RP à connotation sexuelle 
Le carrosse s’immobilise finalement une heure plus tard. A peine suis-je sorti que s’offre à ma vue une vision féerique. Le manoir dans lequel je vais trouver refuge baigne dans le doux halo des étoiles avoisinantes. Haut de deux étages, de nombreuses fenêtres ornent sa devanture par lesquelles émanent les lueurs de bougies. Des lanternes sont suspendues sur la petite place qui s’étale devant le manoir. Sur le côté de dessine une grange ainsi qu’une écurie. La porte de cette dernière s’ouvre avec fracas et je peux voir courir un jeune homme à peine sorti de l’enfance… Il se précipite vers nous d’un pas pressé et sans oser braver notre regard, s’affaire à desceller avec nervosité le harnachement des chevaux qu’il mène par la bride jusqu’à l’écurie. Je suis le premier sorti et dans un geste que j’espère raffiné, tends ma main et aide la noble dame à descendre sans encombre.
Le seigneur sort à son tour mais refuse mon aide tout en me souriant. Il concède s’être fourvoyé à mon sujet, qui suis d’agréable compagnie. Il embrasse sa femme et lui murmure quelque chose avant de partir en direction du manoir. La lune luit haut dans le ciel et les nuages, presque absent. Je regarde la noble droit dans les yeux et lui propose de rester un petit peu dehors, pour profiter de ce temps devenu calme et apaisant.
« En hôte je me dois de d’honorer mes invités, je resterais avec plaisir en votre galante compagnie. » m’affirme-t-elle avant d’ôter sa peau de lion.
Sa peau laiteuse m’intrigue, je n’ai guère eu l’habitude de voir pareille teinte. Ceux que j’ai connu avait toujours été des baroudeurs, des travailleurs, dont la peau tannée par le soleil arborait une nuance cuivrée.
(Mais ce n’est pas pour me déplaire…)« La lune est haute ce soir, une légende raconte qu’il y a fort longtemps, un couple d’amant utilisait la pleine lune comme un signal pour se retrouver… Je trouve cela si romantique… Voir l’astre de la nuit me laisse toujours rêveur… pas vous ? » m’émerveillé-je en contemplant le firmament paré de son manteau d'étoiles.
« Cette histoire est belle… comme j’aurais aimée vivre pareille destinée… » susurre-t-elle avec une moue triste.
Je m’approche et la prend par les hanches, ma bouche arrive à hauteur d’oreille quand je lui murmure délicatement :
« Il n’est pas trop tard… pour ça, pour profiter. La vie est si brève, à quoi bon se priver ? » « Vous êtes bien aventureux très cher. Si mon mari l’apprenait vous ne feriez plus le fier. » réplique-t-elle avant de se dégager de mon étreinte.
J’esquisse un sourire charmeur et tout en restant à quelques pas, lui propose d’essayer, rien qu’une fois, une simple fois, sans conséquence. Le lendemain je n’existerais plus pour elle, je m’effacerais et sa vie reprendra son cours normal lui dis-je pour essayer de la convaincre. J’insiste quand je la vois, indécise…
« Je sais ma proposition indécente, mais sachez ma dame que ma langue est intrépide autant que talentueuse. Pourquoi ne pas, rien qu’une fois, vous accordez du plaisir ? Demain ne vous restera de moi qu’un souvenir, celui d’une nuit inoubliable où vous aurez enfin eu le droit à la plus haute considération. Le mariage rend l’amour fastidieux… ce n’est plus qu’une tâche à accomplir... je vous propose de vous délivrer le temps de quelques heures, plus rien n’aura d’importance que notre plaisir, votre plaisir… » proclamé-je.
