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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Lun 22 Avr 2013 02:31 
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Intervention gmique pour Avaleia


Les gémissements d'Avaleia alertèrent le petit homme trapu qui lui tournait le dos. Celui-ci alarmé prévint son acolyte, plus grand et maigre.

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"Eh Patron, la petite est réveillée, je l'assomme de nouveau ? "


"Non, ce ne sera pas nécessaire, nous sommes presqu'arrivés "

Il disait vrai puisque quelques minutes plus tard, les chevaux s'arrêtèrent. Le petit lourdaud ramassa sans ménagement son paquet ficelé, le mit sur son épaule, franchit la porte d'un bâtiment de pierre qu'Avaleia ne put percevoir en détails puisqu'il faisait nuit. Une fois à l'intérieur, l'obscurité était encore plus complet. Il lâcha son paquet au sol puis partit.

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À votre service, pour le plaisir de rp !


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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Lun 29 Avr 2013 19:07 
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Ébrouant ma figure, mes cheveux volettent au vent quelques instants avant de retomber sur ma nuque. Je passe une main sur mon visage, comme pour en décrisper les traits avant de rouvrir les yeux et de constater ce qui s'étend devant moi. Une large route commerciale empruntée par une double file de caravane, l'une arrivant l'autre partant. Quelques rires et quelques éclats de voix surviennent à mes oreilles mais le son qui domine est celui du piétinement des chevaux, frappant leur fers contre la pierre, des roues heurtant les quelques pavés inégaux, et des marchandises qui bringuebalent.

Je jette un dernier regard derrière moi et lâche un léger soupir en admirant la superbe ville de Kendra-Kar. La cité Blanche m'était désormais inaccessible pour un bon moment, et tout ça à cause de la malhonnêteté d'un nobliau qui se croit important. Ce n'est pas parce que sa famille possède une vaste fortune, qu'il est habillé de collant soyeux et qu'il est entraîné par les meilleurs maîtres d'armes du continent qu'il peut se croire munis de toute les permissions, et notamment celle de bafouer l'honneur d'une famille qui si elle ne remonte pas ses racines à quelques illustres ancêtres, possède tout du moins sa dignité. L'on m'avait dit que cela risquait de se passer ainsi, mais je ne pouvais refuser le gant qu'il m'a jeté d'un air désinvolte quand je lui ai signalé qu'il allait lui en coûter si il ne ravalait pas ses propos. Ah elle était belle sa jupette d'escrime et son fleuret forgé par les meilleurs artisans du monde, mais même une lame de moindre qualité peut transpercer les chaires et les os d'un impertinent qui se croit au dessus de tout. Sa position de combat était à peine correcte et il brandissait son estoc comme un vulgaire plumeau. Ah ça quand il s'agissait de conter fleurette à une de mes sœurs pourtant déjà mariée à un autre en battant en duel un lourdeau qui n'a même pas osé porter une offensive à cause du rang de son adversaire, il était présent, mais quand il fallait assumer ses fanfaronnades dans un duel en règles avec de vrais armes et un adversaire qui ne craint pas votre statut...

A peine deux passe d'arme et je faisais déjà couler le premier sang, d'une légère estafilade au bras, mais le simplet arguait que cela n'arrêterais pas un vrai combat, que cela ne comptait donc pas et que le duel devait continuer. Il s'est alors jeté sur moi, oubliant sa garde, et j'ai transpercé de part en part son épaule puis lui ai demandé si il était satisfait ou si il fallait que je le tue pour qu'il comprenne sa défaite. Je pressais alors ma lame jusqu'à ce qu'il admette devant les témoins, le sien et le mien, n'avoir raconté qu'un tissu de mensonges concernant la vertu de ma sœur, et avoir commis une faute de jugement à son sujet. La rumeur de mon exploit s'était bien vite répandu, mais aussi la rumeur comme quoi je devrais recevoir la visite de spadassin sous peu. Obligé de faire ma valise à cause d'un noble mauvais perdant, la vie est si injuste.

Le cœur me serre un peu alors que j'évoque ce souvenir, à la fois de peine à cause du fait que je sois obligé de quitter ma famille et mon domicile, de colère envers cette homme que je regrette de ne pas avoir tué, et d'un peu de contentement d'avoir au moins réussi à le ridiculiser. Mais, baste... Je ne peux pas défaire ce qui a été fait et commence pour moi une nouvelle vie, celle du chevalier itinérant. Je me ferais un nom, et rendrait celui de ma famille plus important encore que celui de qui veut me tuer. Je deviendrait une légende pour les générations à venir, et tombera à jamais en déchéance la famille qui a osé me défier. Je fuit à cause de leur tactique de lâche, car si je sais pouvoir battre cent des hommes qu'ils m'enverraient, il suffirait d'un coup de chance d'un cent-unième pour m'avoir, et je ne veux prendre un tel risque.

Je me force à quitter ces souvenirs et ces réflexions, et continue ma marche. Je pose instinctivement ma main sur ma rapière à intervalles réguliers. Je me sens rassuré par sa présence, elle m'assurait de pouvoir me défendre contre tout ce qui me serait envoyé. Avec ma fidèle épée à mes côtés, je ne craint aucun danger. Dussé-je affronter un dragon, je suis sur qu'elle pourra s'infiltrer entre deux de ses écailles et se frayer un chemin jusqu'à son cœur.

Au bout d'un moment, je décide de garder de manière permanente ce contact en laissant ma main gauche reposer sur son pommeau. Mes pieds, confortablement installés dans mes bottes, dévalent la route sans cesser tandis que, situé à droite de la file de caravanes entrant dans Kendra Kâr, j'observe cette dernière et ses composantes. Ainsi je vois nombre visage rubicond de marchands oisifs, de faciès durs de mercenaires peu recommandables qui prennent leur métier à cœur, la bedaine de guerriers qui ont arpentés sans danger ce chemin trop de fois lors de leur morne existence, et des visages d'enfants qui en ont déjà trop vu à leur âge, sans cesses confronté aux périls de l'extérieur.

Alors que le soleil atteignait son zénith et que la faim me gagna, je me résolus à m'arrêter au coin de la route, d'autant que mes jambes commençaient à se fourbir, et je m'assis donc en tailleur pour prendre mon repas, mais non sans une certaine gêne. Autant que je m'y habitue dès maintenant, et puis de toute façon, tout récit épique comporte au moins une scène de ce genre. Seulement je n'ai ici aucun compagnon, aucuns frères d'armes avec lequel partager ma tranche de viande salée, et surtout j'ai l'impression que quelque chose ne va pas. Et alors que je vois par la fenêtre quelques roturiers déguster des repas complets à l'intérieur de leur caravane, je me sens idiot, les fesses dans l'herbe, surtout lorsque certains gosses me pointent du doigts, alors que j'estime que nos places devraient être inversés. J'enrage contre la situation actuelle qui enlève toute réalité, si ce n'en est la symbolique, à mon titre. J'essaye de me convaincre que la symbolique en est la seule chose qui compte, mais ma viande a quelque peu de mal à passer correctement. J'essaye de l'y aider avec une lampée de vin, mais me rends vite compte que j'en ai besoin de plus d'une après le tort qui vient de m'être fait. Et alors que ma soif semble inextinguible, ma raison me force à reboucher cette gourde lorsque je commence à sentir le débit du liquide dans ma bouche diminuer, signe que j'en ai consommé bien plus que ce que j'avais souhaité.

Alors que je repart, je me sens d'une humeur des plus maussades, et je ressasse mon amertume et la douleur qui agite mes jambes à force de marche tant et si bien que j'ai l'impression d'assister à l'après-midi la plus longue de toute mon existence.

Après quelques heures de marches et alors que je sens le fond de l'air se rafraîchir, j'essuie du revers de la main une goutte de sueur qui traîne sur mon front depuis trop longtemps et m'arrête un instant de marcher, portant mon regard vers le ciel. Un quart de lune illumine les environs boisés, et un fin vent me fait frissonner. Alors que je regarde les alentours, je ne vois rien d'autres que quelques arbres éparses formant un petit bois à la gauche de ma position, une route quasi déserte et une vaste plaine. Pas un abri visible dans le coin.

J'y répugne mais j'installe mon sac de couchage ici et dresse au dessus de ma tête une vulgaire tente. Rendez vous compte, une simple toile me servira de toit cette nuit ci. Et alors que je garde mes vêtements sur moi, je pose ma rapière à la droite de ma couche. Et alors que j'essaye de trouver le sommeil, je suis assailli de pensée. J'ai froid, je n'ai pas mangé à ma faim car je dois me rationner, je me sens sale et ai envie de prendre un bain, je veux une servante dans ma couche pour égayer la nuit. Saleté de chienne de vie. Mon destin, pourquoi tu m'as fait un coup fourré pareil ? Et je n'ai même pas rencontré de brigand ni rien, juste des cailloux et de l'herbe. Pas de monstre à terrasser, de bandit à déloger, de villageois en liesse ni rien, et si cela n'arrive pas, je ne vois pas pas ce que je vais faire avec 50 pauvres yus dans ma bourse.

Et alors que je me retourne sans cesse dans ma couverture, la nuit continue de s'écouler paisiblement, lentement, trop lentement au goût de celui qui ne trouve pas le sommeil mais essaye quand même de s'endormir.

