L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Les portes d'Oranan
MessagePosté: Jeu 26 Jan 2017 18:52 
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Sans se retourner

Le cavalier solitaire traversa la grande plaine marquée par les stigmates de la guerre. Les campagnes étaient ravagées et il n'était pas rare de croiser des paysans cultivant paisiblement la terre aux abords des décombres calcinés de leurs demeures. Daemon venait d'entrer dans la république de Ynorie, l'ultime et inflexible bastion résistant aux forces d'Oaxaca.

La ville se dressait sur le littoral, visible depuis l'horizon de ses murailles immenses. De grands drapeaux aux couleurs de la nation flottaient au vent, au sommet des successions de toits en briques rouges qui coiffaient les tourelles jalonnant les fortifications. Arrivé devant les portes, il se sentit comme une fourmi.

Des gardes bien étrangement vêtus ordonnèrent la halte et lui demandèrent la raison de sa venue. Daemon obtempéra sans rechigner, il descendit de sa monture et expliqua qu'il venait du duché de Luminion et qu'il était à la recherche d'un homme, qui devait avoir rejoint leur brave capitale. Les hommes d'armes, aux armures constituées de petites plaques de cuir lacées les unes aux autres, se montrèrent compréhensifs et l'invitèrent à entrer, précisant même l'endroit où il pouvait déposer sa monture.

Le semi-elfe les remercia et s'introduisit dans la cité une fois les portes assez largement entre ouverte.

Décoration orientale

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 Sujet du message: Re: Les portes d'Oranan
MessagePosté: Sam 28 Jan 2017 15:52 
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Les portes d'Oranan, enfin ! Elles étaient grandes, dressées entre deux tours imposantes sur lesquelles des gardes, sans cesse, inspectaient l'horizon. L'entrée dans la ville était quelque peu encombrée car chaque convoi était fouillé et chaque personne interrogée, ce qui prenait du temps. Cela ne t'affectais pas - tu venais de passer un mois sur la route et n'étais plus à ça près. En attendant de pouvoir t'avancer, tu regardas autour de toi, t'émerveillant de l'architecture tout à fait singulière de la ville. Tu ne pouvais bien sûr manquer de remarquer la sécurité tout aussi impressionnante déployée autour et en elle.

"Eh ! Houhou ! Jeune homme ?"

Tu sortis brusquement de tes pensées, te retrouvant avec surprise devant un des gardes, d'une stature assez imposante, sa main droite posée sur la garde de son katana. Tu le fixas d'un air ahuri avant de lui sourire naïvement. D'un bref coup d’œil, il te détailla de la tête aux pieds. Tes vêtements étaient tout empoussiérés, le luth d'un côté, l'épée du roi Oborö de l'autre, dépassaient de ton dos. À ta ceinture était accrochée ta bourse loin d'être rebondie et ton poignard, seule véritable arme que tu possédais - et dont tu étais incapable de te servir. Ton chèche te recouvrait presque tout le visage - exceptés les yeux. L'homme te demanda de le baisser et tu t'exécutas.

"Un Hafiz, hein ? Vous êtes plutôt du genre à rester par chez vous : que viens-tu faire dans notre ville ?"

Tu souris maladroitement. C'était drôle à quel point, depuis que tu avais rencontré Siliwiih, tu étais incapable de répondre à la majorité des questions qui incombait une raison. "Je suis là sur le conseil d'un papillon" n'étant certes pas la chose à dire devant ces gardes prêts à dégainer leurs armes recourbées au moindre geste suspect.

"Je suis troubadour. Je voyage et je chante. Ce n'est pas interdit, pas hasard ?"

L'ombre d'un sourire passa sur son visage et il te poussa gentiment en avant pour te faire passer. À peine étais-tu derrière lui, qu'il te rappelait et te donnait le nom d'une auberge où, affirma-t-il, tu serais le plus à même de bien gagner ta soirée. Tu le remercias et te détournas, franchissant les grandes portes, sans manquer de remarquer les nombreux orifices et autres meurtrières destinées à supporter une attaque contre les murs de la cité. Décidément, on aurait vraiment dit une ville en état de siège.

(Et maintenant, on n'a plus qu'à trouver l'oracle !)

(Non. D'abord, je mange.)

(Ventre sur pattes, va.)

(Oui, mais j'ai faim.)

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 Sujet du message: Re: Les portes d'Oranan
MessagePosté: Dim 29 Jan 2017 12:33 
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Je m'étais approché aussi loin que possible des portes sans me faire repérer, mais le Soleil était haut dans le ciel, je ne pouvais espérer passer inaperçu très longtemps, il fallait que je sorte de derrière ma botte de foin.

