L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Mer 30 Mai 2012 15:47 
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Alors que je revenais dans le hall d’entrée, un bruit suspect avait attiré mon attention et en arrivant sur place je compris aisément ce qu’il venait de se passer. Lillith avait du faire barrage à un autre garde qui, selon la disposition de son corps, avait tenté de monter les marches de l’escalier. Le cryomancien confirma mes pensées en signalant sa présence à côté du corps dudit garde. Cependant notre répit fut de courte durée car la voix d’un autre garde, du moins je le pensais, nous parvint depuis le quartier des serviteurs. Aussitôt Lillith baissa le volume de sa voix me demandant ce que nous devions faire.

La situation était critique, vu la proximité de la voix, je n’aurais pas le temps de cacher ce corps-ci, j’avais laissé tomber le déguisement pour me mouvoir plus facilement. Essayer de me faire passer pour une amie de Grantier serait futile et totalement stupide car j’avais dans l’idée que les gardes connaissaient tous les alliés de leur maître. Il ne me restait qu’une solution en tête, se préparer à repousser cette première vague de garde.

- « On n’a pas le choix, il va falloir révéler ma position et foncer dans le tas. Lillith, reprend ta position dans les escaliers. Jusqu’à présent je n’ai eu qu’à faire face à des épéistes et des hommes se servant de petites lames, qui sait s’il n’y a pas des archers à l’étage du dessus prêt à remplacer ceux qui tombent sur le chemin de garde. Ne nous occupons pas du garde au pied de cet escalier, préparons-nous. »

A ces mots, je m’équipai de mon bouclier et dégainai mon épée prête à me défendre. Je me mis ensuite en plein milieu du vestibule attendant que la cavalerie ne débarque, enfin façon de parler.

(Tu devrais booster ta force Aenaria, on ne sait jamais)

Excellente idée que celle de ma faera. M’agenouillant, je me concentrais et envoyai une prière à Gaia et Sithi afin d’attirer leur grâce divine sur moi, afin de m’aider à pourfendre les personnes qui allaient se présenter devant moi et qui étaient mes ennemis. Je fermais les yeux afin que ces déesses entendent mon appel tout en calmant les battements de mon cœur qui ne faisait qu’augmenter à mesure que les pas se rapprochaient de notre position. Je sentis alors une sensation nouvelle m’envahir, les déesses avaient accédé à ma demande et m’avait gratifié de leur puissance. Une aura chaude m’envahit décuplant mes forces, je me relevai et vis que mon épée brillait d’un nouvel éclat.

(Que la fête commence !)

Les pas se rapprochèrent et je vis alors quatre hommes descendre les escaliers et à mon grand damn, il y avait deux archers, un épéiste et lanceur de couteaux. Les archers se positionnèrent dans l’escalier alors que les deux autres vinrent ma rencontre. Ils virent avec stupeur le cadavre de leur camarade derrière moi au bas des escaliers. Ce fut celui portant l’épée qui m’adressa la parole.

- « Qu’avez-vous fait ? »

- « Et la politesse alors ? Est-ce que c'est une façon de traiter une dame ? »

J’entendis alors un premier trait fendre l’air et se diriger vers moi. Je n’eus aucun mal à parer la flèche de mon bouclier. Je rigolai alors les provoquant un peu plus.

- « Si vous pensez que cela va suffire pour me faire reculer, vous vous m’éprenez messieurs ! »

- « Qui êtes-vous ? »

- « Votre bourreau ! »

Je levai mon bouclier pour protéger mon visage des flèches et partis à l’assaut des deux hommes qui étaient devant moi. Le premier dégaina son épée alors que le second me lançait un premier couteau avec un vrai manque de précision. Je n’eus aucun mal à dévier la lame de sa course d’un simple coup de poignet et d’épée, envoyant l’arme près de la porte d’entrée. L’épéiste en profita pour faire une feinte afin de m’atteindre au niveau du thorax. Je parai le bout de sa lame en baissant mon bouclier puis utilisai ce dernier comme une arme afin de repousser mon adversaire vers l’escalier, découvrant mon corps et ma tête.

J’entendis alors le bruit des flèches qui étaient tirées et sans surprise l’une d’elle m’écorcha profondément l’épaule gauche alors que l’autre venait se ficher dans ma cuisse droite, m’arrachant un cri de douleur. Autant l’épaule n’était pas gênante, autant la cuisse allait diminuer ma mobilité. Il fallait absolument que Lillith règle le compte des deux archers sinon, j’allais prendre cher et ce pendant un bon moment. De rage, je pris la flèche dans ma jambe et l’arrachai avec force la balançant vers la porte d’entrée. Je pris deux secondes pour reprendre mon souffle et admirer ma blessure. La flèche n’avait pas touché d’artère importante, que du muscle, ouf. Je pourrais soigner cela plus tard, en attendant il me fallait continuer ma marche en avant.

J’avais légèrement sonné l’épéiste, je pouvais donc m’occuper du lanceur de couteaux. Je m’avançai vers lui alors qu’il armait ses lames dans ses deux mains, il était ambidextre, ce qui allait me poser des problèmes pour la suite du combat. Je me protégeais le flanc gauche de mon bouclier, me permettant d’éviter de prendre des flèches sur le côté et me préparai à contrer les couteaux de mon adversaire.


