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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Mer 20 Avr 2016 13:45 
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Je vois défiler de nombreux couloirs avant que l’homme ne bifurque sur sa gauche, pénétrant par une porte grande ouverte. J’arrive dans une vaste salle qui, bien que lumineuse, ne parvient pas à chasser l’ombre néfaste de la mort. Elle survole les agonisants, s’insinue dans les corps rongés par sa consœur la maladie. Une forte odeur me prend au nez tandis que j’avance dans ce pesant silence, parfois brisé par les hurlements de douleurs des morts en sursis.

Tout autour de moi s’étale des rangées de lit auprès desquels s’affairent des moines aux mines tirés, préoccupées. Parfois les rideaux protégeant l’intimité des patients sont tirés mais cela n’est pas suffisant et c’est sans le vouloir que je regarde à l’intérieur. L’un des malades dont la peau carbonisée craquelle comme autant de vieux parchemins plonge son regard dans le mien avant que, écœuré, je ne détourne mon attention.

Je n’ai jamais été à l’aise, jamais tout à fait confiant dans ces lieux dédiés aux soins… La mort rode et fauche, elle entraine dans son sillage ses futures victimes, absorbe l’essence même de leurs êtres et ne laisse qu’une dépouille vide… Tant de maladies sont rassemblées que les chances de tomber malade sont très forte, trop forte… Je regarde partout et pense soudain à une effrayante idée…

(Et s’ils me contaminent ?)


Instinctivement je place ma main valide devant ma bouche et le prêtre qui se retourne à ce moment lève les yeux au ciel.

« L’aile destinée aux maladies contagieuses se trouve à l’extrémité si c’est ce que vous redoutez. Veuillez-vous installer dans ces lits, quelqu’un viendra vers vous dès que possible. »

Je hoche de la tête tandis qu’il s’éloigne à pas presser pour vaquer à ses occupations. Nibelung et Groseille s’installent aussitôt et ne me laisse guère de choix… Le seul lit restant est celui installé à côté d’un déjà occupé. Je jette alors un regard suppliant en direction de mes compagnons qui font comme si de rien n’était. J’entends Nibelung grogner sur une attente qui l’insupporté déjà alors que je m’installe.

L’inconnu à côté de moi semble en proie à un profond délire, délivrant des paroles confuses en adoptant un débit rapide mais par trop doucement pour que je puisse en comprendre le sens. Il a l’air mal en point, agitant convulsivement ses mains en continuant de radoter quand un guérisseur vient soudain dans la chambre. Il examine le fou pendant quelques minutes avant de repartir, un air austère gravé à même son visage. Je jette un bref regard à Nibelung qui hausse les épaules avant de s’étendre sur le lit en attendant le sommeil ou les soins. Je suis plus interloqué que lui et attends patiemment.

Je n’ose interpeller l’homme mais dès qu’il est hors de vue, je sors de mon lit et vais me poser sur le lit du singulier personnage. Ses cheveux longs sont gras et emmêlés mais sa barbe vient contraster cet état, ne datant tout au plus, que de quelques jours. Il est probable au vu de son accoutrement qu'il ne vienne pas de Kendra.Kâr, que tout comme moi il soit un voyageur. Je pose une main sur son épaule, le secoue quelque peu et lui demande ce qu’il y a et d'où il vient. Après tout si je suis obligé de passer un bout de temps avec lui, autant faire plus ample connaissance.

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Mer 20 Avr 2016 14:11 
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L'homme ne répond pas. Les yeux fermés, sa tête s'agitant comme dans un cauchemar, il murmure des paroles incohérentes en une litanie qui semble avoir été mille fois répétée :

"J'ai mal... le soleil... l'ombre... partout s’emmêlent... maman... j'ai peur... si chaud... maman... je vais mourir... de l'eau... de l'eau... l'ombre... est la plus forte au soleil... pitié... que ça cesse..."

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Jeu 21 Avr 2016 13:55 
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L’étranger ne m’apporte nulle réponse, se contentant de fermer les yeux en remuant frénétiquement sa tête de droite à gauche. Il convulse presque quand il commence à susurrer une litanie de mots n’ayant aucun sens. Il évoque la morsure du soleil et l’ombre protectrice, invoque le nom de sa mère d’une voix où suinte la peur en se plaignant de la chaleur écrasante. Il continue de délirer, supplie pour que tout s’arrête, pour ne plus souffrir…

Je regarde Nibelung qui se contente d’hausser les épaules avant de rajouter d’un ton désolé :

« R’garde sa peau cuivrée, surement un rescapé des déserts de l’ouest. Laisse-le délirer, tu ne peux rien pour lui… »

Malgré ce qu’il me dit, je ne peux me résoudre à laisser cet homme ainsi. Je dois essayer de le soulager, au-moins essayer. Je me lève et, prenant une coupelle d’eau fraîche posée sur la commode séparant nos lits, m’assied à ses côtés. Je renverse avec délicatesse sa tête et le fait boire, petit à petit. Il tousse mais parvient à vider le récipient que je pose à terre avant d’invoquer le pouvoir de la glace. L’aura que je peux créer est froide à en être douloureuse mais je me sens capable de maîtriser son intensité. J’y fais donc appel et à l’aide d’un intense effort de concentration arrive à contenir la puissance du sort, de sorte que l’air ambiant devienne frais sans être glacial.

Je regarde inquiet l’homme qui continue de remuer et lui demande si cela le soulage.

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Jeu 21 Avr 2016 14:40 
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L'homme ne semble d'abord pas réagir... ou du moins, très peu. Néanmoins, son rythme se calme, et ses paroles se font un peu plus complèxes :

"Je n'aurais jamais dû... soit maudite ! Tu ne savais pas... non... mais maintenant... maintenant il est là..."

Soudain, ses yeux s'ouvrent et sa voix se teinte d'angoisse. Il a repris connaissance ! Il te fixe d'un regard dément :

"Par tous les dieux, il m'a suivit ! Il faut prévenir..."

Puis, tout cesse. Son visage se calme, devient presque vide. Ses yeux se fixent sur toi, te parcourent, et, sur le ton de la constatation :

"Ah, c'est donc toi..."

Puis il retombe et reprend sa sinistre litanie. Un guérisseur s'approche finalement :

"Laissez le. Il n'est pas contagieux mais peut-être maudit. On a tout essayer, sans succès. On attend la venue d'un spécialiste. Bon, installez-vous."

Il s'occupe de vous chacun votre tour, vous prodiguant des soins magiques renforcés de quelques bandages. Selon lui, rien de grave, mais il vous propose tout de même de rester dormir ici pour s'assurer demain matin qu'il n'y a pas de complications.

(((Tu peux discuter avec le guérisseur. Si tu n'as rien à dire, tu peux rp le réveil au matin.)))

