Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27 Messages: 39606
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Plaines Ynoriennes – Sud. Tous s’accordèrent sur les plans du quatuor Yuimenien sans y trouver à redire. Ils avaient eu la bonne idée de séparer efficacement les elfes, au centre de la bataille et épaulés des Ynoriens, des hommes pâles, qui s’occuperaient des charges principales et des extérieurs de celle-ci. Chacun prit le commandement de sa troupe et alla se placer tel que Lothindil et Kiyoheïki leur avait indiqué sur ce semblant de plan de bataille creusé dans la neige, support visuel plus que bienvenu pour ces êtres basés sur le concret. Bien vite, chacun fut prêt à mener cette bataille nécessaire pour rejoindre Fan-Ming et participer à sa rude défense. Les troupes ennemies, pendant ce temps, n’avaient pas bougé, comme si elles laissaient, avec honneur, le temps à leurs adversaires de s’organiser. Naral Shaam, sous sa forme draconique, n’avait cessé de tournoyer autour du champ de bataille, prêt à intervenir lorsque l’assaut serait donné. Lorsque tout le monde fut placé, ce fut au tour du silence se s’abattre sur la plaine. Un silence pesant, stressant, qui n’était troublé que par la rauque respiration des guerriers dont le cœur était serré par la peur, la volonté inébranlable de vaincre, et la fierté d’être là. La buée sortait en petits nuages de chaque bouche, et la tension du champ de bataille était presque palpable. Les plus attentifs verraient les regards échangés, entendus, symboles de courage et d’union entre les combattants. Celui d’Astidenix, sur le flanc droit, à son fils, qui mènerait le leurre de charge contre les monstres canins, valait tous ceux-ci. On y lisait tant la confiance que l’honneur de voir combattre, ce jour, deux générations de puissants guerriers.
Les regards. Ceux-là reflétaient au mieux le ressenti de chacun ; comme celui froid, sévère et analytique d’Ejude sur ces créatures montées sur des sangliers monstrueux. Celui déterminé, farouche et décidé, de Sheeala d’Argentar lorsque Karz lui annonça être prêt. Celui, craintif et triste d’Honoka qui souffrait à l’avance de tout le sang versé, qu’importe le camp d’où il surgirait.
Et enfin, le début de la bataille fut donné. À l’instant où Lothindil se changea en ombres grâce aux sombres pouvoirs de Thensoor Val’Crooh, Seok donna l’ordre de la charge de diversion, et sa troupe partit en même temps que celle de Kiyohelki, à l’assaut trompeur des deux rangées de canidés immondes. Les archers pâles se tinrent prêts à bander leurs arcs pour décocher des salves meurtrières de flèches sur ces monstres lorsqu’ils poursuivraient les cavaliers sur le retour. Les deux charges majeures de cavaliers se tenaient prêtes, elles, à foncer dès que le chemin serait dégagé. Tout commençait, et il n’était plus possible, désormais, de faire machine arrière.
Sheeala, sous sa forme harpiesque, prit son envol et saisit, fermement, Karz par les bras, presque à hauteur des épaules. Prenant son conseil comme acquis, elle ajusta sa prise fermement, sans crainte de blesser ou de faire mal à l’archer aux mains auréolées d’or. Sans peine, dotée d’une grande force sous cette forme, elle le souleva de terre et l’emmena dans les airs. Un objectif : ce dragon mauve qui tournoyait comme un vautour au-dessus de ses propres troupes. Et cet objectif, elle ne le lâcha pas des yeux un instant, par trop consciente de l’importance de cet objectif sur le moral des troupes ennemies. La même détermination sans faille pouvait se lire dans les yeux des cavaliers menés au combat par Kiyoheïki et Seok. Un tel élan cavalier que les dogues d’Orsan ne purent résister à l’envie de, bien vite, se lancer à leur rencontre, conditionnés pour ferrer la chair de leurs ennemis dans leur puissante mâchoire. Leurs pattes étaient puissantes, et leur vitesse de pointe sur courte distance impressionnante. Alors que les cavaliers commençaient leur demi-tour pour fuir face aux archers, ils étaient presque arrivés à leur hauteur.
