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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Mer 17 Avr 2013 21:21 
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Il avança à travers la forêt suivant le sentier déjà tracé par un passage régulier d’hommes.

Bientôt, l’environnement changea de décor, la forêt se transforma en champs de pierres. Les arbres ne devinrent que des buissons épineux, la terre pleine de mousse en poussière rouge s’incrustant partout.

Les traces des passages passés devinrent plus nettes. Ne sachant pas quoi faire d’autre, il suivit ses empruntes.

Sans doute laissée la pour égarer les malencontreux qui s’aventurait jusque-là, Adrayk se perdit dans l’immensité rouge. Avançant çà et là se demandant toujours pourquoi il avait quitté le couvert des bois, il finit par repérer une caravane au loin.
Accélérant le pas, il n’eut d’autre choix que de suivre au loin la file espérant qu’elle l’amènerait sur un chemin connu où, qui sait, peut-être qu’on aurait besoin de ses services !

Après quelques heures passée à suivre la caravane, Adrayk s'il allait finir par retrouver la civilisation, que ce fut lutine, humaine ou naine. Enfin le convoi descendit une pente, et au détour d'un immense rocher, une massive entrée fit son apparition.

On pouvait passer au moins des centaines de lutins les uns au dessus des autres. Pour dire qu'elle était haute cette porte !
Passé le choc causé par la grandeur, la minutie des détails taillés et gravés dans la roche, le petit guérisseur distingua au loin un homme et une femme.
Les deux silhouettes étaient de petite taille comparée à un humain commun. Se rapprochant encore un peu plus, il put reconnaitre une naine et une autre race qu’il n’avait jamais vue.

Prenant son courage à deux mains, il les hélas se demandant sur quoi il allait tomber….


--> Suite

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Dernière édition par Adrayk le Mer 24 Avr 2013 21:15, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Ven 19 Avr 2013 02:21 
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À la réponse positive de Maltar, Magda lui envoya une forte claque amicale dans le dos puis s'écria :
"À la bonne heure ! "

Elle venait à peine de se tourner vers la porte, qu'elle s'arrêta net .

Elle plissa les yeux, puis chuchota si bas à l'intention de Maltar que personne d'autre ne l'aurait entendu :
"C'est pas un lutin, là-bas qui nous appelle. Il est petit, mais son sac est peut-être rempli d'objets intéressants."

Puis affichant un beau sourire :

"Bonjour monsieur le lutin, vous avez besoin de notre aide ?

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Mer 24 Avr 2013 20:13 
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<-- Devant les portes

A la mine enjouée de la naine, Adrayk se sentit empli d'un bonheur qu'il ne cacha pas. Cela faisait depuis trop longtemps qu'il n'avait gouté à la compagnie autre qu'animale, et un sourire sur un visage le comblait de joie.

Il avait enfin trouvé des compagnons ! Enfin encore fallait-il savoir s'ils l'accepteraient.

Pour faire quoi déjà ? Quelle importance, pour le moment il ne cherchait que la compagnie. Ah si, il avait peut-être quelque chose à faire.... découvrir quoi servait ce bracelet qu'il avait trouvé, si utilité il avait.

"Bonjour monsieur le lutin, vous avez besoin de notre aide ?

Heu... Bonjour Mons.... heu.... Madame la naine. Je ne sais pas très bien, je me suis un peu perdu et je ne connais personne par ici. ajouta-t-il sans se douter qu'il ait pu transmettre l'information qu'un voleur souhaitant entendre : sa faiblesse dans ce milieu.

La naine était souriante, pour le petit lutin, elle débordait de gentillesse. Oui, c'est un guérisseur assez naïf...
Le goblin lui ne laissait transparaitre aucun signe d'amabilité. A peine une lèvre tressauta reluquant le petit lutin. Bien entendu jamais Adrayk ne sut que ce rictus s'était étiré suite au commentaire de la naine.
Il va s'en dire que s'il avait su jamais il ne serait resté une seconde de plus avec ces deux fripons, cela lui aurait évité bien des soucis à venir....

Prenant un peu plus confiance en lui, au fur et à mesure qu'il voyait les sourires de ses interlocuteurs, il arriva à lancer, sans trop avoir l'air cruche.


Ne coupons pas aux présentations, Je m'appelle Adrayk ! Lutin et guérisseur de formation, et vous ?

-->

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Dernière édition par Adrayk le Lun 20 Mai 2013 23:55, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Lun 29 Avr 2013 06:14 
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blablabla blabla bla gnagnagna blabla et guérisseur de formation, et vous ?

