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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Mer 4 Aoû 2010 05:12 
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Ouf! La petite créature verte...je ne sais pas si elle est verte ou si ce sont ses vetements...enfin peu importe au moins elle est sain et sauve dans le bec de Nevol, qui s'en va discrètement avec d'amples mouvements d'ailes en direction de Lily. Si le lutin est tiré d'affaire, je suis pour ma part dans de beaux draps. Il finira bien par se rendre compte que quelque chose cloche au niveau de son sac, comme un poids en moins par exemple! Et bah voila pas manqué! Il a remarqué! Il faut vite que je trouve quelques mensonges pour ne pas qu'il m'arrache la tête...euh! Jouons la colère, le tout pour le tout!

"Ah Bravo! Vous perdez la marchandise! Moi qui comptait vous offrir 500 yus pour le lutin! Vous l'avez laisser s'échapper! Heureusement je l'ai vu partir! Par la bas vite!"

Je commence donc à partir en courant, poursuivant un fugitif imaginaire en espérant que le ravisseur de lutin me suive...ou pas dans les deux cas j'espère juste qu'il me laisse courir et surtout qu'il me laisse la vie sauve! Tout bien réfléchi mieux vaut qu'il ne bouge pas...pour le cas ou je serai incapable de le sem...Quoi?! Moi incapable de semer quelqu'un! Mais je deviens fou ma parole! Je passe mon temps à ça depuis des années, courir! Pourquoi aujourd'hui cela serait-il différent?

_________________

Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Lun 9 Aoû 2010 21:47 
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J’ai toujours eu la certitude qu’une mauvaise action ne demeurait jamais impunie, les dieux se chargeant de rendre justice. Je n’aurais jamais pensé par contre que ma sentence serait arrivée si tôt. Ainsi, l’oiseau noir, victime de mon geste de violence, même si ce dernier se voulait être un acte de défense, m’attrapa au vol.

(Il n’aura pas eu longtemps à attendre sa vengeance.)

Malgré tout, son action était en quelque sorte salvatrice, m’évitant ainsi de m’écraser au sol et de subir de sévères blessures. Je n’étais pas dupe pour autant et je me doutais bien que si je ne faisais rien, je servirais tôt ou tard de repas à ses petits oisillons. Dans cette position, pliée de deux, tête en bas, suspendue par mon solide pantalon de coton vert, aucune riposte n’était possible. Je me devais d’attendre qu’il atterrisse pour élaborer une ultime tentative d’évasion.

À ma surprise, l’oiseau s’approcha de la fillette aux yeux bleus mélancoliques et se posa sur la frêle l’épaule de celle-ci. Tout doucement, et avec milles précautions, il ouvrit son bec, me redonnant ainsi ma liberté.

Bouche bée, je ne dis mot, je venais de comprendre ma bête méprise. Probablement domestiqué, ce volatile noir venait réellement me sauver la vie, sans la moindre intention de me manger. Penaude, je regardais le corbeau, le suppliant de m’excuser de l’avoir ainsi sauvagement frappé.

« Pardonnez-moi, j’ignorais vos bonnes intentions ! »

J’étais jeune, mais pas bête pour deux yus, je savais pertinemment qu’il ne pouvait me comprendre, mais ces excuses, je tenais vraiment à les présenter, peu importe à qui ou à quoi je les adressais. Le corbeau s’inclina quelque peu la tête et resta ainsi immobile quelques instants, puis me tourna le dos de la même façon qu’un petit enfant boudeur.
La chétive demoiselle ne m’adressa pas la parole, elle était trop absorbée parce qui se passait devant elle. Je suivis son regard et je vis l’homme qui m’avait kidnappée au marché. C’était lui sans contredit, un affreux barbu aux longs cheveux sales et portant de miteux vêtements tout aussi négligés que sa tignasse noire.

Par réflexe ou peut-être par peur, je me recouvris totalement de ma cape, si ce n’est d’une minuscule fente à la hauteur des yeux pour me permettre de suivre la suite des événements. Le grand jeune homme châtain et assez joli garçon qui accompagnait la fillette et le corbeau semblait s’entretenir avec cet ignoble humain sans scrupule.

Donnant congé au compagnon de la petite fille, le brigand, balançant son sac, s’aperçut de ma disparition. Précipitamment, il ouvrit sa besace et fouilla son contenu, lorsqu’il vit le trou béant que nous y avions pratiqué, moi et l’oiseau, il devint rouge de colère. Ses yeux globuleux balayaient la foule, il était à ma recherche.

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Jeu 12 Aoû 2010 14:50 
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Message d’Introduction à la Quête 21 : Guasina.


Soudain, une petite fée sortie de nulle part se pose sur l’épaule de la petite fille, qui sursaute, un peu surprise.

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La petite fée tient un parchemin en main, et s’époussette un peu avant de prendre la parole d’une voix claire, après avoir lu un nom indiqué sur le petit parchemin.