(Ces gens n'aiment pas les peaux-vertes, surtout qu'ils en subissent les constantes attaques...Je ne peux pas passer...à moins de ne pas être un peau-verte ! Aller ! Je me lance...je risque de mourir...très probablement...mais au pire, je leur raconterai ma vie, peut être se montreront-ils cléments et me congédieront poliment...)

Je me mis à découvert, j'avançais d'un pas mal assuré, quelque peu trébuchant, fixant les portes comme si elles étaient un but que je m'étais fixe il y a longtemps déjà...oui, je respirais fort, tendant la main vers le lointain garde qui était adossé à la tour gauche tel un frère essayant désespérément de faire un signe à son frangin.

Au début, ça allait. Je trainais mes pieds sur le sol blanc pavé tel un mendiant. C'est à partir du moment où j'atteignais les premières carrioles que je commençai à être mal à l'aise. Je sentais le regard des gens sur moi, certainement très contrariés par ma présence, prêt à frapper car j'étais seul. Arrivé jusqu'au garde fut très éprouvant, et lorsque je l'atteignis enfin, il pointa sa lance sur moi, prêt à m'embrocher.


"Que viens-tu faire ici monstre ?! Même si tu as l'air mal en point, n'imagine pas recevoir quoique ce soit de notre grande cité ! déguerpis tout de suite avant que je ne te transperce !"


"Je...je ne suis pas un gobelin..."

(Aller...aller..pense à ton père....revois la mort d'Orbh, Rhyne et Vyr...c'est ça, sens les larmes couler...eh ben voila, c'était pas compliqué.)
"Je...je me baladais au sud de la ville...et un étrange individus s'est mis à me parler sans que je comprenne ce qu'il disait...j'ai décidé de partir en murmurant pour moi même le fait qu'il était bizarre....mais à ce moment là, je l'ai vu lever ses mains vers moi, et plus il les bougeait, plus je devenait petit, plus je devenais vert...c'est horrible, je sais plus quoi faire !"
(Waouh, je me suis convaincu moi même, j'espère que ce garde aussi)


"Etrange..."



Le garde se mit soudain à me fouiller tout en gardant sa lance prête à m'embrocher.


"Tes vêtements, c'est bien le genre de tenues qu'on a à Ynorie...et cette dague, elle est bien de celles qu'on utilise...dis moi, tu te serais pas baladé vers le Mont Sigiriya des fois ?"


"Heu..."
(Un mont, un mont...ce serait pas la montagne où j'ai combattus le clan Spéké ça ?)
"Oui, c'est ça, je me suis baladé sur la montagne"



La tête baissée, je percevais à côté de moi l'autre garde, douteux, ne fouillant pas très consciencieusement la carriole qui demandait à passer tellement il réfléchissait à la vraisemblance de mes propos.


"Et cet individu, ce serait pas un vieil homme par hasard ?"


"Heu...oui, maintenant que vous le dites, je me souviens !"


"Sûrement ce vieux Kitsu ! J'ai toujours dis qu'il était bizarre et dangereux ! En plus on a le Blakalang juste à côté, et le nom de ce vieux m'évoque un renard...renard, Liykor, je dis que c'est pas net moi ! Et sinon, que viens-tu faire ici, "pti't gars" ?"



Bien, il commençait même à plaisanter sur mon apparence et ne m'appelait plus "monstre", mon plan allait marcher à merveille.


"Je...ne me souviens plus...je sais que...j'ai une mère dans cette ville...mais c'est quasiment la seule chose dont je puisse me rappeler..."


"Rha, ça doit sûrement faire partie du maléfice ! Entre ptit, je demande à un collègue de me remplacer et je t’emmène à quelqu'un qui pourra peut être t'aider !"


Je me retrouvai donc à l’intérieur de la cité, seul, pouvant être détecté d'une seconde à l'autre en attendant le garde...devais-je partir me cacher dans une ruelle, ou attendre qu'il m'escorte ? Et puis, croyait-il vraiment à mon histoire ? Peut être allait-il m'emmener à un bourreau ou je ne sais quoi !

Je le vis arriver deux minutes plus tard, il s'avança vers moi et me jeta une couverture dessus :


"Tiens ! Faudrait pas que les gens te voient, tu sais comme on est envers les monstres, hein ?" dit-il en riant.


Je me couvris entièrement, marchant aux côtés du garde, ne le quittant pas d'une semelle.


(Je me demande bien à qui il peut bien vouloir m'emmener...)


Nous prîmes à droite, arrivant à une rue étroite où les gens, nombreux, me regardaient bizarrement, se demandant bien ce qu'avait cet enfant pour se couvrir comme ça, il ne faisait pas si froid !