(((Activation du sort de Paladin : Aura divine, utilisation de la CC Coup de Bouclier)))

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Dernière édition par Aenaria le Mer 25 Juil 2012 08:32, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Ven 1 Juin 2012 18:08 
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La situation se corsait et nous ne pouvions pas gardait plus longtemps l’anonymat. J’espérais qu’on trouve une excuse, une justification pour le corps sans vie et faire une entourloupe à la personne qui allait descendre l’escalier, mais la sindel me remit rapidement les idées en place. La ruse avait atteint ses limites et il était temps de faire place à l’action. Elle m’intima de rejoindre mon poste et de me préparer au plus vite.

Je remontais les marches en réfléchissant par quelle magie commencer. L’ennemi n’était pas encore en vue et je ne comptais pas lancer des sorts de protection sur moi, profitant de l’invisibilité. Par contre, je pouvais préparer un peu le terrain avant que les soldats ne débarquent.

(J’ai déjà gelé des flaques de boues ou des pavés couverts d’eau. Si je peux faire quelque chose de semblable dans la partie du hall devant les grandes portes, ça gênera tous les soldats arrivant par l’extérieur.)

Le problème était de réussir sans une base aqueuse couvrant le dallage. Les manifestations de glace de la magie du froid sans source d’eau étaient toujours moins aisées que qu’avec, mais pas impossible. L’humidité ambiante était ma meilleure alliée dans ces cas là et capter la moindre parcelle d’eau était un art auquel je m’exerçais depuis longtemps. Mais je devais cibler le sol, donc une très fine couche d’air à son contact, plutôt que d’accumuler les infimes particules de l’air comme lorsque je déchainais une tempête de neige. Fixant les dalles devant les grandes portes, je me concentrais pour y appeler un froid abyssale, je me rendis compte qu’aucun givre ne poignait.

(Je n’arrive pas à attraper l’humidité. Pourtant j’y arrive habituellement, même sur une quantité réduite d’air…)

Je compris alors l’erreur de ma démarche. Je voulais cibler une mince couche d’air, mais ne pouvait viser seulement la pierre. J’avais besoin d’un appui, un point de départ qui me permettrait de focaliser mon attention au bon endroit. Posant une main sur le coté de l’escalier, je libérais ma magie du bout des doigts, sur l’atmosphère entourant mes doigts. Très vite, un givre cristallin jaillit des profondeurs de mes fluides et couvrit le grès autour de ma main. Aussitôt, je concentrai mon attention sur la bordure du givre et l’air en contact avec. Petit à petit, le gel s’étendait.

(Voilà !)

Mais l’ennemi était déjà là. La voix qui avait résonné plus tôt après la chute du soldat était celle d’un autre garde, faisant parti d’un groupe de quatre sentinelles eux aussi débouchant des quartiers des serviteurs.

(Mais suis-je bête ! Le bâtiment des serviteurs doit être aussi celui des gardes. Voilà pourquoi il y en a autant)

Des hommes de Grantier, il y avait deux archers et deux hommes d’armes. Ils virent immédiatement le cadavre et Aenaria en position d’attaque et furent tellement choqués qu’ils ne remarquèrent même pas la trainée blanchâtre s’étalant au mur. Je pus profiter de l’affolement pour continuer mon œuvre et finir de protéger l’autre accès, tandis que les soldats se perdaient en questions stupides à l’encontre de mon alliée avant de l’assaillir.

(Vite, j’ai peu de temps pour finir ce sort)

Déchargeant ma magie bien plus fortement que lors du début, j’étendis l’aura glacière rapidement. La pellicule de gel avait rejoint le dallage de marbre et s’étala en une grande flaque dans la moitié de la pièce. Maintenant que la base était posée, je n’avais plus qu’à renforcer son effet impulsant dans la plaque de glace la volonté d’absorber l’humidité de l’air au-dessus d’elle, formant une banquise bien solide. Je délaissai volontairement le sillage mural pour qu’il disparaisse rapidement, son givre demeurant trop ténu pour durer. Ainsi, je conservais la discrétion de ma position et pouvait continuer mon œuvre de torpillage des troupes en toute quiétude.

Pour Aenaria, les choses se gâtaient. Elle pouvait s’en sortir entre l’épéiste et l’homme aux couteaux, mais la couverture des archers rendait le combat trop déséquilibré. A peine mon sort était terminée que je vis une flèche lui fendre la jambe.

(Non !)

Ecoutant une rage intérieur, je plongeais au cœur de mes fluides pour en puiser une bonne quantité et en expulsant tout le potentiel meurtrier et cruel de la glace. Des flocons acérés apparurent partout dans la pièce et j’usais de mon pouvoir pour les guider en une farandole onirique. Moulinant furieusement des bras, je transformais cette danse en un rythme plus soutenu, violent. Des rafales de cette neige létale s’écrasaient sur les murs, raclant les pierres en des sons stridents. Puis, sans crier gare, je pointais de toute ma volonté les deux misérables tireurs sur l’autre escalier. Je ne fis pas attention plus longtemps aux ravages que j’avais déclenchés, sachant les deux soldats déjà morts ou mourants.