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 22 Avr 2016 13:39 
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L’effet de mon sort semble, le temps d’un instant, soulager l’homme qui prononce dorénavant des phrases plus élaborés mais néanmoins toujours aussi obscures et vides de sens. Il ne tarde pas à retourner à son état léthargique, remuant faiblement ses lèvres. Je m’apprête à le questionner sur le pourquoi de ses dires quand je me fais apostropher par un guérisseur. Il me prie de m’éloigner prestement. Je lui jette alors un regard affolé avant qu’il ne rajoute précipitamment que ce patient n’est guère contagieux, un mal bien pire s’est emparé de lui, il évoque une malédiction qui l’a frappé et je n’en suis que plus interloqué.

(Une malédiction ?)

J’hésite à lui en demander plus, commence à ouvrir la bouche quand il me demande brusquement de rester assis autant qu’immobile, ordre auquel j’obéis sans rechigner. Pendant qu’il use de sa magie sur mon épaule meurtrie, j’ai tout loisir de penser à l’avenir. Maintenant que toute cette histoire s’est tassée et que nous allons quitter la cité, peut-être est-ce l’occasion de se trouver un foyer… Je pense d’abord à Mertar, ville de naissance de mon amour mais me ravisse aussitôt, je ne peux me résoudre à vivre sous terre, privé du soleil et des cieux azurés… Kendra-Kâr n’en parlons pas… je n’aspire qu’à partir.

C’est à ce moment-là qu’une pensée fugace me traverse l’esprit. Le Gentâme, fidèle serviteur de Phaïtos m’avait par le passé parlé d’un endroit dans les duchés… Un castel où les gens comme moi pouvaient trouver aide et soutien… Un endroit qui regorge de fidèles de Phaïtos. Peut-être est-ce là ma solution après tout. Phaïtos m’a déjà fait don d’un pouvoir m’armant face aux dangers de la vie, cette fois, c’est peut-être une famille qu’il m’offre...

J’ai toujours rêvé de faire partie d’un tout, d’une communauté nombreuse et soudée en dépit de l’adversité. Bien sûr je ne peux qu’être heureux d’être si intimement lié à Nibelung, d’avoir noué un lien d’amitié durable avec Groseille, mais ce n’est pas…suffisant. Ce privilège que je vois miroité dans un avenir lointain me laisse entrevoir un destin plus joyeux, plus heureux…

(Ah Phaïtos, que n’as-tu fait pour moi, pauvre mortel à l’ombre minuscule… ?)

La dernière touche du sort m’arrache un glapissement de douleur mais le soigneur me regarde avec un air satisfait. Il me conseille, bien que l’opération ait été une réussite, de rester me reposer cette nuit pour repartir demain. J’acquiesce, trop fatigué pour protester et tandis que le mage s’éloigne, je jette un bref coup d’œil à mes compagnons. Groseille a de multiples cicatrices sur les avant-bras et Nib’ est quant à lui pourvu d’un épais bandage lui ceignant le ventre.

« Au-moins sommes-nous toujours vivants, bon Nibelung, j’en ai parlé avec Groseille, nous avons décidés d’arrêter les frais, ce groupuscule est par trop dangereux. Nous avons bien failli y rester, alors pitié, arrêtons ça… »

Je le vois qui commence à protester, fulminant de colère quand je l’interromps d’une voix ferme et autoritaire :

« Demain nous quittons la cité, j’ai une idée quant à notre destination. »


« Pas question ! C’est toi qui va m’écouter ! Je… » crie-t-il avant de perdre subitement conscience, sans doute encore accablé de fatigue.

« Bon, j’imagine que la discussion est close pour l’heure. Repose toi bien Groseille. » soupiré-je avant de m’allonger, me laissant emporter par un sommeil réparateur.

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 22 Avr 2016 16:18 
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Au petit matin, tout semble aller bien, et les guérisseurs semblent prêt à vous laisser partir. L'homme délire toujours à côté, ses murmures ont gênés votre sommeil. Est-ce à cause de cela ? Ta nuit a été parsemées d'étranges cauchemars dont tu ne te réveilles avec aucuns souvenirs.

Mais voilà qu'un homme assez jeune se présente devant vous, portant les insignes de la milice.

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Il semble hésitant, te regardant d'un air mi-suspicieux, mi-inquiet.

"Salutation, je suis Gaël de Montarban, officier de la milice de Kendra Kâr. J'ai une question qui va sans doute vous paraître stupide mais... est-ce que les mots "Serpent du désert" vous évoquent quelque chose ?"

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 22 Avr 2016 20:35 
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Je me réveille le lendemain d’un sommeil agité, entrecoupé de cauchemars dont je n’ai guère de souvenirs. Tout ce dont je me rappelle est que par plusieurs occasions, je me suis réveillé en sueur alors que l’homme maudit continuait son infernale litanie. J’entends les grognements d’un Nibelung qui est forcé de se réveillé par l’un des guérisseurs qui s’enquiert de l’état de sa blessure. C’est quand je me redresse et balaie l’espace du regard que je vois un homme portant les couleurs de la milice…

Il est plutôt charmant, encore jeune et sans doute innocent. Sa peau imberbe n’est marquée d’aucunes vilaines cicatrices et ses yeux d’une teinte émeraude exprime une certaine candeur qui ne me laisse pas de marbre… Avant de me ressaisir, je suis avec Nibelung, et puis c’est un milicien… Peut-être est-il tout comme Tsuaf, un traître, un conspirateur à la solde de la Rose Solitaire, ce groupuscule vouant à Oaxaca un culte sordide.

Il brise le silence et se présente sous le nom de Gaël de Montarban, officier de son état au sein de la milice. A cette précision mes poils se hérissent et mes mains se crispent involontairement. J’entends Nibelung pouffer avec Groseille. L’une lève le petit doigt en mimant un air de nobliau pompeux tandis que l’autre répète le prénom de l’officier avec une voix efféminée. Je suis consterné par cet affligeant spectacle mais heureusement, l’officier ne semble s’en soucier et continue sur sa lancée. Il me demande si les mots « Serpent du désert » m’évoque quoi que ce soit.

Je le regarde alors avec des yeux ronds, portant instinctivement la main sur ma précieuse amulette avant de répondre par la négative, m’excusant de mon manque de connaissances à ce propos. Je ne peux pourtant empêcher ma voix de trembler quand je la prononce mais j’essaie de paraître le plus convaincant possible. Bien sûr cet assemblage de mot m’apparaît comme familier, entre mon amulette qui se prénomme l’œil de vipère et ma nouvelle acquisition le souffle du désert… Mais hors de question que je fasse part de ces informations à ce milicien…

« Désolé de ne pouvoir vous aider Gaël, je ne sais même pas pourquoi vous m’en parlez par ailleurs, je ne suis jamais allé dans le désert, contrairement à l’homme à côté de moi. Lui pourrait peut-être vous aider, enfin… s’il sort de son délire. »

Je termine ma phrase en me levant et parcours la distance qui me sépare de Nibelung. Je me pose sur son lit et lui caresse le visage, avant de me baisser et de lui chuchoter quelques mots doux. Je me dis qu’avant de reparler de notre départ, j’ai tout intérêt à le mettre dans de bonnes dispositions. Groseille me regarde d’un air entendu et fais comme si de rien n’était tandis que je continue de discuter à voix basse avec mon aimé, ignorant superbement le milicien.

