L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 23 Mar 2010 03:45 
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Lorsque mon cher infirmier revient à mon chevet, ses bras sont chargés d’une immense pile de papier bordée de part et d’autre par une couverture de cuir, le tout bien ficelé, afin de ne rien perdre de ce précieux trésor accumulé.
Patiemment, je le regarde déposer ses feuillets sur la paille odorante et j’écoute religieusement ses explications. Je ne suis pas pour autant passive, tout en lui accordant toute mon attention, j’essuie consciencieusement mes mains boueuses sur le chiffon propre que Gwerz a laissé à mes côtés. Puis, sans bruit, afin de ne pas le déconcentrer dans sa recherche active, je fouille dans mon sac pour y récupérer la mystérieuse rune. Je m’empresse ensuite de la déposer devant nous, exposant volontairement les symboles.

« Voilà, ce sera plus simple ainsi. »

Sans perdre un instant de plus, je prends un petit paquet de feuillets et le place sur le haut de mes cuisses tout en prenant soin de ne pas tacher ces utiles papiers.
Enfin installée, j’entreprends à mon tour la lecture de ces documents. Les minutes passent et je ne trouve aucun indice ou aucun dessin se rapprochant de celui de notre rune. De temps à autre, je jette un petit coup d’œil à M. Porsal pour constater qu’ii n’a pas plus de succès que moi dans ses recherches.

(Et si je lisais tous ces papiers, un à un pour réaliser que ce que je cherche se trouve en fait sur la dernière feuille !)

Afin de m’éviter une frustration bien inutile, je me rends directement à la dernière page. Hélas, celle-ci ne me renseigne guère sur notre pierre. En replaçant les feuillets afin de poursuivre là où j’en étais, une feuille se glisse hors du lot et s’envole aussitôt. Par chance, elle échappe à l’emprise du vent grâce au dos de mon protecteur qui l’intercepte bien involontairement.

(C’est un signe ! C’est sûrement sur cette page que je trouverai ce que je cherche.)

Avec enthousiasme, je m’empresse de la déchiffrer. Et bien non, cette feuille ne contient aucune illustration, il y est bien question d’une rune, mais sa description ne correspond pas à la nôtre. Quelque peu désappointée, je poursuis tout de même sans relâche ma petite investigation et après quelques temps, ma persévérance est enfin récompensée.

« Cette fois, je crois que j’ai trouvé ! »

Sans quitter l’image des yeux de peur qu’elle ne se sauve, mon index sous le texte explicatif, j’attends que Gwerz s’arrache de sa propre lecture avant de poursuivre :

« Oui, oui, ce sont les mêmes symboles, identiques. Voici ce que ça dit: Rune Aoy, rune d’invocation ... »

Je me tais pour poursuivre cette lecture silencieusement afin de mieux me concentrer sur ces écritures, puis après avoir fait un signe de négation de la tête, je me retourne vers le vieux lutin.

« Je ne saisis pas trop, ce qui est écrit. Je ne connais pas tous ces mots, et ces très longues phrases sont difficiles à déchiffrer. J’ai cru comprendre que cette rune peut faire apparaître un animal qui serait sous nos ordres une journée entière, le reste c’est du charabia pour moi. Regardez ! »

Je lui tends le dit document et trop impatiente, je le bombarde immédiatement de questions.

« Cette pierre est vraiment magique ? Comment faire pour invoquer ses pouvoirs ? Pour l’animal, on peut choisir n’importe lequel ? Sera-t-il en chair et en os ? Et si la bête invoquée s’en prend à nous au lieu de nous aider ? Peut-on appeler une bestiole que l’on connait, comme Faël mon faucon ? … »

Je m’arrête pour reprendre mon souffle car toutes ces questions, je les ai posées d’une seule traite. Puis j’ouvre la bouche pour reprendre de plus belles, mais je me retiens, ayant enfin pris conscience de l’impertinence de tout ce verbiage. Je me pince donc les lèvres, comme si elles risquaient de s’ouvrir d’elles-mêmes si je ne les retenais pas, et j’attends, non sans hâte, le verdict du vieil érudit.

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Dernière édition par Guasina le Mar 30 Mar 2010 01:49, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Ven 26 Mar 2010 15:45 
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Ne se laissant manifestement pas entraîner par ton soudain flot de questions, ton partenaire de recherche rajuste posément ses petites lunettes puis s’empare du document que tu lui tends, en faisant ensuite scrupuleusement la lecture d’un air concentré sans avoir l’air de prêter attention à tes multiples interrogations. Les sourcils froncés, la bouche plissée en une moue pensive, ses yeux avalent en silence ligne après ligne, l’aïeul donnant littéralement l’impression que tes paroles sont tombées dans l’oreille d’un sourd. Heureusement, cela n’est que momentané, car après quelques minutes certainement trop longues pour toi mais apparemment bien nécessaires à la compréhension du fonctionnement de cet étrange artefact, il repose le feuillet entre vous deux et répond :

« Hum, je saurais pas dire si elle est magique pour sûr, mais elle en a tout l’air. En tout cas, mieux vaut ne pas faire l’expérience maintenant, ce serait bête de gâcher cette rune… c’est que d’après ce que je sais, elles ne marchent qu’une seule fois ! » Après ce préambule t’incitant à la prudence et à la parcimonie, il reprend pour satisfaire plus directement ta curiosité avec la patience qui va de pair avec son expérience manifeste. « D’après ce que je sais, il suffit de prendre la pierre dans sa main et de prononcer son nom, aoy. Attention de ne pas le faire par accident alors ! » Fait-il avec un sourire entendu à ton adresse, commençant à bien te connaître pour ton caractère trop souvent bille en tête. « Quant à l’animal, apparemment, c’en est un tout nouveau tout beau qui apparaît littéralement de nulle part, complètement obéissant, et tout ce qu’il y a de plus matériel. » A ce point de ces explications, il reprend un moment pour en revenir à un passage du parchemin, puis conclut. « Par contre, y’a pas vraiment de contrôle sur quel animal exactement va apparaître. D’après ce qui est écrit, ça pourrait aussi bien être un ours qu’un lapin ou même un ver de terre ! Si j’ai bien compris, c’est possible d’invoquer l’animal de son choix en combinant cette rune là avec une autre, mais bon… »

Avec un petit haussement d’épaules rappelant assez clairement que les runes ne poussent pas sur les arbres, il en reste là de son laïus, puis, étant donné que vous en avez manifestement fini avec les cailloux cabalistiques, il commence tranquillement à rassembler les papiers éparpillés ça et là dont vous vous êtes servis.


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 30 Mar 2010 01:23 
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Le vieux lutin ramasse le document que je lui tends, et après avoir ajusté ses lunettes, il se plonge dans la lecture du dit papier. Une fois toutes mes questions posées, je demeure silencieuse, tout en observant les moindres petits gestes de sa part, le plus petit indice qui me laisserait croire que j’ai bien trouvé les réponses que l’on cherchait.
Après d’interminables minutes, il détache enfin ses yeux du feuillet pour répondre calmement à toutes mes questions. C’est ainsi qu’il m’apprend que cette rune est réellement magique, mais ne sert qu’une seule fois. D’après ce qu’il sait, son fonctionnement est assez simple; il suffit de la prendre dans nos mains et de prononcer son nom. Ayant déjà sans doute remarqué mon petit côté impulsif, il me met en garde de déclencher ses pouvoirs involontairement. Je rougis un peu devant cette remarque, tout en sachant pertinemment qu’il a absolument raison.
Déjà que nous sommes chanceux d’avoir une telle pierre en notre possession, il serait effectivement dommage de la gaspiller ainsi. Il poursuit en m’expliquant que l’animal qui apparaîtra sera vraiment réel, par contre on ne peut prédire sa nature. Il pourrait en effet s’agir d’une bête inoffensive ou encore d’un coriace prédateur. Quoiqu’il en soit, cette bestiole sera disposée à m’aider une journée durant.
Les explications achevées, M. Porsal met de l’ordre dans ces papiers que nous avons dispersés un peu partout autour de nous. Je lui remets d’abord la pile qui était sur mes cuisses, pour ensuite ramasser la rune Aoy avec autant de précaution que si j’avais de délicats œufs entre mes mains. Après l’avoir rangé dans mon sac, je pousse un soupir de soulagement, réalisant avec un petit sourire que j’ai retenu mon souffle pendant tout le temps de la manutention du précieux objet, qui quelques minutes plus tôt, n’avait pas plus de valeur à mes yeux qu’un vulgaire caillou.

« Voilà, cette rune est maintenant bien en sécurité dans mon sac ! »

Tout en observant Gwerz trier ces papiers, le regard songeur, je ne peux m’empêcher de lui faire cette innocente remarque :

« C’est tout de même dommage que nous ne connaissions pas les pouvoirs de cette rune lorsque cet affreux insecte nous a attaqués. Une bête à notre service n’aurait pas été superflue. »

Ce disant, je baisse la tête en direction de mes chevilles. Réalisant que je suis encore pieds nus, je jette un regard vers Cheshire ou plus précisément aux fontes qui renferment ce qui reste de mes chaussures, puis je m’adresse à mon vieil ange-gardien.

«Je pourrais récupérer mes souliers ? Avec une aiguille et quelques lacets de cuir, je tenterai de les rafistoler… »

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 30 Mar 2010 01:49 
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Philosophe comme à son habitude dans la plupart des situations, Gwerz laisse tranquillement glisser ta remarque à propos de votre combat passé avec le fourmilion, se contentant d’un « C’est ainsi. Dis-toi que ça servira pour une autre fois ! » plein de bon sens tandis qu’il empile patiemment et précautionneusement les diverses feuilles volantes auxquelles il tient manifestement bien qu’il n’en ait en toute logique pas souvent l’usage. Ensuite, contemplatif, presque mélancolique, il contemple avec un petit sourire le soleil désormais à son apex, lissant pensivement les plis et les replis de sa longue barbe blanche digne d’un enchanteur.

