instants s'étaient passés lorsqu'elle rouvrit les yeux, sentant contre son dos un matelas confortable. Ses membres étaient encore douloureux - son crâne et son dos surtout - : il était à supposer qu'elle en avait bien un ou deux de fêlés. Mais elle se rendit bien vite compte qu'on l'avait lésée de tout son équipement et, tentant de se relever pour regarder autour d'elle, des chaînes l'entravèrent et elle se retrouva à nouveau affalée contre le lit, remarquant néanmoins tous les autres protagonistes présents.

Il y avait déjà, sur le sol non loin d'eux, toutes les pièces d'armure qu'on leur avait retirées. Un seul coup d'œil lui suffit pour repérer les siennes, déjà alerte. Tous les autres aventuriers, sauf le Sauveur Alistair et sa compagne, étaient présents, également attachés ; quant à Simaya, elle se trouvait sur un lit proche, mais si elle était inconsciente, aucune chaîne ne la maintenait prisonnière. Et enfin, un groupe d'individus qui ressemblaient trop à des mages pour n'être pas suspects se tenait à deux mètres à peine, entourant celui qui semblait être leur chef et qui prit aussitôt la parole.

Tandis qu'il se présentait comme étant un “Archi-sorcier” - titre pompeux et infiniment douteux aux yeux de l'assassine -, il leur expliqua posément les avoir recueillis chez lui, ayant préféré prendre des précautions à cause du poignard qu'ils avaient retrouvé fiché dans le corps de la prestigieuse “Dame Simaya Sombreroc”. Incidemment, il leur ordonnait d'expliquer quelle était la raison de cette blessure, insistant sur le fait qu'ils n'étaient pas ennemis et qu'il les avait sauvés d'une mort certaine... Un brin autocratique, tout de même, comme discours.

La jeune fille hésita et lança un rapide coup d'œil autour d'elle. Quoiqu'il en soit, mentir lui sembla rapidement une option inefficace : non seulement elle risquait d'être dénoncée par ceux d'entre eux qui ne l'aimaient guère, et il y en avait, mais de plus cet Elurien n'allait pas repartir sans avoir de réponses à ses questions.

« C'est moi, annonça-t-elle en se redressant sur son lit. »

Les chaînes ne lui permettaient pas de trouver une position agréable : mais afin de s'adresser au mage, elle préférait le regarder le dos aussi droit que possible, à moitié assise, comme si ces entraves ne l'obstruaient pas. Son expression était fermée, sérieuse : elle lui parlait avec un ton détaché, sobre, sûr de soi.

« J'ai tenté de mettre Dame Simaya hors d'état de nuire. Comprenez que, alors que notre groupe s'aventurait dans cette grotte où vous nous avez trouvés, celle-ci est apparue et nous a brusquement agressés : plus précisément, elle a relevé des charognes en une abomination qui nous a donné du fil à retordre. »

Elle lança un bref coup d'œil, sourcils froncés, vers les autres yuiméniens.

« Mes compagnons pourront certifier que je n'invente rien. »

Puis, son regard revenant à l'Archi-sorcier :

« Simaya Sombreroc n'était pas dans un état qu'on aurait pu qualifier de normal, aussi ai-je pris l'initiative de cette agression, afin de protéger mes compagnons face à la folie qui semblait l'avoir saisie. »

“Protéger mes compagnons” était un pieux mensonge, mais elle avait réussi à prononcer ces mots éhontément, sans même songer au fait que cela pût être faux pour certains d'entre eux.

« Je tiens à préciser que je n'avais pas l'intention de la tuer, et il me semble que cela n'est pas arrivé, grâce à votre concours. »

Elle avait joué cartes sur table, fixant à présent l'Archi-sorcier avec un air de défi, faisant fi des chaînes et de l'absence de tout son équipement. Elle n'en était peut-être que plus impressionnante ainsi : vêtue uniquement d'une tunique de lin, le contraste était d'autant plus saisissant entre sa jeunesse évidente, sa musculature développée, et ses traits durcis, ces expressions d'intense fierté, qui éclataient sur son visage rendu cruel par l'adversité.