« Bonjour bonjour, je dois donner ceci à la dénommée Guasina Roquin ! »

La petite fille la regarde avec des grands yeux, et lui rétorque :

« Mais… Je ne suis pas cette Guasina ! »

La fée hausse les épaules et précise alors :

« Ça je le sais, puisqu’elle est cachée dans votre manteau. »

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Jeu 12 Aoû 2010 16:25 
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Occupée à observer l’affreux barbu qui m’avait kidnappé, je n’avais pas vu la fée qui s’était posée juste à côté de moi, sur l’épaule de la fillette blondinette. Ce qui explique mon sursaut, lorsque je l’entendis m’interpeler. Non seulement, elle savait que j’étais là, sous ma cape qui normalement aurait due me camoufler, mais en plus elle connaissait mon nom en entier.
Aussi surprise que moi, la jeune demoiselle répondit à ma place expliquant qu’elle n’était pas la Guasina en question.
C’est donc avec empressement que je rabattis mon mignon capuchon.
Ce que j’aperçus me surprit grandement. Devant moi, se tenait, une très jolie lutine. Je savais que nous n’étions pas toutes identiques, mais j’ignorais que certains peuples de lutins pouvaient posséder des ailes. De taille légèrement inférieure à la mienne, toute délicate, elle m’observait de ses admirables yeux bleus, et son élégante chevelure ondulait légèrement. Sans plus tarder je me présentai :

« C’est bien moi Guasina Roquin. »

Je restai ainsi quelques instants la bouche ouverte, il aurait été plus poli de parler davantage, mais je ne savais pas quoi lui dire d’autre. Dans ses mains gantées, elle tenait un parchemin qui m’était sans doute destiné. Curieuse, mais patiente j’attendis poliment sa réplique.

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Jeu 12 Aoû 2010 18:26 
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La petite fée hausse une fois de plus les épaules à ton intervention, et sourit avec sympathie.

« Je le savais, que c’était vous. »

Elle te tend alors le petit parchemin qu’elle tenait en main, tout en parlant à nouveau :

« Guasina Roquin, vous avez été sélectionnée pour participer à la Grande Croisière organisée par la Compagnie Air Gris. Voici votre billet gagnant. »

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Et aussitôt que tu l’as en main, elle s’envole et disparait aussi vite qu’elle n’est arrivée…

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Ven 13 Aoû 2010 07:50 
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Message d’Introduction à la Quête 21 : Karz.


Peu après l’incident de la petite fée sur l’épaule de la petite fille, et du départ soudain de la lutine à dos de corbeau, sous le regard médusé de son ancien propriétaire, la même petite fée apparait devant toi, tout sourire.

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« Bonjour, Karz. Vous avez été sélectionnée pour participer à la grande Croisière organisée par la Compagnie Air Gris. Voici votre billet gagnant ! »

Aussitôt, elle te tendit le petit papier, qui n’était rien d’autre qu’un billet gagnant pour une grande croisière organisée par Air Gris, la Compagnie de vol sur Yuimen.

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La petite fée te fit un clin d’œil avant de disparaitre aussi vite qu’elle n’était apparue.
À la zone d’embarcation, un Aynore t’attend, avec son pilote sindel. À ton arrivée, il te souhaite la bienvenue et t’annonce qu’il t’embarque pour Kendra Kâr, où l’Aynore de la croisière est situé. Le voyage est court et se passe sans encombre… Et bien vite, vous arriver sur la zone d’embarcation de Kendra Kâr, peuplée d’une foule pressée autour d’un majestueux aynore.

[HRP : Ce voyage n’est pas une partie très importante en soi de la quête, raison pour laquelle il est un peu expédié. Pour ton prochain post, tu peux choisir entre poster ici ton départ, ou directement tout poster d’un coup dans ce sujet. Bienvenue dans la quête !]

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Jeu 19 Aoû 2010 23:08 
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[=> port de Lehber]

Au fond de la cale du bateau le désespoir et le manque de volonté se fesaient sentir. Dans la cage il régnait une odeur de décomposition, de déchets et de sueur âcre. Il ne restait désormais que Tarjha et un de ses frères loups. Le manque d'eau et la maladie avaient eu raison des deux autres. Les survivants avaient perdu toute combativité et envie de vivre. Désormais libérés de leurs chaines Tarjha et son frère s'étaient mis au fond de la cage, loin des cadavres grouillants de vers de leurs frères. Tarjha était assise, les jambes croisées et tenait son frère contre elle. Elle entendait l'effervescence des marins comme un bourdonnement au dessus de leurs tête. Mais aujourd'hui ils semblaient bien plus agités que d'ordinaire, et le bateau se mit à moins tanguer.
Alors que la jeune femme enfouissait son visage dans le pelage de son jeune frère, la porte de la cale s'ouvrit en grand et la lumière du soleil vint l'éblouir. Elle cligna des yeux plusieurs fois et finit par distinguer de nombreuses silhouettes qui se mirent a transporter les paquets autours de la cage. Soudain le chariot se mit à bouger. En se retournant Tarjha aperçut les trois hommes qui lui avait fait subir toute cette tragédie. Ils attelèrent un cheval et entrainèrent le chariot hors de la cale.
Dehors Tarjha ne put s'empêcher de tourner ses yeux vers le ciel qu'elle n'avait pas vu depuis plusieurs jours. Elle ne l'avait jamais vu aussi bleu et la lumière environnante était si vive qu'elle eu du mal à fixer le soleil. Ses yeux observèrent alors les oiseaux et tout le paysage nouveau qui se présentait devant elle. Le chariot descendit du bateau et fit quelques mètres. Durant la traversée Tarjha avait beaucoup écouté les marins et avait même appris à reproduire certains sons qu'ils produisaient pour se parler. Aussi lorsqu'au premier cahot du chariot elle se cogna elle ne put s'empêcher de dire un mot:


-Mal!