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Dernière édition par Godric D'Allarion le Jeu 2 Mai 2013 21:50, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Jeu 2 Mai 2013 20:19 
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Alors que j'ouvre les yeux, je ressens une vive douleur du côté droit de mon crane, j'essaye de l'atteindre de ma main, mais me rends compte que je ne puis la bouger. Le frottement de la corde qui lie mes poignets me brûle la peau, et un même traitement a été réservé à mes pieds lorsque je m'inspecte. Un fin rai de lumière me dévoile mes alentours, et ma vision allié à la sensation de mon fessier endolori me signale que je suis allongé sur un maigre tas de paille, que mon nez signale comme étant de plus puant. Je ne vois autrement dans les alentours qu'une grotte visiblement faites par la main de l'homme, sont visible à certains endroit les marques irrégulières du burin. Quand à la source de lumière de ce lieu elle provient de l'encadrement d'une trappe, trop petite pour couvrir en intégralité le trou qu'elle est censé refermer. Je sens dans ma bouche le goût pâteux de la salive séchée qui signifie que j'ai été inconscient un long moment.

Je secoue la tête comme si cela pouvait en enlever la lancinante douleur qui l'habite, avant de me mettre à réfléchir sur la situation tandis que mes yeux s'habitue à la relative obscurité de ces lieux et essayent de trouver quelque informations plus utiles. Vu ma douleur au crâne et le fait que je ne sais pas comment j'ai atterri ici, je suppose que j'ai finalement réussi à m'endormir, uniquement pour me faire assommer dans mon sommeil et transporter ailleurs. Je note aussi que si ma rapière m'a été enlevé, je porte encore sur moi mon pourpoint, mes bas et mes bottes, il ne s'agit donc pas de brigand ordinaires. Donc soit il s'agit de mercenaires envoyés par ce tricheur pour me retrouver, soit les brigand m'ont reconnu et m'ont laissé mes habits pour qu'il soit plus aisé de me reconnaître pour ceux à qui ils comptent me livrer, à moins que comprenant que je sois d'un noble sang, ils comptent demander une rançon. Vu ma posture, je parierais quand même plus sur la seconde hypothèse, des mercenaires n'auraient sans doute pas perdu de temps, et je ne pense pas qu'il se soit déjà écoulé une journée entière, de plus je suis sur que ce salaud auraient voulu me voir dès mon réveil, et aurait sans doute tout fait pour précipiter celui-ci.

Le temps continue de passer alors que je me perds dans mes réflexions. Il n'y a rien à faire, et je ne peux marcher pour explorer les lieux, mais mes yeux sont déjà assez capable de percevoir mes alentours pour conclure qu'à part de la paille en décomposition et de la pierre il n'y a rien dans cet endroit que je suppose être la cave d'une des chaumières qui ont poussées sur les côtés de la route. J'essaye un moment de ronger mes liens, mais mes dents n'arrivent pas à entamer l'épaisse corde et je ne fais qu'aggraver l'état de souffrances de mes mains.

Mon ventre est crie famine depuis déjà bien longtemps, me signifiant que le zénith est déjà un événement d'un lointain passé, quand j'ouïs enfin une activité au dessus de moi. Des bruits de pas en nombre, une forte activitée. Je ne peux saisir la conversation mais il me semble qu'elle dégénère assez vite, l'un des membres semble s'énerver. Un peu trop du goût des autres, et la survenance de bruit sourd me signifient que plusieurs d'entre eux étaient en désaccord avec les autres, et qu'on vient de leur régler leur compte. Puisque les discussions ont cessé d'un coup et qu'il n'y a pas eu de bruit de lutte, j'en déduis aisément qu'il y a eu des mort.

Lorsque la trappe s'ouvre enfin et que pénètre enfin la lumière dans cette geôle improvisé, je me redresse et adopte une posture digne pour apercevoir deux personnes descendre dans la cave. Leurs atours m'indique déjà leur noblesse, et le blason que j'aperçois sur leur pourpoints me sidère. Lorsque les deux sont enfin descendu et que je peux les observer finement, j'en reste coi un petit moment avant de m'exprimer :

« Mais enfin, messire Hulériant, messire Jerg, que faites vous ici ? Vous étiez tout les deux témoins à mon duel ! »

C'est sans souci que je reconnais ce cinquantenaire grisonnant, à la carrure fine et pourtant musclée de Hulériant. Sa fine moustache blanche soigneusement taillé, ce double emblème sur son pourpoint, celui de sa maison, et de la compagnie libre qu'il a dirigé dans le passé. A côté, les traits bridés du noble Jerg aux racines oranienne, son port altier, sa longue chevelure noire nouée en une queue de cheval et son étrange épée à son côté. Et tout à coup un espoir m'envahit :

« Messire Hulériant, vous qui étiez ami de notre famille et mon témoin de duel, vous avez plaidé à la cour la légalité de mon assaut et êtes venu me récupérer pour m'emmener à Kendra-Kâr ? »

Mon visage radiait, mais bizarrement Hulériant, pourtant un ami de longue date, fuyait mon regard, et ne répondait pas à mes propos, et alors que j'entendis finalement la voix tant redouté tandis que messire Jerg se dirigeait vers moi et m'empoigna à bras-le-corps pour me faire avancer vers l'escalier, je compris avant même d'avoir vu le visage de ce noble ingrat, le corps des deux bandits, qui espéraient sans doute me rançonner, et le cœur de la salle réarrangé pour laisser de la place.

« Haha, enfin nous nous revoyons mon cher ! Alors votre petite escapade vous a plu ? Tant mieux car elle finit ainsi, et si elle a commencé par un duel, elle finira par un duel mais à mort cette fois-ci, par votre mort ! »

Je me dégageais d'un coup d'épaule de l'emprise de « messire » Jerg, et me releva de tout mon haut, arborant la posture la plus digne que j'avais et la plus provocatrice pour cracher mon fiel et révéler son plan honteux :

« Ainsi donc tu as corrompu nos deux amis ici présent ? Je suppose que la version officiel de la fin de notre duel, c'est que je t'ai blessé à l'aide d'un quelconque stratagème déloyal, puis me suis enfui devant ta supériorité évidente, et que maintenant, m'ayant donné la chasse tu m'as rattrapé, et OH, tu m'as donné une seconde chance de te battre en duel malgré ton épaule gauche blessé. Je suppose que tu omettras le fait que je sois sans arme et pieds et poings liés, comme nos deux charmant « témoins » ici présent ! »

Il se mit alors à éclater d'un rire si insupportable que je me sentirais encore plus d'envie de le tuer de façon lente et douloureuse, si un tel niveau de haine était possible.

« Cocasse, n'est-il pas ? Vous êtes donc aussi vif d'esprit que de lame. Oui on va recréer aux yeux de tous le duel et je vais le gagner. Dommage que ce ne soit pas la magnifique salle de la dernière fois, cette vulgaire chaumière de pierre, pleine de poussière ne me sied guère, et il n'y a pas la place pour y exercer mon art, même en en ayant jeté tout les meubles par les fenêtres, on devrait aussi faire de même avec ces satanés corps maintenant que tu n'es plus en bas. Messire Jerg, Messire Hulériant, veuillez en disposez je vous prie. »

Je ne fut pas surpris de la prompte obéissance de Jerg, je savais sa famille dépendante et loyale envers ce cuistre, mais pour Hulériant, mon cœur se déchire. Ce vieil homme je l'avais considéré comme un oncle tellement il était proche, il a du me connaître le jour même de ma naissance, et il a toujours été d'une aide précieuse. Ainsi il a du céder à la pression et à l'appel de l'argent. Non je ne suis pas déçu, je m'en rends compte, je suis en colère, je bouillonne intérieurement alors que je remarque son passage à mes côtés. En moi surgis une intense pulsion, à laquelle je suis forcé d'obéir. Et alors que de chaudes larmes de colère et de tristesse brûlent mon visage déjà en fusion sous l'émotion, je lâche un hurlement qui déchire mon âme :

« TRAITRE ! »

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Dernière édition par Godric D'Allarion le Mer 22 Mai 2013 09:56, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Lun 13 Mai 2013 12:48 
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La petite troupe se fige à l'arrivée des cavaliers. Contrairement à ce que laissait penser le nuage de poussière, ils sont tout juste une bonne poignée, mais suffisamment équipés pour inciter le premier venu à garder ses distances.

Ils ne sont visiblement pas simplement de passage car au signe du bras de leur meneur, ces derniers ralentissent jusqu'à s'immobiliser à quelques mètres du chariot réparé. Les ménestrels chuchotent sans qu'il soit possible de les comprendre, mais leurs regards en direction des armoiries présentes sur les boucliers trahissent un certain intérêt.

Le premier cavalier s'avance, relevant la visière de son heaume. C'est une jeune femme au regard sévère.

"Holà, voyageurs ! Seriez-vous par hasard la troupe des ménestrels de Liam ?"

Elle balaie les visages du regard, visiblement peu impressionnée, même par le géant.

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Lun 13 Mai 2013 16:19 
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Plus ils s’approchent, plus je serre la dague. Je ne sais pas m’en servir, mais je sais gigoter alors j’arriverai bien à faire quelque chose. De toute façon, quand je regarde les buses qui m’accompagnent, j’ai pas trop le choix, je dois me démerder.

