L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Ven 5 Juin 2015 22:17 
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Alors que son esprit voguait dans les ténèbres, Aigle Brutal arriva à capter quelques instants fugaces. Des gens parlèrent des gens le portèrent, sans qu'il n'arrive à comprendre pourquoi, puis une sensation de chute, brève, interrompue par un choc relativement violent. Pas assez pour le tirer de son inconscience, mais bien au contraire, la douleur le plongea encore plus profondément dans les abysses. Allait-il s'en sortir ? Il l'ignorait, il l'espérait, il décida d'y croire, tout du moins pendant les quelques secondes où il parvint à garder un minimum de contrôle sur le fil de ses pensées. Puis plus rien, encore.

***


Et c'est après un temps qu'il n'arrivait pas à définir qu'Aigle Brutal se réveilla de nouveau, d'une des manières les plus horribles qui soient. Oubliez le chant du coq et le sceau d'eau et place à une des douleurs les plus atroces, une sensation des plus terrifiantes. Sa vision était flou, mais il parvint malgré tout à discerner une silhouette, et surtout, l'origine de la douleur. Sa chairs se déchirait sous les allers-retours d'une lame dentelée. Quelqu'un était littéralement en train de lui scier le bras et tout ce que le mercenaire pouvait faire, c'était hurler, utiliser le peu de force qu'il lui restait pour crier. Il s’époumona ainsi jusqu'au moment où son tortionnaire commença à s'attaquer à l'os. Aigle Brutal eu alors tout juste le temps de sentir ses yeux se révulser, de sentir la bave couler au coin de sa lèvre, avant d'une nouvelle fois, sombrer dans l'inconscience.

***


Et ce fut avec un étrange sentiment de manque que le mercenaire amnésique se réveilla. Premièrement, parce que la douleur n'était plus aussi intense et deuxièmement - et c'était sans doute le point le plus important - parce qu'il lui manquait un bras...UN BRAS BORDEL. Et alors qu'Aigle Brutal réorganisait ses pensées tant bien que mal, il vit un homme. Massif, avec une barbe hirsute aussi grasse que ces longs cheveux brun. Celui qui avoua être le bourreau du mercenaire portait un tablier sur lequel le sang d'Aigle Brutal était venu rejoindre de la crasse et celui d'autres personnes.

Tout ce que l'amnésique retint alors tenait en quelques mots : Gangrène, démembrement, goût. En gros, l'homme venait de lui sauver la vie en lui coupant le bras, dans le seul but de pouvoir le découper encore plus pour que d'autres puisse le bouffer. Aigle Brutal était encore dans le brouillard et n'arrivait même pas à ressentir la peur et quand le boucher évoqua le goût métallique de la viande, seule une provocation stupide parvint à passe les lèvres du mercenaire. La voix d'Aigle Brutal était faible et rauque, mais malheureusement tout à fait audible et compréhensible.

" Si tu veux goûter du métal, détache-moi. Je me ferai un plaisir de te faire bouffer ta propre scie."

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Dim 7 Juin 2015 18:30 
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Intervention de pré-quête pour Aigle Brutal


Le boucher, en entendant les paroles d'Aigles revient, un petit sourire carnassier aux lèvres.

- Tu penses qu'on m'la jamais fait, c'coup-là ? Qu'on m'a jamais proposé d'en détacher un ?

Il éclate d'un rire sinistre.

- Et bin nan, en fait, on m'la jamais dit, y'en a jamais eu un avec les couilles ou assez réveillé pour l'faire.

Il s'approche d'Aigle Brutal, son visage à quelques centimètres à peine du sien.

- Qu'est-ce qui te fait dire que j'vais te détacher ?

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Dim 14 Juin 2015 15:43 
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Le bourreau sembla intrigué par la réaction d'Aigle Brutal, amusé même. Visiblement, c'était la première fois que quelqu'un le provoquait, et il était visiblement prêt à joue le jeu. Enfin en apparence seulement, car même dans un état de fatigue prononcé, le mercenaire manchot savait pertinemment que ce n'était pas lui qui édictait les règles, que les cartes qu'il avait en main n'était pas suffisantes pour remporter la partie. Il allait devoir bluffer et avoir un sacré coup de chance pour l'emporter. Une paire de deux contre un carré d'as...

Mais ce n'était pas quelques vulgaires pièces d'argent qui était en jeu, non. C'est bel et bien sa propre vie qu'Aigle Brutal était en train de miser, ou plutôt le temps qu'il lui restait à vivre. Mais avait-il vraiment le choix ? De son point de vue, certainement pas. Mourir tout de suite ou en se faisant découpe petit à petit, le choix était vite fait en réalité.

" T'hésites à me détacher ? Depuis quand un boucher a peur du cochon qu'il égorge ?"

Le bourreau passa sa main dans sa barbe crasseuse à travers laquelle quelques dents jaunies dessinaient un sourire...carnassier. Mais avait même qu'il ait le temps d'agir ou de répondre quelqu'un tambourina à la porte avec une violence rare. L'angoisse quitta temporairement le corps et l'esprit d'Aigle Brutal, car non, ils ne tambourinaient pas, ils défonçaient la porte. Et le mercenaire eu alors l'espoir que les miliciens qui venaient de faire leur apparition était ici pour le sauver...

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Lun 15 Juin 2015 08:03 
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Intervention de pré-quête pour Aigle Brutal


La porte s’ouvrit brutalement et une cohorte de miliciens entrèrent. Le boucher se releva en jurant et alla se saisir d’un hachoir posé sur la table, mais un milicien le devança et lui passa son épée en travers de l’épaule.

Un autre milicien, manifestement le chef, s’avança alors. Il regarda le boucher.

- Bien, attachez cet homme et envoyez le dans les geôles, il aura un jugement et une sentence digne de ce nom. Sa mort sera lente.

Il tourna son regard sur Aigle Brutal.

- Relevez-le et ramenez-le à la Milice.

(Suite).

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Lun 20 Juin 2016 20:28 
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Après avoir aidé sa patronne non seulement à retirer les rubans de sa chevelure, mais aussi à se laver et à se vêtir, la matinée de travail a pu commencer dans la boutique. L'échoppe se compose d'un trio de pièces. Un atelier avec des mannequins ainsi que des modèles exposés, un lieu de stockage des tissus, et une petite pièce bien éclairée. Les autres employées arrivent à l'heure habituelle et se mettent à leur ouvrage dès les salutations faites.

Les filles, allant de la maladroite jeunette à l'experte mère de famille, fabriquent des gants pour les unes, réparent les mannequins pour les autres, et travaillent sur des commandes parfois saugrenues pour les plus habiles. Tina a une nette préférence pour la confection de coiffes. Broder des motifs sur des étoffes, rajuster le pan d'un chapeau ou la plume d'un béret sont des tâches qu'elle met un point d'honneur à accomplir. Sa dextérité la rend seule apte à ce travail minutieux, raison pour laquelle elle occupe la petite pièce en solitaire.