Le gobelin n'a cure des présentations, et écoute d'une oreille très distraite les babillages du lutin qui se tient à ses pieds. un kilo de viande pelé et désossé, peut-être cinquante yus pour le bracelet, quarante pour la revente du reste s'il parvient à tuer la bestiole proprement, presque rien si il salope le travail. Le tout à rajouter aux quelques piécettes d'extra à l'intérieur de sa bourse, plus ou moins intéressantes selon le métal qui compose les rondelles. Rien de bien folichon, mais d'un âne offert on ne critique la patte folle: il n'allait sûrement pas refuser ce petit présent de la causalité.
Quelques mots clés font toutefois sortir le gobelin de sa sordide comptabilité et viennent placer l'avorton dans la catégorie des quelques sources de protéines qui peuvent gagneren valeur s'il les sort temporairement de son régime alimentaire. Salement amoché comme il l'est pour l'heure, il n'allait pas cracher sur les services d'un médik' naïf qui avec un peu de chance pourrait le requinquer à l'oeil... Et avec un peu de malchance serait de toute façon payé à coup d'estoc, voir la première équation.

"On va à la taverne, ce soir c'est Magdouille qui régale. Grimpe dans mon sac s'tu veux nous accompagner, ça t'évitera d'te faire marcher d'sus par un nain trop saoul pour r'garder où qu'il pose ses bottes... J'sais pas où t'as prévu d'dormir, mais s't'es pas trop branlo comme soigneur, j'devrai pouvoir t'trouver une place chaude où dormir dans ma piaule, ça t'évitera de t'faire empapaouter par l'premier malhonnête venu qu'voudra abuser d'un p'tit lutin comme toi... Magdouille c'est la naine "

Pas une seconde ne lui vient la drôle d'idée de sourire, la naine avait l'air bien assez con pour deux.









empapaouter: de l’occitan empapautar (« escroquer, arnaquer ») argot très utilisé dans le sud ouest.

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Dernière édition par Maltar le Mar 3 Juin 2014 03:03, édité 6 fois.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Mar 30 Avr 2013 04:14 
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Magda fronça les sourcils en entendant les propos du gobelin. Elle était certes voleuse à ses heures, mais pas meurtrière, ni kidnappeuse.
Tout en souriant au lutin, elle se présenta à son tour.

"Lui, c'est Maltar et moi c'est Magda. Un guérisseur nous aurait été bien utile, la nuit dernière. " Dit-elle en montrant sa main munie d'un pansement de forturne. Puis elle poursuivit :

"Maltar dit vrai, nous nous rendons à la taverne. Et si vous voulez bien regarder ma plaie, je vous offre quelques bonnes bières bien fraîches. "

Elle jetta un regard de reproche à Maltar avant de poursuivre :

"Mon ami le gobelin a encore raison, par terre vous risquez de vous faire écraser. Cependant, je vous offre mon épaule. C'est beaucoup mieux que le sac du gobelin qui empeste la nourriture pas trop fraîche."

Ce disant, elle se pencha et tendit la main vers le petit lutin.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Ven 10 Mai 2013 22:07 
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Adrayk regarda le gobelin d’un drôle d’air de merlan frit, comment pouvait-il parler aussi vite et dans ce dialecte difficilement compréhensible ?
La seule chose qu’il comprit est qu’il lui proposait une place s’il démontrait ses pouvoirs.


(Voilà une chose qui ne va pas être de la tarte à la framboise…)

Heureusement pour lui, la naine vit à son secours lui montrant un bandage crasseux et plein de sang. Vestige d’une ancienne bataille ? Sans aucun doute avait dû être terrible, on pouvait encore voir quelques traces de sang sur les vêtements des deux acolytes.

Enfin elle lui offrit sa main valide pour qu’il y prenne place, comme s’il s’agissait d’un ami de longue date.
Devant cet élan, Adrayk ne sut s’il fallait accepter ou non, une chose était sûr pour le moment, il fallait qu’il aide ses peut-être nouveaux compagnons. Prenant son courage dans ses deux petites mains, il demanda à la naine, de la voix la plus sure qu’il avait, sa main bandée.

Attendant le geste de Magda, Adrayk déposa sa sacoche par terre et entreprit de la fouiller avec entrain. Sortant divers babioles toutes les plus inutiles les unes des autres en ce moment précis, jusqu’à ce qu’il trouve ce qu’il cherchait.

Le baume qu’il avait fabriqué pour le passeur du lac. Il ne lui en restait que peu, uniquement pour deux ou trois utilisations.

Magda lui présentant sa main blessée, le lutin ôta délicatement le pansement et grimaça en voyant la plaie. Une vilaine estafilade mais nette causée sans aucun doute par une dague bien acérée. C’est sans doute grâce à cela que la plaie n’était pas encore infectée, une chance inouïe.


Il faut nettoyer la plaie, cela risque de picoter légèrement.