Cependant, lorsque tu abordes la question de tes bottes, le voilà qui s’anime à nouveau ! Refermant avec un claquement sec les couvertures de cuir qu’il noue entre elles d’un geste automatique, il se tourne vers toi avec entrain, comme si tu lui avais fait penser à quelque chose auquel il avait déjà réfléchi.

« Oui, bien sûr ! On va même faire plus que les "rafistoler" par Yuimen ! » Se levant, il récupère les désormais guenilles dans une des sacoches suspendues sur le dos de Cheshire, lequel s’est justement approché de son cavalier comme par un étrange effet de symbiose. « Viens ! » Annonce-t-il ensuite.

Et le voilà qui, sans autre forme de procès, réintègre promptement sa demeure, te laissant en extérieur avec pour compagnie l’étrange lézard qui déjà a à nouveau pris une immobilité indolente, semblant juger qu’il a dépensé assez d’énergie pour un moment.
Quant au lutin, à peine le temps pour lui de poser son gros dossier dans un coin, il est littéralement au four et au moulin, trottinant de-ci de-là pour sortir de l’un ou l’autre meuble quantité d’outils nécessaires à la pratique de la cordonnerie. Pinces, marteaux, embauchoir et bien sûr morceaux de cuir de bien des textures et formes différentes, tout cela s’accumule sur un établi qui paraît être une des rares parties de la maison de Gwerz qui soit exempte de désordre.

Manifestement, la remise en état de tes chaussures s'inaugure déjà.


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 6 Avr 2010 02:52 
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Dès que j’ai fait allusion à mes souliers, le visage de M. Porsal s’est animé. Après avoir répondu positivement à ma requête, avec vivacité et entrain, il se dirige vers Cheshire qui non influencé par la soudaine agitation de son maître demeure tout aussi calme et imperturbable. Sitôt arrivé à destination, l’honorable lutin se saisit des vestiges de ce qui jadis chaussait mes pieds.

« Viens! » M’enjoint-il aimablement.

Ce mot était pourtant inutile, je n’aurais jamais laissé une trop grande distance me séparer de mes bottes. Sans que je ne puisse l’expliquer, seule la vie et les relations qui en découlent ont plus de sens à mes yeux que ce vêtement de pied. Je suis à présent emballée à l’idée que ces petits morceaux de cuirs déchirés pourront retrouver la vie au prix certes d’une importante réparation. Et c’est ainsi que sans hésitation et avec enthousiasme, je me lève faisant fi des douleurs infimes qui tenaillent encore mes chevilles emplâtrées d’une pâte presque sèche.
Les yeux rivés sur mon précieux bien, je crois percevoir un éclat brillant s’en détacher et choir sur le toit. Alors que Gwerz franchit la porte-fenêtre de son logis, je détourne quelques instants mon regard de mes semelles, intriguée par l’objet qui vient de provoquer ce léger scintillement et qui gît à présent sur la paille de sarrasin.

« Oh ! »

C’est avec facilité que je trouve l’objet mystérieux, il s’agit en fait d’une magnifique petite pierre rouge souillée malheureusement d’un visqueux et répugnant liquide jaunâtre que je reconnais immédiatement. Ce dégoûtant fluide appartient à l’affreuse bête à l’horrible carapace cramoisie. Avec frénésie, je l’essuie immédiatement sur le bout de guenille que j’avais encore dans les mains et qui m’a servi plus tôt à les nettoyer.
Le petit joyau ramassé et nettoyé, je m’empresse de traverser à mon tour la fenêtre pour rejoindre mon protecteur et l’interpeler :

« Voyez ce que je viens de trouver, c’est tombé de mes souliers, c’était sans doute coincé entre deux morceaux de cuir. Il était imprégné d’une infecte salive jaune. »

Je laisse ma main tendue et ma paume ouverte afin de le laisser observer ma découverte. Pour ma part, je sais pertinemment que je ne pourrai regarder cet objet sans que les terribles souvenirs de la bataille ne me reviennent à l’esprit. Et puis, j’ai plus d’une dette envers mon gentil protecteur, il serait temps d’en acquitter une partie.
Puis d’une voix forte, décidée et solennelle, mais surtout empreinte de respect et de gratitude, je présente le bijou à celui qui devrait être selon moi le propriétaire légitime :

« Je vous l’offre, il vous revient de droit puisque grâce à vous, ce combat a connu une fin plus que satisfaisante. Je vous dois davantage, mais c’est tout ce que je peux honnêtement vous offrir. Le saphir étant la propriété de Violenta et je compte bien la retrouver un jour pour lui remettre. Pour ce qui est de la rune, elle nous appartient déjà à tous les deux. »

Après une légère hésitation et un petit trémolo dans la voix, je rajoute :

« Un refus de votre part, m’insulterait au plus haut point. »

Ces paroles ne sont pas de moi, je les ai déjà entendues et je ne fais que les répéter. Cependant, le message y est important, je tiens absolument à ce qu’il conserve ce présent qui constitue en fait une sorte de paiement. Je me sens un peu mal à l’aise de m’adresser ainsi à lui, quoique j’ai pris soin d’adopter un ton poli et respectueux, exempt de toute effronterie.

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Dernière édition par Guasina le Mer 14 Avr 2010 04:02, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 6 Avr 2010 03:28 
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Ayant disposé tout son fatras d’outillages sur la table de travail, le vieux lutin commence à y mettre un peu d’ordre quand tu l’interpelles, main tendue à la manière d’une offrande avec au creux de ta paume la pierre précieuse petite mais remarquablement bien ciselée qui luit d’un éclat bien innocent comparé à la férocité de la bête dont elle provient. Observant le joyau d’un œil appréciateur derrière ses lunettes, il s’apprête à dire quelque chose, mais, s’apercevant de ton air des plus solennel, il fait silence, les traits légèrement perplexes, son index s’aventurant dans les profondeurs de sa barbe pour venir gratter son menton.
Lorsque tu discours, il ne réagit ni par la taquinerie ni même par l’amusement, t’observant d’un air composé et légèrement méditatif, attendant que tu aies fini de t’exprimer pour parler à son tour. Certes, tes propos avaient quelque chose d’emprunté et de pas très naturel, mais malgré cela, ton aîné n’en semble pas défavorablement impressionné puisque c’est avec un sourire quelque peu conciliant mais sincère qu’il prend le petit jaspe, disant avec son aménité coutumière :

« D’accord, je le prends alors. Merci beaucoup. »
Te répond-t-il le plus chaleureusement et sincèrement du monde tandis que ton cadeau va gagner une des poches de son pantalon plutôt que de se retrouver à faire partie de tout le bazar ambiant. « Mais tu sais, ta compagnie est bien plus gratifiante que tout l’or du monde ! »

Tendant alors la main, il paraît s’apprêter à t’ébouriffer les cheveux, puis, s’avisant sans doute de la familiarité trop prononcée de ce geste pour des personnes qui se connaissent depuis aussi peu longtemps que vous, il se ravise et te serre à la place cordialement l’épaule avec un sourire aimable bien qu’un tantinet embarrassé. Comme pour ne pas laisser un silence gêné s’installer, il désigne alors l’établi d’un geste de la main, proposant :

« On s’y met ? »


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mer 7 Avr 2010 21:02 
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" [:attention:] Certaines scènes de ce rp sont à connotation sexuelle, aussi est-il recommandé aux lecteurs sensibles d'y réfléchir à deux fois avant d'en entamer la lecture."

Après avoir passé dans divers caves et ruelles sombres Yumiko arriva précédé par l’homme devant une porte vaguement renforcé.
-« C’est ici ! » dit l’homme en ouvrant la porte.
Ils s’engouffrèrent et Yumiko put découvrir un intérieur simple mais plutôt confortable.
-« Votre chambre c’est là et ici la mienne, les latrines sont au fonds. »
-« Ah euh… eh bien merci, je vais poser mes affaires. » fit la jeune femme ne se rendant pas encore vraiment compte qu’elle avait un toit maintenant.
-« Je vous attend ce soir dans ma chambre comme promis » déclara-t-il en lui faisant un clin d’œil.
Yumiko se retira dans ce qui était désormais sa chambre visiblement dégoûtée par la nuit a venir. Elle s’allongea dans son lit et s’endormie visiblement épuisée. Elle se mit à rêver « D’Avant ».

Elle et sa sœur Kara n’avaient jamais vraiment été les meilleurs amies du monde, surtout parce qu’elles étaient si différentes. Yumiko était un peu « garçon manqué » elle pratiquait le tir à l’arc depuis ses 8 ans , depuis que son frère,Takta, avait disparu en forêt. La jeune femme ne portait pas une attention particulière à son apparence tandis que sa sœur passait des heures à se regarder dans le miroir. Kara n’aimait pas le sport, elle aurait fait une parfaite épouse car elle cuisinait à merveille et savait s’occuper d’une maison.

Yumiko se réveilla avec un goût amer dans la bouche, elle détestait se souvenir de sa sœur. Elle s’aperçu que la nuit était tombée et sortit donc de sa chambre.

L’homme l’attendait dans la cuisine avec à côté de lui un sanglier grillé encore fumant. La jeune femme prit place et commença à manger goulûment.


-« ça vous fait quel âge au fait » engagea l’homme
( Qu’est ce que ça peut lui foutre) pensa-t-elle
-« 17 » dit-elle avec un grand sourire.
Ils continuèrent a manger en silence jusqu’à la prochaine interruption
-« Au fait j’me suis pas présenté, mon nom est Agrobol mais tu peux m’appeler Agrob » fit-il en souriant.
-« Moi c’est Yumiko » répondit-elle
Puis ils se turent jusqu’à la fin du repas.

Une fois le sanglier engloutit, en grande partie par Yumiko qui avait grand appétit comme toujours. Agrobol se dirigea vers sa chambre et la jeune archère le suivit.

