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 Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
MessagePosté: Sam 9 Juil 2016 00:59 
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Le jeune homme l'observa avec ses yeux bioniques, et lui adressa un sourire sympathique et plein d'honnêteté. Peut-être même était-ce de la naïveté.

- Si on s'en sort en vie, c'est avec plaisir que je t'en parlerai, autour d'un verre. Mais avant ça... j'ai un dragon qui n'attend plus que moi.

Il laissa le borgne où il était, arrachant sa dernière manche pour qu'elle n'encombre pas son deuxième bras mécanique. Heartless resta un moment planté là à le regarder, surpris qu'un homme à l'apparence si mutilée puisse sembler si candide. Peut-être était-il de ceux qui étaient trop simples d'esprits pour apprendre de leurs propres erreurs.

- Hey, l'marin d'eau douce ! Tu préfères servir d'appâts pour chiens ou de commandant pour la charge héroïque ?

Il avait été interpellé par la voix rauque de la panthère. Non décidément, ce n'était pas la même personne. L'autre gamine l'avait ignoré tout le long du voyage. Celle-là participait activement aux stratégies et semblait compter sur l'aide du pirate, alors qu'il était resté distant depuis Andel'ys. Apparemment leur plan avait pris forme. Un groupe de cavaliers allait attaquer l'infanterie de chaque côté, tandis qu'un autre se chargerait deschiens. Heartless, sentant qu'il allait faire traîner la bataille si il n'y mettait pas du sien, montra son sourire mesquin à Astinor, la seconde personnalité de Lothindil, et la dépassa sans la regarder :

- Moi j'attends les ordres, ma p'tite dame. Mais si tu me demandes, je suis plus amusé à l'idée de taper dans de l'orque que jouer au nonosse avec ces clebs.

Après avoir dit cela, il sortit la dernière bouteille de mauvais alcool de son sac et but une, deux, trois, quatre gorgées, avant de se placer devant un attroupement de Pâles pour hurler le poing levé.

- Hé, boules de neige ! Qui est partant pour défoncer des peaux vertes avec le grand capitaine Heartless ?!

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
MessagePosté: Sam 9 Juil 2016 01:33 
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Le pirate répond, ne se mouillant pas trop cependant sur la décision dans un premier temps, puis partant vers l'armée directement dans un second. Au moins, nous avons un choix clair, un bref résumé, et on est parti.

"Ejude, Kithra, l'Ynorien au centre; vous, les deux dames, derrière avec les harpies et les réserves. Seok et Kiyoheiki pour les clebards. Le borgne et Astidenix pour les grosses charges. Moi j'm'occupe des archers avec Thensoor. Sheela et Karz semble vouloir s'occuper du dragon. Que leur sang impur, abreuve la neige de la plaine." achève-t-elle en se léchant les babines.

Elle m'effraye toujours un peu, dès qu'elle parle de batailles, on l'entend faire un bruit, à la limite entre le ronronnement et le rugissement. Je suis quand même bien contente de l'avoir en alliée plutôt qu'en ennemi.

Je reprends mon corps, comme le plan qui suit devrait user plus de magie que d'épées. Je fouille mon sac, prélève le bidon d'huile pour lampe et quelques tissus à bandage que j'enroule autour de mes bras et de mes jambes, pour empêcher le soleil de me trahir par les reflets de mes armures. Autour de moi, les derniers préparatifs sont en cours et je ne suis qu'à moitié surprise de voir Sheela transformée en harpie, prête à... Non, finalement, je ne préfère pas savoir quel plan Karz a prévu, j'ai besoin de rester concentrée, au maximum.

"Reine Sheela, bon courage. Attendez que je sois arrivée pour vous envoler, j'espère pouvoir distraire au plus vite les archers. Karz nous verra d'ici, je n'en doute pas."

Cela fait, je me dirige vers Thensoor et, après avoir dégluti, je lui confirme que je suis prête à partir.
"C'est parti, derrière les archers."

(Tu sais qu'il a une tronche de cadavre, ce mec ?)
(On verra s'il est vivant plus tard, d'accord ?)

Je ferme les yeux, prête à concentrer mes fluides et à agir, rapidement...


(((340 + 1241 = 1581 mots au total)))
et en cadeau, notre plan de bataille

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Je suis aussi GM14, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


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 Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
MessagePosté: Sam 9 Juil 2016 03:00 
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Localisation: ~Quête 35~
~Auparavant~

~123~



Un peu plus loin, j'aperçois la Reine et l'étrange homme blond en pleine discussion. Une stratégie peut-être ? Mon attention est attirée par la voix de la panthère, interpellant le borgne barbu par le qualificatif peu glorieux de marin d'eau douce. Je retiens de justesse un souffle amusé. Planifier la bataille avait accaparé Astinor un instant, mais la voilà de nouveau elle-même. C'est à dire d'une rudesse de paroles impressionnante. Dans le même registre, elle demande à ce nouvel interlocuteur la place qu'il préfère prendre au combat. L'homme esquisse un étrange sourire, avant d'affirmer vouloir davantage taper les garzoks que les molosses. Il s'éloigne, allant s'adresser directement aux hommes sous sa future direction.

La femme panthère reprend la parole, résumant la situation. Le Roi Ejude, sa fille Kithra et le Capitaine Hirotoshi occuperont le centre de la formation avec les cinq cents piquiers elfes au premier rang, soutenus par le même nombre d'hommes de la Compagnie Omega et des archers de Jollarsyth. Ils ont pour tâche de protéger notre plus important effectif d'attaquants à distance de la cavalerie omyrienne. Demeurant sur la butte, les Respectables Honoka et Chihiro resteront à l'arrière avec les deux cents harpies et les sabreurs. Conserver quelqu'un sur ce promontoire est une bonne idée pour garder un œil sur la situation globale.

Le fils d'Astidenix, Seok, sera mon pendant, à la tête de l'autre troupe de diversion. Chacun de nous disposera de cent-cinquante cavaliers issus d'Andel'Ys. Les cent archers de la cité Pâle récemment défendue suivront le ser Seok, tandis que je dirigerai cent de ceux de Treeof. Les cinq cent fantassins de la capitale seront divisés en deux, pour renforcer notre meute. Notre tâche sera de nous débarrasser des chiens et soit d'appuyer les gros contingents, soit d'intervenir en soutien aux autres groupes.

Le borgne dirigera une charge puissante, tout comme le Seigneur Astidenix. Chacun sera à la tête de huit cents cavaliers, suivis de cinq cent fantassins, et qui seront couverts à distance par deux cents archers pâles. Eux seront en charge de briser la formation de l'infanterie, sitôt la menace des molosses écartée.

Je déglutis et ferme les yeux, cherchant à saisir cet instant de sérénité. Dire que je n'ai pas peur serait un mensonge, mais la détermination et la vaillance de nos troupes me poussent à surmonter ce ressenti. Alors que Lothindil reprend sa forme elfique, je déleste Ganko des sacs d'avoine restants. Moins il aura de charge, mieux cela vaudra. Je le laisse ensuite me soulever de terre pour me remettre en selle, et m'avance auprès du Seigneur Astidenix. Lui comme moi allons œuvrer de concert sur la droite du champ de bataille. Je lui adresse un signe de tête respectueux, conservant mon sérieux malgré les pulsations oppressantes de mon muscle cardiaque.

"Seigneur Astidenix. Je ferai progresser mon contingent légèrement en biais par rapport aux elfes et ynoriens, et arrêterai les troupes à pied à distance de tir. Laissez-nous un peu d'avance. Attendez que nos cavaliers attirent les molosses et œuvrent pour les garder hors de votre trajectoire."

Après avoir rendu son regard au mainbour d'Andel'Ys, je pousse mon percheron à progresser dans la plaine. Je m'y arrête, pour faire signe à mes troupes de s'avancer jusqu'à moi. Tous ces hommes prêts à combattre malgré le trajet et le danger imminent... Je perçois leurs regards sur moi, sur la frêle silhouette que je dois sembler être sur mon gigantesque étalon. Je pousse ma monture à lentement se déplacer devant la cavalerie, la guidant d'une main tandis que l'autre tient fermement mon arme.

Je dois leur faire garder cette flamme que je devine dans leur regard. Leur prouver que je ne suis pas un enfant jouant à la guerre. Je suis un ynorien, aussi prêt à risquer sa vie qu'eux, contre la menace.

"Messieurs, notre rôle est d'ouvrir la voie aux troupes du Seigneur Astidenix ! Nous progresserons vers l'ennemi ensemble, puis la cavalerie me suivra en une fausse charge, destinée à attirer sur nous l'attention des chiens de guerre. Nous la briserons vers l'extérieur avant qu'ils nous atteignent !"

Le plan rapidement exposé, j'inspire puis laisse de nouveau ma voix être entendue.

"Contrôlez vos montures, cavaliers ! Retenez-les ! Elles doivent pouvoir trouver l'énergie de les battre à la course lorsqu'ils nous donneront la chasse ! Archers ! Lorsqu'ils seront à portée de tir, envoyez une salve sans hésiter ! Fantassins ! Je compte sur vous pour protéger la ligne arrière ! Si les molosses ne sont pas dupes, ils pourraient se retourner contre vous. Retenez-les, le temps que la cavalerie les flanque !"

Ganko doit sentir la tension dans l'air et surtout en moi, car il sautille sur ses antérieurs avant de légèrement se redresser au-dessus du sol, sans pour autant se cabrer.

"Hommes Pâles ! Aujourd'hui plus que jamais, je veux être témoin de la force de votre peuple ! Poings fermes sur les pommeaux ! Pieds sûrs faisant trembler la terre ! Flamme au cœur ! Pour Aliaénon !"

Je brandis mon arme au-dessus de moi, jetant un bref regard sur ma gemme de magie, avant de me tourner vers la plaine. Pas besoin de talonner mon percheron, il sait ce que j'attends de lui. Je rive un bref instant mon regard sur la forme menaçante du Dragon Mauve puis sur ses troupes. Cette fois-ci, je compte bien faire partie de responsables de son nouvel échec.

(Pour l'Ynorie. Puissent les Dames veiller sur nous.)




(Total : 2 180 mots)

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Dernière édition par Kiyoheiki le Dim 10 Juil 2016 12:05, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
MessagePosté: Sam 9 Juil 2016 17:54 
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Plaines Ynoriennes – Sud.

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    Tous s’accordèrent sur les plans du quatuor Yuimenien sans y trouver à redire. Ils avaient eu la bonne idée de séparer efficacement les elfes, au centre de la bataille et épaulés des Ynoriens, des hommes pâles, qui s’occuperaient des charges principales et des extérieurs de celle-ci. Chacun prit le commandement de sa troupe et alla se placer tel que Lothindil et Kiyoheïki leur avait indiqué sur ce semblant de plan de bataille creusé dans la neige, support visuel plus que bienvenu pour ces êtres basés sur le concret. Bien vite, chacun fut prêt à mener cette bataille nécessaire pour rejoindre Fan-Ming et participer à sa rude défense. Les troupes ennemies, pendant ce temps, n’avaient pas bougé, comme si elles laissaient, avec honneur, le temps à leurs adversaires de s’organiser. Naral Shaam, sous sa forme draconique, n’avait cessé de tournoyer autour du champ de bataille, prêt à intervenir lorsque l’assaut serait donné. Lorsque tout le monde fut placé, ce fut au tour du silence se s’abattre sur la plaine. Un silence pesant, stressant, qui n’était troublé que par la rauque respiration des guerriers dont le cœur était serré par la peur, la volonté inébranlable de vaincre, et la fierté d’être là. La buée sortait en petits nuages de chaque bouche, et la tension du champ de bataille était presque palpable. Les plus attentifs verraient les regards échangés, entendus, symboles de courage et d’union entre les combattants. Celui d’Astidenix, sur le flanc droit, à son fils, qui mènerait le leurre de charge contre les monstres canins, valait tous ceux-ci. On y lisait tant la confiance que l’honneur de voir combattre, ce jour, deux générations de puissants guerriers.

    Les regards. Ceux-là reflétaient au mieux le ressenti de chacun ; comme celui froid, sévère et analytique d’Ejude sur ces créatures montées sur des sangliers monstrueux. Celui déterminé, farouche et décidé, de Sheeala d’Argentar lorsque Karz lui annonça être prêt. Celui, craintif et triste d’Honoka qui souffrait à l’avance de tout le sang versé, qu’importe le camp d’où il surgirait.

    Et enfin, le début de la bataille fut donné. À l’instant où Lothindil se changea en ombres grâce aux sombres pouvoirs de Thensoor Val’Crooh, Seok donna l’ordre de la charge de diversion, et sa troupe partit en même temps que celle de Kiyohelki, à l’assaut trompeur des deux rangées de canidés immondes. Les archers pâles se tinrent prêts à bander leurs arcs pour décocher des salves meurtrières de flèches sur ces monstres lorsqu’ils poursuivraient les cavaliers sur le retour. Les deux charges majeures de cavaliers se tenaient prêtes, elles, à foncer dès que le chemin serait dégagé. Tout commençait, et il n’était plus possible, désormais, de faire machine arrière.


    Sheeala, sous sa forme harpiesque, prit son envol et saisit, fermement, Karz par les bras, presque à hauteur des épaules. Prenant son conseil comme acquis, elle ajusta sa prise fermement, sans crainte de blesser ou de faire mal à l’archer aux mains auréolées d’or. Sans peine, dotée d’une grande force sous cette forme, elle le souleva de terre et l’emmena dans les airs. Un objectif : ce dragon mauve qui tournoyait comme un vautour au-dessus de ses propres troupes. Et cet objectif, elle ne le lâcha pas des yeux un instant, par trop consciente de l’importance de cet objectif sur le moral des troupes ennemies. La même détermination sans faille pouvait se lire dans les yeux des cavaliers menés au combat par Kiyoheïki et Seok. Un tel élan cavalier que les dogues d’Orsan ne purent résister à l’envie de, bien vite, se lancer à leur rencontre, conditionnés pour ferrer la chair de leurs ennemis dans leur puissante mâchoire. Leurs pattes étaient puissantes, et leur vitesse de pointe sur courte distance impressionnante. Alors que les cavaliers commençaient leur demi-tour pour fuir face aux archers, ils étaient presque arrivés à leur hauteur.

    Lothindil reparut, comme prévu, derrière les troupes sektegs. Un millier d’arbalétriers. Pensait-elle vraiment y venir à bout seule ? Elle était accompagnée d’un puissant sorcier, nul doute, mais pourrait-il la protéger ? Rien n’était moins sûr, alors que les deux derniers rangs, en tout cas les plus proches du centre de la formation, derrière laquelle ils étaient apparus, se retournèrent pour pointer leurs armes meurtrières vers le duo d’importuns. Sans hésiter, sans attendre d’ordre, ils firent feu, appuyèrent sur la détente de leurs arbalètes, et une volée de traits partirent en direction des deux êtres. Thensoor, mu d’un réflexe de survie pertinent, se fit ombre à l’endroit où les traits l’attinrent. Ils le transpercèrent sans le blesser, disparaissant en lui en créant de petites volutes noires, et reparaissant derrière pour se planter dans la neige fraiche. La surprise, en revanche, fut nettement moins agréable pour Astinor, qui n’était pas munie d’un tel pouvoir. Agile, rapide, elle parvint à en esquiver de nombreux, mais la douleur cuisante qui la frappa à plusieurs endroits de son corps, impacts rudes qu’elle put ressentir comme des élans rouges, presque visibles alors qu’ils perçaient sa peau ou se plantaient dans sa cuirasse, fut un choc réel, intense. Sur la neige, les premières gouttes carmins coulèrent. Du sang. Son sang.

