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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Ven 4 Nov 2016 19:19 
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Intervention pour Anastasie


La Dame des Brumes semblait peu satisfaite, mais elle ne posa plus d'autres questions. Après un moment de silence, elle finit par déclarer :

"En ne regardant pas les risques à long termes, j'ai tout intérêt à vous laisser passer. Les Messagers du corbeau veulent perpétuer les enseignements des Lords nécromants. Au contraire du culte principal en place, nous ne voyons pas la vie comme une ennemie, une offense à Phaïtos, mais juste comme un élément du cycle sans fin dont notre dieu est le gardien. Nous sommes intransigeants sur nos règles, et elles sont parfois cruelles, mais nous savons qu'elles ne s'appliquent qu'à nous, et que les autres ont le droit de mener leur vie. En attendant, Oaxaca menace cet équilibre entre la vie et la mort, car en répandant la souffrance, elle peuple les enfers de spectres qui n'arrivent pas à trouver le repos. À l'instar des Lords, nous estimons que ce n'est pas bien. Puisque vous êtes impatiente, je vous ferais grâce d'un cour d'histoire sur l'éternelle rivalité au sein des adeptes de Phaïtos à ce sujet..."

Elle sourit :

"Si vous faisiez savoir aux ordres de Gaïa les plus portés sur la paix et aux ennemis d'Oaxaca qu'ils peuvent traiter avec nous, cela renforcerait notre cause à tous. Voilà pourquoi j'ai envie de vous faire confiance. Vous feriez une émissaire ayant de meilleurs chances d'être reçu que les nôtres..."

Les images des miroirs bougèrent à nouveau, et tu réalises finalement qu'elle est maintenant juste à côté de toi.

"Cependant, cela nous amène au deuxième obstacle. Chacun des membres du culte est libre dans sa foi. Et, certains sont, je dois l'admettre, plus fanatiques que d'autres. Pour l'instant, vous ne courez aucun danger. Nous ne sommes pas hostiles aux gens comme vous... mais pour trouver la bague, vous devrez vous rendre dans les catacombes, et le seul chemin d'accès est de passer par le temple de Phaïtos. Ce lieu est des plus sacrés, antérieur même à ce château, qui a été construit autour. Qu'une théurgiste en foule le sol passera pour une hérésie auprès de certains... mais le courage et la force d'âme sont des choses appréciés. Vous éviteriez bien des ennuis, en plus de gagner l'estime durable de l'ordre, si vous passiez l'une de nos épreuves rituelles. Mais je préfère vous prévenir : les épreuves du dieu de la mort ne sont pas anodines..."

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Sam 5 Nov 2016 18:13 
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Le discours d'Anastasie fut suivi d'un long silence. Kadria ne semblait pas complètement satisfaite, s'étant visiblement attendue à voir la jeune femme s'exécuter. Mais celle-ci estimait avoir répondu aux attentes de son interlocutrice ; si cette dernière ne le voyait pas sous cet angle là, c'était son problème. Mais à la surprise de la Comtesse, la Dame des Brumes n'insista plus. Elle lui confia qu'elle avait intérêt à la laisser passer si elle ignorait les risques à longs termes. En bref, tant que la théurgiste de Gaïa n'avait pas sombré dans le fanatisme, elle serait une alliée potentielle à leur cause. La jeune femme retint un rictus. Il y avait toujours ce si elle ne devenait pas extrémiste sous-jacent. Elle lui parla ensuite des Lords Nécromants, dont les Messagers du Corbeau étaient les héritiers et qui voyaient en la vie une part du cycle de Phaïtos et non un affront. Elle déclara également qu'Oaxaca était une menace pour l'équilibre du monde, car en multipliant les souffrances elle peuplait les Enfers d'âmes en peine.

Finalement, elle sourit. C'était la première fois depuis le début de leur entrevue. Elle sourit et assura à Anastasie qu'elle désirait lui faire confiance, malgré les risques, pour tout ce qu'une alliance pourrait leur apporter. La Comtesse disposait en effet d'une certaine influence au Temple de Gaïa de Kendra Kâr, si elle parlait en leur nom pour faire comprendre à l'ordre que le Château d'Endor n'était pas une menace, des négociations entre les Messagers du Corbeau et les fidèles les plus ouverts de la religion de Gaïa pourraient avoir lieu.

« Si je peux faire quoique ce soit pour privilégier la parole plutôt que la violence, comptez sur moi, » acquiesça la jeune femme.

Mais il restait un second problème à régler avant de récupérer la bague. Les reflets s'affolèrent de nouveau, et la seconde d'après Kadria était à ses côtés pour lui révéler l'emplacement de la relique : dans les catacombes, directement reliées au Temple de Phaïtos. Selon elle, certains membres de leur ordre pourraient voir d'un très mauvais œil qu'une envoyée de Gaïa en foule le sol, ce qui pourrait donner lieu à des complications. La jeune femme soupira ; elle ne comprenait que trop bien l'importance du sacré pour les religieux, d'autant plus pour les fanatiques, et certaines choses pouvaient aisément passer pour de la profanation et du blasphème aux yeux des servants d'une déité. Elle-même se sentirait particulièrement mal si un prêtre de Thimoros venait à traverser le Temple de Gaïa comme si les lieux lui appartenaient. Mais il y avait, selon Kadria, une solution à cela : il fallait qu'elle passe une épreuve rituelle qui lui accorderait le respect et la légitimité nécessaires pour se rendre dans le lieu sacré. Anastasie se mordilla l'intérieur de la joue. La Dame des Brumes la prévint également du danger que pouvait représenter une telle cérémonie, mais ce n'était pas ce qui la gênait le plus.