Les discussions vont bon train dans la boutique, la plupart du temps sur des ragots de quartier ou les dernières frasques d'un prêtre porté sur la bouteille. La patronne se mêle joyeusement aux échanges, sauf lorsque sa voix est dominée. Là, elle claque des mains pour intimer le silence... Avant de reprendre la discussion.

L'entrée d'une silhouette encapuchonnée y met brièvement fin, le temps d'une salutation commune. C'est une jeune femme, et pas n'importe laquelle. Quand bien même elle tente d'évoluer incognito, elle est trop richement vêtue pour faire croire à une servante. Et elle se tient trop droite. Nynna la reconnait d'ailleurs très vite.

"Ne serait-ce pas Mademoiselle Roc-De-Lune ? Quel bon vent vous amène ?", fait jovialement la sinarise, avant de regarder derrière l'arrivante et de froncer les sourcils. "Et sans chaperon, à ce que je vois."

"Je... Est-ce que Tina est là ?"

La brune se lève dès qu'elle entend la voix mal assurée de sa jeune amie. Quelques instants plus tard, elles sont en tête à tête dans l'antre de Tina, assises chacune sur un tabouret.

"Dis-moi tout, ma Selma. Tu sembles bien contrariée."

"J'ai aperçu notre intendant rentrer de méchante humeur ce matin... Père t'a encore relancée... Je suis navrée."

Selma Roc-De-Lune est une jeune fille ayant tout juste quinze ans. Peau un peu sombre pour une petite princesse bourgeoise, joli visage aux lèvres pulpeuses encadré par des tresses ondulantes et élégantes coloris terre. Elle n'a pas pris le temps de se poudrer le nez à outrance aujourd'hui. D'habitude, ses artifices lui donnent quelques années de plus.

Elle triture longuement l'une des lourdes boucles d'oreilles en or pendant de ses lobes. Tina n'est pas dupe. Elle lui prend délicatement la main libre et se penche en avant, inclinant la tête pour capter son regard.

"Allons ma belle, je vois bien que quelque chose ne va pas. Parle. Tu sais que je ne mors pas.", la taquine gentiment Tina.

Une brève inspiration et la précieuse se décide à parler.

"Père te couvre de cadeaux, n'est-ce pas ? C'est un peu humiliant d'avoir à te demander cela mais... Il se trouve que parmi ce qu'il t'a envoyé, il y avait un héritage de notre famille."

"Tiens donc ?"

"Une statuette. Une statuette transmise de génération en génération aux femmes de mon sang. Elle représente... La Première. Celle qui a donné le jour à notre lignée. Je devais... En prendre soin... Comme Mère à son âge. Mais..."

Un objet inutile en somme, mais apparemment précieux aux yeux de la jeune fille. Celle-ci larmoie, tirant un carré de tissu pour masquer son visage.

"Allons, allons ma chérie. Ne te mets pas dans des états pareils. Si tu y tiens tant, je te la rendrai.", tente de la réconforter Tina en effleurant sa joue. "À quoi ressemble-t'elle cette chère disparue ?"

Selma fait de son mieux pour retenir de petits hoquets polis puis elle la lui décrit. Une forme de femme agenouillée, taillée dans un vieil ivoire. Une longue chevelure rehaussée de petits éclats de jais et un torque en san-divyna. Le drapé aurait porté le premier blason de la lignée, mais le temps en aurait effacé une grande partie. Et l'objet ferait une bonne main et demie de hauteur.

Tina effleure son menton. Elle a effectivement eu cette statuette entre les mains, et elle l'a laissé avec le reste des bibelots, dans la malle au pied de son lit. C'est d'ailleurs l'un des rares cadeaux qui lui ait fait forte impression tant il paraissait simple et humble en comparaison du reste.

"Je l'ai déjà vue, oui. Elle doit être chez Mémé Samantha. Une œuvre très jolie.", dit-elle en hochant la tête, avant de relever le menton de son interlocutrice et de sourire. "Et à laquelle tu ressembles beaucoup, ma belle."

À travers la peine et le début des larmes, Selma esquisse une expression touchée. Rien de tel qu'un petit compliment pour changer les idées. Il ne reste plus qu'à rentrer chez Mémé Samantha, mais la journée de travail est loin d'être finie. La wiehl est en train de se demander si elle peut s'absenter pour régler cette histoire au plus vite, quand un petit bruit contre la porte de la pièce l'interpelle.

Apposant son index contre ses lèvres en l'accompagnant d'un clin d’œil complice, la silhouette en rouge s'approche à pas de loup de l'entrée. Puis, sans prévenir, elle en tire la porte vers elle. Réflexe. Léger bon en arrière alors qu'à ses pieds s'affale dans un concert de piaillements féminins la montagne des curieuses. Et tout en-dessous, les poings fermés de Nynna qui s'agitent et frappent le parquet.

"Tututu, mesdames.", s'indigne la grande brune en croisant les bras sous sa poitrine et en agitant lentement l'index. "Ce n'est pas très joli d'écouter aux portes, mais cela l'est encore moins de se faire prendre."

C'est avec amusement que Selma et elle les aident à se remettre debout. Pommettes rouges, embarras notable, gloussements un peu faux, les employées se répartissent à leur tâche non sans lancer des œillades derrière elles.

"Bon... Hum... L'affaire est close. Et ton travail a bien avancé Tina, donc je te donne ta fin de journée.", affirme la sinarise après avoir rajusté sa robe blanche et feu. "Et ôte-moi ce petit sourire de ton visage."

"Merci, Madame Nynna."

Après avoir empoigné ses affaires et passé son bras à celui de sa jeune amie, la brune sort de la boutique. Elle échange un regard amusé avec l'autre femme, puis toutes deux partent dans un petit rire. Ce n'est pas dans sa demeure coincée dans son protocole que la petite Selma pourrait assister à pareil spectacle !



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Dernière édition par Tina le Mar 21 Juin 2016 13:23, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Mar 21 Juin 2016 13:19 
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Consternation. Demoiselle en larmes. Vieille femme qui se cure l'oreille. C'est la scène qui se déroule depuis quelques minutes. À la vérité, depuis que Mémé Samantha bien assise sur son fauteuil leur a annoncé que non, la statuette n'est plus dans la bâtisse. Tina ne l'a pas crue, cette vieille renarde, et est allée dans la pièce où toutes deux ont leur lit. La malle est effectivement à moitié moins remplie que dans les souvenirs de la brune.

Tina n'est pas ravie, et elle ne se prive pas de lancer un regard appuyé à l'aïeule. Cette dernière refait tranquillement sa tresse, puis elle rive son propre regard dans celui de sa descendante.

"Je te l'ai dit et répété, ma fille.", commence-t'elle avec assurance. "Tout ce qui est à toi est à moi sous mon toit. Et ce qui est à moi... Finit revendu quand j'en ai besoin."

La doyenne leur explique alors que cela fait déjà une bonne semaine qu'elle s'en est débarrassée, auprès d'un érudit de Bouhen en visite. Une vieille connaissance s'intéressant au passé des wiehls, apparemment.

"La moindre des politesses aurait été de m'en faire part, Mémé."

"Une occasion en or, ma petite. Un yû est un yû. Je croyais pourtant vous l'avoir bien enseigné à ton frère et à toi."