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 22 Avr 2016 20:39 
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Le jeune homme semble un peu perturbé par ton geste autant que par ta réponse. Il s'approche et te répond simplement :

"Je sais parfaitement d'où vient cet homme, c'est moi qui l'ai amené ici. Peut-être la Rose solitaire vous évoque-t-elle plus de choses ?"

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 22 Avr 2016 21:04 
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Le milicien ne se laisse pas démonter et malgré que mon attention soit entièrement dévolue, et ce ostensiblement, à Nibelung, il m'annonce que c'est lui-même qui a ramené l'homme ici. Qu'il sait donc qu'il vient du désert, avant de mentionner le nom de la Rose Solitaire. Je ne l'écoute plus alors, ces simples mots éveillent en moi la bête rugissante. Mon aura sombre croît en moi, me submerge comme la marée et m'emporte dans les méandres obscures qui la compose.

J'ai l'impression de ne plus me contrôler, agissant d'instinct, sans réfléchir. Cet homme est un danger, il me menace, moi et mes amis... Il ose... Il ose venir en ce lieu dédié aux soins et sous couvert de simple mots anodins vient proclamer qu'il fait partie de cet ordre maudit.

(Ils me veulent hein... Ils vont m'avoir !)

Je me retourne avec vivacité, les yeux exorbités par l'animosité qui anime mes gestes. Je lève ma main vers l'homme et braque aussitôt ma volonté telle la corde d'un arc. Mon visage n'est plus qu'un rictus de haine farouche quand j'invoque ma main sombre, prête à fondre sur mon ennemi.

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 22 Avr 2016 21:16 
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Le milicien est manifestement pris par surprise, mais il esquive sans peine ton sort. Manifestement, c'est un homme d'action qui connait son métier... C'est à ce moment là qu'un détail s'impose à toi : Tu es dans un temple de Gaïa entouré de prêtres de la lumière. Il doit y en avoir au bas mot une dizaine dans la pièce. En un instant, toute volonté de combattre te quitte, tu te sens curieusement amorphe tandis que des prêtres, main tendue, magie activée, s'approche avec une expression allant de la stupeur pour certains à la haine pour les plus fanatiques.

Gaël les arrête :

"Ne vous inquiétez pas, je m'en occupe. Aidez moi à le convoyer à la milice... J'ai la réponse à ma question."

Avec Nib' inconscient, Groseille n'ose agire, elle sait qu'elle n'aura pas gain de cause. Tu es emmené en douceur, inutile de faire preuve de violence, la magie de la lumière t'empêche de te battre... En passant devant le lit de l'homme venu du désert, le milicien soupire :

"Toute cette affaire devient folle..."

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Sam 23 Avr 2016 12:59 
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J’invoque ma main sombre qui vole vers le milicien. L’homme est rompu aux arts du combat et se meut comme un danseur. Il bascule son poids et parvient à se dérober à mon sortilège mortel sans pour autant contre-attaquer. Il se contente de rester planté devant moi, ne juge même pas utile de dégainer son épée.

La haine qui me consumait il y a un instant me quitte alors, repoussée par une vague d’énergie positive. Elle se replie dans les tréfonds de mon être et me laisse exsangue, sans volonté. Une dizaine de mages m’entourent quand je réalise la stupidité de mon acte désespéré...

(Invoquer le sombre pouvoir dans un temple de Gaïa… Pourquoi me suis-je laissé emporter…)

Les prêtres ont les mains braquées vers moi, je sens la magie qui me pénètre, me prive de toute combativité. Les regards qu’ils me jettent sont pour la plupart haineux, à leurs yeux je ne suis qu’une monstruosité. Mais tout ceci ne m’atteint plus, moi qui suis depuis longtemps habitué à être sans cesse jugé, rejeté comme un nuisible. Moi qui depuis ma plus tendre enfance ai dû endurer des épreuves qu’ils ne connaissent pas, moi qui suis chaque jour confronté à une réalité accablante autant que vide de sens.
Le milicien intervient alors, clamant qu’il a entendu ce dont il avait besoin, avant de demander à l’un des prêtres les plus corpulents de l’aider à m’emmener à la milice. J’ai beau essayer de résister, de me battre, l’influence du fluide de l’ombre s’est estompée devant la puissance conjuguée de ces mages de la lumière.

Gaël me saisit alors par une épaule tandis le prêtre s’occupe de l’autre et c’est avec force qu’ils me soulèvent, mes pieds ne touchant plus le sol que par intermittence. Je l’entends qui marmonne que tout ceci devient fou et jette un dernier regard à Nibelung et Groseille. La naine n’ose pas défendre mon cas et Nib’ qui végète dans un état semi-comateux ne risque pas d’intervenir…

Ils me traînent alors vers la milice, sans me brutaliser, ce qui m’étonne de la part d’un conspirateur à la botte de la Rose Solitaire… Pourquoi ne profite-t-il pas de son ascendant sur moi pour me rouer de coups… C’est donc l’esprit emplit de questions que je suis amené dehors, vers un destin qui se profile malheureux.

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 29 Avr 2016 15:23 
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Elle dégaina Perçombre. La lame brillait. Elle pénétra dans le Temple. La nuit arrivant, seuls quelques prêtres étaient présents. Adam était là, près de l'entrée comme à son habitude.

« Anastasie, » appela-t-il d'une voix bienveillante une fois la surprise initiale passée. « Tu es de retour. Et avec Perçombre. »

La jeune femme hocha la tête, solennelle.

« Allons dans mon bureau, » proposa-t-il en se tournant vers les marches menant à la bibliothèque.

La Comtesse le suivit à travers l'escalier, puis le dédale d'étagères, avant d'arriver devant la simple porte de bois protégée d'un sceau derrière laquelle Adam lui avait confié cette si longue et éreintante mission. D'aucuns se seraient offusqués qu'il ait demandé une chose si difficile et dangereuse à une jeune femme tout juste sortie des jupons de sa mère, et pourtant elle était de retour, et sa tâche était accomplie.

Le prêtre ouvrit la porte et fit signe à la Comtesse d'entrer, avant de la suivre à l'intérieur. Il lui fit signe de s'asseoir près du bureau et alla lui-même se poser sur la chaise face à elle.

« Ainsi j'ai eu raison de te faire confiance, » se félicita-t-il en guise de préambule. « Et Perçombre semble en accord avec cela. »

Anastasie hocha de nouveau la tête, puis posa délicatement la rapière sur le bureau devant elle. Elle s'éteignit.

