L'Univers de Yuimen déménage !


Nouvelle adresse : https://univers.yuimen.net/




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 13 messages ] 
Auteur Message
 Sujet du message: L'élevage de montures de Fridriche
MessagePosté: Lun 27 Oct 2008 22:49 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27
Messages: 39605
L'élevage de montures de Fridriche

Image


C'est au nord-ouest, un peu à l’extérieur de la ville, que vous trouverez ces écuries anciennes et toujours entretenues par Fridriche Dunwalt, devenu depuis quatre ans le propriétaire de cette belle entreprise en même temps que sa femme et leurs trois fils. C'est avec beaucoup d'amour qu'ils prennent soin de leurs montures et les dressent. C'est toujours une déchirure pour la famille de se séparer d'un de leurs compagnons, mais pour eux aussi l'argent est précieux et ils n'ont pas vraiment le choix que de se plier aux règles du commerce. Fridriche vous fera promettre d'en prendre grand soin.


Pour plus de renseignements sur les montures, se reporter à la règle spécifique sur les montures.

Montures élevées ici, à l'achat/revente :

Les chevaux : C'est la monture la plus fréquente, adaptée pour toutes les races de taille standard, tels les Humains, Elfes, Garzoks, Liykors, Worans, jeunes Oudios... Animal herbivore, il est la meilleure conquête de l'homme, le plus fidèle compagnon de l'Elfe et la terreur des Thorkins. Il est très utile pour les longs voyages, mais les races de plus petite taille ne savent pas les monter.

Les poneys : Utilisés majoritairement par les Sinaris et les Aniathy, ils sont robustes et adaptés aux terrains plats ou vallonnés. Ils s'adaptent par contre moins bien aux régions montagneuses, même s'ils feront de leur mieux pour vous faire voyager sur leur dos. Ils peuvent être utilisés aussi, bien que rarement, par les Thorkins et les Sektegs s'ils n'ont pas le choix. Ils ne supportent par contre pas les grandes races.

Les boucs : Montures des Thorkins, ils sont parfaitement adaptés pour les terrains montagneux, rocailleux, neigeux et périlleux et se débrouillent en plaine. Ils ne peuvent par ailleurs pas supporter plus grand que des nains. Les Sinaris, les Aniathy ou les Sektegs peuvent également les monter au besoin.

    200 yus la monture à l'achat. 1/3 du prix à la revente. C'est à vous de le nommer, de faire une éventuelle description et de lui acheter du matériel si vous le souhaitez.

Code:
[u]Monture achetée :[/u]

Nom :
Description et race :
--------------------------------------------------------------
Équipements (A acheter !) :
-
-

Sac (E=0/10) (A acheter !) :

--------------------------------------------------------------


Vente de matériel:

    Selle et rênes standards : vitesse augmentée de 0,5 : 200 yus.
    Selle et rênes de qualité : vitesse augmentée de 1 : 500 yus.

    Sac (Encombrement [E= /10]) : 50 yus
    Une petite charrette (Encombrement [E= /30]), le propriétaire sera assis dans la charrette : 100yus.
    Une grande charrette : (Encombrement [E= /50]), le propriétaire + 1 personne supplémentaire seront assis dans la charrette : 200yus.

Le rachat du matériel ne se fera qu'à 1/3 du prix.

Hébergement de montures mises en pension :

    Vous pouvez apporter la monture standard (Chevaux, belettes, boucs, poneys, dromadaires, loups) que vous possédez et le laisser en pension durant autant de temps que vous le voulez. Les montures originales seront refusées. Ce service sera payant en jeu mais aucun yus ne sera retiré de votre fiche.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

(((Si vous voulez être servi dans des temps raisonnables, n'oubliez pas de demander aux GM dans le SUJET DES INTERVENTIONS GMIQUES de s'occuper de valider vos achats en jouant le commerçant. Nous ne faisons pas le tour des boutiques... merci de votre compréhension )))

_________________
Image
Image
Image



Haut
 

 Sujet du message: Re: Les Ecuries de Fridrich
MessagePosté: Mar 24 Aoû 2010 22:25 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 17 Aoû 2010 01:56
Messages: 97
Localisation: Suisse


Lorsqu’Evildyr ouvrit les yeux, il constata avec soulagement qu’il arrivait aux portes de Yarthiss. En reprenant ses esprits, il remarqua l’écurie, à quelques mètres des remparts de la ville. Il s’approcha d’une barrière, mit un pied à terre et y attacha la jument. Il décrocha la sacoche de l’animal et la retourna devant lui.

"Tiens, mange !" dit-il en caressant le cheval. "Tu m’as sauvé la vie ! Et je te pardonne pour les quelques poils de barbe en moins…"

Il se dirigea vers l’écurie dans laquelle il avait aperçu une silhouette. Le nain était toujours nauséeux. Tout son corps était douloureux, son visage était en sang. Il avait besoin de soins. Il parvint en boitant dans l’étable.

"Bonjour," dit-t-il en s’adressant à un homme musclé. "Je vous amène une monture de Tulorim. Le responsable m’a dit de vous donner ceci."

Evildyr tendit à l’homme un bout de parchemin trempé.

"Héhé ! Thyas ne devait pas être très content d’apprendre que vous ne ramèneriez pas la monture ! J’ai déjà plusieurs chevaux lui appartenant ici. Je me demande s’il lui en reste beaucoup !" répondit l’individu d’un air amusé. "Je suis Fridrich, le gérant de cette écurie. Alors donc : un jour de voyage, plus le sac, cela vous fera un total de 14 yus, je vous prie !"

Le nain sortit quelques pièces de sa bourse, qu’il tendit au palefrenier en le remerciant. En sortant de l’écurie, il donna une tape amicale au poulain, qui continuait de manger.

"Vous avez eu des problèmes en chemin ?" demanda Fridrich en regardant les coupures sur le visage lacéré du guerrier.

"Une petite créature. Une sorte de petit lutin tout maigre, avec des ailes. Elle m'a attaqué."

"Une Elyd ? Alors je comprends votre état ! Vous avez de la chance d’être en vie !"

"En effet ! J’ai vraiment eu du mal ! Connaîtriez-vous un soigneur dans la région ?"

Le palefrenier réfléchit quelques instants.