« Si vous m'assurez que cette épreuve ne m'obligera en rien à bafouer les enseignements de Gaïa ou mes propres convictions... c'est d'accord. Seulement, je ne veux pas abuser de votre hospitalité, mais si ce test devait me fatiguer physiquement ou mentalement j'aimerais pouvoir me reposer avant de me rendre dans les catacombes. Les deux dernières reliques étaient particulièrement bien gardées ; je ne survivrai pas à l'épreuve de Tal'Raban si je ne suis pas en pleine possession de mes moyens. »

A dire vrai, même en pleine forme chacune de ses confrontations avec les sbires du Nécromant avait failli lui coûter la vie. Il était donc impensable de se lancer dans pareille entreprise avec sa magie à plat ou une grande langueur.

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Sam 5 Nov 2016 19:50 
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Kadria hocha la tête avec satisfaction, car pour la première fois, tu répondait vraiment à ses questions. Elle te guide en dehors de la tour et vous descendez ensemble les escaliers.

"Bien sûr, vous pourrez même vous reposer après l'épreuve, ce sera plus prudent. Il en existe deux, et je vous propose de choisir : Les Cents Lames du Faucheur ne forment pas une cérémonie religieuse, mais nos guerriers y accordent de l'importance, acceptez de la passer si vous avez foi en votre force physique et votre agilité. Le Seuil de la Mort est une de nos épreuves sacrés. Qui parvient à la passer est considéré comme plus proche de Phaïtos que le commun des mortels, vous pouvez la tenter si vous avez foi entre votre volonté et votre force mentale. Ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus. C'est aussi le propre des épreuve que de devoir les affronter sans en savoir trop."

Edit : Suite à ta décision de passer l'épreuve des Cents Lames, tu es amené dans une vaste salle d'arme aux airs de cathédrale. Là bas, t'attend un shaakt, ancien rebelle de Caix Imoros, qui est le maître d'arme de l'ordre.

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Lord Gwandor, dit "Le Sombre", va présider au rituel, et Kadria ne t'avait pas mentit : le danger est réel. Une haie de messagers aux capes noirs en lambeaux, anonymes, forment une double haie. Gwandor se tient au bout. Sans arme ni armure ni magie, tu dois parvenir jusqu'à lui et le saluer en lui demandant de reconnaître ta valeur. Chaque messager devant lequel tu passeras te portera un coup de sa dague. Tu devras donc éviter la mort, sans pouvoir riposter, et ce sur une distance de bien cinquante mètres...

Seul point positif : les coups sont simples et directes, ils ne vont pas se jeter sur toi pour t'immobiliser et te larder de coups, juste se tenir proches et tenter de t'atteindre, puis te laisser passer. En revanche, si tu tentes de passer outre cette "haie d'honneur", ils te suivront pour te forcer à passer l'épreuve...

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Dim 6 Nov 2016 19:42 
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Aux paroles d'Anastasie, Kadria hocha la tête, apparemment satisfaite. Puis elle fit signe à la Comtesse de la suivre, et toutes deux quittèrent la pièce aux milles miroirs pour descendre les innombrables marches. La Dame des Brumes profita du trajet pour continuer leur conversation. Elle rassura d'abord la jeune femme concernant un éventuel hébergement, lui affirmant qu'elle pourrait aller se reposer juste après l'épreuve si elle en avait le besoin. Elle lui parla ensuite de ces tests, mais resta vague. Il y en avait deux : Les Cents Lames du Faucheur, qui n'était pas une cérémonie religieuse mais guerrière, qu'elle serait à même de réussir si elle croyait en ses capacités physiques, en son agilité ; Le Seuil de la Mort, qui était une épreuve sacrée qui testerait sa volonté et sa force mentale, la rapprochant de Phaïtos. Si Anastasie avait tant confiance en ses capacités physiques que mentales, elle choisit cependant la cérémonie guerrière sans trop d'hésitation ; elle craignait qu'un rituel lié à Phaïtos ne lui corresponde pas. Elle était cependant curieuse, une part d'elle-même aurait aimé participer aux deux, ou au moins y assister.