    Sang. Le même qui coula en gouttes discontinues sur le visage de Karz, sans qu’il en comprenne tout de suite l’origine. Les arbalétriers n’avaient pas tiré uniquement vers Lothindil. Plusieurs d’entre eux, ceux des premières lignes avaient ajusté leurs armes vers cet assemblage volant de deux êtres unis pour vaincre. Des centaines de traits avaient noirci les cieux avant qu’ils aient pu atteindre le dragon, tournoyant toujours au loin. Miraculeusement, Karz ne s’était fait toucher aucun point vital. Il n’avait ressenti aucune douleur. Aucun choc. Un carreau avait bien percé son biceps droit, et un autre son poignet gauche, mais sans qu’il ressente la moindre douleur ni faiblesse. Faiblesse. Il la ressentit néanmoins assez vite, chez celle qui le portait. Sheeala d’Argentar n’avait pas eu sa chance. C’était son sang à elle qui tombait sur son visage, sur ses bras. Des traits avaient pénétré ses larges ailes, son corps et, plus embarrassant pour l’archer-volant, l’une de ses pattes, dont il sentit faiblir l’emprise sur son épaule. Peinant ostensiblement, elle ne semblait pourtant pas prête à abandonner, et poursuivait son vol suicidaire vers Naral, qui s’en rendit bien vite compte, et se mit à voler furieusement dans leur direction à leur tour. Mais la Reine souffrait, peinait, et sa patte faible vint à lâcher Karz, qui ne tenait plus pendu qu’aux serres gauches de l’oiseau de proie majestueux. Ces griffes puissantes s’enfonçaient maintenant dans son bras mécaniques pour le retenir, mais le tout glissait… Son vol lui-même se faisait plus faible, moins régulier. Et en face, Naral arrivait.

    Des charges de diversion, Kiyoheïki se rendit bien vite compte de la réussite. Ils avaient non seulement réussi à accaparer l’attention des chiens, mais les troupes immondes de créatures difformes s’étaient elles aussi mises en mouvement, plus lentes que les dogues, mais sans doute plus dangereuses, et plus nombreuses aussi. Alors qu’il galopait à toute allure, en visu des archers qui préparaient leur tir, Ganko se fit pourtant rattraper par l’un des canins immondes, qui bondit sur les jarrets offerts du cheval de guerre pour y planter sa lourde mâchoire. Une embardée plus tard, il chuta en culbutant la neige sous lui, envoyant paitre Kiyoheïki par terre. Le semi-elfe roula-boula sur plusieurs mètres, sa chute étant par chance amortie par la neige, sans plus de heurt que le choc psychologique d’une telle chute. Blessé, mais pas mort, son destrier remuait, allongé sur le côté dans la neige. Le dogue monstrueux délaissait cette cible facile pour se tourner vers le milicien à l’honneur infaillible, grognant et dévoilant ses crocs, prêt à bondir…

    Les chevaucheurs de sangliers, de leur côté, semblaient moins bêtes qu’ils ne paraissaient. Voyant les rangs de piquiers face à eux, ils chargèrent, certes, mais pas de manière frontale. Ils brisèrent en deux leur charge pour contourner la robuste formation elfe et foncer droit sur les archers pâles, sur les côtés. Les elfes étaient cependant des tireurs sur qui compter, et leur précision était sans faille. Ils tirèrent à leur tour de sombres volées de flèches, qui vinrent frapper les sektegs montés avec férocité. Avec une seule frappe, près d’un quart des monteurs de sangliers fut mis à mal, peu protégés par leurs armures de cuir et leurs bêtes robustes, certes, mais peu armurées. Pris de vitesse, ils seraient pourtant bien peu utiles lorsque les chevaucheurs auraient atteints les Hommes Pâles, bien peu protégés par le demi-millier de fantassins qui les accompagnaient. Car la lourde charge de ces ennemis montés ne serait pas simple à faire ployer. Ils avaient besoin d’aide, sans en douter. Et celle-ci ne viendrait pas d’Astidenix, qui mit un point d’honneur à mener sa troupe vers l’infanterie orque, nombreuse et restée immobile, prête à les recevoir. Le contact n’était pas encore fait, mais ne tarderait plus. De même que celle d’Heartless, s’il gardait son cap.

    Des flèches… Celles qui sauvèrent Kiyoheïki du molosse qui le menaçait. Il avait réussi à bondir sur le corps allongé du semi-elfe, avant qu’il ait réussi à se relever, mais n’avait pu refermer ses crocs ensanglantés sur l’être chétif à sa portée : des flèches des chasseurs de Diasgo transpercèrent la bête jusqu’à la tuer, lui faisant partager le même sort que la plupart des dogues enragés sur la plaine : leur plan avait fonctionné. Au prix de la vie de quelques cavaliers, certes, moins d’une dizaine, dont le cadavre était à moitié dévoré, pour certains, mais les canins ne seraient plus une menace désormais.

    Un grognement, cependant, fit savoir à Kiyoheïki qu’il n’était pas sorti de ses peines pour autant. Un être immonde l’avait vu remuer sur la neige, et s’approchait désormais de lui. Monstrueuse, la créature ne ressemblait à rien qu’il avait pu déjà voir de sa vie. Une créature de Vallel, faite de chair torturée à son niveau le plus sordide. Le monstre faisait deux mètres de haut, tout en muscles et en membres disproportionnés qui étaient des armes à eux seuls. Un adversaire dont il devrait se débarrasser : les archers avaient désormais d’autres chats-sangliers à fouetter.

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Plaines Ynoriennes – Armée de Vallel.

    Les pas de Sirat l’amenèrent, alors que l’armée poursuivait sa menaçante progression, jusqu’aux première lignes ennemies. Des orques en surnombre le dominaient par le nombre. Avant qu’il eut pu atteindre les ennemis, un garzok sortit des rangs comme une furie pour se dresser face à lui, menaçant.

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    L’être à la peau verte regarda le renégat dans les yeux et émit un grognement circonspect du fond de sa gorge rauque.

    « Toi, t’es Celui-Qui-Chante. Le Chef de Guerre Vallel t’a donné une mission. Où est le Shaakt ? »

    Il semblait bien au courant. Loin d’arrêter la progression ennemie, ils furent bientôt entourés de toutes parts par les armées ennemies, innombrables. Néanmoins, cet orque unique lui faisait toujours face, attendant une réponse.



Fan-Ming.


Zone 7 – Etat-major. (tout le monde)

    Chaque aventurier semblait s’organiser pour s’approprier troupes et alliés de circonstance. Seuls Egregor, Simaya et Glanaë semblaient faire le coût d’une indécision. Ils tranchèrent la question à leur manière. Egregor alla suivre Xël et Azra, prétextant qu’il devait protéger Finarfin par-dessus tout, puisque Simaya ne le ferait pas. Pas cette fois, comme elle leur avait sans doute annoncé. Il ne connaissait vraisemblablement pas suffisamment Endar pour le suivre aveuglément, et ne comptait pas laisser un allié seul devant autant d’ennemis. La belle blonde, en revanche, respecta sa parole, et secouant gravement la tête à l’attention de Xël, s’en alla vers les murailles sud-ouest avec Endar. Elle ne serait plus la grande sœur de FInarfin, aujourd’hui. Xël savait ce qu’elle pensait de la question. Glanaë, elle, ne semblait pas avoir pardonné à Mathis ses exactions d’Andel’Ys. Un crime de guerre qui lui restait en travers de la gorge. C’est vers la logique d’Alistair que celle-ci se tourna, pour se poster au-dessus des portes, point stratégique par excellence.

    Les Cadi-Yangin allèrent tous se disposer sur les tours de guet, comme Charis leur avait demandé, et quatre accompagnèrent l’assassin-stratège. La dizaine qui restait, ainsi qu’Ayoub, serient réservistes et resteraient pour le moment près de la Table d’Etat-Major, en attendant de pouvoir servir ailleurs.

    Un service d’estafettes fut mis en place, comme conseillé par Charis, et des cavaliers de la compagnie Gamma allèrent se disposer le long de l’intérieur des murailles pour transférer rapidement des informations. Le capitaine Ie de l’intendance promit à chacun de trouver des cornes de brume au plus vite et de les faire parvenir aux aventuriers sur les murailles, comme signal d’alarme clair, en vue d’une demande de soutien urgente. Si Gleen et Loona furent réquisitionnés par Alistair, et Derana par Mathis, les autres esserothéens énoncèrent leurs pouvoirs en vue d’être choisis par l’un ou l’autre aventuriers. Ils apprirent ainsi que l’un d’eux, Eligor, pouvait manier l’arc comme personne. Un autre, Thross, pouvait créer de l’eau à volonté. Un troisième, The’elem, était spécialisé dans le changement de matières. Deux demoiselles s’ajoutèrent à la liste. La première, Feerale, pouvait allumer ses doigts de petites flammèches. La seconde, Anièle, pouvait se rendre extrêmement rapide. D’autres s’ajoutèrent encore. Ethan et sa capacité de projeter son esprit hors de son corps, Thea’Tol et son pouvoir de confusion mentale, Liber qui semblait pouvoir créer des impacts d’explosion en frappant le sol, ou Onduh, un homme mur pouvait lui-même se changer en pierre. Les deux derniers, Tilinn et Thebalt, proposèrent leur soutien à l’infirmerie et à l’intendance. Le premier parlait aux âmes défuntes, et le second pouvait écrire sur n’importe quel support avec la seule aide de sa voix.

    Triman et sa compagne prêtresse, eux, dirent vouloir se poster dans les tours longeant les murailles frontales (12c et 12d), afin de contrôler aux mieux leurs troupes extérieures. Les golems, pour l’heure, étaient immobiles. Ils bougeraient lorsque ça serait nécessaire.

    La Reine de Glace, elle, se tourna vers Silma.

    « Où irons-nous ? »

    Non loin, Serpent venait d'être introduit dans la cité. Lui aussi devrait choisir l'endroit qu'il défendrait. [HJ : Lis la màj précédente pour savoir ce qu'il en est. Considère qu'un soldat te fait le résumé de tout ça.]


Zone 1A : Haut des portes. (Alistair)

    Alistair arriva en haut de cette petite parcelle de murailles, pas très grande, mais d’une importance cruciale, puisqu’elle contrôlait l’accès aux portes. Sur les deux tours cernant celles-ci, une catapulte était déployée, munie de quatre génies de siège chacune prêts à les utiliser. Glanaë, Gleen, Loona et quatre Sorciers du Désert l’avaient suivi sur cette parcelle où il n’y avait aucune autre troupe spécifique, par manque de place. Il n’aurait pas grand monde à ses ordres, même si sous lui, derrière les portes, il se ferait les yeux et la voix de nombreux guerriers, cavaliers et fantassins et s’accumulaient là. Autre point non négligeable, il avait dans les pattes le capitaine Kuni, garant des armes de siège, qui le salua avec politesse.

    Loona jetait quelques regards ennuyés à celle qui pourtant était son amie, Glanaë, qui ne lui rendait guère, pointant ses yeux vairons sur l’horizon d’un air déterminé, cheveux fuchsia au vent, la peau aussi pâle que la neige de la plaine. Les quatre sorciers se placèrent à équidistance l’un de l’autre, et Gleen, le mage de foudre, resta un peu en retrait, ne sachant visiblement pas trop où se mettre. C’était un homme d’une trentaine d’années, à l’air mur, mais plutôt introverti.


Zone 2 : Murailles Sud-Ouest. (Endar)

    Endar fut suivi sur les murailles par Simaya Sombreroc, qui à peine arrivée sur la muraille détailla les troupes en présence : Cinquante archers disposés tout le long de la muraille, chacun secondé d’un piquier. Une catapulte était présente sur la tour de coin des murailles. Deux scorpions étaient placés à égale distance l’un de l’autre, prêts à tirer et un capitaine était présent, lui, aussi, les accueillant d’un sourire : le capitaine Mochimoto.

    Simaya lui répondit d’un froid hochement de tête, dardant son regard sur Endar, comme pour jauger ses capacités.


Zone 3 : Murailles Sud-Est. (Xël et Azra)

    Xël et Azra furent rejoints par Finarfin et Egregor. Un capitaine, Sawasaka, les accueillit et présenta les troupes en présence : Cinquante archers disposés tout le long de la muraille, chacun secondé d’un piquier. Une catapulte était présente sur la tour de coin des murailles. Deux scorpions étaient placés à égale distance l’un de l’autre, prêts à tirer. Sous l’échafaudage renforcé de bois de la brèche, les nombreux épéistes dela compagnie Zêta s’amassaient, sous les ordres de leur capitaine, Shi.

    Finarfin regarda Xël, un peu perdu, et ôta la robe qu’il lui avait prêtée la veille, dévoilant ses propres habits sous elle. Il précisa d’une voix gênée.

    « Vous… vous en aurez plus besoin que moi. Je sais contrôler mes pouvoirs. Je connais mes limites sur ce monde, et elles sont bien plus vastes que les vôtres. Portez-là, Xël. Vous la méritez. »

    Egregor gardait sur le jeune esserothéen un regard protecteur, et sur son vis-à-vis un regard méfiant. Il inspira avant de lorgner à son tour à l’horizon, vers les troupes qui approchaient.


Zone 4 : Murailles Est. (Charis)

    Charis était certaine de ceux qui la suivraient dans la défense de la cité. Elle seule avait fait leur connaissance, à ces êtres du désert. Ibn, Belliand et Zaria. Des compagnons qui la suivraient, où qu’elle aille. Belliand était accompagné de ses deux gardes du corps sauriens. Ensemble, ils purent contempler les troupes présentes : Cinquante archers disposés tout le long de la muraille, chacun secondé d’un piquier. Une catapulte était présente sur la tour les séparant de la dernière partie des murailles, où seuls des archers étaient postés. Un scorpion était positionné au milieu de la zone, prêt à tirer.

    Ibn se tourna vers Zaria.

    « Dame du désert, c’est un honneur pour moi que de défendre cette cité à votre côté. »

    Cette dernière répondit d’un poli salut de la tête, fermant temporairement les paupières en signe d’honneur partagé. Le chef des Cadi Yangin se tourna alors vers Charis.

    « Vous avez amené le changement dans notre peuple, Charis, Kel Asheara. Concrétisons tout ça en gagnant, aujourd’hui. À l’aube d’un jour nouveau pour Aliaénon. »

    Belliand, lui, resta silencieux, appuyé sur la muraille, comme s’il observait les ennemis approcher.