"Pas à ma connaissance, non… Je suis désolé"

"Je survivrai. Et pourriez-vous m’indiquer le chemin pour la forge d’Agiend ?"

Fridrich lui indiqua le chemin. Le nain le remercia et prit la route de la forge en boitant.



_________________
Image


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les Ecuries de Fridrich
MessagePosté: Dim 19 Sep 2010 20:33 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 7 Sep 2010 20:08
Messages: 224
Localisation: Aliéanon
Post précédent

En pénétrant dans l’écurie une odeur insupportable envahit mes narines. Décidemment je ne me ferais jamais à la puanteur de ces endroits. C’était tout simplement invivable. Les gens qui arrivaient à passer leurs journées dans ces établissements, restaient pour moi un mystère complet.

Je m’avançais vers la seule personne qui était là.

Vu comment ça fouette, ça n’est pas étonnant."

La remarque d’Hània me fit rire. L’homme me regarda avec étonnement, cherchant ce qu’il pouvait bien y avoir de si drôle. Non loin de lui se trouvait un miroir, il s’y précipita et examina son visage avec attention. Je décidais de me rapprocher.

Ne vous inquiétez pas, ça m’arrive parfois.

Ah…euh…hmmm…Que puis je pour vous jolie demoiselle ?

Arrêtez la flatterie, c’est inutile avec moi. Je mène une vie sans attache et ça me va très bien.

Cela va changer, crois moi.

Je sais, mais pour le moment, je vais garder un aspect froid. Surtout que je ne serais pas amener à le revoir.

Ce n’est pas faux. Mais ne soit pas trop dure non plus. Yuimen te regarde.

Sage conseil. Merci.

Alors que je m’étais perdue dans une conversation mentale avec ma faera, je n’avais pas remarqué que j’avais cessé de parler au l’écuyer. Il attendait ma réponse tout en ayant son regard plus bas que la normal. Lorsqu’il s’aperçut que je le regardais, il releva vivement la tête et me regarda avec un air gêné.

"Inutile de réagir ainsi, je fais cette effet à pas mal de monde.

Ah…euh…désolé. Donc que puis-je pour vous ?

Je veux vous louer un cheval pour une journée.

Bien sûr. Avez-vous des critères de choix ?

J’en ai un et un seul mais non négociable.

Lequel ?"

Il commençait à être inquiet. Finalement cet peur que j’inspirais à la plus part des gens commençait à me lasser.

"Écoutez, vous n’avez rien à craindre de moi. Je ne suis pas quelqu’un de méchant, juste un peu méfiante, d’accord ?

D’accord.

La seule condition c’est que le cheval puisse supporter la présence d’Anorynn, mon loup. J’en aurais juste besoin pour faire la route entre ici et Tulorim.

Oui, pas de problème. Suivez moi, j’ai exactement celui qu’il vous faut."

Il m’entraina vers un lieu légèrement à l’écart des autres.

"Pourquoi ces chevaux sont-il à l’écart.

Ici nous mettons tous ceux qui ne craignent pas la présence des animaux tel que votre loup. Je ne voudrais pas qu’il se crée un mouvement de panique."

Sa réflexion paraissait logique. Aucun des chevaux ne manifesta de mécontentement au passage de mon fidèle compagnon.

"Voilà, nous y sommes. Je vous présente Haily. C’est une jugement, rapide et qui ne vous créera pas de vague."

J’examinai l’animal en question. Elle avait un pelage noir comme la nuit et cela contrastait avec la blancheur de ma peau. J’avançais ma main et elle la renifla. Je lui caressais le museau et je sentis qu’elle serait très agréable pour une journée de voyage.

"Elle est parfaite. Je vous la prends pour une journée et je la déposerais à l’écurie de Tulorim.

Très bien."

On retourna vers son pupitre pour régler la commande. Je lui donnais donc cinq yus. Il retourna chercher la jument et me remis les rennes entre les mains.

"Je vous remercie."

Avec ma nouvelle compagne, je sortis de l’écurie et me dirigeais vers les portes de la cités pour commencer mon voyage.

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les Ecuries de Fridrich
MessagePosté: Jeu 9 Déc 2010 22:18 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 5 Déc 2010 19:00
Messages: 258
Les Rues de la Cité

Leoj arriva rapidement à l’écurie, un homme l’aperçu, s’occupant de nourrir les chevaux il ne délaissa pas son travail pour venir lui demander la raison de sa présence, il haussa très fortement le ton de sa voix afin de se faire entendre sans pour autant crier. Le jeune homme lui signalant une demande de location, l’homme termina la distribution de foin et se dirigea vers son client. Fridrich était plutôt grand, costaud, une courte barbe lui dévorant le visage, il présenta chacun de ses chevaux avec fierté, puis demanda le budget et la destination de son client.

"Ah, pour ce prix là c’est Calinor qui vous emmènera. Elle est un peu jeune, il vous faudra faire avec."

Après avoir préparé la jument, Fridrich remit les rênes à Leoj qui se mis en selle et pris la route en regardant une dernière fois la ville. Le seul regret à son esprit était celui de n’avoir pas put en apprendre davantage auprès du vieux boutiquier.

Route entre Tulorim et Yarthiss

_________________
Leoj / Fanatique / Humain (Wiehl)
Image

"Si on ne prend pas son destin en main, nul ne le fera à notre place."


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les Ecuries de Fridrich
MessagePosté: Jeu 6 Jan 2011 00:14 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Ven 31 Déc 2010 18:27
Messages: 48
Localisation: La où le vent l’emmèneras
Anandor arriva devant l’écurie sur Hathir, quand il descendit, une petite larme en tomba de ça joue. Anandor ne voulait pas quitté Hathir, mais il était obligé… Par manque d’argent. Anandor pris Hathir par les rênes et l’emmena dans l’écurie, un homme arriva.

-Et bin dit donc mon garçon, pourquoi tu a l’air si triste ?
-Rendre Hathir, c’est comme donné un membre de ça famille.
-Ah je comprends… Tu t’es attaché à lui ?
-Plus que vous pouvez le pensé…
-De plus sans te brisé le moral, Hathir ne restera pas ici.
-Oui il repartira à ça ville d’origine…
-Qui est ?
-Dehant.
-Ah d’accord, donc lui rendre visite seras difficile. Traversé les montagnes etc…
-Malheureusement oui… Bon je vous dois combien… ?
-Tu la pris il y a 5 jours ?
-Oui.
- Donc… 5 fois 2… 10 Yus s’il te plait.
- D’accord


Anandor sortit l’argent de ça poche. 10 Yus. Il les posa sur la table et donna les rênes au propriétaire.

