L'Univers de Yuimen déménage !


Nouvelle adresse : https://univers.yuimen.net/




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 308 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ... 21  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Dim 16 Mai 2010 19:50 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mer 12 Mai 2010 17:42
Messages: 54
(((Je passe au récit à la 3ème personne, où je suis plus à l'aise)))

De retour des ruelles de Tulorim

Ethylendil revint des ruelles, angoissé, perturbé, attristé et affaiblit. Il venait de tuer cet homme qui était le but de sa venue à Tulorim. Il en avait presque oublié son existence il y a plus d'une heure et voilà qu'il venait de l'assassiner. Il ne savait plus où se mettre, il se croyait observé de tout coté, il fallait qu'il rentre dans un endroit clos, un endroit où personne n'aurait pu le voir, une auberge !

(Je vous ai vengé mère, l'homme qui vous à assassiné n'est plus de ce monde bien que cela n'en déplaise avec Methylendil)

Perdu dans ses pensées, l'elfe gris poussa la porte de l'auberge du pied levé. Il leva les yeux sur la pièce dans laquelle il venait de rentrer. On y voyait de tout, nain, elfe, humain, l'ambiance y était festive et seul le patron remarqua son arrivée tellement l'auberge était remplie.Il s'affala sur le premier banc qu'il trouva, déposant ses bras sur cette table de bois, et fixant, perdu dans ses pensées, le mur se trouvant en face où se dressait différentes décorations toutes aussi vouées à la festivité les unes que les autres.

Après quelques instants de méditation interne, le mage se souvent alors qu'il avait arraché des poches de sa victime ce qui pourrait servir de papiers d'identité. Ce dernier plongea immédiatement sa main dans sa poche pour en retirer tous les papiers qui y trainaient et les déposer sur le table. Notes d'auberge, papiers froissés, toutes ces choses n'allaient pas aider Ethylendil dans sa quête d'identité. Son regard fut alors frappé par une lettre où un étrange symbole y figurait. Il se mit alors à lire cette dernière qui était légèrement effacée par le temps et par les mouvements de frottis causés surement par la poche de l'individu.

« Eristos,

Je t'écris à nouveau pour te prévenir qu'un nouvel ordre d'assassinat est tombé[..absence de lisibilité..]s'agit à nouveau d'un elfe gris, shaman[..Absence de lisibilité..]Passes quand tu le peux à[..absence de lisibilité..].

Pour Thimoros tu agiras. »


Cette note était frappée d'un sceau noir où l'on pouvait apercevoir les lettres E, S, T juxtaposées les unes sur les autres entourées d'un cercle d'épaisseur moyenne. L'elfe vient alors à se demander que pouvaient signifier ces lettres. Qui les envoyaient. Il avait au moins pu déterminer l'identité de l'assassin et c'est ce qui était son but premier. Mais maintenant, un nouveau mystère apparaissait et il se devait de le résoudre. Il passa quelques temps à relire incessamment cette lettre, mot par mot, phrase par phrase.

( Etait-il un membre d'une association ? Ces 4 individus travailleraient donc tous pour la même cause? Que signifient ces lettres?)

Tant de questions venaient à l'esprit d'Ethylendil, E,S,T que pouvaient donc signifier ces lettres. Son regard resta posé un instant sur les derniers mots de cette lettre. Il en comprit vite que cela devait être un clan ou une association de fanatiques de thimoros. Alors qu'il avait les yeux rivés sur cette note, le barman vint alors lui demander ce qu'il désirait. Il leva les yeux vers l'homme qui dressait une mine festive et paraissait particulièrement ouvert.

Hmm, un verre d'eau je vous en prie, je ne m'éternise pas.

Le patron acquiesça et partit aussitôt chercher le verre au bar lorsque ce dernier revint sur ses pas, comme interloqué par quelque chose.

Dites, elle est à vous cette lettre ? Je crois reconnaitre cette insigne..

Après ces dernières paroles, on pouvait lire dans les yeux de l'elfe une marque de réjouissement profond. Et il demanda alors au Barman de lui en dire plus.

C'est un clan c'est tout ce que je sais, ce qu'ils font, ce qu'ils revendiquent je n'en ai pas la foutu moindre idée. Mais je pense qu'il y a quelqu'un qui pourrait vous renseigner. Il est souvent à la bibliothèque. Il s'apelle Marcus. Il est facilement reconnaissable grâce à ses lunettes en demi lune. C'est le seul nain de tout tulorim à passer plus de temps à la bibliothèque que dans mon bar.

Oh, et bien merci bien à vous, et puis .. Laissez tomber pour le verre d'eau je pars immédiatement pour la bibliothèque

Ethylendil salua le patron et observa une dernière fois le bar avant d'en quitter son plancher. Il est vrai que cette auberge est rempli de nains.. Ethylendil, comme remotivé, posa sa main sur le bois de la porte et partit pour la bibliotèque.

(((Direction la bibliotèque)))

_________________
Ethylendil, Elfe Gris, Mage niveau 2


Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Mer 21 Juil 2010 11:19 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mer 14 Juil 2010 16:01
Messages: 294
> Je viens d'une ruelle sombre...

Une fois à l'intérieur, je fus soulagé de constater que l'établissement était presque vide. L'Auberge du Pied Levé était réputée dans tout Tulorim pour ses soirées bruyantes et arrosées (en fait, tout ceci était fondé : même en étant au Marché, on entendait les soûlards chanter), mais il était encore tôt. Les nombreux voyageurs arrivaient souvent de nuit et j'avais deux ou trois heures de tranquillité devant moi.
Les lieux étaient simples, d'une propreté et d'un goût douteux, mais irrésistiblement accueillants. La salle principale était grande et rectangulaire, et chaque mur était abondamment garni de tableaux et de trophées de chasse empaillés. Ce lieu m'évoquait tellement de souvenirs... Je me rappelais notamment les nombreuses soirées hiémales passées près de la cheminée, à écouter les histoires de baroudeurs chevronnés ou de bardes en voyage. Des tables étaient disposées un peu partout, attirant les clients fatigués de leurs périples.

Ce soir encore, le gérant Talic pouvait être certain que sa bière coulerait à flot, vu la chaleur de la journée. Il était d'ailleurs absent à ce moment là ; sa fille Alice le remplaçait. Elle avait changé en cinq ans, et j'étais presque sûr qu'elle ne se souviendrait pas de moi. (Elle avait douze ans, à l'époque !) Plutôt grande, elle était agréable à regarder. (Quoi ? Je n'avais que cinq ans de différence avec elle, et c'était maintenant une femme !) Ses cheveux noirs de jais tombaient jusqu'aux épaules et encadraient un visage plutôt pâle. Ses yeux noisettes avaient conservé leur étincelle d'espièglerie, mais son petit sourire légendaire avait disparu. En fait, elle était plutôt concentrée à essuyer consciencieusement les verres. Un petit pli barrait son front, et elle ne paraissait pas m'avoir entendu arriver.

Toujours immobile sur le pas de la porte, j'observais les rares clients déjà là. Deux hommes discutaient à voix basse dans le fond, portant régulièrement une choppe de bière blanche à leurs lèvres. Sûrement des voyageurs, au vu de leurs vêtements poussiéreux. (Et n'importe quel habitué sait que la bière blanche de Tulac ne vaut pas la blonde.)
Un petit bonhomme que je n'avais pas vu me signala sa présence en rotant bruyamment. Il était accoudé au comptoir, et en était à sa sixième pinte. Sa figure était bien rouge, et s'il respirait la bonne humeur, une lueur paillarde brillait dans ses yeux, alors qu'il dévorait Alice du regard.
J'approchai lentement, et me laissai tomber sur un tabouret, soupirant d'aise. La jeune femme me remarqua.

« Bonjour, je peux vous servir à boire ? » demanda-t-elle, sans vraiment me regarder.

Elle paraissait soucieuse, un peu embêtée. Peut-être à cause de l'ivrogne ? Bah, ce n'était pas mon affaire. (Mais ça n'allait pas tarder à le devenir...)

« Une choppe de blonde, je te prie. »

Sans plus de conversation, elle s'exécuta, et quelques instant plus tard, un délicieux liquide glacé coulait dans ma gorge. J'en aurais pleuré de joie, mais le répit fut de courte durée. Déjà le petit homme déclarait d'une voix forte, en postillonnant :

« Les bondes sont bonnes, mais les brunes sont meilleures encore ! »

Il avait dit ceci en braquant son regard sur Alice, ne laissant aucun doute sur le sens de ses paroles. Il partit d'un rire gras, tapant avec force sur le comptoir. L'intéressée rougit et retourna à ses verres, l'air excédé. Je continuais de boire sans y prêter attention. Les deux voyageurs se levèrent et quittèrent l'établissement après avoir payé. L'un d'eux me salua d'un hochement de tête poli, que je lui rendis naturellement, un peu surpris. (Aucun habitant de Tulorim n'aurait eu cette correction) pensai-je en finissant ma bière. À mon tour, je me dirigeai vers le comptoir, attrapant ma bourse. Le bonhomme me vit, et lança à la serveuse :

« Hey ma jolie, on va bientôt être que tous les deux. J'aimerais vérifier la résistance du lit, à l'étage. Tu voudrais bien m'aider ? »

Il était bien plus ivre qu'il ne le laissait paraître, et une touche mauvaise éclairait maintenant son visage. Alice était abasourdie, ne sachant comment réagir. C'est moi qui pris la parole, à ma grande surprise. (Je n'ai jamais tenu l'alcool...)