Zone 5 : Muraille Ouest. (Mathis)

    Si Glanaë n’avait pas suivi le beau blond, il sembla avoir plus de succès avec Arthès et Derana, qui emmena son chat avec elle, le caressant dans ses bras, où il semblait plutôt bien. Ils purent, arrivant sur leur parcelle de muraille, admirer les troupes installées là. Cinquante archers disposés tout le long de la muraille, chacun secondé d’un piquier. Une catapulte était présente sur la tour les séparant de la dernière partie des murailles, où seuls des archers étaient postés. Un scorpion était positionné au milieu de la zone, prêt à tirer.

    Le maître d’armes avait signifié à Mathis laisser la place aux jeunes, sur le front. Mais il resterait lui près de la table de l’Etat-Major, pour apporter conseil et soutien à ceux qui en auraient besoin. Arthès posa une main franche sur l’épaule du Chasseur de Primes, et d’une voix confiante, affirma :

    « La dernière fois que je me tins sur des murailles, c’est ma ville qui tomba. Aujourd’hui, cela ne se reproduira pas. Grâce à vous, aventuriers. Nous ne laisserons plus gagner ces troupes sombres, pour la mémoire des miens. »

    Derana, elle, semblait absorbée, et un peu apeurée, par le spectacle des ennemis s’approchant.


Champ de bataille (tout le monde)



    Devant la ville, la masse sombre des ennemis se précisait, approchait de plus en plus des murs. Il était temps pour un dernier discours, des dernières recommandations organisationnelles ponctuelles, des derniers conseils personnels. Chacun put voir, sous les murailles garnies de piques, les étranges soldats apportés par les Ouessiens de Nagorin, tenir leurs longues pique droit vers cet ennemi bien plus nombreux. Ils ne cillaient pas, ni ne tremblaient. Fiers et confiants.

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    Face à eux, les troupes innombrables formées d’orques et de gobelins. À mesure qu’ils avançaient, on pouvait préciser différents bataillons, qui donnaient une idée de leur nombre total. Huit légions chacune garnies de deux mille fantassins garzoks lourdement armés et armurés avançaient d’un pas cadencé. Les rats géants, ces vermines promises, les devançaient, au nombre total d’une centaine, menace effrayante. Devant eux, deux mille archers garzoks avançaient, décidés, protégés par cinq légions de deux mille piquiers chacune. Les troupes de choc, celles qui viendraient les premières au contact.

    Et puis, il y avait les gobelins. Quatre mille piquiers, Quatre mille arbalétriers, les mêmes qui avaient fait des ravages à Esseroth. Et surtout, surtout, trente scorpions de siège aux dards épais, véritables épieux pouvant empaler un buffle, parés à tirer sur les murailles.

    D’autres armes de siège étaient présentes, également, tours et béliers, catapultes garzoks… Et puis, évidemment, l’horreur incarnée : les créatures noires. Elles étaient bien peu nombreuses, dans tout ce nombre. Une cinquantaine, à peine. Elles formaient l’élite, la garde rapprochée d’un Vallel chevauchant, tout armuré, inaccessible, derrière ses troupes.

    Derrière lui, tout une troupe de silhouettes encore trop lointaines pour être précisées. Mais suffisamment difformes pour qu’il soit clair qu’elles n’étaient pas humaine. Pas humanoïdes, même. Des monstres signés de la patte du Maître de la Chair, qui déferleraient sur Fan-Ming avec autant d’ardeur que les peaux-vertes.

    Au loin, les tambours graves battaient au rythme des pas de l’armée. Les cors de guerre soufflaient leur impressionnante musique, lancinante, menaçante. Un tohu-bohu incessant, omniprésent, qui résonnait dans l’esprit de chacun. Car sur les murailles, le silence était tombé. Un silence de mort. Et le poids sur les épaules des défenseurs s’était lourdement accru.



[Xël : Mot : 0. – rudéral.
Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (décision couillue) + 0,5 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – aboucher.
Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (discours) + 0,5 (cornes d’alerte) + 0,5 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – valétudinaire.
Charis : 0,5 (introspection) + 0,5 (organisation cadi yangin) + 0,5 (réseau d’estafettes) + 1,5 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – déparer.
Azra : 0,5 (introspection) + 0,5 (annonce de la reprise d’Esseroth) + 0,5 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – ravauder.
Mathis : 0,5 (introspection) + 0,5 (message à Sirat) + 2 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – grégaire.
Lothindil : 0,5 (introspection) + 0,5 (message à Mathis) + 0,5 (gestion stratégique) + 0,5 (plan commun) + 1,5 (bonus longueur). Mot : 0. - aménité.
Alistair : 0,5 (introspection)+ 0,5 (discours) + 2,5 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – passementer.
Kiyoheïki : 0,5 (introspection) + 0,5 (plan commun) + 0,5 (gestion stratégique) + 2 (bonus longueur). Mot : 0. – démiurge.
Heartless : 0,5 (introspection) + 0,5 (plan commun) 1 (bonus longueur). Mot : 0. – volubile.
Karz : 0,5 (introspection) + 0,5 (plan pour abattre Naral) + 0,5 (plan commun) + 2 (bonus longueur). Mot : 0. – synesthésie.
Siiwih : (Pas de malus cette fois, parce que la màj était tardive. Mais je ne serai pas toujours aussi clément, surtout après avoir offert la possibilité de faire un post-squelette). Mot : 0. – apologétique.
Eva : (Absence justifiée jusqu’au 21/07).
Serpent : Mot : évergétisme.]

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 Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
MessagePosté: Dim 10 Juil 2016 10:23 
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**Flash**

Passer de l'ombre à la lumière. tel était la sensation que le barde ressenti au moment où il quittait les sombres landes noires pour la citée de Fan Ming. Ranma, le cheval ailé, apparut dans le ciel au dessus de la ville, offrant au barde, encore éblouit, une vision incroyable. En contrebas, la citée blanche fourmillait d'activités, hurlements et ordres couvraient le cliquetis des armes, des armures qu'on enfilaient et la course sourde des soldats sur les remparts.

Par Ranna, La guerre était aux portes de Fan Ming ! Devant la citadelle se profilait, comme une fourmillière grouillante, des milliers de garzoks et d'autres créatures innommables du même acabit. Le rouquin en fut tellement surpris qu'il ne se prépara pas à l'atterrissage de son destrier en plein camp allié, qui fut si rude et mouvementé qu'il manqua d'être désarçonné. Il fut, par ailleurs, rapidement accueillie par des soldats armés venu controller l'intrusion aérienne, l'accueillant armé d'hallebardes et de katanas.
Le barde leva les bras sans attendre et déclina son identité :

"Hola ! Hola ! Je suis Serpent le ménestrel ! Je ne suis pas un ennemie ! je... j'étais en mission pour le conseiller Tsuhiko. je comptais faire mon compte rendu mais au vu des évènements je devrais plutôt aider au front, je suppose ?"

Un soldat sembla reconnaître le barde et, baissant son arme, lui fit une synthèse rapide des évènements, détaillant le plan de bataille en désignant divers point de la ville du doigt. Il ponctua ses explications en désignant le centre des opération où il venait d'atterrir. Plusieurs Yuimenien quittait déjà l'état major avec des hommes pour défendre divers points de la ville et peu restaient au centre. Il ne restait qu'une foule d'inconnus qui mis Serpent mal à l'aise. Il ne savait pas où aller, que faire des ses lames, ni même qui accompagner. Il n'avait clairement pas d'amis sur cette planète et il se mit à regretter avec amertume l'absence de Depheline, son habituelle compagne d'infortune.

Le soldat et les autres le laissèrent pour prendre leur poste respectif dans un brouhaha de mailles et d'acier. Le barde regardait autour de lui, abasourdi et confus. Puis il se reprit, secouant vivement la tête et se tourna en direction des remparts de la muraille est, la position défensive la plus visible de son point de vue. Bien qu'en réalité c'était tout bonnement avec l'appuie du hasard que le barde s'orientait.

Prenant une inspiration longue de sens, presque comme un soupir, il se mit à courir vers les murailles est (Zone 4). Jamais de repos pour les braves, jamais de répits, la mort attendait derrière chaque banc, chaque lit, chaque bosquet paisible. Aujourd'hui elle lui donnait rendez vous sur une autre planète.

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Serpent Ménestrel (origine Voleur) Niveau 15
    "Oaxaca contre-attaque." (Quête 30)

    Réputation :
    ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
    ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
    ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
    ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
    ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


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     Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
    MessagePosté: Dim 10 Juil 2016 12:05 
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    ~Auparavant~


    ~124~



    Tension palpable. Mélange de crainte et de conviction. Il n'est plus temps de reculer. Mon contingent de diversion progresse dans la plaine et, arrivé à l'endroit convenu, je fais signe à mes cavaliers de m'emboîter le pas. Nous avançons en une charge compacte, droit vers les molosses. Leur réaction va dans mon sens. Comme prévu, ils se lancent à l'assaut de nos montures, même lorsque nous leur faisons faire demi-tour. Ils ne sont pas les seuls à suivre. Plus lentes, les créatures difformes leur emboîtent le pas. Imprévu, mais pas une priorité pour le moment. S'en tenir au plan. Faire place à la charge du Seigneur Astidenix.

    Les archers sont proches, prêts à relâcher leurs tirs. Tout semble se dérouler comme prévu, mes compagnons me dépassant parfois grâce à leurs chevaux plus vifs que Ganko. Mais je les entends malgré le bruit. Des cris ponctuels, à travers le galop dans la neige.

    Et d'un coup, sensation d'effroi. Un mouvement sur le côté. Mon percheron pousse un hennissement déchirant entre courroux et crainte. Course malmenée. Accroc de ses puissantes jambes dans la neige. Équilibre perdu. Je ne cligne des yeux qu'un instant. Je sens mon corps recevoir un choc, et être entrainé dans des roulades involontaires. J'ai terminé à plat ventre. Point de douleur importante, mais ma vision est trouble et mon souffle coupé. Je sens de la neige contre ma peau.

    Confusion, incompréhension. J'essaie de rassembler mes idées quand un énorme poids me cloue face au sol. Pas de peur. Pas le temps. Une succession d'impacts précède le couinement immonde d'une bête à l'agonie. Je bascule sur le côté, repoussant les pattes encore sur ma forme du dogue épinglé... Une bête affreuse, de chair et métal... D'immenses crocs encore rouges de sang... J'ai failli... Sans la précision des archers du Capitaine Diasgo...

    Je m'invective mentalement.

    (Reprends-toi, milicien ! Ce n'est pas le moment !)

    Je me relève un peu maladroitement, me précipite pour ramasser mon Fang Bian Chan, puis je porte mon regard violet sur mes alentours immédiats. Sensation de vulnérabilité en me retrouvant ainsi piéton, d'angoisse aussi. Ganko git au sol, mais il s'agite. Malgré la blessure qui l'a fait choir, son énergie déborde toujours. Bref soulagement. Il vit. Je peux encore l'aider.

    Mon attention va plus loin, remarquant le mouvement rapide des cavaliers adverses. Et quand bien même une partie se fait cueillir par des projectiles, la moitié d'entre eux a un objectif visible. Ils contournent la formation centrale, leur masse se ruant vers nous, droit sur mon soutien pédestre. Désarçonné et sans monture, alors qu'un colosse de chair de deux mètres s'avance lentement vers moi, je sais avoir besoin d'aide.

    Mais pour gagner cette bataille, préserver nos forces prime sur ma protection.

    Résolu, une main en porte-voix, l'autre pointant mon arme vers le mouvement de troupes adverse, je crie mes ordres le plus clairement possible, à l'intention de mes cavaliers. Contrairement à moi, eux sont encore en mouvement. Ils peuvent intervenir.

    "Cavaliers ! Flanquez les chevaucheurs ! Gênez leur charge ! Ne les laissez pas atteindre nos archers !"

    Sans piquiers pour stopper les montures porcines, seule une intervention de mes Pâles à cheval peut briser l'élan adverse, et minimiser leur impact sur les fantassins et les archers. Pourvu que les ennemis comprennent la menace et ralentissent d'eux-mêmes pour s'en protéger ! Mes yeux violets suivent brièvement le mouvement de mon contingent, toutes mes pensées les accompagnant.

    "Sans-Visage ! Demiurge d'Aliaénon ! Protégez vos fidèles !"

    Je rassemble ma magie, conservant le golem de chair en vue. La bête humanoïde venant à ma rencontre est gigantesque, ses bras comme deux épais troncs d'arbre pourvus de griffes frôlant le sol, et une mâchoire immonde. Elle a l'air de me prendre pour cible. Parfait. Cela me laisse le temps de remettre ma monture sur pieds ! Priant mentalement Gaïa, le cœur serré de voir mon percheron gésir blessé dans la neige, je visualise ma magie dorée.

    La plaine est grande. Les adversaires nombreux. J'ai besoin de ses puissantes jambes plus que jamais.

    "Allez Ganko ! Debout !"

    Rester à distance mais toujours proie de la créature, le temps que mon étalon soit en état de la fuir. Jamais je n'ai vu pareille chose, mais son potentiel de combat et de destruction ne fait aucun doute.

    Et ce n'est que la première de tout une meute.




    (720 mots)


    - Ordre à mes cavaliers de gêner la charge des chevaucheurs de sangliers adverses, en arrivant sur leur flanc.
    - Utilisation du Souffle de Gaïa pour remettre Ganko sur pattes.

    _________________


    Dernière édition par Kiyoheiki le Lun 18 Juil 2016 11:40, édité 1 fois.

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     Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
    MessagePosté: Dim 10 Juil 2016 14:20 
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    Les réponses fusèrent de toute part, mais le mort-vivant les écouta avec soin. Il pourrait compter sur Egregor, malgré les autres qui se disputaient sa présence. Quant aux esserotéens, ils possédaient une large gamme de pouvoirs. L'un d'eux était un archer hors pair, Azra lui demanda d'aller se placer en haut des portes (1a), pour couvrir cet autre point faible de leur défense. Le dénommé The’elem pouvait changer la matière de nature.

    « Si vous pouviez transformer la palissade de la brèche en pierre, cela nous arrangerai ! Sinon, allez sur un rempart et attaquez vous aux armes de nos ennemis. »

    Une jeune femme pouvait faire apparaître de petites flammes. Azra ne savait pas trop quoi faire d'elle, mais sa faera lui souffla que la porte ne manquerait pas de faire l'objet d'attaques de bélier. Il lui proposa donc d'aller soutenir les archers de la porte (1a) pour qu'ils ne manquent pas de flèches embrasées face aux engins de siège que ne manqueraient pas d'attaquer la porte. Une autre femme, Anièle, pouvait courir très vite. Azra lui conseilla d'aider l'état major et l'intendance à transmettre des messages. Il était primordial que, si une zone était sur le point de tomber, ils soient tous au courant, et les cornes d'alertes ne seraient pas forcément suffisantes. Un certain Ethan pouvait projeter son esprit hors de son corps.

