L'Univers de Yuimen


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 Sujet du message: Port de Tulorim
MessagePosté: Ven 31 Oct 2008 20:26 
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Port de Tulorim


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Bienvenue sur les quais du port de Tulorim. Comme tout grand port, il y règne une activité permanente, et il y rôde toute une faune plus ou moins recommandable. Matelots en goguette, pêcheurs vantant leurs marchandises, portefaix lourdement chargés, charrettes et carrioles se côtoient de jour comme de nuit dans un indescriptible brouhaha. Sans cesse des navires s'amarrent tandis que d'autres quittent le port au rythme des marées qui ordonnent le ballet maritime, Tulorim est un centre de commerce florissant et le port en est le centre névralgique. Bien entendu, cette cohue donne parfois lieu à quelques débordements, les rixes entre marins plus ou moins ivres sont fréquentes et les malhonnêtes profitent souvent de la foule pour commettre leurs larcins, mais rien de cela ne saurait entraver l'activité fébrile qui règne en ces lieux. La nuit, vous apercevrez peut-être quelques navires déchargeant ou chargeant discrètement de mystérieuses cargaisons, contrebandiers et autres flibustiers profitant de l'obscurité pour se livrer à leurs activités illégales. Mieux vaut, à ces heures indues, éviter de traîner dans les ruelles sombres qui serpentent entre les entrepôts, les malandrins de toute sorte y rôdent.

Ici vous pourrez louer les services d'un bateau et de son équipage, acheter vos propres navires, ou encore faire réparer voire simplement garder votre embarcation. Vous pouvez également remplir vos cales de marchandises à vendre dans d'autres villes. N'hésitez pas à vous procurer divers équipements pour améliorer vos vaisseaux avant de prendre la mer.

Faites vos RP ici jusqu'à embarquement dans un bateau

Bateaux à la vente :

Pour plus de renseignements, se reporter à la règle spécifique sur les bateaux.

Bateau à vitesse standard (x1, 6km/h) : Gratuit (Yus non débités de la fiche mais l'achat sera à jouer en RP)
Bateau à vitesse avancée (x2, 12km/h) : 400yus
Bateau à vitesse rapide (x3, 18km/h) : 1000yus
(Il est toujours possible de faire améliorer son bateau par la suite en payant la différence !)

Un nouveau sujet sera ouvert dans la partie trajet et voyage, pour que puissent s'y faire les RP à bord du bateau acheté. Pour que le GM puisse le faire, lorsque vous voulez faire l'achat, mettez dans la demande ceci complété (Ce sera ce qui apparaîtra dans le sujet) :
Citation:
Titre : Le nom du bateau et entre parenthèse, à qui ou quelle guilde il appartient
Une image (Facultative)
Dans la présentation : Le type de bateau (Voilier, navire, galion,...) ainsi qu'une description : à quoi il ressemble, son capitaine, ses matelots et leur nombre approximatif.
Sa vitesse (Vitesse standard (x1) / avancée (x2) / rapide (x3) )

Les bateaux sont rachetés à 1/4 de leur prix.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

(((Si vous voulez être servi dans des temps raisonnables, n'oubliez pas de demander aux GM dans le SUJET DES INTERVENTIONS GMIQUES de s'occuper de valider vos achats en jouant le commerçant. Nous ne faisons pas le tour des boutiques... merci de votre compréhension )))

_________________
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La règle à lire pour bien débuter : c'est ICI !
Pour s'inscrire au jeu : Service des inscriptions
Pour toutes questions: C'est ici ! [:help:]
Pour vos demandes de corrections ou de dirigés : C'est là !
Joueurs cherchant joueurs pour RP ensemble : Contactez vous ici !


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Ven 23 Jan 2009 00:29 
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Inscription: Jeu 22 Jan 2009 00:27
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C'était tout juste au moment du crépuscule que le navire faisait la liaison entre la capitale blanche, Kendra-Kâr et Tulorim, arrivait en vue du petit port de cette dernière.
Ayant fuit sa famille, son nom, son héritage, et sa ville natale, le jeune mage qui se tenait debout à la proue du navire souriait. Enfin, son voyage, son histoire, son aventure allait commencer. Enfin, en commençant par un petit rien, il allait pouvoir essayer de se faire un nom, de prouver son talent, et d'être reconnu pour autre chose qu'un nom noble, et une fortune dont le montant pourrait faire sauter les yeux de leurs orbites à n'importe qui.

Azraeth n'avait emporté que le strict nécessaire pour commencer son périple :
une simple épée runique, qu'il utilisait à l'instar d'un bâton ou d'une baguette, et une bourse toute juste suffisamment lourde pour payer le trajet jusqu'à Tulorim, et avec même un petit bonus; le capitaine lui avait accordé une réduction... Mais cela était bien plus que suffisant. Il allait dans un premier temps partir à la recherche de petites tâches, que les gens de Tulorim accepteront de lui confier, à lui, mage étranger à cette ville, qui a encore besoin de faire ses preuves...
Puis dans un second temps, il s'était promit de rentrer dans la milice. Pour apprendre à vivre avec la rigueur militaire, et faire ses preuve au sein d'un organisme important, chose qu'il imagine être un très bon point pour lui, et une chance de gravir des échelons petit à petit.

Quittant le monde de ses pensées pour revenir au monde réel juste au moment ou le bateau était arrivé au port, le jeune homme mit pied à terre. Bien content d'être enfin arrivé après un long trajet en bateau, ce qui, au passage n'était pas son fort, même s'il n'en était pas malade, entreprit de marcher, un peu au hasard au travers des rues de Tulorim, pour découvrir la ville par ses propres yeux, essayant de se repérer grâce au plan qu'il avait soigneusement analysé chez lui, avant d'entreprendre son voyage...

Choisissant de se diriger vers une destination non bien lointaine, et qu'il ne tarda pas de voir au loin, après avoir fait quelques pas seulement, le jeune homme marcha vers le marché... Avec l'argent qu'il lui restait, il savait parfaitement ce qu'il voulait, et comment il comptait le dépenser : acquérir un nouveau sort.
Rien de tel que d'être bien préparé lorsqu'on se lance dans un tel périple...