« Ça suffit, tu as suffisamment bu. Je te conseille de partir immédiatement. »

Je passais peut être pour un dur à cuir, avec ma coupure à la joue et mon regard noir. Ou bien le ton que j'avais employé était-il trop menaçant pour lui ? Toujours est-il qu'il me jaugea un instant, calculant mentalement les chances qu'il avait. Puis il hocha brièvement la tête, capitulant. Sans un mot de plus, il bondit de son siège et se dirigea vers la sortie en titubant dangereusement. La porte se ferma en silence, alors qu'Alice bégayait :

« Merci... »
-Euh, ce n'est rien, répondis-je, toujours étonné de ma propre initiative. Voilà pour la bière. J'aimerais aussi prendre une chambre pour la nuit, le souper et le petit déjeuner.

Elle pris l'argent, puis saisit une petite clé qu'elle me tendit.

« C'est la deuxième porte sur votre gauche, en montant. »

Je la remerciai à mon tour, et posai une nouvelle pièce sur le comptoir.

« Pourras-tu monter une bassine d'eau fraîche ? J'aimerais faire un brin de toilette. »


Son regard croisa le mien, et la peur respectueuse que j'y avais lu quelques instants auparavant disparut.

« On ne s'est pas déjà vus ? » demanda-t-elle abruptement.
-Je ne crois pas, répondis-je d'un ton sans réplique, en me tournant vers les escaliers.

L'idée d'une discussion me fatiguait déjà, et je ne désirais pas être reconnu. Qui sait, vu ma chance ce jour là, son père pouvait me jeter dehors, ne voulant pas d'un potentiel criminel sous son toit.

La chambre était petite et semblait douillette. Un lit et une armoire, que demander de plus ? Je me déchargeai de mon sac et approchai de la fenêtre. Le ciel était toujours bleu, mais le soleil disparaissait peu à peu à l'horizon. Les rues étaient encore désertes, mais je savais qu'à partir d'une certaine heure, le peuple de la nuit les remplirait pour exercer ses activités nocturnes et souvent illégales. Le souper serait servi deux heures plus tard, ce qui me laissait le temps de faire une sieste. Durant mes deux dernières nuits en prison, j'avais très peu dormi, excité à l'idée de pouvoir courir à nouveau sous le soleil. (Une course sans voleurs et sans Mefiât, bien entendu. Une course agréable, quoi.) On frappa discrètement à la porte, et j'allai ouvrir. Sans me lancer un regard, Alice posa la bassine près du lit et déposa une serviette, un miroir et un gant de toilette.

« Vous n'aurez qu'à tout mettre devant la porte quand vous aurez terminé. »

Puis elle s'inclina courtoisement avant de disparaître. Alors que j'ôtais mes vêtements, quelque chose me piqua la hanche. Je fouillai la poche de la veste offerte par Onark, et y découvrit une petite boucle d'oreille ornée d'un motif rouge sang. (Ce bijou est magique) souffla le Maudit dans mon esprit. Immédiatement, je retirai une de mes propres boucles pour l'accrocher, et sentit mon fluide s'agiter.
(Effectivement, cet objet augmente ma puissance magique.) Décidément, plus le temps passait, plus j'appréciais ce mystérieux gardien. Un coup d'œil critique sur le miroir m'apprit que les deux boucles n'allaient pas du tout ensemble, j'enlevai donc l'autre. Même s'ils n'étaient pas magiques, je tenais à ces bijoux, et je les rangeai donc avec précaution dans une poche du sac.
Puis j'attaquai ma toilette, grimaçant lorsque le gant passait sur ma peau contusionnée. J'avais des bleus partout, surtout sur les jambes. Je nettoyai la coupure laissée par Mef et me séchai, avant de me rhabiller. Comme l'avait demandé la jeune femme, je poussai la bassine dans le couloir et fermai la porte à clé. (Va te reposer. Tu ne peux rien faire sans tes réserves magiques) ordonna le Maudit, alors que je jetais un coup d'œil au sac. Il avait raison, je sautai donc dans le lit pour un sommeil que j'espérais rapide et réparateur.

> La suite juste en dessous...

_________________
Image


Dernière édition par Azuphel le Sam 24 Juil 2010 08:12, édité 6 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Mer 21 Juil 2010 12:10 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mer 14 Juil 2010 16:01
Messages: 294
> L'épisode précédent juste au dessus...

Je me réveillai un peu plus tard, sans savoir où j'étais. (Ça vous est sûrement arrivé, quand vous ne dormez pas dans votre lit. On se lève un peu perdu, et pour peu qu'on ait fait un rêve, on est totalement désorienté. C'était un peu mon cas, le rêve en moins, les courbatures en plus.)
Retrouvant mes esprits, je pris conscience du bruit environnant. Il faisait nuit, et l'Auberge se remplissait doucement. Mon estomac gronda, presque aussi fort que le rire tonitruant qui résonna au rez-de-chaussée. Je fermai la porte et descendis les escaliers, me mêlant à la masse.

L'établissement était bondé. Des dizaines de personnes s'entassaient là, parlant, hurlant, chantant, mangeant et riant, tout à la fois pour certaines. Le volume sonore était assourdissant (surtout pour quelqu'un qui vient de se réveiller, vous imaginez...) et je pris place près d'une fenêtre, m'asseyant à une table miraculeusement libre. Le tenancier était là cette fois, et servait des rafraîchissements aux nouveaux arrivants. Il n'avait pas tellement changé, toujours le même colosse avec le même sourire sincère et la même bière délicieuse.

« Je vous sers quelque chose ? »

Une charmante serveuse rousse interrompit ma rêverie. Un grand sourire illuminait son visage, alors qu'elle attendait ma commande.

« Le plat du jour s'il te plaît. » (J'adorais mon nouveau statut d'adulte qui tutoie les enfants.)

« Je vous amène une bière avec ça ? » demanda-elle d'un ton enjoué.
« De l'eau, ça ira. »

Je n'avais pas l'intention d'aller dormir après le repas, et l'alcool pouvait brouiller mes capacités magiques. Or, je me devais d'être en pleine forme pour apprendre mon nouveau sort. La jeune femme me salua et s'éloigna en direction d'une autre table, sans perdre une once de sa bonne humeur.

(Et demain, que faire ?) pensai-je. (En fait, c'était plus une question pour le Maudit.)
(Le marché reste à éviter) répondit-il presque immédiatement. (Nos deux amis pourraient trop facilement nous retrouver. En revanche, il serait avisé d'obtenir de l'argent. Tout à un prix, les armes, la magie, la nourriture, tout. Même la survie à un prix.)
(Très bien, alors où dois-je aller ?) questionnai-je.
(À la première heure demain, tu iras voir la Milice. Ils te confieront sûrement une mission ou deux. Ils prêtent également un équipement de qualité, qui pourra te protéger au moins durant ton service.)
(Que je travaille pour ceux qui m'ont arrêté ? Ils vont me reconnaître.)
(Peu importe. Ils sont en manque d'effectif, le délinquance empire et l'ordre se dégrade. Ils t'engageront...)

« Excusez-moi, puis-je m'asseoir ici ? J'ai fait un long voyage et je suis épuisé. »

Je sursautai, une nouvelle fois interrompu. Le bruit me parvint à nouveau, je revenais doucement dans le monde réel. Mon regard se posa sur l'homme qui me faisait face, et qui paraissait attendre une réponse de ma part. Il fut sur le point de renoncer, lorsque je repris mes esprits.

« Non, euh, je veux dire, oui. Bien sûr, asseyez-vous. » (Oui, je peux être lent au réveil. Prenez des notes, mesdames.)

Il se laissa tomber en face de moi, soupirant comme je l'avais fait quelques heures plus tôt. Il interpela une serveuse et passa commande, tandis que je l'observais.
De quelques années mon aîné, il me dépassait d'une bonne tête et était bien plus musclé que moi. Ses cheveux courts et blonds étaient plein de sable, et une couche de poussière le recouvrait de la tête aux pieds. Il défit les liens de son armure en cuir pour se mettre à l'aise, et reporta ses yeux sur moi.