Lothindil reparut, comme prévu, derrière les troupes sektegs. Un millier d’arbalétriers. Pensait-elle vraiment y venir à bout seule ? Elle était accompagnée d’un puissant sorcier, nul doute, mais pourrait-il la protéger ? Rien n’était moins sûr, alors que les deux derniers rangs, en tout cas les plus proches du centre de la formation, derrière laquelle ils étaient apparus, se retournèrent pour pointer leurs armes meurtrières vers le duo d’importuns. Sans hésiter, sans attendre d’ordre, ils firent feu, appuyèrent sur la détente de leurs arbalètes, et une volée de traits partirent en direction des deux êtres. Thensoor, mu d’un réflexe de survie pertinent, se fit ombre à l’endroit où les traits l’attinrent. Ils le transpercèrent sans le blesser, disparaissant en lui en créant de petites volutes noires, et reparaissant derrière pour se planter dans la neige fraiche. La surprise, en revanche, fut nettement moins agréable pour Astinor, qui n’était pas munie d’un tel pouvoir. Agile, rapide, elle parvint à en esquiver de nombreux, mais la douleur cuisante qui la frappa à plusieurs endroits de son corps, impacts rudes qu’elle put ressentir comme des élans rouges, presque visibles alors qu’ils perçaient sa peau ou se plantaient dans sa cuirasse, fut un choc réel, intense. Sur la neige, les premières gouttes carmins coulèrent. Du sang. Son sang.
Sang. Le même qui coula en gouttes discontinues sur le visage de Karz, sans qu’il en comprenne tout de suite l’origine. Les arbalétriers n’avaient pas tiré uniquement vers Lothindil. Plusieurs d’entre eux, ceux des premières lignes avaient ajusté leurs armes vers cet assemblage volant de deux êtres unis pour vaincre. Des centaines de traits avaient noirci les cieux avant qu’ils aient pu atteindre le dragon, tournoyant toujours au loin. Miraculeusement, Karz ne s’était fait toucher aucun point vital. Il n’avait ressenti aucune douleur. Aucun choc. Un carreau avait bien percé son biceps droit, et un autre son poignet gauche, mais sans qu’il ressente la moindre douleur ni faiblesse. Faiblesse. Il la ressentit néanmoins assez vite, chez celle qui le portait. Sheeala d’Argentar n’avait pas eu sa chance. C’était son sang à elle qui tombait sur son visage, sur ses bras. Des traits avaient pénétré ses larges ailes, son corps et, plus embarrassant pour l’archer-volant, l’une de ses pattes, dont il sentit faiblir l’emprise sur son épaule. Peinant ostensiblement, elle ne semblait pourtant pas prête à abandonner, et poursuivait son vol suicidaire vers Naral, qui s’en rendit bien vite compte, et se mit à voler furieusement dans leur direction à leur tour. Mais la Reine souffrait, peinait, et sa patte faible vint à lâcher Karz, qui ne tenait plus pendu qu’aux serres gauches de l’oiseau de proie majestueux. Ces griffes puissantes s’enfonçaient maintenant dans son bras mécaniques pour le retenir, mais le tout glissait… Son vol lui-même se faisait plus faible, moins régulier. Et en face, Naral arrivait.
Des charges de diversion, Kiyoheïki se rendit bien vite compte de la réussite. Ils avaient non seulement réussi à accaparer l’attention des chiens, mais les troupes immondes de créatures difformes s’étaient elles aussi mises en mouvement, plus lentes que les dogues, mais sans doute plus dangereuses, et plus nombreuses aussi. Alors qu’il galopait à toute allure, en visu des archers qui préparaient leur tir, Ganko se fit pourtant rattraper par l’un des canins immondes, qui bondit sur les jarrets offerts du cheval de guerre pour y planter sa lourde mâchoire. Une embardée plus tard, il chuta en culbutant la neige sous lui, envoyant paitre Kiyoheïki par terre. Le semi-elfe roula-boula sur plusieurs mètres, sa chute étant par chance amortie par la neige, sans plus de heurt que le choc psychologique d’une telle chute. Blessé, mais pas mort, son destrier remuait, allongé sur le côté dans la neige. Le dogue monstrueux délaissait cette cible facile pour se tourner vers le milicien à l’honneur infaillible, grognant et dévoilant ses crocs, prêt à bondir…
Les chevaucheurs de sangliers, de leur côté, semblaient moins bêtes qu’ils ne paraissaient. Voyant les rangs de piquiers face à eux, ils chargèrent, certes, mais pas de manière frontale. Ils brisèrent en deux leur charge pour contourner la robuste formation elfe et foncer droit sur les archers pâles, sur les côtés. Les elfes étaient cependant des tireurs sur qui compter, et leur précision était sans faille. Ils tirèrent à leur tour de sombres volées de flèches, qui vinrent frapper les sektegs montés avec férocité. Avec une seule frappe, près d’un quart des monteurs de sangliers fut mis à mal, peu protégés par leurs armures de cuir et leurs bêtes robustes, certes, mais peu armurées. Pris de vitesse, ils seraient pourtant bien peu utiles lorsque les chevaucheurs auraient atteints les Hommes Pâles, bien peu protégés par le demi-millier de fantassins qui les accompagnaient. Car la lourde charge de ces ennemis montés ne serait pas simple à faire ployer. Ils avaient besoin d’aide, sans en douter. Et celle-ci ne viendrait pas d’Astidenix, qui mit un point d’honneur à mener sa troupe vers l’infanterie orque, nombreuse et restée immobile, prête à les recevoir. Le contact n’était pas encore fait, mais ne tarderait plus. De même que celle d’Heartless, s’il gardait son cap.