Elle enleva rapidement ses vêtements pressée d‘en finir, et remarqua que son nouveau propriétaire en était déjà excité. Elle s’approcha de lui et il commença à masser sa poitrine assez opulente avec une douceur qui la déconcerta. Il continua un petit moment puis la pris toujours avec la même douceur. Il s’endormi très vite une fois son affaire terminée et Yumiko ramassa ses affaires et repartit dans sa chambre.

La jeune femme s’endormit encore choquée par la douceur dont-il avait fait usage et pensa que cet homme n’était peut-être pas si mauvais que ça.

_________________
"Vise la lune, au pire tu atteriras parmis les étoiles"

Yumiko Ataka/Humain Ynori/Archer


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 13 Avr 2010 14:17 
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http://www.yuimen.net/univers/l-auberge-de-la-tortue-guerriere-t110-60.html#p57555

Suite, taverne de la tortue guerrière.
(((ici le passage a la rue est très brève, je me suis dit que sa serais mieux de passer alors directement dans se poste.)))
Il n’est pas très lourd et toute la foule s’est totalement dissipée, il fait nuit et le ciel est parsemé de points lumineux, laissant place à un spectacle magnifique.
Une fois en face de chez lui mon jeune compagnon se réveille enfin et fait l’effort de m’ouvrir la porte de sa demeure et me fait entrer.
« Fait comme chez toi, moi je vais me coucher. »
Il jette toutes ses affaires dans un fauteuil en velours et part à l’étage se coucher.
Incroyable, la maison est magnifique, des tas de choses sont posées avec soin sur des étagères gravées d’or, un énorme feu de cheminée ornée de deux poutres faites de marbre est allumé, éclairant toute la pièce.
De gigantesque tapis de soie recouvrent le sol.
Je m’installe dans le fauteuil en face du feu et plonge au pays des rêves sans m’en rendre comte.
Je me réveille en sursaut, la sueur au front et le cœur palpitant a pleine vitesse, le feu n’est plus qu’un amas de braise orné de petites flammes, assez pour distinguer encore tout le salon dans lequel je me trouve.
(De quoi ai je pu encore rêver cette nuit..mes cauchemars sont de plus en plus fréquent, j'ai l'impression que quelque chose de bizarre ne va pas tarder a arriver...malheureusement je ne me souvient de rien...a si!!
(((Attention, on dirait que notre petit krayth a un flashback!)))
[Je suis là, debout au milieu d'un lieux qui semble être..une forêt, oui une forêt.En regardant autour de moi je remarque avec stupeur que la foret est loin d'être..naturel, les arbres sont gigantesque au point de ne pas distinguer leurs feuillages, les troncs sont recouvert de mousse épaisse..."ckrak!!" Un craquement d'arbre me fait sursauter, mon rythme cardiaque augmente a grande vitesse, je me sans perdu, la peur me paralyse, mon regarde se fige et là......]
(A zute, je ne le souvient plus après..)
Je prend quelque minute pour me ressaisir pui me lève et voi le sac de mon compagnon posé sur le canapé d'en face.(Tien, j'ai failli oublier ceci.)
Je commence a fouiller les affaires du dormeur de la salle du dessus. Plusieurs poches se présente, je découvre a l'intérieur une simple paire de lunette, des mouchoirs, plusieurs bricoles inutiles et...(Ho! c'est quoi sa?)Je vois alors un étrange petit sachet fin, je l'ouvre et a l'intérieur se trouve une étrange matière élastique et gluante que l'on peux dérouler, une odeur de fruit s'en dégage.(Je me demande bien a quoi sa peux servir sa..d'après la forme c'est peut-être..non, il n'existe pas de telle chose aujourd'hui.)Je jette alors l'étrange objet dans le feu de la cheminé puis découvre le fameux sac, je l'ouvre de suite et voie une bonne quantité de pièce.
(Ho ! on dirait que j’ai de la chance, vraiment, qui penserait qu’un voleur comme moi se ferait inviter par un homme riche dans sa propre demeure..Quelle ironie du sort…)
Je prends le trésor tant convoité ainsi que diverses babioles pris au hasard sur les étagère des alentours dont un étrange poignard que je ne prit pas le temps d’observer consciencieusement.
Une fois tout mon butin amassé je sors par là où je suis entré.
A l’extérieur l’aire est frai et le feu éternel pointent le bout de son nez.
(Hé bin, j’ai bien dormi, il est temps pour moi de te quitter Zohra, et encore merci.)
Suite, rue de Kendra Kâr.

http://www.yuimen.net/univers/les-rues-de-kendra-kar-t119-150.html#p57557

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Krayth, Humain, voleur



Considère donc la mort comme une délivrance..A feu et a sang je ferait alors régner le néant


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Sam 17 Avr 2010 01:32 
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À ma demande et d’un œil connaisseur, mon aïeul examine la pierre taillée que je tiens au creux de ma main, puis, avec la sagacité propre aux lutins de son âge, Gwerz me laisse argumenter, écoutant attentivement mes propos sans jamais tenter de m’interrompre.
Je cesse enfin de parler, toute impatiente d’entendre sa réponse, espérant de tout cœur qu’il accepte mon cadeau. Avec soulagement, je discerne facilement un sourire au travers cette épaisse barbe blanche bien entretenue.

« D’accord, je la prends alors, merci beaucoup ! »

Ce disant, il range immédiatement mon présent dans la poche droite de son pantalon.
Sans que je ne puisse, ni ne songe à les retenir, mes lèvres s’entrouvrent et s’étirent jusqu’à ce que se dessine un sourire sincère laissant paraître mes petites dents blanches de lutines. En acceptant ainsi cette petite pierre précieuse, il vient de faire de moi, la plus heureuse de toutes les lutines de Yuimen !
C’est donc les yeux pétillants de bonheur que je regarde la table de travail où M. Porsal a rassemblé les outils et les pièces de cuir nécessaires à la réparation de mes bottes. Alors que je m’apprête à examiner de plus près tout cet équipement de cordonnier, Gwerz rajoute ceci :

« Mais tu sais, ta compagnie est plus gratifiante que tout l’or du monde ! »

Bien que le rouge ne sied pas du tout avec le roux de mes cheveux, il se met à envahir ma petite face coquine, commençant par le bout de mon nez retroussé, pour s’étendre sur mes joues, mon menton, puis mon front pour terminer par mes oreilles pointues. Je n’en vois rien, mais je reconnais cette chaleur qui envahit mon visage lorsque je suis intimidée, ainsi que la coloration qu’elle provoque sur ma peau blanche garnie de tâches de rousseur. Quelque peu gênée par ce beau compliment qui me fait énormément plaisir, je souris de plus belles, et mes yeux ricaneurs ne sont plus à présent que de petites fentes à travers lesquelles on peut à peine apercevoir mes iris verts.
Il tend ensuite une grande main vers moi. J’ai cru un instant qu’il allait m’ébouriffer les cheveux, comme les adultes font souvent à un jeune enfant, mais heureusement ce n’est pas le cas. Ce geste m’aurait peiné, je ne suis plus une fillette, je suis presqu’une adulte maintenant. Il me gratifie plutôt d’une amicale et appréciée tape à l’épaule.

« On s’y met ? »

Débordante de bonne humeur, j’acquiesce avec empressement :

« Oh que oui ! »

Avant qu’il ne commence ses explications, je me permets d’examiner la matière première de qualité supérieure qui est étendue sur le vieil établi. Un à un, je prends les échantillons pour en étudier les caractéristiques, j’examine les textures du cuir, les touche du bout des doigts, les renifle afin de choisir une odeur agréable et frotte leur revers, le suède, contre la délicate peau de mon visage m’assurant ainsi qu’il sera suffisamment soyeux pour épargner des blessures mon épiderme fluette de rousse. Consciencieusement, je procède ensuite au tri, conservant les odeurs les plus agréables, les couleurs plus pâles, les morceaux les plus doux, mais surtout les plus souples. Mes futures chaussures doivent permettre une certaine liberté de mouvement à mes chevilles tout en les supportant. Ces bottes, une fois enfilées, ne me quitteront pas souvent, comme si elles étaient une partie de moi au même titre que mes pieds.

« Voilà, j’ai choisi les morceaux qui me conviennent. »

M.Porsal m'accorde un privilège en me permettant de confectionner ce vêtement de pied. J’en suis très consciente et obligée à la fois, la meilleure façon de le lui démontrer ma reconnaissance sera de m’appliquer afin d’accomplir un excellent travail de cordonnerie.

Et c’est maintenant que la vrai tâche d’artiste commence. D’un geste calme et non-précipité, Gwerz ramasse un de mes vestiges de bottes et y enlève les bouts de cuirs déchirés par la vilaine bête, pour ne garder que la semelle. Tenant l’autre chaussure dans les mains, tentant d’être une élève modèle, je l’écoute religieusement et l’observe attentivement afin de l’imiter convenablement. En suivant à la lettre ses consignes claires dignes d’un maître artisan, avec minutie, je découpe pour chaque botte deux bandes de cuir de la longueur de mon pied. À l’aide de lanières découpées finement et avec précaution dans ce même matériau, je couds minutieusement à mes semelles ce qui deviendra les côtés de mes bottes. Cette partie de la confection se fait en silence. Je sens le regard bienveillant de mon professeur ce qui me rassure et me redonne confiance. À la moindre petite erreur, il sera là. C’est ainsi que soigneusement, je fabrique étape par étape mes futures chaussures. Tout ce fait dans une ambiance sereine sans que beaucoup de mots ne soient échangés ; un « Tu comprends ? » de temps en temps suivi par exemple de « C’est comme ça ? » lors de mes moments d’incertitude.

Après un certain temps que je ne peux évaluer, mais qui m’a paru assez court, puisqu’il représentait pour moi une étape importante dans mon passage à l’état adulte, mes nouvelles bottes sont achevées. On recouvre ensuite le cuir d’une substance graisseuse, sans oublier d’en enduire généreusement les coutures.
Les yeux pleins d’eaux, je recule de quelques pas afin de me faire une vue d’ensemble de notre petit chef d’œuvres.
Je regarde le grand lutin, m’approche légèrement, arrête mon mouvement, hésite un peu ne sachant plus quel comportement adopter.