« Adam, je... j'ai une faveur à vous demander, » commença-t-elle. Mais d'un geste de la main, son interlocuteur l'arrêta.
« Tu veux la garder, » déclara-t-il. Ce n'était pas une question.

Elle écarquilla quelque peu les yeux, surprise qu'il ait vu si clair en elle.

« Ce n'est pas à moi de prendre cette décision, » continua-t-il. « En fait, la décision est déjà prise. »

Comme pour illustrer ses propos, il approcha ses doigts du manche de l'arme, et les enroula autour. Mais rien ne vint perturber la surface d'acier. Alors il la lâcha et se repositionna confortablement contre sa chaise.

« Tu vois, Perçombre a pris cette décision à la seconde même où tu as posé ta main sur elle. Tu pourrais nous la donner, qu'elle refuserait ce choix. Les reliques de ce genre sont mues par une volonté propre, Anastasie, et quand bien même tu la laisserais ici, elle s'en irait, d'elle-même. Car elle ne nous a pas jugé digne de la posséder. L'important pour nous, c'était qu'elle quitte les mains de Tal'Raban. Si elle a décidé que tu étais sa propriétaire, il n'y a rien que nous puissions dire. Et il n'y a rien que nous voulions faire. »

Anastasie s'était relâchée dès le début de cette annonce. Elle voulait garder Perçombre, et elle avait pensé que le Temple s'y opposerait. Mais un détail de leur conversation précédente resurgit dans l'esprit de la jeune femme, et elle cru comprendre.

« Lorsque vous m'avez parlé de ces reliques vous avez dit que le secret des Chasseurs d'Ombre ne vous appartenait pas. Vous saviez ? »

Le visage d'Adam s'éclaira d'un sourire joueur.

« Je suis démasqué, » fit-il. « Disons que je me doutais très fortement d'une telle issue. En effet, Perçombre t'a choisie, comme je l'avais imaginé, et après cela les autres reliques du Chasseur d'Ombres feront certainement de même si jamais tu les trouves. Et alors le secret t'appartiendra. »

La Comtesse reposa les yeux sur l'arme, posée face à elle. Pourquoi lui avait-elle accordé sa confiance ? Parce qu'elle la pensait capable de la ramener auprès des trois autres objets de son propriétaire initial ? Ou bien parce qu'elle avait senti qu'Anastasie était la plus à même de lui faire accomplir son but : tuer des mort-vivants, encore et toujours ? Des mort-vivants et les nécromanciens qui les appelaient. Ou peut-être pour une autre raison.

« Que s'est-il passé au juste ? » demanda finalement Adam. Il attendait maintenant son rapport.
« Les deux prêtres sont morts, » annonça-t-elle sans préambule. « Et une bonne partie du village. Tués par un nécromancien qui gardait l'arme cachée dans une grotte scellée à l'intérieur de la montagne. »

Elle continua son résumé pendant près d'un quart d'heure, explicitant les différentes péripéties de son enquête et répondant aux questions ponctuelles du prêtre, avant de conclure avec la mort du disciple de Tal'Raban. Elle se garda cependant de lui préciser la façon dont elle l'avait laissé agoniser au lieu de le sauver. Elle ne s'en sentait pas coupable pour autant, mais elle ne voulait pas en discuter. A la fin du soliloque, Adam reprit la parole.

« Tu as fait un travail remarquable, Anastasie. »

La jeune femme accepta le compliment d'un signe de tête. Deux semaines plus tôt, elle aurait probablement rougi à cette déclaration.

« Est-ce que tu veux continuer à retrouver les reliques d'Isaac ? » continua-t-il.
« Evidemment, » rétorqua-t-elle, tirant un léger sourire à son interlocuteur. Il n'avait pas l'air de s'attendre à une réponse différente. « Vous avez localisé une nouvelle pièce ? »
« Oui... et non. »

La Comtesse haussa un sourcil interrogatif. Le prêtre semblait hésitant.

« Disons que nous avons toujours plus ou moins su où se trouvait le Bouclier Sacré. Mais sa récupération pose quelques soucis. Aussi absurde que cela puisse paraître après la difficulté de ta précédente mission, je crains que celle-ci ne soit encore bien plus difficile. »
« Assez difficile pour que vous n'y ayez jamais envoyé personne ? » questionna-t-elle, perplexe.
« Disons que la recherche de relique a toujours été une tâche considérée comme annexe par le Temple, » fit-il d'un air contrarié. « Le problème du Bouclier est sa localisation. En plus d'être au fond de ruines qui nous semblent d'une dangerosité importante, il se trouve... en pleines terres d'Omyrhie. »

Anastasie se mordilla l'intérieur de la joue, comme à son habitude. L'idée de pénétrer dans l'Empire Oaxien ne l'enchantait guère, et lui procurait une drôle de sensation. D'un autre côté, elle savait qu'elle devrait tôt ou tard finir par y aller.

« Tant que ce n'est pas en plein milieu d'Omyre, j'imagine que ça ne devrait pas poser tant de problèmes que cela, » fit-elle, plutôt confiante.
« C'est là où tu te trompes. Eviter les fronts et les patrouilles peut être quelque chose de relativement facile pour une personne seule, certes... mais il est hors de question que tu y ailles seule. Les ruines en question sont infestées de goules, un nombre bien trop grand pour toi. Et c'est bien là le problème : pour récupérer le bouclier, il faut envoyer près d'une vingtaine de personnes en Omyrhie. »

La jeune femme grimaça. Elle n'avait absolument pas prévu de partir avec toute une escorte, et si mettre sa propre vie en danger ne la dérangeait pas, l'idée d'être accompagnée d'une quinzaine de personnes ne lui plaisait guère.

« Mais les ruines ne sont pas très loin dans les terres, et lorsque tu es partie je me suis renseigné sur les positions des camps avancés d'Omyre. Ce sera risqué, mais vous devriez pouvoir éviter toute confrontation avec les troupes ennemies. »
« Je... je ne sais pas si je suis vraiment prête à mener des gens à une mort potentielle, » répondit-elle.

Adam afficha une expression peinée sur le visage.

« Je comprends ce que tu veux dire. Mais c'est une façon pessimiste de voir les choses. Non pas que l'on peut être certain que personne ne mourra durant ce voyage... malheureusement, il y a fort à parier pour que ce soit faux. Mais, Anastasie... pense à ce que tu pourras faire avec ce bouclier... les vies que tu pourras sauver... Les personnes qui t'accompagneront seront des soldats de Gaïa, prêts à donner leur vie pour leur déesse. Des personnes qui pourraient mourir demain, quand bien même ne viendraient-ils pas avec toi. Ces personnes ont déjà décidé que la mort n'était pas une excuse pour ne pas protéger ce en quoi ils croient. Les personnes dont tu empêcheras la mort, avec l'aide de ces reliques, sont celles-là même pour lesquels ces soldats se battent. S'ils venaient à mourir, tu t'en sentirais responsable. Mais tu aurais tort. Car ceux qui t'accompagneront auront choisi de s'engager dans une telle entreprise. »

Anastasie baissa les yeux vers Perçombre ; sans qu'elle ne porte les mains dessus, la rapière avait commencé à légèrement scintiller. Comme pour appuyer les propos d'Adam. Pour l'encourager. L'encourager à accepter.