[Le Marché]

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Jeu 26 Fév 2009 11:41 
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Inscription: Mer 25 Fév 2009 17:16
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Enfin elle apparaissait, la cité portuaire qu'on m'avait tant vantée. J'avais rêvé tant de fois du moment où je foulerai la Terre pour plus d'une simple journée, mais le sentiment de pouvoir enfin choisir la direction que l'on prend couvrait de très loin celui de pouvoir admirer les docks de Tulorim. Cela n'était pas arrivé depuis une cinquantaine d'années. Aussi, quand la proue du bateau heurta le sable, je fus le premier à quitter le vaisseau, sans pour autant avancer vers les quartiers. Je restai là, simplement, ni vraiment dans l'eau, ni vraiment sur le continent, laissant les derniers remous de l'écume atteindre la plante de mes pieds, fixant le soleil jusqu'à devoir en détourner le regard. Désormais, rien ne serait plus pareil. Si j'étais bel et bien un sombre matricule en mer, ici je serai encore bien moins connu. Alors tant qu'à affronter les habitants de Tulorim, autant prendre mon temps.

Aujourd'hui encore, je ne saurai dire ce que j'ai ressenti ce jour là... L'amertume de quitter la mer ? l'excitation de revoir le continent ? La peine d'avoir dû abandonner mon père adoptif ? La rancœur envers les marins et la cruauté des océans? Sûrement était-ce un douloureux mélange de toutes ces sensations. Pris dans mes pensées, ce fut finalement un marin bourru qui me sortit de ce long silence.

"Faut pas rester là vieux, t'empêches les gars de décharger les marchandises. C'est qu'on a un horaire à respecter nous!

-Euh bien sûr. Euh pardon, veuillez m'excuser, je m'en vais"

Même en ayant décidé de mener une autre vie, il y avait toujours des personnes qui me trouveraient gênantes. Il fallait que je trouve ma place, pour ne plus être un fardeau pour qui que ce soit. Et la réponse à cette volonté se trouvait forcément plus loin dans la voie des prêtres. Il y avait tellement à apprendre, à connaître. Si j'avais choisi Tulorim pour destination, ce n'était pas pour rien. Sa bibliothèque est connue pour être une des plus fournies du continent. Alors sans attendre plus longtemps, je décidai de partir en direction du cœur de la ville, vers les beaux quartiers, afin d'avoir la chance de consulter quelques ouvrages.


Le soleil couchant, me faisant prendre conscience que j'avais passé une demi-journée sur les quais de la ville, me força finalement à les quitter. Si l'excitation semblait régner en journée, j' imaginais bien qu'il en serait tout autrement, une fois la nuit tombée, et que traversant les ruelles de la villes, je m'opposerais à nombre de dangers. Poussant un soupir, j'alignai alors mes jambes l'une devant l'autre, m'engageant des des rues étroites et sombres.

"Allons-y..."

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\o_ Deron Brack, guérisseur niveau 1 _o/


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Lun 9 Mar 2009 01:19 
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<< Biographie de Rurik

La mer est clémente depuis notre départ de Kendra-Kâr et le calme qui règne sur le pont de la Perle Rouge a tout pour me plaire après les quelques intempéries qui ont rythmées mon tout premier voyage dans les domaines de Moura.
Saluant sur mon passage les matelots déjà à l’œuvre, je marche d’un pas tranquille jusqu’à la proue du navire pour aller m’accouder au bastingage. Je ferme un instant les yeux, respirant à plein poumons l’air frais du matin, pourtant bien loin de me rappeler le froid de chez moi. Sous mes pieds, le vaisseau oscille doucettement et je ne peux retenir un léger soupir amusé au souvenir du départ de l’Amanda. Moi qui n’avais jamais quitté la terre ferme, j’avais été surpris de sentir le sol tanguer et mon étonnement avait grandement égayé l’équipage. Heureusement, mon pas montagnard s’était prestement accoutumé aux remous des vagues.
Battant des paupières, j’ouvre les yeux sur un infini chatoyant. Devant moi, elle est là, belle comme pas une. Sur sa robe d’un bleu limpide scintillent des reflets ensoleillés, comme si pour notre rencontre, elle avait revêtu sa plus splendide parure. Elle me paraît semblable à mes montagnes, mais en la respirant, je sais qu’il n’en est rien. A la noblesse des monts, elle répond par un rire cristallin, cette mer qui m’a charmé au premier regard. Au loin, sous les brumes matinales, il me semble soudain apercevoir ma destination finale.

"Tulorim."

La voix grave de l’homme qui s’approche de moi confirme mes pensées. Je ne me tourne pas vers le gabier qui s’appuie à son tour sur le garde-corps, j’ai reconnu Ishka, dans ses intonations d’homme de Wiehl, peuple dont j’ai appris ici l’existence.

"Ce n’est pas Kendra-Kâr, ça c'est sûr, mais j’y suis né, alors…"

Il termine sa phrase par un geste vague en direction de la cité portuaire qui se découpe doucement sur fond de collines d’un doux vert.

"Tu sais Rurik, je ne sais pas ce qui t’est passé par la tête pour vouloir quitter ton pays, tu dois avoir tes raisons ça c’est sûr…"

Il s’interrompt, pensant peut-être qu’aujourd’hui enfin, je lui révèlerai la raison de mon départ. Mais depuis notre rencontre au port de Kendra-Kâr, j’avais passé sous silence le véritable but de mon voyage, parlant seulement des Monts Eternels et de mon village. Je lui avais fait confiance dés le début, à cet homme harassé de périples, mais non initié au monde extérieur je préférais le découvrir moi avant qu’il ne me découvre lui. Et une fois encore, Ishka n’eut qu’un sourire de ma part.

"T’es pas bavard Rurik, quoi que tu m’as régalé avec tes légendes ! Mais je vais te dire mon vieux, t’as bien raison, ça c’est sûr. Et surtout là où tu vas. Ne te fie à personne là-bas à Tulorim, ils te souriront tous, ça c’est sûr, pour arriver plus rapidement dans ton dos… Si tu vois c’que j’veux dire Rurik…"

Je hoche la tête, bien que ce concept de trahison me soit encore quelque peu étranger. J’avais écouté avec soin les discussions entre marins, m’instruisant sur les us et coutumes des diverses peuplades, toutes aussi différentes les unes que les autres, et bien loin de la mentalité des miens.

"Le port approche Rurik et les courants nous sont favorables… Tu poseras bientôt le pied sur le continent qui est le mien !"