J’espérais qu’ils s’arrêtent pas, on a déjà bien assez de compagnie comme ça ; plus on est, moins y’a d’alcool et de tabac pour moi. Et puis… avec ces histoires de voleurs, j’me sens pas super à l’aise quand même. Mais, je me suis trompée, ils ont bien l’intention de tailler bavette… ou juste de tailler. Ils ralentissent jusqu’à s’arrêter à quelques pas de nous.
Personne ne bouge. On ne sait pas ce qu’ils veulent et ça serait con de les foutre en rogne pour rien. Par contre, les bouseux en charrette bloquent sur les armes marquées d’armoiries des cavaliers. Je ne sais pas de qui il s’agit, mais je sais qu’on a des armoiries quand on est riche… ce qui n’empêche pas d’être un voleur.
Enfin, un des cavaliers retire son casque… et je bloque un moment dessus. Je m’attendais à un groupe de gros bourrins aux dents aussi présentes que leur intelligence… et c’est une bonne femme qui se montre.

Est-ce que nous sommes la troupe des ménestrels de Liam ? Je ne sais pas de qui elle parle mais je sais que les autres sont de ce genre-là. J’aurais peut-être dû écouter le nom des culs-terreux… J’attends de voir leur réaction avant de répondre… du coup je me tourne vers la Belle-pas-belle.

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Lun 13 Mai 2013 16:57 
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L'homme au chapeau s'avance d'un pas, regardé bêtement par le géant, puis il ôte son couvre-chef d'un geste. Un petit sourire prend place sur son visage tandis qu'il fait une sorte de révérence.

"Sommes-nous donc si célèbres ? C'est bien nous, et je suis Liam."

Les yeux de la cavalière se plissent un peu.

"En route pour Accordéou ?"

Pendant que Liam sourit de plus belle, Bella fronce le nez et croise les bras. Les autres membres de la troupe s'échangent des coups d'yeux furtifs. Après que l'homme au chapeau ait confirmé, la cavalière pousse un souffle.

"Inutile d'aller plus loin. La fête prévue est... Repoussée, si ce n'est annulée."

"Comment ?"

"Un incident est survenu, et je me suis détournée de ma route pour vous en avertir. Il n'y aura pas de fête, donc pas d’œuvre pour vous. Navrée."

Haussant un sourcil, ledit Liam se frotte le front du pouce.

"Bigre, voilà une mauvaise nouvelle. C'est que cela représente une belle somme qui s'envole."

Un petit silence s'installe. Tu peux voir le regard de la cavalière scruter chaque personne présente, appuyant davantage sur Bella. Elle porte son regard loin vers l'ouest, tirant sur les rênes de sa monture pour la contrôler. Elle semble prête à reprendre la route quand Liam s'adresse de nouveau à elle.

"J'ai remarqué vos armoiries. Sauriez-vous nous indiquer un quelconque mécène ? Nous en aurions bien besoin."

Et en disant "nous", son ample geste semble t'inclure dans le lot.

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Lun 13 Mai 2013 17:41 
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Le Liam en question, enfin ça doit être lui, s’avance et fait le malin, comme tout bon forain se doit de le faire je pense. Il se pavane, pensant sa troupe connue et la bonne femme le remet dans le droit chemin. La petite fête est annulée.
Je me tourne vers mon serviteur du moment et lui chuchote : « J’aurais quand même la robe ? »
Il acquiesce rapidement et se retourne vers les bouffons. D’ailleurs, le Liam ne perd pas le Nord, lui non plus et cherche du travail auprès de la cavalière… il semblerait même qu’il en cherche pour ma garde-robe et moi aussi.

« Et si pas eux, au moins moi… et mon cocher. Les autres ont l’habitude de galérer. »

Merde, j’devrais pas dire ça, elle risquerait de me prendre pour une traitresse.

« Enfin, le mieux serait que nous vous escortions tous, cela va de soi. »

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Lun 13 Mai 2013 18:22 
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Prise au dépourvu, la cavalière semble momentanément chercher un appui dans les armures de ses camarades, puis elle scrute le ménestrel. Elle fronce un peu les sourcils en poussant un souffle. À ta remarque, elle te lance un regard intrigué. Elle t'observe avec une certaine attention, ainsi qu'Adrien qui ne se défait pas d'un léger sourire inquiet.

Finalement, elle toussote dans son poing avant de reprendre la parole.

"J'ai bien connaissance de certains personnes, mais je n'ai pas le temps de vous présenter à elles."

Bella a un sourire en coin, presque mesquin.

"Mais si vous tenez le rythme, alors suivez-nous. Le domaine de celle que je sers se trouve à trois bonnes journées de voyage, à proximité de Bouhen. "

Liam semble intéressé, et indique à ses camarades de se préparer au départ.

"Nos modestes talents suffiront-ils ?"

L'espace d'un instant, la cavalière jauge son interlocuteur, puis elle esquisse un étrange sourire.

"Distrayez-la, faites la preuve de vos compétences, et vous ne le regretterez pas."

Elle rabat sa visière, faisant avancer sa monture. Elle passant près de ton chariot, elle ralentit. Après avoir soulevé légèrement sa protection, elle te lance une expression presque amusée.

"J'attends de voir ce que vaut votre... Escorte."

Sur ce, elle remet le morceau mobile en place, éperonnant sa monture.

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Lun 13 Mai 2013 21:04 
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Toute ma rage, toute ma colère, tout mon désespoir se mue dans cette charge vers Hulériant, Même pieds entravés je bondis sur lui de toute ma férocité pour espérer lui faire le plus de mal possible, mais ce vieux Hulériant ne m'en laisse même pas la possibilité, il s'écarte de façon désinvolte et me rattrape alors que je tombe, me tenant par le col.

« Moi un traître ? Souvenez vous de la devise de ma maison « jamais nous ne reculons ! », je me suis engagé à être témoin de votre duel, et je ferais tout pour que celui-ci s'accomplisse. »

Dans un dernier souffle, ses lèvres ne bougeant même pas, il m'annonce :

« Un vrai duel ! »

Et soudainement, d'un brusque mouvement de bras il me retourne vers mon adversaire. Je suis confus quand au sens de ses paroles, elles m'étaient forcément adressé, mais qu'est-ce que ce traître a bien pu vouloir dire par un « vrai duel ». Comme si cela pouvait être équitable que je me batte pieds et poings lié, sans arme aucune ! Je ressens au cœur une si vive douleur, devant cette trahison et mon impuissance des plus totale. Je ne suis qu'un jouet endolori par une nuit dans une grotte, enchaîné à un destin funeste et imminent.

« Haha, merci messire Hulériant de veiller au bon déroulement de ce duel. Messire Jerg, veuillez me remettre mon épée, je vous prie. »

Ce dernier s'exécute, et s'agenouille devant lui, lui présentant sa lame calée sur ses deux paumes. Je lâche un grognement de mépris devant une attitude aussi servile de la part de quelqu'un censé être de noble naissance, et qui n'est plus un page ni un écuyer depuis bien longtemps. Ce vermisseau putride n'a donc aucun honneur, aucune fierté. Mon ennemi l'empoigne et l'observe un moment, avant de se retourner vers moi :

« Que voilà une vrai lame, magnifique n'est-elle pas, j'ai peine de devoir la souiller de votre sang, mais il en est ainsi. Ah, ce n'est pas comme votre vulgaire et indolore cure-dent. Voyez mon épaule, déjà guérie. »

Il me l'exhibe, et ne peut réprimer une exclamation de surprise, avant de bien vite retrouver ma composition. Il a du faire appel à un servant de Gaïa, il en a largement les moyens, mais même, je pensais avoir infligé une blessure trop profonde pour qu'elle soit réglée aussi facilement.

« Hé oui, vous ne l'avez pas blessé, ce n'était qu'un subterfuge. Voyez-vous, je ne pouvais tolérer que l'on puisse se croire permis de s'opposer à moi en duel, vous ferez donc un bon exemple. C'était dès le début un plan concocté, j'ai fait exprès de perdre voyez-vous, car, vous voilà maintenant... Vous allez mourir comme un chien, vous serez déshéritez pour vos actions déloyal, n'aurez pas de tombe, et, ah oui, je m'occuperais bien de votre sœur à mon retour, ne vous inquiétez, son mari est une telle lavette, que je n'aurai aucun problème à l'acheter telle une putain, oui vous avez bien entendu, une putain ! »

Et il repart de son horrible rire. Ma mâchoire se contracte d'elle même si fort que mes dents crissent. Tout mon être brûle d'une indicible colère, et ne serais-je pas en cette position, je l’écartèlerais à main nu. Ô cruel destin ennemi, laisse moi au moins une chance d'emporter avec moi un être aussi vicié dans les terres de Phaïtos.

« Calmez vous, D'Allarion, vous devez aborder de telles insultes avec flegme, et faire ravaler de telles paroles à son auteur comme un chevalier, et non comme un paysan, cela ne vous sied guère. »

Cette phrase provoque l'incompréhension de ses deux comparses, qui le regardent d'un air confus, et il me retourne alors vers lui une fois de plus avant de me lâcher.