(Et puis, tant pis pour les bonnes manières, j’écoute mon cœur !)

Je me jette dans ses bras et lui fait une accolade comme je l'aurais fait à mon grand-père dans une situation semblable, puisque depuis mon arrivée à Kendra Kâr, il se comporte comme tel avec moi et j'en suis très heureuse. Pendant ce court moment, les yeux fermés, je ne cesse de lui répéter : " Merci, merci, merci et encore merci ! Je le libère ensuite de mon étreinte et me recule comme si de rien n’était, puis m’empresse d'enfiler mes nouvelles bottines, ne me préoccupant guère de l'onguent, qui à présent sec, tombe en poussière.

_________________
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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Dim 18 Avr 2010 18:37 
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Post N°6


Fandango posa sa main sur le manche de sa hache qui pendait sur son côté. Elle serait sûrement inutile. Si des larrons l'attaquaient à plusieurs, il n'avait aucune chance, il valait alors mieux qu'il se rendît aussitôt pour ne pas en décéder. Néanmoins, si les circonstances l'obligeaient, il lui faudrait peut-être s'en servir. Fwaou finit sa course au milieu d'un croisement de trois ruelles. Au coin de deux des rues se tenait une maison plus grande et en meilleur état que les autres. Apparemment, elle servait de pension à quelques particuliers. Le chien s'arrêta à quelques centimètres de la porte. Fandango comprit qu'il était arrivé à bon port. Il s'approcha lentement du chien... Lentement... Un peu plus près... Enfin, il l'avait attrapé :

Chut, allez maintenant on s'en va...
C'est trop tard Héléfand. Tu es gentiment tombé dans notre piège, et n'espère aucune aide des habitants de ce quartier.

Fandango fit volte-face. Devant lui, un visage se dessinait sous la lumière lunaire, le reste du corps était dans l'ombre. Des lèvres pincées, un nez pointu, des yeux nerveux. Le guerrier ne s'était pas trompé, c'était bien Anton. Il avait abandonné ses cheveux longs, ses habits de dandy. Lui qui autrefois n'avait que peu manié l'épée semblait désormais bien plus aguerri. Et sûr de lui, trop sûr de lui. Fandango recula d'un pas et jeta des regards paniqués aux alentours :

Tu étais à Kendra Kâr alors. J'aurais du m'en douter, la ville des sans honneur. N'essaie pas de t'enfuir, j'ai dit à mes amis que je voulais m'occuper de toi tout seul, mais il ne vaudrait mieux pas les tenter.

Les deux ruelles restantes étaient en effet occupées par deux brutes armées de coutelas. Fandango gardait le silence, il réfléchissait mais ne se voyait aucune issue, aucune échappatoire.

Tu sais, je savais que tu étais à l'auberge de la Tortue Guerrière -encore une minable appellation kendrane-, les cicatrices à l'oeil comme la tienne ne courent pas les rues, mais je ne pouvais rien te faire là-bas. Je ne veux pas te tuer, sache-le. Ce sera la justice de Tulorim qui s'en occupera, et je vais te traîner là-bas, tu ne fuiras pas à nouveau.

En bien mauvaise posture, notre condamné décida de poser sa hache au sol. Anton perdit d'un coup son masque d'arrogance, ainsi que son sang froid :

Lâche ! Bats toi !
Je ne veux pas me battre.
Mais tu as moins de scrupules à assassiner ceux qui t'aimaient le plus, ta propre famille... Tu étais censé les protéger ! Face à toi, ils étaient sans défense ! Tu n'veux pas te battre face à un adversaire armé ? Si j'avais été là, j'aurais pu t'empêcher...

Anton se rendait bien compte qu'il était trop tard. Se venger ne ramènerait pas sa soeur ni ses neveux. Mais il s'était toujours demandé ce qu'il ferait en présence de leur assassin, et la vérité c'est que ce n'était pas la raison qui le guidait :

Reprends ton arme !

Fandango obtempéra, il ne valait mieux pas le contrarier.

Pourquoi ? Pourquoi tu les a tués ? Pourquoi ?!
J-je n'étais pas moi-même...

Anton avait l'air sur le point de fondre en larmes, mais il soupira et son ton se fit bien plus calme.

Ta soeur pense que tu es devenu fou, mais tu n'as pas l'air dérangé.
Ce n'était pas moi, il y avait cette magie noire dans ma tête...

Fandango n'avait aucun espoir d'être cru, mais il avait besoin de clamer son innocence, lui aussi souffrait.

MENTEUR ! Pourquoi un mage noir en voudrait-il à ma soeur, aux petits ?

Le guerrier ne répondit pas tout de suite. Il se rappelait les chuchotements terribles, les injonctions cent fois maudites, la honte d'avoir cédé, le désespoir.

Il voulait tuer pour le plaisir, j-j-juste le plaisir.
TU voulais tuer !

Et dans la foulée, Anton se précipita sur son beau-frère. Sa rapière fendait l'air avec efficacité. Lui qui ne savait pas tenir une épée correctement deux ans auparavant... Fandango pleurait, il pleurait pour ce qu'il avait fait et il pleurait pour Anton qui n'aurait jamais dû apprendre la haine et les armes.

Son beau-frère avait appris l'art de tuer et sa haine forcée le rendait dangereux. Il était aussi mieux armé que Fandango, mais l'expérience de ce dernier lui manquait crucialement. La rapière traçait de dangereux cercles en pointe. Avec sa hache, notre guerrier ne pouvait que très difficilement se protéger des coups d'estoc. Quant à Anton, il n'avait à craindre que le plat d'une hache, qui plus est entourée de plusieurs épaisseurs de chiffons, et dans les mains d'un homme qui ne lui voulait aucun mal. Cela ne le faisait qu'enrager encore plus. Il aurait tant voulu que Fandango soit purement maléfique, ça aurait été tellement plus facile.

Je n'te comprends pas ! Bats toi !

Fandango se remémorait tout ce qu'il avait appris. Les yeux toujours fixés sur la rapière, tout en restant attentif à ce qui pouvait passer dans les coins de son champ de vision. Anton se battait impulsivement. Il n'était plus lucide, il y avait plus de chances qu'il fasse une erreur, mais il devenait aussi moins prévisible et plus violent. Le guerrier esquissa un pas sur le côté pour éviter un coup au cœur, tenta sans succès de désarmer Anton d'une torsion du poignet, puis bondit en arrière pour se préparer au prochain assaut.

Pourquoi toi, Anton ? Pourquoi ne pas avoir engagé des mercenaires ? Pourquoi te battre toi-même ?

Aucune réponse.

Je ne me battrais pas sérieusement si tu ne me réponds pas.
Ce n'sont pas tes affaires, ordure abjecte, je n'veux pas te tuer, juste te ramener. Tu oublies peut-être que ç'est là l'honneur Wiehl.
Tu es trop jeune pour ce genre de combats. Je croyais que Lili et toi vous n'aimiez pas ces coutumes barbares des Wiehls.
Je t'INTERDIS de parler de ma soeur !

Fandango moulinait de la hache pour empêcher son adversaire de l'approcher. Mais il ne pouvait pas non plus attaquer sans s'offrir à la pointe fine de sa rapière. Il lui fallait agir vite car il ne pourrait se défendre longtemps. Impossible de parer la lame flexible et imprévisible de son beau-frère. Derrière lui, les deux voyous continuaient à surveiller le combat et se tenaient prêts à tenir main forte à leur employeur. Fwaou quant à lui avait décampé ventre à terre dès les premiers bruits de fers qui s'entrechoquent.

Les deux adversaires restaient immobiles à se jauger du regard. Pour la première fois depuis le début du combat, ce fut Fandango qui lança l'assaut. Tenant sa hache en hauteur devant lui, prêt à l'abattre avec force. Anton recula d'un pas, sur la défensive. Fandango stoppa net sa charge. Son adversaire venait de faire une erreur de débutant, et il s'en trouvait tout décontenancé. Décidément, il ne pouvait faire de mal à Anton. Ce dernier n'était malheureusement pas dans les mêmes dispositions. Avec vivacité, il attaqua à son tour. Il faillit transpercer l'estomac du guerrier qui heureusement put réagir à temps grâce à de longues années d'expérience. Fandango respirait fort et suait à grosses gouttes. Il ne pouvait continuer ainsi. Quand, Anton réitéra son assaut, le guerrier n'eut pas le temps de réfléchir. Par instinct de survie, il riposta avec violence. La rapière avait transpercé son épaule sans causer de dégâts importants. En retour, Fandango put asséner un violent coup dans le ventre de son adversaire. Et dans la foulée il frappa la tête, suffisamment fort pour l'étourdir et l'assommer sans qu'il ne garde de séquelles. Enfin, c'est ce qu'il espérait.

Anton ne se relevait pas mais il respirait encore.

Hoho !

Fandango se retourna, sur le qui-vive. Les deux brutes s'approchaient, imposantes avec leurs coutelas, mais il avait peut-être le temps de s'échapper par la troisième ruelle.

N'a pas eu l'temps d'aider l'Wiehl mais s'ra content qu'on t'ait attrapé toi !
Attends Lou, l'cheftain est dans les pommes, ai une myeure idée, suffit d'lui prendre l'argent directement et à l'aut' pareil. J'supporte plus ces pisse-merde de Wiehls.

Ces propos glacèrent Fandango. Il s'apprêtait à fuir mais ne pouvait plus bouger. D'un côté, il y avait son beau-frère à qui il ne pouvait en vouloir pour son comportement, et de l'autre sa survie.

Ne t'échappe pas le Wiehl, n'espère pas qu'tu pourras nous d'noncer. Ton merdeux d'copain nous a bien humiliés avec ses remarques sur Kendra Kâr. Mais y payait bien. Maintenant, on a plus besoin d'l'endurer vu qu'y a qu'à s'servir ! Har har ! Y doit avoir les clés de sa chambre sur lui.