Nous prîmes encore à droite un peu plus loin et arrivâmes devant une passerelle de bois menant à un vieux bâtiment. Qu'es-ce qui pouvait bien être à l’intérieur ?

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 Sujet du message: Re: Les portes d'Oranan
MessagePosté: Ven 10 Fév 2017 10:14 
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"Allons-y, ces montgolfières doivent être loin dans le territoire d'Oaxaca, alors mieux vaut ne pas perdre de temps."


Bien, il nous fallait donc nous diriger vers le territoire d'Oaxaca qui, je l'avais appris grâce à ma bande, se situait au delà de la Forêt Sombre. C'est donc complètement décontracté que nous nous dirigions vers les portes de la ville avant que je ne me rende compte d'une chose : Le regard des passants. Ô bordel ! J'avais oublié mon drap et la distance qui me séparait des gardes se réduisait de plus en plus !
Le stress monta, puis redescendit au fut et à mesure que je me persuadais que tous les gardes avaient entendu parler de l'ynorien transformé en sekteg, qu'il fallait le laisser passer. Je n'aperçus d'ailleurs pas notre ami le garde naïf. Et dire que j'aurais vraiment eu besoin de lui sur ce coup là ! Mais bon, ça devrait tout de même passer...non, ça ne passerait pas ! Arrivés à proximité des gardes, c'est leurs katanas qui m'accueillirent, me barrant le route ! Nous étions dans "de beaux draps" ah ah ah ! Je croyais que tout était perdu quand :


"Qu'est-ce donc ? Pourquoi entravez-vous ainsi ma route ?"


Ah, avait-il un plan pour nous sortir de là ? Dans le doute, je restais derrière lui, courbé, soumis, l'air apeuré.


"Nous sommes désolés noble voyageur, mais ce sekteg..."



"Ce sekteg comme vous dites m'appartient ! Seriez-vous si obtus que cela vous rend incapables de reconnaitre les gens du spectacle ?"



"Non, bien sûr que non, ce n'est pas... Mais enfin..."


"Savez-vous quel temps précieux vous me faites perdre, alors que je suis obligé de voyager à pieds ?"


Eh bien ! En un rien de temps, nous étions dehors, ça avait vraiment marché ! J'avais hésité à adresser aux gardes l'un de mes plus beau sourires, révélant une nature sournoise, en signe de victoire, mais j'y avais renoncé, inutile de prendre des risques. J'avançais d'un air soumis, la tête baissée.
Lorsque nous fûmes à l'abri des oreilles ynoriennes, je pus enfin parler :


"Eh ben ! T'es doué ! A nous deux, on sera dans ces "montgolfière" en un rien de temps ! Si on oublie les quelques jours de marche qui nous en sépare..."


C'est ainsi que :
Nous passâmes six jours à ne point s'arrêter
Hormis afin de dormir, de se sustenter
Les discussions sont rares, et brèves quand elles surviennent
Avec pour compagnon, ce jeune, couleur ébène.
Je les sentais ses regards vers moi, dans la nuit,
A confiance non aquise, compagnon et demi,
Et pour tout arranger, que vois-je, se rapprocher ?
L'horrible lieu de mort, cette sombre forêt...

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 Sujet du message: Re: Les portes d'Oranan
MessagePosté: Dim 19 Fév 2017 18:27 
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En fait de réfléchir, tu voulais surtout pouvoir parler librement à Siliwiih. Tu n'avais, en réalité, nul besoin d'être seul pour le faire, de part le simple fait que vous vous parliez sans cesse en pensées et à n'importe quel moment. Mais tu avais toujours du mal à te concentrer sur deux conversations en même temps et tu voulais, pour une fois, avoir une longue discussion avec ta faera, notamment à propos de ton futur plus ou moins immédiat. Ta venue à Oranan - tu le savais désormais - n'avait eu pour autre but que ta rencontre avec Nil. Ce que tu venais de faire. Rentrer dans sa bande, l'aider, faire un bout de chemin ensembles, c'était cela qui t'attendait et puisque ce plan venait de Siliwiih, il ne te viendrait jamais à l'idée de le mettre en doute. Seulement, tu voulais savoir si elle avait d'autres projets de ce genre pour toi. Ton cœur se languissait du Naora et tu aurais fait désormais tout pour y retourner. Quitte à t'acoquiner avec un sekteg comme c'était actuellement le cas. Tu voulais être sûr que ta faera eût bien compris ce désir et ne fût pas en train de t'emmener autre part.

(Et puis...)