La tulorienne brune croise les bras et pousse un souffle contrarié, avant de donner une accolade à la précieuse. Il doit bien y avoir une solution. Faire envoyer un courrier ? Mais si l'homme est parti en vadrouille ? Et puis, difficile de négocier par lettre. Un marchandage se fait face à face ou n'a pas lieu.

Tina ploie les genoux devant sa parente et lui saisit doucement les mains.

"Tu dois bien avoir une idée, Mémé. Tu sais tant de choses, et tu as tant de ressources..."

La vieille femme laisse apercevoir un fugace sourire. Elle se met à tapoter les doigts fins de son interlocutrice, sous le regard humide de Selma.

"Bien. Tu fais des progrès, ma petite. Il te manque le regard brillant, mais c'était très bien."

Les deux femmes se lancent une œillade complice, puis Mémé Samantha avise Selma. Elle la rassure de manière un peu brusque, l'érudit étant connu pour prendre grand soin de ses collections. Le plus simple d'après elle serait d'aller directement racheter la statuette, ou l'échanger contre d'autres breloques de leur peuple. Et cela tombe bien, Mémé Samantha dispose d'un lot de talismans traditionnels.

Un lien vif se fait dans l'esprit de Tina. Aller à Bouhen signifie sortir de Tulorim, son rêve tenu aussi secret que possible. C'est une occasion inespérée, quoi que la perspective d'évoluer au coeur d'une foule de kendrans ne l'enchante guère. Comment sa grand-mère peut-elle dire à la face du monde s'être acoquinée avec l'un d'entre eux ? Elle qui a longuement expliqué aux jumeaux qu'il s'agissait d'êtres perfides et dangereux ?

La belle brune se redresse et sèche du pouce les petites larmes de sa jeune amie.

"Je pense savoir ce qu'il me reste à faire. Ne t'inquiète pas, Selma. Ton bien te sera restitué."

"C'est une promesse ?"

"Je te le promets."

Alors que la riche demoiselle tente de sécher ses larmes dans les bras de la couturière, la porte de la maisonnée s'ouvre. Elle laisse passer Filoute, la minette tigrée rousse et blanche, précédant fièrement une silhouette familière. Plus grande que Tina d'une bonne tête, chevelure longue et brune retenue en une queue-de-cheval sur son épaule, masculine et avec un aplomb indéniable. Ses magnifiques yeux bleus balaient les visages présents, et un sourire charmeur fait son apparition.

"Veuillez m'excuser, mesdames. Je n'avais pas l'intention de vous interrompre.", dit-il en se penchant pour saluer les présentes. "Ma très chère sœur, aurais-tu l'obligeance de nous présenter ?"

"Bien évidemment. Selma, je te présente mon adorable frère Tino. Tino, voici Mademoiselle Selma Roc-De-Lune."

Le jeune homme en tunique d'un cuir brun et léger à col relevé s'avance, et la bonne éducation de la précieuse lui fait offrir sa main. Ce Tino alors... Pas même devant Selma depuis une poignée d'instants qu'elle semble troublée lorsqu'il lui présente ses hommages. L'espace d'un instant, Tina songe à ce que leur vie aurait été si Mémé Samantha n'avait pas eu d'amis un peu partout, comme ce professeur d'étiquette ou cet ancien gradé. Dommage qu'elle n'ait pas eu de connaissances avec des mages, cela aurait évité à la brune quelques accidents avec sa magie de feu.

"Et peut-on savoir quelle horrible chose peut pousser un si charmant visage à exprimer du chagrin ?"

Tina retient de justesse un souffle amusé. Visiblement, Selma avait oublié qu'elle n'était guère présentable. Elle se masque d'ailleurs le visage dans les mains et se tourne vers son amie.

"Un malentendu quant à un certain bien perdu. Je m'occupe de régler cette histoire, mais je vais avoir besoin de ton aide, mon frère."

"Tout ce qui sera en mon pouvoir.", lui répond-il avec un clin d’œil amical.

La wiehl lui fait alors part de son projet de voyager jusqu'à Bouhen, mais cela implique de devoir expliquer adroitement à Nynna qu'elle doit s'absenter quelques temps. Et hormis Tina, seul son frère peut faire plier la sinarise.

"Le plus tôt sera le mieux. Je vais préparer mes bagages.", affirme la brune avec confiance, quand bien même elle se sent impatiente. "Mon cher frère, puis-je te demander d'escorter Selma puis d'aller voir Nynna pour moi ?"

"Bien entendu.", fait le beau brun, apposant un léger baiser sur la pommette de sa sœur avant de présenter son bras à la précieuse. "Mademoiselle Roc-De-Lune, si vous le permettez."

"Oh... Hum... Appelez-moi Selma, je vous prie."

Un sourire rassurant se peint sur les traits du jeune homme. "À votre guise, Selma."

Les salutations d'usage envers la doyenne faites, et les jeunes gens partis, les deux femmes échangent un regard. La goupil en robe ne masque pas un sourire. Elle a même l'air franchement ravie.

"Quelque chose me dit que notre Tino recevra sous peu une invitation d'une autre maisonnée."

"J'espère qu'il saura contenir ses charmes. Cette pauvre Selma était aussi rouge que ma robe. Adorable innocente."

"Tina...", prévient froidement l'aïeule.

"Tout va bien Mémé, je sais garder la juste distance. Et si nous parlions de cet érudit ?"

Filoute passe entre elles, puis bondit sur le giron de la dame âgée, venant se joindre à la conspiration féminine.



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Dernière édition par Tina le Lun 29 Aoû 2016 02:11, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Jeu 25 Aoû 2016 17:54 
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Fidèle à ses habitudes, Carmine d’Ith corrigeait quelques œuvres récemment soumises par de plus jeunes et talentueux auteurs. Au crayon de bois il révisait quelques rimes à la volée et coupait les passages qu’il jugeait oiseux ou inutiles. Parfois, lorsque la pièce lui paraissait prometteuse, il annotait directement sur un feuillet indépendant quelques indications destinées à faciliter une mise en scène ultérieure. De fait le dramaturge considérait une pièce de théâtre comme l’arrangement délicat d’un assemblage d’éléments hétéroclites et chaotiques au possible. Les acteurs de premier rang se prenaient pour des divas et les choristes développaient bien souvent des rhumes quelques heures seulement avant la représentation. Les cordages élevant ou déplaçant les décors se grippaient spontanément au meilleur moment et les manouvriers pouvaient ne pas se présenter au travail à l’heure. Si le temps virait à l’orage les poudres odorantes servant de base aux fumigènes s’empâtaient et refusaient de s’enflammer alors qu’en cas de fortes chaleurs elles avaient tendance à s’embraser spontanément ou presque. Pour parler à la manière d’un érudit, une pièce de théâtre était une œuvre jouée durant une représentation, selon les règles de la littérature dramatique. Pour n’importe qui d’autre d’un tant soit peu connecté à la réalité, il s’agissait de fait d’un chaos organisé que des metteurs en scène plus ou moins tyranniques tentaient de juguler. Carmine avait le souvenir de vétérans de guerre engagés pour forcer le public au calme qui attestait n’avoir connu pareils tourments que sur des champs de bataille. Et encore.