Arrivées en bas de la tour, les deux femmes se dirigèrent vers ce qui était censé être la salle d'armes du château, mais qui ressemblait plus à une cathédrale. La pièce était immense, ridiculement haute et toute en longueur. Et, sans qu'Anastasie ne comprenne comment, Kadria devait déjà avoir prévenu tout le monde de son choix car beaucoup de personnes étaient déjà présentes, formant deux haies, l'une face à l'autre, menant au maître d'armes des Messagers. Et tous étaient armés. Ils étaient très nombreux, prêts à abattre une dague dans la chair de la théurgiste, rendant le nom de l'épreuve bien plus littéral qu'elle ne l'avait initialement imaginé. Et, évidemment, le but du jeu était d'arriver devant Lord Gwandor, le shaakt rebelle qui trônait au fond. Pour couronner le tout, elle n'avait pas le droit de se précipiter sur lui, sans quoi les disciples de Phaïtos la repousseraient en arrière pour qu'elle évite leurs attaques une à une plutôt que de les fuir. Anastasie se mordilla l'intérieur de la joue à la fin des explications. C'était effectivement dangereux. D'autant plus qu'elle ne pouvait ni riposter, ni utiliser la magie pour améliorer ses réflexes ou ralentir ceux de ses adversaires.

« Je suis prête, » déclara-t-elle néanmoins juste après avoir déposé Perçombre, le Bouclier Sacré et son bâton derrière elle.

Il lui restait ses vêtements et équipements pour encaisser les coups à sa place, mais surtout sa vitesse et son adresse.

Lorsqu'elle s'avança, le premier coup fusa immédiatement dans sa direction. Il n'était pas particulièrement rapide, aussi l'évita-t-elle sans difficulté d'un pas en arrière, mais juste après le Messager à sa gauche passa également à l'assaut, la forçant à se baisser. Aussitôt redressée, elle fit un nouveau pas pour amorcer la seconde vague d'attaques, qu'elle esquiva encore une fois sans problème. Mais en ce faisant, elle s'était mise à portée de la troisième ligne, qui attaquèrent sans crier gare alors qu'elle se remettait tout juste sur ses appuis. Elle dut enchaîner avec une roulade pour leur échapper, mais se mit ainsi en danger, ainsi courbée au milieu de la quatrième vague. Alors qu'elle se redressait pour mieux avancer, une dague passa près de son visage, la forçant à reculer et ainsi être touchée par un autre poignard. Heureusement, le coup n'avait fait qu'entailler l'armure de cuir au niveau de l'épaule, effleurant si peu la peau que le sang n'en perlait même pas.

Elle continua ainsi son chemin sans trop de problème pendant près d'une minute, arrivant à la moitié du parcours sans trop de difficulté, mais à mesure que son rythme cardiaque s'accélérait et que son souffle s'amenuisait, l'épreuve se corsait. Sans compter la différence de talent de chaque Messager, qui rendait toute analyse impossible. C'était généralement l'un de ses points forts ; en lisant les mouvements de son adversaire, elle savait quand et comment éviter chaque attaque. Mais là c'était impossible, car si certains attaquaient avec mollesse, lui permettant d'éviter d'une simple pirouette, d'autres faisaient preuve d'une vivacité impressionnante, la poussant dans ses retranchements.

Cependant, la traversée ne devint réellement difficile qu'à sa première blessure, alors qu'elle approchait des trente mètres sans encombre. Un pas amorcé une seconde trop tôt, une esquive commencée une seconde trop tard et c'était une dague qui venait douloureusement mordre sa cuisse, l'empêchant par la même de complètement s'extraire de la seconde attaque, qui effleura son omoplate. Et ainsi tout le rythme était cassé. Elle n'avait pas fait trois pas supplémentaires qu'un Messager la prit par surprise avec une dextérité plus importante que la moyenne et la charcuta à l'avant-bras gauche. Deux mètres plus loin, alors qu'elle ratait une roulade à cause de sa jambe blessée, une dague venait perforer son armure de cuir pour entailler son estomac. Chaque nouvelle blessure l'handicapait un peu plus, causant de nouvelles inexactitudes qui venaient multiplier les plaies, l'enfermant dans un engrenage infernal. Et si elle parvenait toujours à éviter les attaques portées vers ses organes vitaux, il devint vite clair qu'elle ne pourrait pas aller jusqu'au bout de l'épreuve à cette allure. Bientôt elle n'aurait plus la force de dévier une attaque dirigée vers sa nuque ou son cœur et c'en serait fini pour elle. Mais elle ne pouvait pas non plus abandonner, au risque de se voir refuser l'accès aux catacombes renfermant la bague bénie. Alors, au détriment de la douleur, elle appliqua la seule stratégie qu'elle connaissait qui pourrait l'amener jusqu'au bout du chemin sans mourir. Elle prit délibérément les coups sur les bras. Ainsi, au lieu de dévier les attaques, elle exposa ses membres à chaque dague qui s'approchait d'elle. Bientôt, ses avant-bras étaient couverts d'estafilades, ses gantelets complètement détruits et ses mains couvertes du sang des multiples plaies. Mais elle parvint à éviter toute blessure trop handicapante, et bientôt elle était face au shaakt. Ereintée, endolorie, en sueur, mais vivante.

« Salut, » articula-t-elle. « Je crois qu'il faut que... Que je vous demande de reconnaître ma valeur, c'est ça ? »

Elle avait du mal à ne pas tomber à genoux sous la douleur, et bien plus encore à ne pas arrêter le calvaire à l'aide d'un sort.