Elle semble encore hésitante, les réminiscences d’une éducation stricte en sont probablement la cause. Je connais les nobles et cette manie d’enseigner aux femmes qu’elles sont tenues de se marier afin d’assurer l’avenir de telle ou telle maison… Même s’ils ont l’argent, ils sont enchaînés comme je l’étais avant… Les femmes sont victimes de cet esclavage des temps modernes, qu’elles soient promises à un homme qu’elles n’aimeront peut-être jamais, certaines parviennent même à s’en convaincre…
D’une dernière tirade j’abats ma dernière carte, promettant à mon hôtesse monts et merveilles d’une voix séductrice :
« Vous n’êtes surement qu’une belle plante aux yeux de votre mari… quel gâchis si vous voulez mon avis. Libérez vos désirs, vous qui êtes une déesse, laissez la jeunesse que j’incarne vous honorer de la plus belle des manières. Vous pourrez compter sur ma créativité et ma ténacité pour vous combler plus que vous ne pourriez le rêver… accordez-vous ce moment. » proposé-je en me mordant la lèvre inférieure, brûlant d’un intense désir pour elle et ses formes enchanteresses.
Elle hoquette et soupire avant de regarder le ciel sans rien dire. Je n’ose l’interrompre dans sa contemplation et attends patiemment avant qu’elle ne plonge son regard dans le mien.
« Une… déesse ? Vous usez d’un fort beau langage, comme j’aimerais que mon mari me parle encore ainsi… Mais j’y pense… je ne me suis pas présenté. Je suis Dame Adélaïde, de la famille Anet. » soupire-t-elle en mettant ses mains en travers de son décolleté.
Elle s’approche alors de moi et d’une main me guide vers la porte du manoir. Je reste bouche-bée une fois entré, le décor se révèle splendide, des lanternes parcourent les murs, parfois placé juste entre deux tableaux, et un immense chandelier est suspendu au plafond, projetant son vif éclat à travers le hall. Un escalier de pierre mène vers l’étage supérieur et c’est toujours mené par la main de la noble que je traverse la salle.
Nous arrivons finalement dans la chambre m’étant réservé. Un riche mobilier y figure, dont un lit luxueux et suffisamment spacieux pour accueillir deux personnes sans mal. La femme libère sa main et va s’asseoir sur le lit, croisant ses jambes par la même occasion.
Je lui souris et confiant en mon charme m’approche, adoptant une démarche chaloupée… Je m’assieds à ses côtés et pendant quelques instants, nous nous perdons dans la contemplation de l’autre. Je fais finalement le premier pas et d’une main délicate lui caresse la joue. L’autre vient se poser derrière sa nuque et je m’approche lentement. J’embrasse la base de son cou et lui murmure à quel point elle est belle. Je deviens plus hardi et remonte graduellement jusqu’à ses lèvres charnues. Nos langues s’élancent dans un ballet endiablé, notre étreinte devient passionnelle… Mes mains se baladent sur son corps, passent sous sa tunique et lui pétrissent la poitrine, titillent ses zones sensibles. Elle me rend mon langoureux baiser et d’une main experte, dégrafe l’attache de ma chemise. Je prends la même initiative et la défait de sa tunique, exposant à l’air libre ses tétons durcis par la stimulation. Notre excitation est à son apogée, je me sens gagner par ce sentiment familier et enlève également mon pantalon et ma culotte de laine. Elle sourit gaiement et agit de même, se dénudant totalement. Mon dard se gonfle, prêt à butiner la douce fleur de mon éphémère conquête…
Mais désireux de ne pas presser les choses j’entreprends tout d’abord d’exciter Adélaïde, faufilant l’une de mes mains plus au sud… J’accomplis cette manœuvre avec jubilation, voir le plaisir s’inscrire sur le visage de sa partenaire est toujours plus plaisant… Elle commence à couiner de bonheur quand j’atteins la zone sensible. L’une de ses mains agrippe la couverture et la serre avec force tandis que l’autre vient sceller sa bouche, essayant de couvrir ses gémissements.