Et, bien que de vingt bons centimètres plus petit que moi, Ishka m’assène une grande claque sur le dos avant de rejoindre son poste, paré pour la manœuvre d’entrée au port.
Je reste également à mon poste, celui d’observateur, car les quatre-vingts matelots de la Perle Rouge n’ont guère besoin de moi. Ils connaissent leur métier et le pont est rangé rapidement, tandis que chacun rejoint sa place pour l’amarrage. Mes deux yeux ne suffisent plus, à vouloir observer les marins à l’œuvre et les bâtisses qui se rapprochent de nous.
Le bâtiment vient, sans heurt, se placer tout contre le quai qui lui est alloué, les amarres sont jetées aux hommes du port qui s’empressent de nouer les larges cordes autour des bornes d’arrimages et déjà l’équipage met pieds à terre.

Ramassant mon maigre bagage, j’assujettis dans mon dos mon bouclier, avant d’aller au devant du Capitaine Aldora.

"Ah tiens le mousse, te v’là arrivé à bon port."

Je souris à ces mots amicaux du Capitaine, son véritable mousse faisant à peine un peu plus de la moitié de ma taille.

"- Sûr qu’en cas de pénurie, vous auriez eu plus à manger avec moi Capitaine.
- Encore aurait-il fallu que tu te laissasses manger Rurik !"


Le Capitaine part d’un grand rire, bien vite rejoint par le mien.

"- Allons, bon séjour ici homme des montagnes.
- Je vous dis à bientôt Capitaine, à quand je rentrerai chez moi."


Et sur ces paroles je lui tend ma large main qu’il sert avec vigueur avant de s’en retourner à son navire et son équipage. Sur le quai Ishka m’attend.

"- Voilà où je te souhaite bon vent Rurik.
- C’est plutôt vous qui en avez besoin !
- Ca c’est sûr… Ecoutes vieux, malgré c’qu’on dit y’a des bonnes gens à Tulorim, va pas t’acoquiner avec les mauvaises personnes mon gars.
- T’en fais pas pour moi Ishka. Que Rana vous accompagne…"


Ishka hoche vigoureusement la tête et me décoche son plus beau sourire. Après une chaude poignée de main, je le laisse à son travail et m’avance sur les quais. Ishka m’avait dit qu’il existait ici un temple dédié à Yuimen et Gaïa, peut-être était-ce le premier endroit où me rendre, à moins que mes pas ne m’emmènent vers une bonne auberge.

>> Les ruelles

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L'Homme sage n'est jamais loin de ses armes.


Dernière édition par Rurik le Jeu 31 Mar 2011 14:41, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Sam 25 Avr 2009 19:12 
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Les vagues se brisaient sur la digue protégeant le port. Ce son de choc toutes les secondes ou presque créait une mélodie dans un lieu peu agité. C'était l'heure de manger, et il pleuvait. Quelques marins portaient des caisses protégés par des grands manteaux, mais aucun ne parlait, tous s'activaient pour rentrer au sec le plus vite possible. Khal ne pouvait pas passer bien inaperçu. Il fit le tour des maisons entourant les docks et s'arrêta chez un pécheur. Un job. Il devait trouver un job.

L'échoppe était vieille, décorée de poissons, filets et diverses prises. Le petit bonhomme qui la tenait posa son gros livre sur le comptoir et se leva. Une décennie plus tôt, il aurait sans doute été très imposant, mais maintenant, il faisait à peine peur. Les rides avaient creusées son visage et ses muscles s'étaient ramollis. Un ancien marin recyclé en pécher et qui s'était ramolli avec le temps. Khal tira son capuchon en arrière et regarda le vieil homme. Vieux mais capable.

Il présenta ses mains palmés au gérant, lui faisant ainsi comprendre à quel peuple il appartenait.


-Bonjour. Je me présente. Khal Francerf. Vous n'auriez par hasard pas besoin d'un habile pécheur ? A la main, au harpon ou à la canne, je sais me débrouiller avec tout.
-Un Sang Pourpre ? Et t'es encore en vie ? Bravo petit. Pour ça, j'te dois le respect.

Le vieil homme retourna à sa place, en essayant pourtant de ne pas quitter Khal des yeux. Situation très cocasse, il marchait en crabe et eu bien du mal à s'asseoir. Le Francerf eut du mal à réprimer et son sourire et le rire qui montait dans sa gorge. Il se contenta de tousser. Le vieil homme ne parlait plus, et il souhaitait signaler sa présence. Le rôdeur faisait mine de ne pas avoir vu sa chute, mais il en sourirait encore longtemps.

-Hm. Oui. Donc ... Gamin. J'peux pas te prendre. Raisons financières. T'es jeune, et j'pense pas que tu saches bien pêcher. Si tu me remmènes une preuve de ton art avant demain, et donc tu devras pêcher en pleine tempête, je te prendrais. Avec peut être une prime risque les jours ou tu iras pendant les tempêtes.
-Vous voulez dire que si avant demain soir je vous attrape quelques poissons, vous me prendrez ?
-Ca dépend des poissons et si ils sont frais et ... Euh. Oui, il y a des chances. Mais je doute que tu oses aller pêcher avec ce temps. Impossible de dépasser la digue avec ces vagues gamin.
-Que vous croyez, monsieur ...

Et Khal se retourna, remis sa capuche et fit quelques pas en avant. La pêche commençait. Ses doigts palmés se posèrent sur la poignée de la porte, faisant effet de ventouse. Il tira la porte et l'eau entra en trombe, souhaitant déranger le moins possible le vieux vendeur il sauta en dehors de sa petite échoppe et claqua la porte. Le vent avec une telle pluie, c'était dangereux. Enfin, dangereux pour l'intérieur des bâtiments. dehors, il n'y avait plus qu'un ou deux marins qui courraient, à peu près droit, pour rejoindre leurs navires. Il n'y avait que là où ils pouvaient dormir en se sentant à peu près à l'abri. La terre ferme, aux marins, c'était pas leur truc. Surtout aux vieux en réalité ...

