Suivit de Natsya, Sirat entra dans la chambre d’où la semi-elfe était sortie en début de soirée. Elle était vide, une odeur douce flottait dans l'air, celle de la rouquine, une pointe d'épice relevait l'atmosphère. Sur le lit était disposé les affaires, de manières très organisé, intelligemment la guerrière pouvait s'habiller rapidement si elle le désirait.
Sirat se gratta la tête.
Elle n'est pas là... probablement encore avec les autres convives.Il s'approcha des affaires et fit un rapide inventaire, ne voyant pas la pierre bleuté il en déduit que sa camarade avait dû entendre le message.
Elle ne tardera pas on va l'attendre.Il alla trouvé une place sur un siège et invita La brune revêche à faire de même.
La belle ne se fit pas attendre, alors que Sirat époussetait une pièce d'armure assis bien confortablement dans le fauteuil, le dos avaler dans un cratère de tissu, la porte claqua et un ouragan roux entra dans la chambre.
Sibelle très fermement leur demanda ce qu'il faisait ici, elle n'attendit pas la réponse et dans le même geste commença a enlever ses souliers ainsi que son diadème. Elle avait entendu l'appel et comptait bien si rendre. Elle crucifia l'humoran du regard et lui demanda si il était en état.
Elle faisait référence à son jeux de rôle, qui avait apparemment fonctionné. Il souriait, narquois, content de sa duperie.
Plus que jamais, et vous ma diversion vous a t elle permis d'en apprendre plus?Il se redressa et s'étira de tout son long, à la manière d'un chat qui tire sa colonne après une période d'inaction. Il espérait qu'elle eut comprit que son ébriété n'était qu'un leur.
bien, nous partirons demain matin aux aurores.Sibelle resta immobile et scruta un instant son compagnon en silence. Ses yeux plissés tentant de percer la part de vérité dans ses propos. Tandis que Natsya opina du chef en signe d'accord et retourna à ses appartements. Sibelle sortit de sa torpeur et alla avec ses affaires derrière un paravent.
La elle entreprit d'enlever sa robe qui passa par dessus le fin rempart de tissu blanc tiré et de bambou. De son œil curieux, il pouvait apprécier la silhouette se crayonner d'un ombreux fusain sur cette toile lacté. Il la désirait, ses seins, le galbe de ses hanches se dessinait sur ce tableau en lignes enflammées. Avide, il observait la scène, la gorge serrée. Quand Sibelle eut finit elle sortit des coulisses dans une tunique pastelle plus adaptée au combat et au mouvement. Une mèche de cheveux rebelle tombait sur son visage et se perdait sur la naissance de son cou.
Elle expliqua qu'elle avait ressentit de la colère envers lui de ne pas pouvoir ce contrôler. Mais elle en avait pas apprit plus, simplement que Gasaru les rejoignait et qu'il était en froid avec Endar.
Sirat haussa les épaules.
Venant de Endar cela ne m'étonne pas c'est un solitaire.Il 'approcha de Sibelle, doucement. Il lorgna ses lèvres naitre et s'esquisser, fruit purpurin sur sa peau claire.
De la colère... accepte mes excuses, je ne voulais pas te tourmenter, j'y ai vue une bonne occasion de tromper l'assistance.Il s'était rapproché d'elle, il sentait sa chaleur et l'odeur boisée de son parfum. Il hésitait, pour la première fois peut-être il avait un doute. il y avait cette envie, se désir viscérale et cette raison qui se combattait et dans leur lutte en son sein ne s'extirpait qu'un magma d'émotions anarchique. il n'avait plus ressentit cela depuis son adolescence et cette époque printanière ou chaque sentiments était l'ultime vérité d'une vie éphémère.
Pousser par un mouvement de folie, il se pencha et déposa un doux baiser sur la commissure des lèvres de la belle.