« Vous n'êtes pas d'ici vous » dit-il pour engager la conversation.
-Je suis Kendran, mais j'ai grandi à Tulorim, répondis-je en souriant. Et vous ? Vous venez d'arriver, non ?
Il acquiesça, mais ne put continuer, interrompu par la serveuse rousse. Elle déposa une énorme assiette de ragoût devant moi et partit en quête de pain et d'eau. Malgré ma faim terrible, je décidai d'attendre mon compagnon de fortune pour commencer à manger.

« Effectivement, je viens d'Exech » souffla-t-il discrètement, de crainte d'être entendu.

La ville en question souffrait d'une réputation déplorable. Véritable théâtre du vice et du meurtre, elle était dirigée par plusieurs clans sans aucun scrupule. Ça m'étonnait qu'un homme tel que lui ait un lien avec tout ça. Devant ma mine perplexe, il ajouta rapidement :

« Je ne vis pas là-bas. J'y étais... Pour des raisons personnelles. Familiales, en fait. »

L'air sombre qui était apparu sur son visage ne laissait rien présager de bon. Il avait assurément vécu quelque chose de terrible... Heureusement, le silence ne fut pas long, et une deuxième assiette de nourriture fut apportée, à ma plus grande joie. Oubliant les évènements de la journée, le bruit, et même l'homme assis en face de moi, je me concentrai sur le repas.

L'assiette était sublime. De gros morceaux de viande juteuse flottaient dans un merveilleux bouillon brun, à la senteur exquise. Et les légumes ! Il y avait des carottes, des oignons, et même des poireaux qui se gorgeaient lentement de ce jus béni. Sans attendre une seconde de plus, j'attaquai.
Par le Maudit ! Ce simple repas était succulent, pour quelqu'un qui sortait de prison. La chair était moelleuse à souhait et les carottes craquaient sous la dent, m'emplissant de bonheur. Mieux, j'exaltai ! Aucun répit n'était accordé à mes sens. Que je m'arrête de manger un instant pour reprendre mon souffle, et c'était le délicieux fumet qui revenait à la charge, contrôlant mon esprit, m'obligeant à repiquer dans l'assiette d'un mouvement compulsif, effréné... (Bon, d'accord, j'exagère un poil. Vous l'aurez compris, j'étais plutôt ravi, ce soir là.)

Le repas touchait à sa fin, et je sauçai mon assiette avec une grosse miche de pain frais. Avalant la dernière bouchée, je poussai un long soupir de contentement. (C'est bon, je peux mourir maintenant) pensai-je à cet instant, vite rappelé à l'ordre par le Maudit : (Ne raconte pas d'âneries. Et prête un peu attention à ton nouvel ami.)
Effectivement, celui-ci me dévisageait d'un air amusé.

« On dirait que vous n'avez pas mangé depuis deux lunes ! » s'exclama-t-il en riant.
-Vous n'êtes pas si loin de la vérité, répondis-je sans m'avancer.

Le volume sonore venait brusquement d'augmenter dans l'Auberge, et je savais très bien comment se finirait la nuit. Un concours de bras de fer, une bagarre, ou un spectacle de danse féminine un peu osé... Ce genre de soirées était très amusant, pourvu qu'on soit aussi ivre que les autres. Mais sinon, ça perdait beaucoup d'intérêt. Je me levai donc, tendant la main à l'inconnu.

« Votre compagnie fut agréable. Mais j'ai fort à faire demain, et j'aimerais me coucher à une heure raisonnable. Oh, et je m'appelle Azuphel. »
-Ce fut un plaisir Azuphel. Mon nom est Val Nalit. Je reprends la route ce soir, mais peut-être se reverra-t-on... (Il ne savait pas à quel point il avait raison, le bougre !)

Il me serra chaleureusement la main, et je me frayai un passage jusqu'aux escaliers après un ultime salut.

> La suite juste en dessous...

_________________
Image


Dernière édition par Azuphel le Sam 24 Juil 2010 08:17, édité 9 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Mer 21 Juil 2010 13:02 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mer 14 Juil 2010 16:01
Messages: 294
> L'épisode précédent juste au dessus...

De retour dans ma chambre, j'attrapai le parchemin dans le sac sans même regarder ce qu'il contenait. Je dépliai le rouleau avec hâte, et pris de l'autre main la bougie posée sur ma table de chevet. L'écriture magique était la seule que je parvenais à lire. Le Maudit avait bien essayé de m'inculquer le savoir des lettres en prison, mais je n'avais pas fait beaucoup de progrès. Là par contre, tout était clair. Assis en tailleur sur mon lit, je mémorisais l'incantation inscrite sous mes yeux. Une fois sûr de moi, je reposai le parchemin et la bougie, et vidai mon esprit. La clameur du rez-de chaussée diminua peu à peu, jusqu'à disparaître.

Je récitai alors à voix haute, les yeux clos. Mon ton était calme, et je détachais chaque syllabe, m'appropriant l'essence du sort. Arrivé à la fin, je repris du début, encore et encore. Puis je déclenchai mon fluide. Plein d'énergie, je le laissais brûler mes veines, il envahissait mon être. Tout mon potentiel sombre était là, à disposition. J'ouvris les yeux, et répétai une dernière fois l'incantation, cette fois d'une voix forte et assurée. Le Maudit m'accompagna mentalement, renforçant mes défenses psychiques. L'incantation arrivait à son terme, et le parchemin s'embrasa magiquement, sans laisser aucune trace. Les lettres qui y étaient peintes flottaient maintenant en l'air, cherchant l'inconscient qui avait eu l'audace de les réveiller. Un vent obscur souffla la bougie, me plongeant dans une pénombre relative, juste éclairée par la lueur des lettres. Celles-ci tournoyèrent autour de moi en un ballet hypnotique, avant de se regrouper, pour former une sphère parfaite.
Puis le sort passa à l'attaque.

La sphère entra dans ma tête et explosa. Je tremblais sous le choc, puisant dans mes réserves magiques pour résister. Elle franchit mes défenses, balayant tout sur son passage, faisant fondre mes barrières. Elle paraissait insaisissable, volatile. Alors que j'étais sur le point de céder, le Maudit parvint à dompter le sort. Rapidement, il l'isola et soigna mon esprit meurtri. Totalement apathique, j'étais toujours immobile, éveillé uniquement par un effort de volonté. Le Maudit s'activait dans ma tête, extrayant le sort, le noyant dans ma magie, l'obligeant à se soumettre. Mes yeux toujours ouverts me brûlaient, et je sentais un sang chaud et épais s'échapper de mon nez, s'infiltrer dans ma bouche pour couler dans ma gorge.

Finalement, le sort perdit son identité pour se fondre dans la mienne, totalement absorbé. Durant un instant, je sus exactement comment l'utiliser, comme si je me découvrais l'usage d'un nouveau sens. C'était un mécanisme inconnu qui s'offrait à moi, et il me semblait pourtant étrangement familier. Un sourire béat éclaira mon visage, alors qu'une émotion indescriptible me secouait. J'étais en extase devant cette nouvelle magie qui m'appartenait désormais, que j'avais obtenue après cette brève et terrible souffrance. Une seule certitude s'imposa alors à mon esprit : je voulais recommencer, encore et encore. Puis je m'écroulai sur le côté avant de sombrer dans l'inconscience.

> La suite juste en dessous...

_________________
Image


Dernière édition par Azuphel le Jeu 22 Juil 2010 09:52, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Mer 21 Juil 2010 22:51 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mer 14 Juil 2010 16:01
Messages: 294
> L'épisode précédent juste au dessus...

« Tout va bien ? »

La voix anxieuse d'Alice me réveilla bien plus tard. J'émergeai lentement, entouré de formes floues. Elle frappa à nouveau à la porte alors que je me redressais. Mes membres étaient tout engourdis, et c'est au prix d'un effort surhumain que je me frottais les yeux. J'eus un sursaut de stupeur en voyant la quantité de sang que j'avais perdue. Il y avait sur le sol une énorme flaque sombre qui s'étalait jusque sous le lit, hors de mon champ de vision. La couverture au départ immaculée donnait maintenant sur le rouge, à l'instar de mes vêtements totalement imbibés. En bougeant, je sentis le tissu se décoller de ma peau.

« Bon, j'entre ! »

La porte s'ouvrit, et j'eus un éclair de lucidité. J'essayai de parler, mais ma bouche était sèche et ma langue pâteuse. Je poussai donc un semblant de cri étranglé à moitié toussé. (Un peu comme si on m'étouffait, un râle quoi. Oui voilà c'est ça, un râle ! Bref...) Je crois que je voulais l'empêcher d'entrer, refermer la porte. À la place, la pauvre Alice eut la peur de sa vie. Elle entra et vit un homme livide inondé de sang (un Traqueur, quoi) se lever précipitamment pour s'écrouler de tout son long sur le parquet.

Que j'étais bien, sur le parquet ! J'étais tellement bien que je décidai de m'abandonner à un petit somme.