« Qu'ils aient décidé ou non de mettre leur vie en danger, s'ils meurent sous mon commandement alors je serai la responsable de leur mort. Je ne pourrai jamais plus être une simple noble, une simple femme, je resterai à jamais un soldat qui a laissé mourir une partie de ses hommes, et je devrai à jamais vivre avec cela. »

Ce n'était ni une question ni une lamentation. Un simple état de fait.

« Mais vous avez raison, je ne peux pas choisir pour eux. Et je ne peux pas leur refuser de mourir sous mes ordres par simple peur de ma conscience. »

Elle prit une inspiration, avant de se redresser et de remettre Perçombre à sa ceinture.

« J'irai. Je vous laisse vous occuper de la logistique, j'ai des choses à faire. Faites-moi appeler lorsque tout sera prêt. »

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 9 Déc 2016 17:59 
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Son corps avait beau aspirer à un repos bien mérité, la première destination d'Anastasie ne fut pas la chambre que lui prêtait gracieusement le Duc Dimitri. Elle savait que lorsqu'elle mettrait les pieds en ce lieu, elle n'en ressortirait pas avant une journée entière de repos et de bains, et ce malgré ses responsabilités. Aussi prit-elle immédiatement la direction du Temple de Gaïa, où l'attendait certainement Adam, même s'il avait déjà eu le rapport de Camille et de Johan, si tout s'était bien passé pour eux.

Lorsqu'elle pénétra dans l'établissement, de nombreux regards curieux se posèrent sur elle avant de s'illuminer en la reconnaissant finalement. Mais elle échappa rapidement aux maintes félicitations que lui réservaient les prêtres pour se diriger directement au premier étage, dans le bureau d'Adam. Lorsqu'il la vit, celui-ci afficha un sourire réconfortant avant de lui faire signe de s'asseoir face à lui, dans son office mal éclairée et presque miteuse, malgré les si nombreuses reliques entreposées sur les étagères.

« J'ai trouvé le bouclier et la bague, » fit-elle en se posant sur une chaise.
« Je sais, » répondit-il simplement. « Félicitations, Anastasie, tu as progressé à un point que même mes yeux n'avaient pu prédire. »
« Savez-vous où est la cuirasse ? » demanda-t-elle, ignorant les louanges du prêtre.
« Tu ne me demandes pas comment vont Johan et Camille ? »

La jeune femme fronça les sourcils alors qu'une pointe de culpabilité enserrait son cœur. C'aurait, effectivement, dû être sa première préoccupation à son arrivée en ces lieux. Pourtant elle avait privilégié le travail. Elle rêvait de revoir Kendra Kâr et de se reposer depuis si longtemps, et voilà qu'à peine quelques minutes après son retour elle était déjà désireuse de préparer la prochaine expédition, sans plus penser à ses amis.

« Ils vont bien, » continua le vieil homme.

La Comtesse hocha la tête en signe de soulagement et, après avoir attendu ce qu'elle pensait comme un temps raisonnable, changea de nouveau de sujet.

« Donc, la cuirasse ? »

Adam posa sur elle un regard légèrement attristé avant de pousser un très léger soupir.

« Je commence à m'inquiéter, Anastasie. »
« A cause de la localisation de la robe cuirassée ? » demanda-t-elle, s'avançant légèrement dans son siège par anticipation.
« Non, à cause de toi, » rétorqua-t-il.
« Moi ? » s'étonna-t-elle. « Je suis un peu fatiguée, mais en dehors de cela je vais parfaitement bien. »
« Je ne parle pas de ta forme physique. J'ai le sentiment que ce besoin d'aventure tourne à l'obsession. »
« Absolument pas, » s'agaça-t-elle. « Je veux juste mettre cette histoire de reliques derrière moi, voilà tout. »
« Et lorsque ce sera terminé, t'arrêteras-tu ? »

La jeune femme écarquilla les sourcils à cette suggestion.

« Evidemment que non, Adam. Réunir l'équipement n'est que la première étape. Tant que Tal'Raban ne sera pas arrêté je ne pourrai pas m'arrêter. »

Le vieil homme secoua lentement la tête, visiblement inquiet.

« Et lorsque tu auras vaincu Tal'Raban, il te faudra vaincre Herle Krishok. Puis Gadory, Vallel, Sisstar, jusqu'à te dresser devant Oaxaca, jusqu'à te dresser devant Thimoros même, si tu survis à ces affrontements. Ne vois-tu pas ? Tal'Raban n'est qu'un homme maléfique parmi d'autres. Et quand tu l'auras terrassé tu ne feras que chercher une nouvelle cible pour épancher cette soif de combattre que tu as. »

Ce fut au tour d'Anastasie de remuer le chef en signe de protestation.

« Alors quoi, vous voulez que je renonce à le combattre sous prétexte qu'un autre prendra sa place ? Il faut bien que quelqu'un décide de le vaincre ! »
« Je ne conteste pas ton envie de le vaincre, Anastasie. Je ne veux juste pas que tu te laisses aveugler par ce but. Regarde autour de toi et vois, vois tout ce pour quoi tu vivais il n'y a pas si longtemps. Depuis combien de temps n'as-tu pas vu ta mère ? Depuis combien de temps n'as-tu pas passé une journée à simplement t'amuser au lieu de lire tous ces recueils de magie noire, tous ces manuels de parfait chasseur de nécromanciens ? Je ne te demande pas d'arrêter de vouloir faire le bien, bien au contraire. J'ai contribué à te lancer sur cette voie, Anastasie, et jusqu'à présent je ne l'ai pas regretté. Mais entre l'objectif et l'obsession il n'y a qu'un pas que tu sembles un peu plus prête à franchir tous les jours. Tu peux faire le bien sans vivre exclusivement pour cela... »

La jeune femme fronça les sourcils à ce sermon. Elle sentait le bon sens dans les paroles d'Adam, elle sentait ses bonnes intentions et la vérité qui se dégageait de ces mots. Mais elle refusait de l'admettre. Après tout qui ferait tous ces sacrifices si ce n'était pas elle ? Quelqu'un d'autre les ferait, évidemment. Mais ce n'était pas une réponse satisfaisante pour elle. Ce devait être elle. D'abord parce qu'elle ne souhaitait cela à personne ; mais surtout et avant tout car c'était son privilège. Attirer la reconnaissance et l'admiration. Bientôt on chanterait ses louanges sur Nirtim ; non, sur Yuimen. Elle était connue sous le nom de Purificatrice à Luminion, mais combien d'autres surnoms attendaient de la qualifier ? Elle chassa ces pensées de son esprits.