(Défier les forces éternelles de Yuia aura été leur dernière erreur…)

En jetant un coup d’œil en contrebas, je pus voir que ma collègue avait déjà mis hors d’état de nuire un ennemi et elle faisait face au second, croisant le fer avec ardeur. En voyant la danse martiale entre eux, je me rendis compte que je n’avais pas eu le temps d’utiliser mes runes pour renforcer Aenaria. Je pris les deux runes, une dans chaque main, puis dévala les escaliers pour me mettre derrière la sindel.

(Je vais la surprendre, mais il le faut. Puis son ennemi sera autant surpris…)

« Pi Tem ! »

Les flèches gravées du « pi » et les lignes dorés du « tem » s’illuminèrent et un halo blanc entoura Aenaria un instant, rendant ses mouvements plus fins et prestes. Les runes, déchargées de leur magie, s’évanouirent dans les airs, libérant mes paumes. L’homme était hagard, cherchant la source de la voix grave ayant incanté à l’instant. Il savait que j’étais là, mais qu’importe, il n’allait pas survivre longtemps. Je remontais l’escalier, laissant Aenaria à sa tâche. C’est alors qu’un des archers, encore en vie, se redressa en s’appuyant faiblement sur le garde-corps et cria.

« Alerte ! Ennemi dans le grand hall ! A la garghhgh…»

Un pic de glace transperça sa gorge, faisant jaillir une gerbe de sang, mais c’était trop tard. J’avais été trop lent et l’enfer allait déferler sur nous.

(Nom d’un bouloum ! J’aurais du m’assurer de leurs morts…)

Les portes s’ouvrirent en grand et les soldats de la cour se ruèrent à l’intérieur. Ma banquise fit son office et les pas pressés des hommes en armure se transformèrent en dérapages et chutes. C’était un florilège de fracas et de cris. J’eu le plaisir malsain de voir certains rester au sol, sonnés, ou d’autres se blesser avec leurs armes ou celles du voisin en tombant. Mais ils étaient nombreux et ils en arrivaient vers Aenaria. L’un d’eux, portant une tenue affichant son grade, lança un ordre très intelligent à mon grand damn.

« Sécurisez les chambres du maître et des invités en priorité ! »

(On doit absolument bloquer l’escalier.)

Jugeant la situation critique, Je pris ma dernière rune et profitai du chaos ambiant pour déclencher sa magie en toute impunité.

« Aoy… »

Laissant tomber la pierre qui s’illuminait vers la masse grouillante, j’attendais avec appréhension de voir quel animal allait surgir pour nous aider dans la lutte.


(((Apprentissage du sort terrain glissant)))

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* Lillith, humain, Aurion et Cryomancien nv23 *
En mission pour les Amants de la Rose Sombre


Feu Ellana : morte dans les flammes du Purgatoir, hantant les lieux à jamais
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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Dim 3 Juin 2012 23:49 
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Alors que mon attention était portée intégralement sur mon adversaire, je sentis une sorte de déferlante froide venant de derrière moi, Lillith venait d’entrer en action pour me soutenir. Un rapide coup d’œil vers la rampe d’escalier me permit de voir les dégâts que le cryomancien pouvait provoquer et c’était absolument divin à regarder. Il avait un tel pouvoir, j’espérais bien avoir autant de puissance en moi un jour.

Sauf que la situation n’était pas à l’établissement d’une stratégie pour obtenir une hypothétique future force de frappe, mais bien au combat. Cependant, l’effet du sort de Lillith avait eu un double effet, celui de faire reculer un peu plus mon adversaire. Ce dernier devait certainement penser que l’attaque qui avait tué ces deux collègues venait de moi.

(Et non mon coco, ce n’est pas moi mais mon ami planqué dans l’autre rampe d’escalier…)

Je pouvais aisément voir le trouble sur le visage de mon seul adversaire. J’avais envie de me mettre en mode sadique et de jouer un petit peu avec ses nerfs. J'arborai alors un sourire machiavélique, abaissai mon bouclier et mon épée pour lui faire croire que je pouvais tout aussi bien l’atteindre à distance.

- « N’avais-je pas dit que je serais votre bourreau ? »

Je savais qu’à cet instant précis brillait une lueur infernale dans mes yeux. Je sentis que mes propos avaient ébranlés la confiance et le self-control de mon adversaire. Il était grand temps d’en finir avec lui mais avant j’avais bien envie d’utiliser un peu de magie. J’entendis la voix de Lillith puis sentis alors quelque chose d’étrange se passer en moi, mon aura divine m’aurait-elle quitter ? Non, impossible, le combat n’était pas terminé. Non, c’était autre chose, comme si quelqu’un m’avait gratifié d’un nouveau pouvoir mais quoi ?

(C’est Lillith, il vient de booster ton esquive de manière fulgurante, tu seras presque aussi rapide qu’un chat.)

C’était donc ça que j’avais pu ressentir, cette sérénité, ce relâchement dans tout mon corps venait de là. Mon adversaire dut voir le trouble qui se passait en moi à ce moment, cela lui redonna un peu d’espoir pensant que je perdais de ma superbe. Aussitôt il lança un couteau suivit rapidement d’un deuxième. D’un pas chassé sur la droite, j’esquivai habilement le premier alors que mon épée vint à la rencontre du deuxième, l’envoyant directement dans le bras de l’épéiste. Ce dernier se réveilla en sursaut devant la douleur et hurla de toutes ses forces. Je jubilai intérieurement devant la peur que je pouvais lire dans le regard du lanceur de lames.