Et alors qu'il s'attendait à être foudroyé sur place, qu'il avait déjà ranger son acte dans les gestes fou que l'on aime à repenser étant vieux, avec un sourire nostalgique de ce que l'on pouvait faire mué par la spontanéité des sentiments de la jeunesse, il en fut tout autrement.
la belle rousse, empoigna l'humoran et d'une caresse timoré elle s'enivra et fougueuse embrassa de plus belle l'humoran. Passant ses lèvres sur les siennes goulument, elle l'étreignit et il lui rendit son embrassade la dévorant de ses bras puissant. Il sentait sa respiration haletante, et son corps se serrer contre le sien avec une telle force. Sirat sentait son cœur s'emballer, enfiévrer par les frôlements et le gout sucré de la bouche de sa compagne. Un instant égaré de passion que la nymphe ardente termina en souhaitant en rester là. Il sentait encore sa bouche sur la sienne, engourdit. Il accepta la proposition d'en rester là et de se retrouver demain pour le voyage.
Il ferma la porte derrière lui et se retrouva dans un couloir bien froid et seul. Les chandelle vacillantes peinaient à éclairé un corridor sombre et glaciale. Il resta un instant pensif, le dos posé contre le mur tapissé. Il passa sa main sur son visage, effleurant sa peau, essayant de comprendre ce qu'il venait de lui arriver. Mais en avait il réellement envie, car chercher l'explication d'un enchantement était bien souvent la mise à mort de cette magie. Il se contenta de son ressentit et heureux se dirigea jusqu’à son lit pour s'y endormir.
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Sous le couvert d'un ciel encore étoilé, la petite troupe s'était retrouvé dans la cour intérieur de l'auberge. Sur les pavé, gelée et humide de la nuit, Gasaru attendait avec quatre chevaux, harnaché pour le voyage et l'expédition. Sirat c'était équipé, avait fait une bonne toilette, même si il avait répugné à se retirer l'odeur de son amie sur lui. Comme un enfant gâtée il aurait voulu la garder pour lui, mais le voyage jusqu’à Treeof devait être long et l'adulte en lui savait qu'il n'y aurait pas forcément d'autres occasion de prendre un bain.
Équipé, il monta sur un destrier à la robe noire. Il lui était destinée, plus massif que les autres ses pattes musclées supportaient aisément la stature du zélote. il fit un signe à sa compagne qui s'installa sur sa propre monture, et ils partirent à l'ouest, le soleil naissant dans leur dos.
Le voyage se fit sans embuche, le paysage se dévoilait sous leur yeux en de multiples tableaux. D'insolite montagnes, cédait la place à des plaines incroyables, tout semblait être vue avec un prisme qui déformait cette réalité en spectacle impressionniste sous emprise d'alcool. Le réveil des Titans avait changé la réalité de ce monde, il l'avait déformé.
Sibelle s'enquit auprès lors du deuxième jours de l'absence d'Endar, celui-ci révéla et Sirat l'entendu que l'elfe noir les avait dénoncé comme suivant du sans-visage. Sirat cracha et s'en voulut d'avoir oublié d'écraser le visage de cet insecte aux oreilles pointus.
Ni lui ni la guerrière ne tentèrent de rapprochement durant le périple. Leur pudeur, leur professionnalisme et l'absence d'intimité avait fait qu'ils ne s'étaient pas posé la question. de temps à Un regard affectueux, une main tendu ou un sourire échangé étaient les seuls choses qui pouvaient les trahir.
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le reste du voyage se termina calmement et ils arrivèrent à destination. Au cœur d'une forêt, la capitale des hommes pâles se dressait. Elle n'avait rien à voir avec une métropole, mais donnait l'air d'une bourgade de bucheron, aux rues boueuse et éparses, de maison faites de chênes sombres avec leur cheminée fumante et leur toit de chaume. l'air humide était en lien avec le lac dont la cité s'extirpait avait assombrie les pierres. Une foule anormalement nerveuse se pressait dans le clapotis des flaques, mué par l'angoisse d'un terrible fléau. des palissades de rondins s'érigeaient du sol, pointant leur pique taillé vers un ciel obscure, gorgé de nuages. Un fossé se creusait et ne tarderait pas à faire le tour de la cité. Ce qui était surement un lieu agréable d'une vie simple avait muté en une bête sauvage, apeuré et prête à mordre pour sa survie. les habitants étaient composés d'homes pales, mais aussi d'humoran, enfin pas croisé avec des woran comme le connaissait Sirat, mais là il y avait des hommes cerf, lapin, volatiles ...