Sur ces mots, Adrayk versa le peu d’eau qu’il lui restait dans sa gourde et frotta vigoureusement la plaie afin d’enlever les croutes de sang qui s’étaient formées. Le secret était la rapidité dans les soins pour que le sang ne se remette pas à couler.

Une fois la plaie nettoyée, le petit guérisseur appliqua généreusement son baume tout en expliquant à la naine :


La pommade que j’ai appliqué sur ta blessure n’est qu’un simple onguent permettant de calmer la douleur. La cicatrisation prendra encore quelques temps, sauf si bien entendu tu désires que j’utilise un sort de soin.

Mais sache qu’un sort de soin nécessite énormément d’énergie pour un guérisseur, aussi j’évite de me fatiguer pour un mal bénin.
Si nous devons faire un bout de chemin tous ensembles, il serait sans doute plus sage que je garde mes forces.


Bien entendu le lutin garda sous silence ses déboires magiques qu’il subissait, pourquoi les inquiéter inutilement ?

Tout au long de son explication, Adrayk n’avait pas perdu son temps, il avait déchiré une lanière de laine qu’il gardait précieusement dans sa besace. Il l’utilisa pour refaire le bandage en serrant bien la chose. Si elle voulait utiliser sa main, il fallait que le bandage tienne toute une journée…


Oh et j’oubliais, essaye de changer le tissu chaque jour et de laisser respirer la plaie pendant la nuit. Si tu as l’occasion bien entendu…

Voilà, si cela te vas, nous pouvons y aller !


Finit-il tout souriant de ses dents blanches.

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Dernière édition par Adrayk le Lun 20 Mai 2013 23:56, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Mar 14 Mai 2013 09:11 
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(Ooooohh la sale petite raclure!)

Le sale petit lutin, ayant visiblement compris qui il a une chance d'attendrir, leurs vend ses salades tout en nettoyant et pommadant la main crasseuse de la naine, ignorant complétement le Gobelin qui observe en silence la scène d'un regard soupçonneux. Ce qui devait arriver arriva: à la mine réjouie d'la Magda, Maltar devine les beaux projets de la naine fondre comme neige au soleil alors qu'elle semble commencer à prendre le lutin en sympathie.
Ainsi, Maltar nourri déjà de sérieux doutes quand à la fiabilité de sa compagne de méfaits lorsque celle-ci propose son épaule au lutin: certes, quelqu'un de sérieux aurait pu faire de même afin gagner la confiance d'une potentielle victime et pouvoir plus aisément l'attirer dans un coin discret où lui faire son affaire. Mais avec Magda, il a tout de suite craint le pire, et l'avenir semble déjà lui donner raison. Encore deux minutes à ce train et la guerrière serait fichu de donner sa vie pour ce "mignon petit Adrayk". Derrière sa cleptomanie mal maitrisée se cache un grand cœur diraient certains... Peste soit d'eux et d'elle! Des pics au cul et une bonne flambée, voilà tout ce que ce beau monde d'amateur et de bien pensant mérite!

Mais tout de même, Maltar s'interroge: le lutin est-il le petit "grand naïf bienheureux" complètement à coté de ses bottes qu'i laisse supposer, ou plutôt une fieffé fripouille sociale cherchant à les manipuler pour s'attirer leurs services et leur protection avant de les entuber dans les grandes largeur à la première occasion?
Maltar avait déjà vu à l’œuvre quelques crapules de ce genre : avec leur air jovial et inoffensif, elles s’intègrent partout, s'attirent la sympathie de tous, boivent, mangent à l’œil, puis à la fin de la soirée partent avec la bourse d'un homme après avoir gagné la fidélité de son chien et troussé sa femme. Maltar a une certaine admiration pour cette race d'hypocrite: la méthode semble efficiente, bien que trop demandante pour lui. Sourire lui donne des crampes au bout de quelques secondes. Quand à simuler la bonne humeur et s'embourber dans les civilités, immanquablement, c'est chaque fois avec les mains maculées de sang parce que ses nerf lâchent qu'il finit au bout de quelques minutes... Généralement pas le sien.

Dans tout les cas, il n'allait pas laisser le lutin s'en tirer à si bon compte:

"Minute papillon! Là t'as juste prouvé qu'tu savais étendre du beaume volé chez l'dernier apothiquaire qu't'a croisé. La seule différence avec l'premier traîne patins v'nu, c'est qu'tu nettoies la plaie avant d'passer l'baume, ça fait pas d'toi un guérisseur."

Il marque une pause, pendant laquelle il écarte un pan de ses vêtements pour montrer au soi-disant guérisseur une de ses plaies les plus dégueulasse.