Fandango remarqua alors la lueur avinée qui brillaient dans leurs yeux à tous deux. Anton s'était allié des soulards de la pire espèce. Une crainte terrible lui vint à l'esprit :

Qu'est-ce que vous voulez ?
J'crois qu'on en a marre d'ces putains d'étrangers qui nous insultent jusque chez nous.
(Mais qu'est-ce tu leur a dit Anton ? Ils sont assoiffés de sang)

Anton n'était pas raciste de nature pourtant, mais en apprenant que c'était là que résidait Fandango, il avait dû cherché à exprimer sa haine et s'était attiré les foudres de ses employés. Il était trop tard pour fuir désormais.

Je me rends, prenez nous tout mais ne lui faites pas d'mal. Je n'sais pas comment il vous a "humiliés" mais il ne pensait pas vraiment c'qu'il disait.
Ta gueule, t'es sa mère ou sa copine, ma parole. Z'êtes morts, pas la peine de pleurer, mais nous aurait dénoncés, t'vois.

D'un geste, le premier voyou intima à Fandango l'ordre de traîner Anton dans une impasse. Il craignait sûrement que leurs activités commençassent à être trop voyantes.

Prépare toi à mordre la poussière, l'étranger.

Fandango était désormais acculé au mur. Son adversaire l'attaqua subitement, et il dut lâcher Anton pour esquiver. Il ramassa vite son arme mais n'avait pas le temps d'enlever les draps qui l'entouraient. Sa vie défila devant ses yeux. Il n'avait aucun espoir de survivre mais pourtant la peur de la mort lui redonnaient des forces. Il se plaça devant Anton et tint fermement sa hache devant lui. Les deux brutes ne cherchaient pas la difficulté et comptaient le tenailler en même temps des deux côtés. Le guerrier ramassa le fourreau de son beau-frère pour l'utiliser comme arme de parade. Il s'apprêtait à charger comme une louve défendant ses petits quand une des deux brutes s'effondra.

Eh, Karl-arrgh.

Le second avait suivi son camarade dans la mort. Dans la ruelle très mal éclairée, Fandango ne voyait pas ce qui s'était passé. Il avait entendu deux sifflements, peut être des carreaux d'arbalète ou des flèches... Cependant, quelque chose lui disait qu'il devait se garder de son sauveur providentiel, qu'il fallait rester aux aguets. Au dessus de lui une voix s'éleva enfin, presque élégante, gutturale, autoritaire, elle lui fit froid dans le dos.

Tu as de la chance, Wiehl, tant que ces deux imbéciles jouaient aux garrdes du corps, ils ne crraignaient rien. Mais ils n'avaient pas l'autorrisation de jouer aux voleurrs de rrue sur notrre terrritoirre. Et nous n'aimons pas les lâches. Rremerrcie nous d'êtrre encore en vie. Et parrs maintenant, avec ton ami. Laisse nous ce qu'ils vous aurraient prris, l'orr, la clé, vos arrmes. Et dépêche toi, la milice passerra dans un quarrt d'heurre et ces minables empestaient déjà le cadavrre de leur vivant.
Bien... merci.

S'efforçant de ne pas trembler, Fandango se délesta de sa bourse qui contenait presque la moitié de ses maigres économies, le reste se trouvant à l'auberge de la Tortue Guerrière. Il laissa tomber son arme, fouilla dans les vêtements d'Anton pour trouver ce que la voix lui avait demandé, et fit un tas avec le tout qu'il poussa contre le mur.

C'est bien, mon brrave. Et ne rrevenez plus jamais !

Enfin, Fandango trouva la force il ne savait où pour hisser Anton sur ses épaules, et courut. Il gardait à peine son équilibre mais il lui fallait courir sur ses jambes faibles comme du coton. Les premières lueurs de l'aube ne tarderaient pas et les lève-tôts devaient déjà être en train de doucement se réveiller. Il croisa quelques badauds mais peut-être ceux-ci croyaient-ils simplement qu'il transportait un ivrogne endormi ? Réussissant à esquiver la milice, il se retrouva à la Tortue, juste au moment où Sam ouvrait la porte.


Post suivant à l'auberge de la Tortue Guerrière (Kendra Kâr)

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Fandango, Homme (Wiehl), Guerrier
L'oiseau cru fait cui-cui [:luvlove:]
L'oiseau cuit ne le fait plus ;(


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 20 Avr 2010 09:05 
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Un quartier aux belles façades, à mi-chemin entre le raffinement des thermes, le calme du jardin et la culture de la bibliothèque, loin des odeurs de l'hippodrome, du cris du marché et des tintements des forgerons. Comme tout endroit de Kendra kar, la milice y était présente, mais c'était ce genre de quartier tout particulièrement qui avait donné à cette ville sa réputation de ville sûre. Les tissus brodés frôlaient les cottes de maille, les casques d'acier se courbaient devant les chaperons de soie, les jambières s'écartaient devant les hauts-de-chausses dentelés, à défaut de courir après des guenilles...

Car les pauvres n'étaient pas légion, ni même groupuscules.. à vrai dire à mesure qu'il regardait autour de lui, Ariss se rendit compte que tout était confort et bienséance. Mendiant, ivrogne, vagabond ou même simple plébéien, évitaient ces quartiers et surtout les gantelets d'une milice discriminante... Le Rat, avec un bon glaviot illustrant son opinion, lui avait soutenu que les habitants de ce quartier payaient le milice pour pouvoir avoir le droit de vivre "entre hommes censés".

Mais à vrai dire, Ariss n'en avait cure... Bottes noir de cuir fin, chausses de soie vert, une ceinture ornée d'une belle boucle dorée, un gilet de coton pourpre brodé de motifs verts caché par une fourrure passée autour de son cou, et un turban pourpre pour coiffer le tout. Le regard des miliciens glissait sur lui sans même le moindre signe d'hésitation. Il avait emprunté ces vêtements au Rat, mais à le voir souriant, mine affable, déambulant d'un pas léger mais assuré, on croirait qu'il était né dedans. Les commandes du Rat l’avaient mené de part et d’autre de la ville, mais c’était bien la première fois qu’une commande lui avait demandé tant d’efforts…

La maison à laquelle il faisait face était tout l'opposée de celle où il se trouvait encore tôt ce matin: une belle arcade de marbre blanc surhaussé, ouvrant le chemin d’une petite allée entre un parterre de fleurs bien entretenu, ou bout duquel une porte de bois massif était encastrée dans une façade de pierre blanche qu'il savait régulièrement retravaillée. La bâtisse était sans étage mais Ariss savait que ce qui était perdu en hauteur était largement rattrapé en longueur, alors que la maison avait une superficie de plus du double des ses voisines et qu'elle était la seule à avoir une seconde entrée sur une petite impasse de l'autre côté...

La porte s'ouvrit sur une figure visiblement enchantée par le spectacle de ce semi-elfe, roux, jeune riche marchand rapportant à nouveau des cadeaux des quatre coins du monde.
- Sir de Lamora, quelle surprise ! Entrez-donc, je vais prévenir Madame de votre visite !
- Merci Lilie, vous êtes bien gracieuse, pourriez-vous aussi faire transporter ce coffre dans la chambre d’amis ?

Cette dernière requête ravit la servante, car la maitresse était veuve et entourée de nombreux prétendants. Il lui avait fallu une semaine de vouvoiement pour se faire aimer des domestiques, deux semaines de poèmes pour que la maitresse l’apprécie, quatre d’apprentissage au tir à l’arc pour que son fils l’adule, et cinq pour que Lilie, fidèle servante dernier rempart de la Dame, puisse le voir autrement que comme un vautour affamé.
Après ces cinq semaines d’effort, ce serait aujourd’hui la deuxième fois qu’il dormirait à l’intérieur de ces murs et vu les sourires des deux valets il était plus que le bienvenu…

Ariss paya les gens de main qui déposèrent son coffre de bois de leur chariot et s’en allèrent tandis que les domestiques de la maison prenaient le relais. Ariss les suivit à l’intérieur…

L’accent était certes mis davantage sur le confort que sur le luxe, mais il était évident que le défunt n’avait pas laissé sa femme sans le sou. Les fauteuils de velours, les commodes, et table basse du hall d’entrée étaient de bonne facture, illuminés par les grandes fenêtres à l’est et ouest de la pièce. Un tableau du regretté propriétaire trônait encore au-dessus de la porte menant au reste de la maisonnée. Le portrait le fixait durement, les yeux perçants, le sourire absent, témoin silencieux de sa visite impromptue, car quand elle savait qu’il venait la maitresse faisait enlever la peinture… Il s’engouffra à la suite des domestiques dans l’aile Est de la maison et les suivit jusqu’à sa chambre.