Des flèches… Celles qui sauvèrent Kiyoheïki du molosse qui le menaçait. Il avait réussi à bondir sur le corps allongé du semi-elfe, avant qu’il ait réussi à se relever, mais n’avait pu refermer ses crocs ensanglantés sur l’être chétif à sa portée : des flèches des chasseurs de Diasgo transpercèrent la bête jusqu’à la tuer, lui faisant partager le même sort que la plupart des dogues enragés sur la plaine : leur plan avait fonctionné. Au prix de la vie de quelques cavaliers, certes, moins d’une dizaine, dont le cadavre était à moitié dévoré, pour certains, mais les canins ne seraient plus une menace désormais.
Un grognement, cependant, fit savoir à Kiyoheïki qu’il n’était pas sorti de ses peines pour autant. Un être immonde l’avait vu remuer sur la neige, et s’approchait désormais de lui. Monstrueuse, la créature ne ressemblait à rien qu’il avait pu déjà voir de sa vie. Une créature de Vallel, faite de chair torturée à son niveau le plus sordide. Le monstre faisait deux mètres de haut, tout en muscles et en membres disproportionnés qui étaient des armes à eux seuls. Un adversaire dont il devrait se débarrasser : les archers avaient désormais d’autres chats-sangliers à fouetter.
Plaines Ynoriennes – Armée de Vallel.Les pas de Sirat l’amenèrent, alors que l’armée poursuivait sa menaçante progression, jusqu’aux première lignes ennemies. Des orques en surnombre le dominaient par le nombre. Avant qu’il eut pu atteindre les ennemis, un garzok sortit des rangs comme une furie pour se dresser face à lui, menaçant.
L’être à la peau verte regarda le renégat dans les yeux et émit un grognement circonspect du fond de sa gorge rauque.
« Toi, t’es Celui-Qui-Chante. Le Chef de Guerre Vallel t’a donné une mission. Où est le Shaakt ? »
Il semblait bien au courant. Loin d’arrêter la progression ennemie, ils furent bientôt entourés de toutes parts par les armées ennemies, innombrables. Néanmoins, cet orque unique lui faisait toujours face, attendant une réponse. Fan-Ming.Zone 7 – Etat-major. (tout le monde)Chaque aventurier semblait s’organiser pour s’approprier troupes et alliés de circonstance. Seuls Egregor, Simaya et Glanaë semblaient faire le coût d’une indécision. Ils tranchèrent la question à leur manière. Egregor alla suivre Xël et Azra, prétextant qu’il devait protéger Finarfin par-dessus tout, puisque Simaya ne le ferait pas. Pas cette fois, comme elle leur avait sans doute annoncé. Il ne connaissait vraisemblablement pas suffisamment Endar pour le suivre aveuglément, et ne comptait pas laisser un allié seul devant autant d’ennemis. La belle blonde, en revanche, respecta sa parole, et secouant gravement la tête à l’attention de Xël, s’en alla vers les murailles sud-ouest avec Endar. Elle ne serait plus la grande sœur de FInarfin, aujourd’hui. Xël savait ce qu’elle pensait de la question. Glanaë, elle, ne semblait pas avoir pardonné à Mathis ses exactions d’Andel’Ys. Un crime de guerre qui lui restait en travers de la gorge. C’est vers la logique d’Alistair que celle-ci se tourna, pour se poster au-dessus des portes, point stratégique par excellence.