Fini de jouer, il était temps pour moi de le tuer. Je courus vers lui, il recula devant moi et se mit à me lancer ses derniers couteaux. J’esquivai le premier d’un pas chassé sur la gauche, me penchai en arrière pour le deuxième. J’arrivai sur lui, tranchai de droite à gauche, il esquiva puis enchaînai en tranchant de gauche à droite et je fis mouche. Sur le coup, il ne sentit rien mais lorsqu’il vit le sang dégouliner de ma lame, il comprit que mon coup allait lui être fatale. Il tomba au sol à genoux, les mains sur le ventre à l’endroit ou je l’avais ouvert.

Un bruit sur ma gauche capta alors mon attention, les archers que je pensais morts ne l’étaient pas complètement. L’un des deux s’était relevé et venait de crier à la garde. Je m’apprêtai à monter pour l’achever lorsque je vis un trait de glace traverser sa gorge. Lillith avait été rapide mais pas suffisamment vigilant, les vrais ennuis allaient donc commencer pour nous. Je vérifiai du coin de l’œil que le lanceur de lame était bien mort avant de retourner vers l’épéiste pour l’achever.

Alors que je retournais vers ce dernier, je vis la grande portée s’ouvrir à la volée et une dizaine de gardes entrer dans le hall. La panique s’empara de moi lorsque je vis la quantité de personne qui venait de passer vers moi. J’avais connu des situations critiques mais je pense que celle-ci faisait parti du trio de tête. Néanmoins, ma peur retomba comme un soufflet lorsque je vis tout ce petit monde patiner comme sur un lac gelé. Je sus aussitôt que cela était l’œuvre de mon partenaire de combat, qui était d’une efficacité redoutable. Il avait prévu l’entrée éventuelle des gardes et avait couvert mes arrières en créant un fin écran de gel sur le sol me séparant de la porte d’entrée.

Les soldats tombèrent les uns sur les autres, se blessant avec leurs armes, la situation en était risible. Deux d’entre eux restèrent à terre mais sept autres se levèrent et dégainèrent leurs armes, épées et dagues. J’étais restée stoïque devant la situation, que pouvais-je faire ? Un éclair de lucidité me frappa, je ne pourrais jamais m’en sortir en gardant mon bouclier, je le remis donc dans mon dos à la vitesse de la lumière.

De nouveau la voix de mon partenaire retentit dans la pièce, je ne ressentis rien en moi, je n’étais pas la destinataire de ces paroles. Contre toute attente, un pigeon fit son apparition dans la pièce, Lillith avait-il utilisé sa rune invocatrice ? Si c’était le cas, la chance n’avait pas était avec nous, nous allions nous faire plumer !

(Quel humour !)
(J’essaye de me détendre en faisant de l’humour, si tu veux bien m’excuser, je retourne au charbon.)

Bon, alors faisons un rapide tour de ce que j’ai en boutique : ma force est décuplée tout comme mon esquive, tous les gars en face de moi viennent de se prendre une gamelle grâce au cryomancien. Ils étaient en train de m’encercler, il me fallait faire quelque chose afin de diminuer leur précision… Réfléchis Aenaria, réfléchis… Et là un éclair de génie, littéralement.

Je respirai profondément afin de me détendre et de mobiliser mes fluides d’éclair. J’avais appris un sort qui permettait de diminuer l’esquive et la maîtrise de mes adversaires sur une zone prédéfinie. Il étant temps pour moi de le tester au combat. Je fermai les yeux afin de me concentrer sur mon objectif, atteindre sept hommes en faisant exploser un orage au-dessus de nos têtes. Je pris mon épée à deux mains et la présentai devant moi, pointe vers le ciel. Je sentis mes fluides d’éclair monter en moi prêt à déchaîner leur toute puissance. Puis d’un seul coup, j’écartai les bras, levai la tête vers le plafond me concentrant sur un point précis. Vint alors le doux son des éclairs à mes oreilles, mon sort avait réussi, j’entendis les premiers coups de tonnerre retentissant dans la pièce.

La peur, voilà ce que je pus lire dans les yeux des hommes me faisant face, qui à part moi dans cette pièce avait pu déclencher la colère des dieux ? Comme un seul homme, ils firent tous un pas vers moi, je pris de nouveau mon épée à deux mains, les plaçant sur ma droite, lame à hauteur des yeux, prête à parer le premier coup qui s’abattrait sur moi. La tension était palpable entre nous, nous nous regardions dans le blanc des yeux et j’arrivai presque à voir les visages des ennemis présents derrière moi sur ma lame.

Personne ne se décidait à attaque chez mes adversaires, fallait-il que les femmes fassent toujours le premier pas ? J’en avais bien peur mais je devais les surprendre. Initiant un pas vers l’avant, je pivotai sur ma jambe et d’un saut en avant j’embrochai le garde qui était derrière moi. A l’impact de la lame, nos deux corps tombèrent au sol, je me réceptionnai en faisant une roulade, retirant mon épée du cadavre au passage puis me tournai de nouveau sur moi-même afin de me retrouver face à mes adversaires. Il m’en restait encore six.