"Tien, soignes moi ça, ça en à bin b'soin. T'auras toute la nuit pour t'reposer aprés ça, et si ça t'fatigue vraiment trop, j'te tiendrais ta chope pour t'faire boire ta bière tout à l'heure."

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Dernière édition par Maltar le Mar 3 Juin 2014 03:11, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Mer 15 Mai 2013 02:06 
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C'est avec patience que la naine se laissa nettoyer et bander la main, non sans reluquer de temps en temps le sac du petit lutin.

Puis tout sourire, elle remercia le lutin:

"Je vous remercie bien bas petit lutin, après que vous aurez nettoyé la plaie de Maltar, venez avec nous à la taverne, je vous paie à boire "

Elle s'arrêta un moment puis regarda le petit lutin droit dans les yeux :

"C'est vrai que les lutins peuvent lancer des mauvais sorts aux gens qui les importunes ? Et c'est pas votre race que les femelles sont les maîtres et qu'elles rendent esclaves leur mari, mais vos ailes, elles sont où ? "

Magda réprima une grimace lorsqu'elle vit la plaie que Maltar exposa au lutin
Puis elle se tut, réfléchissant à ce qu'elle venait de dire.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Jeu 16 Mai 2013 23:30 
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Adrayk grimaça à la vue de la plaie du gobelin. Béante et maculée de sang. Autant la blessure de la naine était vilaine, celle la dépassait les records qu’il avait pu voir. Ceci étant dit, dans sa carrière de guérisseur, à part des lutins et des animaux, il n’avait pas vu grand-chose…

Voyant que le gobelin ne lui laissait pas d’autre choix, il rangea son matériel dans sa sacoche.


"C'est vrai que les lutins peuvent lancer des mauvais sorts aux gens qui les importunes ? Et c'est pas votre race que les femelles sont les maîtres et qu'elles rendent esclaves leur mari, mais vos ailes, elles sont où ? "

Voilà qu’elle prenait notre petit guérisseur pour une fée, encore un amalgame qui avait le don de faire devenir Adrayk rose comme une framboise.


Pour vous répondre Madame la naine, oui nous les lutins nous pouvons le faire, mais nous ne serons jamais l’esclave de quiconque, je ne suis pas une fée !


Se tournant soudainement vers le gobelin prenant soin de montrer à Magda que pour Adrayk le comparer à une fée était presque aussi insultant que de se faire voler son chapeau, ou sa tarte à la framboise.
Un lointain grief qu’il avait eu avec une représentante de cette race ailée faisait échos à cette réaction.


Bon, mettons-nous au travail,
s’adressant au gobelin.

Adrayk, demandant à Maltar de s’agenouiller s'approcha afin de pouvoir exercer son art. Ecartant un peu plus la tunique du blessé, il put voir l’étendue de la plaie. Elle avait la profondeur du chapeau d’Adrayk et la longueur de deux lutins mis bouts à bouts.

Le guérisseur inspira longuement préparant son énergie vitale. Comme à chaque fois qu’il tentait une guérison, il se retira intérieurement jusqu’à son havre de tranquillité. Pour beaucoup de guérisseur, cette préparation était nécessaire et plus la blessure est grande, plus cette préparation est intense. Chaque Havre est différent, pour Adrayk c’est un lac au milieu d’une clairière illuminée. Chaque arbre présent bougeait, bruissait ses branches au vent pleine de feuilles d’un vert éclatant comme jamais il n’en existe. Un peu plus loin on pouvait distinguer des buissons épineux, ou bien entendu poussaient joyeusement des framboises, un lapin, qui avait élu domicile à proximité, gambadait joyeusement dans la clairière sans se soucier du lutin.

Adrayk se dirigea sans tergiverser vers le lac, il s’avança dans l’eau jusqu’à la taille, puis soudainement l’eau claire se chargea d’un blanc immaculé et se fit bouillonnante. Plongeant les mains dans l’eau, fermant les yeux, Adrayk s’abandonna aux flots.

Gaïa, Mère de tout, que ta volonté soit faite


Se sentant prêt, Adrayk rouvrit les yeux et apposa les mains sur la blessure de Maltar. Il laissa son fluide vital s’écouler entre ses doigts. Une lumière bleutée s’agita passant dans les lèvres de la blessure, faisant craquer la croute de sang obstruant la plaie. Enfin, les lambeaux de chair commencèrent à se lier, les vaisseaux sanguins se relièrent sous la croupe de la lueur.

Aussi soudainement qu’elle était arrivée, la lumière s’atténua d’elle-même, laissa un lutin titubant luttant pour retrouver son équilibre.

Il s’assit par terre se prenant la tête entre les mains, prit de vertiges passagers. Levant un petit doigt en l’air il prévint ses deux patients


Ça va passer, laissez moi juste quelques minutes.