(((500 mots)))

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 Sujet du message: Re: Episode 2 : Du Mauve et du Noir
MessagePosté: Sam 22 Sep 2018 17:27 
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Le trait partit mais se ficha juste dans l’épaule de l’abomination sans heurt apparent. L’assemblage de corps en décomposition allait ne faire qu’une bouchée de l’humain, ce qui ne lui posait pas vraiment de problèmes de conscience, après tout l’humanité n’était-elle pas une faiblesse par rapport à la supériorité de leur race qui annihilait tout sentiment de pitié pour ne magnifier que la force et la cruauté. La gloire, l’honneur n’étaient qu’à des yeux des concepts étrangers, loin de sa préoccupation initiale : acquérir un pouvoir suffisant pour faire trembler toute la société matriarcale à Khonfas à son retour. L’elfe noir s’était juré de n’y revenir qu’en conquérant et non en larve suppliant les matriarches qu’elles le laissent en vie comme les autres misérables mâles de son espèce. Fini les missions officieuses données par la reine Dalnorea Naros pour mettre fin aux contrats officiels d’assassinats contre sa personne. Fini l’époque révolue du clan des marchands dans lequel officiait son défunt et lâche paternel. Fini sa soumission aux maisons nobles de Khonfas. Il était Endar, Sauveur d’Aliaénon et il allait prendre ce qu’il estimait être son droit le plus strict. C’est sur cette pensée qu’il encocha une seconde flèche, bien déterminé à anéantir cette sombre créature, toutefois il n’eut pas le temps de tirer que Sibelle perça de ses deux armes blanches le flanc de l’abomination qui s’appuya malencontreusement sur sa mauvaise patte la faisant trébucher contre l’autel de magie.

La suite se déroula en quelques minutes à peine. Il entendit un puissant cri de douleur provenir de sa gauche, c’était Simaya Sombreroc, la conseillère d’Or, l’esserotherienne et sorcière d’Elscar’Olth qui hurlait de douleur, un poignard enfoncé dans ses côtes. Endar fronça les sourcils. Est-ce que Yurlungur était-elle obligée d’employer de tels moyens extrêmes pour neutraliser la magicienne ? La réplique ne tarda pas et la mage envoya voler les deux protagonistes qui s’écrasèrent contre les parois rocheuses.
De leur côté, la situation n’était guère mieux. Un nouvel éclat lumineux attira son attention, une puissante vague de magie qui fit imploser l’abomination, des litres de sang et des morceaux de chairs s’envolant un peu partout près d’eux. Voyant les autres se faire balayer, il campa fermement sur ses pieds, protégeant son visage de ses gantelets. Cela ne suffit pas, le faisant trébucher contre une pierre, sa vision s’assombrissant, ses muscles privés de force, ses jambes tremblantes. Il était encore conscient, mais il n’avait plus aucune possibilité de se mouvoir.

Il entendait les battements sourds de son cœur dans sa poitrine, les pulsations dans ses tempes et un étrange filet d’eau chaude coulant le long de sa tempe droite. Ce n’est qu’après un sursaut de conscience que sa réflexion l’amena à se savoir que c’était un liquide carmin qui s’échappait de son corps. Du sang ! C’était pour ce précieux liquide qu’ils vivaient et mourraient. Le sang rythmait sa vie sur les champs de bataille, il le versait, l’offrait au dieu sombre ainsi que la souffrance et la mort. Sur son corps, il sentait la pression et l’odeur de la chair décomposée qui le maintenait contre le sol rocheux et tout ce sang qui parcourait son armure de plates. Devant ses yeux, l’elfe noir crut voir des ombres se mouvoir, venir pour lui, l’étreindre, mais il n’était guère certain de ce qu’il voyait, délirant sans doute. En présence des ombres, il se sentait apaisé, sa rage s’éteignait petit à petit comme la flamme d’une bougie avalée par les ténèbres. Si tel était son destin, il l’accepterait !

Son souffle se ralentissait alors qu’il sombrait dans l’inconscience. Le rêve ou le cauchemar succéda à son inconscience. Il était de nouveau à Khonfas, sa cité natale mais il n’y avait personne dans les rues, personne au palais, juste des ombres qui se mouvaient, qui enveloppaient la cité et au milieu de tout ça, juste devant lui, un unique être. Malgré sa petitesse, il le reconnut sans mal, son si particulier œil mordoré perçant son regard. Sa version enfant lui souriait, son rire se répercutant dans son esprit, une chape de ténèbres s’abattant sur eux deux, puis plus rien qu’une main tendue qu’il ne parvenait pas pour l’instant à saisir.