-Allez courage mon garçon.
-Oui… Au revoir monsieur…


Anandor fit le plus gros câlin de ça vie à Hathir, qui ce dernier le serra contre lui avec ça tête. Anandor lui embrassa la joue.

- Je te promets que un jour tu seras à moi…

Hathir le serra un peut plus fort, et le libera tout comme Anandor recula. Il vue Hathir partir… Puis Anandor aussi partit… Les larmes coulés fort, la bouche serré, Anandor sortit et s’appuya contre le mur pour pleurer…

_________________
Image

( Cliqué sur la signature pour voir ma fiche de personnage )


Haut
 

 Sujet du message: Re: L'élevage de monture de Fridriche
MessagePosté: Dim 24 Fév 2013 22:59 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 18 Fév 2013 15:37
Messages: 18
→ La porte des enfers

Une odeur nauséabonde de crottin mélangée à des écuyers en sueur se dégagea du lieu de fuite de Kenddy. L'odeur était tellement forte qu'elle piqua un instant les yeux de la jeune femme. Elle déambula un moment dans les écuries pleines d'étalons reproducteurs et de juments pleines.
Soudain elle posa son regards sur une jeune jument de robe palomino à la liste fine et régulière. Sur son box, un panneau signalais qu'elle venait juste d'être débourrée et qu'elle était âgée de 3 ans. Kenddy posa sa main sur le chanfrein de la jument qui accepta la caresse. Puis, elle frotta durement son encolure. Un palefrenier stoppa net cet élan de tendresse.

« Elle est magnifique n'est-ce pas ?
- Oui. De plus, elle a vraiment l'air sympathique.
- Elle l'ait. Mais elle est surtout à 200 yus, plaisanta l'employer. »

200 yus ? Kenddy ne possédait que 50 yus. Mais, qui a dit qu'elle était forcément obligée de l'acheter ? Elle resta naturelle comme si elle possédait cette somme.

« Parfait ! s'exclama-t-elle.
- J'en conclu que vous désirez l'acheter ?
- Bien vu. Mais tout d'abord je souhaiterais qu'elle fasse ses preuves.
- Qu'elle fasse ses preuves ?
- Oui. Je désire la monter, là, immédiatement.
- Hum, je crains que ça ne soit possible....
- Écouter, dit-elle en se penchant vers le palefrenier, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup de richesse. Et si vous ne me laisser pas monter cette créature, je serais dans l'obligation de dire à vos patrons le travail médiocre que vous effectuer. C'est clair ?
- Ou....oui mademoiselle.
- Excellent ! Harnacher et seller l'équidé et notre marché sera conclu. »

Le palefrenier couru vers la sellerie et déposa le matériel sur le dos du cheval maladroitement. Alors, qu'elle s'apprêtait à partir en balade, le palefrenier la rejoint question de "sécurité" selon lui. C'était peu connaître Kenddy. Le palefrenier était d'une naïveté imparable. Il lui expliqua que depuis que Fridriche avait reprit cet élevage, il travaillais comme palefrenier. Qu'il était orphelin et qu'il avait dû se débrouiller seul depuis ces vingt dernières années. Il avoua même que sa naïveté l'avait souvent conduit à sa perte. Les gens le prenait souvent pour un demeurer alors qu'il était juste d'un naturel extrêmement gentil et agréable.
Kenddy commença à regretter son plan au sujet de la jument. Mais, l'image d'Arthurius lui apparu soudain. Elle ne le connaissait que depuis quelques heures mais quelque chose chez cet homme la fascinait. Après tout, elle lui avait fait une promesse. Celle de le retrouver à Tulorim dans 4 jours de plus avec une monture. Et elle honorait toujours ses promesse. Et puis, ce "baiser" même si leurs lèvres n'ont fait que s'effleurer, il éveilla une partie d'elle, la meilleure partie d'elle. C'était décidé, elle allait exécuter son plan. Sans crier gars, elle pris un départ au galop. Et lorsque l'homme réalisa qu'elle lui avait fait faux bond, elle était déjà loin. Elle se dirigeait maintenant vers la forêt du Sud.

→ La forêt du Sud

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Re: L'élevage de monture de Fridriche
MessagePosté: Lun 25 Fév 2013 23:10 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Jeu 30 Oct 2008 16:52
Messages: 5210
Localisation: Entre le voile de la réalité et votre vie, prête à corriger vos erreurs...
Intervention GMnique pour Kenddy

Jet de synchronisation monture : 70/100 : La jument t'obéit bien, et le combat ne arrête pas, à moins qu’elle ne soit blessée. Chutes très rares.

La jument se laisse faire sans problème et galope sans résistance vers ta destination. Mais très vite tu entends d'autre galops, plus rapides, plus lourds, et avec des cliquetis métalliques.

En te retournant tu peux voir 3 cavaliers de la garde te poursuivre, et te rattraper.


Tu entre dans un combat libre. Le principe est que tu rp le combat comme tu le souhaites, en respectant les conditions suivantes :

- perte de 2pv (lancé 1d10)
- Aucun des cavaliers ne peut mourir (ce sont des gardes entrainés, tu ne peux pas les tuer).

La suite sera déterminée en fonction de ton rp de combat libre.

_________________
Quatrinette pour les intimes, n'hésitez pas à poser des questions, je suis là pour y répondre ;)
Merci à Itsvara
Et surtout, bon jeu à tous !


Haut
 

 Sujet du message: Re: L'élevage de monture de Fridriche
MessagePosté: Mar 12 Aoû 2014 00:55 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mer 5 Fév 2014 21:49
Messages: 40
Localisation: Sur la route de Tulorim
Une fois en dehors de l’enceinte de la cité, et après quelques mètres parcourus sur un terrain vague, ils arrivèrent à l’orée d’une prairie verte et aménagée. Les rayons du soleil venaient s’y déposer délicatement, comme attirés par l’atmosphère bienveillante du lieu.