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Dernière édition par Adrayk le Dim 15 Sep 2013 23:13, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Ven 24 Mai 2013 07:22 
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Maltar tique lorsque le lutin lui fait signe de s'agenouiller devant lui... S'agenouiller devant quelqu'un?! P'I QUOI ENCORE! Il sent une brève bouffée de rage réflexe l'envahir, mais se raisonne et la contient: vu la taille du lutin, sa demande lui semble vaguement légitime, à bien y réfléchir... Le Barbichu a intérêt à être bon, ou il risquait de très mal vivre le fait de l'avoir fait s'agenouiller pour des prunes.
En même temps, le lutin lui semble plus ou moins sympathique. Un être haut comme trois pommes qui s'insurge face à une naine avec quarante livres d'acier sur le dos et cri haut et fort qu'il ne sera jamais l'esclave de quiconque est surement un peu inconscient, certes, mais est clairement habité par quelques principes estimable: "Ni Dieu Ni chaussette!" comme le disait si bien l'un de ses possibles grand-père, va-nu-pied prestigieux s'il en est. Si Adrayk avait craché au pied de la naine pour ponctuer sa harangue, il aurait peut être même mérité son respect... Enfin ce qui s'en rapproche le plus chez Maltar, un genre d'estime un peu floue entre deux envies de mordre. Mais Le lutin préféra clore son propos en boudant... Tssss! Tellement enfantin et civilisé.

Le gobelin s'agenouille, lentement souffrant en silence de ses plaies, ses bosses, ses hématomes et ses multiples crampes... A vrai dire, Maltar a aussi intérêt à ce que le lutin soit bon, où sa convalescence risque d’être longue, ce qui est une très mauvaise nouvelle pour un gobelin dans une ville pleine de nains en guerre contre Omyre. A la première agression d'Oaxaca, c'est au bout d'une pique qu'il risque de finir...

Le voilà à genou, et déjà le lutin grimace devant sa plaie, qui n'a portant que quelques heures et n'a même pas encore commencé à purruler ou empester. Petite nature... Il espère que le lutin ne s’évanouira pas à la vue de quelques gros caillots de sang: Pour un guérisseur, cela ferait désordre, et pour Maltar, cela serait un signe évident que l'heure du repas est arrivé.
Mais le lutin se reprend, et stoïquement se concentre. Il chuchote, les yeux clos, puis baragouine à peine plus fort de maigres dévotions à mère nature. Le prend t'il pour un lapereau de 3 semaines, à essayer de lui la faire avec ses trucs de guérisseur pour l’impressionner? La magie est une question de concentration, le reste, c'est du folklore pour les crédules et les culs bénis. Si Maltar avait bien appris une chose auprès de l'ancien, c'est celle-ci.

En tout cas, quelque chose se produit. Maltar sent une drôle de chaleur et de douceur envahir son corps, comme si il était tout entier en train de se faire astiquer par une belle bourrin, avec une zone particulièrement érogène au niveau de la plaie. Il se crispe, surpris, réticent à ces sensations qui lui arrivent dessus sans qu'il n'en comprenne ou n'en contrôle rien. Mais tout ses muscles se détendent, malgré lui. Ses trapèzes, pour la premières fois depuis une éternité, se décrispent. Ses sourcils se relèvent. Il se sent tout chose, et ne peut s’empêcher de pousser une sorte de grognement de plaisir. S'il était un chat, il serait en train de ronronner comme le pire de ces salopards de séducteur poilu.

Aussi vite qu'elles sont arrivées, les sensations s'estompent, et Maltar redevient Maltar. Après une petite seconde de flottement, son corps se contracte de nouveau. Il grince de la mâchoire tandis qu'il tourne brusquement sa tête pour voir a quoi ressemble sa vilaine blessure. "Ex-blessure", il ne reste plus qu'une très fine cicatrice à coté du Lutin visiblement épuisé.

Le gobelin attrape le lutin et le pose sur son épaule.

Magda, direction la taverne! Faut qu'on requinque le p'tit gars!

Il semble qu'il soit maintenant dans une de ces rares situations dont lui avait parlé le vieux, où une bonne couche de fausse bonté bien dosée pouvait rapporter plus que le plus crade des coups tordus. Avoir une trousse de soin magique moins lourde qu'un kikoup à promener avec soi: le rêve de tout voyageur! Cela vaut bien une ou deux cuillères de ragout, mais ne suffit pas à lui décrisper le visage. il est vraiment temps d'aller à la taverne: il meure de faim, le lutin est décidément bien tentant et allait l’être de plus en plus si il ne se remplit pas vite la panse.