« Et surtout... C'est bon, je peux utiliser la magie, là ? »

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Dim 6 Nov 2016 20:16 
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Le shaakt semble amusé par ton impertinence.

"On avait dit sans armure..."

Puis, il pose une main sur ton épaule et proclame :

"Tu as vu la mort aujourd'hui. Tu as marché au milieu des lames du faucheur et tu n'as pas tremblé. Tous sont témoins de ton courage face à l'inévitable destin de tout être vivant. Reçois la bénédiction du Sombre Lord."

Les deux rangs de messagers s'inclinent dans ta direction. Puis, on t'aide à te rendre dans une petite cellule où tu pourras te reposer et te soigner. Kadria t'accompagne.

"Félicitation. Quand vous serez prête, je vous mènerais aux catacombes." dit-elle simplement.

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Lun 7 Nov 2016 14:59 
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Le shaakt sembla quelque peu amusé par l'impertinence d'Anastasie, mais lui reprocha néanmoins de porter son armure.

« Ce ne sont pas des protections de métal, plus des vêtements. Et je suis nue dessous. Vous vouliez vraiment m'obliger à passer l'épreuve nue ? »

Elle avait répondu sur un ton taquin plus qu'explicatif, consciente que Lord Gwandor avait néanmoins validé son épreuve. Elle il le confirma immédiatement en prononçant quelques mots solennels. Il clama qu'elle avait affronté la mort sans trembler, qu'elle avait fait preuve de courage, et lui offrit la bénédiction du « Sombre Lord ». Derrière elle, les deux rangées de Messagers s'inclinèrent, respectueux, ce à quoi elle répondit d'un signe de tête, d'abord au maître d'armes puis à l'assemblée. Elle avait réussi. Il ne restait plus qu'à se soigner et à se reposer.

On la conduisit ensuite dans ce qui ressemblait plus à une cellule qu'à une chambre, où elle était libre de dormir. Kadria l'accompagna, lui déclarant, avant de partir, qu'elle l'escorterait jusqu'aux catacombes dès qu'elle serait prête.

« Merci, » répondit simplement Anastasie. « Vous pouvez compter sur moi pour parler aux prêtres de Gaïa de Kendra Kâr. »

Puis elle fut enfin seule. Elle ne l'avait pas avoué à son hôtesse, mais cette proximité avec tant de fidèles de Phaïtos l'avait rendue quelque peu mal à l'aise. Non pas qu'elle ne respectait pas le Dieu de la Mort, si qu'elle ne les respectait pas eux. Mais elle n'était néanmoins pas dans son élément.

Elle profita finalement de la solitude pour panser ses plaies de quelques sorts de soin. Certaines laisseraient malgré tout de fines cicatrices, mais sa magie commençait à être assez puissante pour refermer presque parfaitement les entailles. La douleur également persisterait, mais elle était faible et par expérience elle savait qu'elle ne passerait pas la nuit. Elle s'en était donc, l'un dans l'autre, plutôt bien tirée. Il y avait presque de quoi demander à passer la seconde épreuve. Presque. Si elle n'avait pas été pressée et dans l'obligation d'être dans sa meilleure forme possible.

Mais avant de partir au pays des rêves, il lui restait une chose à faire. Déposant Perçombre et le Bouclier sur son lit de fortune, elle s'équipa de son bâton et se mit en position de combat. Elle en avait vu assez pour comprendre comment rendre ce style efficace et meurtrier, mais il lui manquait de la pratique. Beaucoup de pratique. Elle s'était, depuis son départ de la crypte, entraînée à le faire tournoyer tous les soirs avant de dormir. Pour améliorer sa dextérité et délier ses doigts. Aussi commença-t-elle par cela, encore une fois. Le faire tourner, le faire changer de main, le faire changer de main pendant qu'il tournait, le faire changer de main en le passant dans son dos, le faire tournoyer en tournant sur elle-même ; tout ce qui pourrait l'aider à gagner de la vitesse en combat, car c'était là la clé de voûte d'un combat au bâton. Sa rapière était très bien et elle la maîtrisait de mieux en mieux, si bien que son niveau actuel commençait à devenir impressionnant, mais une épée légère était meilleure pour le duel et faible pour les combats en groupe. Elle s'était toujours débrouillée pour n'affronter qu'un ennemi à la fois et son nouveau bouclier pourrait grandement l'aider à résister contre des vagues entières de morts-vivants – ou d'humanoïdes – mais cela restait une arme faite pour terrasser les opposants un à un. D'autant plus qu'elle s'était retrouvée désarmée lors de son combat contre la goule à deux têtes, et si la lenteur de cette dernière, blessée à la jambe, lui avait permis de récupérer son épée à ce moment là, elle n'aurait pas toujours cette chance et serait bien avisée de disposer d'une arme de secours.