    « Alors vous pouvez espionner nos ennemis ? Si c'est le cas, allez avec Anièle à l'état major et faites le. Informez-nous de de ce que vous pouvez apprendre sur les mouvements de troupes chez l'ennemi, et également de la position de Vallel. S'il vient en personne sur le champ de bataille, il faut savoir où et quand ! »

    Les autres possédaient des pouvoirs de confusion mentale, d'impact et de mur. Azra leur conseilla de suivre les autres aventuriers pour se répartir sur les murs. Enfin, un certain Thross pouvait créer de l'eau. Azra, avait du mal à voir l'utilité de ce pouvoir...

    Il remarqua enfin d'autres arrivants. Apparemment, un autre peuple d'Aliaénon s'était invité de la partie et avait amené cinq imposantes créatures de pierre.

    « Si jamais les portes tombent, ces créatures pourront former un vrai rempart à elles seules ! Qui que vous soyez, merci de votre soutien. Tenez-vous prêt, je suis sûr que nous aurons utilité à vos créatures. »

    Il remarqua également...

    « Sinaëthin ? »

    L'archère qu'il avait rencontrée à Kendra Kâr était bien là... Il étouffa un juron, se demandant si elle le considérerait comme un allié ou un ennemi. Bon, de toute façon, elle ne le reconnaîtrait peut-être même pas. Elle était accompagnée d'une femme étrange, dont le corps semblait environné de glace. Inutile de réfléchir bien longtemps pour comprendre le genre de pouvoirs qu'elle avait. Alors, repensant à Thross, Azra lui demanda :

    « Si vous pouvez projeter de grandes quantités d'eau à distance, j'aimerais que vous détrempiez le sol devant la brèche que moi et Xël allons défendre. Sinon... allez voir cet elfe et la dame de glace qui l'accompagne. Je suis sûr que la combinaison de vos pouvoirs pourrait être très intéressante ! »

    Il remarqua finalement deux esserotéens qui voulaient offrir leurs services à l'infirmerie. L'un d'eux affirmait pouvoir communiquer avec les morts... La liche nota cela dans son esprit et lui demanda de ne pas trop s'éloigner du mur fracturé.

    « Je pense que votre pouvoir pourrait, combiner au mien, se révéler très profitable... »

    Et, enfin, il se mit en route. Ce fut donc tout une petite troupe qui se dirigea vers le mur. Intérieurement, il demanda à Arek :

    (Alors, tu comptes m'aider ?)

    (Ne te méprends pas. Je souhaite gagner cette bataille... mais n'oublie pas : il ne faut pas que nos ennemis arrivent sur Yuimen.)

    (Je ferais mon possible.)

    Il ne chercha pas à en dire plus. De toute façon, elle connaissait le fond de sa pensée, non ? Dans ce cas, elle avait bien de la chance, car lui, il se posait toujours la question : si les choses tournaient mal, aurait-il la force et la volonté pour appeler les titans ? Rien n'était moins sûr...

    Ils étaient maintenant à destination. Azra avait vu la brèche de loin, mais elle était encore plus impressionnante d'ici. C'était vraiment inquiétant. Heureusement, toute une troupe militaire la gardait. Un certain capitaine Sawasaka se présenta humblement, désignant cette troupe comme la compagnie Zêta, sous les ordres du capitaine Shi. L'homme, un guerrier fin et affûté, comme l'essentiel des soldats ynoriens, les salua également. Azra invoqua Rendrak sous leurs yeux ébahis.

    « Je suis lord Azraël. Mais vous pouvez m'appeler Azra. Et voici Rendrak. Rendrak, dis bonjour ! »

    « Bonjour ! » lança joyeusement le liykor squelette avant de se pencher vers lui et d'ajouter plus bas :

    « Tu sais bien que je suis obligé de t'obéir, alors s'il te plaît, évite ça ! »


    « Oups, pardon ! »

    Puis, plus haut, Azra ajouta :

    « Vous pouvez compter sur lui. Il a déjà combattu dans l'armée kendrane, je suis sûr qu'il est fier de servir l'Ynorie ! »


    « Bah moi, tant qu'il y a du garzok à casser... » gloussa le géant.

    Enfin, ils montèrent sur le rempart. Il était temps car l'armée ennemie était déjà en marche...

    La plaine était littéralement recouverte d'un fourmillement invraisemblable de points noirs. Autant de soldats au service de la reine noire... Combien étaient-ils ? Même l'esprit vif de la liche ne pouvait les dénombrer. Il n'aurait jamais cru qu'une telle masse puisse exister... Rang après rangs, des piquiers garzok couverts par des archers avançaient d'un pas décidé, au son des tambours. La neige devait bien vite réduire le sol en bourbier sous leurs pieds, mais cela ne les arrêtait pas. Rien n'arrête un garzok qui part à la guerre. Ils ressemblaient à une immense lame de tempête qui allait se jeter à l'assaut des digues du port de Kendra Kâr... et il ne s'agissait que de la première vague. Azra sentit sa volonté fléchir un instant. Pour la première fois, il voyait clairement à quel point, cette fois-ci, il ne pourrait se débrouiller seul...

    Sawasaka fut d'un certain réconfort à cet endroit. Sa volonté inébranlable, peut-être associée à un certain fatalisme, lui permettait de regarder la masse sans sourciller. Il indiqua deux puissantes armes de guerre, qu'il appela des scorpions, sur le mur, et précisa aussi qu'il y avait une catapulte sur la tour, au loin. Azra hocha la tête et continua de contempler l'armée ennemie, qui amenait d'immenses tours, et qui avait elle aussi ses scorpions, semblait-il. Le pauvre rang d'archers sur le mur ne tiendrait pas longtemps face à cela, et pourtant, ils n'avaient pas le choix...

    « Que la catapulte vise en priorité les tours... et si possible, utilisez les scorpions contre ceux de l'adversaire et contre les archers. Il ne faut pas qu'ils nous abattent de loin. »

    Il se tourna vers Egregor :

    « Votre pouvoir nous sera bien utile, ici : si vous pouviez arracher à distance le sang de nos ennemis et vous en servir pour détremper le sol devant les tours. Des structures aussi hautes ne devraient pas être longues à s'enliser... »

    Puis, remarquant Xël et l'esserotéen qui l'accompagnait, qui étaient occupés pour on ne sait quelle raison à échanger leurs vêtements, il cria de l'autre côté du mur :

    « Xël ! Quand vous aurez fini d'échanger et de ravauder vos vêtements, si vous pouvez faire quelque chose contre les scorpions, allez-y ! On s'occupe des tours ! Mais il ne faut surtout pas que ces engins déciment les défenseurs avant même le début de la mêlée ! »

    Puis, il se tût. Il remarqua alors le silence presque surnaturel, uniquement occupé par la rumeur des pas ennemis, des tambours et des cors de guerre. Alors, le jeune homme se sentit pris d'une crainte révérencieuse... Aujourd'hui serait un jour de mort... un jour dédié à Phaïtos. Il ne put s'empêcher de demander à Arek :

    (C'est pour cela que tu as participé à tant de batailles ?)

    (Oui. Les guerriers sont les seuls vrais prêtres de Phaïtos. Qu'ils aient ou non la foi, quelles que soient leurs motivations, leur instinct les fait entrer en harmonie... Le bruit de leurs pas, de leurs armures, de leurs âmes trempées dans l'acier... tout cela s'associe en une symphonie qui est le plus beau chant adressé à notre dieu.)

    Azra ne put s'empêcher d'approuver intérieurement. Puis, après un temps de silence, il se tourna vers Egregor :

    « Nous n'avons pas toujours été en bon terme... mais je suis fier d'être à vos côtés en ce jour. Vous savez mieux que quiconque que certaines choses méritent qu'on se batte pour elles. D'une certaine manière je vous envie... enfin... tout cela est au-delà des mots... alors simplement : merci. »

    À côté, Rendrak hocha la tête à son tour. Ils étaient prêts. Tous prêt pour le dernier jour avant la fin du monde.

    (((1502 mots)))

    (((Envoie d'Eligor et Feerale en 1a pour soutenir les archers, The’elem sur n'importe quel rempart : conseil de s'attaquer aux armes ennemis ou de renforcer la palissade de la brèche, Ethan et Anièle à l'état-major pour espionner Vallel et transmettre les messages rapidement, Thross, selon ses capacités, doit soit transformer la terre devant la palissade en bourbier soit se mettre au service de Siiwih et de la dame des glaces. Demande à Tilien de rester à l'infirmerie mais pas trop loin de la brèche pour pouvoir le faire appeler rapidement. Demande à Egregor d'enliser les tours dans le sang des ennemis et à la catapulte et à Sawasaka de diriger la catapulte et les scorpions contre les armes de siège.)))

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    Merci et à Inès pour la signature
    et à Isil pour l'avatar!
    Le thème d'Azra
    David le nerd


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     Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
    MessagePosté: Lun 11 Juil 2016 06:43 
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    Un filigrane pruneau s'allongeait à mesure que les pas du zélote souillait le manteau immaculé. Mais l'ombre menaçante d'une balèvre plus importante s'élevait maintenant qu'il distinguait les premières garnisons. Huit légions chacune garnies de deux mille fantassins garzoks lourdement armés et armurés marchaient au son du cor funeste annonciateur des combats avenirs. Ils épiaient l'humoran armé, remonté la toundra, seul vers eux. Un message venant du jeune Kendran, Mathis, s'imposa à lui à travers une des pierres de vison. Il sentit la voix claire du jeune homme qui se fraya un chemin dans son esprit embrumé par la colère.

    Et comment vous vous êtes rendus ici, sinon par les fluides ? Avouez que c’est louche ! Je ne crois pas que rejoindre le clan de Vallel soit une bonne idée…Les titans risquent fort de se réveiller. Cela dit, je comprends votre refus d’être traité comme esclave

    Il fit une courte pause, cracha par terre et marmonna pour lui-même quelques insultes. Il ne lui répondrait pas. Que pouvait-il comprendre à son état de bâtard, lui le bellâtre parfait. Toute sa vie, il avait dû prouver, expliquer, se défendre et s'excuser de son état. Alors que l'adonis, sculpté dans les critères humains, pouvait bien faire ce qu'il voulait la sentence n'eut pas été la même que pour Sirat. C'était injuste et cela le révoltait. Alors quand la question des titans revint à son esprit, il la balaya. Les titans pouvaient bien se réveiller, ils avaient scellé leur avenir par leur décision. Le sans-visage lui-même acceptait cette idée. La haine avait engendré la haine et cela désolait le colosse. Il savait cependant que les peuples répondaient aux lignes directrices de leur destin, cela le rassurait, mais ne suffisait pas à endormir sa rage. Il reprit sa marche et le point de confrontation arriva, l'immense cohorte l'avala. Un ork, à la peau verte et dur comme du cuir le toisa et l'apostropha. Celui-qui-chante l'avait-il nommé, cela le fit sourire que l'on se souvienne de lui pour cet évènement. Le soldat demanda ou était Endar. Son visage se ferma et renâclant, il répondit.

    Il est en train d'aboucher son fion a la verge des dirigeants Ynoriens. Il se cache comme un lâche derrière ses remparts. Vallel sera seul juge de mon échec, néanmoins, je suis prêt à lui pourfendre le crâne si dans l’assaut, je lui tombe sur le râble.

    Puis sans laisser à son inquisiteur le temps de reprendre, il sollicita de voir Vallel. La réponse et la demande ne satisfaisaient pas la peau verte qui fronça les sourcils faisant disparaitre ses yeux dans ses orbites. Il n'eut pas le temps de réagir, qu'un des gardes sombres de l'apôtre poussa le conscrit et s'empara de l'humoran.

    Vallel était entouré de ses sbires d'élites, calfeutré dans leur cuirasse opaque et luisante. L'ynorien vêtu de son jaseran couleur acier teinté de carmin, se tenait froidement devant lui.

    Il me semblait avoir été clair.

    Le ton était glacial et plutôt que de se contorsionner en excuse, il éluda la remarque.

    Ils ont un bouclier qui contre la magie, ils vont l'abaisser pour utiliser les pouvoirs de leur allié mage contre nos troupes. Naral shaam a perdu à Andel-ys et une armée arrive par le sud. Beaucoup de ses hommes possèdent une pierre comme celle-ci

    Il enfonça la main dan son sac et en ressorti l'une des gemmes de vision. Elle brillait d'un éclat cobalt, il lui tendit sans plus de considération.

    Ils peuvent vous voir avec, mais vous aussi, cela peut vous aidez pour les mouvements de troupes. Ils vont surement se concentrer sur la brèche que j'ai créé. Je peux en créer une autre à l'ouest, pris entre deux fronts leur force seront diminuer. Si vous avez un sort ou un pouvoir pour me dissimuler que j'arrive au plus près je pourrais faire d'énorme dégât en utilisant ma magie et il pense que vous n'utiliserez pas la vôtre. Cependant, tout cela pourrait réveiller les Titans.

    Un rictus carnassier se dessina sur son visage, tandis qu'il prenait la pierre.

    Qu’ils me regardent, alors. Et qu’ils voient le visage de celui qui causera leur perte. J’userai bien entendu de ma magie, mais les détails ne vous regardent en rien. Si vous voulez user de la vôtre, faites-le sans que j’aie à m’en soucier. Tout acte favorisant la victoire sera généreusement récompensé. Maintenant, disparaissez de ma vue, et laissez-moi prendre cette ville.

    Il fit un geste de la main, et son escorte de créatures noires se referma autour de lui et sa monture alors qu’il continuait à avancer

    Votre confiance aveugle peut vous menez à votre perte.

    Le ton était neutre, celui des prophètes. Le destin parlait à travers lui. Les ténébreux disciples poussèrent alors le zélote sans plus de considération. Sirat avait les points serrés. Les deux factions étaient stupides, des sociopathes qui pensaient se jouer de leur fatalité, il n'en serait rien. Il observa le ciel ingénu qui se défiait du sacrifice qui allait se jouer à ses pieds. Il prit l'une de ses pierres, la sous pesa et se concentra. Il pensa à celui, qui était juste un double iconique de Vallel. Un reflet pas moins démoniaque juste né de l'autre côté du miroir et qui devait se trouvé dans sa cité assiégé.

    "Conseiller, Vallel va utiliser sa magie, je vous le confirme. Réfléchissez bien avant d'abaisser votre bouclier. Il possède une pierre, vous pouvez maintenant communiquer avec lui et le voir, faites en bon usage. Zewen vous regarde tous."



    La pierre esquissa un murmure discret. Il leur donnait encore une chance, un infime atout de pouvoir influer le cours de leur l'histoire. Puis il la remit dans sa sacoche. Sirat jeta un regard alentours, la piétaille avançait surement. Il chercha une monture, mais ne trouva rien, ni réponse, ni aide. Les faciès étaient tendus, parfois hébétés comme le bétail que l'on mène à l'abattoir. Il s'arma donc de son bouclier et de son marteau et au pas de course s'en alla vers l'avant. Il remonta les garnisons pour se trouver à une hauteur intermédiaire. Cela puait la sueur, il devait jouer des coudes. Aucun d'eux ne savaient s'ils allaient survivre.