« Voilà, allongez-le là. Oh, il a perdu beaucoup de sang. Là, voilà. »
- Papa, il va s'en sortir ?
- Je ne sais pas, je ne vois pas sa blessure. Par Gaïa ! C'est tout collé.
-On dirait qu'il a saigné du nez. Regardez, autour de sa bouche. La croute est plus épaisse.
-Mais c'est vrai ! Soit ce type est magicien, soit il est très malade...

Je ne savais pas combien de personnes étaient autour de moi, trois, ou peut-être quatre. En tout cas, je jugeai le moment bien choisi pour tousser. Une quinte me secoua brusquement, et les observateurs s'agitèrent.

« Alice, va chercher de l'eau ! »

Bonne idée, ça. J'avais un goût horrible dans la bouche, celui du sang en fait. J'ouvris les yeux, les posant immédiatement sur la grosse figure de Tulac penchée sur moi. Bronzé, le tenancier avait un visage rond et sympathique. Son regard était réellement inquiet, et je remarquai avec amusement un bout de brioche à la commissure de ses lèvres. Il avait dû être interrompu au milieu de son repas par une Alice désespérée. Ce simple détail me fit sourire. L'eau arriva, et on tenta de m'en faire boire. Évidemment, je recrachai une grande partie du liquide en toussant. Mais ça allait mieux.

« Il doit se reposer maintenant. »

Quelqu'un déboucha une fiole, et versa quelques gouttes d'un mélange amer entre mes lèvres. Presque immédiatement, tout tourbillonna, je me sentis lourd et fatigué. Je m'endormis à nouveau.

> La suite juste en dessous...

_________________
Image


Dernière édition par Azuphel le Sam 24 Juil 2010 08:30, édité 7 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Mer 21 Juil 2010 22:53 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mer 14 Juil 2010 16:01
Messages: 294
> L'épisode précédent juste au dessus...

(Debout, idiot ! On a des choses à faire !)

Je me réveillai en sursaut, me redressant d'un coup. La tête me tourna, et je retombai, le temps de retrouver mes esprits. (Le Maudit a toujours été efficace pour les réveils éclairs.)
Une fois alerte et en pleine possession de mes moyens, je m'extirpai des draps pour découvrir que j'étais à moitié nu. Passant une main sur mon visage, je compris qu'on m'avait nettoyé de tout mon sang, et qu'on avait lavé mes vêtements. Ils étaient d'ailleurs posés sur le rebord de la fenêtre, bien propres. J'avais dû dormir une bonne partie de la journée, à en juger par l'intensité de la lumière.
(Ne traîne pas. Va manger un morceau et cours t'inscrire à la milice.)
Sans raison apparente, le Maudit était passablement irrité. (Oui, ça lui prend de temps en temps. Et vous croirez ce que vous voulez, mais sa mauvaise humeur déteignait souvent sur la mienne.)
J'enfilai mes habits encore humides en grimaçant, puis sortis de la chambre après avoir fermé à clé. Mettant mon gantelet en place, je levai la tête pour découvrir trois paires d'yeux fixées sur moi. Talic, Alice et la serveuse rousse de la veille.

« Voilà le mort-vivant ! » s'exclama le gérant, un grand sourire illuminant son visage.
-Papa, enfin... Bonjour Azuphel, comment te sens-tu ? demanda Alice, soucieuse.

Je fronçai les sourcils, et une étincelle de colère passa dans son regard.

« Oui d'ailleurs, tu aurais pu me donner ton nom ! Papa t'a reconnu de suite. »
-Ah... Super, répondis-je en soupirant.
-N'aie aucune crainte Azuphel, enchaîna Talic. On a jamais pensé que tu pouvais être le meurtrier. Déjà à l'époque, je trouvais que Mefiât avait une mauvaise influence sur toi. Tu n'aurais jamais pu tuer un homme de sang froid. (Désolé de te décevoir Tulac, mais je l'ai fait de nombreuses fois... Enfin c'est vrai qu'à ce moment-là, je repensais à l'épisode du marché, et je me disais qu'il avait un peu raison.)
-Tu veux manger quelque chose ? questionna la jeune rousse. (Dommage, j'aimais bien quand elle me vouvoyait.) Au fait, je m'appelle Linda.
-Je veux bien, merci... Je meurs de faim.

J'allai m'asseoir, tout en tirant une poignée de pièces de ma bourse.

« Ah, pas de ça, intervint Tulac, qui pris place en face de moi. Tu rigoles ou quoi ? Je te connais presque depuis que tu es né, Féli. (Eh oui, on m'appelait comme ça, dans le temps...) Tu n'étais pas haut comme ça que tu venais déjà dans mes pattes pour goûter mes pâtisseries. Tu ne paieras rien ici, fils. (Non désolé, Onark est déjà mon papa adoptif.) Tu peux vivre dans cette Auberge autant de temps qu'il te plaira, pourvu que tu préviennes quand tu t'adonnes à ce genre de trucs dans ta chambre... »
-Ah, euh... Je suis désolé, répondis-je, confus.
-Tu sors de prison, et tu veux déjà mourir ? ajouta Alice, toujours furieuse.

(Sois honnête avec ces gens) signala le Maudit dans ma tête. (Ce qui était inquiétant avec le Maudit, c'est qu'il n'avait aucun sentiment. Il avait bien senti la bonté de ces gens, mais son simple but était de profiter d'eux au maximum, uniquement sur le plan matériel. Ça me gêne un peu, quand j'y repense.)
Toujours est-il que je m'exécutai :

« Mefiât a essayé de me tuer, hier. »

Devant leurs mines déconfites, je me lançai dans un récit des évènements de la veille. Linda m'avait apporté une délicieuse côte de porc grillée, avant de s'éclipser. Je terminais donc de manger, silencieux. Ruminant de sombres pensées, le colosse déclara finalement :

« De toute façon, j'ai bien vu comment les choses tournaient. Mefiât et toi, vous étiez déjà orientés vers tous ces trucs obscurs – et louée soit Gaïa, je ne veux pas en savoir plus ! Je savais que ça allait mal finir. En tout cas, je ne sais pas si tu l'as appris, mais Mefiât a fait un peu parler de lui dans le coin. »

Attentif, je l'invitai à poursuivre.

« Il est à la tête d'une bande de voyous, tous un peu au courant de cette magie noire. Ils ont commencé par des vols sans véritable gravité, puis ils sont rapidement passés à un autre stade. Aujourd'hui, ils battent leurs victimes, parfois jusqu'à la mort. Je suis quasiment certain que Mefiât propose des services d'assassin. Il est puissant, tu sais. » (Oui, c'est ce que j'avais cru comprendre.)
-Mais pourquoi souhaite-t-il ta mort ? Vous étiez amis, non ? questionna Alice, perplexe.
-Alice, certaines choses ne nous regardent pas, répondit son père à ma place, me sauvant la mise. Et maintenant Azuphel, que vas-tu faire ?
-Je vais tenter d'entrer à la milice. La délinquance et les vols à la tire, ça n'est pas pour moi... Et j'ai besoin d'argent, je veux retourner à Kendrâ Kar, mentis-je avec habileté.

Je ne pouvais décemment pas leur avouer que je rêvais de devenir un puissant magicien sombre et que je voulais me débarrasser de cette ordure de Mefiât et de tous ses petits copains, dans la foulée.
Mon regard devait briller d'une résolution dure comme l'acier, car ils furent totalement convaincus.

« Féli, milicien ! En voilà une bonne idée ! » grogna Tulac, tout à coup très joyeux. Dis Alice, ça ferait un bon parti, non ? Le capitaine Azuphel, ça te dit ?

L'intéressée rougit subitement avant de s'enfuir, apparemment fort mécontente. Elle fut accompagnée par l'énorme rire de son père, qui se leva à son tour.

« Bon, j'ai des choses à faire moi. Des livraisons à traiter. Je te laisse Azuphel. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là, hein. »
-Merci pour tout Tulac. Je n'oublierai jamais ta générosité, et ce que tu as fait pour moi, ajoutai-je sincèrement.
-Bah, ça n'est rien, répondit-il en agitant la main comme pour chasser une mouche.

Il sortit de l'Auberge, me laissant seul et pensif.
Si ce qu'il disait était vrai, Mefiât restait intouchable, bien trop puissant pour moi. J'étais par conséquent en grand danger. Mais je ne devais pas m'affoler. Ma réaction serait violente et à la hauteur de mes ambitions. J'avais déjà commencé, frôlant la mort pour augmenter mes capacités magiques. Buvant mon verre d'eau, je failli m'étrangler lorsque le Maudit hurla dans ma tête : (Ne reste pas là, crétin ! Sors immédiatement, et va voir la milice !)

Avalant de travers, je m'exécutai, me levant en hâte pour pousser à mon tour la lourde porte de l'établissement.

> Allons voir la Milice !