Ainsi le dramaturge travaillait à la lueur d’une bougie aux heures sombres de la nuit. L’agitation permanente de Tulorim ne portait guère jusqu’à ses oreilles. Pleinement concentré sur ses notes il aurait à peine remarqué une charge de cavalerie dans la cour sise en contrebas de sa fenêtre. La dite fenêtre renvoyait de lui un visage tantôt clair, tantôt obscur selon les circonvolutions de la bougie. Le visage renvoyé portait une barbe bien entretenue selon les préceptes en vogue cette année-là. Une légère application d’huiles domestiquait une coiffure ordonnée. Ce n’était pas rougir que de reconnaître que cette dernière se serait certainement rebellée sans cet artifice. Enfin, un regard déterminé et un nez droit lui conférait une certaine densité que certains de ses interlocuteurs appréciaient.

« C’est en souhaitant plaire à tout le monde que l’on finissait par être n’importe qui » tirait bien souvent Carmine en guise de constat équivoque ; ce qui ne cessait de remuer l’aigreur de ses détracteurs à son encontre.

A intervalles irréguliers un observateur attentif aurait cerné comme une pause dans ses pensées, remarqué un voile sur son regard ou distingué comme un souffle retenu dans l’attente d’un événement particulier. Tel était les signes qui dénotaient de son insatiable appétit.

D’une main certaine de ses gestes malgré l’heure tardive, il réunit les feuillets épars en un tout cohérent et remisa l’ensemble dans un tiroir de son secrétaire qu’il verrouilla à double tour. Peu de gens aurait trouvé un quelconque intérêt à voler ce genre de documents afin d’en tirer un avantage pécunier. Néanmoins, pour ce qui était de lui nuire ou lui faire perdre son temps, les candidats ne manquaient pas. Récemment sa compagnie théâtrale avait fait l’objet de menaces et le matériel avait souffert de quelques dégradations mineures. Pas de quoi effrayer un notable de Tulorim ou troubler son sommeil outre mesure. Toutefois, l’identité du ou des malandrins restait inconnue. S’agissait-il d’un acteur auquel un rôle avait été refusé ? Se pouvait-il qu’un auteur contrarié de trop nombreuses annotations sur son manuscrit ait pris la mouche ? Ou bien était-ce un des innombrables fournisseurs de la troupe qui renâclait en attendant qu’on leur paie les arriérés de leurs factures. Les motivations de ces vindictes et déprédations restaient donc pour le moins obscures et le principal actionnaire de la « Compagnie du petit jour » n’en tenait pour l’instant guère compte.

Malgré l’heure avancée les températures restaient lourdes sur la ville. Un peu précieux le jeune homme lissa les manches de sa chemise puis comptabilisa les boutons noués de son veston. Visiblement satisfait du résultat, il abandonna sa chaise et arracha la gibecière qui lui tenait lieu de sacoche du sol. Une fois la boucle passée en travers de ses épaules il s’outilla d’une canne à la pointe ferrée. En sus d’être un soutien pour le marcheur et un accessoire permettant de briller en société, la canne abritait un lame effilée en son extrémité qu’une simple rotation du pommeau permettait de dégainer. Enfin, il vérifia pour la centième fois la présence de trois feuillets placé là dans un étui de cuir afin qu’ils ne plissent pas. Produit d’un travail de copiste, les trois pages reprenaient le contenu de plusieurs passages du « Chant des Dholes » ; un ouvrage aux allures de grimoire dont Carmine était le propriétaire. Ou plutôt l’actuel porteur car il était bien probable que ce genre d’ouvrage possédait autant son propriétaire que ce dernier ne le possède. Bien que le contenu soit fidèlement reproduit, les enluminures d’origine n’avaient pas été replacées. C’était en soit une erreur car les gravures étaient bien souvent porteuses d’informations mais faute d’un talent suffisant il avait abandonné l’idée de vouloir les reproduire. Et de toute manière, le temps lui aurait manqué pour le faire.

« Bien » trancha Carmine en s’adressant à lui-même ou à un quelconque ami invisible n’existant que dans son imagination d’aède. Il résista à la tentation de repousser son départ pour étudier plus avant les textes inscrits dans son bagage mais se décida finalement à se mettre en route. Après tout, il était attendu. On pouvait tolérer un certain retard de la part d’un artiste mais ce n’est pas en sa qualité d’homme de spectacle qu’il était attendu ; loin de là.

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Sam 27 Aoû 2016 22:29 
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Il n’était pas rare que des collectionneurs se rencontrent. Usuellement rivaux ils s’associaient parfois au gré de circonstances bien particulières. Le plus souvent ils mettaient en commun leurs ressources pour réaliser une acquisition conjointe qui serait restée hors de leur portée autrement. Chacun des contractants considérait au mieux ce type d’arrangement comme bancal. La nature même de la « collectionnite aigüe » interdisant la notion même de partage, les conjurés d’un jour en venaient rapidement à se disputer l’objet de leur association. Les disputes pouvaient dégénérer en rixes et les rixes en affrontement mortel. Mais la rencontre vers laquelle le dramaturge se rendait d’un pas énergique n’entrait pas dans l’inventaire de ce type de conciliabules.

Trois feuillets manuscrits attendaient leur heure dans un étui de cuir. Ce dernier se trouvait fiché dans la sacoche de son propriétaire et se baladait actuellement en ville en suivant docilement les déambulations de son propriétaire. Recopiés à la main, ils reprenaient le contenu de trois des huit premières pages d’ouverture du « Chant des Dholes ». L’ouvrage, réputé impie, ne paraissait pourtant au premier abord qu’une longue série de vers, de chants et d’indications au lyrisme baroque. Pour un œil averti – et pour ce qui était de la dramaturgie Carmine en possédait deux – il y avait nombre d’erreurs ou de chutes incertaines pour paraître honnête. Des instructions chargées d’une puissance évocatrice se brisaient soudainement sur un travail si grossier que le terme rature aurait rehaussé. L’intuition principale de Carmine l’avait poussé à effectuer quelques corrections, à négliger certains éléments pour en laisser d’autres s’amplifier. Libéré d’impuretés, le texte originel, les variations de corde ou de chœurs évoquaient une scène bien plus inquiétante. Celle d’un absolu qui ne reconnaissait ni le passage du temps, ni le seuil de porte menant de la sphère de vie à celle du trépas. L’ouvrage, bien que de manière prophétique et encodée, recelait nombre de secrets sur la vie, la mort et plus encore, sur la non-mort.

« La non-mort » commenta en un souffle Carmine. L’espace d’un instant il interrompit sa marche, dévoré par les abîmes insondables que portait ce seul terme. Puis, battement de cœur après battement de cœur, il se rappela à la réalité. Il ficha un pied en avant, encore un puis un autre et se remit en branle d’un pas alerte. Ces derniers temps ce genre de subjugations devenait de plus en plus fréquent. Une inspiration soudaine, pour ne pas dire une aspiration, contrariait ses autres pensées.