Un des hommes portant une dague me lança son arme à la figure espérant me toucher et certainement grièvement me blesser. Malheureusement pour lui, avec mes réflexes affutés, j’arrêtai la course de la dague de ma main gauche, l’attrapant par le manche. Il fut estomaqué et j’en profitai pour mobiliser mes fluides d’air rapidement afin de lui renvoyer encore plus vite son arme. Voulant m’imiter, il se rata et sa lame lui transperça la main. Il cria de douleur, il serait hors-jeu pour un moment. Sans sa main principale, il ne serait plus bon à grand chose.

Les épéistes les plus proches de moi me sautèrent alors dessus. J’esquivai la lame venant de la droite alors que je me dégageai de l’autre d’un coup d’épée, me retrouvant de nouveau au milieu des six gardes restant. Mon pied heurta alors quelque chose se trouvant sur le sol, me retournant je constatai que c’était l’arme du garde que j’avais tué il y a une minute. Une chance pour moi, ce dernier portait une lame de la même taille que la mienne. Me baissant, je m’en emparai me retrouvant maintenant en meilleure position que tout à l’heure.

De nouveau, nous nous jaugions du regard. Aucun de mes adversaires ne voulait bouger le petit doigt et moi je n’avais pas encore envie de faire le premier pas. Il me fallait passer par la provocation. Je pointai mes deux lames vers le sol en signe de reddition mais aucun ne bougea. Quelle bande de mous du genou ! Ma parole, je n’avais jamais vu une telle bande d’incapable. Et ils sont censés protéger Grantier ? Faites moi rire ! Une belle brochette de poules mouillées oui !

- « Qu’est-ce que vous attendez pour m’attaquer ? Un ordre de la part de votre chef qui est les quatre fers en l’air à l’entrée du hall ? Battez-vous ! Vous êtes cinq contre moi, une pauvre femme ! »

Et un pigeon qui volait au dessus de ma tête mais qui pour le moment n’avait pas encore montré son efficacité au combat. Je vis alors un changement dans l’attitude de mes adversaires, ils semblaient sortir de leur torpeur et comme un seul homme s’avancèrent vers moi en criant comme des déments. Il ne m’en fallut pas plus pour mettre de nouveau en pratique la technique de combat que j’avais appris à maîtriser en combattant ces peaux vertes qui avait tué Salymïa. Je me mis à tourner sur moi-même tout en formant des mouvements en huit avec mes deux épées, blessant et coupant tout ce qui passait sous mes lames.

Résultat des comptes, deux hommes morts de part une importante perte de sang, deux qui bientôt les rejoindront et un qui était encore debout mais que je ne voyais pas. Où était-il bon sang ? Je le cherchais du regard mais il semblait se cacher, j’entendis alors le sifflement d’une lame dans mon dos puis un affreux cri de douleur. Je me retournai et constatai que le pigeon que Lillith avait invoqué venait de me sauver la vie. Je n’en revenais pas, les bras m’en tombèrent enfin au sens figuré évidemment ! Pendant qu’il terminait son œuvre, je mis un terme à la vie des gardes qui attendaient la mort en plantant ma lame dans leur cœur.

Je finis par pousser un grand ouf de soulagement pour constater que lors de l’exécution de ma technique de paladin, j’avais été coupé un peu partout. Des coupures que je m’étais occasionnée mais également des coupures occasionnées par mes adversaires. Le sang coulait de mes bras, de mes jambes et je fus alors prise d’un léger étourdissement. Je reculai pour m’appuyer contre le mur et reprendre mes esprits. J’avais dépensé plus d’énergie que je ne l’aurais cru durant ce combat. Je pris alors mon sac afin de sortir la gourde contenant une potion de soin et en bus une gorgée. Je vis l’effet de la dite potion rapidement, une partie de mes coupures se refermèrent instantanément, ma tête arrêtant de me tourner.

Je secouai ma caboche de gauche à droite pour finir de reprendre mes esprits et rangeai ma gourde dans mon sac. Ce ne fut que lorsque je me retournai vers la porte d’entrée que je vis 6 archers me mettre en joue. C’en était fini de moi si Lillith ne réagissait pas rapidement.


(((Utilisation du sort Orage terrifiant lvl 14, utilisation de la CCAA de paladin Soleil, -1 dose de 10pv de ma gourde de soin)))

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Dernière édition par Aenaria le Mer 25 Juil 2012 08:44, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Lun 4 Juin 2012 18:42 
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Dans les tourments d’une salle en folle ébullition,
Par une obscure magie poignait une éclosion.
Sur le gel piétiné, le galet se fendit
Et du néant troublé allait naitre la vie.

Des vrilles lumineuses jaillirent un grondement
Et des griffes noires de jais touchèrent le sol glissant.
Un vent de mort sourdait de la pierre fluette
Le souffle rauque de l’émergence d’une bête.

La silhouette aviaire se dressa de tout son long
Et sa gorge sanglante gonflait d’un feu abscons.
Ses ailes quittèrent ses flancs pour battre en toute furie,
Réveillant en son être un désir endormi.