_________________
Image


Dernière édition par Azuphel le Sam 24 Juil 2010 08:37, édité 3 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Jeu 22 Juil 2010 19:10 
Batimus cogna, l’auberge était pleine, personne ne l’avait entendu, il décida d’ouvrir la porte.

« Excusez-moi ? Quelqu’un peut-il m’aider ? »

Personne ne le regardait, l’ambiance était à la fête et nul ne se souciait des autres. Il y avait des elfes, des gobelins, des orques, des lutins, des hobbits, mais il y avait surtout des humains. Les autres races restaient un peu plus à l’écart, buvaient et mangeaient ensembles sans pour autant avoir l’air d’être mal à l’aise et de fuir les humains. Des musiciens et des danseuses étaient les plus grands responsables de cet air de fête. À plusieurs tables, beaucoup jouaient au poker et autres jeu de hasard. Beaucoup plus, profitaient du spectacle et souvent, il fallait qu’un joueur en rappelle un autre à l’ordre puisque c’était son tour depuis 10 minute et qu’il était trop déconcentré par les danseuses. Une elfe était seule, accoudée au comptoir du bar, elle observait la salle et vit Bartimus. Elle se leva et, dans une légèreté gracieuse, vint le rejoindre.

« Bonsoir bel étranger, que nous vaut votre visite. »

« Bonsoir belle demoiselle, je suis ici pour me reposer, j’ai fait un bon voyage. »

« Me donneriez-vous l’honneur d’effacer ma solitude et de m’accompagner au comptoir ? »

« Bien sûr, si c’est ce que vous désirez. »

Elle esquissa un sourire sur ses lèvres, elle se retourna et ils allèrent au comptoir.

« Bonsoir jeune étranger, je suis Talic, le gérant de cette auberge, si vous voulez quoique ce soit, dites-le moi ! »

« Une bière pour moi et mettez la prochaine consommation de madame sur ma facture. »

Un autre sourire se dessina sur son visage. C’est alors que Bartimus se mit à la regarder de plus près. Elle était très belle, d’une blancheur totale. Elle avait un teint clair, reflétant le soleil comme des cristaux, des diamants. Ses yeux étaient gris-blanc, un peu plus on croyait qu’elle n’avait pas d’iris mais ça ne fessait pas peur, au contraire c’était très charmant, très intriguant. Ses cheveux étaient de couleur argent, ils étaient légers, tellement léger qu’ils volaient à tout courant d’air laissant le vissage toujours découverts, permettant ainsi à Bartimus de contempler son vissage.

« Vous n’avez pas soif ? Vous n’avez pas bu depuis 30 minutes. »

(30 minute ! Merde, je la regarde comme un fou depuis 30 minute !)

« J’étais seulement distrait… »

Il prit une bonne gorgée, la bière était déjà chaude, elle avait bon gout, mais il aimait mieux la bière froide.

« Talic ! J’aimerais une autre bière, je les aimes froides. Si vous voulez bien mettre celle-ci au froid, je la prendrai plus tard. »

« Ah ça non ! Les bières ça ne se refroidi pas! Donnez-moi ça, je vous en offre une ! »

Bartimus le remercia plusieurs fois et se tourna vers l’elfe.

« Pourquoi êtes vous seule dites-moi ? »

« J’en sais trop rien, je suis venu ici et je vous ai vu. »

« Je suis content de vous avoir rencontré. »

« Moi aussi »

De nouveau, Batimus fut distrait, il regarda les lieux, les murs étaient parsemés de trophées de chasse. Il se demanda si Talic chassait.

(Il n’a surement pas le temps… Il doit tenir cette auberge non ? Alors comment a-t-il fait ?)

« Mes trophées vous intéresse ? »

« Et bien je me demandais comment vous pouviez chassez autant et tenir une auberge en même temps. »

« Ce n’est pas mes trophées. C’est mon fils, un chasseur, qui récolte tous ces trophées et me les donnes afin que je les expose ici. »

« D’accord, maintenant je comprends. »

Pendant ce temps, un homme c’était approché de l’elfe, un peu trop au goût de Bartimus. Il se leva et demanda à l’homme de s’éloigner un peu. L’homme était saoul.

« Quoi ? Tu veux te battre ! Allez viens ! »

« Je veux simplement avoir un peu d’intimité avec mademoiselle. »

« Cause toujours ! »

L’homme prit l’elfe dans ses bras et essaya de l’embraser. Bartimus fit de même avec cet homme répugnant et s'éloigna. L’homme lui envoya un bon coup de poing qu’il reçu sur le torse. Bartimus fonça sur l’homme comme un joueur de football, son épaule entra dans son ventre ce qui le fit pencher. Bartimus décida donc de le soulever sur son épaule. L’homme se débattit comme un enfant ne voulant pas aller dans son coin de punition. Ils traversèrent la porte et il déposa l’homme par terre. Cette fois, l’homme était en colère, il était rouge comme une tomate.

(((Note aux GM : Un RP combat commence ici. J’utilise la première personne afin qu’une clarté de qui fait quoi soit installé.)))

Il me lança un crochet un peu trop lent que j’eu le temps d’esquiver. Je lui donnai un coup de poing dans le ventre ce qui le fit pencher une nouvelle fois. Cette fois il laissa le crochet de coté et m’envoya un direct en pleine figure, ce qui me faire voir quelque étoile. Je ripostai avec le même coup mais il réussit à le bloquer. Il m’attaqua avec un coup de pied qui me fit tomber par terre, je me relevai. Je décidai de visser son ventre puisqu’il y était déjà affaiblit. Je donnai un bon coup, il se pencha de nouveau et je le poussai à mon tour par terre. Je profitai du moment pour prendre une bouteille de bière d’un spectateur et je l’ai cassé sur sa tête. Je lui rendis son coup de pied, je voulais tenter de l’achever mais il me rendit la pareille alors que je m’approchai de lui. Pendant que je reculai pour prendre mon souffle, mon adversaire se leva, prenant son souffle lui aussi. Nous nous sommes foncé dessus, on ne pensait même plus aux quels coup que nous donnions, parfois sur le vissage, dans le corps, parfois des coups de poings, des coups de pieds, parfois forts, faibles. J’avais réussi à lui donné un bon coup en premier. Il l’avait reçu dans les côtes et je pensai lui avoir cassé. Il avait de la difficulté à respirer, mais ne semblai pas souffrir plus que ça. Le deuxième coup réussit, fut le mien aussi, c’était un crochet dans le vissage, il avait une dent en moins et avait commencé à saigner de la bouche. Le troisième et le quatrième fut les siens. Il m’avait donné un bon coup de poing dans le ventre, j’avais même vomi, je sentais mon estomac à un tel point que je pensais ne pas avoir mangé ce mois ci… Il avait profité de ce moment pour me donner un coup de coude dans le dos, il visait surement la nuque mais je m’étais déplacer. Ce coup me fit presque le plus grand bien car ma posture changea de pencher à « au garde à vous ». Maintenant, je fessais face à mon adversaire et il avait donné un coup vicieux. Dans les combats de bars, il y a une règle, pas de coup vicieux, le premier qui le porte, donne l’autorisation à l’autre d’en donner. Je n’allai pas laisser cette occasion partir en fumée. Je lui envoyai un bon coup de pied dans les testicules. Il tomba, genoux par terre, et me regarda. Il sortit un couteau et me le planta dans la cuisse. Meurtrit par la douleur, je me suis laisser tombé. J’enlevai le couteau et me relevai, je portai le couteau au coup de cet homme et je lui dis : « Tu ferrais mieux d’être un peu moins sauvage. Les gens moins gentils que moi t’auraient tué. » Je lui donnai un coup de genoux dans le dos afin qu’il tombe « à quatre patte » et lançai le couteau par terre devant lui. Il essaya de reprendre son couteau et je lui donnai un bon coup de pied dans la figure. Il était assez affaiblit pour ne plus revenir.

(((Fin du RP combat)))

Bartimus retourna auprès du bar et demanda une serviette à Talic.

« Vous allez bien j’espère ? »

« Oui, tout va bien. Il n’était pas très loyal ce jeune homme… Il m’a planté son couteau dans la jambe. »

« Il faut soigner ça tout de suite ! »

« C’est bon, je suis capable seul, je vais vous loué une chambre, il en reste une ? »

« Euh... ­»

« Je ne voudrais pas vous bousculer, ce n’est pas parce que je suis blessé que vous devez me trouvez une chambre absolument, je peux aller ailleurs. »

« Pour que mes concurrents vous escroquent ! Pas question ! Vous allez dormir dans ma suite la plus luxueuse et ce, gratuitement ! Il y a un bain dans le fond de la chambre. Faites simplement le ménage en sortant et ne tachez pas le planché. »

« C’est pur folie ! Une bière je peux bien accepter, mais il y a des limites monsieur. Je vous donne 25 yus pour votre chambre et 25 yus pour votre bonté. Maintenant, je vais aller dans ma chambre. »

Talic prit les yus et alla chercher la clé de la chambre, c’était une clé énorme, elle avait le poids d’une chope de bière. Bartimus monta difficilement, entra la clé dans la serrure et l’elfe le prit par l’épaule.