« Ce sujet commence à me porter sur les nerfs et me préoccupe bien plus que de mesure » analysa le poète tout en quittant une des avenues principales afin de rejoindre l’anonymat de plus tranquilles venelles. Il n’y avait rien de honteux à reconnaitre que le livre nuisait à son mode de vie. Peu à peu l’étude du Chant des Dholes devenait de plus en plus prégnante dans son agenda et ses affaires personnelles finiraient immanquablement par en pâtir.

Carmine attendait beaucoup de l’entrevue de ce soir. Le Comte Marivel devait présenter trois de ses feuillets afin de les comparer à ceux de Carmine. De ce rapprochement les deux propriétaires comptaient comparer les écarts de style et les annotations qu’ils avaient eux-mêmes produits lors de leur analyse de texte. De cet exercice chacun espérait officiellement approfondir leur connaissance respective de l’ouvrage. Secrètement, bien entendu, l’un comme l’autre cherchaient surtout à déterminer lequel des deux exemplaires pouvaient bel et bien être un original et l’autre une copie ; ou pire, une contrefaçon. Pour l’heure, les deux hommes prenaient leurs précautions. En apportant des copies de leurs propres ouvrages, chacun se mettait normalement à l’abri d’une tentative de vol à mains plus ou moins armées. Ces précautions étaient usuelles et à Tulorim on apprenait à les concevoir dès l’âge de six ou sept ans. Pour parler vrai, le « Comte » n’en était en réalité plus un depuis plusieurs années. Les motifs de sa fuite hors des murs de Kendra Kâr relevaient au mieux de la rumeur et rares étaient ceux qui auraient pu attester d’une réelle information. Certains dénonçaient des crimes contre la noblesse ou des agissements indignes de sa lignée. D’autres suspectaient le complot suranné d’un envoyé du royaume de Kendra jusqu’à Tulorim avec pour seule mission de nuire à son nouveau port d’attache. En résumé personne ne pouvait se targuer d’avoir en main une once de vérité. Il persistait néanmoins une aura insalubre autour de ce personnage qu’on tentait usuellement de ne point déranger et encore moins de rencontrer.

Ils avaient tout d’abord convenus de se retrouver dans l’un des salons du Théâtre du Renouveau mais le Comte avait presqu’à l’ultime instant décidé de ne pas se présenter sur place. L’un de ses émissaires s’était contenté de transmettre une missive cachetée présentant quelques excuses convenues et une modification de l’horaire ainsi que du lieu. D’un air blasé, le postier s’était retiré visiblement peu surpris des frasques de son maître. Pour un natif de Tulorim ce genre de petites déstabilisations relevait des bases du négoce dans les affaires. Aussi s’était-il juré de ne pas lui en tenir rigueur… ou tout du moins de ni le laisser paraître ou afficher son mécontentement pour cette inutile perte de temps.

Malgré l’heure avancée les ruelles n’étaient guère vides de toutes activités. Les boulangers se rendaient à leur office d’un pas pressé afin de battre leurs préparations et activer les braises de leurs fournils. Hors de portée de vue mais non loin un boucher affûtait ses lames l’une contre l’autre. En soit une telle activité si tard dans la nuit était indubitablement suspecte mais il était fort à parier que personne de saint d’esprit n’irait se plaindre ce soir. Désagréable, le son agaçait l’oreille, tirait sur les nerfs et faisait se tourner les viscères d’un même accord. Aussi, Carmine pressa-t-il le pas. Par la force des choses, il était peu probable qu’il fasse une mauvaise rencontre. Les malfrats avaient eux aussi besoin de dormir de temps à autre et par un temps sans lune fausser compagnie à des poursuivants au gré de ruelles mal éclairées était un exercice des plus simples.

« C’est ici » constata le dramaturge en observant un office d’apothicaire de loin en loin. De quelques œillades il vérifia le libre accès au portique d’entrée et après quelques brèves inspirations, le visiteur nocturne rejoint la proximité de la porte. Il porta sa main à mi-hauteur et toqua par deux fois, comme convenu. Et en conséquence presque immédiate, le porte s’ouvrit sur un avenir incertain.

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Dim 4 Sep 2016 18:24 
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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Dim 11 Sep 2016 13:24 
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Durant leur petite promenade à travers les ruelles sombres de la ville ; Petyr eu le temps d'expliquer en détail l'évolution de la quête qu'il devait mener à bien. Il raconta au petit gobelin son histoire en ces termes :

«  Mon employeur, un des hommes les plus riches de la ville, subit depuis peu des pertes, du à une nouvelle concurrence. Un homme du nom de Nigel Peyron, c'est récemment installé a Tulorim. Ce Nigel était un simple poissonnier il y a de cela quelques semaines. Mais très rapidement il a réussi à se créer un réseaux de collaborateurs dans la ville. Si bien qu'il à finalement réussi a exploser les prix du marché, marché sur lequel mon maître possédait jusqu’alors le monopole. Tu devrais avoir compris mon rôle dans cette histoire, je dois l'éliminer. Cependant, j'ai l'instruction de ne pas faire de vagues, ainsi que l'interdiction formel de le tuer ; il n'y aurait alors aucun doute sur le commanditaire de ce meurtre.
J'ai donc tout d’abord pris l'initiative de détourner son fournisseur, ce fut facile, juste quelques menaces et un pot-de-vin ont suffi pour s'en occuper. Mais messieurs Peyron, a de nombreux alliés, très gênants, qui le soutiennent encore. Certains d'entre eux ont d'ailleurs « mystérieusement » disparut ces quelques jours. Tu imagines bien que notre adversaire à vite compris la nature du danger qui lui pendait au nez. Cet abrutit c'est donc mis à jouer le même jeu que nous, j'ai pu repéré il y a quelques jours un espion qui me suivait. Je me demande d’ailleurs où est-ce qu'il a pu trouver un gars aussi peu discret... Bref, quoi qu'il en soit il git désormais dans un caniveaux à l'autre bout de la ville. Le travail était presque terminé, il ne me restait plus qu'a récupéré son acte de propriété pour finir de le ruiner. Acte de propriété que j'aurais facilement pu recevoir grâce au petit jeunot que tu as libéré ! Mais maintenant, c'est à toi de réparer ta bêtise, le gosse étant désormais inaccessible tu devras t'introduire toi-même chez eux, les gobelins comme toi sont agile, non ? Tu pourrais te le permettre. »