Depuis combien de temps connaissez-vous votre ami?

Et bien, depuis très longtemps. J’avais aux alentours de trente-cinq ou trente-six ans. Mais je ne sais pas si on peut le considérer comme mon ami.

Ah oui? Et pourquoi ça? demanda Toralgam d’un ton curieux.

Disons que la dernière fois que nous nous sommes quittés, ce n’était pas sur des très bons termes. Mais tu découvriras tout ça par toi même; partons à sa rencontre.

Ils traversèrent la prairie, puis au détour d’un petit chemin humide, ils bifurquèrent à l’angle d’un pâturage où se prélassaient des chevaux et des poneys. Ils empruntèrent alors un sentier traversé par de petites dalles, minutieusement alignées, qui menaient à une vieille ferme. Algar prit les devants et passa le pas de la porte, d’une manière précautionneuse.


_________________
Un souvenir, une pensée, une idée... L'imagination est votre principal outil de création.



Dernière édition par Le Toralgam le Dim 17 Aoû 2014 19:34, édité 4 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'élevage de monture de Fridriche
MessagePosté: Mar 12 Aoû 2014 01:20 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mer 5 Fév 2014 21:49
Messages: 40
Localisation: Sur la route de Tulorim
Une petite clochette retentit lorsque la porte d’entrée se referma. Algar et Toralgam se rapprochèrent du comptoir, puis patientèrent quelques instants. Une femme, âgée et de petite taille, vint alors à leur rencontre.

Fridriche! s’écria t-elle, des clients sont arrivés!

Elle esquissa un bref sourire aux visiteurs, puis disparut dans l’arrière boutique.

Ca, c’est sa femme, glissa Algar d’un air amusé au jeune garçon. Elle perd un petit peu la boule… elle ne m’a même pas reconnu.

La pièce retrouva brièvement le silence dans laquelle elle avait accueilli les deux hommes. Cette dernière était coquettement décorée et un agréable jeu de lumière, lui donnait une atmosphère joviale.

Le parquet de la salle voisine grinça soudainement et Algar recula de deux pas.

J’espère que tu sais courir Toralgam, rétorqua le vieil homme, d’un brun moqueur.

La porte de derrière s’ouvrit et une gigantesque ombre apparut. Un homme immense entra alors dans la pièce et les fixa longuement. Il était complètement chauve et anormalement gros. Il semblait légèrement plus jeune que sa femme, mais ses capacités physiques étaient sans doute tout autant altérées. De nombreuses rides lui rongeaient le visage et ses yeux, partiellement cachés par d’épais sourcils grisâtres, lui conféraient un air songeur.

Bonsoir messieurs, lança faiblement Fridriche en regardant Toralgam.

Puis, il se figea en apercevant Algar.

Quel culot tu as à pénétrer chez moi espèce d’ingrat!

Le visage de l’éleveur se ferma et il se mit à frapper viollement le sol avec ses pieds.

Du calme Fridriche, si tu t’énerves tu risques de tout casser!, cria Algar.

Je pensais ne plus te revoir par ici jusqu’à la fin de ma vie. Comment oses-tu te présenter à nouveau devant moi!

Le grand homme continua son étrange gestuelle si bien que quelques lattes commencèrent à se fissurer. Ensuite, il s'arrêta et couru en direction d'Algar, qui l'esquiva sans difficulté. L'hôte de ces lieux ne fut arrêté que par le mur opposé à sa course. sonné et endolori, Fridriche fit un bref mouvement de tête, puis se retourna à nouveau en direction des visiteurs.

Mais que se passe t-il Algar? Qu’avez vous fait à cet homme pour le mettre dans cet état?

Je t’expliquerai ça tout à l’heure Toralgam, mais pour l’instant il vaut mieux que tu te prépares à quitter la ferme. Je ne pensais pas que Fridriche réagirait de cette manière après tant d’années.

Algar et Toralgam se rapprochèrent doucement de la sortie. Fridriche, quant à lui, bondit à nouveau sur le vieillard.

Tu vas me le payer goujat!

Fridriche rata une nouvelle fois sa cible et s'écrasa contre un mur porteur qui s'effondra, accompagné d'une partie de la ferme.

Les deux hommes qui étaient sortis juste à temps, restèrent immobile devant un tel spectacle.

Mon dieu Algar… cet homme vient de se tuer.

Ne t’inquiète pas Toralgam, Fridriche est plus résistant que ne laisse le supposer son âge.

Mais pourquoi vous attaque t-il comme cela?

Eh bien une vieille histoire lui est toujours restée au travers de la gorge. Il y a de ça une trentaine d’années, j’avais de graves problèmes d’argent. La Smerald était alors en plein recrutement et c’est à ce moment que j’ai décidé de rentrer dans leurs rangs. Une seule chose était alors demandée pour valider l’adhésion; il fallait que je possède une monture de qualité, capable de prendre part à de rigoureux combats. N’ayant d’autre choix, il m’a fallu en dégoter une et peu importe la manière. Malheureusement, je n’avais pas les moyens d’acheter un spécimen en toute légalité et s'ajouta à ça le fait que la Smerald ne me laissait pas le temps d’en apprivoiser une.

Vous avez donc décidé de dérober une monture à Fridriche. Ai-je tort?

Tu as tapé dans le mille mon garçon. Je lui ai volé un cheval alors qu’il labourait ses pâturages; juste devant ses yeux. Il n’a jamais oublié mon visage et des mois durant, décidé à me retrouver, il m’a recherché activement. Des affiches ont même été déposées dans la ville et il m’a fallu la quitter quelques temps. Depuis le monde m’a oublié, excepté Fridriche, qui n’a jamais digéré ce revers.

Mais alors, pourquoi êtes-vous revenu le voir?

J’ai toujours regretté mon geste. Je suis un homme qui aime les principes et cet épisode est un des plus noirs de ma vie. Fridriche est connu pour considérer ses montures comme ses enfants. Chaque fois qu’il se sépare de l’une d’entre elles, c’est un véritable déchirement pour lui. Ce jour là, je lui ai volé bien plus qu’un animal: je lui ai pris une partie de son âme.

Et de quelle manière comptiez-vous vous excuser après une si longue période?