« Je vais vous aider, vous êtes dans un piètre état. »

Bartimus ne dit pas un mot, il n’avait presque plus de force. L’elfe passa devant lui, alla chercher une serviette, Bartimus commença à se déshabiller.

« Non ! S’il vous plait, n’enlever pas votre linge, vous aller saigner de plus belle. »

Elle prit la serviette et l’enroula autour de la cuisse à Bartimus, elle fit un nœud et emmena l’homme près du lit. Elle le fit assoir et lui dit de dormir. Il se coucha et s’endormit aussitôt. Curieusement, il rêvât de l’elfe, il lui fessait l’amour. À son réveil, il était nu et sa cuisse n’avait rien. Il se leva, s’habilla, se dirigea vers la porte lorsqu’il vit une enveloppe. Dans celle-ci, il y avait 50 yus et un petit mot sur lequel était écrit : « Aurevoir bel étranger. » Bartimus descendu et demanda à voir Talic. Il était partit à la pêche avait dis la femme derrière le comptoir. Il demanda si il lui avait parler d’un étranger qui s’était batu.

« Vous savez, il y a beaucoup d’étranger ici, il y a beaucoup de bagarres aussi. »

Il commanda une assiette et commença à manger.

Bartimus se posa une dernière question, il se demandait s’il avait rêvé de tout ça ou si c’était bien la réalité.

(Et si c’était la réalité, qui était cette elfe ? Pourquoi m'avait-elle parlé? Comment suis-je guéris ? Où est partie cette mystérieuse demoiselle ?)


Dernière édition par Bartimus le Lun 26 Juil 2010 00:32, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Dim 25 Juil 2010 16:46 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mer 19 Nov 2008 23:03
Messages: 4246
Dirigé de Bartimus


Au comptoir de l'auberge une étrange personne encapuchonnée discutait avec le gérant. Ses vêtements possédaient une certaine richesse, en effet, une tunique blanche de belle facture le revêtait puis une cape marron retombait dans son dos. Quant à ses bottes, elles étaient d'un cuir parfaitement lustré, immaculé, brillant, un cuir qui aurait pu faire pâlir certains tanneurs de la région ! Son côté mystérieux ne s'arrêtait pas là, le manche en argent incrusté d'améthystes d'une arme courte pendait à sa ceinture.

Les deux hommes semblaient avoir quelques éclats de voix en cette matinée qui s'annonçait pluvieuse... Puis, en quelques secondes tout s'accéléra, l'être mystérieux attrapa le col de l'aubergiste prêt à en découdre :
«Je vous ai posé une question, alors répondez-moi ! Je n'ai pas de temps à perdre avec un imbécile de votre trempe.» trancha-t-il d'une voix dure et déterminée, sans crier toutefois.

Le visage de Talic commençait à tirer vers le violet, il ne résisterait pas longtemps à cet assaut insoupçonné. Dans la salle peu de personnes avaient entendu les paroles de ce voyageur et encore moins souhaitaient sortir le pauvre homme de cette situation délicate. Néanmoins, l'être encapuchonné continua de questionner l'aubergiste :
«Tu reçois des étrangers, quelqu'un t'a bien parlé d'un tel objet. Alors, dis-moi ce que tu sais !
- Mais... je... je n'en sais... fichtre rien.»
Expliqua Talic à bout de souffle.

Parmi les quelques clients présents certains commençaient à observer la scène, pourtant, personne ne semblait avoir envie de bouger et ce personnage énigmatique n'avait pas l'air de vouloir lâcher sa proie aussi facilement.

_________________
Une question sur mes corrections ? Sur autre chose ? Un problème ? Une remarque ? N'hésitez pas à m'envoyer un MP.


Pour une demande de correction, c'est par ici.
Pour une intervention de GM dans vos RPs (validation d'achat ou autre), c'est par là.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à venir nous les poser.


Bon jeu à vous !


Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Dim 25 Juil 2010 21:08 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 20 Juil 2010 07:18
Messages: 8
Meurtris et à bout de souffle, William arriva finalement à Tulorim. Le voyage depuis sa ville natale avait été loin et pénible mais cela n'avait maintenant plus d'importance, son périple venait de prendre fin. Marchant d'un pas rapide, le jeune homme salua les gardes de la ville avant de s'engoufrer dans les rues. Malheureusement pour lui, cela ne pris que quelques minutes avant qu'il ne croise la chose envers laquelle il a le plus de mépris au monde: Des pauvres. Comment ces gens faisaient-ils pour être heureux dans des conditions de vie si exécrables? William en regarda un du coin de l'oeil et poussa un soupir de découragement, les vêtements du pauvre en question n'étaient même pas en soie. ''Quel imbécile'' pensa aussi tôt William. ''Ne comprend t-il pas que le coton abime la peau et que seul la soie, ou à la rigeur le lin, empêche une telle abération de se produire?''

''Décidément, cette ville avait grandement besoin de la venu d'un barde de ma trempe pour attirer plus de nobles'' continua de penser William. ''Je n'ai qu'à trouver le quartier des riches et offrir mes magnifiques talents artistique à un noble et ma carrière serras facilement relancée''. William avait cependant un grand besoin de manger puisque son dernier repas remontait maintenant à plusieurs heures et son estomac commencait à crier famine. Il demanda donc à un garde, non pas à l'un de ses horribles pauvres, le chemin de l'auberge la plus proche et s'y rendis en quelques minutes seulement. Arrivé devant l'édifice, les sourcils du jeune hommes s'arcquèrent de surprise. Le garde ne l'avait pas prévue de la piètre qualité de l'édifice. Malgré ses solides fondations de bois et ses larges poutres, l'établissement ne convenait certainement pas au critères du barde. '' J'ai compris'' pensa William. '' Par soucis du service à la clientèle, le propriétaire, ce Talik, a volontairement bâclé l'extérieur pour se concentré sur le décor intérieur''. Il poussa donc l'immense porte de l'auberge et y entra, plein d'espoirs.

Ce fut le choc! L'immense salle était pleine à craquer de toute sortes de gens y compris des orcs! De plus un amalgame de musiciens et de danseurs tentaient visiblement de faire un bon spectacle en se reproduisant sur une petite scène. Finalement, la pièce était couverte de tête de gibier tous plus répugnant les un que les autres. L'endroit donna des sueurs froides au barde car il savait pertinement que c'était la seule auberge en ville et qu'il n'avait pas le choix de se restaurer ici. William se dirigea vers le comptoir, ferment décidé à ne partager aucune table avec ses loques. Une fois assis sur un tabouret digne d'une autre époque, il commenda à boire et à manger au patron. Une fois servis, le jeune homme ne pu se retenir et demanda à l'aubergiste:

William:Pardonnez moi messire. Est-ce que vous payez cher pour que ses suposés artistes jouent cet effroyable vacarme à vos clients? Parce que si j'étais vous, je ne tolèrai pas une seconde de plus se ramassis de sons stridents qui abîme fortement l'ouïe. Non mais écoutez cela, le joueur de Luth s'est lamentablement trompé. À ce moment de cet ballade, il aurrait du faire un si bémole majeur et non un si bémole mineur. Avouez qu'il faut être un piètre musicien pour commettre pareille bévue?

Ne comprenant pas encore pourquoi le barde ne s'était pas déjà étouffé avec sa vanité ou son arrogance, Talik se contenta d'hausser les épaules et de servir une bière à William pour accompagner son repas. Il arrêta cependant son geste devant les grands yeux ronds du barde qui le dévisageait avec consternation. ''Je ne prends pas de bière messire, ne savez vous donc pas que le houblons abîme les cordes vocales?'' ''Seul le vin conviens à une gorge aussi précieuse que la mienne''. ''Au fait, accepteriez vous d'échanger une chambre pour la nuit et se repas contre une performance de ma part?'' '' Votre établissement ne serras qu'encore plus connue et...

N'attendant pas la fin de la phrase du barde, Talik se précipita vers les musiciens et leurs fis signe que l'heure de leur pose était arrivé. Il était hors de question pour lui de continuer à parler à un être aussi prétentieux, mieux vallait lui accorder ce qu'il demandait. Les musiciens finirent donc leur dernier couplet, saluèrent la foule et laissèrent leur place à William qui monta tranquillement sur la scène. Il sortit sont Luth de sont étuis de cuir et commenca une longue et lente symphonie. Bien que nette et très claire, la musique classique ennuya fortement l'auditoire qui commenca à cligner des yeux de fatigue.'' Ignares!!!! S'insurgea William avant de commencer à jouer une musique endiablé qui ranima la foule.