    [Direction zone 12b à l'ouest, bouclier levé aux aguets pour les projectiles magiques et autres]

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     Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
    MessagePosté: Lun 11 Juil 2016 12:31 
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    Mes propositions furent acceptées, les Cadi Yangin dispersés entre les différentes tours de guets ainsi que sur les tours flanquant les portes et un réseau d’estafettes pour chaque zone en cas de besoin. A ceci serait peut-être ajouté des cornes de brumes afin que nous puissions souffler dedans en cas de besoin immédiat de secours.

    Plusieurs personnes, que j’appris être des esserothéens, proposèrent leur aide en présentant leurs pouvoirs respectifs et je fus quelque peu étonnée par la diversité de ceux-ci. L’un d’eux, par exemple, pouvait créer de l’eau à volonté et, s’il pouvait être utile pour éteindre des flammes intempestives, risquait de ne pas se rendre suffisamment utile pour nous. Deux d’entre eux attirèrent mon attention, l’un d’eux, The’elem pouvait changer la matière et un second, Thea’Tol, qui possédait des capacités de confusion mentale.

    Je m’incline devant eux et demande d’abord à The’elem :

    - Sauriez-vous transformer de la matière en sable ? auquel cas j’aimerais votre aide dans la zone est pour nous préparer quelques monceaux de sable que nous pourrions chauffer en vue de les envoyer sur nos ennemis. Vous pourriez éventuellement agir de même sur les autres murailles, si cela vous convient, messire The’elem.

    Ce dernier me répond qu’il est capable de changer n’importe quelle matière en n’importe quelle autre, même s’il a parfois des surprises. Il lui faut néanmoins de la matière de base qu’il puisse changer.

    Je reste pensive un temps avant de lui répondre :

    - Si l’on récupérait des déchets et autres choses inutiles pour les mettre dans les catapultes, j’aimerai que vous en fassiez du sable. Par ailleurs, j’aurais besoin de votre aide sur la muraille, je pense que votre pouvoir peut s’avérer très intéressant sur les armures de nos ennemis et sur les tours…

    Je me tourne alors vers Thea’Tol.

    - Messire, seriez-vous intéressé par l’idée de nous prêter main forte sur la muraille est ? Votre aide serait la bienvenue.

    Je me tourne finalement vers Ethan.

    - Sire Ethan, seriez-vous en mesure de surveiller le champ de bataille et de nous faire parvenir les avancées dans les différents points ? Mieux encore, est-il en votre pouvoir d’envoyer votre esprit dans les rangs ennemis et nous informer de leurs plans ? Cette aide pourrait nous servir considérablement.

    Ethan me répond qu’il n’entends rien lorsqu’il sort de son corps, mais qu’il peut voir les formes, les silhouettes. Là encore, je réfléchis à ma réponse avant de lui dire :

    - Si l’on ne vous assigne rien de mieux, je serais curieuse de savoir les mouvements ennemis, même si vous ne pouvez rien entendre. Vous pouvez rester à l’État-major, un garde pourrait vous surveiller durant l’opération.

    Finalement, je me tourne vers mes cinq compagnons et leur esquisse un sourire avant de les inviter à me suivre jusque sur les murailles. Notre groupe est peut-être hétéroclite, ainsi formé d’un sorcier, d’une danseuse de feu, d’un homme masqué et de deux lézards, néanmoins une chose nous lit tous : le désert et notre amour pour lui, pour la vie qui nous entoure. Je suis ravie de les savoir à mes côtés. Je me tourne vers Belliand, celui dont je connais le moins de choses pour lui demander :

    - Messire Belliand, quelles sont exactement vos capacités, en vue de nous préparer au mieux pour cette guerre ? Zaria, Seigneur Al’Sabbar, avez-vous des spécialités ou des faiblesses dont vous souhaiteriez nous parler ?

    Belliand me répond qu’il se débrouille plutôt bien au bâton et qu’à l’image de ses pairs, est conscient de tout ce qui se passe autour de lui. Ceci, j’ai pu le deviner en le voyant si bien se déplacer malgré son état d’aveugle apparent. Il m’explique que ses pouvoirs ne sauraient pas nous être utiles ici. Je tente d’en savoir un peu plus au sujet des pouvoirs, mais il m’explique que ce serait trop long à expliquer pour l’instant, mais qu’il me le dira lorsque tout sera redevenu calme. J’acquiesce, comprenant qu’il souhaite garder le secret de ses pouvoirs, aussi je n’insiste pas plus. Nous aurons le temps d’en reparler plus tard, si nous survivons à cette bataille.

    Zaria, quant à elle, m’explique qu’elle n’a pas une maîtrise parfaite de ses pouvoirs car elle n’a jamais pu apprendre à les contrôler, ce que j’avais plus ou moins deviné en la côtoyant. Néanmoins, ils peuvent s’avérer dévastateurs et elle a une bonne maîtrise au corps à corps. J’acquiesce, avec elle, nous ne ferons pas dans la dentelle si jamais nous devons user de ses pouvoirs.

    Le sorcier, quant à lui, explique qu’il a sa pleine maîtrise de ses pouvoirs de pyromancie, mais qu’en revanche, il n’est guère dégourdi au corps à corps, à moins de mettre ses alliés en danger. J’esquisse un sourire, là aussi, aucune surprise.

    Je me tourne néanmoins vers un garde que je vois traîner là et lui dit :

    - Dorénavant, tu seras la garde rapprochée du Seigneur Al’Sabbar, veille à ce qu’aucun ennemi ne puisse s’approcher de lui.

    Une fois arrivée sur la muraille, je découvre qu’il y a sous nos ordres : cinquante archers disposés le long de la muraille, chacun secondé d’un piquier. En plus, nous possédons une catapulte et un scorpion. J’aurais aimé avoir plus de troupes, mais il va falloir faire avec. Puissent les dieux être avec nous.

    Ibn Al’Sabbar fait savoir à Zaria qu’il est honoré de combattre à ses côtés et j’esquisse un léger sourire. Au moins, cette guerre aura eu ça de bon qu’elle aura lié quelques êtres entre eux. Zaria répond poliment à l’honneur partagé. Le sorcier se tourne alors vers moi pour me dire que j’ai amené de grands changements pour leur peuple et me propose de concrétiser tout ceci en gagnant, aujourd’hui et qu’à l’aube, ce sera un nouveau jour pour Aliaénon.

    J’incline à mon tour la tête et porte ma main sur le cœur avec l’espoir que ses paroles soient prophétique.

    - Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que les prochains jours nous chantions avec la victoire dans le cœur. Je suis heureuse de combattre à vos côtés, de même que votre rencontre fut un enrichissement que je garderai toujours précieusement en moi, comme ce feu à présent lové autour de mon cœur.

    Je les salue un à un avant de m’avancer vers nos troupes ainsi amassée. J’ai le sentiment de devoir leur parler, de devoir échanger avec eux quelques mots avant que ne débute cette guerre. Je ne veux pas qu’ils soient pour moi des inconnus, de même que je ne dois pas demeurer étrangère à leurs yeux, car aujourd’hui nous combattrons ensemble.

    - Soldats ! Je me nomme Charis Kel Asheara, Princesse d’un clan du Désert et aujourd’hui le commandant de cette partie du mur ! Sachez que je suis fière de combattre à vos côtés et que grand bien m’a été dit de vous, aucun de vous ne dépare sur ces murailles, vous en êtes tous partie intégrante. Nous sommes réunis ce jour afin de sauver ce qui peut l’être de Fan-Ming, et pour ce faire j’aurais besoin de chacun d’entre vous, de la volonté de chaque homme, chaque femme de survire et de permettre à ses pairs de survire, de permettre à tout un peuple de survivre ! En ce jour, Fan-Ming montrera à ces créatures de ténèbres ce que l’union peut faire. Je veux que vous regardiez les personnes qui vous entourent. Peut-être les connaissez-vous, peut-être sont-ce des amis, de la famille ou bien simplement des inconnus. En ce jour, tous sont vos frères et tous seront prêts à mourir pour vous comme vous le serez pour eux. C’EST AINSI QUE NOUS VAINCRONS !

    Je me tais quelques instants, le souffle court, la respiration haletante. C’est la première fois que je m’adresse ainsi à des troupes et je m’étonne moi-même. Je n’aurais pas cru pouvoir parler ainsi, pouvoir élever la voix devant un telle foule. Combien de choses ai-je fais depuis que je suis sur Aliaénon et que je n’aurais jamais imaginé faire ? Tant…

    - Pour le commandement de cette muraille, je serai secondée par le Seigneur Ibn Al’Sabbar que voici, de Zaria ainsi que de Belliand, leur parole sera à considérer comme la mienne !

    Devant nos murailles, les masses grouillantes de nos ennemis se précipitent. Je distingue des orques, des gobelins, organisés en divers bataillons. Je compte plusieurs légions et leur nombre à plusieurs milliers. J’en frémis d’avance. Pire, ce n’est pas là le gros de leurs troupes, il y a des fantassins, lourdement armés, des rats géants dont la simple vision me provoque un haut-le-cœur, des archers garzoks ainsi que des piquiers. Mais même ceci n’est pas tout, car en plus il y a des gobelins, des piquiers, des arbalétriers et des scorpions de siège braqués sur nos murailles. Cependant, j’avise aussi des béliers, des catapultes. Mes yeux finissent par tomber sur les créatures noires. J’en compte un nombre peu important, mais elles semblent former une troupe d’élite gardant le plus fort de l’armée : l’état-major et, je n’en doute pas, Vallel, l’Ennemi. Derrière j’avise d’autres troupes encore qui, elles, ne me semblent pas humaines, néanmoins je ne puis estimer ce qu’elles sont.

    Les tambours de guerre commencent à marteler nos tempes autant que la peau qui les forme. Elle me glace le sang.

    Néanmoins, autant pour me donner quelque chose à faire que pour réellement organiser les troupes, je commence à donner des ordres.

    - Je souhaite que les piquiers se mettent en réserve derrière les archers, jusqu’à ce que nos ennemis atteignent la muraille. Une fois qu’ils y seront, les archers tireront leurs dernières flèches pour laisser ensuite place aux piquiers qui repousseront les ennemis qui tentent d’assaillir nos murailles. La catapulte et le scorpion ont pour objectif les engins de siège ennemi, je veux que le maximum d’entre eux soit détruit avant d’atteindre cette zone. Seigneur Ibn, pourriez-vous ériger un mur de feu lorsque nos ennemis avanceront dans le but de couper leurs troupes en deux. Nous aurons ainsi moins d’ennemis à gérer.


    (1674 mots)

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     Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
    MessagePosté: Mar 12 Juil 2016 01:37 
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    - J’ignore tout de celle que vous nommez Oaxaca. J’ignore si je parviendrai à offrir une fin pacifique à cette lutte, admit Faseilh.

    Je poussai un soupir et secouai gravement la tête. L’espace d’un instant, j’avais cru que nous pourrions épargner des vies. Hélas, elle l’ignorait mais nul ne pouvait obtenir la paix de la reine noire. Elle désirait s’emparer du monde et le mettre à feu et à sang pour y faire régner sa loi et devenir l’égale de ses ascendants.

    - Ce que je peux vous promettre, en revanche, c’est d’essayer. Mes pouvoirs sont aussi risqués que n’importe lesquels en ce monde. Le tout est dans la mesure. Si je peux maintenir ce Titan-ci endormi, peut-être le pourrai-je aussi avec celui des Plaines Ynoriennes.

    Je priai pour qu’elle puisse en effet contribuer à maintenir les titans endormis et comptai sur son maniement de l’élément magique de la glace, selon toute vraisemblance, pour nous aider à tenir les lignes ennemis en échec.

    Nous sortîmes de la tour dans le blizzard mordant qui sévissait toujours et j’appelai par la magie du sifflet la monture qui m’avait menée ici.

    Il s’agissait avant tout de défendre Fan-Ming, son portail vers Oranan, ses habitants, sans parler de son patrimoine. Avant même d’imaginer pouvoir mettre à bas Oaxaca il nous faudrait déjà repousser ses troupes et survivre à ses attaques. Je pinçai les lèvres et réajustai mes nouvelles épaulières avant de prendre une grande inspiration et me redresser pleinement, le dos droit et la mine résolue.

    Un battement d’ailes me fit lever le nez. Un grand cheval blanc ailé, élancé mais musclé, le poil un peu long, fit tournoyer les flocons en se posant lourdement au sol, ses immenses ailes rapidement repliées pour ne pas battre au vent. J’approchai de lui d’un pas assuré, lui donnai une caresse rassurante sur le museau et me hissai sur lui pour l’enfourcher, les jambes passées juste dans le creux derrière ses omoplates. Je me retournai vers Faseilh et lui tendis la main pour l’aider à monter. A mon soulagement la glace dans laquelle elle semblait sculptée était une chose de magie accommodante et elle pu elle aussi s’installer convenablement sur la bête. Tandis que je me tenais à la naissance des ailes de la monture, plus sécurisante que son crin, la reine des glaces se tint droite derrière moi, n’éprouvant nul besoin de se tenir, et nous décollâmes aussitôt.

    La neige et le cinglement de mes cheveux eurent tôt fait de m’aveugler et à peine quelques battement d’ailes plus tard nous arrivâmes dans le silence mortifiant des plaines de Fan Ming. Il ne neigeait plus. Un lourd tapis blanc s’étendait à perte de vue sur les vastes étendues devant la cité et sur ses hauteurs escarpées. Il faisait sombre et la lune donnait un air lugubre à ce tableau mais quelques instants encore, quelques battements de cils, et déjà le ciel éclaircissait. Le cheval magique nous déposa auprès des portes et l’agitation monta depuis les remparts. Je dû me présenter, présenter celle qui m’accompagnait et expliquer notre apparition et ils eurent tôt fait de me laisser entrer. Ce n’était ni la première ni le dernière monture ailée qu’ils voyaient dans leur enceinte et quelqu’un leur cria rapidement de me faire entrer.

    Au-delà des murs, une agitation fébrile avait envahi la ville. Certains gardes me jetèrent de mauvais regards et j’entendis glisser quelques murmures sur ma trahison, l’enlèvement du roi et sa séquestration. Fort heureusement l’incident semblait clos et on nous conduisit assez prestement au palais. Nous traversâmes les préparatifs de la ville basse, les civils qui quittaient les bâtiments des artères principales, les lanciers, archers et épéistes qui s'attroupaient ou se répartissaient les missions, les réserves de vivres qui étaient mises à l’abri et les réserves d’armes qui étaient sorties. Une grande réunion se tenait au palais et tous les aventuriers qui étaient venus prêter main forte à Fan-Ming étaient conviés à faire entendre leur voix et apporter leurs propositions pour sauver la cité.