Un auvent se décrocha d'un toit et traversa la place, à quelques mètres à peine de Khal. Le vent était puissant, et on était pas encore au cœur de la tempête. Comment le Francerf arriverait-il à trouver du poisson par un tel temps ? Surtout, comment le pêcherait il ? Khal retourna à l'intérieur, dans la ville, il serait plus à l'abri du vent dans les petites ruelles. Et qui sait, peut être trouverait il un harpon ou quoi que ce soit ...


Le Cimetière

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Dim 26 Avr 2009 13:42 
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Le Cimetière

Etait ce bien sage d’aller pêcher maintenant ? Le vent s’était calmé. Mais jusqu’à quand ? La pluie était bien trop forte … Non. Khal n’aurait pas ce job. Ce n’était pas la peine d’essayer. Le garçon marchait le long du port, analysant les bateaux. Tous étaient chargés de métal, protégés contre les flèches incendiaires. Aucun n’appartenait à son peuple. Pas un seul n’était branlant ou sale. Tous étaient parfaits, pas une algue sur le pont, pas un caillou enfoncé dans la coque. Tout avait été nettoyé, réparé, les filets étaient tous intacts.

Le Sang Pourpre regardait cet amas de civilisation et de commodités. Aucune place n’était laissée au hasard et à la nature, tout était contrôlé. Tout. Yuimen n’était présent sur aucun de ces navires. Chez les Sang Pourpre, les algues qui s’accrochaient aux navires restaient. Elles donnaient un style, et un certain camouflage lorsqu’un bâtiment sombrait. Car oui, même chez d’excellents marins, on peut perdre des bateaux. Mais jamais on en perdait le contenu. Personne n’avait jamais pillé une épave de navire Sang Pourpre avant que la tribu en ait récupéré le contenu … Jamais.

Khal s’éloigna un peu des quais, mais continua sa promenade le long de la mer. Il ne devait pas trop quitter la mer. Si une occasion de pêcher, même à la main se présentait, il ne devrait pas hésiter … Le Sang Pourpre marchait donc le long des quais, lentement, regardant le décor. Il n’était pas beaucoup sorti de la villa Francerf, maintenant, il apprenait à connaître la ville et ses moindres recoins. Le garçon s’arrêta lorsque le vent repris. Pas la peine de continuer, ça ne se calmerait pas avant la nuit. N’ayant rien d’autre à faire, il s’engagea dans une ruelle, épée courte au flanc. Il marchait toujours avec sa capuche rabattue.

Le Sang Pourpre empruntait les plus petites rues qu’il n’ait jamais vues. Lorsqu’il arriva au pied d’une tour bizarre, ou d’un haut bâtiment, il entreprit de l’escalader pour mieux voir la ville. Tout d’abord, il monta sur une maison en s’aidant d’un tonneau et d’un rebord de fenêtre. Rien qu’en étant à un étage du sol, il apercevait bien mieux la ville. Lorsqu’il serait à 3 ou 4 étages, quelle serait donc sa vue ? Deviendrait-il le roi de cette petite ville seulement en escaladant un bâtiment ? Il espérait …

Le garçon mit bien du temps à monter sur le toit de la tour de l’auberge. Les pierres glissaient, et même ses doigts qui faisaient ventouse n’étaient pas bien utiles. Il était assis sur le rebord d’une fenêtre aux volets fermés. Le toit de paille de cette aile du bâtiment ne se trouvait qu’un petit mètre plus haut. Un toit en paille ? Facile donc de rentrer … Mais non. Il n’était pas un voleur, un cambrioleur ou quoi que ce soit. Tourné vers la mer, le Sang Pourpre repensait à son enfance. Il n’avait pas été bien formé, pas assez vite. Le bateau ou il servait avait perdu une bataille contre l’un des navires de la flotte de Tulorim. Maintenant, il était esclave. Par habitude lorsqu’il repensait à ces moments là, il passa sa main palmée sous ses cheveux rouges et caressa sa nuque. Le tatouage était toujours là. Et il le resterait encore longtemps. Malik pouvait à tout moment connaître sa position à cause de cette encre noire. Il était un bon sorcier, un bon combattant et un bon archer … Un fils bien éduqué. Lui …

L’horizon bloquait la vue de Khal. Le ciel était dégagé. Enfin … Malgré la pluie et le vent, il voyait au loin des navires. Peut être plus haut les verrait il mieux ? Le Sang Pourpre se dressa sur son rebord et monta sur le toit de paille. Il y avait une structure en bois. Heureusement d’ailleurs. Il s’accrocha à une perche. La seule chose vraiment solide qui le retenait. Le vent était puissant, et sans cette perche, il se serait déjà fracassé le crâne quelques mètres plus bas. Plusieurs fois. Une rafale. Le pied glisse. La paille cède. Le corps chute. L’eau rentre.

Le bassin percute le plancher et les yeux s’ouvrent.


La Taverne d'Hargartt

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Khal Francerf, Humain, Rodeur


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Jeu 4 Juin 2009 23:53 
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Inscription: Mar 2 Juin 2009 17:19
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J'arrivais enfin a bon port. Je descendis du navire, tout en constatant que la nuit était tombé sur Tulorim. Le vent apportait a mes narines une légère odeur iodée qui ne me déplaisait pas. Cette ville était en effet mieux que la précédente.
Je regarda autour de moi pour voir que des personnes étaient là aussi. Celles-ci vendaient des bateaux a des voyageurs ainsi que des voiles et des cordes. Certains, même, vendaient des catapultes ainsi que d'autres armes tout aussi dangereuses.
Je regardais le paysage tout autour de moi, je pu apercevoir que la ville était entourée de collines, tout était nouveaux, tout était beau, puis, au loin j'aperçu 2 types massacrer un marchant pour des raisons inconnus. Je me rendis compte que finalement, j'avais trop rêvé. Les personnes ici étaient tout aussi détestables qu'à Exech.
Retombé sur terre, je repris mon air blasé de tous les jours. Je marchais ici et là, sans aucun but précis. Je baissa la tête, et trouva quelques yus que quelqu'un avait dût accidentellement faire tomber. Je me baissa, et les ramassa. Ma trouvaille me remonta un peu le moral, mais c'était tout de même pas la joie.
Il faisait nuit noire, mais bizzarement, il faisait chaud. Il faut dire aussi que c'est la saison ! Pensant que les marchants avaient depuis longtemp fermés, je jugea inutile de m'aventurer dans une ville que je ne connaissais pas en pleine nuit. Etant une ville voisine d'Exech, les bandits ne devaient pas être moins nombreux que la-bas, il serait donc préférable de dormir au port en attendant le lendemain matin.
J'ouvris la porte d'une vieille cabane abandonnée pour y voir un couple en train de forniquer.