Son ire s’exprima en un tournoiement furieux.
Son arme arquée brillait, plus acérée qu’un pieu,
Miroitant de menaces l’audience des avortons,
Les proies misérables d’un dangereux… Pigeon ?!


(Et merde !)

Quel ne fut pas mon désappointement en découvrant dans mon invocation un échec si flagrant. La bête rugissante que j’espérais voir naitre ne fut qu’un volatile dont j’étais désormais le maître. Si l’étonnement avait pu toucher mes ennemis, l’inquiétude n’allait pas envahir leurs esprits. L’oiseau terne et sans valeur s’envola aussitôt dans les hauteurs. Il ne savait faire face aux soldats et je n’espérais rien de sa valeur au combat. Alors que l’espoir vain s’éteignait en un souffle, je focalisais ma frustration sur le grandissant baroufle.

(Ils sont nombreux et Aenaria va être vite débordée !)

La guerrière faisait face à une demi-douzaine de soldats, qu’elle tenait en respect en bloquant l’accès à l’escalier pour le moment. Après avoir fait gronder un tonnerre terrifiant pour les paralyser d’effroi, elle se battait comme une tigresse, mais l’avantage numérique allait refaire surface à la longue. Je me dis alors que le pigeon pouvait être bien utile, servant de diversion pour l’aider à se bouger. Je fis signe à l’oiseau d’aller vers Aenaria, mais mon invisibilité rendait mon geste futile, sans compter la vue sûrement faiblarde du volatile. Néanmoins, son vol s’orienta vers les combattants et le pigeon se mit à voler au-dessus de la sindel, sans rien faire. Ne sachant trop si c’était un pur hasard et surtout comment donner de meilleures instructions, je reportais mon attention sur la patinoire et les quelques hommes qui rampaient ou se relevaient prudemment pour sortir de la zone risquée et avancer au combat.

Ils n’osaient pas trop agir pour le moment, cherchant une ouverture dans la mêlée d’Aenaria pour bondir. Je devais les supprimer pour offrir à Aenaria un peu de repos, d’autant plus que d’autres gardes arrivaient depuis la cour, avançant prudemment après avoir vu leurs compagnons déraper à l’entrée de la salle. Puisant à nouveau dans mes fluides, je réanimais la tempête de neige qui s’était calmée, pour la diriger sur un homme, puis un autre et encore un troisième. Les rafales entaillaient mes victimes avec violence et ils tombaient un à un, complètement dépassés par la situation.

(Entre la bourrasque de neige et le tonnerre d’Aenaria, ils doivent vraiment angoisser.)

Pendant ce temps, les assauts des sbires de Grantier sur la sindel se multipliaient et elle devait peiner à éviter tous les coups. Au-dessus d’elle, mon pigeon volait toujours bêtement, sans but.

(Si seulement il pouvait gêner un guerrier, se mettre dans son chemin.)

L’oiseau plongea subitement, passant entre l’épéiste à gauche d’Aenaria et celle-ci. Je compris alors comment fonctionnait l’invocation de la rune. Il me suffisait de penser fortement à l’action que je désirais pour qu’il réponde à l’ordre.

(Je veux que le pigeon aide Aenaria en gênant les soldats et en s’attaquant à leurs yeux)

Mon animal plongea à nouveau, fondant sur le visage d’un homme qui brandissait une lame menaçante pour rentrer en collision avec son visage et picorer ses yeux. Le garde hurla, mais son cri fut vite interrompu par les coups précis et rapide de ma collègue. Le hall était alors parsemé de cadavres, mais les ennemis en état se faisaient rares. Le temps que les guerriers traversant la banquise arrivassent de l’autre coté, nous avions quelques secondes et la paladine se dépêcha de prendre une potion de soin pour effacer les plaies sanguinolentes qui la parait. Je m’apprêtais à faire rugir ma tempête à nouveau pour la faire déferler vers la grande porte, mais je vis alors que six archers arrivaient au niveau de celle-ci. Ils allaient pouvoir viser Aenaria sans passer dans mon piège et je ne pouvais pas m’en débarrasser assez rapidement pour la protéger si les renforts du chemin de garde surgissaient.

(Pigeon ! Fonce vers les archers en louvoyant !)

L’oiseau n’allait offrir qu’une seconde de répit, mais il était bon à prendre, pour trouver une solution. J’examinai rapidement la salle, cherchant une solution pour bloquer les archers.

(Faire un mur de glace à la place de la porte… hors de ma portée. Briser les arcs… faisable au cas par cas je pense, mais il y en a trop. Faire une diversi… Les lustres. Aenaria avait dit qu’ils pouvaient servir en notre faveur. Et je sais comment.)

C’était osé, mais je devais me lancer, car les options se réduisaient comme une peau de chagrin. Mon pigeon avait énervé les archers, les gênant dans leur visée et ils avaient fini par tirer sur lui. Deux flèches firent mouche, embrochant de part en part la pauvre bête qui finit sa course lamentablement au sol. J’étais déçu, mais pas triste. C’était une simple bête, une création éphémère… pas de quoi s’attacher. Je ne devais pas attendre et me lancer dans mon assaut risqué.