Alors elle faisait tournoyer son bâton. A gauche, à droite, en derrière elle... Elle l'avait déjà fait pendant des heures, et petit à petit le procédé commençait à être naturel, elle commençait à ne plus le lâcher par maladresse, à ne plus se cogner avec, à ne plus taper dans les murs trop proches. Petit à petit la manipulation de l'arme contondante devenait instinctive. Et elle pouvait, enfin, s'essayer à enchaîner avec des coups. A droite. A gauche. Derrière elle, d'une estocade à l'aveugle. Devant elle, dans un balayage amorti par la prolongation de son bras et de son épaule. Elle put enchaîner plusieurs attaques, d'abord incertaines puis peu à peu assurées ; plongeantes, horizontales ; à sa droite, à sa gauche ; devant elle, derrière elle... Et bientôt elle était éreintée, si bien qu'une violente migraine s'empara d'elle, semblable à celle subie dans la tour de Kadria. Elle dut poser son arme et finalement s'allonger, physiquement épuisée et endolorie. Elle ne maîtrisait pas encore si bien le bâton que la rapière et il lui faudrait encore des heures et des heures d'entraînement, mais également de nombreux combats réels, pour atteindre un tel niveau. Mais il était déjà suffisant à quelques passes contre des ennemis plus faibles qu'elle. Ca suffirait... Pour cette nuit...


Anastasie ne se réveilla que plusieurs heures plus tard. La migraine avait finalement disparu et elle avait retrouvé toutes ses forces. Elle était quelque peu courbaturée de ses exercices de la veille, mais rien d'inhabituel, rien qui n'handicaperait ses combats à venir. Il ne restait plus qu'à trouver Kadria... Puis à trouver la bague. En se levant, elle fit immédiatement ses affaires, attrapa un morceau de viande séchée à grignoter en marchant et sortit de sa cellule à la recherche de la Dame des Brumes.

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Lun 7 Nov 2016 19:18 
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Intervention pour Anastasie


Un messager te demanda d'attendre et alla chercher Kadria. La Dame des Brumes te mena vers le temple. Les lieux étaient impressionnants, immenses et sans fenêtres, si bien qu'ils étaient plongés dans l'obscurité. Seul quelques lampes à huile fournissaient un peu de lumière.

Après une successions de bancs de pierre depuis lesquels des messagers priaient, se dressait la statue usée et monumentale d'un homme aux ailes de corbeau. Des ailes qui semblaient vouloir envelopper l'autel devant lequel se plaça Kadria. Tu sens dans ton dos des regards ennuyés par ta présence, voir dégoûtés, mais pas franchement hostiles.

La Dame des Brumes écarta les bras et proclama :

"Il y a de cela bien longtemps, Tal'Raban cacha une relique du chasseur d'ombre dans les profondeurs de ce lieu, en moquerie de ses anciens ennemis et en défie pour ceux du futur. Aujourd'hui, il est temps que sa volonté s'accomplisse et qu'un nouvel ennemi du faux Lord réclame la bague. La tâche sera rude, car si l'armée des Lords est endormie depuis des siècles, il en est encore certains qui marchent et se battent... Vous devrez lutter pour descendre dans les profondeurs, Anastasie Terreblanc. Mais nos pensées sont avec vous dans cette ultime épreuve."

Et désigna une ouverture à gauche du temple, la porte des cryptes... là où, jadis, Zéphanie d'Endor entreposa des milliers de squelettes prêt à s'animer pour détruire ses ennemis. Même les messagers n'osaient s'y aventurer trop loin, car certains mort y sont encore un peu vivants...

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Lun 7 Nov 2016 20:43 
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Dans le couloir, un messager demanda à Anastasie de patienter quelques instants, le temps qu'il aille prévenir la Dame des Brumes. Celle-ci arriva quelques minutes plus tard et aussitôt les deux femmes se dirigèrent vers le Temple de Phaïtos. Le lieu était à la fois impressionnant et angoissant ; dépourvu de fenêtre, seules quelques lampes à huile fournissaient de la lumière dans cet endroit sacré. Elles passèrent d'abord devant une succession de bancs de pierre sur lesquels étaient assis quelques fidèles, priant leur déité dans le calme. L'endroit, sans vie, correspondait parfaitement au Dieu des Morts. Puis les sièges s'arrêtèrent pour laisser place à un autel enveloppé des ailes d'une grande statue de la Divinité Morbide. Anastasie pouvait voir les regards méprisants des fidèles, qui ne cachaient pas leur dégoût pour sa personne, à elle qui représentait la Déesse de la Lumière. Pour autant, les deux Déités n'avaient jamais été ennemies ; c'était au frère de Phaïtos que Gaïa vouait une haine absolue, mais la Mort, si elle était un état que la Déesse tâchait d'éviter à ses fidèles le plus longtemps possible, n'était pas la véritable ennemie de la Lumière. Et les Prêtres de Gaïa traitaient tous, ou presque, le Dieu Corbeau avec égard et respect, le priant même lors des cérémonies funèbres. Après tout Phaïtos n'était que le Gardien des Morts. C'était Thimoros qui était responsable de leur surnombre.