« euuhh...excusez-moi... »

Je continua ma route en cherchant désespérément un endroit où dormir. Le vent se refroidit un peu avec le temp, mais la température restait tout de même agréable. Je m'assis au bord du quai pour regarder le reflet de la lune. Celle-ci était presque pleine. Je sortis un morceau de pain de ma cape et le dégusta comme si celui-ci était un grand repas. Je m'allongea a même le sol pour regarder les étoiles, mais par manque de chance, les nuages les cachaient, je me remis donc sur mon postérieur vexé de ne pas pouvoir contempler ces astres.
A bout de force je finis enfin ma soirée dans un tas de paille qu'un navire avait dût déposer. Une brise légère ni chaude ni froide frollait ma peau. Ce fût la première fois depuis longtemp que je dormis aussi bien.

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Beetlejuice , Beetlejuice , Beetlejuice !





schizophra-voleur-lvl-1-t1309.html


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Sam 6 Juin 2009 15:21 
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La nuit est déjà avancée quand le bateau arrive en vue des docks de Tulorim. Dans l’obscurité l’équipage s’active en silence, avec comme seule lumière la lueur des astres. Les marins ont fort à faire, l’amarrage au port de Tulorim en pleine nuit n’est pas une mince affaire. Une baisse de la vigilance, ne serait-ce qu’une seconde, peut à tout moment entraîner une collision avec un autre bateau dans ce port si fréquenté. Par chance, le ciel est dégagé, et la lumière céleste montre la voie, c‘est avec assurance que le bateau fait sa manoeuvre.

Assis à même le sol dans un recoin du pont, Cornélius somnole. Il ne souffre pas du mal de mer, cependant il ne supporte pas de rester enfermé dans une cabine de bateau. Il aime sentir l’air marin caresser son visage, se perdre dans cette étendue bleue saline, ou écouter le clapotis des vagues sur la coque. C‘est un tout qui le berce, qui l‘apaise, le calme. Il ne s’est, par ailleurs, point mêlé aux autres passagers, préférant le calme de la solitude. Il a toujours été seul, non par choix, mais par défaut. Il n’a jamais essayé d’aller vers les autres, son statut d’enfant adopté a fait que les autres ne sont jamais allés vers lui. Mais aucune rancœur ne subsiste en lui, comme un poison distillant le mal. A quoi bon… Tout ceci est derrière lui, et il faut aller de l’avant, ce besoin maladif de se forger une nouvelle peau, un nouvel avenir. C’est nécessaire il en est persuadé, comme si une entité lui contraint d’agir ainsi, de tout abandonner pour un avenir incertain, une chimère. Tout laisser derrière… Même son propre père, accepter l’idée de ne plus jamais le revoir. Car il ne le reverrait jamais. Couper le moindre lien qui le rattache à son passé qui fut son présent il y a à peine trois jours. Ce n’est pas comme si il n’avait pas douté, mais aujourd’hui il a prit sa décision et suit sa nouvelle voie.

Celle-ci commence sur un bateau à destination de Tulorim. Pourquoi Tulorim ? Cette ville n’est pas totalement inconnue de Cornélius, qui y a fait quelques séjours avec son père dans le cadre d’échanges commerciaux. Il en garde une fascination enfantine. Mais la raison principale est tout autre, et en même temps très commune. En effet, Tulorim étant la plus grande ville du continent, elle détient une attractivité forte, et le jeune éniodin la jugea la plus adéquate au départ d’une nouvelle vie.
La traversée se fit sans histoire, et elle touche à présent à sa fin.

Somnolent, Cornélius regarde danser les ombres fantasmagoriques des marins. C’est un véritable ballais qui s’offre à ses yeux mi-clos. Soudain il se remémora ce spectacle étrange, présenté par une troupe venue d’une contrée lointaine, auquel il assista il y a quelques années au théâtre d’Eniod. Il avait fait forte impression sur le public, pourtant très critique dès qu’il s’agissait d’art. Le concept était pourtant simple. Un simple drap blanc masquant la scène de la même manière qu’un rideau, laissant apparaître l’ombre des acteurs. Le résultat était d’une extraordinaire poésie. Cornélius songe alors à ces marins, acteurs malgré eux de son aventure, ombres impersonnelles de sa vie, mais qui, par leur simplicité et leur vérité dévoilent leur importance.

Tout d’un coups Cornélius sent une présence auprès de lui. Il ne tarde pas à recevoir un coup de pied amical dans la jambe.

« Héla ! Faudrait s’activer jeune homme, le bateau est amarré à quai depuis un petit moment, tout l’monde est descendu manque plus que vous ! »

Cornélius n’a même pas remarqué l’immobilité inhabituelle après plusieurs jours passés en mer. Il regarde son interlocuteur. C’est un homme d’équipage, arborant une barbe broussailleuse et à l’air bourru. Il n’est pas menaçant et semble plutôt s’amuser de la situation. Le jeune énodien se lève tout en ramassant son arme posée à côté de lui. Le marin semble l’avoir remarqué et opère un froncement de sourcil. Cependant il se garde de poser toutes questions indiscrètes. Cornélius s’adresse alors au marin.

« Je m’excuse de vous avoir retardé, cela fait des années que je n’ai pas voyager sur les flots je me suis, comment dire, laissé emporté. »

Puis il adresse un sourire poli à l’homme. Celui-ci, peut être rassuré par la conduite amicale de Cornélius le raccompagne jusqu‘à la passerelle. Le marin lui adresse un dernier conseil.

« Ah et si je puis me le permettre, j’vous conseil de trouver une auberge rapidement, il ne fait pas bon de traîner dans les rues de Tulorim à cette heure. »

Il est vrais que les rues Tulorim détiennent la réputation d’être de véritables coupe-gorge une fois la nuit tombée. A l’époque de ses venues en compagnie de son père, Cornélius a toujours eut un toit chez d’autres marchands, alliés ou amis. C’est pour ainsi dire la première fois qu’il se trouve dans la situation délicate de devoir trouver où se loger, et ce à une heure tardive. Le problème est qu’il n’a aucune idée de l’endroit où se trouve une auberge. A la mine perplexe du jeune homme, le marin vient à sa rescousse.