Une fois installé, à peine les porteurs partis, Lilie vînt le prévenir que la maitresse avait fait avancer le dîner et l’invitait à la rejoindre dans la salle commune. Ariss la remercia, puis alla s’accouder aux rebords de la fenêtre pour observer. La maison était constituée de deux ailes, l’aile Est au bout duquel il se trouvait, et l’aile Nord dans lequel vivait la Dame et son fils. Le reste de la maisonnée partageait l’aile Est avec lui ce qui aurait offensé plus d’un invité de marque, mais Ariss n’en avait cure. Patiemment il attendit le dîner…

***


Comme toujours la Dame avait été exaspérante, gloussant sans grâce telle une poule à chaque trait d’esprit qu’il s’échinait à lui adresser, s’exprimant d’une voix criarde, le gavant de mets les plus variés où l’originalité avait définitivement exclu le goût. Par deux fois il avait recraché discrètement dans sa serviette, dans l’ignorance de la Dame mais sous l’œil réprobateur du serveur… Et le physique de la Dame ne rattrapait en rien sa triste personnalité, les joues bouffies et rougeaudes, un double menton qui menaçait de tripler, des cheveux de paille qui s’échinaient à se dresser sur sa tête échouant à cacher ce visage porcin. Il l’avait imaginée pendant la plus grande partie du repas, avec des défenses de sanglier à la place des dents et avait failli s’étouffer de rire sous les regard affolés de ses hôtes. Si Ariss avait un instant pensé à être un véritable prétendant, chaque visite l’en avait dissuadé à tout jamais. La Dame ne perdait pas une occasion de le dégoutter et aujourd’hui n’avait pas dérogé à la règle… La conversation avait dérivé sur les petits gens et la veuve n’avait pas pu s’empêcher d’étaler son mépris pour les classes d’en bas, ces fainéants qu’il faudrait ré-esclavagiser… Ariss avait bien entendu abondé dans son sens, et forcé au fond de sa gorge le poulet aux algues au lieu de lui cracher au visage…

Mais le pire avait été son fils. Un jeune puceau d’une vingtaine d’années qui s’il semblait avoir hérité le physique et l’appétit du bon côté, avait clairement recueillie l’intelligence maternelle. Là où sa mère gloussait, il riait aux éclats, là où elle s’indignait, il vociférait, et s’il mangeait moitié qu’elle il en mettait toujours de côté pour décorer son bouc, ses joues et sa tunique…

Qu’à cela ne tienne si tout se passait bien ce soir, il n’aurait plus à les revoir. A vrai dire, il avait bien eu quelques sujets de consolation, apprenant que comme il lui avait suggéré depuis quelques semaines, le Fils avait renvoyé une dizaine de serviteurs « incompétents », confirmant également que la tunique d’aujourd’hui des serviteurs étaient bien un tabard vert orné d’un corbeau rouge sur la poitrine… et la meilleur des consolations fut amenée par la Dame lorsqu’elle déclara entre deux féroces bouchées : « Ah mon cher Ariss, il faut que voyiez la salle des voyages, votre idée était lumineuse, j’y ai déplacé les plus beaux trésors des expéditions de mon défunt et cette salle est à présent magnifique ! Venez je vais vous montrer… mon fils prends ta clé…»

***

A la fin de l’heureuse visite, ils s’attaquèrent au dessert….

Et après leur avoir promis des cadeaux des plus beaux au lendemain matin, et avoir fait envoyer dans sa chambre un seau d’eau pour la préparation de ses cadeaux, ce qui ne manqua pas de les intriguer davantage, il les quitta pour s’isoler.


***

A présent, la nuit était tombée, et Ariss, seul dans sa chambre, ouvrit le coffre qu’il l’avait amené. A l’intérieur, ni cadeaux, ni bijoux, mais un sac contenant un tabard vert orné d’un corbeau rouge, un sac de cuir rempli d’une poudre blanche, et un deuxième coffre plus petit dont une curieuse odeur s’échappait. Le Rat lui avait fourni cette huile, utilisée d’après lui pour allumer la grande torche du port, ce qui était probablement encore l’une de ses creuses vantardises, mais cela l’importait peu, toute huile ferait l’affaire… Il referma le coffre est alla s’allonger dans le lit et attendit…

Pour avoir dormi auparavant dans la même chambre il savait que dès que la douzième heure sonnait, le garde à sa porte après avoir changé la lanterne et vérifié qu’Ariss était endormi, irait jouer au dés avec les autres valets, dans une chambre plus éloignée… Cette fois encore, la cloche chantait encore quand Ariss , immobile entendit la porte s’ouvrir, le servant s’affairer, la porte se refermer et les pas s’éloigner… Il sortit hors du lit.

Il versa l’huile du plus petit coffre à travers la chambre prenant garde d’éviter le seau d’eau et le tabard, arrosant les montures en bois du lit, le sol et les rebords de la fenêtre. Ayant pris garde de garder un fond d’huile suffisant il replaça le petit coffre dans le plus grand, saisit la bougie de la lanterne et la jeta dans le caisson d’huile puis ferma rapidement les deux coffres.
Prenant le seau à bras le corps, et le sac dans la main gauche, il sortit discrètement. Le couloir était vide, les domestiques affairés aux jeux, les servantes gloussant dans leurs quartiers… Il traversa la maison, aile Est, aile Nord, le seau dans les mains et frappa à la porte du Fils sous le regard curieux du garde à sa porte. Celui-ci lui ouvrit, en robe de chambre, frottant ses yeux fatigués, la mine endormie…

-Pardon de vous déranger Junon, comme je vous disais j’ai une surprise pour vous et votre mêre...
-Hunnnnn
-Et allongé sur ma couche, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que le meilleur endroit pour cela était la Salle des Voyages..Voyez vous je pense qu...
-Qu’est-ce que vous voulez nous montrez au juste ? Et pourquoi le seau ?
Ariss se raidit légèrement, mais ne démordit pas de son sourire jovial… il n’y avait pas de temps à perdre mais toute précipitation inconsciente pouvait faire capoter la nuit…
-Demanderiez-vous à un prestidigitateur de dévoiler tous ces tours ? Je vous garantis que vous aimeriez cela plus que l’arc que je vous ai donné… Je veux simplement être assuré que la surprise pour votre mère sera réussie…
La mention d’une récompense, illumina les yeux de cet abruti, et il s’affaira pour aller chercher l’unique clé de la Salle des Voyages.

Laissant le garde à la porte de sa chambre, le fils, une clé dans la main, une lanterne dans l’autre entraina Ariss le long de l’aile Nord jusqu’à la salle des Voyages, ouvrit le porte et entra, le faux marchand sur ses talons.

-Et voilà, alors qu’elle est la surp…Ouomff !!

Le Fils posa sa torche dans l’échancrure prévue à cet effet et se tourna vers Ariss… recevant en pleine face son poing serré… Il s’écroula au sol dans un bruit sourd devant un Ariss immobile, les sens en alerte, attendant de voir si le bruit avait alerté la maisonnée. Dès qu’il fut assuré, Ariss se déshabilla, déchira son turban et attacha le jeune homme avec. Il versa la poudre blanche dans le seau et se lava le visage dans l’eau jusqu’à ce que la teinture rousse quitte ses cheveux, ses sourcils et sa barbe, noyant le personnage d'Ariss de Lamora, rescusitant Oscurio. Il ensuite enfila le tabard de valet, décrocha la torche et regarda autour de lui.

Il reconnaissait les contours des sculptures, des peintures, des animaux empaillés, des bijoux et autres « trésors » entassés ça et là à travers la pièce. Il ne les voyait pas distinctement mais il savait de pars la visite plus tôt que se trouvaient également dans le fond de la salle un méli-mélo de dagues incrustées de bijoux, d’écrits authentiques du passé, de vêtements, de teintures rouges, jaunes, pourpres, vertes, brodées, dentelées, figuratives, oniriques... Mais ce qui l’intéressait n’avait qu’une couleur : or. Les douze chameaux d’Orihm. Une collection de douze pièces faites d’or pur, qui d'après la légende avait été forgées par le Dieu des forgerons, Meno lui-même et offertes par celui-ci aux premiers forgerons de Yuimen en récompense du savoir acquis. Gaia aurait pu les sortir de ses rondes fesses qu'Oscurio n'aurait eu pas montré plus de respect. Tout ce qu'il lui importait était qu'elles étaient à présent répandues à travers les quatre continents et cette maison en avait une… Une qu'un client du Rat voulait... La Dame et son fils avaient beau être de parfait idiots, ils étaient conscients de la valeur de cette statuette et ce fut la raison pour laquelle ils avaient décidé que seul le fils aurait la clé accédant à cette salle…


((-Dis-moi le Rat, comment j’accède à une salle, dont la clé ne quitte pas la chambre d’un fils dans une maison remplie de valets dans un quartier où les miliciens sont aussi nombreux que les habitants ?
-Impressionne-moi…))

Comme toujours, le Rat l'avait laissé planifier l'entière opération, et Oscurio devait bien admettre qu'il s'était impressionné lui-même. La statuette dans le sac, Oscurio souriait amusé, satisfait, et fier, avant qu’un cri dans la nuit « AU FEU ! » vienne lui rappeler que son travail n’était pas terminé... Il fallait qu’il fasse vite, depuis le feu avait surement déjà brulé complètement le premier coffre, puis le deuxième, plus lentement, ralentit par l’eau contenu, mais à présent, sa chambre entière devait flamber et quand les domestiques auraient maitrisé les flammes, ils se mettraient à sa recherche…

Excité, les oreilles battants, le cœur s'accélérant, Oscurio posa la torche puis se mit à saisir à l’aveuglette et jeter dans le sac ce qui était à sa portée…Le Rat ne le payait pas pour cette fois-ci mais l'avais autorisé à garder ce qu'il trouvait dans la maison. Il courut à la porte et posa son oreille contre le bois. Le corridor était agité, les cris hystériques et les bruit de pas frénétiques, certains criant que le marchand avait disparu, d’autres qu’il avait brûlé, tandis que la maitresse de maison pleurait persuadée d’avoir perdu un deuxième homme….mais bientôt toutes les voix s’éteignirent dans la même direction…

Oscurio, en tunique de valet et sac de cuir sur l’épaule sortit et courut vers l’arrière de maison qu’il savait à présent désert… Tout en courant il jubilait dans son fort intérieur de ce « bon » conseil qu’il avait donné au fils : « pour être un marchand respecté, il faut savoir se séparer de ses valets, celui qui s’entoure de trop de gens de mains, sera vu comme incapable de bouger les siennes ». L'idiot l'avait pris au premier mot, fier de voir en lui-même un potentiel grand marchand sur les traces de son défunt pêre... Bientôt il atteignit la porte donnant sur la rue de derrière, et la chargeant à toute allure, l’ouvrit d’un coup d’épaule, laissa éclater un rire joyeux avant de perdre l’équilibre et de rouler dans les escaliers oubliés, une partie du contenu de son sac se déversant au sol… aux pieds de l’unique gardien qui n’avait pas quitté son poste et discutait avec deux prêtres au côté d'un chariot… Il n’eut pas le temps de se relever que celui-ci l’envoya valser à nouveau d’un coup de pied en pleine tête, et se mit à le rouer de coups, sur les épaules, le crâne... avant de s’effondrer lui-même dans un grand craquement…

-Foutu novice, tu voulais jouer ton rôle à fond ? Foutre le feu à la moitié d’une maison c’est sa ton idée de la discrétion ? Et tu sais ça fait combien de temps qu'on subit l'haleine de ce gobelin ?