La suite ici

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Dernière édition par Maltar le Mar 3 Juin 2014 22:57, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Dim 26 Mai 2013 15:08 
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Magda sourit au gobelin et au lutin malgré que ce dernier semblait la bouder. Sans préambule, elle se dirigea vers une taverne dont l'enseigne indiquait : La Taverne de l'Enclume Etincelante.

Après vous avoir jeté un petit coup d'oeil pour voir si vous la suiviez, elle poussa la porte et entra.

((( Ne rp pas ici, rendez-vous plutôt là ! )))

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Sam 12 Oct 2013 14:55 
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<-- Le Col blanc,



Une entrée bien gardée


Cela faisait déjà un petit moment que nous étions censés nous approcher de Mertar et pourtant je ne voyais aucune ville ou village, ou ne serait-ce qu’une petite maison à l’horizon. Hortense les avait sans doute menées sur une mauvaise piste. Chimay, la jumelle de tête, fit sans doute la même déduction que moi puisqu’elle arrêta le petit convoi d’un geste de la main et questionna notre guide :

« Où est-elle cette foutue ville de nains ? »

Hortense sembla hésiter un court moment avant de se décider à répondre :
« Nous y sommes presque, la ville est cachée sous les montagnes. Prenez cette vallée à droite, les portes se trouvent à son extrémité. »

Nos ravisseuses suivirent les indications données par leur prisonnière et en peu de temps, nous nous retrouvâmes devant les portes de la cité Naine gardée par deux nains rondouillards.

Celui de gauche, un roux aux cheveux et la barbe tressés s’approcha de la jumelle dénommée Chimay la lorgnant d’un mauvais œil.

« Que venez-vous faire ici et pourquoi ces deux-là sont ficelées ? »


Les deux pieds bien campés au sol, sa main droite armée d’une lourde hache à double tranchant, il attendait une réponse à sa question posée sur un ton ferme et glacial. Pendant ce temps, l’autre garde, légèrement plus grand, et arborant une barbe blonde s’était approchée d’Hortense qui ne lui accorda aucun regard, se contentant de fixer le sol. Me sachant surveiller par Achel et craignant le courroux de nos kidnappeuses, je me tue également sans lui jeter le moindre coup d’oeil.

« Ce sont des criminelles, nous les amenons à la milice afin qu’elles soient emprisonnées, après quoi nous repartirons aussitôt ! »

Chimay avait pris un ton un peu plus grave et avait endossé le rôle d’un officier de la milice. Bien que je la maudissais intérieurement, je devais malheureusement avouer qu’elle était convaincante dans le rôle qu'elle venait d'improviser.
Non sans échapper quelques grognements et après avoir fait le tour de notre petite troupe, le garde blond fit un signe de tête à son collègue.
« C’est bon vous pouvez passer ! » Grogna à son tour le rouquin.

Les portes s’ouvrirent et les yeux grands ouverts par la curiosité, j’entrai pour la première fois de ma vie dans une ville naine.

--> Les rues de Mertar

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Lun 13 Jan 2014 17:30 
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Sildarim resta muet durant un instant, le souffle coupé. Il n'arrivait pas à croire que Miradlis soit en face de lui à cet instant. Il parvint finalement à bredouiller:

Co… Comment m'as-tu retrouvé ?

La jeune elfe sourit, ce qui accéléra le rythme cardiaque du rodeur.

Très facilement. Un aveugle aurait réussi à suivre ta trace, au vu du peu de discrétion dont tu as fait preuve depuis ton départ de Hidirain. Mais ce n'est ni le lieu ni le moment d'en débattre. Viens, je connais un endroit sûr où nous pourrons parler.

Le rodeur lui emboita le pas. Comme à chaque fois qu'il s'était trouvé en sa présence, il ressentait un mélange de sentiments contraires. Il est vrai qu'elle était aussi belle que dans son souvenir, peut-être même d'avantage, mais ce qui l'attirait le plus c'était cette sensualité qui imprégnait tout son être, de sa manière de bouger à sa façon de s'exprimer. D'un autre côté, elle avait ce côté plein d'assurance, à la limite de l'arrogance. Il avait très envie de voir ce qui se cachait sous cette facette de son caractère.

(du calme Sild, gardons la tête froide. Tu as une confrérie d'assassins ainsi que les suivants d'une prêtresse sombre aux trousses. Ce n'est pas le moment de perdre pied, d'autant plus que je ne sais toujours pas quels objectifs elle poursuit.)

Pourtant, le rodeur n'arrivait pas à considérer l'elfe comme une ennemie potentielle. Quelque chose le poussait à lui faire confiance. Un sentiment fort dont l'origine lui échappait et qui l'incitait à vouloir la protéger. Il réalisa que c'était ce qui l'avait poussé à prendre tous les risques pour la sauver, à Hidirain. Bien sûr sa raison lui dictait que son geste avait été motivé par la nécessité d'obtenir les informations qu'elle détenait sur Jonweld, mais au fond de son cœur il savait qu'il y avait autre chose.