Anastasie tâcha donc de les ignorer, consciente que certains fidèles pouvaient être susceptibles et que personne n'y pouvait rien, et écouta les paroles de Kadria, qui s'était arrêtée devant l'autel. Elle clama que la bague était dans les catacombes, à sa gauche, cachée ici par Tal'Raban qui voulait moquer ses anciens ennemis et défier les prochains. La Dame des Brumes avertit également la jeune femme à propos de l'armée des morts des Lords Nécromants qui était dans cette nécropole. La plupart étaient inanimés, mais certains seraient toujours là pour la défier. Mais ce n'était pas ce dont Anastasie avait le plus peur : elle avait vaincu des hordes de morts-vivants à deux reprise ; ce qu'elle appréhendait le plus étaient ceux qui disposaient du luxe d'être seuls. Elle avait frôlé la mort face à une banshee et une goule à deux têtes alors que les autres ennemis n'étaient que fétus de paille face à ses pouvoirs, hérités de Gaïa. Quelques squelettes, même s'ils étaient trop nombreux, la fuiraient si elle utilisait l'Aura de Gaïa et seraient simplement détruits si elle réinvoquait cette puissante technique employée face aux goules. Les plus gros, eux, avaient la fâcheuse tendance à rester debout quoiqu'il arrivait. Mais... Justement, elle avait frôlé la mort face à ces deux créatures. Mais aucune d'elles n'avait réussi à la vaincre. Elle se sentait confiante.

« Merci, Kadria, » fit-elle simplement.

Puis elle s'aventura à travers l'ouverture désignée par la Dame des Brumes, prête à affronter les nouvelles épreuves de Tal'Raban.

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Mer 9 Nov 2016 13:27 
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Je suis tout proche de la porte d’entrée du castel quand je vois, sortir des ombres, un grand homme noir armé d’une arbalète. Il a des traits durs, façonné au burin, une mâchoire carrée et un nez qui semble avoir maint fois été cassé. Ses grands yeux sont enchâssés sous de broussailleux sourcils tandis que sa bouche elle, est charnue et désirable. Il me jauge du regard, puis fait de même avec chacun de mes compagnons avant de s’incliner et d’un ton cérémonieux, souhaite la bienvenue à la maîtresse du culte ainsi qu’à Morgiana et moi. Il se présente sous le nom de Shaddem le gardien de la porte. Il nous annonce enfin, que Dame Kadria souhaite tous nous voir.
Nibelung s’incline à son tour, reconnaissant en lui un véritable guerrier, un frère d’arme.

« Bien le bonjour, gardien, c’est une bien belle arme que vous avez là ! Où donc a-t-elle été faite ? »

Je m’empresse alors d’ajouter d’un ton conciliant :

« Honoré de vous rencontrer Shaddem. Merci pour l’information. »

Merilian lui demande ensuite ce qu’il s’est passé récemment, avec une angoisse à peine dissimulée mais il répond que c’est toujours un statu quo, ce qui ne m’aide pas à comprendre de quoi il retourne… Sur ce, il nous adresse un léger sourire tout en nous faisant signe d’entrer.

Je le remercie d’un autre sourire et avance sans tarder, impatient de mettre au clair cette foutue affaire. Nibelung est à ma droite quand je pénètre dans le château et je le sens qui lui aussi, est en proie à une impatience à peine maîtrisée.

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Mer 9 Nov 2016 16:18 
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Alors que nous nous approchons de la porte, un homme apparaît tel une ombre, armé d’une arbalète. Je sursaute sous la surprise, peu habituée à ce que l’on sorte de nulle part. Il semble nous inspecter du regard, puis arrive à Merilian et lui souhaite un bon retour parmi eux, en tant que gardienne du culte. Il nous souhaite ensuite la bienvenue, se présentant comme étant Shaddem, gardien de la porte, et précisant que Kadria voulait nous parler.

Ne sachant pas de qui il parlait, je le laissai poursuivre et Merilian prit la parole, lui demandant ce qui s’était passé. Il lui répondit que le statut quo se maintenait, ce que je ne compris évidemment pas.

Nibelung s’incline à son tour avant d’enchaîner directement sur son arme. Je soupire et lève alors les yeux au ciel, il n’y a pas que les armes dans la vie. Mendax, Insanis, je ne sais pas, se déclare honoré de le rencontrer et le remercie pour l’information.

- « Effectivement, merci beaucoup. Je suis également enchantée de vous rencontrer. Je me nomme Morgiana. » lui dis-je, avant de le suivre à mon tour.

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Mer 9 Nov 2016 19:25 
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Vous connaissez déjà le chemin. Merilian vous laisse pour aller prier au temple tandis que vous vous rendez dans la tour de Kadria. Celle-ci vous accueille de sa voix télépathique :

"Bon retour parmi nous. Bien que j'aurais préféré que ce soit sous de meilleurs auspices... Ton entrainement a-t-il porté ses fruits, Insanis ? Je vois que tu nous ramènes aussi une nouvelle recrue."

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Jeu 10 Nov 2016 02:27 
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Je pénètre finalement le castel d'Endor accompagné de mes compagnons. Le vaste hall qui me fait dorénavant face abrite moult squelettes et encapuchonnés devant lesquels je marche en arborant un regard confiant. Je les observe et me prend à rêver de cette possible famille, tiraillé entre mon besoin d'avoir la reconnaissance et l'amitié d'une fratrie qui serait mienne et celui de continuer cette idylle avec mon bien-aimé Nibelung.