Je possède toujours ce cheval qui est devenu un de mes plus importants symboles. Il commence à se faire vieux mais il est toujours en bonne santé. J’ai dans ma poche une bourse de trois cent yus que j’aimerais donner à Fridriche, comme une sorte de mea culpa.

La carcasse de la maison trembla tout à coup et le corps de Fridriche s'éleva au dessus de cette dernière. Il semblait s'être calmé, mais son regard, perçant et songeur, ne rassurait pas Toralgam pour autant

Attend moi un peu plus loin Toralgam; je vais m’excuser auprès d’Algar et de sa femme pour le mal que je leur ai causé pendant tout ce temps.

Toralgam se retira quelques minutes et partit observer les montures qui s’abreuvaient non loin de là, à un petit point d’eau. Il y avait de nombreux chevaux, ainsi que quelques poneys. Un cheval attira tout particulièrement les yeux du garçon. Il se trouvait à l’écart du groupe, de l’autre côté du pâturage. Sa robe était d’un noir sombre et enivrant. paradoxalement, sa crinière ainsi que sa queue, étaient d’un blanc écarlate et brillantes comme de la soie. De plus, sa taille était légèrement plus importante que ses congénères. Le jeune garçon était émerveillé par la beauté de l’animal et l’observa pendant un long moment avant d’être interrompu par Algar, qui le rappelait au loin. Il rejoignit le vieil homme ainsi que les deux propriétaires de la ferme.

L’affaire est arrangée Toralgam. Je me suis profondément excusé auprès de Fridriche et ce dernier a accepté de nous venir en aide.

En effet, j’ai simplement demandé à Algar, ici présent, de me prouver que la monture, qu’il m’avait dérobée il y a de ça une trentaine d’années, était toujours en vie. Il m’a donné sa parole et m’a en contrepartie donné une bourse de trois cent yus, qui équivaut au tarif que nous proposons dans notre lieu d’élevage. Je peux donc considérer qu’il vient enfin d’en faire l’acquisition, légalement. Algar m’a fait mal, mais aujourd’hui, il vient de suturer les dernières cicatrices qui alimentaient cette blessure.

Les deux hommes rirent longuement, comme pour effacer une bonne fois pour toute les vieux démons qui les hantaient.

De toute manière, je n’ai plus l’âge pour garder enfouie en moi une rancoeur éternelle envers des faits aussi anciens.

C’est tout à votre honneur, lança alors Toralgam.

Mais trêve de plaisanteries. Revenons à nos moutons, enfin… à nos montures. Algar m’a dit que tu en recherchais une.

Oui effectivement, j’aimerais acquérir une monture, enfin plus exactement un cheval pour m’aider dans mon périple.

Tu as frappé à la bonne porte, même si elle est actuellement en dessous de ce tas de gravas.

Les trois hommes se mirent à rire suite à la boutade de Fridriche.

Mes montures sont parmi les plus robustes du continent. Quelque soit le cheval que tu choisiras, il saura t’accompagner valeureusement dans ton voyage. Néanmoins, Algar m’a fait part de ta situation économique et je ne peux pas me permettre de te léguer une de mes bêtes gratuitement. C’est pour ça que j’ai pensé à une autre solution. As-tu eu l’occasion d’observer l’enclos derrière toi, demanda Fridriche au jeune garçon.

Oui, je l’ai contemplé tout à l’heure et de magnifiques chevaux y sont entreposés.

Exactement, les bêtes présentes dans cet enclos sont superbes… malheureusement, je ne les ai pas mises ici pour leur plaisir, mais parce que se sont des cas compliqués qu’il m’est difficile de gérer. Blessures, problèmes comportementaux ou encore anomalies génétiques sont de bons exemples des soucis que connaissent ces animaux. Lorsque l’un de ces problèmes touche un spécimen de mon élevage, il le rend invendable. De plus, n’ayant pas le coeur à m’en séparer brutalement, je le place dans cet enclos où il peut vivre à peu près normalement avec la compagnie de montures lui ressemblant. A cause de toutes ces choses, j’ai une proposition à te faire: je te laisse choisir une de ces montures et si elle t’accepte, je te laisserai partir avec. Je dis bien si elle t’accepte, car à cause de cette mise à l’écart forcée, ces animaux sont très difficiles à monter et il faut parvenir à gagner leur confiance. Te sens-tu prêt à tenter ta chance?

Je le suis!

Bien, alors allons jusqu’à l’enclos.

Ils se dirigèrent à proximité de ce dernier, puis observèrent les bêtes.

L’une d’entre-elles te plait mon garçon?

A vrai dire, un des spécimens m’a tapé dans l’oeil à la seconde où je l’ai aperçu; il s’agit de ce cheval noir là-bas.

Tu parles de Démos?L’éleveur se mit à glousser d’une voix rauque. C’est un pur sang et comme tu as pu le remarquer, il est en parfaite santé physique. Tu te doutes donc que ce qui cloche chez lui se situe en son comportement.

Oui effectivement, j’avais fait le rapprochement et je me demandais d’ailleurs de quel genre de problème pouvait bien souffrir ce fantastique animal.

Démos a été abandonné par sa mère à la naissance. Suite à un manque d’affection dès son plus jeune âge, il a développé un problème d’ordre sentimental qui a eu pour incidence, une fois devenu adulte, de le rendre craintif à l’égard de tout être extérieur. Comme tu peux le voir, il est à l’écart dans cet enclos, tout simplement car Il refuse toute tentative de rapprochement avec ceux qui l’entourent; qu’ils s’agissent d’hommes ou d’autres animaux. Si ton choix est porté sur Démos, sache que ce sera très compliqué de gagner sa confiance.

Je suis décidé à relever le défi.

Bien, si tu parviens à monter sur Démos, tu pourras te considérer comme son nouveau maître.

L’éleveur se retira un instant et revint avec une selle en cuir marron.

Il faudra que tu places la selle sur son dos et que tu parviennes à grimper dessus. Bonne chance mon garçon.

Toralgam prit les outils que lui tendait Fridriche et se dirigea vers l’entrée de l’enclos. Il fixa ensuite Algar qui lui sourit brièvement avant de détourner le regard. Le jeune homme porta alors son attention sur Démos qui broutait de l’herbe au loin.