« J’en connais une de bonne auberge, si ça vous dit. Elle s’appelle l’auberge du pied levé. C’est pas ce qu’on pourrait appelé un endroit calme, mais je connais bien le patron, c’est un endroit sur , à condition de ne pas faire son malin. »

Reconnaissant de cette aide inespérée, Cornélius prend note du chemin à parcourir pour se rendre à ladite auberge. Après un bref au revoir et des remerciements, il empreinte la passerelle du bateau et touche le sol de Tulorim.

Tout est calme et silencieux. Les autres voyageurs se sont évaporés dans la nuit, et il ne reste que quelques marins vacant à leurs occupations. Les quais sont désert ou presque. Adossé contre un mur, une forme indécise ingurgite le fond d’une bouteille de rhum. Bienvenu à Tulorim. Cornélius ne s’attarde pas, il veut trouver l’auberge au plus vite, l’idée de rester seul dans la rue en pleine nuit ne le réjouissant pas outre mesure. Il quitte alors le port pour pénétrer dans les rues sombres de la ville.

_________________
Cornélius, Humain, Guerrier

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"I must not fear.
Fear is the mind-killer. Fear is the little-death that brings total obliteration.
I will face my fear. I will permit it to pass over me and through me.
And when it has gone past I will turn the inner eye to see its path.
Where the fear has gone there will be nothing.
Only I will remain."


The Fear Litany, F.H.


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Sam 11 Juil 2009 20:55 
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Inscription: Mar 7 Juil 2009 23:40
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Il faisait jour lorsqu'il nous arrivâmes au port de Tulorim et je me dis que c'était mieux ainsi, je connaissais bien Tulorim pour y'être venu plusieurs fois aux cotés de mon père et je savais donc qu'il n'est pas bon de se promener seul dans ces ruelles la nuit. Et surtout je pouvais ainsi directement me rendre à la milice pour y poster ma candidature, je pensai que la milice était le point de départ de mes projets et je ne voulais pas perdre de temps pour prendre mon destin en main. C'est pourquoi j’eus l’intention de m'y rendre dés que j'aurai mis le pied à terre, bien que ma mère m'ait conseillé de d’abord trouvé une activité qui me rapporte de l'argent, un endroit où dormir et des gens à qui faire confiance; mais tout ceci m’aurait pris beaucoup trop de temps beaucoup trop de temps et j’étais beaucoup trop impatient, je pensai donc voir ce genre de détails plus tard.

(Peut-être que je devrais écouter ma mère, elle a toujours était de bon conseil après tout !)

Voila que j'y repensai, alors qu'elle avait déjà occupé mon esprit tout le long du voyage qui m'avait mené jusqu'ici. L'image de son visage en larmes lorsqu'elle m'a dit au revoir ne m'avait pas quitté, un "au revoir" qui ressemblait à un "adieu" bien que je n'ai cessé de lui répéter que je serais de retour avant qu'elle n'ait pu se rendre compte de mon absence. Mais elle ne veut rien entendre, elle qui a toujours refusé de me voir grandir. Qui pourrait l'en blâmer ? ,certainement pas moi !
J'avais pensé à mon père aussi, à la dernière parole qu'il m'avait dite, il y'a si longtemps. Je lui en voulais un peu de s'être comporter de cette manière, ne plus m'adresser la parole, même pas un regard depuis que je lui avais annoncé mes projets. Mais il n'est peut-être pas le seul fautif, il attendait beaucoup de moi et j'ai fichu en l'air tout ses rêves. J'aurais tellement aimé qu'il ravale sa fierté et qu'il vienne aux cotés de ma mère me dire au revoir le jour de mon départ. J'étais quand même parti serein car je savais qu'il l'avait fait à sa façon. En effet le jour de mon départ de Kendra Kar je me sis rendu au port pour trouver un bateau et j'ai rencontré Tobias, le transporteur principal et ami de mon père. Il m'a annoncé que par chance il avait une livraison à faire à Tulorim et qu'il pouvait m'y conduire. Bien que Tobias m'ait affirmé le contraire je savais que ce n'était pas une coïncidence et que mon père était derrière tout cela. C'était sa façon de me soutenir sans en avoir l'air.

Tout ceci avait occupé mes pensées durant le trajet mais nous étions arrivés à présent et c'est Tobias qui me le rappela.

"-Nous voila arrivés à destination Monsieur.
- Merci beaucoup Tobias.
- Ce fut un plaisir Monsieur. Qu'allez vous faire maintenant ?
- Je vais de suite me rendre à la milice et embrasser la carrière militaire.
- Il me reste donc à vous souhaiter bonne chance.
- Et à moi de te dire au revoir. C'est sur un char et acclamé par le peuple que je serais de retour à Kendra Kar ! , plaisantè-je
- Je l'espère bien Monsieur !"

C'est ainsi que nous nous quittâmes, en disant au revoir à Tobias j'avis dit au revoir à mon ancienne vie pour me tourner vers l'avenir. Je prenais un nouveau départ et j'avais bien l'intention de partir en tète.
Une fois descendu du bateau je m'engageai donc dans les rues peuplées de Tulorim.

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Wilhelm, guerrier,lvl 1


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Jeu 20 Aoû 2009 16:59 
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Je respirai l'air du port. L'odeur de poisson m'agressait les narines; l'odeur du saumon fumé de ma terre natale me manquait. Je chassa aussitôt cette pensée de mon esprit, rien ne devait me rattacher à mon pays, je devais oublier, l'effacer de mon esprit.

Des bateaux de pêche allait et venait dans ce port. Le marins débarquait le hideux poissons et je devais détourner la tête pour ne pas avoir de haut-le-cœur en les sentant.
Les marins et autres passant me regardait bizarrement, un mélange de peur et de méfiance, apparemment je n'étais pas le bienvenue. Je savais que je devais me faire un nom.

(Et maintenant, où aller?)

L'inquiétude s'empara de moi,je n'étais pas près à affronter ce genre d'obstacle. Mon physique laissait croire aux gens que j'étais âgé et mature, impression dut à mes longs cheveux blanc, mais dans mon cœur il n'y avait qu'une jeune adulte qui n'avait jamais affronter la solitude et la froideur des peuplades étrangères.