D'un simple regard accompagné d'un grand sourire tout ce qu'il y avait de plus hypocrite - de ton point de vue, Nil t'informa qu'il n'avait, finalement, aucune intention d'aller voir l'oracle. Il n'y avait plus qu'à quitter l'endroit, ce que vous fîtes en empruntant le petit pont de bois qui y conduisait, toi soupirant de manière inaudible. Ce n'était pas tant tes doutes qui grossissaient jusqu'à former une boule au creux de tes intestins, ton envie de discuter longuement avec la créature qui partageait ta vue, mais bien le fait de la voir - autant que tes sens physiques te le permettaient, en tout cas. Siliwiih restait invisible dès lors que tu n'étais plus seul et bien que tu entendisses toujours sa voix dans ta tête - malgré, en fait - c'était sa présence visible qui t'apaisait, c'était la vue de ce papillon aux ailes d'un bleu pur qui te mettait à l'aise.
Et à cause de Nil, tu devais t'en passer.

Quelque peu bougon, tu marchais, les yeux fixés sur tes pensées et tes pieds, Nil à tes côtés. tu ne remarquais même pas les regards qu'on lui lançait et, par voie de conséquence, qu'on te lançait. Cependant, alors que vous passiez devant un groupe de trois soldats sûrement prenant leur pause, ton attention fut soudainement interpelée. Un simple mot te mit en émoi complet. Et ce mot était montgolfière. Tu t'arrêtas net et les suivis du regard, tandis que tes oreilles enregistrèrent la moindre de leurs paroles. Les trois gardes discutaient du dernier assaut des forces d'Oaxaca contre les forces ynoriennes, un assaut qui avait été plus violent qu'à l'ordinaire à cause d'un apport imprévu de troupes du côté d'Onyrie. Des troupes qui seraient venues par le biais d'une montgolfières voire de baleines volantes. Du pur délire, sûrement, en ce qui concernait ces dernières. Mais la première... Tu te retournas vers ton nouvel allié qui avait, semble-t-il, lui aussi perçu l'intérêt de cette conversation.

"C'est exactement ce qu'il nous faut."

Tu refis face aux portes de la ville, aux pieds desquelles vous étiez presque arrivés. Nil avait réussi à entrer par ruse, mais qu'en serait-il de la sortie ? Courir en espérant passer ? Tu craignais que vous vous fîtes prestement arrêtés et que cette hâte fît l'objet d'une plus ample enquête de la part de la milice. Y aller de façon naturelle ? Ça avait beau être une sortie, vous ne passeriez ni inaperçus, ni tranquillement. Déguiser à nouveau Nil ? Comment, et en quoi ? Peut-être qu'on le vêtant d'un draps et s'il montait sur ton dos, il pourrait prétendre être ton bagage ? Un peu gros, quand même. Et ce ne serait pas pratique avec ton luth. Tiens, ton luth ! Cela te donnait une idée !

"Allons-y, ces montgolfières doivent être loin dans le territoire d'Oaxaca, alors mieux vaut ne pas perdre de temps."

Ce fut d'un air dégagé que tu t'approchas donc des portes, veillant bien à ce que le gobelin qui t'accompagnait restât bien près de toi. Comme tu t'en doutais, deux gardes l'arrêtèrent en abaissant leur katana - et toi par la même occasion. Tu pris alors un air outré.

"Qu'est-ce donc ? Pourquoi entravez-vous ainsi ma route ?"

"Nous sommes désolés noble voyageur, mais ce sekteg..."

"Ce sekteg comme vous dites m'appartient ! Seriez-vous si obtus que cela vous rend incapables de reconnaitre les gens du spectacle ?"

"Non, bien sûr que non, ce n'est pas... Mais enfin..."

"Savez-vous quel temps précieux vous me faites perdre, alors que je suis obligé de voyager à pieds ?"

Les mains sur les hanches, ton tapage était complet et les visages se retournaient vers vous - certains agacés du spectacle ou de l'embêtement que cela provoquait, d'autres amusés par la situation et l'attitude écrasée des deux hommes qui devaient subir ta comédie. Dans ta tête, tu pouvais entendre les gloussements de Siliwiih qui y prenait grand plaisir. Finalement, selon le théorème qui prétendait qu'il suffisait de gueuler plus fort et plus longtemps que l'autre, les deux gardes finirent par vous laisser passer et vous fûtes à même de sortir d'Oranan, libre.