Les Cadi-Yangin allèrent tous se disposer sur les tours de guet, comme Charis leur avait demandé, et quatre accompagnèrent l’assassin-stratège. La dizaine qui restait, ainsi qu’Ayoub, serient réservistes et resteraient pour le moment près de la Table d’Etat-Major, en attendant de pouvoir servir ailleurs.
Un service d’estafettes fut mis en place, comme conseillé par Charis, et des cavaliers de la compagnie Gamma allèrent se disposer le long de l’intérieur des murailles pour transférer rapidement des informations. Le capitaine Ie de l’intendance promit à chacun de trouver des cornes de brume au plus vite et de les faire parvenir aux aventuriers sur les murailles, comme signal d’alarme clair, en vue d’une demande de soutien urgente. Si Gleen et Loona furent réquisitionnés par Alistair, et Derana par Mathis, les autres esserothéens énoncèrent leurs pouvoirs en vue d’être choisis par l’un ou l’autre aventuriers. Ils apprirent ainsi que l’un d’eux, Eligor, pouvait manier l’arc comme personne. Un autre, Thross, pouvait créer de l’eau à volonté. Un troisième, The’elem, était spécialisé dans le changement de matières. Deux demoiselles s’ajoutèrent à la liste. La première, Feerale, pouvait allumer ses doigts de petites flammèches. La seconde, Anièle, pouvait se rendre extrêmement rapide. D’autres s’ajoutèrent encore. Ethan et sa capacité de projeter son esprit hors de son corps, Thea’Tol et son pouvoir de confusion mentale, Liber qui semblait pouvoir créer des impacts d’explosion en frappant le sol, ou Onduh, un homme mur pouvait lui-même se changer en pierre. Les deux derniers, Tilinn et Thebalt, proposèrent leur soutien à l’infirmerie et à l’intendance. Le premier parlait aux âmes défuntes, et le second pouvait écrire sur n’importe quel support avec la seule aide de sa voix.
Triman et sa compagne prêtresse, eux, dirent vouloir se poster dans les tours longeant les murailles frontales (12c et 12d), afin de contrôler aux mieux leurs troupes extérieures. Les golems, pour l’heure, étaient immobiles. Ils bougeraient lorsque ça serait nécessaire.
La Reine de Glace, elle, se tourna vers Silma.
« Où irons-nous ? »
Non loin, Serpent venait d'être introduit dans la cité. Lui aussi devrait choisir l'endroit qu'il défendrait. [HJ : Lis la màj précédente pour savoir ce qu'il en est. Considère qu'un soldat te fait le résumé de tout ça.] Zone 1A : Haut des portes. (Alistair)Alistair arriva en haut de cette petite parcelle de murailles, pas très grande, mais d’une importance cruciale, puisqu’elle contrôlait l’accès aux portes. Sur les deux tours cernant celles-ci, une catapulte était déployée, munie de quatre génies de siège chacune prêts à les utiliser. Glanaë, Gleen, Loona et quatre Sorciers du Désert l’avaient suivi sur cette parcelle où il n’y avait aucune autre troupe spécifique, par manque de place. Il n’aurait pas grand monde à ses ordres, même si sous lui, derrière les portes, il se ferait les yeux et la voix de nombreux guerriers, cavaliers et fantassins et s’accumulaient là. Autre point non négligeable, il avait dans les pattes le capitaine Kuni, garant des armes de siège, qui le salua avec politesse.
Loona jetait quelques regards ennuyés à celle qui pourtant était son amie, Glanaë, qui ne lui rendait guère, pointant ses yeux vairons sur l’horizon d’un air déterminé, cheveux fuchsia au vent, la peau aussi pâle que la neige de la plaine. Les quatre sorciers se placèrent à équidistance l’un de l’autre, et Gleen, le mage de foudre, resta un peu en retrait, ne sachant visiblement pas trop où se mettre. C’était un homme d’une trentaine d’années, à l’air mur, mais plutôt introverti. Zone 2 : Murailles Sud-Ouest. (Endar)Endar fut suivi sur les murailles par Simaya Sombreroc, qui à peine arrivée sur la muraille détailla les troupes en présence : Cinquante archers disposés tout le long de la muraille, chacun secondé d’un piquier. Une catapulte était présente sur la tour de coin des murailles. Deux scorpions étaient placés à égale distance l’un de l’autre, prêts à tirer et un capitaine était présent, lui, aussi, les accueillant d’un sourire : le capitaine Mochimoto.