    Tout le monde était déjà réuni. De nombreux visages m’étaient familiers, et leurs noms et de lointaines paroles, d’aventuriers fier et pleins de volontés, me revenaient par vagues brumeuses. Messire Alistair, dame Calimène, le ménestrel Serpent, Eva d'Arkheval, Charis Kel Asheara... et le shaakt Endar. Deux sauriens, semblables à ceux rencontrés sur l’île des Treize, avaient rejoint la troupe hétéroclite, qui comptait bien davantage de membres aujourd’hui qu’elle n’en avait compté à son origine, tandis même que de nombreux visages semblaient manquer à l’appel. Tous brillaient à l’aube de ce nouveau jour de leurs armures de cuir et de fer, leurs armes au clair, et des couleurs de leurs maisons, de leurs pays, des terres et des familles qu’ils chérissaient et entendaient défendre. Nous nous joignîmes à eux dans la plus grande discrétion, tels deux fantômes étincelaient, et restâmes aux arrières du groupe tandis qu’un Ynorien mauve et or, le capitaine Chigiru, entamait un discours. S’il s’agissait d’un discours de motivation, il s’agissait avant tout d’un plan de bataille que j’écoutai d’une oreille plus attentive lorsqu’il entama la description de la défense mise en place.

    - Le long des murailles extérieures ont été érigées des piques sensées arrêter l’escalade des rats. Sur les chemins de garde, des fûts d’huile inflammable ont été disposés, afin que les archers puissent enflammer leurs traits. Sur la plaines, des fosses piégées ont été creusées afin d’empêcher, ou en tout cas de ralentir la progression de leurs plus lourdes armes de siège. Une barrière magique enveloppe la cité actuellement, empêchant toute utilisation de magie au sein des murs. Elle sera baissée lorsque la bataille commencera, mais sera replacée au moindre risque encouru par la cité par l’utilisation ennemie de sources de magie. Avec ces dispositifs, notre mission sera de tenir suffisamment pour que puissent nous rejoindre nos alliés venus d’Andel’Ys : la Compagnie Omega du Capitaine Hirotoshi, L’armée unie des Hommes Pâles, et l’armée des Elfes de Jollarsyth.

    Il présenta ensuite le plan détaillé de la ville et le positionnement de chacune des faction. Trois cent archers, sur les murailles et dans les tourelles, avec les sorciers de feu, plus deux cent piquiers, ainsi que quatre cent cavaliers aux portes et quatre cent épéistes.

    Et alors que les nues rosissaient il acheva en criant : Pour Fan-Ming ! Et la foule lui répondit. Et il cria encore : Pour Aliaénon, pour l’Ynorie ! Et la foule hurla plus fort encore, de toutes ses tripes, pour partager se rage de vaincre, son rêve, son espoir, et partageant aussi sa peur. Les veines battaient sur le front des soldats, une lueur effrayée éclairant le regard de certains. Tous vibraient à l'unisson et se jetteraient bientôt corps et âmes dans un flot de métal et de sang, prêts à tout perdre pour sauver leur monde, et les autres, d’Oaxaca.

    De brefs échanges prirent place sur le meilleur placement des différents groupes et des aventuriers, qui étaient libres d’occuper les postes convenant le mieux à leurs spécialités. Puisque tout le flanc Est et la porte principale étaient bien gardés, je suggérai à Faseilh de partir sur la partie Ouest du rempart de l’entrée, où devait également se trouver notre connaissance commune Shaakt, et nous le rejoignîmes aussitôt, laissant aux chefs de guerre le soin d’établir des stratégies qui nous seraient transmises par la suite. Je n’étais pas une stratège, il fallait bien se rendre à l’évidence. Pas plus qu’un soldat. Aussi j’allai là où me semblait être ma place et suivrais la voie de la déesse, Faseilh à mes côtés tant qu’elle le demeurerait.

    - Prête ? lui demandai-je sans attendre de réponse.


    Les murs d’enceinte étaient bien différent de ceux de Kandra-Kâr. Hauts et larges, il ne disposaient de levées extérieurs avec créneaux ou meurtrières et laissaient une vue complètement dégagée sur la plaine, mais également sur les défenseurs qui commençaient à prendre position. Je fis une moue désapprobatrice. Si cette configuration permettait de se battre et résister depuis les murs sans laisser de percée jusqu’au bas de la muraille intérieure, ceci représentait à la fois un plus vaste espace à couvrir et protéger, qu’une machine de guerre pouvait tout aussi facilement mettre à bas. Des nuages sombres menaçaient au loin, par-delà les plaines, par-delà la masse noire qui s'amassait à l’horizon et dégoulinait dans la steppe gelée au pied de la grande Fan-Ming, qui se dressait fièrement à flanc de montagne. Le chemin principal qui montait au palais en lacets étroits depuis les portes au bout de l’avenue principale était désert et une faction en gardait l’accès. Le gouverneur, le conseiller et les autres nobles étaient abrités dans les murs du palais de bois, de pierre, de lazure rouge sang et d’or de la capitale Ynorienne, comme une vaillante soeur d’Oranan. Mon coeur se gonfla d’émotion à la pensée de Yuimen et des terres que j’avais quitté il y a si peu de temps. Un vent frais coula dans mon cou et je fermai les paupières un instant puis pris une longue inspiration. Tout était si calme, si beau, la neige d’un blanc si pur et les visages si graves et si déterminés. Je soufflai une prière à Yuia. Je réajustai la tunique que m’avait offerté Faseilh, ma cape de fourrure, mon bouclier de poignet, mes cuissardes, et ajustai le heaume, consciente de n’être plus qu’une silhouette hérissée de blanc et anonyme, main de la déesse, tel qu’elle le désirait.

    Tandis que mon regard se perdait au loin, je fronçai les sourcils sur une autre silouhette, celle, familière, d’un Humoran qui avançait, seul, droit sur l’armée ennemie. Je sentis la gemme s’éveiller et tendis volontiers mon esprit vers elle. Je fus aussitôt projetée auprès de Sirat comme je l’avais été auprès d’Endar.

    Des milliers de Garzoks le regardaient approcher sans chercher à l’arrêter. Des rats géants, portant chacun 5 à 6 Garzoks, avançaient inexorablement vers la cité, de même que d’immenses machines de guerre que je ne reconnaissais pas toutes. Il se fit arrêter au contact de leurs lignes, échangea avec de simples Garzoks, puis un chef de guerre, et lui confia une gemme similaire aux nôtres. Il lui donnait donc accès, par la même occasion, à tout ce que nous pouvions voir nous-mêmes. Je me rejettai comme violemment en arrière et repris ma place sur le rempart Ouest.

    - Ils sont des milliers. Il faudrait renforcer les remparts contre leurs créatures, leurs machines et leurs archers. Ils ont une gemme de vision similaire à celles qui nous ont été distribué et qui permet de partager des visions et des messages. L’un des nôtres les a rejoint, enfin je crois - si tant est qu’il eût jamais été avec nous ou qu’il soit avec eux à présent. Il se peut donc qu’ils aient un certain nombre d’informations non négligeables sur la cité et sa défense…

    J’interceptai un soldat léger qui nous croisait.

    - Pouvez-vous porter un message au capitaine ? Au moins un chef ennemi a en sa possession une pierre de vision et peut voir par nos yeux. Revenez vers moi avec la décision du capitaine si nous devons nous séparer des pierres.

    Nous pouvions de fait en profiter pour avoir un meilleur aperçu de leur garnison et des moyens de pression à leur disposition mais l’intérêt ne valait pas le danger de leur laisser avoir un oeil sur toute notre organisation. J’en revenais à mes réflexions sur le rempart. Je n’avais pas encore aperçu le Shaakts et j’avais mieux à faire que lui courrir après.

    - Dame, pensez-vous pouvoir recouvrir les murs extérieures d’une couche de glace pour les rendre glissants ? Dans l’idéal, des pics ne seraient pas de refus contre les monstres qui vont monter à l’assaut… Et ils mériteraient d’être plus hauts, pour nous protéger des archers.

    Je tendis la main pour illustrer mes propos en indiquant une hauteur d’environ trois mètres supplémentaires.

    - Avec des fentes assez larges pour nous permettre de tirer, et une glace aussi transparente que possible pour nous permettre de garder une excellente visibilité… Pouvez-vous faire ce genre de chose ? Une pluie de grêle, une tempête de neige, ou encore l’éruption de pics de glace depuis le sol, sont-ce là des genres de puissances que vous sauriez invoquer ?

    Des cris de guerre retentirent de toute part dans Fan Ming et les soldats se mirent en posture, prêts à en découdre, tandis que les mages préparaient leurs premiers sorts. Au loin, l’armée d’Oaxaca chargeait, leurs cors vrombissant à l’horizon.

    Je me concentrai, faisant une totale abstraction de ce que pouvait faire Faseilh et ceux qui m’entouraient, pour me focaliser sur les ennemis, sur chaque détail des tours de guerre et des créatures, prête à repérer le moindre détail en notre faveur, et bandai intuitivement mon arc. L’odeur âcre d’un fût d’huile disposé non loin me piquait le nez et la gorge. Je déchirai un morceau des tissus utilisés pour se saisir du fût sans se brûler et en déchirais une bandelette pour en enrouler plusieurs de mes flèches avant de les tremper dans l’huile. Je garder un morceau de tissu de côté et retournai au côté de Faseilh, deux flèches encochées, prête à tirer.



    (((Mots : 20176. - Zone 2. Actions ce tour : Ordre de porter un message + demande de sorts à Faseilh + CC oeil de faucon + préparation tir multiple avec huile.)))

    _________________
    Sinaëthin Al'Enëthan, alias Silma, Héraut de Yuia, hiniön lvl 21


    Dernière édition par Siiwih le Sam 16 Juil 2016 02:01, édité 1 fois.

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     Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
    MessagePosté: Mar 12 Juil 2016 13:15 
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    Thensoor fait de nous des ombres et m'emporte, à travers l'armée ennemie. Si la sensation n'est pas agréable, à défaut le transport est discret et rapide. Mais la matérialisation est nettement moins agréable finalement. A peine sommes-nous redevenus tangibles que les arbalétriers lâchent leurs carreaux meurtriers sur nous. Par Yuimen, comment ont-ils pu savoir qu'on réapparaîtrait là ? Jouant de capes, de sauts et d'esquives, Astinor parvient à éviter une bonne partie des traits, tandis que, à coté, Thensoor se contente de se faire ombre pure. Plusieurs traits viennent cependant nous toucher, chacun plus douloureux que le précédent, réveillant la douleur de la muraille d'Andél'Ys.

    Le choc est dur à assumer, la douleur fulgurante et je pose un genou à terre, vaincue avant même d'avoir combattu. Un trait vient me frapper à l'épaule arrachant à la panthère le hurlement d'un félin en colère. Le sang vient colorer la neige, mon sang, sa liberté s'échappe par les blessures, réelles, trop d'ailleurs. Notre vision vient se troubler et le rouge coule aussi devant mes yeux tandis qu'un carreau vient emporter un bout d'oreilles félines. Je me demande si sous ma forme elfique cette blessure se verra aussi d'ailleurs.

    Puis les arbalètes se taisent, il faut le temps de les recharger. Moi il me faut juste une respiration, pas plus, pour me remettre debout et tirer mon épée de cristal.

    (La Reine est en danger !)

    Spontanément, Astinor lève les yeux vers Karz et Sheeala d'Argentar, donc le corps porte aussi les stigmates rouges de blessures. Vu la distance du dragon, les seuls capables de faire ces blessures sont les mêmes que les miens. Je sers les dents, la colère m'envahit. Ma vie, je suis libre de la risquer pour Yuimen; mais elle est une Reine, et comme je m'étais servie de mon corps pour protéger Naémin de Tahelta, je dois agir de même. Il me faut frapper vite, et efficacement. Mon sort de manipulation ne suffira jamais à nous sauver à toutes les deux la vie. Mais j'ai une autre carte à jouer, qui elle devrait suffire, malgré le risque qu'elle comporte. Reprenant le contrôle de mon corps, j'envois un message à mon allié :

    (Retournez sur la colline. Je vais devoir déchaîner ma puissance ! Si je meurs, récupérez mon corps et mon épée, merci.)

    Les poils tombent, la queue se résorbe et les oreilles redeviennent elfiques. Je laisse ma colère m'envahir, ces peaux vertes ne savent pas ce qu'ils viennent de déchaîner. Jamais, au grand jamais, ils n'auraient dû s'attaquer à la Reine des Pâles.

    Je me mets à hurler alors, dans la langue de mes adversaires tout en plantant Astinor, l'épée de cristal, au sol :
    "Fuyez Sektegs d'Omyre ! Fuyez pauvres fous ! Je suis Lothindil 'tir Lisha, Guerrière Spirituelle de Yuimen !"

    Quatre bonds dans leur direction, quatre bonds avec chaque fois un changement de directions et une syllabe d'un cri qui résonne peut-être dans la plaine au milieu des charges :
    "VOUS NE LA TUEREZ"

    Dernier bond, au plus près des lignes ennemis, mon épée en arrière de moi, qui, je l'espère, fera écho à ma propre magie comme elle l'a déjà faite avec des sorts adverses.
    "PAS !"

    Le dernier mot est littéralement hurlé à toute puissance tandis que j'attire la magie de ce monde autour de mon poing. Déchaînant toute ma puissance en un seul coup, je viens frapper la terre de mes doigts serrés, relâchant toute la violence dont la terre est capable sur ce heurt unique, écorchant ma main au pied même de l'ennemi.

    Un genou à terre, et tandis que l'onde terrestre se propage, je me roule en boule, ma cape bénie par Yuimen me protégera de la terre tandis que mes bras sont enroulés autour de ma tête et de ma nuque, les boucliers d'acier de mes poignets me protègeront les points sensibles d'éventuelles carreaux.

    (Marrant, ça me rappelle un autre magicien.)
    (Et ça se finissait comment ?)
    (Oh, assez bien... Enfin le magicien en est mort, mais il est revenu plus puissant...)


    721 mots

    (((lancement cumulé de secousse et de puissance terrestre; niveau maximum possible pour les deux.)))

    _________________


    Je suis aussi GM14, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


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     Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
    MessagePosté: Mar 12 Juil 2016 15:07 
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    Aux demandes d'Alistair, seuls Glanaë et Gleen répondirent, acceptant de le suivre en haut des portes de la ville. La première, qui avait également été demandée par Mathis, semblait avoir quelque chose à lui reprocher, ce qui arrangeait bien les affaires de l'assassin. Evidemment, il ne fallait pas concentrer toutes les forces à cet endroit, mais il serait la première cible, directement face aux armées, et il aurait grandement besoin d'aide pour repousser celles-ci suffisamment longtemps. Le second, lui, n'avait été réquisitionné que par le voleur, aussi avait-il accepté sans trop d'hésitation. C'était un homme mûr, un peu plus vieux qu'Alistair, mais qui ne semblait pas particulièrement sûr de lui. Simaya, elle, s'en alla avec le shaakt nommé Endar, emportant avec elle les espoirs de l'assassin d'amplifier la décharge du faiseur de foudre. Quant aux Cadi Yangin, quatre d'entre eux furent alloués à sa portion de mur.

    Une fois que tout le monde eut posé ses demandes, les autres Esserothéens, ceux qui n'avaient pas été choisis, se présentèrent tour à tour pour que les aventuriers fassent la meilleure utilisation possible de leurs pouvoirs. Ainsi, Alistair put identifier les personnes dont il connaissait déjà le domaine magique, mais également apprendre l'existence de quelques autres magiciens dont il n'avait pas entendu parler jusqu'alors. Il lui faudrait mettre au clair les capacités de chacun, ainsi que leurs limites, s'il voulait faire le meilleur usage possible de leurs dons.