J'étais incertain envers mon avenir. Allait-je faire de grande chose? Ou au contraire allait-je devoir faire "ami-ami" avec les mendiants qui jonchaient les rues, bouteille de piquette à la main? Mes mains tremblèrent, mais mon visage ne trahissait pas ma peur. Je ne voulais en aucun cas avoir l'ère apeuré et inspirer la pitié des gens. Les regarder de haut me rassurait, mais cela les inquiétait encore plus.
Même les marins qui m'avait aidé à atteindre la berge me lançait à présent des regards tantôt hostiles, tantôt effrayé.

Je pris mon courage à deux mains et commença à marcher sur le quai afin d'atteindre les ruelle poisseuse de Tulorim. De là, je pourrais ainsi atteindre le marché.

(Qu'on t'il donc tous à me regarder?)

Je marchais à vive allure, quand soudain un marin se mis sur mon chemin - involontairement à première vu, car il tenait une caisse en bois remplit de poissons puant - et me percuta brutalement.
Le petit bonhomme qui m'avait bousculé ne me fit pas tomber, au contraire, ce fut lui qui faillit tomber à la renverse.

"Excusez-moi" bredouillais-je.

"Ola, mon gars, tu crois que tu vas t'en tirer comme ça?"

Le marin n'avait apparemment pas l'intention de me laisser partir comme ça. Il était à présent entouré d'autre marin qui me regardait d'un air sévère.

"Des types à la peau et aux cheveux blanc comme les tiens, on en a assez vu, alors si tu fais la moindre connerie!"

(Soit fort, ne les laisses pas croire qu'ils t'ont cloué le bec!)

"C'est ça, dégagez maintenant", m'exclamais-je

Le marin me jaugea du regard en serrant les dents.

"Fais gaffe à toi, merde de laitier, il se pourrait bien que quelqu'un vienne te rendre visite dans ta chambre d'auberge ce soir, ou bien dans la rue vu que t'a pas l'air d'avoir de l'argent sur toi, ahah!"

Il s'en allèrent. Je commençais à transpirer.

(Je vais avoir de la visite ce soir)

J'allai vers les ruelles à présent.

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Archebelt, guerrier de niveau 1


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Mar 25 Aoû 2009 12:03 
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J'arrivais au port de Tulorim après 2 mois en mer, durant mon voyage des pirates nous ont attaqués ce qui a retardé notre arrivée ici. Le port est pleins de navires marchands qui viennent vendre leurs denrées aux habitants de Tulorim. Soudain un homme m'interpelle.

"Bonjour, tu dois être Goderik, Farpat m'a parlé de ta venue"

"C'est bien cela, et que me veux-tu ?"
"Farpat m'a demandé de vous servir de guide en ville"
"Vraiment ? Je préférerais la visiter seul, si cela ne te dérange pas"
"Les ordres de Farpat sont clairs, je dois vous protéger"

(De quoi ce vieux Farpat veux t-il donc me protéger, je suis un guerrier pas besoin d'un garde. Mais je vais tout de même accepter qu'il me suive, pour découvrir ce que cela cache)

"Très bien je te suis, comment t'appelles-tu ?"
"Puritus, pour vous servir"

(Il ment ce n'est pas son vrai nom, je ne comprends pas, pourquoi me mentirait-il sur son nom ?)

Je me dirigeais donc vers les ruelles en compagnie de ce soi-disant Puritus.

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Lun 31 Aoû 2009 16:15 
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Lyssena et moi passions rapidement dans les ruelles, nous rendant bientôt sur le port, animé en cette fin de matinée. L’odeur de la mer se fit vive, alors que les cris des mouettes emplissaient l’air. Des marins chargés de sacs de poisson ou de marchandises quittaient les navires pour se rendre dans les entrepôts avec le fruit de leur labeur. Plusieurs navires de grande taille mouillaient dans l’anse, alors que les vaisseaux plus petits étaient à quai.

Nous demandâmes à un des gardes des lieux où nous pouvions trouver un armateur, et il nous indiqua un bâtiment donnant sur la mer. Il nous fallut quelques minutes de plus, passant entre les chariots et le matériel disséminé là et là pour arriver devant la bâtisse, en bois. Celui qui semblait être le dit armateur se trouvait devant la maison, discutant avec un officier qui s’en alla bientôt. L’homme, vêtu d’une chemise fine et d’un pantalon large fumait la pipe. Sa barbe de trois jours lui donnait une allure peu recommandable.

Je m’approchai de lui, Lyssena toujours à mon bras.

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Longinus, Chevalier des ténèbres.


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Lun 31 Aoû 2009 19:33 
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Le port se dévoila peu à peu à nous. Avant de nous aventurer, nous demandâmes à un garde où était un des armateurs du port. Un d'eux se trouvait à quelques instants de nous, le garde nous informa qu'il était très certainement dans le bâtiment de bois sur notre gauche après avoir passé les nombreux matériaux marins. L'homme nous assura que nous allions le reconnaitre.

Il fallait avouer qu'il reconstituait très bien le stéréotype du marin vendeur à ses heures perdues. Ce dernier discutait calmement avec un homme à l'extérieur de la bâtisse. Le client partit semblant avoir terminé de bavarder ou négocier avec l'armateur. Pipe à la main, chemise trop grande et pantalon de travail lui donnait une mine aux traits marqués par la mauvaise humeur.

Longinus me conduisit avec son bras en direction de l'homme à présent seul. Il sembla rire dans sa barbe fraîche, étions-nous des clients si atypiques ?

D'une voix forte et à l'haleine répugnante le fumeur nous adressa la parole.

"Bien le b'jour ! Alors que cherchez-vous ? Vous vous ê'tes perdu ?"

Son rire sonore apparut entre les bruits du port. Un doux sourire se dessina sur mes lèvres avant de lui adresser d'une voix ferme mon désir d'acquérir un bateau.

"Mon et moi-même aimerions vous négocier un navire de voyage."