Il referma délicatement la porte de l’enclos puis s’approcha lentement de l’animal. Sa présence n’avait pas l’air de déranger les bêtes qui se trouvaient autour de lui. Les pas du jeune homme étaient légers comme des plumes. Il approcha toujours plus près de Démos, d’une démarche lente et prudente dans le but de ne pas apeurer l’animal. Il déposa son arc et la selle au sol, puis s’assit en tailleur à une vingtaine de mètres de lui. Il ferma ensuite les yeux et respira profondément. Les deux spectateurs ne comprirent pas de suite ce que faisait le jeune garçon, mais l’observèrent plusieurs minutes.

Bien je pense que ça va prendre du temps, rétorqua Algar. Fridriche, allons ensemble remettre ta maison sur pied.

_________________
Un souvenir, une pensée, une idée... L'imagination est votre principal outil de création.



Dernière édition par Le Toralgam le Mar 19 Aoû 2014 20:10, édité 4 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'élevage de monture de Fridriche
MessagePosté: Mar 12 Aoû 2014 19:10 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mer 5 Fév 2014 21:49
Messages: 40
Localisation: Sur la route de Tulorim
Deux heures passèrent. Le Soleil planait toujours haut dans le ciel et ses rayons venaient se déposer sur la tête de Toralgam, toujours assit paisiblement au milieu de l’enclos. Le garçon n’avait pas bougé d’un seul centimètre, si bien, qu’un petit oiseau était venu se poser sur son épaule, l'ayant confondu avec un rocher.

(Démos a dû s’habituer à ma présence. Il est temps de tenter une approche.)

Le jeune chasseur se releva lentement. L’oiseau, qui avait prit possession de son corps, s’envola dans les airs. Il s’approcha du cheval lentement, mètre par mètre et lorsqu’il ne fut plus qu’à trois pas de ce dernier, Démos tourna sa tête et le fixa. Son regard était envoutant et ses yeux, humides, lui donnaient un air miséricordieux.

Tout doux mon beau, je ne te ferai pas de mal. Ce que j’attend de toi, c’est que tu me laisses te placer cette selle sur ton dos. Après ça, je promets de m’occuper de toi jusqu’à mon dernier souffle.

Toralgam se rapprocha du corps de la bête, saisit la selle, puis lui déposa délicatement sur le dos. Démos, au contact du cuir, se cabra violemment, projetant la selle sur le sol. Le garçon tenta de calmer l’animal… en vain. Démos finit même par le frapper avec l’un de ses sabots, le projetant à son tour à terre. Puis, il s’éloigna, laissant Toralgam inerte au milieu de l’enclos.


_________________
Un souvenir, une pensée, une idée... L'imagination est votre principal outil de création.



Dernière édition par Le Toralgam le Dim 17 Aoû 2014 20:26, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'élevage de monture de Fridriche
MessagePosté: Mar 12 Aoû 2014 19:18 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mer 5 Fév 2014 21:49
Messages: 40
Localisation: Sur la route de Tulorim
Le jeune garçon rouvrit les yeux quelques minutes plus tard. Algar se tenait juste au dessus de lui.

Qu’est-ce qu’il t’es arrivé Toralgam? Nous t’avons retrouvé inconscient, demanda Algar d'un ton pressant.

Le cheval… j’ai tenté de lui mettre la selle, et il m’a violemment projeté au sol.

Fridriche, qui se trouvait à proximité d'eux, esquissa un sourire de supériorité.

Je te l’ai dit mon bonhomme, Démos est un caractériel et le monter n’est pas une chose aisée. Je t’invite à abandonner avant qu’il ne te fasse plus de mal.

Il en est hors de question. Je ne me défilerais pas.

Toralgam se releva difficilement. Il releva sa manche et aperçut l’hématome que Démos lui avait fait. Il lui recouvrait une partie de l’avant bras. Il finit tout de même par accéder à l’enclos, et récupéra son arc ainsi que la selle. Il s’approcha une nouvelle fois de Démos, mais cette fois ci, d’un pas sûr et déterminé. Il vint se placer juste devant la tête de l’animal, et le fixa longuement dans les yeux. La scène dura plusieurs minutes; les deux êtres ne détournaient pas leurs regards. Puis, Toralgam s’approcha du flanc de l’animal et lui déposa la selle sur le dos. Le garçon s’éloigna ensuite rapidement de Démos, pour éviter tout coup de sa part. Cette fois-ci, le cheval ne broncha pas.

(Je pense que tu es prêt mon beau, laisse toi faire et tout se passera bien.)

Le jeune homme se rapprocha une nouvelle fois de l’animal, fixa prudemment la selle puis posa son pied dans l’étrier. Ensuite, il prit appui sur celui-ci et tenta de passer l’autre jambe par dessus l'animal. Cependant, ce dernier, qui n’était pas habitué à ce qu’un poids vienne s’exercer sur lui, se cabra de nouveau. Toralgam, déséquilibré, tomba à la renverse, son pied toujours coincé dans l’étrier. Le pure-sang commença alors à galoper, emportant le garçon dans sa course en le trainant brutalement sur le sol. Le cheval ne se fatigua pas et Toralgam perdit rapidement connaissance. Il fallut attendre que Fridriche, alerté par le raffut crée au sein de l’enclos, siffle la bête pour la calmer. Démos pivota, laissant le corps inerte du garçon tomber sur le sol. Fridriche vint alors le rechercher et l’emporta auprès d’Algar.

Il a l’air gravement blessé, il a besoin de soins au plus vite.

Toralgam portait les stigmates de la chute sur la totalité de son corps. Ses vêtements étaient partiellement déchirés, et une importante couche de terre lui recouvrait le visage.

Je vais m’en occuper, lança doucement Algar, il n’était définitivement pas prêt pour une telle épreuve.

A ces mots, Toralgam rouvrit lentement les yeux. Il souffrait le martyre, mais put néanmoins adresser quelques mots au vieillard.

Je suis désolé… Je n’ai pas été à la hauteur. Vous placez de grands espoirs en moi, et je ne suis même pas capable d’apprivoiser un cheval. J’ai honte…

Ne t’en fais pas mon garçon. Les échecs forgent les hommes. Aujourd’hui, tu vis un revers douloureux, mais demain sera un jour meilleur.