    Aussi les questionna-t-il, un par un. Premièrement venait The'Elem, capable de changer la matière. Si cette énoncée fit grimper les espoirs du voleur, la description exacte était bien moins reluisante. La taille de la matière transformée était relativement étendue, mais absolument pas assez pour causer de réels dégâts à un large nombre d'ennemis ; il lui fallait, en plus, être en contact direct avec l'objet de la transformation pour que celle-ci opère ; dernièrement, et ce n'était pas un détail, il n'était pas capable d'assurer le résultat, ainsi son pouvoir pouvait avoir des effets désastreux. Le compte rendu terminé, Alistair grimaça, sans trop savoir que faire de lui. Peut-être parviendrait-il à coupler son habilité avec celle d'un de ses confrères ? En attendant, il n'avait pas vraiment d'idée.

    Ensuite vint Anièle, qui était celle capable d'accélérer la vitesse de son propre corps. Alistair apprit qu'elle pouvait rester en vitesse maximale une bonne heure, et que celle-ci était apparemment assez impressionnante. Il y avait cependant peu de chance pour qu'elle le soit assez pour traverser les lignes ennemies, aussi abandonna-t-il l'idée d'en faire une espionne pour la cantonner au rôle de messagère.

    « Si nous ne trouvons pas de meilleure utilisation de votre pouvoir, » lui dit-il, « vous pourrez toujours aider les estafettes pour les messages les plus urgents. »

    Ethan était le fameux détenteur du pouvoir de projection astrale. Il pouvait ainsi sortir son esprit de son corps et se déplacer jusqu'à une distance assez importante aussi longtemps qu'il le voulait, et ce en restant complètement invisible aux yeux normaux. Son rôle était assez clair, dans l'esprit d'Alistair.

    « Pouvez-vous espionner Vallel pour nous ? Nous garderons un œil sur votre corps. »

    Le pouvoir de Thea'Tol, la confusion mentale, s'avéra lui aussi plutôt décevante, mais il pourrait s'avérer utile cependant. Si les effets étaient très limités, et le nombre de cible assez faible compte tenu de l'armée qu'ils s'apprêtaient à affronter, il y avait sûrement des moyens d'en faire un usage intelligent.

    Liber, qui pouvait créer des explosions, avait lui une puissance intéressante : les trous provoqués étaient apparemment plutôt impressionnants. Le plus gros bémol de son don restait la portée, car il devait percuter les objets visés pour l'activer.

    Venait ensuite Onduh, dont le corps pouvait intégralement se changer en une roche solide et résistante. Il n'y avait pas grand chose à en faire à grande échelle, mais au moins pourrait-il protéger quelques personnages clés... Comme Alistair lui-même, par exemple.

    « Nous serons juste en face de l'armée, et les portes seront la première cible de nos ennemis. Aussi, si vous le voulez bien, j'apprécierais que vous nous protégiez des flèches et des carreaux de votre corps. Vous seriez un genre de rempart mobile. »

    Pour terminer, ce fut au dénommé Thross qu'il demanda des précisions. Le créateur d'eau pouvait ainsi invoquer une grosse vague, assez impressionnante en taille, mais à la puissance destructrice pratiquement nulle. C'était déjà mieux que ce qu'Alistair avait envisagé, ne le pensant capable que d'en utiliser un flux très modéré.

    « Peut-être pourrez-vous faire fondre la neige avec votre eau, et tremper dans le même temps une certaine portion des troupes ennemies. Combiné avec le pouvoir de Messire Gleen, l'efficacité peut-être au rendez-vous. Ou alors, vous pouvez combiner votre pouvoir avec celui de Messire The'Elem. Remplir des larges récipients d'eau, qu'il les transforme en acide ou en huile inflammable, et lorsque les troupes seront à nos portes, les lancer sur l'ennemi. »

    Restait, finalement, deux Esserothéens aux pouvoirs plus individuels. Eligor, un archer sans faille, et Feerale, qui pouvait créer des flammèches dans ses mains.

    « J'aurais besoin de vous au-dessus des portes, avec moi, » demanda-t-il. « Votre pouvoir n'est pas très utile dans une telle masse d'adversaires, Messire Eligor, mais avec moi vous serez au premier rang pour toucher les cibles les plus éloignées possible. Si vous en êtes capables, j'aurais besoin que vous concentriez vos efforts dans les yeux des rats géants dès qu'ils seront à votre portée ; ce sont des créatures, je doute qu'elles soient plus vives que des animaux et ainsi aveuglées elles perdront certainement leur calme et pourront créer des carnages au sein de leur propre camp. Et vous, Dame Feerale, pourrez allumer ses flèches. »

    Ces informations en poche, ses conseils et requêtes dispensés, Alistair se rendit finalement au lieu où commencerait la bataille pour lui : le dessus des portes de la cité. Il n'avait pas grand monde sous ses ordres ; en dehors des quelques Cadi Yangin qu'il avait demandé et des Esserothéens l'accompagnant, il n'y avait que le capitaine en charge des engins de siège de présent.

    « Alistair, » se présenta l'assassin à ce dernier. « Je suppose que c'était déjà le plan, mais il me semble judicieux de se focaliser en premier lieu sur leurs armes de siège, scorpions et tours. Sans eux, et sans les archers, le siège se changera en simple exécution unilatérale de notre côté, du moins tant qu'ils n'auront pas percés les murailles. »

    C'est ensuite aux sorciers de feu qu'il s'adressa.

    « Messires Cadi Yangin, pourrais-je avoir des précisions concernant vos pouvoir ? La portée de votre magie, et la puissance que vous pouvez mettre dans une attaque sans trop vous épuiser ? »
    « Notre magie peut prendre bien des formes, et nous sommes bien loin de notre désert. Nous verrons quelle influence Vakkar Tî voudra bien nous conférer ici. »

    Alistair fronça les sourcils à cette réponse qui ne répondait à rien. Il n'était pas forcément plus avancé quant à l'utilisation qu'il pouvait faire d'eux.

    « Si je puis me permettre une suggestion, et si vous êtes capables de gérer la chaleur de vos sorts, il faudrait faire fondre la neige sans l'évaporer. Ainsi, les ennemis s'embourberont et seront ralentis, sans compter le pouvoir de Messire Gleen ici présent, qui pourra les électrocuter. »

    Ses conseils dispensés, il se tourna vers ce dernier, faiseur de foudre. Il ne semblait pas particulièrement à l'air ici. Quelques rapides questions lui apprirent que son pouvoir était aussi limité que celui des autres Esserothéens : ce n'était pas une décharge suffisante pour faire s'arrêter un cœur, et la zone touchée était réduite. Mais la portée du sort était plus qu'acceptable, supérieure à celle des ombres de Loona, et l'eau et le métal étant hautement conducteurs, les quelques mètres de rayon suffiraient à toucher un grand nombre d'ennemis à chaque attaque. Quant à Glanaë, il avait déjà eu un aperçu de ses capacités à Andel'Ys. Mais il ne comptait pas gaspiller ses pouvoirs à la première occasion venue : il faudrait l'utiliser avec parcimonie, dans les temps les plus décisifs, comme pour aider à effrayer les rats ou pour provoquer une panique générale dans une trop grande mêlée.

    « Tant qu'ils ne sont pas assez prêts, inutiles de gaspiller votre énergie, » fit-il finalement aux Esserothéens. « Lorsqu'ils auront assez avancé, alors, Loona camouflera les archers en seconde ligne avec ses ombres, et Gleen les électrocutera. L'attaque devrait les arrêter quelques secondes, peut-être les faire chuter, et pendant ce temps les lignes arrières viendront s'écraser contre eux. Ca ralentira nos ennemis quelques temps, et les piquiers en première ligne seront isolés. » Puis, dans un dernier message d'encouragement : « Je sais que vous n'êtes pas des guerriers, ni même des mages de combat, mais aujourd'hui c'est vous qui sauverez Aliaénon du joug Oaxien. Vous pourrez retourner passementer vos vêtements ou fabriquer vos poteries demain, mais aujourd'hui j'ai besoin de vous pour guerroyer.  »

    Le plan était rudimentaire, mais tant que les ennemis n'étaient pas formés, que la bataille n'avait pas commencé, il n'y avait pas grand chose à faire de plus. Il restait cependant un point à éclaircir. Alistair se tourna vers le capitaine Kuni et posa la question qui le démangeait depuis qu'il avait quitté Fan-Ming, quelques jours plus tôt. Le conseiller Tsukiko y avait déjà répondu, mais il lui semblait aberrant que la réponse n'ait pas encore changé.

    « On peut savoir pourquoi il n'y a pas de renforts Oraniens ? Si Fan-Ming tombe, Oranan tombe, il serait peut-être temps d'envoyer quelques milliers de soldats nous venir en aide. »



    (((1 600 mots)))

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     Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
    MessagePosté: Mar 12 Juil 2016 18:25 
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    Les discussions étaient terminées. Les aventuriers venus de Yuimen et d’ailleurs s’étaient distribués les zones à défendre et avaient répartis les ressources du mieux qu’ils le pouvaient. Le maître d’armes avait poliment refusé mon offre, signifiant, avec raison, qu’étant donné son âge, il serait plus utile à l’état-major afin de prodiguer ses conseils. Certains aventuriers rompus dans ce genre de combat avaient mis à profit leurs expériences. Ainsi des messagers, appelés estafettes, se promèneraient d’un camp à l’autre afin de transmettre l’information, des mages de feux seraient également postés sur les tours le long des murailles.

    Il était à présent temps pour chacun de se rendre sur les murailles afin de préparer la défense Fan-Ming contre l’envahisseur. Certains Esserothéens possédant des pouvoirs plutôt singuliers, mais fort intéressants ne savaient pas trop où se diriger. Dans ce type de combat, et malgré ma maigre, voire inexistante, expérience, je pensais que tous les pouvoirs pouvaient s’avérer utiles si on est un tant soit peu intelligent. Et de ce côté, j’étais assez bien équipé.

    Je me retournai donc vers les indécis.

    «Liber et Onduh, venez avec moi, sur la muraille ouest, j’aurai besoin de vos services. »

    Le temps des beaux discours tirait à sa fin, bientôt nous serions tous en place à nos postes et l’action remplacerait les mots. Tout en me dirigeant vers la zone que je m’étais moi-même assignée, je sentais mon peu de confiance s’échapper. La peur qui m’avait quitté lors de la séance revenait à la charge. Cette fois, je n’avais pas que ma vie à sauver, mais celles de tous les hommes et femmes sous ma charge. Le poids de ma responsabilité pesait lourd sur mes épaules. Ce fut en silence et en compagnie d’Arthès, de Derana et de plusieurs autres que je poursuivis mon chemin. Pendant que je gravissais les escaliers de la tour, je réfléchissais au discours d’encouragement que je prononcerais à ma troupe, mais aucun mot ne me vint. Moi, qui d’habitude avais la parole facile, j’étais envahi par un stress qui me paralysait.

    Une fois en hauteur, je pris une grande respiration et j’observai les troupes déjà installées. Les cinquante archers, disposés tout le long de la muraille, étaient secondés d’un piquier. Une catapulte trônait sur la tour et un scorpion était positionné au milieu de la zone, prêt à tirer.

    Alors que je tentais en vain de ralentir ma respiration qui menaçait de s’emballer, je sentis la main franche d’Arthès sur mon épaule. Ce dernier, plus confiant que moi, affirma sa foi en la victoire, déclarant que cette fois nous aurions le dessus sur les troupes sombres. Ces paroles, courageuses et encourageantes, me firent le plus grand bien et augmenta quelque peu ma confiance. Affichant un nouveau sourire d’espoir, je lui répondis :

    « Je ferai tout mon possible pour nous mener à la victoire ! Contrairement à ces grégaires qui nous attaquent, nous serons plus organisés ! Je sais qu’il vous est possible d’arrêter le temps, je vous prie donc d’utiliser ce pouvoir lorsque la situation s’y prêtera. Mis à part cette faculté, quelles sont vos habiletés de combattants ? »

    Je l'écoutai attentivement puis je m’approchai de Derana, qui semblait, avec raison, légèrement apeurée par les tambours de guerre qui se faisaient déjà entendre au loin.

    «J’aimerais que vous me parliez davantage de votre pouvoir. J’ai cru comprendre que vous pouviez communiquer avec les animaux. Vous serait-il possible de communiquer avec les animaux ennemis, rats, montures et les influencer dans leur déplacement, leur comportement, ou les désorienter ? »

    Lorsqu’elle me répondit, machinalement, tout en l’écoutant, je tendis la main vers le petit chat noir qu’elle tenait dans ses bras afin de caresser son poil noir soyeux.

    C’est à ce moment que le phénomène se produisit pour la première fois. Ma main venait à peine d’effleurer la fourrure noire du félidé, que de minuscules petits éclairs bleus sautèrent sur mes doigts, les parcourant quelques secondes tout en procurant une étrange sensation électrisante avant de s’estomper. Quelque peu intriqué, je voulus interroger la belle Derana, croyant que son chat était responsable de cette surprenante manifestation. Mais je n’eus guère le temps, car ma vision devint floue avant de s’évanouir complètement. Au noir absolu s’ajouta, une curieuse, mais non désagréable impression d’être aspiré.

    Quelques secondes plus tard, je retrouvai la vue. Je ne sais pas ce qui s’était produit, mais je me retrouvais dans les bras de la belle Derana qui me caressait mon poil noir lustré.

    (Quoi ! ? )

    Apeuré, troublé, je me levai sur mes quatre pattes, ouvrit la bouche et feula. J’aurais voulu crier ma détresse, mais cela m’était impossible. Je ne sais quelle sorcière m’avait ensorcelé, mais j’avais intégré le corps d’un chat et j’en étais à présent prisonnier. Je tournai la tête et je m’aperçus. Ou plutôt, j’aperçus ce séduisant visage qui était le mien, inerte, sans âme, comme une marionnette. Affolé, je ne réfléchis pas une seconde de plus et je sautai dans mes bras musclés. Le charme, ou le sort se rompit aussitôt. Après un voile noir qui ne dura qu’un très bref instant, je me retrouvai dans mon corps, un mignon petit chat dans les bras. Prudemment, je le caressai doucement, avant de le redonner à sa propriétaire.

    « Mignon, votre chaton ! » Lui dis-je, le sourire revenu d’être de nouveau moi. Je la regardai perplexe, mais je ne posai pas de questions, pas pour le moment du moins. Quoi que cette expérience m’ait grandement surpris, je ne pouvais pas affirmer qu’elle fut désagréable. Peut-être que si je pouvais répéter ce phénomène, je trouverais des moyens d’en tirer avantage.

    J’entendis les cors de guerres et leur menaçante musique auquel s’ajouta le vacarme incessant des troupes qui s’approchaient. Garzok, gobelins, rats géants, créatures noires, toute la vermine d’Oaxaca dirigée par Vallel se dirigeait vers nous. Il y avait bien des fantassins, mais aussi des archers et des arbeletiers. Eux aussi possédaient des scorpions et des catapultes.