« Attrapes ! »

Avant que j'ai le temps de saisir ce qui se passe, un éclair argenté passe devant mes yeux, sans réfléchir, d'instinct, je tends le bras et récupère ma lame virevoltante qu'Hulériant vient de jeter au dessus de ma tête. Et alors mon réflexe me révèle quelque chose, mes mains ne sont plus attachés, alors que je regarde mes pieds, je vois mes liens, tranchés net en deux parties chacun, tombé au sol en quatre bout de corde informe, tandis que messire Hulériant tient haut son sabre devant moi.

« Mais, que cela veut dire ? »

Je suis aussi stupéfait que ces deux hommes, et regarde messire Hulériant droit dans les yeux. Ce dernier me lance un bref sourire avant de s'exprimer ainsi :

« Je respecte mon code d'honneur tout simplement. Ne vous inquiétez pas, je rendrai l'or que vous m'avez fourni à votre famille. Que vous fussiez simplet de me corrompre avant le duel en m'expliquant ce qui allait se passer, et comment vous comptiez simuler une blessure à l'aide d'un illusionniste ! Je viens simplement de respecter une de vos volontés, je recrée le duel ici, et cette fois pas de faux semblant, juste l'affrontement de deux hommes. Je tiens d'ailleurs à vous signaler humblement, messire Jerg, avec tout le respect que je vous dois, faites mines d'intervenir et je vous tue ! Bien, vous avez tout les deux vos armes ? Ce sera donc un duel selon l'ancienne coutume. Seule la mort d'un des deux participants pourra laver l'affront. »

Je ne saisis pas totalement ce que dit messire Hulériant, mais je comprends l'idée derrière ceci, et saurai remercier son aide en temps voulu. La blessure dans ma poitrine se referme et je me sens à nouveau serein. Ma respiration se calme, et n'est plus altérée par la colère ni par la panique. Ma prise se referme sur mon épée, dont je porte le plat devant mon visage et m'exprime :

« En garde ! »

J'attends là, planté sur mes deux pieds, en position d'escrime, que mon adversaire soit préparé lui aussi. Il est encore sous le choc, son ego ne se remet pas d'une trahison. Sur ce point là je me sens fier d'avoir noué certains liens qu'on ne puisse s'acheter. Et suis de plus en plus reconnaissant envers messire Hulériant, c'est une dette que je rembourserais avec les intérêts.

Il se ressaisi finalement après un ou deux coups d’œil vers les éventuels sorties, mais il se rends compte que dans cet endroit exigu, vu la taille des fenêtre, et le fait que les portes soient fermés, la moindre tentative de fuite signera son arrêt de mort. Alors il se retourne vers moi et entame une dernière fanfaronnade :

« Vous allez regretter cela ! Et vous aussi, messire Hulériant, quand j'en aurai fini avec D'Allarion, je rase vos terres, pille vos ressources, et tue votre famille ! »

« Grand bien vous en fasses monsieur, vous aurez bien du mal à déterrer les corps avant, mais au moins ce seront des adversaires à votre mesure. »

J'apprécie la pique d'Hulériant, à laquelle mon adversaire ne trouve d'autre réponse qu'un grognement, avant de se retourner vers moi, le duel va enfin commencer.

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Mar 14 Mai 2013 12:12 
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Elle n’a pas dû mal prendre ma proposition… mais c’est pas pour autant qu’elle y répond, sale garce ! Je ne supporte pas qu’on m’ignore ainsi.
Elle préfère s’adresser au groupe de benêts, pour les envoyer chier. Elle prétend connaître du monde, mais ne pas avoir le temps, ou ne pas vouloir nous les présenter. Soit elle ne connait personne et essaie de faire bonne figure, soit elle veut qu’on lui foute la paix. Je ne sais pas vraiment, et je m’en tape, ça revient au même au final, elle ne présente aucun intérêt.
La moins moche du groupe lui lance un sourire moqueur, j’suis sûre qu’elle pense comme moi. Elle n’est peut-être pas si stupide que ça.
La bonne femme à cheval a dû s’en rendre compte aussi puisque, finalement, elle nous autorise à les suivre jusqu’au domaine qu’elle protège. C’est à trois jours d’ici… Bordel, encore trois jours à être secouée sur cette foutue charrette… Et tout ça juste pour une robe ?! J’me fais baiser, encore une fois.

Mes charmants compagnons ont tous l’air de comprendre de quoi elle parle quand elle annonce Bouhen… Moi, ça m’dit rien, forcément. Quoiqu’il en soit, j’suis obligée de suivre, j’vais pas rester seule en plein milieu de la plaine, surtout avec les bandits qui trainent dans le coin.

Par contre, y’a bien un truc qui me motive ou m’intrigue : La personne que sert cette troupe de cavaliers c’est une femme. J’aime les femmes de pouvoir. Rencontrer un homme aurait été plus facile pour charmer, mais je sais bien m’occuper des femmes aussi. Faut voir si elle aime. Et, vu ce que dit la cavalière, elle a l’air généreuse. C’est tout bon ça !

Le groupe se prépare tandis que la femme –chevalier s’approche de moi avec une tête de conne à baffer.

« J’attends de voir ce que vaut votre… escorte. »

Elle me met au défi la morue ?!

« Je suis une escorte de charme… et mes compagnons sont une escorte de… euh… divertissement ? Pour le reste, vous avez vos soldats, et ils m’ont l’air tout à fait valable. »

Je lui lance, moi aussi, un grand sourire alors que la charrette se met en route dans un à-coup me faisant perdre légèrement l’équilibre et la classe que j’essayais d’afficher.

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Jeu 16 Mai 2013 21:55 
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Je m'approche lentement de lui, en position, épée en avant, main non utilisé en arrière, jambes écartés, la droite en avant, la gauche en arrière. Mon adversaire en fait de même, et nous commençons notre ronde. Deux trois piques fusent, sans intérêt autre que de tenter de juger les défenses de son adversaire. Finalement, la ronde s'arrête, et les coups se mettent à se multiplier, sans retenue.

J'élance ma lame d'un mouvement d'estoc vers sa poitrine, qu'il dévie du revers avant d'inverser son mouvement pour tenter d'assaillir mon flanc. D'un pas chassé en arrière, je me repositionne pour mieux intercepter sa lame, pointe vers le bas, avant de m'enrouler autour de son arme pour tenter de le désorienter. Mais, point affecté par cette technique, il rompt le contact, et nos deux lames repartent en arrière. Il ne me laisse pas un moment de répit et déjà l'air vibre autour de son tranchant qu'il élance en direction de mon épaule. Je n'ai pas le temps de me servir de ma lame, alors je me baisse vivement, et réplique en tentant de faucher ses jambes, mais d'un bond, il recule et je me retrouve hors de portée. Je finis donc mon tour sur moi-même, et me relève lentement, un petit sourire au lèvre, tandis que mon adversaire en profite pour se remettre en position, tout en restant hors de mon atteinte.

Il est donc effectivement bien plus fort que je le pensais. Il est vrai qu'il a été entraîné par certains des meilleurs maître d'armes de Kendra-Kâr, le contraire aurait donc été étonnant, mais je doutais de son talent, il en possède un petit, cela est certain, mais sans doute pas aussi développé que le mien, bien qu'il semble compenser par l’entraînement. Pour l'instant rien n'est décidé, mais je suis sûr que la balance penche au moins de mon côté, il a du se risquer à une forte déconvenue, avec sa dernière action, cette échange était donc en ma faveur :

« Alors, coquin, ne sait-on donc que fanfaronner ? Peut être connaissez vous quelques choses aux femmes, notamment grâce à la profondeur de votre bourse, mais ici, c'est un homme que vous avez en face de vous dans l'arène. »

« Vous ne vous en tirerez pas à si bon compte, je vous le promets, nobliau de basse campagne, vous allez donc voir que prévaudra toujours le talent de ma haute naissance à vos gesticulations de babouins primaires ! »

Et sur ce, il répare à l'assaut, d'une botte complexe, avec un entrechat un peu compliqué, mais aussi sophistiqué soit ses mouvements, ils ne servent à rien si on les exécute à tort et à travers. Sa lame ne vient trouver à entamer que l'acier de la mienne, tandis qu'écartant ainsi sereinement son attaque par trop scolaire, ma lame se dirige vers sa poitrine. Il se déporte vers le côté, mais trop tard, et je verse le premier sang en arrachant un peu du gras de son bas-ventre, qui commence déjà à poindre à son âge pourtant jeune. Je porte mon élan vers l'avant pour prévenir la réplique à venir, tandis qu'il continue à s'écarter vers le côté. Ainsi se rompt le second échange, duquel je sors encore vainqueur :

« Haha, tu es sur de ne pas vouloir t'enfuir en courant ? J'ai encore versé le premier sang, et je serai assez magnanime pour te laisser la vie sauve si tu laisse ici ton épée et que tu y laisse ton blason en signe de défaite, puis t’enfuis en courant vers Kendra-Kâr pour y rapporter ton cuisant échec ! »

« Jamais, tu m'entends, jamais, je ne plierais face à quelqu'un comme toi, ce duel sera à mort, et c'est ton cadavre que je traînerai sur les pavés qui signeront ton infamie. »

Cette fois, c'est moi qui signe l'entrée dans la nouvelle danse. A son contraire, je ne cherche pas la fioriture, une simple chassé diagonal de lame vers l'intérieur, un coup simple mais qui a le mérite de ne pas ouvrir ma garde. Comme toujours sa réplique est millimétré, impeccable, et surtout consultable dans n'importe quel manuel d'escrime. Plus le combat évolue, plus nos lame s'entrecroise dans leur mélodie funeste, et plus je me rends compte qu'il devrait m'être largement supérieur au niveau technique, il connaît nombre de bottes et de feinte, mais j'ai pour moi l'expérience et l'instinct. Ce gamin, d'à peine un an mon aînée, ne fait que réciter une leçon, il ne sait rien de la réalité d'un combat, il n'adapte jamais ses mouvements aux miens, ne fait que ressortir ce qu'il a appris, mais cela ne fait que l'handicaper plus avant, enfin, au début.