Le Rât vétu d’une bure rouge sombre et or, le symbole du dieu Phaitos en pendentif autour du cou, ramassait le contenu du sac en l’insultant, tandis que son acolyte un bâton ensanglanté dans une main, redressait Oscurio de l'autre.

-Pas plus ingrat que toi, foutu putier j’vous jure ! J’aurais voulu t’y voire !

-J'aurais pas pu faire pire regarde comme elle brûle !

Il est vrai que ce qu'il avait cru être un feu rapidement maitrisable était devenu particulièrement vorace. La moitié de l'aile Est à présent était en feu et rien ne semblait ralentir la progression des flammes, bien au contraire, la bise qui soufflait était le parfait tisonnier. L'espace d'un instant il pensa au jeune fils inconscient, bâillonné dans la salle des Voyages, puis il haussa les épaules, indifférents...

Laisse-moi rire t’aurais foncé dans le tas et tu les aurais écrasé avec ta bedaine ? Allez le Rat, finis tes jacasseries et laisse-moi mourir…


Ils l’allongèrent sur le chariot à côté de son butin et allongèrent un drap blanc par-dessus... Laissant dans leur dos, les flammes qui à présent léchaient le ciel, les prêtes de Phaitos et leur cadavre s’enfoncèrent dans la nuit…

_________________
De nous voir, les guerriers s'énervent
et nous traitent de cœur tendre
Mais nous rions car toujours notre verve
Là où l'épée s'arrête, se fait entendre...


Oscurio de Syl


Dernière édition par Oscurio le Lun 22 Nov 2010 23:57, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 25 Mai 2010 19:53 
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Dirigé de Lainee:

Pris au dépourvu, ton aïeul n’a pas le temps de réagir à ton étreinte soudaine autrement que par une immobilité tétanique tandis que tu l’étreins chaleureusement, comme si le vieux lutin venait d’être frappé par un choc électrique. Lui l’instant d’avant si plein d’entrain, de loquacité et d’aplomb, le voilà qui après quelques secondes de stupeur n’a que le temps de te tapoter maladroitement le dos tout en articulant « De rien, de rien. » d'une voix étranglée avant que tu ne le délaisses pour examiner de plus près tes nouveaux vêtements.
En ce qui concerne ces chaussures auxquelles il a été donné une seconde jeunesse, le résultat est tout simplement admirable : elles te vont à la perfection, n’handicapant nullement le moindre de tes mouvements et semblant réellement faire partie intégrante de ton corps, y adhérant en une véritable symbiose. De fait, tu peux bien sentir, sans doute sans vraiment savoir pourquoi, que ces bottes sont bel et bien tes bottes, faites par et pour toi, assez légères –aériennes même- pour que tu fasses honneur à la réputation d’insaisissabilité des lutins.

Pendant que tu admires ces habits de cuir qui recouvrent tes pieds, Gwerz a l’air de s’être pour sa part remis de son émoi, te tournant le dos tandis qu’il s’affaire sur l’établi que vous venez d’utiliser, disposant comme il se doit de tout le matériel dont vous avez fait usage, rangeant les outils, chassant les déchets, rassemblant les matériaux, etc. Vous avez d’ailleurs manifestement pris plus de temps que tu n’aurais pu le croire puisque l’astre de Gaia a bien entamé sa course descendante, la luminosité se faisant lentement mais sûrement plus faible au même rythme que les bruits citadins diminuent en intensité.

« Elles te vont bien ? »
Demande alors ton professeur de maroquinerie improvisé sans se retourner, apparemment toujours affairé.


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Jeu 3 Juin 2010 19:06 
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Je vis dans une grande et riche maison en albâtre avec des colombages en ébène, que j’ai héritée de mon grand-père maternel. Un riche et illustre commerçant de la ville, qui m’a légué aussi sa précieuse boutique de bijoux. La demeure est située juste derrière la bibliothèque, dans une rue calme la plupart du temps.

Au devant de la maison, un tout petit jardinet avec quelques rosiers en fleurs, mais vraiment tout petit, juste pour dire qu’il y a un peu de verdure. Néanmoins quand on l’aperçoit, on respire et sourit par avance car il symbolise le retour aux pénates. Un petit chemin pavé mène au perron.

Immense et austère, la porte en bois massif ouvre sur un long hall. Les murs sont blancs avec de rares motifs d’arbres bien feuillus, le sol est pavé de carreaux de marbre vert et de carreaux en ébène. Sur le mur droit quelques portraits des membres de ma famille. Sur le mur de gauche une porte en ébène et une poignée en argent, un peu plus loin contre ce même mur un escalier qui mène aux quatre chambres (deux de tailles moyennes avec des tons vert clair, ocre et quelques touches d’argent pour l’une, et violet, orangée très clair et avec quelques touches d’argent pour l’autre, et deux autres chambres de tailles plus modestes avec des tons bleus et marrons pour l’une et blanche avec quelques touches de roses et de rouges pour l’autre) qui ont à leur disposition une salle d’eau pour deux chambres.

Sous l’escalier, une porte vitrée qui mène à une petite cour intérieure avec au centre une petite fontaine et des rosiers autour, dans chacun des angles de la cour un arbre fruitier, un petit chemin pavé permet de faire le tour, et une balancelle est posée juste devant. De la cour intérieure on peut accéder par des portes vitrées au hall d’entrée derrière nous, en face à la cuisine, à droite à la salle à manger et à gauche une pièce modeste et chaleureuse que dessert la porte en ébène à gauche dans le hall d’entrée.

Au bout du hall à gauche, il y a la salle à manger, dont le sol en carreaux de marbre vert et ébène fait écho aux voiles accrochés aux fenêtres vert clair et prunes. Quant aux murs, ils sont d’un beige très clair. A gauche de la salle à manger, il y a une porte toujours en ébène avec une poignée en argent qui donne sur la cuisine, dont le sol est entièrement en marbre blanc veiné de vert, il y a une cheminée en marbre contre le mur, une table au centre, des rangements sur les murs de droites entre les fenêtres, et sur le mur de gauche le garde manger et le vaisselier.

La maison est calme. Dans la pièce proche de l'entrée, et adjacente au hall, la porte fenêtre est ouverte, faisant circuler de l’air frais. Les voiles verts clairs et prunes aux fenêtres volent doucement. Dehors le temps est gris, lourd et maussade. Sur le mur droit blanc une cheminée. Le bois crépite, et le sol en plancher d’ébène est chaud. Sur le mur gauche blanc, des peintures de paysages lointains entre les fenêtres, elles aussi ouvertes avec les voiles ondulants sous l’effet du vent. Sur le dernier mur autour de la grande fenêtre des grandes bibliothèques ébène. C’est une pièce très lumineuse, apaisante surtout quand il fait beau.

Au centre de la pièce, devant la cheminée, un grand canapé et des fauteuils beiges avec des coussins de la couleur des voiles aux fenêtres entourent une table basse en ébène. Sur cette table quelques tasses, un gâteau découpé, un pendentif, une lettre cachetée et devant moi une lettre dépliée. Autours de moi, mes amis les plus proches :


Heraïn Eäril, un vieil elfe blanc, pas très grand juste 2m ! Mais avec l’âge il semble se tasser un peu, enfin il n’a que 675 ans. Il s’est installé à Kendra Kâr comme prêtre au temple de Gaïa, il y a bien 5 siècles de cela. Il a vu naître mes arrières-arrières grands-parents, mes arrières grands-parents, mes grands-parents, ma mère, et moi-même.

Puis il y a Altus Balwen, son épouse Kaïlin, et leur petit-fils Altus Junior. Altus est plus grand que moi, 1,85m. Lui n’a pas eu de retard de croissance. Il a les cheveux gris et les yeux gris acier, le teint pâle. Kaïlin est elle aussi plus grande que moi ! Douce, timide, cheveux blancs aux yeux gris tendre, le teint laiteux. Ces deux Kendrans ont grandi avec moi, et aujourd’hui ils sont un peu ridés, ils ont respectivement 85 et 83 ans. Kaïlin vieillit très bien, elle entend tout et même plus que ce qu’elle ne devrait, elle comprend toujours aussi vite et a une mémoire à en faire pâlir plus d’un. Mais l’âge n’a pas les mêmes effets sur tous, Altus lui devient très très dur de la feuille, surtout quand ce que tu lui dis ne lui plaît pas, ou encore quand son épouse lui parle, on ne sait jamais si elle voulait lui donner des tâches en plus à faire…Quant à sa mémoire… pourquoi ferait-il l’effort de se souvenir si Kaïlin mémorise pour deux ! En fait Kaïlin est la mémoire de cette famille. Son mari, son fils Tendir de 52 ans et son petit-fils qui n’en a pourtant que 25, viennent tous la quérir pour tout et n’importe quoi. La dernière en date était « Chérie tu ne saurais pas où j’ai mis mes chaussettes blanches en laine ? », en pleine vente de pierres pour la bijouterie, il était clair que cette question était importante.

Les Balwen ont toujours travaillé pour ma famille à la bijouterie de mon grand-père. C’est pourquoi à la mort de mon grand-père, je leur ai demandé s’ils voulaient bien gérer la boutique pour moi, avec la seule condition que Kaïlin tienne les comptes et la vente, et que Altus ne s’occupe que des dessins des nouveaux modèles. Altus a des idées de génie, mais difficilement réalisable. Pour faire simple, lui au commande et c’est la ruine ! Il faut quelqu’un de terre à terre pour prospérer dans ce monde et ce n’est heureusement pas son cas. Et ce détail fait son charme.