Ce choix est terrifiant et me plonge dans des méandres abyssales de doute. En mon for intérieur se déroule un sanglant combat où deux désirs se confrontent. Je suis comme déchiré, happé de deux extrémités à la fois et ce avec une puissance telle que mes bras seraient vite arrachés. Comment choisir entre l'amour d'une vie, le seul, le grand, le véritable... et celui d'une nouvelle famille, une qui m'accepte comme je suis, une qui ne me trahira pas, qui ne me vendra pas comme esclave. Je ressens ce pathétique besoin d'être aimé, ce vide que je tente de combler est sans fond mais ça ne m'empêche pas de continuer sans relâche.

Je regarde quelques secondes de plus ces frères et sœurs avant d'observer Nib'. Ce dernier plonge ses yeux saphirs dans les miens et j'en suis troublé. J'ai l'impression de voir celui pour lequel j'ai toujours été destiné. Sans même le besoin de formuler ce qu'il pense, je le comprends... Je connais ses doutes et ses craintes car il est pour moi comme un grand livre ouvert. Nibelung est quelqu'un d'entier, qui se fiche des formes diplomatique. Il est comme ça, mais ce n'est qu'une de ses innombrables qualités dans ce monde corrompu. Son courage n'a d'égal que sa ténacité, lui qui brûle d'un instinct protecteur et met à profit cette force pour protéger ceux qu'il aime.

(Oui... je ne peux choisir que les deux ou uniquement Nibelung. Il me serait impossible de le trahir...)

Merilian nous laisse alors, expliquant aller prier au temple. Je trouve quelque peu absurde d'avoir un seul lieu de prière. Le monde entier est propice à prier le Père éternel, Phaïtos. Pourquoi se limiter à un seul endroit... Mais je garde ça pour moi et affiche un fin sourire avant de hocher de la tête en lui souhaitant une bonne prière.

Je me détourne alors et me dirige vers la tour de Dame Kadria, connaissant le chemin. Je reprends la main de Nib' et la serre très fort avant de tourner la tête vers Morgiana.

"Nous arrivons dans quelques instants. Dame Kadria est une femme subtile mais terriblement intelligente, alors tâche de ne pas... la froisser." dis-je d'un ton neutre.

Mais à l'instant où je me tourne vers elle, la voilà qui détourne son regard, avant de rire avec mépris. Je sais déjà ce qu'elle pense, moi qui n'ai pas su me contrôler face aux orques, comment ose-je lui donner des conseils. Mais qu'importe, je comprends maintenant que cette cruche insupportable ne mérite pas mon attention. Je cherche son regard et ai l'impression de regarder une vache, avec ses grands yeux vitreux. Ou peut-être est-ce la colère qui me fait la voir comme ça... Dans tous les cas, je n'ai plus envie de faire d'effort et d'un ton glacial déclare :

"Ne me pousse pas à bout jeune fille. Ose te moquer de nouveau de moi une seule fois et tu verras. N'oublie pas qui tu es, moi qui pourrait te briser d'un claquement de doigts. Je me fiche de ton avis sur moi, sache simplement que ton caractère de pisseuse a terminé de m’écœurer."

J'emprunte enfin les escaliers en colimaçons jusqu'au repaire de la Dame des brumes et accède quelques minutes plus tard à cette antre étourdissante. La décoration est restée inchangée et d'innombrables miroirs recouvrent les murs, créant une confusion peu commune. Je crois la repérer mais n'est-ce peut-être qu'un de ses reflets... Elle nous souhaite toutefois la bienvenue déplorant les mauvaises conditions qui s'y prêtent. Elle me demande ensuite si mon entraînement a porté ses fruits, tout en ajoutant qu'elle voit que je ramène une nouvelle recrue.


"Ravi de vous revoir ma Dame. Mon entraînement a en effet porté ses fruit et j'amène effectivement une nouvelle recrue mais ce n'est pas important, pas pour l'instant. Je suis ici, avec Nibelung, le frère de feu Korben. Nous venons pour obtenir des explications, des raisons, et même des preuves que Korben a bien été un tel danger qu'il méritait d'être exécuté. Je veux également voir ce Daemon, l'infâme bourreau de Korben, lui qui aurait été... son ami."

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Jeu 10 Nov 2016 18:51 
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Entrant dans le château, j’observe le hall dans lequel nous sommes désormais. Des squelettes dans les coins laissent présager ce qu’il nous arrivera si nous posons problème. L’endroit est lugubre, et quand je jette un coup d’œil vers le couple d’à-côté, eux marchent confiants. Je ne les comprends pas, ces deux-là. Et si j’ai pu me faire chier à les observer par moments, je me rends compte que ça peut être encore plus chiant.

Merilian nous annonce qu’elle part prier au Temple de Phaïtos, ce à quoi j’acquiesce et la salue avant de suivre le couple, et de nous diriger vers les escaliers afin de nous rendre dans la tour de Dame Kadria.