Bien sur elle l'avait simplement murmuré mais l'homme au fouet l'avait tout de même entendu et il brandit son arme pour le faire claquer contre la cage. Tarjha eut en premier un réflexe de protection pour son frère et elle même mais lorsque l'homme se retourna pour continuer sa route elle le regarda avec des yeux emplis de rage et la mâchoire crispée.
Le chariot continua d'avancer quelques mètres et arriva au bout du quai. Le mercenaire fit un signe à ses compagnons qui, d'un geste rapide attachèrent les chaines des loups aux barreaux de la cage. L'homme au fouet ouvrit alors la cage et attrapa les cadavres qui trainaient au milieu des restes de nourriture et de déchets. Il les jeta sur le sol et les regarda d'un air de dégout.


-Pff ils sont plein d'asticots. Même pas bons à vendre! Laissons les aux chiens ils ne nous servirons plus à rien!

Il donna un coup de pied dans les cadavres et ordonna à ses compagnons de se mettre en route. Devant la scène Tarjha se mit à grogner. Sa haine avait encore augmenté d'un cran et elle bouillonnait maintenant. Aussitôt le chariot éloigné les chiens et les goélands se jetèrent sur les cadavres pour se repaitre. Les deux loups observèrent la scène jusqu'à ce qu'elle ne soit plus visible.
La charrette avait tourné dans une ruelle un peu à l'écart et s'était arrêtée. L'un des hommes prit la parole.


-Bon alors qu'est ce qu'on fait maintenant? Il ne reste qu'un loup mais pas encore assez gros pour en tirer quelque chose et cette espèce de ... sauvageonne.

-On peut tout les deux les vendre. Le loup pourrait être dressé comme un chien ou vendu à un éleveur. Quand à la fille j'ai mon idée. Héhéhé

Il regarda alors Tarjha avec un air tellement mauvais que même la jeune femme eut un mouvement de recul et de crainte.

-On vas la dresser et l'éduquer un peu, on la montrera sur les marchés. On vas pouvoir se faire un peu d'argent facile avec tous ces idiots qui viendront par curiosité. Ensuite quand elle sera plus docile on la vendra à un bordel ou une taverne.

Les trois hommes se mirent à ricaner à cette idée. Ils continuèrent plusieurs minutes à discuter ainsi puis ils décidèrent de rester quelques instants pour manger. Ils balancèrent les restes à leurs captifs après les avoir détachés.

_________________
Image Tarjha, fière louve solitaire.


Dernière édition par Tarjha le Ven 27 Aoû 2010 14:30, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Ven 20 Aoû 2010 12:21 
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J'arrivais au port de Tulorim heureux de mon achat et de mon futur voyage vers des terres inconnues.

Que dire du port? C'était vraiment grand, il y avait quelques bateaux amarré au quai et quelques boutiques d'accessoire de pêche et même une poissonnerie. Enfin, j'allais quitter cette ville malfamée qui m'avait coûté mon moral. J'arrivais par une ruelle délabrée et je voyais encore l'horreur, devant moi, il y avait une jeune fille nue, attachée dans une cage. Je supposais que le louveteau à côté était à la demoiselle car elle le regardait d'un air triste.

Des mots que des hommes prononçaient m'en faisaient déduire que c'était eux les ravisseurs de cette pauvre fille.

"On vas la dresser et l'éduquer un peu, on la montrera sur les marchés. On vas pouvoir se faire un peu d'argent facile avec tous ces idiots qui viendront par curiosité. Ensuite quand elle sera plus docile on la vendra à un bordel ou une taverne".

Je ne pouvais pas laisser faire ça. C'était honteux de traiter ainsi une jeune femme, même n'importe qui d'autres, de quel que soit son appartenance à un peuple ou sa croyance envers un dieu. Je réfléchissais une petite minute à un plan.

Je m'étais caché dans une autre ruelle et j'avais glissé quelques cailloux dans ma bourse. Je me rendais après vers les hommes en prenant un air hautain.

"Humain, j'ai entendu, je veux vous acheter cette fille".

Je montrais la bourse pleine de cailloux qui paraissaient être d'innombrables Yus.

L'un des humains s'approchait, mais je retenais la bourse.

"Pas avant d'avoir testé la marchandise idiot, montrait là moi".

Je prenais le ton sec d'un habitué aux achats d'esclaves. L'homme était en colèr.

"On me parle pas comme ça à moi elfe"

"Moi je vous parle comme ça, si vous voulez l'argent, il va falloir que j'y goûte un peu"

Un autre homme me disais d'y allez. Il m'ouvrit la cage, je faisais un clin d'œil rassurant à la fille et se retournait vers moi, j'étais juste devant lui et là tout se passa pour moi au ralentit.
J'avais poussé l'homme dans la cage, c'était celui avec deux sabres à la ceinture et j'avait sorti mon épée avec la main droite, ma main directrice, je me retournais mais l'un des hommes me retenait le bras avec un fouet, je le prenais de la main gauche et tirais de toutes mes forces.