Ils étaient maintenant arrêtés devant la façade d'une maison de ville des plus banales, certainement celle du poissonnier. Une fenêtre à l'étage était ouverte, une porte d'entrée idéal pour la petite créature. Jirex devrait agir seul, son coéquipier attendrait dehors son retour. Le gobelin s’approchât de la maison et c'est alors qu'à travers les volets du rez-de-chaussée il aperçut quelques filets de lumière ; la maison ne dormait pas encore, il devrait être prudent.
Avec une agilité hors du commun le Segtek grimpa sans difficulté le long de la gouttière, il atteint la fenêtre visée en quelques secondes seulement. Il se glissât à l’intérieur et, sans un bruit, atterri dans une pièce qui devait être une chambre, elle était vide et noir, sans un bruit. Un petit lit de paille était collé au mur, c'était un des rares meubles de la pièce, avec une armoire remplis de tuniques miteuses. Il entreprit ses recherches en silence. Mais, au bout de quelques minutes il n'avait trouver aucun document semblable à celui qu'il recherchait. Il dut alors se résigner à changer de pièce, il entrouvrit la porte de la chambre qui émit un faible grincement. Et se retrouvât alors dans le couloir ; d'étroits escaliers s’enfonçaient à sa droite et devant lui se dressait une nouvelle porte, fermé. Il essaya de la pousser, elle s'ouvrit sans difficulté, elle débouchait sur un bureau richement décoré. Les grandes ombres des diverses statues accrochés aux murs parsemaient le sol, malgré la très faible lumière de la lune qui emplissait la pièce, le gobelin n'avait aucun mal à voir le moindre détail. Il s'approcha du bureau qui était positionné face à lui au centre de la pièce. Ce bureau possédait six tiroirs et une grande bibliothèque se dressait derrière lui, tant d'endroits où pouvait être caché le fameux document.
Il ouvrit donc les tiroirs un à un et dans le dernier il trouvât une feuille, une lettre en réalité, à l'apparence très formel. Après une rapide lecture, un grand sourire se dessinât sur le visage sombre du gobelin. Non, ce n'était pas ce qu'il cherchait, mais tout aussi important. Il venait de trouver une lettre à l'adresse de l'un des sept membres du conseil dans laquelle le commerçant se plaignait d'un certain : Harold Vollard, « D'avoir eu usage à des activités criminels dans le but de causer effondrement de son entreprise. » il était entre autre accusé d'avoir : « manipulé un de ses collègue ainsi que d'avoir médiocrement assassiné certains de ses plus proches amis ». il n'y avait aucun doute là dessus, Harold Vollard, était bien le nom de l'employeur de l'homme qui l'attendait dehors. Il lui avait caché tout naturellement son nom pour éviter toute trahison de la part de Jirex. Mais maintenant que celui-ci le connaissait, plus rien ne l’empêchait d'aller directement chercher son gain auprès de lui. Le gobelin fut remplit d'un sentiment de plénitude et d’espoirs, qu'il n'avait jamais vécu auparavant, cette lettre était, pour lui, la porte vers un autre monde. Il mit quelques minutes à se souvenir la raison pour laquelle il était dans cette maison et repris ces recherches avec une motivation des plus intense.

Une demi-heure plus tard, toujours rien de nouveau, Jirex commençait à perdre espoirs, depuis la découvert de la lettre il avait fouillé la pièce avec une hardeur incroyable, mais il ne trouvait rien. C'est alors qu'il entendit des bruits de pas monter les escaliers, les marches grinçaient sous chacun de ses pas lourd. La personne se dirigeât vers la chambre et claquât la porte. Le silence revint aussi vite qu'il fut brisé.

Il était aux environ de minuit et demi lorsque le petit homme se décida à abandonner la maison, à son grand désespoir, après plus de deux heures passés ici, il n'avait pas trouvé l'acte de propriété. Sans un bruit, il sortit du bureau, traversât le couloir et entrouvrit la porte de la chambre. Malgré tous ses efforts elle émit un couinement atroce. Conscient de son erreur il se précipitât dans la chambre et la referma au plus vite. Lorsqu'il se retournât il sursautât en apercevant à travers la pénombre une forme humanoïde assise dans le lit. C'était le jeune homme qu'il avait sauvé en début de soirée ; l'adolescent restait bouche bais, les yeux écarquillé aussi bien de surprise que de terreur à la revue de ce monstre ; visiblement il l'avait dérangé en plein sommeil. Jirex, bondit sur le jeune homme et le plaquât sur son lit. Le tenant par le cou, il lui chuchotât, d'une voix horrifiante:

« je suis revenue pour toi, je t'ai sauvé la vie... et tu ne m'as rien rendu en échange, maintenant tu vas payer ! »

Le monstre fixait sa victime de ses deux yeux rouges, de près il était encore plus terrifiant qu'à leur première rencontre. Le garçon fut pris de violents sanglots, il suppliait le Segteks, de toute son âme. à la vue de l'immonde visage qui le surplombait il avait fermé les yeux et secouait la tête, comme voulant se réveiller d'un cauchemars

« Noon, je vous en supplie, vous me faisiez peur... je suis désolé, je vous offrirais ce que vous voulez. Mais par pitié ne me faites pas de mal »

« Mmh, tout ce que je veux tu dis ? Dis-moi où est caché l'acte de propriété de cette maison. Mais attention si tu me mens... je te tranche la gorge ! » Sur ces mots la créature sorti une dague dans un bruit métallique très reconnaissable.

« Arrêtez, il est sous le tapis ! Il est sous le tapis dans le bureau ! Ne me faites pas de mal, ne me faites pas de mal par pitié ! » Le jeune homme avait des réactions étrange ; surpris en plein sommeil et face à cette situation si incroyable il devait, inconsciemment, se croire en plein rêve. C'était une proie facile, mais le gobelin n'en prenait pas moins de plaisir à le torturer.
Sachant alors sa victime très sensible à la suggestion il en profitât astucieusement :

« Très bien mon petit, si tu me mens je reviens te trancher les veines. Mais sinon, tu te réveilleras demain, après avoir vécu un simple cauchemars ; tu n'en parleras à personne. » Bien évidemment, il allait sûrement en parler, mais le doute incrusté dans sa tête, personne ne croirait un gosse qui raconte qu'un monstre de 1m30 le menaçait de l'égorger en pleine nuit, sans ne laisser aucune trace.

Le gobelin retournât en hâte dans le bureau, soulevât le tapis et y trouvât effectivement le papier tant convoité. à son retour dans la chambre il relançât quelques menaces au petit humain, simplement pour revoir une dernière fois son visage terrorisé. Puis il se glissât dehors d'un bond, pour ne redevenir qu'une ombre qui glisse dans la nuit.


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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Mar 20 Déc 2016 14:57 
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Enfermé dans la petite pièce qui lui sert de chambre, Xan Tinjolse est actuellement en crise. Ses troubles mentaux sont en train de reprendre le dessus sur lui et comme à l’accoutumé, il se morfond sur lui-même en tentant de se battre contre sa propre folie. Sa mère, pour seule famille, l’a installé dans cet endroit afin qu’il y soit en sécurité, le temps qu’il revienne à la réalité. Dans ce genre de comportement, il n’est pas dangereux pour lui-même ni pour les autres, cependant, n’ayant pas conscience de ce qui lui arrive, il est préférable qu’il reste seul afin d’éviter que son état mental ne s’aggrave.

Xan est installé en tailleur sur ce qui lui sert de lit et il secoue sa tête de haut en bas sans jamais s’arrêter. Il croit entendre des voix à l’extérieur mais elles proviennent tout simplement de son esprit. Elles murmurent, elles chuchotent des phrases incompréhensibles qui se veulent rassurantes pour lui. Il sourit en versant une larme sur sa joue gauche. Il se sent tellement bien qu’il pourrait déplacer des montagnes si il le souhaitait, si on le lui demandait. Après tout, c’est un guerrier dans l’âme même si il ne pratique plus trop cet art depuis cette saleté de maladie. A la place, il s’abandonne dans la lecture et l’écriture de petites nouvelles et de poèmes. Sa mère est la seule personne qui lit ce qu’il écrit, et elle doit avouer que son adorable fils a un certain talent même si sa plume manque encore de maturité.