Ils marchèrent sans rien ajouter pendant une petite heure. Le jour se levait quand ils passèrent les portes de la ville.

Avant tout, je dois faire certains achats, mais tu peux aller m'attendre à l'auberge de la marmite d'or.

C'était le genre d'opportunité qu'il attendait: une occasion de titiller un peu son orgueil.

C'est hors de question. Avant que je te laisse aller où que ce soit, il va falloir me donner des réponses. En plus, dois-je te rappeler ce qui s'est passé la dernière fois qu'on s'est séparés après que tu m'aies donné rendez-vous dans une auberge ? Je ne te quitte pas d'une semelle, je ne voudrais pas que tu te fasses à nouveau capturer.

Il avait prononcé ses derniers mots d'un ton ou pointait une once d'ironie. Comme il s'y attendait, elle réagit au quart de tour:

Parce que si tu avais été acculé dans l'impasse du quartier résidentiel d'Hidirain par 5 assassins, tu t'en serais mieux sorti je suppose ? Je te signale quand même que grâce à moi, tu n'as eu que deux tueurs à affronter vers la cascade.

Il répondit d'un ton calme, toute colère bannie de sa voix.

Et tu voudrais peutêtre que je te remercie ? Tu sais, j'ai également failli mourir cette nuit là. Mais déjà, comment t'es-tu retrouvée piégée dans ce cul-de-sac ? On ne t'a jamais dit que ce quartier est dangereux ? Je me serais attendu à plus de prudence de la part de la nièce d'un rodeur aussi talentueux que Jonweld.

Il remarqua que son ton était un peu plus sarcastique qu'il ne l'aurait voulu, mais cela n'avait pas d'importance.

Je… Je… Oh et puis zut !!! Cela ne te regarde pas !! répondit-elle vexée en accélérant le pas en direction de l'auberge.

Le rodeur la suivit, un léger sourire aux lèvres: cette journée commençait bien.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Dim 24 Aoû 2014 16:05 
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Inscription: Ven 22 Aoû 2014 13:09
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Localisation: Aux alentours de Mertar
<La Forge Royale>
Je marchais en direction de la porte de la cité, attentif aux thorkins que je voyais.
(Comment reconnaitre ce Taurekkr ?)
Maintenant que j’y pensais, Dwergal ne m’avait donné aucun descriptif du cocher et j’ignorais, pour ainsi dire, totalement à quoi il ressemblait.
Je continuais de m’avancer vers la porte, tournant la tête de droite à gauche et de gauche à droite, balisant les environs à sa recherche.
J’étais maintenant au pied de la colossale porte de pierre qui creusait un trou béant dans la roche de la montagne. Tout d’un coup, j’aperçus à l’extérieur, dans la cour qui s’étendait devant la herse, une charrette attelé à deux boucs des montagnes. Il était assez bas, adapté à la taille des animaux qui le tiraient. Il reposait sur quatre roues larges, cerclées de fer et aux rayons épais. A côté se tenait un thorkin, immobile. Il semblait en proie à un ennui des plus profonds.
(Ce doit être lui)
« Taurekkr ? lui lançais-je »

Le nain sembla tiré de sa torpeur.
« Hum ? Hein ? Qu’est-ce qu’il y a ? »
Le cocher portait une longue barbe brune hirsute. Ses cheveux étaient rasés, laissant la peau de son crâne à nu. Il portait d’épais vêtements de laine et une peau de bouc recouvrait ses épaules. Son visage était sillonné de profondes rides qui lui donnaient un air sévère.
« Dwergal Heaume-de-Pierre m’envoie vous escorté pour la traversé du Col Blanc. »
A cette annonce, le thorkin, stoïque, m’examina de haut en bas.
« Un gamin comme toi ? Autant partir seul ! T’as quel âge, dis-moi ? »
Il ne me laissa pas le loisir de répondre et enchaina :
« Bah ! ça n’a pas d’importance. Si tu veux vraiment venir, commence déjà par m’aider à charger ça, me dit-il, en pointant une caisse en bois reposant au sol, derrière le chariot. »
Il devait certainement s’agir du matériel qu’ils devaient livrer à Likhranen.
Nous nous plaçâmes chacun de part et d’autre de la caisse.
« A la une, à la deux et à la trois »
Nous posâmes la caisse dans la charrette avant d’y embarquer.
« Et on y va ! Huh, les puants, huh ! »
Nous franchîmes les deux tours de garde qui fermaient la cour et nous nous engageâmes sur la route.