Je supposais que la jeune fille avait tenu l'homme qui était dans une position de faiblesse. L'autre homme se rapprochait dangereusement de moi. L'homme au fouet me tenait fermement le bras, j'essayais de me débattre, mais il ne me lâchais pas, c'est alors que je passais mon épée de la main droite à la main gauche pour me protéger de l'assaut de l'épéiste. Je parais ses coups avec difficultés, il reculais et avançais rapidement, c'était une feinte pour me blesser, pour me faire lâcher mon arme il m'avait entaillé le bras. Du sang coulé en abbondance de ma plaie, mais je cachais ma douleur. J'avais une idée. Je sautais de côté pour essayer de déstabiliser le manieur de fouet, mais il ne bougeait pas. J'avais de la ressource car cinq secondes, je tranchais le fouet, je reprenais l'épée à la main droite et combattait mon assaillant. J'avais compris comment il se battait, il faisait virevolter son épée de bas en haut, une bien bête technique. Je parais son attaque et lui avait donné un violent coup de pied à l'estomac. Pendant ce temps l'autre homme avait sorti un arc et avait commencé à tirer.

L'épéiste était désarçonné par mon attaque, je me jetais sur lui en maintenant son bras pour ne pas que son épée m'atteigne, l'autre tirait une flèche sans faire attention à son ami qui eut le dos transpercé.

Je me servais du corps comme bouclier, je fonçais sur mon dernier ennemi en criant, faisant sortir ma rage. Je tombais alors sur lui avec le cadavre qui avait roulé. L'homme était à terre, je le rouais de coup, mes poings commençait à saigner, mais je m'en fichais. Mes coups étaient de plus en fort, je voyais du sang sortir son nez de sa bouche, j'entendais des craquements sonores et puis,... plus rien, je lui avais pris sa vie.

Je me retournais et la jeune fille tenait difficilement le troisième larron. Je sortais mon arc et tirais une flèche, elle allait se planter dans le crâne de l'homme. Je rangeais mes armes.

"Porc"

Je ne devais pas m'attarder à fouiller le corps des hommes, j'avais pris les rennes du chariot et je fouettais les chevaux qui hennissaient. Il commençaient à cavaler dans les ruelles du port assez difficilement.

>>>>>>Suite Les ruelles

_________________
Killak Goddien, Elfe Blanc, Rodeur


Dernière édition par Killak Goddien le Mer 25 Aoû 2010 12:31, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Ven 20 Aoû 2010 15:52 
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[hrp= attention contenue légèrement violent.]

Le repas avait été de courte durée. Les quelques morceaux de viandes lancés par les hommes avaient été rapidement engloutis par les loups. Les hommes étaient sur le point d'attacher à nouveau les chaines lorsqu'ils furent interrompus par un homme. Tarjha releva la tête rapidement. L'homme en question avait une apparence différente de ce qu'elle avait vu jusque là, ses cheveux semblaient légers et luisaient au soleil. Son odeur était elle aussi différente, il sentait le bois et portait sur son épaule l'odeur d'un animal, un animal qui avait confiance en lui. Le bruit de ses pas était léger et ne claquait pas sur le pavé. Il brillait d'une belle couleur argentée sous ses habits. Une étrange fascination emplit la jeune femme. Tarjha l'observa alors, posant la main sur la tête de son jeune frère qui s'était légèrement agité.
L'elfe s'avança en tendant une bourse devant lui et s'adressa aux hommes avec fermeté et autorité.


-"Humain, j'ai entendu, je veux vous acheter cette fille"

L'homme au fouet eut un regard méfiant et s'avança mais fût stoppé par l'elfe qui fit mine de ranger sa bourse.

-"Pas avant d'avoir testé la marchandise idiot, montrez la moi"

Les deux compagnons de l'homme au fouet s'avancèrent pour ouvrir la cage. Tarjha sembla retrouver un peu de vivacité. Ils ouvrirent la cage alors que l'elfe regarda la jeune femme avec un visage doux et un petit sourire avec un clin d'œil. Tarjha s'arrêta quelques secondes, figées par l'impression qui la traversa.
Tout se passa alors très vite. L'homme au fouet fût poussé à la renverse dans la cage. Il s'écrasa dans les restes d'asticots et de déchets qui trainaient au milieu de la cage. Il tenta de se relever mais à se moment là Tarjha se mis a tirer sur sa chaine. Il était là, a porter de ses griffes et de ses crocs. La jeune femme fit appel à toute la force qui lui restait dans ses muscles, la mâchoire ouverte et crispée. Le visage agressif comme jamais. La chaine avait été mal attachée et elle finit par céder, emportant un morceau du plancher. Elle se jeta alors sur l'homme avec rage. L'homme se débattit et une lute acharnée commença dans la cage. Plus rien autour de Tarjha n'avait d'importance, une seule idée l'obsédait: tuer, tuer, tuer.