Je continue encore pendant quelques minutes avant qu’elle ne se laisse tomber sur le dos, haletante. J’essuie mes doigts sur le lit et m’allonge auprès d’Adélaïde. Elle me murmure que jamais son mari n’avait eu tant d’égard pour elle… il se contentait toujours d’accomplir son devoir avec la même posture à chaque fois… Il ne se donnait pas la peine de la satisfaire comme je le faisais…
Cette fois c’est elle qui me demande de rester allongé et l’une de ses mains saisit la preuve de mon ardeur, de mon désir. Elle le masse avec expertise et des frissons me remontent l’échine. Je lâche un soupir de contentement et l’entraîne contre moi sur le lit. Nos corps se mêlent dans une danse charnelle, chacun brûle de désir pour l’autre c’est tout ce qui importe en cet instant magique. Je sens son souffle chaud sur ma nuque, mes mains caressent son corps opalin avec douceur.
Puis elle monte sur moi, entreprend de me chevaucher avec hardiesse. Je soulève mon bassin en suivant son rythme, m’adapte à elle. Elle s’abaisse et sa poitrine s’appuie contre mon torse tandis que mes mains l’agrippent par derrière. Elle gémit à nouveau, cette fois sans retenir sa voix. Je l’adjure de se faire silencieuse mais rien n’y fait. Elle devient presque hystérique et de ses ongles me labourent le torse déjà blessé par Kahdan… Je pense d’ailleurs à lui qui ne s’est pas exprimé depuis plus d’une journée. Mon ardeur baisse aussitôt d’un cran quand un hurlement survient derrière la porte qui s’ouvre dans un fracas sourd.
Je me redresse sur les coudes, mes yeux s’écarquillent quand je constate que le noble est là… vert de rage… Il souffle comme un bœuf et tient une grande hallebarde entre ses mains.
« Fils de chienne ! Je vais t’éventrer ! » hurle-t-il avec rage à mon intention alors que sa femme me chevauche encore. Il braque ensuite un regard hautain sur sa femme et prononce avec une ironie marquée
« Et toi ma… chère, considère que tu n’es plus rien. Je ne veux pas d’une catin, je n’ai pas besoin d’une femme de petite vertu comme épouse… il me faut une conjointe respectable. »Je pressens le danger imminent et d’un nouveau mouvement du bassin fait basculer Adélaïde sur le côté. L'homme abat son arme d'un geste circulaire et je bondis, encore empêtré dans les draps. La hallebarde termine sa course dans le matelas, éventré avec une facilité déconcertante. Je me redresse avec vivacité, le drap de soie calé sur une épaule et tombant à hauteur de hanche, tandis que le nobliau essaie de dépêtrer son arme.
« Dommage que ça doive se finir aussi vite… et désolé pour toi, ma chère Adélaïde. Je vais devoir me faire la malle, sans rancune hein, c'était divertissant !
»Puis je me retourne et dans un geste désespéré plonge vers la fenêtre, le cul à l'air.
(Prions qu’on ne soit pas trop haut…)Les brisures de verre m’éraflent le corps et je chute sans rien pouvoir faire. Je vois le sol qui se rapproche à toute allure et choie misérablement par terre. Heureusement le choc fut amoindri par les buissons mais je ressens une douleur à la hanche et me relève maladroitement. Je suis un peu sonné mais parvient vite à me concentrer. Le drap tient à peine et manque de me laisser nu comme un ver mais dans un dernier sursaut de pudeur, je le noue maladroitement de sorte qu'il ne tombe pas aussi aisément.
(Il faut que je parte maintenant… L'autre risque de vouloir encore en découdre... En tout cas j'ai pu passer un peu de bon temps, c'était trop bref mais je vais devoir m'en contenter.)Je commence à galoper vers la sortie du domaine des nobles quand la porte d’entrée s’ouvre, laissant passer le seigneur qui beugle que ce n’est pas finit, que j’ai souillé son honneur et que tout ceci finira dans un bain de sang. Il continue de proférer ses vaines menaces mais je commence à être trop loin et n’entends bientôt plus rien.
(Ah merde, c’est raté pour le cheval…)Je me dépêche de sortir de la route et m’enfonce dans la forêt jouxtant la voie terrestre, à moitié-nu et fier de moi.