Mais alors que le duel semble s'éterniser, mes bras se mettent à me faire mal, mes jambes ne sont plus aussi stable qu'avant, et si je vois aussi de la sueur sur le front de mon ennemi, la fatigue ne semble pas se ressentir dans ses coups, tandis que moi, je commence à perdre la prise sur ma rapière. Mes articulations, endolories par une mauvaise nuit sur un sol de pierre à peine agrémenté de pailles, commencent à protester tandis que mes mouvements se font moins vif. Je n'ai pas l'état de repos qu'il a et ma condition commence à céder, et ma garde s'ouvre petit à petit. Lorsque j'arrive à le faire rompre l'assaut d'un mouvement ample de lame vers ses jambes, j'ai déjà subi trois estafilades au bras droit, et une plaie au dessus de l'épaule gauche.

« Alors, on fait moins le fier maintenant, jeune coq ! Vous n'avez aucune grâce, aucune élégance dans votre escrime, et vous brandissez définitivement votre lame comme une fourche, je ferais mieux de vous reléguer à la paysannerie, vous en avez l'odeur. »

« Haha, content de gagner grâce à la rudesse du traitement que vous m'avez fait subir avant ce combat ? Bien, savourez cet instant, il n'en rendra que plus amer votre désespoir lorsque je plongerais ma lame dans vos côtes. »

Et je repart à l'assaut sans me préoccuper de mon état. Mais cela ne fait qu'aggraver ma position, il se contente de me laisser m'épuiser en vain sur sa garde impeccable, qu'il ne laisse pas céder. Chaque coup paré fait résonner la douleur dans mon bras et le laisse de plus en plus gourd, je commence à éprouver un certain froid à cause du sang qui quitte mon corps, et de la chaleur de celui-ci après un exercice trop prolongé. Alors que d'une feinte, il menace mon cou dégarni de protection, je me vois obliger de me jeter en arrière. Lorsque mes omoplates heurtent douloureusement le sol de pierre, je ne me laisse pas submerger par le souffrance, et arrive à rouler sur moi même et à me remettre sur pied du même mouvement puis reprendre ma garde, mais j'ai conscience que j'aurai pu perdre la vie à cet instant.

« Déjà en train de te rouler par terre ? Bien tu retrouve tes instinct primaux, petit chien galeux ! »

Je n'émet comme réponse qu'un grognement :

« Et voilà, tu as même perdu la parole, il ne te reste plus qu'a perdre la vie ! »

Et alors, qu'il s'élance vers moi, je perds espoir, je ne peux plus gagner, il est encore frais comme un gardon, et mes muscles sont trop engourdis pour répondre correctement, à quoi bon souffrir, plus longtemps, j'ai perdu le duel selon les « anciennes règles », les anciennes règles ?

Je me fustige de n'avoir compris plus tôt ce que cela signifiait, et Hulériant, ce vieux vétéran, à du nous prendre pour deux idiots immatures. J'aurais du me douter qu'un véritable guerrier ne pensait qu'à cela dans un duel à mort.

Alors que je dévie sa lame de la mienne, je laisse son élan le faire se rapprocher de moi, et lui assène un violent coup de mon épaule gauche en pleine figure. J'entends un craquement se produire et mon pourpoint se teint d'un rouge plus foncé, mais la douleur n'est pas assez grande pour que cela soit mes os qui se soient brisés, alors que mon adversaire est projeté en arrière, le nez cassé.

« Mais que ... »

« Cela est illégale ! »

Le cri de Jerg fuse alors qu'il fait mine de s'emparer de son Katana, mais le sabre de messire Hulériant se retrouve instantanément sous sa gorge, et ce dernier lui annonce :

« J'ai parlé de « l'ancienne loi », et laquelle est plus noble et plus ancestrale que celle de la guerre ? Je vous ai entendu parler de vrai combat messire, quand vous vous battiez avec messire D'Allarion dans ce faux duel, et bien en voilà un vrai. Pas de quartier, pas de limite. Que le plus intelligent, le plus fort ou le plus agile gagne ! »

Il est complètement hébété par ce qui vient de se passer. Et je ne lui laisse pas le temps de ressaisir ses esprits. Je me sers de toute les parties de mon corps. Le déséquilibre sans cesse en tentant de lui viser les jambes par des coups de pieds et de genou, le repousse sans cesse d'un coup de coude ou de poing quand il se montre trop insistant avec sa lame, le malmène d'un coup de garde au bras.

Et maintenant que j'ai saisi ce point, je reprends facilement l'ascendant. L'excitation de savoir la victoire désormais acquise balaye de mon corps toute ses douleurs dont ne restent que de vagues ressentis. L'incompréhension de mon ennemi ne cesse de grimper, et je peux voir dans ses yeux poindre le défaitisme. On ne lui avait pas parlé de cela dans les livre et les cours grandiloquents de soi-disant maître d'arme. Ah, il pouvait bien faire le beau à agiter son superbe fleuret, mais il ne savait définitivement pas se servir de sa tête, ni du reste de son corps. Il tenta bien de se mêler à ce jeu, mais il relâcha à chaque fois l'attention sur son épée, et ses coups étaient loin d'avoir assez de force et de précision pour faire pencher la balance.

Quand à ce qui est de mon cas, de nombreuses rixes de tavernes avaient déjà poli la manière de me servir de mes poings, et m'avaient appris les nombreux coups vicieux qui pouvaient être utile, et si j'avais, dans ce genre de jeu, plus d'expérience avec un pied de chaise ou un tabouret dans ma main droite qu'avec une épée, il me restait facile de transposer les actions. Je joue avec lui un petit moment, et l'acculant dans un coin, j'ouvre sa garde de ma lame, pour la percer d'un nouveau coup d'épaule, en pleine poitrine cette fois-ci. Il est projeté contre le mur, et il lâche un cri de douleur alors que ses yeux se ferment pour préserver les larmes qui commencent à s'en écouler.

« Vous voilà de nouveau en bien fâcheuse posture. Votre manque d'expérience du duel vous a trahi, et vous n'étiez donc qu'un beau parleur. C'en est fini de vous, mais je ne vais pas vous faire l'honneur de vous tuer. Vous allez rentrer à Kendra-Kâr et avouer vos machinations, que je puisse retrouver la place qui est la mienne, et que vous passiez pour un bouffon aux yeux de toute la cour. »

« Jamais ! »

La dernière syllabe de sa négation se mue en cri alors qu'il commence à balancer son épée vers moi. D'un réflexe que je ne me connaissais pas, je prend appui sur ma jambe gauche, et élançant mon corps et mon bras en avant, je transperce sa gorge sans protection, tandis que je fais obstacle de mon corps à la course de son bras, cognant ainsi de nouveau mon épaule contre son corps qui repart en arrière, uniquement maintenu par ma lame, et sa main sans vie vient lâcher son fleuret dans le vide.

Lorsque je retire ma lame de sa gorge, et que son corps vient s'écraser au sol comme une poupée de chiffon, je comprends que je viens de tuer un homme pour la première fois. Je ne ressens étrangement rien de particulier, ni d'horreur, ni de plaisir, dans un premier temps. Dans le second temps, je suis réjoui d'être en vie, et rétrospectivement, me rends compte de la fierté qui gonfle mon âme d'être le vainqueur.