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 Sujet du message: Re: Les portes d'Oranan
MessagePosté: Jeu 4 Mai 2017 18:34 
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Il eut fallu plus de trois semaines à la belle fanatique pour traverser Nirtim et atteindre sa destination. Bien sûr, la richesse et le statut de son hôte lui avaient apporté bien plus de confort, de sécurité et de luxe qu’elle n’aurait eu seule pendant ce long trajet. Seulement, la lassitude atteignait facilement l’esprit de conquête de la Shaakte. Les mets, le vin et les serviteurs de Densho Batô suffirent la première semaine pour attiser ses envies et sa soif. Mais la chaire fraiche manquait, encore et toujours. Même Densho, pourtant l’une de ses plus belles prises, la lassait. Partageant les mêmes appartements, le marchand était à ses pieds, à l’affut de la moindre de ses envies. Il était devenu bien trop aisé d’obtenir quelque chose de lui, le plaisir de sa soumission devenait pâle peu à peu. Irina se sentait croupir dans cette caravane, comme une bête que l’on avait enfermé et dont la férocité ne faisait que croître à longueur de sa captivité. L’hygiène n’était pas non plus chose coutume pendant ces longs voyages, aussi sa sélection de partenaires de jeu s’affinait tout au long de la route. Il était grand temps que ce voyage atteigne son terme.
Le convoi marchand arriva bientôt en Ynorie, direction Oranan, la ville fortifiée. Symbole de la lutte contre Oaxaca et ses troupes, la cité arborait avec fierté et honneur ses hauts murs épais, semblant être à l’épreuve des attaques les plus dévastatrices. La grande porte était encadrée de deux immenses tours, où pullulaient des miliciens à l’affût de la moindre anomalie, de l’entrée de la cité à l’horizon. La relation entre les créatures de la nuit et les Oraniens étaient des plus tendues, aucun être ne rentrait en ce lieu sans avoir montré patte blanche. En ce genre de situation, Densho Batô se montrait très utile puisque le passage à la douane se fit sans troubles.

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 Sujet du message: Re: Les portes d'Oranan
MessagePosté: Lun 27 Nov 2017 05:25 
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Ce jour commençait dans un frémissement maladif, enveloppé dans une épaisse brume de fine pluie. Des fantômes de chaumières et de fortifications, d'arbres et d'étables flottaient dans l'air et dans la faible lueur comme s'ils étaient voués à disparaître aux premiers rayons du soleil qui annoncerait le chant du coq. Mais ce matin, le coq ne chantait pas. Il ne reconnu pas l'aube. Les oiseaux restaient silencieux. Les fermiers qui se croisaient en se rendant à la traite ou s'occuper du bétail prétendaient d'un air enjoué que la pluie ne durerait pas et que la fête serait aussi belle que les autres années, mais même Phyress qui venait d'arriver en ville voyait bien qu'ils n'y croyaient pas plus que ça.

Elle même comprenait que le silence des oiseaux les troublaient. Ce genre de silence est toujours de mauvais augure même si aucun n'osait le dire. Mais comme si les prédictions avaient vu juste, le crachin s'arrêta enfin et les premiers rayons de soleil, faibles et blafards apparurent par intermittence entre les gros nuages aussi lourds que menaçants. Bien qu'il n'apportait aucune chaleur, les villageois d'Oranan n'allaient pas se laisser abattre par cette petite contrariété. Lorsque Phyress arriva au niveau des portes fortifiées, elle entendit de grands éclats de rire qui fusaient à travers les tentes dressées hors de la ville, longeant les murailles. Car même si ce jour était né sous de mauvais hospices, les villageois avaient juré de prendre du bon temps. La jeune femme vit de nombreux chariots arriver de toutes les routes et sentiers. Des étrangers des villages voisins venaient pour vendre et acheter, troquer et marchander, régler de vieilles querelles et en commencer de nouvelles. On y trouvait des servants en quête de Maître, des jeunes filles en quête de mari, des veufs en quête d'épouses aux épaules solides et aussi des voleurs en quête de bourses à couper.

Près du petit courant d'eau, un cochon entier et étripé se faisait empaler sur une grande broche qu'un garçon faisait tourner au dessus du feu. Très vite une fumée alléchante flottait dans l'air et les senteurs de viande rôtie attirait bien vite les chiens affamés qui essayaient de sauter pour récupérer des morceaux de carcasses et ne recevaient que des coups de pieds exacerbés en échange.

Les villageois découpaient de gros filets grossiers et les déchiquetaient avec les dents avant de lécher la graisse sur leurs doigts. Même les vieux qui n'avaient plus que des chicots noirs suçaient avidement les morceaux de graisse et de couenne grillée dont le gras coulait le long de leurs mentons ridés. Il y a avait des ménestrels jouant du luth, du fifre et du tambour, on profitait autant que possible de la foire car le reste de l'année les occasion de s'amuser se faisaient rares.