Soudainement, une vision malsaine vient à la rencontre de Tinjolse dans sa tête : Celle de son père pendu dans cette maison modeste. Ses troubles mentaux se sont développés à partir de ce fait, à ses 18 ans, le jour de son passage pour devenir un adulte. Xan se met à froncer des sourcils, à se tortiller sur place.

« Papa… Pourquoi… Pourquoi ? Je te… Déteste…. Allez vous-en ! Partez les voix ! »

Mais en vain. Les voix se font plus insistantes et deviennent moins apaisantes. Le jeune trentenaire secoue sa tête de haut en bas de plus en plus vite. Les yeux grands ouverts, il ne les fait plus cligner, et, subitement, il s’arrête de bouger. En fait, tout s’arrête, retour à la réalité. Il sort de son lit comme si rien ne venait de se passer, puis, une fois sur pied, il sort de sa chambre pour aller à la rencontre de sa mère. Cette dernière ne fait comme si de rien n’était mais au fond d’elle, elle souffre terriblement pour son fils. A son âge, ce dernier devrait être en train de sillonner le monde pour participer à des aventures épiques avec d’autres guerriers. Au lieu de ça, il se laisse aller, il reste enfermé dans sa bulle jusqu’à que mort s’en suive. Cependant, sa mère n’est pas éternelle, elle ne pourra pas veiller sur lui encore bien longtemps et ça, il préfère se voiler la face en n’y pensant pas.

" Ca va ma petite maman que j’aime ? "

« Très bien et toi ? J’ai préparé un petit soupé si ça te tente de manger… »

« Non, merci, je n’ai pas le temps. Je dois finir un poème de la plus haute importance. C’est gentil quand même, je t’aime. »

« Tu ne veux pas sortir un peu histoire de prendre l’air ? »

« Pas maintenant. Je te laisse, je retourne dans ma chambre. »

Sa mère, Evy, fait semblant de sourire à son fils. Ce dernier quitte la pièce principale tandis qu’Evy se met à pleurer en silence car elle n’en peut plus de cette situation. Il doit bien y avoir une solution pour que Xan guérisse, pour qu’il quitte enfin le foyer…

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Sam 17 Juin 2017 21:15 
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Après les longues dernières minutes du trajet, la charrette s'arrêta devant ce qui devait être le manoir du riche homme d'affaire : Harrold Vollard. C'était une demeure grandiose, énorme ; orné de toutes parts par des sculptures d'or ou de bronze plus majestueuses les unes que les autres. La façade, visible de la rue n'était que richesse et apparence . Même au cœur du quartier élitiste de Tulorim où autant de fortune était coutume, elle attirait le regard des passants, tant les éclats blancs et dorés étaient éblouissants.
Derrière le grand portail de fer noir, le petit gobelin put découvrir des jardins hypnotiques. Partout, la géométrie régnait sur les couleurs. Rouge, jaune, mauve, bleu, vert ; chacune d'elles semblait apprivoisé au service des yeux du visiteur. Jirex, conditionné au désordre de la pauvreté, fut subjugué par cette nature artistique. Mais déjà il atteignait, accompagné de sa charmante amie, la porte d'entrée démesurée qui les firent entrer dans le palace. L'intérieur n'était pas moins travaillé que le dehors : le hall, rempli de meubles de bois sculptés ainsi que de nombreux fauteuils de velours, resplendissait. Entre le bois, le métal et le verre, chaque objets qui remplissaient la pièce semblaient valoir plus que de raison. Le Segtek, d'abord abasourdi par l'apparence des lieux resta alors confus sur l'utilité d'une telle richesse. Mais il n'eut pas bien longtemps pour se questionner avant d'être conduit à l'étage par un monstrueux escalier de marbre. Il découvrit alors un long couloir sombre percé d'une bonne dizaine de portes noirs. Les murs étaient recouverts de gigantesques et effrayants portraits qui devaient être familiaux.

« Derrière cette porte ce trouve le bureau de celui que tu cherches. Il à déjà été informé de notre visite et il t'attend. Au cas où tu n'aurais pas remarqué je lui ai fait parvenir tes documents à notre arrivé. Bonne chance. » La jeune femme avait accompagné ses paroles d'un doigt négligeant qui pointait la porte au fond du couloir. Puis, sans attendre de réponse, elle se retourna et redescendit l'escalier de marbre.

Jirex se tenait seul, la grande porte noir du bureau lui faisant face. C'est alors que la peur le submergea. Car derrière cette porte, il allait devoir affronter un homme, en combat singulier ; avec une arme qu'il ne maîtrisait pas : l'éloquence.
Il inspirât un grand coup, bomba le torse, rajusta sa malheureuse tunique et poussa la porte. Contrairement aux autres pièces de la maison, celle qu'il découvrit était ronde, ou bien ovale. Les murs étaient tapissés de bibliothèques immenses. Au centre de la pièce se trouvaient deux canapés qui se faisaient face autour d'une table basse. Enfin, un large bureau, surplombé par d'immenses fenêtres occupait le fond de la pièce. Il put discerné, assis à ce bureau, l’épaisse silhouette d'un homme, celle du riche Vollard.

« Alors c'est donc toi le Segtek qui aurait nuis aux projets de Petyr la nuit dernière. Je tiens à te prévenir immédiatement : ne sois pas fière d'être ici, tu n'as le droit à aucun privilège. Je n'aurais d’ailleurs aucun scrupule à te livrer à la milice ou te faire tuer. » La voix rauque de son interlocuteur avait résonné comme un gong dans les oreilles du gobelin. L'homme qui lui faisait face était bouffi, presque dodu mais pourtant une certaine férocité se dégageait de ses yeux sombre. Les mots qu'il avait craché au visage de la pauvre créature asseyaient sa supériorité. Il venait déjà de lui placer la lame sous la gorge. Jirex savait qu'à la moindre erreur... il serait mort.

L'homme continua alors : « On m'a rapidement raconté ce que l'on sait des événements que tu as provoqué la veille. L’agression de notre agent et du jeune poissonnier, puis ta visite chez lui. Où tu trouva ceci si je ne me trompe » il sortit d'un tiroir les deux documents que Jirex avait effectivement trouvé. « je ne vais pas te mentir, j'eus du mal à croire que quelqu'un... de ta race, cherchai du travail de manière aussi ridicule. » un léger rictus apparut sur son visage. « Quelle naïveté de croire que tu seras écouté, même avec de telles documents, tu n'es rien dans cette ville. »
Blême, Jirex mit quelques longues secondes à reprendre le contrôle de ses émotions. La situation semblait sans issue. En cherchant à rencontrer cet homme il s'était enfaîte jeté dans la gueule du loup. L'autre avait raison, il avait fait preuve de beaucoup de naïveté. Mais se taire ne pouvait que causer sa perte. Il s’avança alors vers le bureau, tentant d'être le plus droit et éloquent possible:

« En effet, ma naïveté m'aura poussé à accomplir des choses bien méprisable, mais venir à votre rencontre n'en est pas une. Mes intentions lors de la nuit précédente n'ont été que bienveillantes malgré les apparences. Vous ne devez pas connaître les événements aussi bien que vous le prétendez. »

« Insinuerais-tu que mon informateur est incompétent ou mensonger ? Eh bien soit, quelle est ta version ? »
L'informateur dont Harrold avait parlé est sans aucun doute la femme qui l'avait emmené ici. Et si ce qu 'elle avait expliqué dans la charrette était vrai, elle avait retrouvé le gobelin grâce aux témoignages du poissonnier.