L'homme poussa tarjha en arrière et se releva en glissant. Tarjha alla s'écraser avec violence contre les barreaux froid et tomba à genoux une fraction de secondes. L'homme tenta alors de se diriger vers l'extérieur mais la jeune femme sauta sur son dos et le mordit au niveau de l'omoplate. L'homme se retourna dans un cri et agrippa la crinière rousse de la sauvageonne pour la jeter par terre. Le dos de Tarjha percuta le sol mais elle ne prit pas le temps de reprendre son souffle et envoya sa jambe droite dans celles de l'homme qui tomba devant elle. Elle enserra de ses bras le torse de celui-ci et tenta de le maintenir. Tout a coup l'homme poussa un dernier cri et ne bougea plus. Tarjha n'y prit même pas attention, il ne résistait plus. Elle le balança derrière elle et se mit a le mordre et le griffer avec violence. Elle le défigura totalement et lui arracha lambeaux de chaire après lambeaux de chaire. Elle avait laissé s'échapper sa rage et semblait ne plus pouvoir s'arrêter. Elle se mit a gémir et grogner au rythme de ses coups de dents et de griffes. Les larmes commencèrent à couler et ses cheveux se mirent à coller a son visage. Elle se coupa légèrement avec les deux sabres que l'homme portait toujours à sa taille. C'est alors qu'elle reprit légèrement ses esprits, elle les arracha et se mit à planter un à un les sabres dans le corps déjà meurtris de l'homme. Le sang vint tacher le corps nu de la jeune femme et moucheta tout le décors autour d'elle.
Soudain le chariot se mit à bouger. Tarjha perdit l'équilibre et tomba à la renverse. Lorsqu'elle releva la tête, elle vit l'elfe assis de l'autre côté des barreaux. Les chevaux s'étaient mis à courir balançant le chariot et son chargement de façon chaotique. Tarjha fût plusieurs fois projetée contre les barreaux. Elle rampa tant bien que mal en direction de son frère et fini par se coucher à côté de lui en s'agrippant du mieux qu'elle pouvait.
Lorsque le chariot s'arrêta enfin, les jambes de la jeune femme tremblaient. Elle s'agrippa aux barreau et regarda en direction de l'elfe. Puis sans s'y attarder plus longtemps elle tenta de délivrer son frère de ses chaines. Elle tira sur les chaines avec acharnement et s'écorcha les ongles à vif.


-> les alentours de Tulorim.

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Image Tarjha, fière louve solitaire.


Dernière édition par Tarjha le Jeu 26 Aoû 2010 10:07, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Dim 22 Aoû 2010 05:25 
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L'odeur de la mer était perceptible même avant d'arriver au port. Le chant des oiseaux marins se faisait entendre au loin ainsi que des chants de marin étouffés par le bruit des vagues. Le soleil était bon, et une légère brise fraiche soufflait sur eux. Miha avait guidée Alistair au port sans aucun accrochage et sans détour non intentionnel. Arrivé près des embarcations, elle s'arrêta et fit face au jeune homme. Le scrutant des yeux, elle avait cette impression étrange que quand il serait partit, tout changerait. Elle changea la direction de son regard pour admirer l'horizon. Plaçant une main au-dessus de ses yeux pour les protéger du soleil elle s'adressa au voleur.

"C'est ici, le port de Tulorim!" Elle sourit timidement."Tu crois que l'on se reverra?"

_________________
~ Miha ~ Chasseuse de Prime ~ Niveau 7 ~


Dernière édition par Miha le Mar 24 Aoû 2010 02:02, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Dim 22 Aoû 2010 22:14 
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Quand Alistair l'eut réveillée, Miha le conduisit jusqu'au port, assez rapidement pour ne pas éveiller sa colère mais pas assez pour le contenter tout à fait. Arrivés à destination, Miha se fit nostalgique. Elle ne devait pas avoir eu beaucoup de contacts dans sa vie pour apprécier un homme qui venait de lui amener ennuie sur ennuie.

Elle avait beau n'être qu'une jeune voleuse trop gentille pour quoi que ce soit, il aurait sûrement besoin d'elle plus tard et avait besoin d'une loyauté qu'il ne pouvait exiger par la force. Aussi, à sa question concernant des retrouvailles, il laissa planer un espoir.

"Bien sûr qu'on se reverra, je reviendrais même te chercher quand j'aurais fait ce que j'ai à faire."

Il passa très rapidement une main dans les cheveux de Miha puis partit en direction de "La Perle Rouge" en un éclair.

(Dommage, j'en aurais quand même bien fait mon quatre heure celle-là.)

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Dim 22 Aoû 2010 23:50 
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Localisation: Kendra-Kâr
"Bien sûr qu'on se reverra, je reviendrais même te chercher quand j'aurais fait ce que j'ai à faire."

Le côté curieux de Miha aurait voulu en savoir plus sur ce qu'il avait à faire, mais il n'en eut pas le temps. Une main caressa rapidement ses cheveux, la coupant dans ce qu'elle s’apprêtait à dire. Elle se retourna, mais le voleur était déjà loin. Elle ne saurait pas ce qu'il voulait dire avant que ça arrive.

Elle continua de marcher sur les quais, elle croisa quelques personnes, mais à chaque fois elle était dans leurs chemins et les dérangeaient. Croiser une dame les forçaient à la contourner, et Miha commençait à se sentir inutile. N'ayant personne à guider, elle décida d'aller ailleurs.

Le marché de Tulorim

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~ Miha ~ Chasseuse de Prime ~ Niveau 7 ~


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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Sam 28 Aoû 2010 04:10 
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Avant Grigwig le beau... ou pas !
Bien que loin de l'auberge, j'avais encore l'impression d'entendre les cris du gérant. Il faut dire qu'il avait des raisons d'être énervé, et que je ne l'avais pas franchement aidé à se calmer... Enfin, aucune importance: je ne serai bientôt plus à Tulorim. Devant moi, je voyais déjà la silhouette des bateaux se profilaient, et de l'eau à perte de vue. Je m'arrêtai pour pouvoir contempler cette chose magnifique qu'est l'océan. Une beauté presque irréelle... Mais quelque chose vint troubler ce moment de paix, ou plutôt quelqu'un. Je le compris au moment où une main se posa sur ma bouche et qu'un bras m'enserra au niveau du cou, après quoi je fus tiré de force à l'écart de toutes personnes susceptibles de voir ce qui allait se passer. La courte ballade fut terminée au moment où l'homme me lança de façon violente contre un mur.