Le spectacle de William qui dura près de 2 heures, fut cependant interrompu par une bagare entre un client et un ivrogne ce qui fâcha le barde au plus haut point. Comment ces deux imbéciles pouvaient t'ils ainsi gâcher sa sublime musique? Par chance, ils finirent leur bagarre dehors et William arriva à clore sont spectavle. Il monta ensuite dans sa chambre et alla se coucher. Son sommeil fut troublé par des bruits étouffés venant de sa chambre voisine mais William était trop fatigué pour allez les engeuler, il préféra attendre le silence. C'est donc un William fatigué qui s'attabla au comptoir et commendant à manger. Assis juste à coté de lui, l'homme qui s'était battu était tranquillement en train de manger son assiette. Il semblait en profonde réflexion. ''Sûrement pense t'il à ma fabuleuse performance d'hier soir'' pensa William. Il allait lui demander son avis lorsqu'une dicussion plutôt animée l'interrompis dans a démarche.

«Tu reçois des étrangers, quelqu'un t'a bien parlé d'un tel objet. Alors, dis-moi ce que tu sais !- Mais... je... je n'en sais... fichtre rien.» Expliqua Talic à bout de souffle.

N'osant pas intervenir dans les affaires d'autrui, William feignis de n'avoir rien entendu. Il attendis plutôt que son voisin de comptoir réagisse. Ainsi, il pourra pencher du bords de celui qui est le plus fort. Pourquoi risquer d'âbimer ses si jolies mains pour un simple aubergiste?

_________________
L'information n'est pas la connaissance. La connaissance n'est pas la sagesse. La sagesse n'est pas la vérité. La vérité n'est pas la beauté. La beauté n'est pas l'amour. L'amour n'est pas la musique. La musique est la meilleure des choses.


Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Lun 26 Juil 2010 00:36 
Lorsque l’homme attrapa le col de l'aubergiste, Bartimus eu un sursaut, il se demandait comment quelqu’un pouvait-il agressé ce cher aubergiste si aimable. L’homme haussa même le traiter d’imbécile, Bartimus était stupéfait, il était tellement surpris, pris au dépourvu, qu’il n’intervenait même pas. Les deux commençait à perdre leur calme, pour l’un c’était par la colère, l’impatience et pour l’autre c’était par la peur et l’incompréhension. Bartimus sortit de sa surprise, il regarda d’abord autour, personne ne voulait intervenir, certain pour des meilleurs raison que d’autre. La pire raison étant qu’ils se foutaient bien que l’aubergiste soit agressé ou bien tué, la meilleur tant qu’à elle était surprenante, ils craignaient l’agresseur. Plusieurs tentaient de quitter subtilement l’auberge, il faut dire que ce n’était pas une réussite, l’homme regardait constamment les gens sortir. Il n’avait pas l’air de vouloir les empêcher de faire de la sorte, il semblait même content. On pouvait maintenant compté les clients sur les doigts, il restait Bartimus, le chanteur à la tête enflé de la soirée précédente, l’agresseur, un homme qui semblait de régaler du spectacle et quelques autres qui semblaient suffisamment s’inquiéter du sort de Talic pour rester. Ils chuchotaient ensembles et avait l’air de se demander quels seraient les évènements futurs.

« Ça suffit! »

Soudainement, un silence de mort tomba dans la pièce, on pouvait entendre les gens dehors qui parlaient de ce qui pouvait bien se passer à l’intérieur. Bartimus en entendit trois en particulier, un disait que l’homme à l’intérieur était un envoyé de l’enfer et que à ce stade-ci, il aurait sûrement déjà tué tout le monde pour ensuite les réduire en poussière et les emmener avec lui. Un autre disait que c’était sûrement un autre de ces ivrognes qui pètent un câble et que la seule raison qu’il était dehors et non dedans c’est qu’il ne voulait simplement pas voir ça. Le dernier disait que c’était seulement un homme prêt à tout pour obtenir ce qu’il voulait, il avait bien parlé d’un objet alors… il ne voulait simplement pas être un obstacle à la quête de ce personnage. Bartimus se ressaisit.

(Un objet oui! Il faut simplement l’aider et il nous laissera tranquille.)

« Euh… Je veux dire euh… Ça suffit les mystères nous sommes maintenant le centième des clients de tout à l’heure. Vous pouvez nous dire ce qui vous tracasse, nous pourrions peut-être vous aider, inutile d’agresser cet homme, il n’a pas l’air de savoir grand-chose. »



Dernière édition par Bartimus le Ven 30 Juil 2010 13:09, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Lun 26 Juil 2010 11:02 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mer 19 Nov 2008 23:03
Messages: 4246
Dirigé de Bartimus


Silence. Tes paroles résonnèrent dans une atmosphère pesante où personne n'osait parler au vu de la défiance dont tu venais de faire preuve. L'homme encapuchonné lâcha sa proie, la laissant se remettre de ses émotions. Talic passa sa main au niveau de sa gorge, la massant en espérant sans doute que ce geste lui rendrait un peu de la vie qu'il venait de perdre. Les autres clients de l'auberge s'étaient retournés vers toi et t'observaient avec des yeux surpris. Les gens de la région n'appréciaient sans doute pas que l'on se mêle des histoires qui ne nous regardaient pas.

Quant à l'agresseur, il se tourna vers toi, rabattant sa capuche pour te montrer son visage rouge de colère. Il n'avait pas l'air d'apprécier que l'on puisse l'interrompre lorsqu'il réglait ses affaires. Il devait avoir la trentaine, les cheveux châtains coupés en brosse comme un soldat de la garde de Tulorim. Ses yeux verts perçants te scrutaient, jaugeaient sans doute ta force avant d'entreprendre quoique ce soit. Un rictus se dessina sur ses lèvres décolorées avant qu'il ne s'approche vers toi :
«Tiens un visiteur ! Vous ai-je adressé la parole ? Non, je ne pense pas. Vous ai-je demandé de m'interrompre ? Non plus. Vous ai-je montré un semblant d'intérêt ? Encore moins !»

Sa colère pouvait se sentir à des mètres à la ronde, il était prêt à bondir sur toi au moindre faux pas. Il s'approcha de toi, les nerfs piqués au vif, au paroxysme de l'ennui, à la limite de la rage. Ses yeux te lançaient des éclairs signe avant coureur d'un véritable orage dans lequel il allait déchaîner ses passions.
«Hé bien soit ! Si tu veux prendre la place de cet aubergiste sans intérêt peut-être qu'en te voyant souffrir un peu, cela lui rendra la mémoire.» dit-il furieusement.

T'attrapant soudainement la main, il dégaina presque aussi vite sa dague :
«Alors ? Quel doigt je t'enlève en premier ?» un sourire carnassier apparut sur son visage étincelant, amusé par ce qu'il allait te faire subir.

_________________
Une question sur mes corrections ? Sur autre chose ? Un problème ? Une remarque ? N'hésitez pas à m'envoyer un MP.


Pour une demande de correction, c'est par ici.
Pour une intervention de GM dans vos RPs (validation d'achat ou autre), c'est par là.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à venir nous les poser.


Bon jeu à vous !


Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Lun 26 Juil 2010 15:52 
Certainement que Bartimus avait peur, il essayait tant bien que mal de le cacher. Il ne comprenait pas se que voulait cet homme.

(Pourquoi est-il aussi agressif?)

« Soit, si vous voulez me couper un doigt se sera l'annulaire. Je dois cependant avouer que je ne comprends pas votre énervement et votre silence. Dites nous quel est le problème et je vous promets de vous aider à votre quête. »



Dernière édition par Bartimus le Ven 30 Juil 2010 13:09, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Lun 26 Juil 2010 16:34 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mer 19 Nov 2008 23:03
Messages: 4246
Dirigé de Bartimus


Intéressé par ta proposition de l'annulaire, il te répondit :
«Si tel est ton vouloir ce sera l'annulaire ! Et sache que ma quête je la poursuis seul.» lança-t-il sans autre forme.

Le voyageur approcha sa dague de ton doigt et commença à passer le fil de sa lame sur ta peau, puis continua de l'enfoncer toujours plus profondément, allant même jusqu'à toucher l'os. Le sang dégoulinait sur le sol, des gouttes tombant à un rythme régulier. Avant qu'il ne fasse craquer l'os de ton doigt pour l'arracher définitivement, Talic atterré par cette démarche sanglante interrompit ton agresseur :
«Arrêtez ! Je vais vous dire ce que je sais.
- Ah ben nous y voilà !» dit-il tout en rengainant son arme.

Même si de ton côté, la douleur insupportable que cet homme étrange avait fait naître commençait à brouiller tes esprits, tu pourras entendre ce que dira l'aubergiste :
«Un homme est venu, il y a de ça deux ou trois mois tout au plus, il cherchait l'écorce. Or, il avait un peu trop bu et d'après ce que je compris il avait trouvé des informations dans la bibliothèque de Tulorim. Il était sur le point de partir pour les montagnes au sud.
- Intéressant... Hé bien chère assemblée ! Je crois qu'il est temps que je m'en aille. Quant à toi, j'espère vraiment pour tes petits doigts que tu ne te trouveras plus jamais en travers de ma route.» dit-il en sortant de l'auberge sans même te jeter un regard tant il semblait te déconsidérer.