A cette dernière parole, Toralgam, blessé et épuisé, reperdit connaissance.


_________________
Un souvenir, une pensée, une idée... L'imagination est votre principal outil de création.



Dernière édition par Le Toralgam le Dim 17 Aoû 2014 20:33, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'élevage de monture de Fridriche
MessagePosté: Mar 12 Aoû 2014 19:25 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mer 5 Fév 2014 21:49
Messages: 40
Localisation: Sur la route de Tulorim
Il se réveilla dans la maison de Fridriche, totalement remise sur pied grâce au travail forcené de ce dernier, avec l’aide d’Algar. Il était dans un lit confortable. Une assiette de viande fraîche l’attendait sur une petite table de chevet, présente à ses côtés; il n’hésita pas à en prendre quelques bouchées.

Te voila enfin réveillé!

Toralgam tourna la tête et aperçut Algar, assit sur une chaise à l’autre bout de la pièce.

Je suis ici depuis combien de temps?

Trois jours… Ton temps passé à te reposer t’empêche de progresser dans ta mission en es tu conscient?.

Oui, et je le regrette profondément.

Bien, cessons ces bavardages et retourne combattre contre ce cheval.

Comment? Vous l’avez bien vu, je ne suis pas en mesure de dompter cet animal.

N’abandonne jamais Toralgam, plus tu échoueras et plus tu te rapprocheras de ton but. N’oublie jamais ça.

Mais mon corps me fait affreusement mal!

Arrête de te plaindre sans cesse ignorant! Le monde court un grand danger. Comment oses-tu te conduire d'une manière aussi égoïste!

Le regard d’Algar avait subitement changé. Toralgam ne l’avait jamais vu dans cet état et cela le dissuada de rester clouer dans son lit.

Très bien, je suis désolé, je n’aurais pas dû me plaindre auprès de vous.

Le garçon se leva brusquement et se dressa sur ses jambes. Son bras droit le fit brièvement grimacé, mais il retint son expression faciale pour ne pas aggraver la colère d’Algar. Il sortit rapidement de la ferme, suivit par le vieillard. Le temps s’était dégradé et une pluie lourde tombait sur Yarthiss et ses alentours. La terre se transformait lentement en boue molle et lourde.

(Quelle poisse… Il faut que ça arrive maintenant.)

J’espère que la pluie ne compte pas t’arrêter.

Non…bien sûr que non…

Le jeune homme, bien que peu enthousiaste à l’idée de retenter sa chance, récupéra la selle que Algar avait préalablement accrochée au pas de la porte, puis traversa la cour qui séparait la ferme de l’enclos. Il pénétra ensuite dans ce dernier. Démos y était allongé et semblait dormir profondément. Il se trouvait sous un chêne, à l’abri du mauvais temps.

(C’est maintenant ou jamais, je suis en mesure de le surprendre.)

Toralgam tenta une approche fougueuse vers l’animal. Il agrippa fermement la selle, la tendit vers le cheval, puis recula lorsque la bête ouvrit brusquement les yeux. Démos se releva sur ses quatre sabots et lança un regard démoniaque au jeune garçon.

Du calme mon grand, je ne suis pas là pour te causer du tort. Ce que je te demande, c’est de me faire confiance.

A peine eut-il finit ses mots que Démos, furieux de revoir Toralgam se présenter devant lui, se mit à courir à travers l’enclos. Il souleva de nombreuses mottes de terres et un épais nuage de poussière s’éleva par dessus le jeune chasseur. Aussi, le pur-sang ne manqua pas d’alarmer les autres bêtes présentes autour, qui se pressèrent de courir à leur tour. C’est bientôt un véritable tourbillon de débris qui s’abattit sur le garçon, tétanisé par ce qui lui arrivait. Il se fit percuter une première fois par un poney qui le projeta au sol, puis piétiné par un deuxième au niveau de la cheville droite. Le garçon poussa alors un cri d’effroi qui alerta Algar et Fridriche, qui s’étaient retirés à l’intérieur de la ferme.

Ne bouge pas Fridriche, je veux voir s’il est capable de se sortir tout seul de ce mauvais pas.

Mais tu es fou? Il risque de se faire tuer, tu veux avoir sa mort sur la conscience?

Algar ne flancha pas malgré les avertissements de l’éleveur, pourtant, les montures continuaient à galoper dangereusement autour du garçon. Celui-ci ne voyait que des ombres grossières à travers le nuage de poussière, qui altérait grandement sa vision. Un cheval vint alors lui écraser une nouvelle fois sa jambe blessée. Toralgam poussa un nouveau cri, plus strident que le dernier, qui retentit violemment jusqu’aux tympans des deux hommes.

C’en est assez Algar, il faut qu’on lui vienne en aide, maintenant!

L’expression du vieillard changeait peu à peu. Il se rendait compte que sa passivité envers le jeune homme entrainerait bientôt sa mort.

C’est simplement que… je pensais bien faire mais…d’accord, il faut qu’on agisse avant qu’il ne soit trop tard.

Ils se dirigèrent alors vers l’enclos pour venir en aide à Toralgam. La fumée produite par l’agitation des bêtes s’élevait haut dans le ciel. Elle y était si dense que l’on ne voyait plus que l’a silhouette du garçon. Celui-ci, prit dans le coeur du troupeau, semblait perdu, comme une plume dont la trajectoire obéirait aux dictons d’une tempête. Soudain, un appel à l’aide s’échappa du spectacle bestial.

Aidez-moi! Ma jambe est cassée et je ne peux pas m’extraire de cet endroit!

Les deux hommes arrivèrent bientôt à proximité de Toralgam, mais malgré leurs fermes intentions, ne purent pas pénétrer au sein du cercle formé par les bêtes, sous peine de se faire éjecter rapidement d’un puissant coup de sabot. Parmi les animaux, un poney semblait plus maladroit que ses congénères si bien, qu’il entra plusieurs fois en collision avec ces derniers. Néanmoins, il parvint à se frayer un chemin, et arriva soudainement à deux pas du jeune homme.