Aussitôt, une tâche se forma au niveau de ma hanche. Serrant les dents, je regardai mon agresseur. Il devait faire ma taille, et n'était probablement pas plus fort que moi physiquement parlant, bien que ma blessure lui donnait un bonus non négligeable. Il était chauve, et un sourire me révéla des dents jaunes. Deux yeux marrons étaient encastrés dans un visage des plus communs. L'homme était torse nu et portait comme seule arme une épée, solidement attachée à sa hanche. Il me toisa du regard un bref moment, et lâcha d'une voix extrêmement grave :
« Pas de doutes, c'est toi l'gars que Grigwig m'a envoyé pourchassé ! C't'une chance de t'avoir choppé avant que tu n'prennes un bateau... Ah, oui... Grigwig te veut mort ! »

Sur quoi il dégaina son épée, et donna un puissant coup vertical, ne me laissant même pas le temps de réagir. La lame n'allait pas tarder à me sectionner le bras quand je compris ce qu'il se passait. Prenant sur moi, et tachant de résister à la douleur, j'envoyai un puissant coup de pied dans l'estomac de l'homme qui parut bien étonné que sa proie se débatte. Il recula un peu, me laissant le temps de me relever et de dégainer mon arme à mon tour. L'endroit où m'avait emmené l'homme était clairement isolé, n'ayant toujours vu personne passer malgré le vacarme que faisait à lui seul mon agresseur. Le lieu en lui-même n'était pourtant pas le plus moche de la ville. À sa droite, à quelques dizaines de mètres, il y avait un muret, et, en contrebas, on pouvait voir l'océan. À sa gauche se trouvait une cabane, ou plutôt un cabanon qui, s'il était rénové et débarrassé des mauvaises herbes, serait sûrement sublime. La seule chose qui pouvait ternir ce spectacle se trouvait dans mon dos : un gigantesque mur, en mauvaise état, délimitant l'endroit, privant ainsi la personne qui voudrait habiter ici du sentiment de liberté procuré par l'océan.

Enfin, le moment était plutôt mal choisi pour réfléchir à des choses comme ça, car déjà l'homme retournait à la charge, décidé à ramener ma tête à l'aubergiste. Il tenait son épée à deux mains, et pointait sa lame au niveau de ma gorge, s'attendant à voir gicler le sang d'un moment à l'autre. De mon côté, les choses ne se présentaient pas aussi bien, étant obligé de tenir mon épée d'une seule main, l'autre s'occupant de compresser la blessure pour stopper l'hémorragie le temps du combat. Je choisissais de tenir mon épée de la main droite, n'étant pas ambidextre, à mon grand regret.

Actuellement, je me demandais si l'homme se rendait compte du nombre d'ouvertures dans sa garde. Si j'avais été opérationnel, sa tête aurait déjà roulé au sol. Mais, faute de mieux, je fis une légère esquive sur la droite, et eus dans la tête l'idée de lui couper le bras droit. Au moment où l'homme passa à côté de moi, de par mon esquive, je lui abattis mon épée de toutes mes forces sur son bras. Je voyais déjà mentalement le bras voler dans un geyser rouge, et l'homme tombait à terre dans un hurlement de douleur. Mais rien de tout cela ne se produisit, car au moment où il passa à mon niveau, il enleva une main de son épée et la passa dans son dos. D'un mouvement extrêmement rapide, il dégaina une dague et donna un coup vertical. Heureusement pour moi, la vitesse de l'action ne lui permit pas de viser avec précision, et il ne me fit qu'une blessure superficielle à l'abdomen.

Je reculai un peu, le temps de reconsidérer mon adversaire : de toute évidence, je l'avais sous-estimé... Bien fait pour moi. Il ne faut jamais crier victoire trop vite. Si mon adversaire avait été un peu plus grand, ça aurait été ma gorge qui aurait été tranchée ! Je décidai donc de prendre le combat un peu plus au sérieux, et cette fois, ce serait moi qui allait attaquer, pour voir comment il allait réagir. Si tôt dit, si tôt fait, je chargeai le plus vite que je pus, en prenant en compte le fait que je sois blessé, l'épée devant moi, juste au cas-où je devrais parer une nouvelle attaque rapide. Le chauve me regardait, avec un sourire amusé sur le visage : pour lui, j'étais déjà mort apparemment. Mais je ne partageais pas son avis, loin de là...

Mon adversaire était imprévisible, je devrais donc l'être moi aussi. C'est pourquoi, une fois arrivé à son niveau, je sautai. Le plus rapidement que je le pouvais, je bondis sur lui, épée brandie au dessus de ma tête, prêt à lui donner un coup fatal. Il fut surpris par une manœuvre comme celle-ci, et n'eut pas le temps de se mettre dans une position de garde convenable. La lame de sa dague, qui fut la première à arriver pour parer l'attaquer qui visait sa tête, se fendit puis, un bref instant plus tard, se brisa. Mais ce bref instant lui permit d'armer un coup de pied qu'il m'envoya dans les côtes, mais mon épée eut quand même le temps d'entailler un peu le haut de son crâne chauve. Du sang s'écoulait d'ailleurs de la blessure, et coulait le long de son front, avant de perler, goutte par goutte, sur le sol, une fois le menton atteint. Pour ma part, le coup n'avait pas été si puissant que ça, mais, comme par hasard, avait touché cette saleté de blessure. Vraiment, mon combat dans l'arène restera un très mauvais souvenir...

