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Et les réponses ne se font pas attendre, apportant un constat assez affligeant, mais pas étonnant au final. Les Esserothéens ne connaissent pas la guerre, ils n'ont pas d'armes et ne savent, de ce fait, pas s'en servir non plus. C'est bête à dire, mais dans ce cas, je ne peux rien faire pour eux, absolument rien. Maintenant, c'est à eux de faire leur choix, je ne peux pas les aider. Tout ce que je peux faire, c'est leur exposer la situation et les laisser choisir.
" Dans ce cas, je ne peux rien pour vous. Si vos pouvoir n'ont pas une quelconque utilité martiale, même minime, alors je ne vois pas ce que je peux vous proposer. Toute décision de ma part vous enverrai sans aucun doute à la mort. Mais si vous tenez vraiment à protéger votre cité, armez vous de pelles, de fourches, de couteaux et attendez derrière la porte, sinon...rentrez chez vous. Je ne veux pas sacrifier vos vies inutilement et je ne vois pas d'autres solution. Si des orques tombent à vos pieds, prenez leur arme et continuez de vous battre, sinon, faites confiances au reste de vos compagnons. C'est un choix qui vous appartient? Un choix pas simple cependant, mais c'est la dure réalité de la guerre."
Et c'est après avoir prononcé ces mots que je la sens...la fatigue. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens son poids peser sur mes épaules. Est-ce à cause de la magie de tout à l'heure ? A cause de la tension de la bataille ? Toujours est-il que je la sens. Il faut que je prenne quelques heures de repos, que je revienne au meilleur de ma forme.
"Je vous laisse faire votre choix. Quant à moi, je pense que mon expérience avec la maie a eu raison de mon endurance habituelle. Je vais fermer les yeux une petite heure ou deux juste ici..." Je leur montre une petite maison toute proche "...n'hésitez pas à me réveiller en cas de besoin."
Et je me dirige vers la maisonnette, mais sans y entrer. Non, plus tôt que d'ouvrir la porte pour aller profiter d'un lit confortable, je m’assois dos au mur, arc en main et je ferme les yeux. Même si j'apprécie le confort d'une couche plus classique, j'ai toujours préférer dormi comme ça, adossé à un arbre la plupart du temps...les vieilles habitudes. Toujours est-il que rapidement, le sommeil m'emporte, partiellement.
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Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare
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