Je me tourne vers Jerg, horrifié, qui s'enfuit, sous l’œil amusé de Hulériant qui le laisse faire. Il se tourne enfin vers moi, viens poser sa main sur mon épaule, et en regardant le cadavre qui continue de se vider de son sang, déclare :

« Te voilà un homme, un vrai désormais. Maintenant tu es condamné à devenir renégat car Jerg va témoigner contre toi, et vu que la famille de cet homme a plus d'argent que la tienne et la mienne réuni... Je sais comment œuvrer dans l'ombre, et veillerais à ce que rien n'arrive à ta famille en représailles, et à ce qu'on ne te cherche pas trop ardemment. Tout le monde sait déjà qu'il y a deux versions de l'histoire à la cours, j'ai tellement développé mes compétences d'intrigant depuis ces vingts dernières années que je me rebute moi même. Naturellement, la version officielle sera que tu seras un assassin, la version officieuse sera quand même connu de tous, et t'empêchera juste de rentrer à Kendra-Kâr tant que tu ne te sera pas refait un nom, et que l'on puisse donc t'accorder la grâce sans perdre la face. Nous avons beaucoup de chose à discuter aujourd'hui. »

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Mar 21 Mai 2013 22:07 
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Je suis messire Hulériant sur quelques dizaines de mètre. Il prend son cheval par la bride et nous mène par la bordure des bois jouxtant le domaine sur lequel nous sommes. La petite maison, n'est pas la seul dans le coin, mais toutes semblent en ruines, ou désertées, sans doute suite à une catastrophe quelle qu'elle soit. Je le suis, un peu léthargique. En moi s'affrontent plusieurs sentiments contradictoire à propos de ce qui vient d'être fait aujourd'hui, bien que l'on m'affirme le contraire, me voilà sans doute désormais un assassin, mais en même temps je suis fier d'avoir acquis une réelle victoire en ce jour, tout ce que j'ai accompli jusque là ne me semble que dérision, contrairement au fait d'avoir tué un homme de ses mains en combat singulier. Je regarde un peu mes mains couvert de mon sang et de celui de mon rival, puis remonte jusqu'à mon épaule, qui porte ma blessure la plus vive. Me la rappeler vient soudainement raviver la douleur qui crible mon être. Je me sentais déjà dans un état de fatigue générale, mais en plus maintenant, voilà que se rajoute par dessus une réelle souffrance, qui s'étale sur plusieurs nuances et plusieurs degrés, des tiraillements de mes bras et mes jambes fourbues, à la coupure grave et lancinante de mon épaule, en passant par les multiples picotement de mes égratignure à l'air libre, sans compter mes épaules et mes phalanges endolories par les chocs répétés.

Lorsque l'on s'arrête enfin, messire Hulériant me demande de m'occuper d'attacher son cheval tandis qu'il va chercher des herbes médicinales pour mes blessures. Après que j'ai solidement noué les rennes du cheval à un arbre, il me fait enlever mon pourpoint et m'asseoir dans l'herbe, tandis qu'il broie dans un mortier qu'il sort des poches du dessous de sa selle, des plantes qu'il a ramassé. Il y ajoute un peu d'eau de sa gourde, et me donne la deuxième pour que je boive un peu d'alcool et que je m'en verse un peu sur la plaie. Je prends d'abord une gorgée pour goûter, avant de l'ingérer avec grimace et sensation douloureuse en gorge, j'ai pris une pleine gorgée d'une eau de vie plus que corsée, et je comprends qu'il souhaite que je m'en serve en tant que désinfectant. Lorsque j'ai fais couler l'alcool sur les différentes plaies, et principalement sur cette coupure à l'épaule, avec les picotement qui accompagne le versement de ce genre de liquide sur des blessures encore ouverte, messire Hulériant, sans tenir compte de ma grimace de douleur, m'applique sans ménagement la bouillie verdâtre qu'il a composé sur les plaies. Ça me fait mal et ça me gratte, mais je sais que c'est pour mon bien.

Une fois le cataplasme appliqué, il s’assoit en face de moi et sors une piécette de sa bourse et me la tends pour que je m'en saisisse, puis annonce :

« Est-ce que tu sais ce que c'est ? »

Je regarde la pièce et me rends immédiatement compte qu'il s'agit d'un blason gravé sur du cuivre, le sabre ébréché et le numéro 23 qui y figure en fond ne me permet pas de me tromper :

« Vingt-troisième de cavalerie de Luminion. Le nom que t'as donné à l'unité que tu commandais quand tu repoussais les incursions Garzok dans les duchés des montagnes il y a bien 30 années de cela, et que tu as amené en tant que compagnie libre, plus tard, livrer tant d'autres batailles sur tant d'autres continents, avec la grande victoire du pont sanglant que tu as tenu a un contre vingts pendant une journée de combat avant l'arrivée des renforts elfiques. »

Un mince sourire éclaire son visage, et ses yeux partent dans le vague un court instant, souvenir de gloire sans aucun doute.

« Pas mal l'apprentissage, tes parents ont du t'apprendre une ou deux chose sur moi, en même temps ton grand-père avait combattu sous mes ordres à cette bataille du pont sanglant. Un vieux gaillard, surtout pour un guerrier, mais solide comme un roc. Mais ce n'est pas pour te parler de mon passé que je t'ai montré cela, mais plutôt de ton future. Mon garçon, tu n'as point de femme, et si il serait étonnant que tu n'ait pas un ou deux bâtard caché, vu les ribaudes avec lesquels tu as passés certaines nuits, mais cela ne compte pas comme une vraie descendance. Ton bras est solide, ton pas vif, et tu as su démontré ton art du combat. Tu me fais un peu penser à moi quand j'étais jeune, sauf qu'au lieu d'avoir un meurtre sur le dos, je n'avais qu'un batifolage avec une dame de bien trop haute naissance et déjà marié, mais bon à l'époque, et vu la personnalité du mari, cela revenait au même que ta situation, peut être pire. Tu dois donc suivre la même voie que moi ! La route que tu as emprunté instinctivement est celle menant aux duchés des montagnes, même si je parie que c'était pour aller trouver le trésor caché des nains ou aller bouter un dragon ? Ces fariboles n'en sont peut être pas, et si elles te rendraient célèbre, tu y perdrais plus sûrement la vie sans aucune chance de prouver ta noblesse.

J'en ai connu bien des chevaliers errants qui voulaient s'attaquer seuls aux forces des ténèbres qui nous sont inconnues. Les monstres sont bien trop dangereux, trop peu rapporteur d'or et de gloire, alors que les champs de batailles, aussi dangereux qu'ils soient promettent l'honneur. Et là tu affronteras des adversaires sans doute redoutable. Des chefs de guerre garzok de plus de deux mètre, capable de broyer de ses poings un chevalier dans la plus solide des armures. Des sektegs si silencieux qu'il te tueront avant que tu aient pu les apercevoir, des Shaakt si agiles que tes yeux ne pourront suivre leurs mouvement, mais ils resteront des guerriers que tu peux défaire. L'homme est la plus polyvalente des créatures intelligentes de ce monde, nous n'excellons en aucun domaine mais nous pouvons êtres bons dans tous, et en combat cela te donnera toujours l'avantage sur un domaine. Les garzoks sont puissant, mais malhabile, et peu prompte a acquérir une réelle technique. Les sektegs sont vicieux et malins, mais peu endurant, couard, et sans force. Les shaakts sont plus intelligent et plus leste que nous, mais ils n'ont pas notre ténacité !

Et tu auras des camarades sur qui compter. Tu verras des lignes de soldats en armure briller au soleil à l'aube d'une bataille rangée, comme tu connaîtras l'infiltration de nuit dans une obscure forêt entre deux patrouilles ennemis. Le monde de la guerre est un monde cruel, mais notre monde l'est, et il est en danger, les forces d'Oaxaca sont installés en Nirtim, et il est du devoir de tout homme de ta trempe de lutter contre celles-ci. Forge ta propre unité, mène la à la victoire et ressors-en en héros, ou meurs en essayant, voilà ce que l'avenir te réservera. Et si tu réussis tu pourra rentrer chez toi, acclamé, et t'asseoir dans tes appartements, avec la sensation du devoir accompli, et tu auras plus d'un récit pour tes enfants lorsque tu auras pris femme et que tu aura engendré, si tu as la chance de connaître cela. »


Sa voix se brise un peu sur la fin, il est de notoriété commune que suite à une blessure, messire Hulériant ne peut avoir de descendance, malgré tout ses effort avec sa femme et les différentes maîtresses qu'il a entretenu.

Je reste un moment silencieux, avant de réfléchir, et de me dire qu'il a sans doute raison. Que puis-je faire d'autre de toute façon ? Il a raison sur toute la ligne, la chasse aux chimère ne donne pas directement d'or, et quelle honneur y a-t-il a tuer des bêtes ? Certes, nombreuses sont les créatures redoutables, mais ce ne sont que des monstres, ce ne sont pas des adversaires qui possèdent une certaine intelligence et qui s'assemble pour former des unités, des détachements, des armées. Et puis qui n'a pas ses rêve de chevaleries et de batailles ?

« Très bien, je prendrais cette voie, et ne vous décevrez pas, je pars dès maintenant pour Luminion, et je m'engagerais dans les combats contre les garzok d'Omyre la noire ! »

Il émet un petit rire et me rétorque calmement :

« Tant de fougue dans votre voix ! C'est bien, mais vous oubliez quelque chose d'important, des compagnons, il y a sans doutes d'autres gens dans votre cas, que vous croiserez en route ou dans les tavernes des duchés des montagnes. L'on ne part pas à la guerre seule, sauf si l'on a envie de mourir pour rien. Alors tu ferais bien de commencer à constituer ton unité dès que possible, ah et il faudra lui trouver un nom, pour l'inscrire dans la légende. »

Il se lève, va vers son cheval, en détache les rennes et grimpe en selle d'un seul bond. Il tire sur les rennes pour empêcher son destrier de partir de suite, et m'adresse un signe de la main gauche en portant ses deux doigts gauches sur sa tempe.

« J'ai hâte d'entendre parler de tes exploits mon garçon. J'espère te revoir en vie, ne perds jamais ce qui fait de toi un guerrier et non un assassin, trop de gens l'oublient en chemin dans les affres de la guerres ! »

Et il s'en va, me laissant là, seul, alors que le soleil est encore haut dans le ciel, me laissant réfléchir à mon avenir, et à tous ce qui se passera après. Je serre dans ma paume l'emblème du vingt-troisième de cavalerie de Luminion avant de le ranger dans ma poche, puis je me lève, et regarde l'horizon. L'aventure ne fait que commencer.