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 Sujet du message: Re: L'Entrée de Mertar
MessagePosté: Ven 26 Juin 2015 09:37 
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Inscription: Jeu 25 Juin 2015 18:21
Messages: 15
Localisation: J-1 avant l'arrivée à Kendra Kâr
Essoufflée et voyant l’entrée de Mertar se rapprocher, je repris une vitesse de marche normale. Les gigantesques portes de Mertar sont gardés par deux soldats nains. L’un d’eux est Narvilin, mon équipier d’entraînement. Il connaissait mon secret, mais devant mon passage, il garde son regard figé en face de lui. Le second soldat est plus âgé. Il est rare pour un nain de cet âge d’être encore soldat aux portes, ce sont généralement les jeunes initiés qui occupent ce poste. Je rabats ma capuche sur la tête dans l’espoir de ne pas attirer l’attention. Le nain plus âgé remarque les armes dans mon dos. Il me lance un air suspicieux et m’interpelle :

- « Thorkins, qui es-tu pour porter des armes dans Mertar et te cacher le visage ? »

Je ne pouvais me dévoiler. Je n’avais plus aucune autorisation pour porter des armes. Pire, si on me prenait avec des armes, il m’enfermerait de nouveau dans cette petite pièce sombre. Cette pensée me donna des frissons.

Le garde s'impatiente devant mon manque de réactivité. Il prend sa hache à deux mains en position de combat.

- « Qu’importe qui je suis ! Je quitte Mertar. »
- « Personne ne quitte Mertar avec les armes de notre ville ! »

Ce vieux garde ne me laissera pas passer. Je jette un coup d’oeil à l’autre garde. Narvilin ne bougeait pas. Son regard était triste, son corps crispé. Il ne souhaitait pas prendre parti, mais cette situation était des plus compliqués pour lui. J’étais son amie, mais s’il m’aidait, il serait chassé de Mertar pour trahison.

Je porte la main à mon fourreau, prête à combattre avant de me rendre compte que ce ne serait pas un combat équitable. L’entrée de Mertar grouillait de patrouilles, de villageois et de marchands qui se feraient un plaisir de désarmer un rebelle.

(Mais oui c’est ça ! Les marchands !)

Une caravane arrive justement, il me faut tenir en patience le garde jusqu’à ce qu’elle sorte de Mertar et se retrouve entre le vieux garde et moi. Je profiterai de cette instant pour me hisser à l'intérieur. Qu’importe où elle m’emmènerait, Mertar n’était plus mon refuge.

- « J’ai acquis ces armes auprès des forgerons de notre ville »
- « Crois-tu que je ne connais pas ces vêtements que tu portes ? Tu n’aurais même pas de quoi te payer à manger, alors explique-moi comment tu aurais pu acheter ces armes ! peste le nain »

Le vieux garde s’approche, menaçant. La caravane avance lentement, ralentit par la charge qu’elle transporte.

S’il s’approche trop, la caravane ne pourra pas passer, et s’arrêtera. La porte de sortie me sera alors fermée. Peut-être pour l’éternité. Je décide de ne pas répondre, me contentant de garder la tête baissée.

Le garde était prêt à m'attaquer. Le corps légèrement penché vers l'avant, l'attitude offensive, il épie mes moindres mouvements. Je remarque alors qu'il prend essentiellement appuie sur sa jambe gauche. Une blessure de guerre pourrait expliquer son poste à l'entrée de Mertar. Cela signifie également que j'ai un avantage de vitesse sur lui.

Le vieux garde, trop occupé à me surveiller n’entend pas le bruit de la caravane arriver. Alors qu'elle est encore à une vingtaine de mètres, je me précipite vers elle, sous le regard surpris de Narvilin et le grognement de colère du second garde qui s’élance à son tour en direction de la ville. J'entends ses pas irréguliers battre le sol et je sais que j'ai une marge sur lui. Je pourrai facilement me hisser à l'arrière de la caravane avant qu'il n'arrive à mon niveau.

La caravane est haute, bien plus haute que la taille d’un nain, et couverte par une toile beige qui protège ses marchandises des intempéries et des voleurs. Elle est conduite par un humain costaud, qui ne semble pas accorder de l'importance à ma course. Une fois à la hauteur de la voiture, je m’agrippe aux attaches et me cache à l'intérieur. Ne me voyant plus, le nain regarde partout autour de lui et remarque la caravane. D’un pas énervé, il commence sa poursuite.

- « Par les escaliers de la Porte ! s’écrit Narvilin. »

Le vieux nain, surpris mais confiant, s’élance à la suite de Narvilin dans les escaliers.

(Merci Narvilin, je te revaudrai ça.)


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