L'arrivée du quatuor ne se fit pas discrètement et très vite l'humoran comprit que son apparence en était la source. Si le chevalier Gasaru n'avait pas été là, il aurait put être lyncher tant les regards étaient menaçant, allant de l'insulte à peine dissimuler à l'acte d'un crachat tombant sur ses bottes. Il garda son sang-froid, murmurant à peine un "voila accueil joviale..." la tension était palpable et comme le message l'avait indiqué l'endroit était une poudrière prête à explosé. Si l'urgence, de l'intervention ne lui était pas apparue avant, maintenant elle lui sautait à la gorge, l'étouffant et l'emportant dans sa tourmente.
On les conduisit vers un manoir tranchant avec l'air de campagne de la ville. Le domaine d'Omble se dressait au centre d'un jardin paré de bosquet et de fontaine faisant pâlir certaine villa Kendrane. Au bout d'une allée de pavé, une porte en bois massif s'ouvrait sur un couloir richement décoré. Un sol de marbre clair se frayait un chemin aux travers de murs tapissé et recouvert de portrait. A la lumière des chandelles on les dirigea vers une grande pièce à manger ou se trouvait déjà une troupe d'aventurier. Parmi ceux là Sirat put reconnaitre Xel, toujours "vas nue pied" nonchalant, le nain de la tour d'or, un des frères de cette dite tour et Kiyoheïki. Le petit elfe d'un mètre trente se tenait fièrement, imperturbable, il scrutait de ses yeux les arrivants, à la manière d'un oiseau de proie, tendue, on ne pouvait rien discerner sur son visage, sinon cette prudence et cette retenue dont il avait toujours fait preuve.
Sirat l'épia, une pointe de défi au creux des lèvres. Dans l'assemblée se dessinait une silhouette squelettique que le zélote croyait reconnaitre. La lyche était revenue et elle trainait sa carcasse auprès d'un jeune homme blême et puant la mort tout autant que son second. Bien que surpris par ce nouveau duo, il écouta les présentations et le début de la réunion.
Un homme d'une quarantaine d'année, les cheveux châtains et la moustache fournie mais soigneusement taillé, se tenait au coté d'une femme, un peu plus jeune, le port altier, brune, le regard acéré qui tranchait avec une attitude accueillante et soucieuse du bien être des convives. Khar’Tar D’Omble et Elisa D’Omble époux et propriétaire du manoir, ils étaient humain.
A leur coté leur fille Talia D’Omble une jeune femme à la peau pâle et ayant muté en femme oiseau, ou corbeau, de longue plume de jais dessinait une allure fine et juvénile. Les yeux de Sirat s'attardèrent sur elle, une aura étrange l'enveloppait, mystérieuse et frêle à la fois. Mystérieuse, insondable, il l'observait afin de comprendre ce qu'elle pouvait penser, ces deux parents étaient humain et elle non, avait elle connue les mêmes rejets que lui enfants. Alors qu'il était perdu dans ses pensées, le profil de l'elfe se dessina entre lui et son objet d'étude. Le visage courroucé malgré une certaine pudeur, le chevalier Kiyoheïki semblait se poser en protecteur devant l'humoran. Une second étonné, le zélote ne tarda pas à comprendre, ce que l'elfe lui même n'avait put feindre. Il avait des sentiments pour cette énigmatique jeune femme. Voila un atout que Sirat venait d'obtenir, un atout certain, au quel il répondit par un clin d'œil moqueur.