C'est dans cette ambiance que la jeune femme arrivait à Oranan. La pluie avait détrempé sa combinaison et de nombreux regards se portaient sur elle. Phyress savait que ce qu'elle portait sur elle faisait très exotique et la jeune femme craignait bientôt d'être confrontée à des voleurs qui verraient en elle une proie intéressante. Affamée et sentant déjà sur ses épaules le poids du manque de sommeil, la jeune femme échangea contre quelques piécettes une cape noire dans laquelle elle enveloppa son corps et dissimula sa tenue. Elle acheta aussi une miche de pain noir que l'on venait tout juste de tirer du four, serrant fort contre sa poitrine ce pain chaud, elle réalisait à quel point elle avait froid. Son dos était engourdi et ses jambes se faisaient lourdes. A mesure qu'elle avançait, longeant le mur fortifié de la ville, ses yeux commençaient à larmoyer et sa tête se faisait de plus en plus lourde.

Sa Faera releva le manque évident de sommeil et son incapacité à dormir correctement depuis qu'elle avec quitté la ville d'Izur. Bien que le jour se levait, la jeune femme se mit en quête d'une chambre pour trouver un peu de repos.

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 Sujet du message: Re: Les portes d'Oranan
MessagePosté: Jeu 30 Nov 2017 05:17 
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Après s'être frayé un chemin parmi la foule que composaient les badauds et les marchands qui peinaient à tenir leurs montures tranquilles sous cette pluie qui recommençait à tomber, Phyress se trouva confrontée à la garde qui empêchait les voyageurs d'entrer en ville. De sa petite taille, elle se mettait sur la pointe des pieds pour espérer voir quelque chose au dessus des épaules agitées en face d'elle mais n'y voyait goutte.
" Inutile d'espérer entendre quoique ce soit d'ici. " Râlait la jeune femme, exacerbée de ne rien pouvoir entendre tant la foule criait.

La pluie redoublait soudainement d'intensité et déjà de nombreuses personnes se dispersaient. Les marchands venus avec charrette et montures ne tardaient pas à faire demi-tour, tirant leurs bêtes aussi fort que possible pour les guider sur le sol boueux et détrempé. La route n'était plus qu'une gigantesque marre boueuse et glissante. Tous prenaient de grande précaution pour ne pas glisser et manquer de se rompre le cou. La jeune femme reçu de nombreux coup d'épaule et se faisait bousculer sans ménagement par la garde qui faisait disperser les derniers à rester devant la grande porte.

" Mais, je veux entrer, pas sortir. " Dit la jeune femme au garde, mais celui-ci ne lui accorda pas l'ombre d'un regard, il se contenta de laisser d'autres hommes sortir. Cette fois-ci, en armure. De grands hommes dotés d'armures détaillées au grands casques ouvragés de façon à reproduire des expressions terrifiantes et monstrueuses, probablement destinés à faire naître la peur dans les coeur et l'esprit de ceux qui se trouveraient face à eux sur le champ de bataille. Certains portaient de longues lances dotées de lame et les autres avaient à la ceinture non pas une, ni deux mais bien trois épées, toutes de tailles différentes et Phyress recula d'elle même, intriguée par le spectacle de ce qui s'offrait à elle.

" Un détachement militaire. La ville est en alerte, quelqu'un a rapporté la présence de nombreux guerriers garzoks à deux jours d'ici. Personne ne pourra entrer dans la ville, surtout pas les étrangers comme nous, vous feriez mieux de retourner d'où vous venez avant d'attraper la mort sous cette plus. "

Phyress tourna la tête et leva le regard pour voir qui lui parlait. Il s'agissait d'un homme, assez grand, le visage marqué par les rides quoiqu'assez beau, des yeux bleus et les tempes grisonnantes. Il croisait ses bras nus sur sa poitrine, les épaules couverte d'une simple chemise usée et d'une cape de cuir rapiécé. Ses avants bras étaient couverts de traces et de cicatrices, Phyress ne parvenait pas à en détacher le regard tant elle se demandait ce qui pouvait en être la cause. L'homme vit sans mal qu'elle s'interrogeait et eut un petit rire amusé face à la jeune femme.
" Ah. Je souffle du verre. Je dois ces cicatrices à mon dur labeur. "
" Vous soufflez du verre ? " Demanda Phyress étonnée. Elle n'avait jamais vraiment entendu quelque chose de la sorte. A dire vrai, elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de voir de verrerie de sa vie, dans son petit village il n'était pas question de ça, lorsque l'hiver faisait son nid, les habitants couvraient les interstices des maisonnettes avec des papiers de chanvre huilés mais aucun n'avait les moyens de s'offrir de la verroterie, c'était un luxe pour lequel elle n'était pas destinée.