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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Mer 21 Aoû 2013 12:38 
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Je souhaiterais me reposer, mais je n'en ai pas le loisir, les charognards, humains comme animaux, ne vont pas tarder à venir saccager l'endroit. Repérant que ma bourse m'a été enlevé, je vais fouiller les corps des ruffians qui furent assassinés et y reprends mon bien ainsi que quelques intérêts.

La route est visible, bien que lointaine, depuis l'endroit où je suis. Me relever me demande un effort immense et tire sur chacune de mes blessures encore ouverte, il me faudra sans doute un peu plus que du temps et ces cataplasme de fortunes pou qu'elles ne se ferment définitivement. Marcher m'est par contre moins horrible, à condition que je fasse bien attention à ne pas bouger le bras dont les chairs de l'épaules sont fendues, cela reste supportable.

Je peux apercevoir quelques caravanes sur la route qui s'étalent devant moins, cette ligne d'horizon qui ne cesse de grandir devant mes yeux. J'espère que l'une d'entre elles acceptera ma place à son bord, et partagera avec moi quelques humbles repas. Je ne désespère pas d'en trouver une, mais je sais déjà que cela risque de me coûter le prix fort, surtout avec mon apparence actuelle. Si l'on peut deviner la richesse de mes vêtements, ce n'est qu'en faisant fi des nombreuses déchirures qui le réduisent en un simple amas de lambeaux pendants. Cette allure de brigand ou de voleur attirera sans doute la méfiance de ces marchands.

Alors que trébuchant je rejoins enfin la route, je m'aperçois être au milieu d'un immense convoi, et en amont comme en aval de la route quelques gardes armés et montés, je me demande tout à coup si je ne ferais pas bien de reculer pour ne pas que mes intentions soient mal comprises, mais alors que je fais un pas en arrière un des convoyeurs me hèle d'une voix d'homme mur avec un fort accent des duchés, mais qui semble jovial et franche :

« Holà pt'it gars ! Encore un autre à ce que je vois ! Toi par contre t'as pas l'air d'avoir eu le choix vu tes blessures ! T'as culbuté la dame ou la dam'zelle qu'il fallait pas ? »

Sa caravane ralentit, me permettant, en forçant un peu le pas, de rester à sa hauteur. Je jette un coup d’œil au alentours et n'aperçoit personne d'autre à qui il aurait pu s'adresser. Je lui retourne un visage incrédule. Mais de quoi veut-il parler ?

Après une seconde il s'esclaffe de rire, laisse les rêne tomber sans s'en préoccuper, saute de son perchoir et vient m’asséner une claque dans le dos. Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un grognement de douleur alors qu'une onde de souffrance réveille mes blessures. Il retire alors sa main promptement et bredouille une excuse avant de retrouver son ton précédent. Me permettant de le voir de plus près. C'est un homme au teint tanné, sans doute par les nombreux voyages qu'il a entrepris, il a l'air de dépasser largement la trentaine d'année, ses traits jovial sont renforcé par son visage rond et son double menton, sans être gros il a l'air de manger bien à sa faim Il fait une tête de plus que moi et doit être presque deux fois plus large.Ses yeux sont vert et ses cheveux blonds tombent négligemment sur sa nuque. Il est habillé de lin. Des vêtement d'une épaisseur de mi-saison.

« Des comme toi, et j'entends par là du noble qui part à la guerre, seul, sans suite, sans argent et à moitié mort, on en croise toujours au moins un par voyage. Je vais pas te demander pourquoi on a essayer de te buter, même si généralement c'est une histoire de gonzesse, l'armée s'en contrefout de ton passé de toute façon. Allez monte, tu va pas faire le voyage à pied quand même. Puis tu sera sans doute pas le seul qu'on ramassera sur le bord de la route. Ce que tu vois là, c'est un gros convoi d'arme pour Luminion, et pas de la bouse non, de l'arbalète dernier cri, de l'acier de château, des cottes de mailles pas forgée à l'arrache, moi ce que je transporte c'est des lances qui proviennent de la boutique de mon beau frère, il te fait de ces engins de mort de 7 pieds, et tellement équilibré que tu pourrait t'en servir à une main. Raah mais quel mauvais hôte je suis pour te parler commerce. Allez grimpe ! »

Et il me pousse, bien que délicatement vers l'avant de sa roulotte, et m'invite donc à grimper sur le banc du conducteur. L'effort à fournir, d'autant que les chevaux ne se sont pas arrêté quand le marchand est descendu, ils ont même légèrement accéléré pour tenter de se rapprocher de la caravane les précédant, me demande de m'y reprendre à trois reprise et le marchant fut même forcé de m'aider à m'installer avant de me rejoindre à son tour d'un seul bond.

« J'espère que c'est confortab' messire, je vois que z'avez sacrément morflé, il ont du en envoyer un sacré de spadassin ceux qui vous aimaient pas pour que vous soyez dans c't'état pas vrai ? »

Je reste silencieux. Pourquoi ce marchand se montre-t-il si généreux ? Je ne comprends pas. Mon regard se perd sur la route, vide d'expression, tandis que mes pensées se noient dans des conjectures idiotes.

« Pas bavard comme gars, hé ? Ou alors comme les autres dans ton genre, tu t'demande pourquoi qu'euj'suit descendu comme ça, et que je t'embarque sans te parler tarif ou vérifier ton oseille ? Ah les nobles z'êtes pas les derniers pour parler d'honneur et de charité, mais z'y comprenez rien en réalité. T'sais t'es pas le seul à aller te battre, et tu t'es peut être persuadé que c'est ton choix, comme beaucoup d'autre, mais y sont plein à y être forcé par les circonstances de cette chienne de vie. Et je suis pas le seul de ces convoyeurs à agir comme ça. Pas plus tard que ce matin ce bon vieux Ed', il a ramassé six gamins d'un coup, z'ont à peine l'âge de se raser et pourtant eux aussi y sont allés se battre, bien évidemment ils parlent de chevalerie, mais on a tous vu les vilaines marques qu'y portaient, ces gamins étaient sans doutes des esclaves, se sont enfuis, z'ont pas d'autre refuge que de partir à la guerre, et moi je transporte les lances qu'ils vont avoir à manier avant la fin de la semaine, et avec laquelle ils vont mourir en main avant la fin de la semaine, ça y a de forte chances. Tout ça pour dire, nous t'façons, jusqu'à une embuscade des troupes d'Oaxaca ou des brigands nous dépouilles et nous zigouillent, on fera commerce sur le dos de cette guerre, alors l'es normale qu'on supporte dans nos moyens les pauvres zig' qui y vont se faire trucider. Puis ça fait vachement plaisir de voir vivre nos poulains en quèq'sorte. Quand au bout de plusieurs voyages on se renseigne sur vous et qu'on nous apprends que vous êtes toujours en vie, y a une sorte de fierté chez les convoyeurs. Alors j'espère que tu va devenir un héros ptit gars, même si t'as l'air d'être sur le point de crever en chemin, dès qu'on fera halte pour la nuit je t'emmène voir eul'Prêtre Samaëli, il est plus gentil qu'il en a l'air, et il te traitera bien, même si il peut être un peu rude parfois. »

Je ne réponds toujours pas, assimilant ces informations. Voyant que cela me travaille, mon interlocuteur cesse de me parler, et sort une pipe dont il tire quelques bouffés à des intervalles irréguliers. J'aurai du me douter de cette situation. Oui la réalité c'est que j'ai pas vraiment choisi de partir à la guerre, je serai resté le plus longtemps possible en sécurité à Kendra Kar si j'avais pu. Ainsi donc, pour ces caravaniers, ceci était à la fois une sorte de jeu et d'acte de charité, de ramasser toutes personnes qui semblaient prendre le même chemin qu'eux. Je les ai un instant pensé idiot, d'autant que nombre d'entre eux sont sans doute déjà armés comme moi, au vu de la dangerosité de la chose, mais au bout d'un moment je me suis rendu compte que quelque pauvres combattants esseulés ne pourraient rien contre cette caravane, j'ai comptabiliser au moins vingt gardes à cheval, et je ne doute pas qu'il y en ait plus encore, sans doute en garnison dans une autre caravane.

Le temps passe vite alors que je me fait mal en réfléchissant à ce qui aurait pu être si je n'avais pas été assez idiot pour me mesurer à ce nobliau plein de fiel. Le caravanier a en quelques instant seulement, tiré mes rêves de grandeurs pour ajouter à ce tableau incomplet la vérité simple et pourtant au combien terrible qu'est la suivante : je risque de mourir. Et je ne le veux pas.

Le ciel rougeoie sous un soleil couchant lorsque la halte est enfin ordonné. Les caravanes quittent la route et forme un immense cercle. Une manœuvre défensive sans doute, toute ces chariotes sont couvertes et de nombreuse sont cerclé de fer, quand au bois, j'observe certains garde leur appliquer des peaux de bêtes humidifiés, un vrai mini fortin mobile, déjà des rondes s'organisent parmi les gardes. J'ai l'impression que plus pourrait être fait, et que la vigilance n'est pas à son maximum, mais cela doit être car l'on est pas très loin de Kendrâ-Kar.