Il laissa l'elfe à ses sentiments, ne voulant pas aggravé sa situation et les présentation continuant sans lui. la Reine du Peuple Pâle, Sheeala d’Argentar les avait rejoint, une peau livide, vampirique recouvrait un visage enfantin dépassé et meurtrie par les événements. Elle n'avait pas la carrure d'un monarque et dés les premières impressions on sentait le simulacre qu'était son règne. Elle était accompagnée de son garde du corps personnel, ancien gouverneur de la Cité d’Andel’Ys : Astidenix. Un guerrier à l'écorce usée et polie par les années, considéré par les siens comme un héros de la guerre contre les elfes. Un chien fidèle et chevronné, mais qui ne semblait pas porter dans son cœur les agissements des carnivores.
Les hommes pâles avaient muter en métamorphe, chacun d'eux représentant des animaux, comme les worans ou les Liykors sur Yuimen. A cela qu'ici des groupes végétariens avaient vue le jours et d'autres carnivores avaient eut les traits de bêtes féroces.
Ce fut le début d’une distinction dans la population : les premiers prirent peur des agissements possibles des seconds à leur encontre, les targuant de comportement agressif et dangereux et la tension monta dans la cité. Quelques incidents furent à déplorer, des rixes se terminant dans le sang, qui furent autant d’arguments pour les végétariens exiger un jugement des carnivores dans leur ensemble. Jugé, conspué, expulsé de la cité il n'en fallait pas plus pour qu'un meneur charismatique, Bortë-a-Tchino, homme-loup déterminé à rendre aux carnivores la vie qu’ils possédaient avant à Treeof.
Les deux camps se radicalisèrent les uns paranoïaque plongé dans leur délire de persécution les autres vivant toujours dans la peur. Le paroxysme fut atteint quand alors que l'elfe ynorien tentait d'apaiser les tensions avec la reine, un groupe de végétarien mener par un minotaure avait mené une attaque stopper dans un bain de d'hémoglobine contre les carnivores.
Cet acte fou, marqua là la fin de toute négociations et le début des déclaration de guerre.
Et entre ces deux clans vindicatifs, un troisième se dessinait, neutre dans le conflit, représenté par les personnes présentes au manoir des D’Ombles : Sheeala, Astidenix, la famille D’Omble et Celemar Dongho. Et quiconque parmi les aventuriers voudraient se joindre à eux pour tenter de ramener le dialogue et la paix entre les clans. Un camp bien peu nombreux, en vérité.
Au cours de la soirée, ils apprirent aussi que des d’hommes-chevaux avaient préféré fuir dès le début des soucis vers les grandes steppes du Nord de la forêt. Ainsi que l’existence, dans les Marais d’Eaunoire, au Sud de la Forêt, d’une cité d’exclus, d’hommes-rats, inconnus des Pâles jusqu’ici.
sirat restait perplexe, qui avait intérêt à ce que le conflit dégénère, surement quelqu'un qui voulait prendre le pouvoir. L’audience se terminait, Sirat remarqua la petite gamine sociopathe de la tour d’or parlé à Kiyo, mais il n’y prêta pas plus attention.
Avec Gasaru, Natsya et Sibelle il délibérèrent un instant. Il y avait la possibilité de voir la reine, mais finalement Sirat balaya cette idée. La reine n’était plus qu’un pastiche d’elle-même, la véritable question était de savoir qui avait manigancé tout cela.
Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Je crois que la reine n’est pas à la hauteur. J’irais chez les carnivores voir ce qui se trame et comprendre un peu le mécanisme de cette tuerie.On leur prêta des chambres, moins fastueuse qu’a Ouessort mais avec un confort non négligeable. Nourriture et boisson, Sirat en profita pour refaire le plein, les vivres avaient été épuisé pendant leur transhumance et précautionneux il voulait ne manquer de rien.
Le lendemain, alors que le soleil ne pointait pas encore ses rayons au dessus de la canopée et que celle-ci peinait à se détacher de sa robe brumeuse, ils prirent le chemin du camp de Bortë-a-Tchino
Citation:
2 529 mots
citation : « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » (Spiderman)
- faire le plein de provision
- aller au camp des carnivores avec sibelle