" Je... Je dois vraiment entrer en ville, je n'ai nul part où aller ni d'endroit où dormir. A vrai dire je viens d'un petit village nommé Vallen à côté de Kendra Kâr. " Elle détourna sous regard paniqué, voyant qu'après le cortège armé qui quittait l'enceinte de la ville, on fermait déjà les portes.

L'homme lui adressa un signe de tête impressionné. " Ah ? Elle vient de Kendra Kâr ? Et qu'est-ce qui vous amène ici ? De toutes façons, personne ne pourra entrer tant que l'alerte n'est pas levée. Moi même je vais rentrer. " Il leva les yeux au ciel, voyant les lourds nuages noirs qui volaient bas et adressa un autre regard plein d'empathie à cette jeune femme, trempée sous sa cape bon marché qui se triturait les doigts, tenant son bout de pain contre elle comme si c'était là le plus grand des trésors.

" Hmm... Accompagnez moi jusqu'à la soufflerie. Au moins jusqu'à ce que la pluie soit passée. " Déjà attendri de voir la jeune femme lever vers lui ses deux grands yeux bleus étonnés, il lui adressa un petit sourire paternel. Inutile d'attendre une réponse, Phyress avait dégagé tant de chose dans son regard qu'elle n'aurait pas pu refuser poliment en restant crédible.

A la fois malheureuse, perdue et cisaillée de fatigue, la jeune femme accepta avec plaisir l'invitation du Maître Verrier.

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 Sujet du message: Re: Les portes d'Oranan
MessagePosté: Ven 1 Déc 2017 04:23 
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Localisation: Kendra Kâr
Tous deux marchèrent jusqu'au chariot tiré par deux bovins situé à quelques mètres des portes. Une jeune apprenti gardait la marchandise, assis à la place du cocher, se protégeant la tête d'un morceau de cuir. Le Maître souffleur se présenta sous le nom de Valério et son jeune apprenti nous le nom de Juy. Le jeune homme avait les traits d'Oranan, des cheveux d'un noir profond et de petits yeux en amandes. Lui aussi avait de nombreuses cicatrices sur ses avants bras mais il semblait assez vif pour son âge. De toutes évidence, Phyress comprit que le métier de souffleur n'était pas fait pour les mollassons.

La jeune femme partagea son pain et tous les trois mangèrent en silence, assis dans la charrette à observer les gens se disperser petit à petit jusqu'à ce que la route soit plus praticable. Il y avait de nombreux commerçants qui faisaient demi-tour, peinant à diriger les montures sur ces chemins boueux et piétinés, et pour ne rien faciliter, les quelques fêtards ayant trop bu chantaient et trainaient partout, retardant les voyageurs.

Phyress porta son attention sur un trio de soulards qui titubaient dangereusement. L'un d'eux tomba en plein dans gadoue et ses deux compères, hilares, étaient trop ivres pour l'aider à se relever. Valério bondit hors du chariot pour aider le malheureux qui, face dans la boue, pouvait étouffer sous le regard amusé de ses compères qui ne réalisaient pas là le danger. Il aida le malheureux à se redresser en le soulevant sous l'épaule et le conduisit un peu plus loin. Recevant une tape sur l'épaule en guise de merci, il s'apprêtait à regagner son apprenti et la jeune femme.

C'est à ce moment précis qu'elle le vit.

" Hey ! Oui, vous. Là. Vous écoutez l'histoire de ma jolie Phyress n'est-ce pas ? Et bien... Je sais. Je sais ce que vous vous dites. Qu'elle n'est qu'une petite, qu'elle n'a pas l'étoffe d'un héros. Mais attendez. Soyez un peu patient. Vous qui vous demandez s'il ne s'agit que de cela ? Que d'une simple rencontre entre Phyress et Valério, le Maître Souffleur ? D'un morceau de pain noir offert ? Difficile de croire qu'il s'agit là d'une aventure. Hormis peut-être pour les guerriers Samouraïs qui quittent la ville pour se battre. Mais regardez de plus près. Quelque chose se produit doucement, sous les yeux de tout le monde. Vous ne savez pas où regarder ? Mais si, voyez, cet homme là, celui qui peine à marcher et qui se fond dans la masse des badauds avinés comme un caméléon dans une fougère. C'est lui. Oui, parfaitement. Lui ! Cet homme va tout changer regardez le plutôt. Il s'écroule. Il rampe. Il ne tient pas debout. Vous vous dites qu'il a trop bu, quoi de plus normal car à en juger le nombre de têtes douloureuses qu'il y aura au petit matin, un ivrogne de plus ou de moins. Son histoire est pourtant en partie liée à celle de Phyress. Aussi intiment lié que deux fils de soie. Des fils tirés dans deux directions, et pourtant destinés à ne faire qu'un. Tiens, appelons le... John ! Personne ici ne connaît son nom, ou si quelqu'un a dû le savoir, il l'a gardé pour lui et il sera donc enterré sans nom. John s'est effondré comme une loque en plein dans le chemin bondé. Beaucoup - dont Phyress - l'ont vu tituber, s'agripper à une charrette pour se soutenir. Mais là, John se plie en deux, il crache, tousse et regardez... Regardez.. Il crache si fort que des jets de sang écumeux sortent de sa bouche et viennent éclabousser ses mains et la charrette. Regardez... Regardez un peu la suite. "