J’escaladai le garde-corps de pierre tout en haut de l’escalier et, malgré le déséquilibre de la pente de celui-ci, je fis deux pas pour avoir de l’élan et sautai bras tendus pour attraper l’arceau métallique du lustre le plus proche. Après avoir amorcé un mouvement de balancier, je lâchai prise et me retournai en l’air pour voir la scène. Le lustre massif basculait dans l’autre sens. Lorsqu’il atteignit l’apogée de son balancement dans l’autre sens, je lançai un pic de glace acéré vers la chaine le suspendant, profitant de mon expérience dans la visée avec ce type de projectile pour tenter un tir aussi audacieux. La pointe de glace passa dans un anneau, forçant le fer fragile à rompre sous la pression. Le maillon éclata, libérant le lourd lustre.

Un instant avant que le plafonnier ne s’écrasât, je heurtai le mur puis le sol, me meurtrissant le dos et les genoux. Je relevais la tête, voyant à temps le résultat que j’escomptais. Le lustre avait volé dans l’air et l’élan que je lui avais donné l’emmena vers la porte. Un soldat et un archer, pris au dépourvu, ne purent esquiver à temps et ils furent écraser par la structure d’acier massive. Les autres se jetèrent sur le coté, évitant à temps la terrible chute. Mais j’avais eu ce que je voulais. Les archers étaient gênés, l’entrée plus difficile à franchir et la pièce moins lumineuse, donc moins pratique pour la visée des tireurs.

Je me relevais douloureusement, constatant les dégâts. J’avais les genoux écorchés et un sang vermillon suintait du vide, traçant deux tâches qui flottaient en l’air. Mon camouflage souffrait, mais les dégâts étaient encore trop légers pour qu’on me vît dans ce chaos tamisé à moins d’un coup de chance. La salle était dans un état de délabrement avancé et les cadavres et les traces de sangs souillaient le sol. Quelques gardes étaient à l’intérieur, mais la marée était encore en grande quantité dehors et ils n’allaient pas tarder à passer malgré l’obstacle.

(J’espère qu’ils se dépêchent là-haut. On ne va pas pouvoir tenir très longtemps.)

Je vis alors d’autres renforts passer par l’escalier des employés. Ils avaient du contourner les lieux pour rejoindre la pièce par tous les cotés. Et ils allaient peut-être arriver par les deux petites portes. Nous devions vite quitter les lieux. Je courus voir Aenaria pour lui chuchoter un plan de rechange.

« On est dépassé. Monte tout de suite à l’étage, pour cueillir les ennemis dans le couloir en haut de l’escalier. Ils ne pourront pas t’affronter beaucoup à la fois et les archers seront impuissants. Moi je reste là invisible et je fais croire que la tempête de neige et un effet continu pour en abattre un maximum avant qu’il ne t’atteigne. »

Sans attendre de réponse de sa part, je repartais pour m’agenouiller contre un mur loin des escaliers pour ne pas être dans le passage. Ainsi, mes genoux visibles ressembleront à de simples tâches au sol. Ignorant la douleur dans mes jambes et mon dos, j’accordai toute mon attention à la tempête de neige. Je réanimai les courants de flocons assagis, commandant à la glace de volait dans toute la pièce à pleine puissance. Un soldat s’approchant d’Aenaria, j’envoyais une rafale dans sa direction. L’impact l’envoya au sol et il se cogna la tête contre les premières marches de l’escalier. Les flocons continuèrent à griffer son visage un instant, s’empourprant, avant de reprendre leur envolée en vrilles habituelle.

(Courage Aenaria… Je vais les retenir au mieux.)

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Mer 6 Juin 2012 19:45 
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Je pensais ma dernière heure arrivée, j’étais prête à encaisser six flèches dans le corps, j’étais prête à me sacrifier pour la cause. Sentant la fin de ma vie proche, je fermai les yeux et attendis ma sentence qui étrangement ne vint pas. Portant la main sur ma cuirasse je constatai que je n’avais aucune pointe planté dedans. J’ouvrai les yeux instantanément et vis que notre pigeon de combat était plus vaillant que prévu. Il avait distrait les archers mais malheureusement pour lui, deux flèches vinrent se ficher dans son plumage.

J’allais donc me retrouver de nouveau face aux six archers alors que des bruits de pas me parvenaient depuis l’escalier de droite, celui menant aux quartiers des serviteurs. La cavalerie allait arriver et nous n’avions toujours pas éliminé les archers qui nous bloquaient la porte d’entrée.

Un bruit métallique vint alors à mes oreilles, levant les yeux au plafond je vis que l’un des chandeliers faisait un mouvement de balancier assez dangereux. Lillith devait être à l’origine de cet étrange balancement, c’était pour lui un moyen de faire diversion et de me sauver la mise. Après tout nous avions dit qu’à un moment où un autre, nous utiliserions ces chandeliers pour nous défendre et reprendre l’avantage lorsque la situation serait critique.

Le balancement diminua légèrement et je vis un pic de glace cogner l’anneau qui le tenait à la chaîne. En deux secondes, la scène devint apocalyptique. Le chandelier s’écrasa au sol avec grand bruit et grand fracas au niveau de la porte d’entrée, créant la confusion parmi les archers qui ne pouvaient plus entrer dans la pièce ou tout du moins difficilement.