( Je fais ça pour les autres, je me fiche de la reconnaissance, ) nia-t-elle.

Mais c'était un mensonge que même elle avait de plus en plus de mal à croire.

« J'ai parlé aux Messagers des Corbeaux, » fit-elle, ignorant leur dernière conversation.
« Anastasie... » intervint l'autre.
« Ils voient Oaxaca comme une ennemie et ne sont pas un danger pour la coalition ou qui que ce soit d'autre, » continua-t-elle sans l'écouter. « J'ai promis à leur chef, Kadria, que je vous en parlerais. Que j'essaierais de nouer de bonnes relations entre eux et le Temple. »

Adam garda le silence, visiblement toujours préoccupé par le sujet de leur précédente conversation.

« Je peux compter sur vous ? » insista-t-elle.

Puis, après un soupir, le vieil homme hocha la tête.

« D'accord, d'accord, » acquiesça-t-il. « J'enverrai un émissaire pour leur transmettre un message de paix. »
« Merci, » répondit-elle. « Revenons-en à la cuirasse je vous prie. »

Nouvelle expiration de la part de son interlocuteur.

« Je ne suis pas certain de vouloir te dire où la trouver, » rétorqua finalement Adam. « Pas avant que tu aies pris quelques semaines de repos, du moins. »

La jeune femme se leva immédiatement de son siège.

« Je la trouverai seule, alors. »

Et, sans un autre mot, tourna les talons pour quitter le Temple, sourde aux appels répétés de son ancien mentor.

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 Sujet du message: Re: Temple de Gaïa
MessagePosté: Dim 26 Fév 2017 22:10 
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- Enchanté, monsieur... Helboldt, c'est cela ?
- Exact, répondit le Kendran au Prêtre qui se tenait en face de lui. Vous devez être le prêtre Ionas.
- En effet, répondit dans un sourire l'homme à l'expression franche. Je vous prends les enfants, n'est-ce pas ?

Ceux-ci s'avancèrent, le prêtre aux yeux d'argent les emmenant avec lui jusqu'à une salle réservée. Ces quelques paroles, de fait, avaient été chuchotées, mais elles donnaient l'impression d'avoir été criées entre ces murs de calme et de recueillement.

Laissant Ferdinand et Simona disparaître au fin fond de l'immense Temple de Gaïa, Helboldt lui-même se détourna, se permettant de contempler les lieux une fois encore.
Ce n'était guère la première fois qu'il passait entre ces hautes colonnades, sur ces escaliers d'albâtre et sous ces vitraux chatoyants. Sans se sentir le moins du monde gêné, le presque Humain souriait en montant les marches qui le mèneraient à la plus grande bibliothèque de la ville, songeant à l'ironie du sort qui voulait qu'on l'accueille aussi bien dans un établissement qui vénérait une Déesse face à laquelle il était des plus indifférents. N'y avait-il pas eu une fois où on l'avait surpris en ces lieux, ce doux sourire sur ces lèvres, et qu'on avait cru bon de le prendre comme exemple de la béatitude que peut inspirer la Lumineuse ? Il en riait encore – intérieurement seulement.

Son expression redevint grave lorsqu'il pénétra dans la colossale bibliothèque du Temple. Quand bien même celle-ci était des plus réputées, il ne pouvait bien y pénétrer que grâce à sa toute nouvelle livrée qui le désignait clairement comme un employé du Baron. Il y avait quelques années de cela qu'il avait “emprunté” nonchalamment l'un des ouvrages entreposés là, préférant en finir la lecture autre part – un manuscrit traitant de divers onguents qu'il préférait tester chez lui – : ce qui avait naturellement mené à son exclusion temporaire des lieux ; puis un petit “accident” lorsqu'il prenait des notes sur un autre, endommageant sans espoir de récupération les séculaires écrits – heureusement, ses notes à lui étaient intacts, et le style prosaïque et dépassé de l'ouvrage était tout à fait effroyable.

Il avait bien tenté de justifier que le pot d'encre s'était renversé sans qu'il le fasse exprès, mais le document était « d'une valeur inestimâââble » - n'était-il pas recouvert de poussière lorsqu'Helboldt l'avait trouvé ? - et cela lui avait bien valu son renvoi « définitif et non-excusâââble des lieux » par une vieille marâtre opiniâtre qui s'occupait alors de la gestion de la Bibliothèque. Le Temple ne présentant à ses yeux que peu d'intérêt en-dehors des savoirs qu'il renfermait, on l'avait rarement vu par la suite. C'était il y avait bien trois, quatre ans, aussi ne devaient que peu de personnes se souvenir de lui, mais il songeait à ces événements avec un sourire intérieur teinté d'ironie en posant à nouveau son regard avide sur les rangées interminables de connaissances épargnées par les âges.

Il s'approcha du premier des rayonnages qui se présentaient à lui. « Culte de Gaïa ». (Peuh. Évidemment.) Faisant néanmoins mine d'être intéressé en se rappelant les paladins et Prêtres bibliothécaires qui tenaient les lieux, il inspecta d'un air distrait les différents titres qui se présentaient à lui, se dirigeant lentement mais sûrement vers le fond de la gigantesque salle. Il passa devant d'autres étagères, d'autres thèmes, souriant légèrement en se laissant aller à rêver à ses lectures interminables dans une ombre sous la voûte du Temple, en se remémorant les auteurs et leurs idées, ces informations impersonnelles et purement intellectuelles se révélant irrémédiablement gravées dans son esprit.

Il finit par s'arrêter devant un énième livre au titre intriguant et – surtout – à l'aspect relativement récent. Il ne devait pas l'avoir lu, ou il l'avait oublié : saisissant délicatement ce Traité de la flore toxique sur Nirtim, il vint s'installer à une table de lecture et se mit à lire, le reste de l'Univers se fondant dans une brume obscure et une inexistence parfaite le temps de cette escapade.



Après

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Humbert Helboldt


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 Sujet du message: Re: Le temple de Gaïa
MessagePosté: Dim 28 Jan 2018 19:09 
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V.13 Seconde mission.

La semi elfe m’accompagne non sans crainte jusqu’au temple de Gaïa. Je comprends cependant ses craintes, les interdits du culte que je voue à Thimoros et Phaïtos m’interdisent tous deux l’utilisation de magie blanche pour me soigner. Pourtant, un tel savoir m’aurais été d’une grande utilité contre le traqueur. Posséder une compétence de soin, me donnerais une assurance supplémentaire sachant que j’ai la capacité de recouvrer ma santé ou celle des autres.