Phyress plissa les yeux, elle n'était pas certaine d'avoir bien vu ce que l'homme vomissait, il était de profil et il se trouvait toujours quelqu'un devant elle pour l'empêcher de voir avec précision. Les passants qui venaient lui porter secours reculaient aussitôt, se couvrant le visage, retenant leur souffle. Phyress bondit de la charrette et s'approcha également et bien vite, elle sentit que son odeur n'était pas celle d'un ivrogne crasseux. Elle était si fétide qu'elle semblait provenir d'une carcasse d'animal mort au soleil. Ceux qui avaient l'estomac le plus accroché réussirent tout de même à le retourner mais le bougre criait si fort qu'ils ne tardèrent pas à le laisser. Il était maintenant au centre de l'attention et pourtant, personne n'avait plus envie de le toucher ni ne savait comment lui venir en aide.

" Vous voyez... L'histoire commence à devenir intéressante. Le propriétaire de la charrette pousse John du bout du pied. Il cherche à l'encourager à ramper un peu plus loin. Oh, cet homme n'est pas un homme sans coeur contrairement à ce que vous pensez, mais la route est longue et il est urgent pour lui de pouvoir commencer son chemin. La pluie tombe si fort que les routes sont transformées en bourbier. Mettez-vous un instant à sa place, c'est une grosse épreuve de traverser un chemin de forêt une fois qu'il est boueux, si vous devez vous arrêter pour dégager une ornière, vous devenez une proie de choix pour un voleur qui souhaiterait s'emparer de votre bourse ou de votre charrette et vous laisser pour mort dans le fossé. Et le voilà qui le pousse de plus belle. Aussi pressé qu'est notre charretier, il ne saurait se résoudre à écraser un homme malade. "

John sentant une chaussure contre lui saisit la jambe du charretier et tenta se s'appuyer dessus pour se relever. Il leva son visage en sueur, les yeux révulsés dans ses orbites rouges alors qu'une nouvelle vague de douleur traversait son corps transit. C'est alors que le charretier vit de nombreuses tâches noires sur les bras et le cou du malade. Phyress plissa les yeux. Elle savait avoir lu quelque chose au sujet d'une maladie qui couvrait les corps de tâches bleus noir livides... Mais elle ne se souvenait pas du nom.

Une main ferme lui agrippa l'épaule et la tira en arrière sans ménagement. Valério venait d'écarter la jeune femme, son expression avait complètement changée, il avait les sourcils froncés et la mine grave. Il s'interposa, se mettant devant Phyress, les yeux rivés sur le malade, les membres tendus comme s'il était prêt à déguerpir au premier signe. L'adrénaline montait dans le coeur de Phyress, son esprit mettait les éléments qui s'offraient à elle peu à peu en place et enfin, le mot revint à ses lèvres.

" La pestilence... " Elle avait prononcé ça si bas... Mais pourtant tout le monde l'avait entendu malgré le chant de la pluie et l'agitation, comme si en un instant tout le monde avait retenu son souffle pour n'entendre que ce mot. Les gens reculèrent comme un seul homme, le charretier paniqué se dégagea de l'emprise du malade en criant d'une voix rauque " Pestilence ! Il a la pestilence ! "

Phyress, Valério et son apprenti quittèrent les lieux aussi vite que possible. La jeune femme tremblait sans s'en rendre compte. Elle serrait les pans de sa cape comme si elle les essorait et ce si fort que ses articulations en devenaient blanches.

" Aaaah... Quelle belle introduction ne trouvez-vous pas ? Et puis ce temps. Il faut croire que les villageois avaient eu tort car peu après midi la pluie se transforma en véritable averse. De lourdes gouttes dures qui frappaient les feuilles, la terre et le toit des chaumières. La pluie transforma les routes en ruisseaux et les champs en marécages. Ah, quand je pense à tous ceux qui observaient le ciel en cet instant et qui se disaient que demain la pluie aurait cessé... "

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