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¤~ Strawberries cherries and an angel's kiss in spring ~¤

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By Rasliak


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Mar 1 Sep 2009 07:51 
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Messages: 1489
Localisation: Manoir des Brumes
L'armateur ne semblait pas habitué à voir une clientèle telle que la notre, et montra sa surprise dans un manque de délicatesse affligeant. Lyssena lui répondit que nous étions là pour acquérir un navire de voyage. L'homme se gratta la barbe, avant de parle de nouveau:

"Un navire de voyage hein... Boarf, je peux bien vous trouver une barque.
-Nous avons demandé un navire, pas une barque.
-Ouais ouais... C'est pour aller où?
-Eniod.
-Eniod? Bah, ça sera p'tet moins cher d'prendre simplement un navire d'passagers qui fait la liaison. Enfin j'dis ça j'dis rien mon bon monsieur..."

Je secouai la tête, peu enclin à accepter cela. Il haussa les épaules, et nous demanda d'entrer à l'intérieur. Son bureau était rempli de paperasses, des plans de navire, des cartes et des comptes. Il fouilla un instant, avant de me tendre un plan et un nom: "Le Fugitif". Un deux mâts, à la coque effilée.

"Charmant comme nom...
-C'est l'seul que j'ai de disponible là maintenant. Un beau petit navire, qui vous y conduira vite. Vous voulez aussi l'équipage.
-Assurément...
-Bon... Et bien ça fera 350 Yus. Et le tout sera prêt dans deux jours.
-Parfait, nous reviendrons dans deux jours alors. Sinon, vous avez d'autres vaisseaux à vendre.
-J'en ai quelques uns ouais...
-Nous verrons cela plus tard. Lyssena, si nous rentrions en attendant que ce soit près.
-Hé, c'est quoi votre nom!
-Longinus."

Nous sortîmes bientôt, rentrant vers notre demeure...

_________________
Longinus, Chevalier des ténèbres.


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Mar 1 Sep 2009 20:49 
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Localisation: J't'en pose des questions?
L'obscurité tombait à peine sur les eaux vertes de la rade. Le marin, qui s'était levé en fin d'après-midi, charriait de l'océan des nuées d'embruns piquants. Tout autour de moi, les marins fatigués finissaient de décharger les cales des bateaux marchands, et plus d'un entonnait déjà d'une voix rocailleuse une de ces chansons aux accents mélancoliques qui courent d'un port à l'autre. Il me semblait percevoir, à travers leurs rires nerveux, l'odeur rance de la sueur et leur fatigue, l'annonce d'une longue nuit alcoolisée dans les tavernes des docks.

Il fallait que je me dépêche avant que tout ne soit bondé. De fort mauvaise humeur, je pestais contre cet abruti de capitaine à la paranoïa maladive. Que me voulait-il encore cet empoté incapable de tenir correctement un gouvernail?

-Bonsoir...

La mot avait été prononcé d'une voix si suave qu'elle m'évoquait irrésistiblement un gros morceau de graisse à moitié fondue. Je continuais mon chemin le long des quais glissants, apercevant du coin de l'oeil la tunique délavée de la prostituée. Sans que je ne puisse en déterminer l'origine, j'eus un étrange sentiment, comme si mon oeil avait perçu un détail crucial d’une façon si rapide que mon cerveau n'avait pas eut le temps de l'analyser. Comme si quelque chose m'avait échappé.

Je laissais échapper un long soupir, jetant un regard aux nuages menaçants venant du large. Ces temps-ci j'avais un peu trop tendance à être tendu pour un rien. Et il y avait également ces constantes impressions de déjà-vu, de même que cet étrange sentiment indéfinissable, qui m'avait envahi quelques instants plus tôt. Machinalement, j'avais sorti de la vaste poche de mon manteau élimé ma vieille pipe de vois, et m'apprêtais à l'allumer. Fixant vaguement la tête de bouc sculptée, je murmurais dans ma barbe naissante:

-Comme la fin d'une époque mon vieux.

Le crépitement familier, suivi du rougeoiement et des volutes délicats de la fumée me tirèrent un léger grondement de satisfaction. Je recrachais le nuage bleuté qui alla se perdre en tourbillonnant dans l’air vif.

Du nerf que diable, plus vite j’en aurais fini avec le patron, plus vite je trouverais le chemin des tavernes. Le son de mes pas se mêlant à celui du ressac, j’atteignais finalement l’entrepôt.
Varesh, le capitaine, sortit de l’ombre.

-Mais quelle heureuse surprise ! Erow… je ne m’attendais pas à ce que tu arrives avec si peu de retard. T’as une sale tête, il faudrait que tu penses à lâcher ta chope d’hydromel parfois.
-Vous m’avez fait demander pour me faire la démonstration de votre humour déplorable capitaine ? répondis-je avec un sourire aimable. Un imbécile de première.

Il sourit, dévoilant ses dents gâtées.

-On perd pas les vieilles habitudes. Mais j’suis pas là pour la bagarre Erow. Vu ta mine, vaut mieux d’ailleurs. J’aimerais qu’tu me rendes un service, s’tu veux qu’je continue à t’payer.

Autrement dit j’ai pas le choix. Je choisis toujours mes priorités, et entre la fierté et l’argent, je choisis l’argent.

-Abrège.
-J’te préfère plus raisonnable, c’t’indéniable.

Après quatre ans à son service, ses sarcasmes minables ne me faisaient plus aucun effet. Mais j’ai horreur des imbéciles, même si l’imbécile en question m’avait sauvé la vie en me repêchant dans la rade, il y a déjà, j’ai l’impression, une éternité. Voyant que je ne répondais pas, Varesh ajusta son tricorne miteux sur sa tête dégarnie, tout en arborant un air satisfait.

-La ville regorge en ce moment de pirates en tout genre (-dont le tien ?-), c’est à se demander qui la milice protège (-le plus offrant abruti, c’est un mystère pour personne-) ! Et je dois t’avouer que j’ne fais pas beaucoup confiance à certains d’mes marins (-Un éclair de lucidité dans la tête du capitaine varech ?!-). J’aimerais qu’tu surveilles discrètement l’entrepôt c’te nuit, sans te faire r’marquer des gars qu’j’aurais planté là pour surveiller la cargaison. J’te fais confiance. Après tout, j’suis celui qu’t’as sauvé la vie.

Je dois bien confesser que je suis un ingrat. Je l’aurais plutôt défini comme celui qui a trouvé une bonne occasion d’obtenir le larbin idéal. Avec un ton outrancièrement aimable et un sourire faussement ravi, je lui répondis :

-A vos ordres capitaine !

_________________
Erow.


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