Simaya lui répondit d’un froid hochement de tête, dardant son regard sur Endar, comme pour jauger ses capacités. Zone 3 : Murailles Sud-Est. (Xël et Azra)Xël et Azra furent rejoints par Finarfin et Egregor. Un capitaine, Sawasaka, les accueillit et présenta les troupes en présence : Cinquante archers disposés tout le long de la muraille, chacun secondé d’un piquier. Une catapulte était présente sur la tour de coin des murailles. Deux scorpions étaient placés à égale distance l’un de l’autre, prêts à tirer. Sous l’échafaudage renforcé de bois de la brèche, les nombreux épéistes dela compagnie Zêta s’amassaient, sous les ordres de leur capitaine, Shi.
Finarfin regarda Xël, un peu perdu, et ôta la robe qu’il lui avait prêtée la veille, dévoilant ses propres habits sous elle. Il précisa d’une voix gênée.
« Vous… vous en aurez plus besoin que moi. Je sais contrôler mes pouvoirs. Je connais mes limites sur ce monde, et elles sont bien plus vastes que les vôtres. Portez-là, Xël. Vous la méritez. »
Egregor gardait sur le jeune esserothéen un regard protecteur, et sur son vis-à-vis un regard méfiant. Il inspira avant de lorgner à son tour à l’horizon, vers les troupes qui approchaient. Zone 4 : Murailles Est. (Charis)Charis était certaine de ceux qui la suivraient dans la défense de la cité. Elle seule avait fait leur connaissance, à ces êtres du désert. Ibn, Belliand et Zaria. Des compagnons qui la suivraient, où qu’elle aille. Belliand était accompagné de ses deux gardes du corps sauriens. Ensemble, ils purent contempler les troupes présentes : Cinquante archers disposés tout le long de la muraille, chacun secondé d’un piquier. Une catapulte était présente sur la tour les séparant de la dernière partie des murailles, où seuls des archers étaient postés. Un scorpion était positionné au milieu de la zone, prêt à tirer.
Ibn se tourna vers Zaria.
« Dame du désert, c’est un honneur pour moi que de défendre cette cité à votre côté. »
Cette dernière répondit d’un poli salut de la tête, fermant temporairement les paupières en signe d’honneur partagé. Le chef des Cadi Yangin se tourna alors vers Charis.
« Vous avez amené le changement dans notre peuple, Charis, Kel Asheara. Concrétisons tout ça en gagnant, aujourd’hui. À l’aube d’un jour nouveau pour Aliaénon. »
Belliand, lui, resta silencieux, appuyé sur la muraille, comme s’il observait les ennemis approcher. Zone 5 : Muraille Ouest. (Mathis)Si Glanaë n’avait pas suivi le beau blond, il sembla avoir plus de succès avec Arthès et Derana, qui emmena son chat avec elle, le caressant dans ses bras, où il semblait plutôt bien. Ils purent, arrivant sur leur parcelle de muraille, admirer les troupes installées là. Cinquante archers disposés tout le long de la muraille, chacun secondé d’un piquier. Une catapulte était présente sur la tour les séparant de la dernière partie des murailles, où seuls des archers étaient postés. Un scorpion était positionné au milieu de la zone, prêt à tirer.
Le maître d’armes avait signifié à Mathis laisser la place aux jeunes, sur le front. Mais il resterait lui près de la table de l’Etat-Major, pour apporter conseil et soutien à ceux qui en auraient besoin. Arthès posa une main franche sur l’épaule du Chasseur de Primes, et d’une voix confiante, affirma :
« La dernière fois que je me tins sur des murailles, c’est ma ville qui tomba. Aujourd’hui, cela ne se reproduira pas. Grâce à vous, aventuriers. Nous ne laisserons plus gagner ces troupes sombres, pour la mémoire des miens. »
Derana, elle, semblait absorbée, et un peu apeurée, par le spectacle des ennemis s’approchant. Champ de bataille (tout le monde)Devant la ville, la masse sombre des ennemis se précisait, approchait de plus en plus des murs. Il était temps pour un dernier discours, des dernières recommandations organisationnelles ponctuelles, des derniers conseils personnels. Chacun put voir, sous les murailles garnies de piques, les étranges soldats apportés par les Ouessiens de Nagorin, tenir leurs longues pique droit vers cet ennemi bien plus nombreux. Ils ne cillaient pas, ni ne tremblaient. Fiers et confiants.