Situé au sud-ouest de la ville, l’édifice dégage une aura sans pareille. Les murs d’une blancheur immaculée reflètent les rayons du soleil à tel point que l’on croirait que le temple émet sa propre lumière, comme si la déesse y avait élu domicile et baignait de lumière la ville telle un phare guidant dévots et égarés. C’est en tout cas l’impression que je ressens lorsque je me trouve face au temple. Ses deux statues qui gardent l’entrée semblent représenter deux facettes de la déesse. L’une porte une sphère de deux fois la taille de la main qui la porte et l’autre malgré un petit être féérique sur elle impose le respect par son armure de guerre et son épée plantée dans le sol. Une manière de rappeler qu’aussi douce puisse t’être la déesse elle peut être implacable face à ses ennemis.

Lentement et fébrilement je franchis les marches du temple ouvert, guettant le signe d’un courroux divin contre ma présence en ces lieux. Plutôt qu’un éclair ravageur du ciel ou une faille dans le sol qui m’avale, se sont deux gardes avec un œil encastré dans un soleil d’or, symbole de Gaïa sur leur blason qui viennent et s’adresse à moi particulièrement.

(Des paladins de l’ordre !)

"On peut faire quelque chose pour vous ?" M’interroge le plus petit des deux, même si avec leur air menaçant, leur armure de paladin et leur hallebarde dans la main ils ont plus l’air de me demander ce qu’un Shaakt fait ici et qu’il ferait mieux de foutre le camp avant de se faire embrocher.

Je reste pétrifié face à l’air autoritaire de ces deux hommes quand une douce voix nous interpelle tous.

"Allons messieurs, toute personne qui se présente en ces lieux se doit être reçu comme tout un chacun." Déclare une douce voix derrière les gardes.

Tout deux se décalent et laissent passer une semi-haie d’honneur une élégante femme à la tenue de prêtre aux ornements simples avec le même blanc immaculé que la façade du temple.

"Veuillez nous pardonnez grande prêtresse." S’excuse les deux gardent tandis que la femme aux cheveux blancs plonge ses yeux bleus dans les miens.

"Que peut faire la grande déesse pour vous, visiteur ?" Me demande-t-elle, comme si elle sondait mon esprit de son regard pénétrant.

Je suis pétrifié face à elle, comme un enfant stupéfait de faire la rencontre d’une fée. D’ailleurs elle me fait penser à ce petit être au-dessus de la statue guerrière de la déesse. Ma main tremble par la demande que je m’apprête à faire et j’ai peur de la réaction. Est-ce un esprit féérique au cœur de glace et au courroux ravageur ? Je m’oblige à rompre le lien visuel et prends mon courage à deux mains et me présente.

"Je être Nhaundar, membre de la guilde équilibrium et aux services du conseil d’Oranan et de la milice de KendraKâr." Je marque un temps de pause pour entamer la partie la plus difficile. "Je être serviteur de Thimoros et Phaïtos." Lui dis-je en saisissant fermement mon bâton et m’inclinant à elle, genoux au sol, alertant la vigilance des paladins. Je demander votre aide. Je vouloir me détourner des dieux de mes aïeux et demander la protection de la déesse.

J’attends la réponse de l’intéressée tête courbé vers le sol espérant qu’elle soit favorable à ma requête et me prépare mentalement à imiter l’instinct de survie du lapin lorsqu’un loup le débusque.

(Alterner gauche droite en zigzag pour éviter les projectiles !)

C’est une douce main qui vient effleurer ma joue et se pose sur mon épaule gauche, tel un moineau sur une branche fragile.

"Tu es la bienvenue en ce lieu toi qui veux rompre ses liens avec les dieux néfastes pour arpenter les voies de la lumière du monde et de la vie qui relient les êtres sur Yuimen." Me déclare le moineau de sa douce voix comme une mélopée qui m’atteint à l’âme. "Je vais moi-même me charger de la bénédiction de Gaïa pour toi. Si tu le désires tu peux me parler dans ta langue cela ne me gène guère."

"Nous allons nous charger de le guider auprès des prêtres votre excellence. Une sommité comme vous a plus important à faire que la conversion d’un…simple homme." Lance le plus petit garde et je sens dans sa voix le ton révérencieux que l’on accorde aux rois et dieux en cachant une pique à mon encontre.

(Mais qui est-elle pour ainsi faire autorité par sa simple présence ? Gaïa envoie-t-elle des représentants surnaturels dans ses temples ?)

"Je vous remercie de votre sollicitude messieurs, cependant j’ai affirmé me charger de cette tâche et je suis connue pour tenir parole." Dit-elle. "Je me suis donc engagée envers cet enfant de la déesse et il n’y a pas meilleurs service envers notre protectrice que d’aider un être, peu importe son origine, perdu dans les ténèbres à retrouver la lumière."

"Le dévouement de votre excellence est sans égale. Nous ferons selon vos ordres." Déclare en cœur les deux gardes en s’inclinant.

(Cette femme vient de remettre à leur place les gardes avec un respect que je ne pensais pas possible dans ces circonstances. Elle parvient même à en retirer une opinion positive.)

"Je comprends mieux pourquoi tu voulais venir ici." Me sourie ma camarade semi-elfe. "Renier sa propre religion n’est pas quelque chose d’anodin. Même si te voir couper tes liens avec les dieux ombres me fait plaisirs, j’espère simplement que tu ne le fais pas contre ton gré."

"Ne pas t’inquiéter Sylve je ne pas faire ça sans avoir réfléchir au préalable, mais il être vrai que notre conversation de la nuit dernière y être pour quelque chose. Cependant, notre mission pour la milice me prouver que les guérisseurs être un atout considérable. Si nous rencontrer d’autres créatures nous devoir être en pleine possessions de nos moyens." Je la rassure avant de revenir vers cette incroyable prêtresse. "Enfin si cela ne vous gêner pas nous vouloir recourir aux compétences de vos guérisseurs."

"Non ce n’est pas un problème, mais puisque vous œuvrez pour la milice je vais demander l’aide d’un confrère pour que vous puissiez reprendre votre tâche dès que possible. Si vous voulez bien me suivre." Nous répond-elle.

Nous arpentons le grand hall du temple baignés par sa lumière grâce à la multitude de vitraux présents et réfléchis au sol avec un pavé de marbre d’un blanc aussi pur que le mur extérieur. Bien que l’édifice soit d’un carré probablement parfait, une incroyable coupole se dresse au-dessus de nos têtes et donne l’impression d’atteindre le ciel, comme un chemin directe vers le palais divin de la déesse. La tête relevée j’aperçois ce qui semble être une bibliothèque s’étendant sur une longueur considérable. J’espère avoir l’opportunité d’y jeter un œil. Notre charmante guide nous accompagne dans la partie Est des lieux et mon regard se pose tout au fond en face de l’entrée, où des fidèles semblent prier et se réunir vers un autel et une fontaine en marbre vert.