Une fois l'homme dehors, Talic plongea vers toi pour savoir dans quel état tu te trouvais :
«Oh ! Je suis désolé, j'aurais dû parler avant, voilà ce qui vous est arrivé par ma faute ! Il faut faire soigner cette vilaine blessure avant que ça s'infecte. Vous devriez vous rendre au temple de Gaïa, ils ont de très bons guérisseurs.»

Une cliente de l'auberge vint alors vers toi. Sa démarche féline faisait danser ses fesses dans une robe ancienne déchirée par endroit. Elle portait un gambison usé dont le rouge écarlate d'antan avait nettement pâli. Sa chevelure noire lui retombait sur sa poitrine cachant sans doute les trous de son vêtement. Ses yeux étaient de la même couleur que ses cheveux et contrastés avec sa peau d'albâtre. Cette femme d'une vingtaine d'années demanda si tu voulais de son aide :
«Permettez-moi de me présenter. Je suis Linéa, désirez-vous que je vous accompagne jusqu'au temple ?
- Dans tous les cas, je viendrai aussi avec vous, ma femme prendra les commandes.»

_________________
Une question sur mes corrections ? Sur autre chose ? Un problème ? Une remarque ? N'hésitez pas à m'envoyer un MP.


Pour une demande de correction, c'est par ici.
Pour une intervention de GM dans vos RPs (validation d'achat ou autre), c'est par là.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à venir nous les poser.


Bon jeu à vous !


Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Lun 26 Juil 2010 22:42 
Citation:
«Oh ! Je suis désolé, j'aurais dû parler avant, voilà ce qui vous est arrivé par ma faute ! Il faut faire soigner cette vilaine blessure avant que ça s'infecte. Vous devriez vous rendre au temple de Gaïa, ils ont de très bons guérisseurs.»

«Permettez-moi de me présenter. Je suis Linéa, désirez-vous que je vous accompagne jusqu'au temple ?»


Bartimus se tourna vers Talic : « Vous n’auriez pas dû parler… Ce genre d’homme, on doit lui nuire le plus possible, s’il aurait accepté ma proposition, je l’aurais piégé et livré aux autorités. Ne vous excusez pas, je l’ai bien cherché… D’ailleurs, que cherchait cet homme et pourquoi avez-vous parlé d’un bout de bois, je veux dire d’écorce? »

(((À voir s’il répond à cette question.)))

Il fit ensuite face à l'étrangère qui lui avait proposé le voyage : « Quant à vous jeune femme, je ne vous souhaite aucun mal donc, si vous me dites que vous êtes capable de vous défendre, j’accepte volontiers votre proposition. »

(((Se serait bien si elle me demandait de continuer le travail de mon agresseur…juste pour rire =P)))



Dernière édition par Bartimus le Ven 30 Juil 2010 13:10, édité 3 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'Auberge du Pied Levé
MessagePosté: Mar 27 Juil 2010 06:54 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 20 Juil 2010 07:18
Messages: 8
Voyant que l'auberge se vidait de plus en plus, William résista de toute ses forces à la tentation de partir avec la foule. sa curiosité légendaire le retint cependant sur son tabouret. Malgré tout les ennuies que cela lui avait ammené dans le passé, il se fiait encore à elle. Du coin de l'oeil, le barde regardait l'homme en colère qui s'apprètait à user de violence dans les prochaines secondes. ''Quelle barbarie!!!'' songea William, '' S'abaisser à user de violence quand tant de mots peuvent règler les choses. Décidement, cette ville abrite beaucoup plus d'abrutis qu'elle n'y parait. Une chance que je suis là pour hausser le nombre de personnes respectable''.

Pris dans ses pensées, il n'entendis pas ce que l'homme, désormais sans capuche, dits au sauveur de l'aubergiste. La surprise de William fut totale lorsque celui-ci lui tendit son doigt et qu'il lui offrit de se le faire couper. À cette seconde précise, quelque chose frôla le barde: l'inconscience. Le visage de william vira au blanc et ses yeux s'équartillèrent d'horreur. Le sauveur sacrifiait l'un de ses doigt pour un simple aubergiste. Quel fou! Ne se rendait-il pas compte de ce que représente de perdre un doigt? Ne se rendait-il pas compte qu'ainsi, il ne pourrait plus bien applaudir le barde après l'une de ses sublimes prestations.

À nouveau, William fut pris d'un grand sentiment d'hésitation. Devait-il intervenir et sauver le malheureux qui tendait son doigt ou encore ne rien faire et voir ce qui allait se passer. Fermement convaincu que le sauveur préparait une attaque surprise, William se retint d'intervenir. Il fut stupéfier de voir que non seulement le sauveur ne fesait rien mais en plus, il ne gémissait même pas lorsque le fou lui coupa le doigt jusqu'à l'os! '' Il est bien plus fou que je ne le croyait. Il se laisse faire sans répliquer, c'est un malade mental, j'en suis sûr'' continua de penser William. Heureusement pour le blaisser, l'aubergiste finis par cèder et divulga ce que l'inconnu voulait savoir.

«Un homme est venu, il y a de ça deux ou trois mois tout au plus, il cherchait l'écorce. Or, il avait un peu trop bu et d'après ce que je compris il avait trouvé des informations dans la bibliothèque de Tulorim. Il était sur le point de partir pour les montagnes au sud.

Tout cela pour un vulgaire ivrogne qui voulait des informations sur une simple bibliothèque. Cela n'avait aucun sens. Il devait y avoir anguille sous roche. C'est pour cette raison que William décida finalement d'intervenir et de porter secours au malheureux qui venait sans doute d eperdre un doigt. '' Après tout, il est de mon devoir de futur aristocrate d'aider des pavres gens dans le besoin mais il est hors de question que je le touche. Son sang pourrais me salir'' pensa WIlliam. À l'instant qu'il quitta son tabouret, le jeune barde fut interrompu par sa plus grande faiblesse, une femme.

Sa robe usée fesant ressortir ses généreuses forme, William ne put se retenir et laissa contempla la beauté des pieds à la tête. Mais le barde n'en étant pas à sa première jolie jeune femme, repris rapidement ses esprits. Par politesse, il la laissa parler en premier puis finir sa discussion avec le sauveur avant de prendre lui même la parole:

William: Messire, je ne peux qu'admirer votre courage face à ce vil individu. Vous n'avez pas cèdé devant la barbarie et sachez que grâce à cela, vous méritez pleinement une partie de mon admiration. Comme il serait impolie voir inconsevable de ne pas venir à une personne dans le besoin, je vous propose de vous accompagner au temple, belle demoiselle. Il se tourna vers la principale interessée et continua: En effet, je suis convaincu que notre valeureux sauveur pourrait très biens e faire accompagner par se brave Talik jusqu'au temple, mais ce duo ne conviens certes pas à une femme comme vous. N'ayez crainte, j'ai tout de suite deviné dans vôtre regard que vous aimeriez avoir mon assistance et puisque je suis un homme bon, j'accepte de vous y mener. D'un geste rapide, il sortit une rose de sa manche et la donna à la jeune femme. Puis, il se mit sur un genoux, lui fit un baise main et un clin d'oeil des plus charmeurs. Il allait ajouter quelque chose mais l'homme avec le doigt en main lui coupa la parole arpès avoir birèvement parlé à Talik:

Bartimus: « Quant à vous jeune femme, je ne vous souhaite aucun mal donc, si vous me dites que vous êtes capable de vous défendre, j’accepte volontiers votre proposition. »

William pouffa de rire. Quel enfant! Accepter qu'une femme le défende. Le jeune barde en vain à la conclusion que l'homme devait probalement encore habiter chez ses parents pour raisnner ainsi. Après tout, un vrai homme digne de se nom aurrait refusé poliment une pareille offre. '' Ah ce gamin, une chance pour lui que je suis là. Je vais pouvoiur lui montrer comment un homme doit se conduire en présence de si jolie demoiselle.'' pensa William.

William: Au fait messire,nous ne nous sommes pas encore présenté. Je suis William FLeurdegemme, barde de grand renom. Je suis par ailleurs convaincu que vous avez déjà entendu parler de moi. Et vous, quel est votre nom?

_________________
L'information n'est pas la connaissance. La connaissance n'est pas la sagesse. La sagesse n'est pas la vérité. La vérité n'est pas la beauté. La beauté n'est pas l'amour. L'amour n'est pas la musique. La musique est la meilleure des choses.


Haut
 

Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 308 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ... 21  Suivante


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group  

Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO

L'Univers de Yuimen © 2004 - 2016