Le marchand pose sa main sur mon dos et m'invite à descendre par ces paroles :

« Allez mon gars, c'est l'heure, bientôt le vieux Ed' va allumer le feu et préparer la graille mais en attendant on va voir Samaëli, c'est le demi elfe là, qu'a l'air tellement méchant qu'on se demande bien comment c'est possible chez un descendant d'elfe, mais bon tu verra il mords pas, enfin normalement. »

Je l'aperçois effectivement à quelques mètres, dans un long manteau blanc, ses long cheveux argenté descendant sans entrave jusqu'en dessous de ses omoplates, et alors qu'il se retourne, effectivement, je comprends ce que veux dire le marchand. On sent bien l'elfe en lui, de par les pommette hautes, les oreilles pointu, et pourtant sa bouche et ses yeux figé dans une moue colérique, pourrait faire trembler un garzok. J'avale ma salive un instant, craignant de me retrouver face à un boucher, même si le marchand l'a désigné comme un prêtre, sans doute de Gaïa si il soigne les blessures.

Arrivé à sa hauteur, avant même que le marchand ait pu parler il aboie en me regardant d'un air dédaigneux :

« Tiens, belle prise Gillard, un noble à ce que je vois. Désolé, mais je suis pas des masses en formes, j'ai passé la journée à l'avant, à traiter les six gamins du vieux Ed', trois d'entre eux étaient mourant, côtes cassés ayant transpercé les poumons pour un, et pour les deux autres blessures infectés, y en a qui ont pas eu la vie facile, et ça va sans doute pas continuer pour eux. Toi là, assis, pas bouger ! »

Une autorité naturelle transparaît dans ses derniers mots, ainsi qu'un je-ne-sais-quoi qui déclenche une peur primale en moi et qui me fait immédiatement obéir à son ordre, et que je viens me poser sur le siège qu'il m'a indiqué du doigts.

« A poil, et que ça saute ! »

Même réaction instantané, et j'enlève mon pourpoint déchiré que je transmet à ce prêtre qui me tends le bras pour le ramasser. Il l'examine un instant avant de le remettre dans les mains du marchand. Pendant ce temps là, le froid de cette fin d'après midi me heurte de plein fouet et me fais frissonner un instant.

« Un vrai nid à merde plein de sang et propre comme un derrière de porc qu'à la chiasse ! Va le filer à Raël, il le lavera et le reconstituera ou le recyclera, y a du bon cuir sous les soieries, ça serait bête de gâcher. Maintenant voyons voir ce que t'as. Ok, multiples éraflures, mais ça on s'en fout, ça va se refermer vite fait, par contre tu permet que je regarde sous ce cataplasme à la l'épaule. »

Mais avant même que je ne puisse ouvrir la bouche, il l'arrache d'un coup sec, cela me prends par surprise et je ne réussi à retenir un cri de douleur qu'à grand renfort de grimace.

« Alors comme ça on est douillet. Tain c'est pas beau à voir ce truc, t'as réagi assez vite et ça s'est pas infecté, mais c'est profond, et ça va pas se refermer comme ça. Bon allez mon petit, on va devoir déranger la mère Gaïa un peu pour toi, ça serait bête que tu rejoigne Phaïtos aussi jeune, non ? »

Il joint ses deux mains sur mon épaule et incante une prière. Enfin je pense que c'est est une au vu du rythme que prends sa voix, mais je n'arrive pas à saisir les mots qu'il emploie. Lorsque la prière se finit une douce chaleur envahi mon épaule, et alors que je tourne la tête pour regarder ma blessure, celle-ci à disparu. J'avais déjà vu ce genre de soin magique, mais je ne l'avais jamais expérience moi même.

« Tiens voilà, c'est refermé, le reste on va le retraiter à la gnôle pour être sur et ça suffira. Hé, toi-là bas, le gamin, va fouiller dans la caravane du vieux Ed', celui qui t'as ramassé, trouve moi de la gnôle, bois en un coup pour t'en assurer, je pense que ça t'aidera à te délier ta langue. Allez file ! »

Le gamin en question, qui ne doit pas avoir plus de quatorze printemps, lâche un hoquet de terreur, avant de sursauter et de filer à toute vitesse accomplir la tâche qui lui est demandé.

« Toi non plus tu parle pas beaucoup hein ? Tss, z'êtes toujours comme ça au début, et quand on se fait une petite fête de départ dans les duchés à la fin, vous mettez la misère même aux militaires sur la boisson, et pourtant y en a c'est des pas des petits joueurs, m'enfin tout doit venir à temps je suppose. Y a une couchette là bas, dès que le môme revient avec la gnôle, tu t'en passe sur toutes tes blessures, et tu me vide le reste dans ton gosier, je vais t'apporter de quoi grignoter et après au lit. »

Lorsque le petit m'apporte la carafe, je ne peux réprimer un petit rire, celle-ci est amputé d'un bon tiers de son liquide, et vu l'air livide du gamin, il avait pas l'age de boire d'un seul coup l'équivalent d'un bon verre de cette boisson, après tout comme disait le marchand, Gillard de son nom si j'ai bien compris, il n'a pas encore l'âge de se raser, il ne doit pas avoir dépassé ses 14 printemps. Je lui prends la bouteille des mains, et il se met immédiatement à fuir, cherchant des buissons où il pourra rendre tranquillement sans aucun doute. Un autre sourire parcourt mes lèvres, et je porte moi même à la bouche cet alcool. Je ne peux réprimer une grimace et comprends l'état de l'enfant. Il est bien corsé. La grimace se change alors que je vide le reste du contenue sur mes plaies. C'est sur ces entre-faits que le prêtre se ramène avec un bol de soupe que j'avale péniblement. J'ai déjà mangé dans des tavernes faits pour des roturiers, donc je m'y attendais un peu, mais ça n'en amoindrit pas mon dégoût, mais je me force à la finir car je sais que je dois prendre des forces. Le prêtre m'aide à aller m'allonger sur la couchette où je sombre dans le sommeil immédiatement.

_________________
Godric d'Allarion/guerrier/niveau 2


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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Mar 17 Sep 2013 02:56 
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<---Duché des montagnes

La belle guerrière venait tout juste de fermer les yeux que le petit gobelin, le visage presqu’entièrement recouvert de tissu, lui annonça qu’il tiendrait la garde. Sibelle sourit à cette remarque, quoiqu’elle devait tout de même admettre qu’il avait raison. Du long chemin qui les séparait de Kendra Kâr, c’était effectivement le premier tiers qui grouillait de peaux vertes prêtes à attaquer les passants. Elle se permit tout de même une petite pause, sachant que Zniitch la réveillerait en cas de pépin.

****
Le roulis de la charrette sur la cahotteuse route ne constituait pas être la condition idéal pour permettre aux passager un sommeil réparateur. C’est ainsi que Sibelle se réveilla après quelque heures de sieste. Elle s’ouvrit les yeux, s’étira, puis se releva sur ses coudes tout en examinant le petit gobelin qui s’affairait à aiguiser ses couteaux.

« C’est à ton tour Zniitch, tu peux dormir, je montrerai la garde à mon tour ! »

_________________
Sibelle, Maître d'armes


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 Sujet du message: Re: Route entre Kendra Kâr et les Duchés des montagnes
MessagePosté: Mer 18 Sep 2013 00:56 
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Inscription: Mer 9 Mai 2012 00:29
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Localisation: En route vers Kendra Kâr
Plusieurs heures durant, Zniitch s'affaira à polir, limer et rendre aussi tranchant qu'une lame de rasoir chacun de ses quatre couteaux. Puis, lorsqu'il eut terminé, il les rangea à sa ceinture et dégaina son long sabre ouvragé à la lame étincelante.

( Zniitch va avoir du boulot ... ) Songea-t-il en se mettant au travail.

En effet, depuis son précédent et rude combat contre la créature difforme des souterrains de la mine, il n'avait guère eu le temps de s'occuper de son arme. Cette-dernière était encore couverte du sang épais et violacé de la créature, qui avait même commencé à sécher à l’intérieur des gravures de la lame.
Sans perdre un instant, Zniitch humidifia alors un bout de tissu avec sa salive - non sans avoir vérifié auparavant que Sibelle dormait toujours à poings fermés - et entreprit de gratter, frotter et récurer la lame dans ses moindres recoins jusqu'à lui redonner son aspect d'origine.

Il venait toujours de terminer lorsque Sibelle rouvrit les yeux. Elle se redressa doucement et annonça au jeune gobelin qu'il pouvait se reposer à son tour s'il le souhaitait, qu'elle pourrait veiller pendant ce temps-là.
Mais Zniitch avait autre chose en tête. Une fois sa camarade elfique réveillée, il posa son sabre rengainé sur ses genoux et plongea une main dans l'une des poches de sa grande chemise salie et déchirée.

« Zniitch a plus faim que sommeil. » Déclara-t-il en sortant ce qui lui restait en morceaux de viande séchée. « Sibelle a faim, aussi ? Zniitch veut bien partager avec Sibelle. »

Accompagnant ses mots, le petit gobelin tendit un copieux morceau de viande en direction de sa compagnonne d'aventure, puis il tenta un sourire avant de se rapeller que cela ne servait de toute façon à rien puisque son visage était masqué.

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