Titubant, et prenant appuis sur mon épée, j'étais en train de me relever quand un coup de poing m'arriva au niveau de la tempe, qui faillit me faire perdre connaissance. L'homme, qui avait apparemment une sacrée envie de se défouler, essaya de m'en donner un autre. Son poing ne rencontra qu'un sol de pierre bien dur à en juger par l'expression de douleur qui déformait son visage. En effet, au moment où il voulut me redonner un coup, j'avais tout simplement effectué une petite roulade. Le temps qu'il se remette me permit de me relever. Puis il chargea, l'épée prête à me trancher la gorge. Je fis de même. Les lames s'entrechoquèrent encore, et encore, et encore. Essoufflés, aucun des deux adversaires ne trouvaient d'ouvertures dans la garde de l'autre. Puis le chauve en eut assez, et voulu porter une attaque décisive, mais également très imprudente. Il fonçait à nouveau sur moi, l'épée brandit au-dessus de sa tête, prêt à la rabaisser. Ce genre d'attaque, il ne valait mieux pas les parer, sous peine de voir sa lame se briser.

Et c'est justement ce que je ne fis pas. Ce type d'attaque pouvait en effet devenir rapidement décisive, mais cela s'appliquait aussi bien à l'attaquant qu'au défenseur. Il arrivait à mon niveau, quand brusquement il piétina le sol pour s'arrêter. Je n'eus pas le temps d'anticiper de suite, tant persuader qu'aucune ruse ne se cachait derrière cette attaque pourtant tellement grossière. L'homme en profita pour passer d'une frappe verticale à horizontale. J'eus néanmoins le temps de mettre mon épée devant la trajectoire de l'arme, ce qui rallongea mon espérance de vie de quelques secondes. En effet, bien que l'épée de mon adversaire ne parvint pas à entamer la chair, elle réussit néanmoins à me désarmer, mon épée se mettant à voltiger au loin... Tiens donc, cela me rappelait un certain combat dans l'arène.

L'homme ricana : il avait gagné. Dans quelques instants, ma tête roulerait à ses pieds, et c'en serait fini de moi. J'aurais eu une belle vie ! Enfin, je présume, mon amnésie ne me permettant pas de l'affirmer avec exactitude, mais bon. L'homme leva son épée. Je baissai la tête et soudain, l'espoir m'envahit de nouveau : il y avait une solution, qui me coûterait néanmoins une blessure supplémentaire, mais mes mitaines devraient un peu me protéger. L'homme abaissa violemment son épée, qui atteint la pierre, provoquant un bruit suraigu. il me poursuivit, ricanant de plus belle quand il me vit trébucher et m'étaler de tout mon long sur le sol. Je le sentais, il était juste derrière moi, il allait abattre son épée et je mourrai...

Du moins, c'est ce qu'il devait croire... jusqu'au moment où son sang se répandit sur le sol, et qu'il s'arrêta net, avant de tituber, se tenant au ventre. Médusé, il regarda ce que je tenais, et dit un dernier mot avant de mourir : « Merde... » Sans plus attendre, je lâchai rapidement la lame brisée de la dague, qui m'avait quand même un peu entaillé la main. Puis je regardai à nouveau l'homme, qui continuait à se vider de son sang, la blessure étant bien plus profonde qu'elle en avait l'air. Cela servirait de leçon à Grigwig. Enfin, je l'espérais, car pour moi, il était désormais hors de question de prendre un bateau avec ma blessure ouverte... Je ne voulais pas mourir en chemin... Boitillant, je me redirigea donc dans la ville, espérant que tout cela allait s'arranger, et que mes futures rencontres se dérouleraient mieux...

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Mer 8 Sep 2010 20:00 
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précédemment :En route pour Tulorim


La peau blanche qu'elle était arpentait les quais avec pour seul objectif trouver rapidement une ruelle dans laquelle s'engouffrer afin d'entrer dans la ville.
Oryash tout en avançant péniblement à cause de la foule qui se massait là remarqua que le port de Tulorim était semblable à tant d'autre par son agitation mais pourtant différent dans son atmosphère.

L'air était lourd de chaleur et la plupart des habitants habillés légers. Elle slalomait entre les charrettes évitant parfois de se faire rouler sur les pieds.
Des regards se posaient sur elle comme si la population était étonnée de voir en ville une peau blanche. Après tout vu la chaleur, elle devait leur paraitre bien loin de chez elle.

Elle passait près d'un vendeur de fruits quand il s'exclama fortement afin qu'elle vienne à l'entendre.

"Non mais regarde moi ça ! En voilà une que je mettrais volontiers dans mon lit par une nuit bien chaude! Elle ne refroidirait sans doute! Ah ah ah ah!"

Un rire gras et moqueur. Les Phalanges de Fenris étaient connu pour avoir une peau plus froide que la normale.