    Je pris une grande respiration avant de donner mes instructions.

    « Avant toute chose, il faut tenter de contrer leur attaque à distance. Que les mages se tiennent prêts à incendier les engins de guerre de bois, dès qu’ils seront à portée. Le scorpion devra au départ être réglé en tir parabolique. Ses tirs seront moins précis, mais la portée sera quadruplée. La cible du scorpion sera les porteurs des catapultes, des scorpions. Notre catapulte devra être orientée afin de détruire leurs catapultes. il faut empêcher le plus possible la progression de ces engins. Archers, enflammez vos flèches et visez les arbalétriers et les archers. Ils ont la même portée que nous, mais ils sont à découvert et pas nous…. »

    Je pris une seconde respiration et je poursuivi :

    « Unissons nos forces, nos différences et nous vaincrons ! »

    (((1143 mots,)))

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    Dernière édition par Mathis le Mar 19 Juil 2016 19:44, édité 2 fois.

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     Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
    MessagePosté: Mar 12 Juil 2016 19:33 
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    Tout se met en place. Mes semblables Yuiméniens se répartissent en fonction de leurs avis, de leurs capacités, de leurs utilités. Certains proposent d’autres choses. Le mec qui voulait creuser une tranchée fait même un discours.

    Egregor décide de rester avec Fin’ pour le protéger, un type louche à l’air squelettique décide de m’accompagner sur la muraille couvrant la brèche.

    J’incline la tête vers Simaya, respectant sa décision avant de prendre la direction des remparts. Déterminé, je monte les marches, sentant mon cœur battre de plus en plus fort, en harmonie avec le son des tambours de guerre et du rythme des pas de l’ennemi. Je pose mes mains sur la pierre froide pour en calmer les tremblements en observant une vue semblable à celle que j’ai vu à Esseroth.

    Bien plus d’hommes que je ne peux en compter. Des Orques, des gobelins, des rats, archers, piquiers, créatures noires.

    J’inspire puis expire lentement. Je me redresse, maître de mes émotions. Je ne peux pas me laisser envahir par la peur. Je rassemble tous mon courage, sers les poings et affronte du regard ces millions de paires d’yeux.

    Un capitaine du nom de Sawazaka me présente les troupes. Je salue respectueusement chacun d’eux et m’approche de Fin’ qui me regarde, l’air perdu, avant d’ôter sa robe pour me la rendre en me précisant qu’il n’en a pas besoin. Je le regarde, surpris.

    "Si je te la propose c'est justement pour que tu n'es plus aucune limite et surtout, j'ai peur de ne pas réussir à me contrôler et de créer une catastrophe. Garde-la pour la bataille, ta magie sera plus utile que la mienne. Quand on aura gagné la bataille, tu décideras si tu veux me la rendre ou bien la rendre aux Ouessiens en guise de paix entre vos peuples. Ils en étaient les gardiens après tout. Ensemble vous pourriez bâtir une cité magnifique. Avec des fontaines à bière."

    Concluais-je en riant.

    Il sourit, sûrement amusé par la perspective de fontaine à bière. Il garde cependant l’habit tendu.

    "Non, vraiment. En l'utilisant, ce n'est pas que je n'ai plus de limite, c'est juste que je ne connais plus les miennes. Je... Je l'ai essayée, cette nuit. Je suis ressorti de la ville pour faire de la magie. Et... C'est étrange. Je... j'ai passé toute ma vie à contrôler ma magie. Avec cette robe, c'est comme si je n'avais rien appris. Elle te sera plus utile, Xël. Elle n'augmente pas les pouvoirs, mais pour quelqu'un qui ne sait pas... maitriser sa puissance..." il semblait gêné de dire ça, "Elle est vraiment utile."

    "D'accord, je vais la prendre mais je t'en demande beaucoup pour cette bataille. Si tu es sûr que ça ira je veux bien te croire. Je te fais confiance Fin'. Si tu tombes de fatigue je te botterai le cul."

    Je lui donne une tape dans l'épaule manquant de le faire trébucher. Il ajoute en souriant.

    "Tu... Tu ne pourras pas : tu tomberas de fatigue avant moi, robe ou pas."

    Je ri en récupérant et enfilant finalement la robe par-dessus mes haillons tandis que de l’autre côté de la brèche, Azra me demande de m’occuper des armes de sièges.
    Je lui lâche un grand sourire et lève le pouce.

    " Ouai’p ! On s’en occupe ! "

    Je me tourne vers Fin’.

    " Prépare-toi. On va tout de suite donner le ton. "

    Puis je m’adresse, plus fort, aux troupes qui m’entendent et à ceux qui peuvent transmettre le message.

    " Sorciers de feu ! Ecoutez-moi ! Dans un instant, un portail va s’ouvrir devant vous, vous donnant l’occasion de toucher les engins de sièges. Brûlez moi ça ! Tenez-vous prêt ! Montrons leurs que même si ils sont bien plus nombreux, nous sommes déterminés à leur botter le cul jusqu’à ce qu’ils aient la trace de nos semelles sur la gueule ! "

    Je me sens prendre des ailes, jamais je n’ai ressenti une pareille sensation, je m’adresse alors à Fin’ :

    " Vas ’y Fin’. Crée un lien entre les sorciers et les scorpions et catapultes, le maximum que tu peux sans trop t’épuiser. C’est le moment de briller mon ami ! "

    Revigorer, je me tiens prêt à défendre cette cité. Et si un scorpion ou une catapulte parvient à tirer avant d’être en flamme je suis prêt à tout renvoyer d’un coup de vent.

    ((748 mots))

    ((Demande à Fin' d'ouvrir un maximum de portails pour que les sorciers de feu puissent enflammer les armes de sièges ennemis.
    Je me tiens prêt à renvoyer une salve ennemi grâce au sort Vents infernaux : Invoque des vents relativement puissants qui frappent une cible avec violence. Plus le lanceur de sort est puissant, plus les vents sont forts. (mag+1/lvl.)))

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     Sujet du message: Re: Fan-Ming - Le Dernier Espoir
    MessagePosté: Jeu 14 Juil 2016 17:02 
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    Et c'est ainsi, après avoir vu les serres de la Reine Sheeala étreindre mes bras, serrant le plus fort possible comme je lui ai demandé, c'est ainsi, après une simple impulsion nous permettant de prendre notre envol, que les choses sérieuses commencent réellement. Je ne saurai décrire avec précision ce que je ressens à l'instant où mes pieds quittent le sol, au bruit de quelques bruissements d'ailes camouflée par la ferveur de la bataille naissante. Non, je suis incapable de décrire efficacement cette sensation. Mélange d'excitation quant au fait de parcourir presque librement les cieux, de détermination quant à l'importance de mon - de notre objectif - et de peur. Peur pour ma propre survie, mais surtout pour celle de la souveraine des hommes pâles qui a décidé de m'accompagner, pour les homme pâles eux-même, pour les Esserothéens qui subissent un nouveau siège, derrière les murs de Fan-Ming et de manière plus générale, pour ce monde et pour le mien. Les enjeux sont énormes et vont sans doute au-delà de ma maigre compréhension. Mais loin de me paralyser, cette crainte me pousse vers l'avant, me force à agir. Fini le temps où ce sentiment me faisait prendre les mauvaises décisions, m'obligeant presque malgré moi à fuir à la moindre occasion...Non, maintenant il n'est plus question de fuir, il n'est plus question de ma propre survie. Je dois agir et surtout, je dois réussir. Je ne suis plus animé par la crainte de mourir, mais par celle d'échouer et de voir, par ma faute, la vie de milliers de personnes être fauchée au nom de sombres desseins.

    Et c'est dans ce but, clair et établi, que j'ai pris mon envol pour affronter celui que j'ai choisi comme adversaire. Naral Shaam. Cet immonde lézard qui n'a acquis sa force qu'en profitant lâchement des autres. Comme ce moment où, pour la première fois, il a déployé ses ailes dans le bagne maudit, résultats des reliques offertes par Ezak et les autres. Où celui où il a décidé de prêter allégeance Sisstar, cédant à l'attrait de la facilité en acceptant de se maudire pour un peu plus de pouvoir. J'ai moi aussi cédé à cette tentation, mais j'ai reconnu mes torts. Alors que lui...lui...Il est plongé dans les ténèbres à un tel point que je doute qu'il se rappelle encore que la lumière existe. Non, il est là, cautionnant le massacre d'innocents, se jouant de nous, nous donnant des leçons, agissant en toute impunité. Et c'est à moi de lui faire face. C'est à moi de lui faire comprendre qu'il n'est pas tout puissant. C'est à moi de libérer le monde de sa funeste présence. C'est à moi d'effacer, de dissiper les ténèbres qu'il fait planer sur les habitants d'Aliaenon. Non pas parce c'est ce que les gens attendent de moi, encore moins pour jouer les héros, mais seulement...Parce que c'est la voie que j'ai décidé d'emprunter. Et je ne suis pas le seule sur cette voie en ce moment. La Reine à mes côtés, Lothindil, Kiyoheiki, Heartless...tout ceux qui se battent ici ou qui protègent les murs de Fan-Ming. Tous, nous avons le même objectif, tous nous nous battons pour le même but, même si nos raisons peuvent varier et pour eux, pour leur bien, pour répondre à leurs attentes et pour les protéger, je ne dois pas échouer.

    Concentré, je ne perds pas de vue ma cible et je laisse la Reine Harpie me guider à travers les cieux, repliant les jambes pour la gêner le moins possible en limitant ma prise au vent. Naral ne semble pas nous avoir repéré et je ne vois pas le moindre obstacle nous empêchant de mettre fin à son règne. Tout du moins c'est ce que je pensais car d'un seul coup, l'espace d'un instant, alors que la vue était parfaitement dégagée, l'image du reptile mauve disparaît. Dissimulé par quelque chose qui ne présage rien de bon et contre laquelle je ne peux rien faire. Je ne peux qu'observer et faire confiance à ma noble partenaire. Non...C'est trop rapide, c'est trop tard. Une nuée de carreaux d'arbalète file vers nous à une vitesse folle et je ne peux qu'espérer passer à travers. Instinctivement, je croise mes bras devant ma tête et...rien, je ne ressens rien. Pas la moindre douleur. Nous on-t-il raté ? En y regardant de plus prêt il semblerait que non. Si je n'ai rien senti, ce n'est pas à cause d'un échec des arbalétriers, mais simplement parce que leurs projectiles sont venus se ficher dans chacun de mes bras. Deux traits plantés, l'un dans mon biceps droit, l'autre dans mon poignet gauche. Soulagé de n'avoir subit de dégât plus grave, je suis très vite tiré de mes pensées égoïstes par la sensation de quelques gouttes tombant sur mon front avant de couler sur mon visage jusqu'à mes lèvres. Contenant le réflexe qui m'aurait poussé à m'essuyer d'un revers de la main pour y voir plus clair, je préfère lever la tête et...constater le désastre.

    Bien évidemment, ce sang n'est pas le mien...mais celui de la douce Reine Sheeala d'Argentar. Il s'avère qu'elle a eu beaucoup moins de chance que moi. L'ont-ils visé en priorité ? A-t-elle chercher à ma protéger ? Est-ce simplement le coup du hasard ? Je n'en sais rien, mais je ne peux détache mes yeux de la terrible scène qui se joue devant moi. Des carreaux sont venus perforer son corps, ses ailes, accablant la souveraine de douleur. Comble de la poisse, un projectile est même venu transpercer l'une de ses pattes qui ne manque pas de relâcher son étreinte. En cet instant, j'ai peur de mourir, mais j'ai bien plus peur de ce qui va arriver à la Reine si je ne fais rien. Elle qui fait preuve de tant de courage pour faire face à Naral Shaam. Elle qui fait preuve de tellement de détermination, pour m'accompagner jusqu'au bout, allant jusqu'à planter ses puissantes serres dans mon bras. Elle qui malgré ses forces qui la quittent, fait tout son possible pour continuer à supporter mon poids, alors même que le dragon décide de nous prendre pour cible. Je n'ai pas de temps à perdre. Non, je dois agir et vite. Je ne peux pas laisser cette femme mourir comme ça. Je dois essayer quelque chose. Je ne sais pas si je vais y arriver, mais il le faut.

    "Tenez bon Votre Majesté! Juste un peu!"

    Il le faut, même si je rechigne à prendre le risque qu'elle souffre encore plus par la suite, il est trop tard pour reculer et je me dois de faire honneur à sa force de caractère. Ce sera la première fois. La première fois que je vais utiliser cette magie, sans me servir de mes mains et dans des conditions aussi extrêmes. Tout va être une question de rapidité et d'efficacité. Si je tarde trop, nous tomberons, où Naral nous déchiquèteras. Si je ne suis pas assez efficace, la reine risque de ne pas recouvrer assez de force et le résultat sera le même. Il faut que j'essaye, je n'ai pas le choix.

    Retenu dangereusement par un seul bras, je tente malgré tout de me détendre en fermant les yeux. Je tente de m'isoler, comme lorsque je m'entraine au tir à l'arc. Sauf que cette fois, c'est avec mes fluides de lumières que je dois résonner. Je dois les visualiser. Les imaginer recouvrant mon corps avant de lentement glisser vers celui de la femme oiseau qui met sa vie en jeu pour préserver la mienne. Je les imagine l'entourant et tente de me représenter ses blessures en train de se refermer sous l'effet de ma magie. Et cette fois, pas question de contrôle ou de retenue. Je dois lui faire recouvrer TOUTES ses forces.

    Rouvrant les yeux, je ne cherche même pas à vérifier si j'ai réussi. A dire vrai, je n'en ai pas vraiment le temps. Naral s'approche de nous à grande vitesse et j'ai une idée...Une idée folle, terrible, encore plus dingue que celle de m'envoler. Une idée encore plus dangereuse pour moi, mais qui aura le mérite de sortir la Reine de la situation délicate dans laquelle je l'ai embarqué. Elle aura été une des partenaires les plus efficaces avec qui j'aurais eu l'honneur de combattre. La femme la plus courageuse qu'il m'aura été donné de rencontrer. Sa beauté étant devenu la plus mineure de ses qualités. Maintenant, je vais devoir régler ça en un contre un. Un seul assaut. Une seule tentative.

    "Votre Majesté. Vous en avez assez fait, je ne veux pas vous mettre plus en danger. N'hésitez pas! Lancez-moi sur le dragon et mettez-vous à l'abri! La vie d'un aventurier étranger ne vaut pas celle d'une souveraine telle que vous. Faites ce qu'il faut et surtout, ne souffrez d'aucune hésitation! Pour vous. Pour votre peuple. Pour Aliaenon!"

    Même s'il m'en coute de lui donner un ordre, j'espère vraiment qu'elle va m'écouter. C'est définitivement ce qu'il y a de mieux à faire. Mais quand même...Je suis vraiment dingue.

    [1502 mots, Souffle de Gaïa level max!]

    _________________

    Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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