Face à eux, les troupes innombrables formées d’orques et de gobelins. À mesure qu’ils avançaient, on pouvait préciser différents bataillons, qui donnaient une idée de leur nombre total. Huit légions chacune garnies de deux mille fantassins garzoks lourdement armés et armurés avançaient d’un pas cadencé. Les rats géants, ces vermines promises, les devançaient, au nombre total d’une centaine, menace effrayante. Devant eux, deux mille archers garzoks avançaient, décidés, protégés par cinq légions de deux mille piquiers chacune. Les troupes de choc, celles qui viendraient les premières au contact.
Et puis, il y avait les gobelins. Quatre mille piquiers, Quatre mille arbalétriers, les mêmes qui avaient fait des ravages à Esseroth. Et surtout, surtout, trente scorpions de siège aux dards épais, véritables épieux pouvant empaler un buffle, parés à tirer sur les murailles.
D’autres armes de siège étaient présentes, également, tours et béliers, catapultes garzoks… Et puis, évidemment, l’horreur incarnée : les créatures noires. Elles étaient bien peu nombreuses, dans tout ce nombre. Une cinquantaine, à peine. Elles formaient l’élite, la garde rapprochée d’un Vallel chevauchant, tout armuré, inaccessible, derrière ses troupes.
Derrière lui, tout une troupe de silhouettes encore trop lointaines pour être précisées. Mais suffisamment difformes pour qu’il soit clair qu’elles n’étaient pas humaine. Pas humanoïdes, même. Des monstres signés de la patte du Maître de la Chair, qui déferleraient sur Fan-Ming avec autant d’ardeur que les peaux-vertes.
Au loin, les tambours graves battaient au rythme des pas de l’armée. Les cors de guerre soufflaient leur impressionnante musique, lancinante, menaçante. Un tohu-bohu incessant, omniprésent, qui résonnait dans l’esprit de chacun. Car sur les murailles, le silence était tombé. Un silence de mort. Et le poids sur les épaules des défenseurs s’était lourdement accru. [Xël : Mot : 0. – rudéral. Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (décision couillue) + 0,5 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – aboucher. Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (discours) + 0,5 (cornes d’alerte) + 0,5 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – valétudinaire. Charis : 0,5 (introspection) + 0,5 (organisation cadi yangin) + 0,5 (réseau d’estafettes) + 1,5 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – déparer. Azra : 0,5 (introspection) + 0,5 (annonce de la reprise d’Esseroth) + 0,5 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – ravauder. Mathis : 0,5 (introspection) + 0,5 (message à Sirat) + 2 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – grégaire. Lothindil : 0,5 (introspection) + 0,5 (message à Mathis) + 0,5 (gestion stratégique) + 0,5 (plan commun) + 1,5 (bonus longueur). Mot : 0. - aménité. Alistair : 0,5 (introspection)+ 0,5 (discours) + 2,5 (bonus longueur). Mot : 2 bons ! – passementer. Kiyoheïki : 0,5 (introspection) + 0,5 (plan commun) + 0,5 (gestion stratégique) + 2 (bonus longueur). Mot : 0. – démiurge. Heartless : 0,5 (introspection) + 0,5 (plan commun) 1 (bonus longueur). Mot : 0. – volubile. Karz : 0,5 (introspection) + 0,5 (plan pour abattre Naral) + 0,5 (plan commun) + 2 (bonus longueur). Mot : 0. – synesthésie. Siiwih : (Pas de malus cette fois, parce que la màj était tardive. Mais je ne serai pas toujours aussi clément, surtout après avoir offert la possibilité de faire un post-squelette). Mot : 0. – apologétique. Eva : (Absence justifiée jusqu’au 21/07). Serpent : Mot : évergétisme.]
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