Oryash ne fit pas cas de la remarque de l'individu et se contenta de butter dans un des pieds de l'étal qui chuta vers l'avant, ce qui entraina une avalanche de fruits en tous genres sur la chaussée.
Avec toute cette foule, il lui fut aisé de disparaitre alors que des gamins des rues, la faim au ventre se jetaient sur les fruits tombés au sol, remerciant les dieux pour cette chance inouïe.

Oryash finit par arriver au bout des quais et s'engouffra dans la première ruelle venue, un seul objectif en tête;trouver ce pour quoi elle était venue en cette cité...

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 Sujet du message: Re: Port de Tulorim
MessagePosté: Mer 29 Sep 2010 02:51 
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(((Alexandros = Iskander)))

Sur le pont d’un navire marchand, des matelots s’affairaient à amarrer ce dernier sous les ordres du capitaine, répétés de vive voix par son second. Un jeune homme dans la vingtaine se trouvait à la proue, ne semblant pas le moins du monde perturbé par les différentes manœuvres. La main droite posée sur le pommeau d'une sorte d'épée ou de hache, il mâchait tranquillement du Ma-Knisa. Après plus de trois semaines à sillonner la mer à bord du Bucephalos, il s'était habitué au goût particulier de cette feuille du désert. Toutefois, il lui tardait de retrouver la terre ferme et de prendre un repas plus consistant. En raison de circonstances imprévisibles, le trajet avait été prolongé de plusieurs jours et l'équipage n'avait eu d'autre choix que de rationner la nourriture restante.

Une lueur de curiosité brillant dans le regard, il observait l’activité du port avec intérêt. Sous ses yeux se découpaient les bâtiments délabrés de la cité de Tulorim, sa ville natale et la capitale du comté de Wiehl, sous le soleil de midi. Comme toujours, la cité présentait un triste état d’abandonnement qui ne correspondait pas à la frénésie qui régnait dans le port. Des douzaines d’hommes déchargeaient les navires de leur précieuse cargaison: épices, métaux précieux, textiles, etc. Ce contraste entre l’apparence des quartiers avoisinants et le port dressait un portrait représentatif de la situation politique du comté. Les bourgeois gouvernaient en maîtres sur le peuple et ils ne voulaient qu’une seule chose: encore plus d’argent. En tant que fils d’un marchand à la fortune conséquente, Alexandros était quotidiennement confronté aux disparités entre les riches et les pauvres. Malheureusement, le problème ne venait pas seulement du gouvernement. Plusieurs réseaux criminels, principalement de voleurs, se formaient régulièrement dans la ville portuaire. Sans compter que certains d'entre eux bénéficiaient justement de protecteurs influents.

Sentant une main se déposer sur son épaule, il se retourna pour en découvrir le propriétaire, interrompant par la même occasion, sa contemplation de la métropole. Ses yeux bleus océans rencontrèrent ceux identiques de son demi-frère Damokles. À l'exception de leurs cheveux bruns et du bleu de leurs yeux, les différences entre les deux hommes étaient multiples et pas seulement d'ordre vestimentaire. Son frère était pratiquement un sosie de leur géniteur avec ses traits plus fins alors qu'il ressemblait plutôt à son grand-père maternel. Ils étaient de la même corpulence, mais Alexandros dépassait son grand frère et la plupart des tuloriens d'une bonne dizaine de centimètres. De plus, ils avaient tous les deux des cheveux longs à la différence près que les siens atteignaient le haut de son dos alors que ceux de son frangin ne dépassaient pas la base de son cou. De son côté, il était vêtu d'une simple chemise en toile de couleur blanche, d'une paire de pantalon brun et de deux vieilles bottes noires qui lui permettaient de se fondre dans le décor. De l'autre côté, Damokles portait une chemise recouverte par un long manteau bleu-royal fermé par des boutons en argent, un foulard blanc, une paire de pantalon gris-bleu, des gants noirs et des bottes brunes qui lui donnait l'allure d'un jeune noble partant à l'aventure. Alexandros s'apprêtait à prendre la parole, mais son frère le prit de vitesse tout en retirant sa main.

« Arrête de rêvasser et va les aider. Le capitaine a besoin de tous les bras disponibles. »

Alexandros fixa son frère dans les yeux pendant une fraction de seconde avant de répondre par un sourire et un hochement d'acception. Il n'était pas du genre à éviter les efforts physiques et il appréciait la compagnie des marins qui faisaient d'excellents partenaires de rigolade et de boisson. Sans parler que l'équipage étaient en nombre réduit depuis une attaque de pirates et les tempêtes qu'ils avaient bravées pendant leur périple. Son aîné lui flanqua une claque amicale sur le dos avant de se diriger vers sa cabine. Malgré leur différence d'âge, ils entretenaient une relation d'amitié depuis leur enfance et ils avaient toujours été proche. Retenant une grimace de sympathie, Alexandros le regarda partir tout en se grattant la joue d'un air pensif. À vrai dire, il plaignait énormément son demi-frère qui devrait expliquer à leur père pourquoi ils arrivaient une semaine plus tard que prévue avec des dommages considérables et où était passée la cargaison de cèdre qu'ils devaient ramener du continent nordique. Depuis le début, le voyage avait été sous la responsabilité de Damokles et le maître de leur maison n'apprécierait probablement pas l'échec retentissant de l'expédition commerciale. Avalant la feuille de Knisa, il se dirigea vers le marin le plus proche.

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