Il se réveilla paniqué, son souffle s’étant accéléré alors que quelque chose le maintenait. Il tira sur ses chaînes de pieds et de bras, il était encore prisonnier. L’elfe balaya du regard la pièce plongée dans la pénombre, ce n’était plus la grotte et il y avait un étrange bourdonnement nettement perceptible. Tout le monde semblait en piteux état et avait des fers qui les empêchaient de se mouvoir librement sur leur paillasse. Seule Simaya n’était pas enchaînée mais elle était encore inconsciente. Endar avait déjà mieux dormi, mais il imaginait que leur geôlier se moquait bien de leur confort. En parlant du loup, on n’en voit le bout de sa queue. A l’extrémité de la pièce, se trouvait un mage aux yeux bleu glace flanqué de six autres mages masqués. Il se présenta rapidement, annonçant être Elurien d’Assamoth, archi-sorcier d’Elscar’Olth et dirigeant de la Lande Noire. Cela ne manquait pas d’ironie en sachant ses précédents liens avec Oaxaca. Il semblait des plus amicales et il comprit vite pourquoi. Il savait qui ils étaient mais il avait coupé tout lien avec Oaxaca et Vallel. Vallel n’était pas là, au moins c’était une bonne nouvelle. Il traitait Simaya avec le plus grand respect et n’allait sans doute pas apprécier la défense de Yurlungur ni son air de défi à son égard. Il assura qu’il n’était pas leur ennemi, qu’il ne voulait que la survie et l’indépendance de la Lande Noire. L’elfe noir était en partie venu pour cela, cela tombait fort bien.

Humectant ses lèvres gercées du bout de sa langue, il prit la parole à la suite de la jeune assassine et fit résonner ses chaînes en les agrippant entre ses mains pour attirer l’attention du dirigeant.

- Effectivement, elle dit vrai. Si nous avions voulu la tuer, elle serait morte à l’heure qu’il est. De surcroît il y a cinq ans, certains d’entre nous avons juré de la protéger, la tuer n’est donc aucunement dans mon intention ni attenter ou injurier d’une quelconque façon votre peuple.

Son regard détailla les pierres ciselées qui formaient pour un instant leur prison dorée. Il revint vers lui en ajoutant :

- Je suppute que ce lieu annihile nos pouvoirs... Passez derrière pour la politesse, en nous enlevant nos liens.

Il soupira largement, continuant une conversation qui allait décider de leur sort, ou tout du moins du sien en premier lieu.

- J’imagine que vous avez une idée de qui je suis, je ne vous ferais donc pas l’outrecuidance de me présenter. Quant à ma raison d’être ici avec eux et mon allégeance personnelle, ce n’est pas ce que vous décrivez. Je viens aider à créer l’indépendance qui vous tient tant à cœur et vous propose ainsi mon aide et une alliance durable. Je suis ici également pour des raisons plus personnelles, je souhaitais parler aux matriarches de mon peuple venues ici pour l’exploitation de la mine d’Arthim’Olth.

Il essaya de trouver une position plus confortable sur sa couchette, mais l’elfe noir était toujours obligé de se contorsionner légèrement pour parler à son interlocuteur.

- Mon allégeance va uniquement à Thimoros, le Dieu de la Guerre dans le panthéon yuménien et si je suis l’instrument de la Guerre, je peux être également l’outil permettant la fin de celle-ci. Je n’ai donc nulle querelle à votre égard et bien que Vallel et moi-même nous nous détestions, c’est sa propre folie et rancœur qui a précipité les peuples d’Aliaénon dans cette folle guerre. Je ne sers pas plus le Conseil d’Or que je ne sers Oaxaca. Je sers son père, il est vrai, mais je ne suis pas le serviteur de sa fille, contrairement à ses treize lieutenants et à ses sous-fifres.

Tentant bien que mal de réunir ses deux mains pour les poser sur ses genoux, il continua sa diatribe d’un ton détaché dépourvu de la colère habituelle qui l’habite.

- Ma mort n’appartient qu’aux dieux sombres de toute manière, mais je vous sais gré de nous avoir sorti de ce pétrin. Vous semblez attendre de nous une quelconque aide pour assurer l’indépendance de la Lande Noire, je suis totalement disposé à vous offrir la mienne, ne pouvant parler qu’en mon nom propre. Une telle aide ne peut être conclue qu’à la condition évidente que vous m’enlevez ces fers et que vous m’appreniez vos us et coutumes pour que j’évite de manquer de respect à votre peuple par mon ignorance. Je peux également financer vos recherches et parler à Oaxaca en votre nom si vous le souhaitez…

L’air toujours sérieux, son visage aussi impérieux que dépourvu de toutes émotions, il songea qu’il avait suffisamment caché son implication dans toute cette affaire de sauvetage de Naral. Nul doute que si Elurien affirmait qu’il n’avait plus aucun lien avec Oaxaca, il avait dû s’occuper sérieusement de l’invasion de sa cité. Il ne restait plus qu’un unique problème pour lui : ce qu’allait raconter les autres aventuriers, certains allant tout faire pour annihiler ses propres objectifs. Il pensait surtout à Sirat.

- Si je puis ajouter encore une chose Elurien, si je peux vous prouver qu’un yuménien est digne de confiance, je ne vois pas pourquoi les autres ne pourraient pas être libérés de même.

Au moins ainsi la méfiance des autres aventuriers concernant ses propres plans allait diminuer.

(1577 mots)

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