Je détourne immédiatement le regard, quand il tourne la tête vers moi, me déclarant que Dame Kadria était une femme subtile et intelligente, et que je ne devais pas la froisser. Je ris à son annonce, mais quel paradoxe ! Lui tout à l’heure qui aurait pu déclencher une bataille générale contre les orques, et une mort certaine, me dit d’être diplomate avec elle ? C’est l’hôpital qui se fout de la charité, le pirate qui se fout du contrebandier, le chômeur qui se fout du travailleur ! Je me contente de l’ignorer, d’un regard neutre, plus neutre que tout.

Mais lui continue. Lui, a visiblement mal pris ce que je lui ai dig. En fait, il semble mal prendre tout ce que je fais ou dis. En me traitant de pisseuse. De pisseuse. J'ai un caractère de pisseuse. De pisseuse ! Je me moque de qui je veux, pour commencer, et ce n'est pas cet abruti fini avec son couple à la con et qui plus est incapable de rester calme qui va me reprendre. Sauf que là, il est allé trop loin. Je ne l'ai jamais insulté. Je me suis juste moquée de lui. Si je suis une pisseuse comme il dit, pourquoi déjà me calcule-t-il ?

(Si je suis une pisseuse, tu es le plus grand des enfoirés à la fierté mal placée.)

Il y a une limite à quand même. J’entends soudainement une voix féminine dans ma tête, qui souhaite à…à…Mendax ? Insanis ? Enfin bon, lui souhaite un bon retour parmi eux, bien qu’elle regrette que cela ne soit pas dans un meilleur contexte. Elle lui demande si son entraînement a porté ses fruits, et déclare voir également qu’il leur a ramené une nouvelle recrue.

Dans la pièce, des milliers de miroirs. Qui renvoient mon image, à l’infini. J’enlève ma capuche, laissant mes cheveux en sortir. Mais mon image n’est pas la seule dans ces miroirs : celle de Kadria, ainsi que du couple. Des corbeaux de Phaïtos couvrent le toit, et je tends le doigt afin qu’un vienne se poser dessus.

- « Bonjour, Dame Kadria. Enchantée de faire votre connaissance. Je me nomme Morgiana. Morgiana de Fanilys. » me présentai-je.

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Dernière édition par Morgiana le Ven 11 Nov 2016 11:19, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Jeu 10 Nov 2016 23:12 
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Kadria hocha la tête en vous écoutant, ses reflets dansant avec son mouvement.

"Bienvenu parmi nous Morgiana... et bon retour, Insanis, bien que j'aurais préféré que ce soit en de meilleurs circonstances. La mort de Korben à initié un schisme au sein de l'ordre... mais il n'est pas temps de penser à cela. Nous allons bientôt célébrer l'avènement des Lord nécromants, et votre retour par la même occasion."

Son regard se fit perçant :

"Mais après tout, peut-être serait-ce une occasion pour tenter d'enquêter sur les derniers événements. Vous étiez des seuls à ne pas être présent au moment des faits, je peux donc vous faire confiance. J'espère que vous pourrez découvrir ce qui est arrivé à Korben... et restaurer ainsi l'harmonie dans l'ordre."

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 Sujet du message: Re: Le château d'Endor
MessagePosté: Ven 11 Nov 2016 00:39 
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Dame Kadria me regarde, ses yeux confrontés aux miens et je sens un frissons me remonter l'échine. Elle commence à m'expliquer que la mort de Korben a été le déclencheur d'un schisme au sein de la guilde, sans se répandre plus. Elle dit que l'heure n'est pas à ça, qu'il faut célébrer l’avènement des Lords nécromants ainsi que mon retour .

Tout cela n'est pour moi que babillage en l'instant présent mais le regarde de la brume des brumes se fait alors grave quand elle m'annonce qu'étant de confiance, je suis chargé de découvrir ce qu'il s'est réellement produit afin de restaurer l'ordre chez les Messagers en proie à une séparation qui n'est pas souhaitable pour les dirigeants du culte. Je vois bien là son intérêt, mais je m'étais douté qu'elle aurait un plan derrière la tête. Cette requête n'est clairement pas ce que j'attendais... moi qui suis venu pour des réponses, voilà que l'on me donne un ordre.

Pourtant, je suis comme subjugué par l'autorité naturelle émanant de la Dame des brumes et hoche la tête avant de lui souffler :

"Il en sera fait ainsi. Je suppose que... tous les moyens sont bons pour préserver la puissance et l'unité par la même occasion des Messagers ? Je pense principalement à certains témoins cruciaux... et à des méthodes pour obtenir des réponses. Car il va falloir choisir entre les résultats ou le respect du dogme religieux."

Je n'arrive moi-même pas à croire que je dis tout cela avec un tel aplomb. Pourtant, en mon âme et conscience je sais que je ne vais pas les torturer pour le plaisir, si j'y ai le droit en tout cas. Mais je veux des réponses, pour Nib', je suis prêt à tout pour le soulager, lui et son âme chagrinée.

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