Sinon que dire de Altus Junior…déjà il est grand, (trop grand) 1,98 m. (Ca ne devrait pas être permis ! Bien que l’on puisse me taxer de complexée, ce n’est pas tout à fait le cas, je pense à ses futures douleurs chroniques qu’il aura aux articulations. En fait je suis juste altruiste ! Heureux les gens de taille raisonnable !). En dehors de ça Altus adore venir chez moi, il paraît que l’on ne s’y ennuie jamais, que c’est comme la caverne au trésor. Je le soupçonne d’avoir un peu le béguin pour moi, mis à part ça il a beaucoup d’humour ce garçon.

Toujours est-il que le jour de mon 84ième anniversaire, après avoir lu cette lettre, l’atmosphère était tendue, pesante. Au loin le tonnerre commence à gronder, puis suit une pluie torrentielle.

- « Tiens… il pleut…c’était sûr que le temps aller tourner à l’orage… »

- « Dis, avec ta mère, on ne devait pas voir le temps passer non plus ? »

Je les regarde, lui et son petit-fils, si fixement qu’ils détournent leurs regards aussitôt. Le sujet est grave, et l’un parle du temps et l’autre me demande si elle était rigolote… Je respire, et me tourne vers Heraïn Eäril.

- « Heraïn, pour information, cela faisait-il longtemps que vous aviez ce paquet ? »

- « En considération elfique ou humaine ? »

Au vu de la stupéfaction générale, et du rouge qui me monte aux joues, Heraïn tente une explication.

- «Ta mère me l’a donné quelques jours avant sa mort, et m’a implorée de te le remettre à un de tes anniversaires quand je jugerai que tu serais prête… Eh… Mon enfant…tu es prête ! »

- « Dites plutôt que vous l’aviez oublié au fond d’un tiroir ! Vous savez vu votre âge, on vous excuse ! »

Heraïn, s’enfonce un peu plus dans le fauteuil, apparemment un peu agacé par l’attitude désinvolte d’Altus Junior, mais un peu admiratif par la perspicacité du jeune homme. Dans tout les cas il n’est aucunement gêné, et non démonté par cette remarque, il continue :

- « Il est vrai que lorsque ta mère me l’a remis, je n’ai pas songé à regarder immédiatement le contenu. J’ai un peu attendu, le temps qu’elle soit bien enterrée…il y a un an …»

- « Décomposée vous vouliez dire ! »

- « Silence, Altus Balwen Junior ! Que vous ont donc appris vos parents ! Et le respect aux Anciens alors !...Erys, comme je voulais te le signifier avant d’être coupé (Il regarde fixement Altus Junior, puis se tourne vers moi), je ne connais pas les motivations de ta mère. Et je préfère te prévenir, je ne discute pas avec les morts ! »

- « Mais, elle est décédée il y a 24 ans ! Vous n’aviez jamais eu la curiosité de regarder avant ? »

- « Non! Vous savez, j’en vois passer du monde au temple! Et puis tout le monde à ses ennuies ! »

- « Que comptes-tu faire Erys ?»

Abasourdie, et énervée, je ne réussis qu’à répondre avec un ton lasse et bas :

- « Rien, 24 ans, il y a prescription…»

Tous me regardent quelques peu choqués.

- « Mais il s’agit des derniers vœux de ta mère ! Tu ne peux pas les ignorer…»

- « Non tu ne peux pas ! Tu le sais la mort est éternelle, il ne peut y avoir prescription. Tu dois exaucer les vœux de ta défunte mère! A moins que tu ne veuilles que son âme erre à jamais, qu’elle ne trouve jamais le repos, faire honte à ta communauté ? Répond ! »

- « Non !»

- « Donc tu n’as pas le choix Mon enfant ! Tu dois le faire peu importe ce que ça te demande ! Et réjouis-toi, tu en apprendras peut-être plus sur tes parents ! »

Fatiguée, j’essaie de trouver une issue à ce débat énervant.

- « Dites-moi, comment suis-je censée l’exaucer ? J’ignore déjà s’il est vivant ou mort. Et comme ni vous, ni moi ne parlons aux morts, ce sera commode s’il est passé de l’autre côté! Et même s’il est vivant, je ne saurai par où commencer pour le trouver. Peu se souvienne à quoi il ressemblait, ce qu’il a accompli. Quant à moi, ça fait longtemps que son image, sa voix, son odeur ont été chassé de ma mémoire ! »

- « Parce que tu le veux bien ! Si tu faisais l’effort tu réussirais à t’en souvenir ! La mémoire ça se travaille ! En dehors de ça tu peux toujours chercher les anciens portraits de tes parents pour te remémorer des détails, sinon va voir le hobbit Nadoc Vieilcolline, il est paysan. Sa maison est à l’extérieur de la ville, à 10 minutes après les portes en direction de Lùinwë. C’était un ami de ton père, il t’en dira plus. De mon côté, je vais faire quelques recherches, viens me voir au temple de Gaïa, dans 2 jours. Essaie d’être de meilleure humeur. Mon enfant, ton voyage initiatique commence maintenant ! Sur ce, il est tard et je vais en profiter pour vous quitter tant que la pluie s’est arrêtée. Au revoir. »

La discussion fut si intense que personne n’avait remarqué que la pluie avait cessé et que le soleil s’était couché. Le vieil elfe, suivit de la famille Balwen, quitte la maison. Le silence réintègre alors les lieux.

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Erys, Guérisseuse, Demi-elfe


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Dim 27 Juin 2010 14:53 
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Je me déshabille, me met un bandage autour de la blessure de mon bras droit après l'avoir nettoyé avec de l'eau chauffée, et m'installe dans mon lit. Puis je réfléchis:

(Finalement, je pense partir pour Bouhen. Ce n'est pas trop loin... Seulement, la route vers Bouhen risque d'être un temps soit peu dangereuse la nuit. En effet, je ne connais pas les danger en dehors de la ville, et je suis seule. Demain je partirais à la rencontre de quelqu'un qui pourrais m'apprendre les dangers présents sur la route, et comment y faire face. Je ne maitrise pas assez bien la dague pour me défendre.)

Sur cette décision, mes yeux se closent, et le sommeil m'envahis.

------------------------------------------------------------------------------------



Ce fut une nuit brève, et sans rêves. Un faible rayon de soleil est filtré par les volets. Je m'étire en baillant longuement. Il doit être 6 heures.
Après maintes tentatives pour sortir du lit, je fini par me lever, saisis mes habit et me vêtis. La décision prise hier soir commençais à me revenir à l'esprit. Je descend au salon et saisi un sac que je vide, et le met sur mes épaules.

(Hop me voilà prête. Maintenant, il faut que je trouve quelqu'un capable de m'apprendre ce qui m'intéresse.)


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"Voici deux voleurs. Celui-ci est pauvre, et vole les riches.[...] Cet autre est riche et vole les pauvres." (Victor Hugo)

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 29 Juin 2010 18:42 
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"Asseyez vous faites comme chez vous".

(Mais que me veut il?)

Je ne dis rien, et m'assied. La pièce est fraiche, sombre, et sent l'humidité. L'homme prend une bougie, craque une allumette et l'allume. Le salon est petit, bas de plafond. Les murs sont en pierre grises, et le sol plancher mat. L'homme hotte sa capuche pour dévoiler un visage sympathique, mais usé. Usé non pas par la vieillesse, mais par la fatigue. Il est proprement rasé. Ses yeux sont marron, comme ses cheveux. Il a vraiment l'air de tout ce qu'il y a de plus normal, c'est le genre de personne qu'on ne remarque pas.

"Je me présente. Eadwin Lupin. Je vous ais vu tuer l'ivrogne hier. Et vous m'avez impressionnés. J'ai donc un petit marché pour vous."

(Super! Un petit boulot)

"Et en quoi consiste celui ci ?"

"Voilà c'est très simple. Ces dernier temps, j'ai eu un différent avec un homme. Je ne vous direz pas pourquoi, cela ne vous regarde pas. Seulement, depuis, je ne peux sortir sans être tranquille, pour la simple et bonne raison que ce dernier veux me tuer."

"Et vous voulez que je l'élimine."

"Oui. Ou du moins faites lui peur, et empêchez le de me nuire. Tenez, ce sont toutes les informations sur lui étant à ma connaissance."

Je saisis le petit bout de papier. Une description complète de ma future victime y était faite...

(Cet Adalbert m'a tout l'air d'être une grosse brute.)


Adalbert Derolis

Taille: environ 2 mètre
Age: 35 ans
Caractéristiques: Carrure impressionnante, large, très musclé, barbe rousse, chevelure rousse avec deux nattes tombant sur chaques épaules. Yeux marron.

Habite dans une rue proche de la boutique de Lilo, dans une maison en pierre avec des volets bleu. C'est la plus grande maison de sa rue, et la plus haute. Elle se trouve entre une maison au volets gris et une autre au volets vert



"Lui faire peur, cela peut être très dangereux. Il peut toujours aller se plaindre, et à partir de ce moment là, les problèmes seront plus importants pour vous, et se créerons pour moi. Je ne veux pas prendre ce risque."

"Je comprend. Je n'y avais pas pensé. Acceptez vous?"

"Oui. Mais vous vous doutez bien que je ne le ferais pas gratuitement."

(Héhé par ici la monnaie)

"Evidemment."

Eadwin met sa main dans sa poche, et sort des Yus. Il les séparent en deux tas.

"Voilà. Je vous donne ceci maintenant"

Il avance un des deux tas vers moi.

"Et l'autre partie une fois le travaille achevé. Je ne vous donne pas un temps précis pour le faire. Seulement, essayez de faire le plus vite possible."

Sans un mot, je saisi le tas de Yus m'étant destiné, le met dans mon sac.

"Je vous attendrais ici tout les soirs."

"Entendus. Je ferais tout mon possible."

Une lueur s'était rajoutée dans l'oeil d'Eadwin depuis que j'ai accepté sa proposition. Une lueur de soulagement.
L'entretien terminé, nous nous levons, et allons vers la porte, échangeons une poignée de main, et nous séparons.

<Les rues de Kendra Kâr>

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