« Eh bien, ce que vous avez appelé l’agression était enfaîte une mise scène que Petyr avait établi. Le poissonnier se sachant sous votre couperet, elle permettait à faire croire que quelqu'un d'autre que vous voulait faire chuter sa famille. Vous retirant de l'affaire. Je suis ensuite aller chercher moi même les documents dans la maisons. » Seul ce pieu et absurde mensonge qu'il avait préparé durant le trajet pouvait encore le tirer d'affaire.

« Mhh, cela semble crédible mais, alors comment explique tu qu'il ai disparut cette nuit la ? »

« Je suis navré. Je n'en ai aucune idée. » le marchant plissât les yeux, douteux.

« Il reste cependant quelque chose que je ne comprend pas : Pourquoi Petyr t'aurait-il fait confiance ? »
Jirex savait que si son mensonge prenait trop d’ampleur, il avait des chances d'être démasqué. Les questions du vieille homme devenaient dangereuses.

« Nous ne nous connaissions pas, je suis nouveau venu à Tulorim mais nous avions un contact en commun. Contact qui tien à garder son identité secrète. »
Un silence pesant s'écrasa alors sur la pièce pendant quelques secondes. L'histoire du gobelin semblait avoir inséré le doute dans l'esprit du marchant, qui fronçât les sourcils et resta un moment silencieux perdu dans ses réflexions avant de relever les yeux et reprendre la parole :

« Cet homme... Petyr. Sa vie m'importe peu, ce n'était qu'un pion. Mais, il est au courant de beaucoup d'informations, me concernant ainsi que mes plans futures... si jamais il était tombé entre de mauvaises mains... »
Le Segtek eu du mal à cacher sa joie, il avait réussi à échapper au drame, mais aussi à déstabiliser son adversaire. C'était le moment d'en profiter :

« Moi même je ne sais ce qui à pu arriver à notre ami commun, je serais ravis d’enquêter à vos cotés et... »

« Certainement pas ! Je n'ai aucune raison de te faire confiance. Qui me dit que tu n'es pas au service d'un de mes ennemis ?  »

« Je vous ai dis que c'est votre vassale qui à fait appel à mon aide et... »

« Et qui me dit que tu ne mens pas ! » le tons de sa voix redevenait agressive.

« Personne ne pourra vous le dire, il est vrais. Comme personne ne pourra vous dire que je mens vraiment . Mais quelque soit la version des faits vous concevez qu'il n'est pas très prudent pour un espion de s'infiltrer dans le camp adverse en agressant l'un des leurs. Comme vous l'avez vous même souligné en m’accueillant, c'est ma naïveté qui m'a mené ici. »
L'homme restait silencieux.

« je pourrais aussi vous être très utile, les gobelins sont agiles. Vous savez sûrement qu'ils sont dotés d'une vision et d'une ouïe sur-développé. »

« Je veux bien t'accorder une place dans mes affaires. Mais le rôle que tu y tiendras ne te plairas peut être pas »

« Expliquez-moi »

« Tout d'abord, es tu au courant des jeux de pouvoirs qui prennent place dans Tulorim ? »

« Mmh, plus ou moins. Je sais que la ville est dominé par le conseil des sept, dont vous faites partis... »

« En effet, au cœur du conseil des sept ont lieu des jeux de pouvoirs diabolique, dont les enjeux dépassent ton imagination. Comme tu t'en doute j'y ai moi même pris part... Ce sont les alliances, et les guerres commercial qui influences en tout temps la vie de la population de la ville et parfois au delà. »

« Je vois, et quel pourrait être mon rôle dans ces histoire ? »

« J'y arrive. Mais avant tu doit savoir que tous ceux qui ont l’ambition de l'argent et du pouvoir doivent ce faire une place dans deux monde. Celui du jour, où c'est le commerce, l'éloquence, et la loi qui règnent. Puis celui de la nuit, où la violence, les meurtres, les menaces et les pots de vins ont lieux, dans l'ombre... Comme tu t'en doute, tu feras partis de celui-ci. »
Certes ce n'est pas ce que le jeune gobelin aurait souhaité de mieux, mais refuser aurait réduit tout ses efforts à néant. Puis, son passé à Exeche lui avait déjà apporté une certaine expérience dans ce domaine que l'autre appelait « le monde de la nuit ».

« Et bien je suis d'accord, j'ai déjà l'habitude avec ce genre de chose. »

« Cependant, il y aura une condition à notre accord... tu ne seras pas payer. »
Cela lui sembla d'abord absurde. Puis, le gobelin compris alors pourquoi l'homme d'affaire avait radicalement perdu son attitude agressive quelques minutes plus tôt. Il restait enfaîte encore très méfiant et méprisait assez le Segtek pour le croire désespéré au point d'accepter un travail non rémunéré. Harrold qui semblait il y a quelques minutes en porte à faux avait en réalité gardé le contrôle de la situation, le mépris dont il faisait part en était la preuve. Peut être qu'il n'avait d’ailleurs pas cru un seul mot qui était sorti de la bouche du gobelin. Il pouvait même encore le soupçonner de jouer un double jeu.
la confiance ne régnait donc pas et cela pouvait causer problème. Car, il ne faut pas se leurrer le seul et réel intérêt qu'un être frêle et répugnant comme Jirex trouvait à avoir un travail est celui d'une protection. Travail qui lui permettrait d'avoir des alliés sure, un clan. Car la durée de vie d'une crapule comme lui, seul dans une ville était très moindre. Pour le moment, l'argent l'importait donc peu, mais il feignit quand même l’effarement. Une fausse négociation s'engagea alors, dont le gobelin réussit à tirer, en guise de payement, l’adresse d'un vieux grenier abandonné qui avait plusieurs fois servit de planques à des agents de Harrold dans lequel il pourrait loger en toute sécurité. La discutions se termina dans de fausses formules de politesses. Chacun pensant berner l'autre.
Un rendez-vous fut établi pour le lendemain, pour lui transmettre sa première mission. Puis Jirex fut raccompagné à l’extérieur du manoir, Où on lui rendit ses deux lames. Le soleil passant déjà derrière l'horizon, il se dirigeât vers ce qui devait être sa nouvelle maison le sourire aux lèvres. Il avait fait le premier pas vers le succès. Celui d'avoir des alliés puissants. Mais il lui restait encore de nombreux efforts à faire avant d'en gagner la confiance.


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