(Ma parole la personne chargée de fournir tout ce marbre a dû avoir des affaires florissantes à l’époque de la construction et soit la bénédiction de la déesse protège aussi les lieux sacré des tâches, soit le fournisseur n’a de cesse de changer encore et encore les dalles. Un impact pas plus gros qu’une pièce de deux yus et hop on change le tout ! Ou alors la magie a d’autres facultés que j’ignore.)

La femme me guide jusqu’à l’entrée d’une grande pièce. Là elle interpelle un prêtre de rang inférieur à elle, au vu de ses vêtements similaires mais moins décorés.

"Pourriez-vous vous occupez de cette jeune femme je vous prie ? Elle fait partie de la milice de la ville et a besoin de soin pour repartir rapidement en mission. Je vais m’occuper de son camarade." Lui dit-elle tandis qu’il écarquille les yeux en me voyant.

"Selon vos désirs ma dame." Répond l’intéressé en invitant Sylve à le suivre.

"Entre !" M’invite-t-elle du bras à entrer dans la pièce.

Avec une anxiété certaine, je pénètre dans ce qui semble être une pièce de relaxation. La décoration est épurée, mais le jeu de lumière présent avec les motifs aux tons différents sur les murs et les quelques plantes gracieuses donnent un effet très relaxant. Seul un meuble, un lit et trois tabourets sont présents bien qu’ils se fondent totalement dans le décor les rendant presque invisibles.

"Je t’en prie assieds-toi." Me propose-t-elle dans ma propre langue. "Alors. Tu as adoré les dieux sombres et tu souhaites changer de voie pour notre déesse mère. Peux-tu m’expliquer ce qui motive ton désir ?" Me demande-t-elle, tandis que je m’assois et qu’elle fait de même.

"Avec ma camarade nous avons affronté de grands dangers." Je commence à lui expliquer. "A plusieurs reprises que se soit elle ou moi, nous avons été blessés et gravement par moment. Cette personne est la première à m’avoir montré un peu de bonté et je me dois de la protéger autant que possible. Malheureusement ma religion m’interdit formellement l’utilisation de magie de soin et quand bien même je connaîtrais la magie noire pour rendre la vie je…je ne suis pas sûr de vouloir m’en servir."

"Ho je vois. Cependant c’est une démarche que je qualifierai de pratique que tu entreprends là. Un moyen facile pour atteindre ton but alors que tu peux utiliser des potions de soins pour guérir plus facilement. En fait, tu ne sers que tes intérêts et non celui de la déesse. A moins que ce ne soit l’unique motif de ta présence." Me répond-elle et je sens dans son ton comme une pique et son résumé ne fait de ma présence qu’une raison égoïste en réalité. Pourtant je vois de la malice dans ses yeux. Pourrait-elle voir au-delà de mes mots ?

"Non, vous avez raison. Toute ma vie j’ai servi les dieux sombres et toute ma vie n’a été que souffrance. Je veux en finir avec tout ça ! Etre un homme porté vers les autres plutôt que sur lui-même. Même si Sylve dit que je suis son sauveur, c’est elle qui m’a donné à manger malgré sa mauvaise opinion de ma race et depuis que je ne m’intéresse plus simplement à moi, ma vie a changé. Je ne voulais pas me dévoiler ainsi, cependant je sens que c’est justement ce que la prêtresse attend de moi.

"Je comprends mieux à présent et je te remercie de t'ouvrir ainsi. Tu as mentionné n’avoir connu que souffrance, pourtant même si les Shaakts mâles ne sont pas aussi bien traité que les femmes ils n’en sont en général pas traité de cette façon, en tout cas pas que je le sache." Dit-elle piquée par la curiosité.

Pour simple réponse je me lève du tabouret et entreprends de me dévêtir le haut du corps, laissant apparentes les multiples cicatrices des tortures de ma maîtresse et d’autres sévices plus anciens de ma sœur.

"Par la déesse, quelle vie est-ce là pour un être !" Déclare-t-elle horrifiée par la vision que je lui offre en reprenant l’espace d’un instant la langue commune. Je commence à me rhabiller prestement quand elle m’arrête. "Non n’en fait rien ! Ces cicatrices font partie de toi et sont la source de ton changement."

Elle tend les mains vers mon visage et par instinct je me penche en avant et ferme les yeux alors que ma tête se love dans ses douces paumes pendant qu’elle récite une prière à Gaïa.

"Déesse, bénis cet enfant.
Accorde-lui ta grâce comme il t’accordera son dévouement.
Guide-le sur le chemin de la clarté
Et permet lui d’être un phare dans l’obscurité.
Qu’à son tour il guide tes enfants égarés
Et combatte sans relâche les dévots de tes ennemis jurés."


Lentement, je sens la chaleur de ses mains s’intensifier puis se répandre en moi comme une source d’eau. Cette douceur atteint chaque extrémité de mes membres et m’emplit d’un bonheur sans pareil. Je me sens léger, comme un nuage porté par les courants chauds du sud avec ce sentiment de liberté totale. Est-ce là l’œuvre de la magie de lumière ou de l’implication même de la déesse ? Qu’aurait été ma vie si bien avant ce jour j’avais goûté l’espace d’un instant à ne serais-ce une once de ce qui m’arrive ? J’émerge lentement de ma torpeur et retrouve la prêtresse.

"Comment te sens-tu à présent ?" Me demande-t-elle.

"Je…jamais je ne me suis senti aussi bien. Je ne sais comment vous remercier." Je lui réponds en me rhabillant.

"S’il existe d’autres êtres perdus dans le noir qui souhaitent eux aussi arpenter le même chemin que toi, tu devras leur venir en aide. Fais ainsi et tu auras largement servis la déesse pour sa bénédiction." Me sourie-t-elle. "Je pense que ton amie doit être prête elle aussi."

"Avant de partir, j’ai aperçu une vaste bibliothèque à l’étage du dessus. Puis-je y accéder ? Nous avons rencontré quelque chose durant notre mission et si parmi vos connaissances se trouvent une réponse il est de mon devoir d’en informer la milice." Lui dis-je en espérant ne pas trop en demander.

"Tu es un serviteur de Gaïa désormais, tu peux arpenter nos livres à ta guise." M’explique-t-elle en me guidant vers la sortie. "Nous possédons également un dortoir ici. Plutôt que de prendre une chambre à l’auberge vous pouvez donc toi et ton amie rester ici pour la nuit."

"Merci, j’apprécie la proposition. J’espère cependant vite trouver les informations que je cherche afin de reprendre le cours de la mission qui m'incombe." Lui dis-je puis la quitte en la saluant et m’en vais retrouver ma camarade.

V.15 Recherches.

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Italique : langue Shaakt
Normal : langue commune

Multi de : Jorus Kayne et Relonor


Dernière édition par Nhaundar le Dim 4 Fév 2018 22:19, édité 2 fois.

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