Sa maladresse et ses multiples sauts devenaient de plus en plus dangereux. Après un dernier effort, la bête se dirigea au galop vers Toralgam. Fridriche et Algar assistèrent impuissants à la scène, ne voyant que l’ombre du poney s’approcher du garçon. Celui-ci n’eut le temps d’effectuer qu’une brève prière, les pas de l’animal se faisant de plus en plus bruyants. Il finit même par se trouver à quelques centimètres de lui. Dans l’impossibilité d’échapper au jugement de l’animal, Toralgam finit par fermer les yeux et esquissa un bref sourire à l’idée de rejoindre ses parents.

Toralgam! cria Algar, non!


_________________
Un souvenir, une pensée, une idée... L'imagination est votre principal outil de création.



Dernière édition par Le Toralgam le Mer 20 Aoû 2014 00:52, édité 3 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: L'élevage de monture de Fridriche
MessagePosté: Mar 12 Aoû 2014 19:31 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mer 5 Fév 2014 21:49
Messages: 40
Localisation: Sur la route de Tulorim
Le vacarme produit par les montures s’interrompit brusquement et la fumée se dissipa lentement. Algar était étendu sur le sol en se tenant les cheveux, et sanglotait.

Je suis désolé mon garçon, je n’aurais jamais dû me conduire de cette façon. Tout est de ma faute.

Algar, lança alors Fridriche, tu ferais mieux de te relever.

Le vieil homme s’essuya les yeux, se redressa, puis ces derniers s’ouvrirent d’étonnement.

Toralgam était sain et sauf. Demos, debout sur ses quatre sabots, se tenait juste devant lui, la tête penchée vers l’avant. Ce dernier s’était dressé devant le chemin du poney, l’empêchant ainsi de piétiner le jeune homme. Algar et Fridriche relevèrent alors Toralgam. Celui-ci, s’approcha difficilement du cheval, la faute à sa jambe meurtrie, puis posa sa main sur la robe noire de l’animal.

Fridriche, vous m’avez bien dit que peu importe la manière, si je parvenais à grimper sur Demos, vous le considéreriez comme m’appartenant?

Effectivement, tu viens de rapporter vaguement mes propos.

Très bien. Algar, pouvez-vous m’apporter la selle que j’ai laissé tombée avant d’être pris au coeur de l’attroupement?

Le vieillard ramassa la selle qui se trouvait quelques mètres plus loin puis la rapporta au garçon. Toralgam la plaça alors sur le dos de Démos puis la fixa fermement. L'animal, reste de marbre devant l'action du garçon.

(Je ne sais pas ce qui t’a poussé à me sauver Démos, mais désormais, nous ne ferons qu’un.)

Il plaça ensuite son pied gauche dans l’étrier.

Fridriche, pouvez vous m'aider à passer ma jambe de l'autre côté? Je n'y arriverai pas seul.

L'homme ordonna à Démos de s'allonger. L'animal obéit immédiatement à la demande qui lui était faite. Après un dernier effort, Toralgam parvint alors à hisser sa jambe blessée de l’autre côté du flanc de l’animal.

Ca y est! cria t-il, j’ai réussi! Fridriche, vous en êtes témoin, il est à moi.

Effectivement mon garçon, lança t-il d’un air accompli, cet animal est désormais le tien. Tu as réussi à gagner la confiance de Démos et la mienne par la même occasion. Prend soin de lui comme je l’ai fait depuis que je le possède.

Je vous le promet, il est entre de bonnes mains

Toralgam se tourna ensuite vers Algar.

Vous avez vu, vous aviez raison de croire en moi. J’ai été plus fort que les péripéties auxquelles j’ai été confrontées. Je ressors de cette bataille épuisé, mais vainqueur.

C’est certain que tu n’es plus le garçon que j’ai rencontré, celui étendu sur un lit de blessé, se plaignant de son sort comme un condamné à mort. Comme je te l’ai dit, maintenant que tu possèdes une monture, mon travail avec toi est terminé. Tu dois maintenant voguer seul et explorer le monde qui nous entoures. Des choses dangereuses dont tu ne connais aucunement l’existence se dresseront devant toi, mais je suis sûr que tu es maintenant assez courageux pour les affronter.

Je vous assure que je saurai me montrer digne de confiance et vous démontrer que vous avez fait le bon choix en m’envoyant moi, et moi seul, parcourir ces routes.

Et tout ça accompagné de ton fidèle destrier, rétorqua Fridriche d’un ton amusé.

Vous avez raison, il ne me quittera pour aucun motif valable. Maintenant je dois vous laisser, un immense périple m’attend. Je vous remercie tous les deux pour l’aide que vous m’avez offerte. Grâce à vous je suis un homme nouveau et je possède un fidèle compagnon, prêt à se dresser devant les obstacles à mes côtés. Pour tout cela je tiens à vous adresser mes plus profonds remerciements.

Toralgam, placé sur le dos de Démos s’approcha de Fridriche. Celui-ci lui tapa doucement sur la cuisse, en lui adressant des encouragements sincères. Puis, arrivé à proximité d’Algar, le vieillard lui glissa une phrase à l’oreille.

Sache que tu ne seras jamais seul et que je serai toujours là pour te venir en aide.

Le garçon, troublé par les propos du vieil homme, ne se contenta que d’un bref hochement de tête puis décida de s’en aller, en direction du nord.

Toralgam! cria alors Fridriche. Avant que tu ne partes, laisse moi te donner quelque chose pour ta jambe.

Il se retira quelques instants dans la ferme puis revint avec une pousse d’herbe dans la main.

Je ne pense pas que ta jambe soit fracturée ou tu n’aurais pas été capable de grimper sur Démos. Néanmoins, voila une herbe médicinale très efficace. Il faut que tu la consommes, mélangée à de l’eau, une fois par jour. Cette plante réduit notablement la douleur, mais elle ne la guérit en aucun cas. C’est pour ça que tu dois avant tout ne pas forcer sur ta blessure et la reposer au maximum.

Merci Fridriche, je suis reconnaissant envers votre bonté.

Après un coup d’oeil et un dernier sourire envoyé à destination d’Algar, le garçon commença sa route vers l’inconnu et disparut progressivement du champ de vision des deux hommes.


_________________
Un souvenir, une pensée, une idée... L'imagination est votre principal outil de création.



Haut
 

Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 13 messages ] 


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group  

Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO

L'Univers de Yuimen © 2004 - 2016