Tout s’enchaîna alors très vite, je sentis une présence à mes côtés alors que les bruits de pas provenant de l’escalier de droite se rapprochaient de notre position. J’entendis alors la voix de Lillith à mon oreille qui me demandait de me replier vers l’escalier menant à Grantier afin de calmer la vague humaine qui allait déferler. Il resterait lui en bas afin de continuer son œuvre de destruction avec sa tempête de neige. Je sentis un léger courant d’air dans mon dos m’indiquant que le cryomancien venait de partir.

Je me tournais rapidement afin d’essayer de le trouver et je vis deux tâches de sang qui n’aurait pas du se trouver là. Il avait été blessé lors de son attaque sur le chandelier. N’écoutant que mon cœur, je mobilisai rapidement mes fluides de lumière et priai Gaïa de m’aider à soigner mon ami et partenaire de combat. Tout en faisant cela, je commençai à monter les escaliers. Lorsque je sentis que mes fluides arrivaient au bout de mes doigts, je me retournai vivement et de la main gauche déchargeai un flux régénérateur en direction de Lillith. Je vis aussitôt ses plaies se refermer et le sang qui avait coulé remonter vers ses blessures, disparaissant de ma vue et donc de la vue de nos ennemis.

Arrivée en haut des escaliers je vis jaillir de l’autre côté une masse humaine tout en sentant un petit courant d’air faisant voler mes cheveux.

(Est-ce qu’il y a moyen que j’éteigne les bougies sur le deuxième lustre ?)
(Oui, en faisant souffler le vent dans sa direction.)

Faire souffler le vent… Je mobilisai cette fois-ci mes fluides d’air, beaucoup moins présent en moins et donc plus difficile à faire remonter. Devais-je créer le souffle ou pouvais-je me servir du courant d’air présent dans la pièce déjà ? J’optais pour la seconde possibilité, plus simple du moins, je le pensais. Inspirant profondément, je posai mon épée contre la rambarde de l’escalier. Plaçant mon bras gauche au dessus de mon bras, je positionnai mes paumes vers mes coudes. Je les fis ensuite glisser lentement de manière à ce qu’elle se rejoigne l’une sur l’autre, déclenchant la puissance du vent dans une simple sphère aspirant en partie le courant d’air de la pièce. Puis dans un mouvement de bras, tout en gardant en vue le chandelier, je lançais cette sphère venteuse en propulsant mon bras droit devant moi, passant le gauche derrière ma tête.

Je croisai les doigts intérieurement en espérant que mon sort agirait comme je l’avais prévu car les soldats commençaient à monter l’escalier où j’étais, passant devant Lillith sans le voir. La luminosité commença à décroître dans la pièce et aussitôt je donnai un coup de pied vers le haut dans la garde de mon épée afin de la faire voler au niveau de ma main. Je l’attrapai au vol et me préparai à repousser les deux premiers gardes qui se présentaient devant moi.

La luminosité passa à quasi nulle au moment précis où ils me sautèrent dessus me permettant d’esquiver leurs lames qui frappèrent dans le vide. Mes yeux d’elfe s’habituèrent immédiatement à l’obscurité nouvelle régnante dans la pièce et aussitôt je profitais de la confusion ambiante pour donner un puissant coup d’estoc dans le premier des adversaires qui se présenta devant moi. Je retirai ma lame de cet homme qui retomba lourdement sur les marches. Je tentai la même attaque sur le deuxième homme mais celui-ci vit un éclat sur mon épée et réussit à la bloquer au dernier moment à deux centimètres de son estomac.

Ayant bloqué mon épée, il la repoussa et moi avec me retrouvant le postérieur sur la marche de derrière. Mon bouclier me bloquait le dos complètement comme si une tige était collé à mon dos et mon adversaire encore debout en profita et se fendit sur moi ou tout du moins, il essaya de viser mon cœur. Je bloquai son attaque avec ma lame en la positionnant horizontalement, puis posant ma main gauche sur la pointe de cette dernière, je donnai un coup sur la gauche et envoyai son arme par dessus la rambarde. Se retrouvant à ma merci, je lâchai le bout de mon arme et d’un rapide coup je lui tranchai la gorge. Me relevant, je le poussai par dessus la rambarde afin qu’il aille rejoindre son arme.

Immédiatement trois autres gardes montèrent les marches pour venger leurs frères d’armes, c’était bien ma veine, mais vu la marée humaine qui descendait de l’autre côté, cela n’était pas étonnant. Les deux de devant tentèrent une attaque en même temps, celui de droite me toucha la cuisse alors que la lame du deuxième rencontra le fil de mon épée. Je lâchai un petit cri de surprise suite à cette perte de sang. Ma parole, il voyait bien dans cette semi-obscurité ou bien ils commençaient à s’y habituer et leurs pupilles distinguaient mieux les formes maintenant. L’avantage n’était plus dans mon camp enfin, je voyais un peu mieux qu’eux c’était évident. Il était temps pour moi de les faire payer pour leur insolence.

N’attendant pas la monnaie de pièce, je fis un mouvement circulaire de droite à gauche pour faire reculer les deux hommes au plus près de moi. Je ne fis qu’entailler leurs bras mais au moins ils reculèrent. Je ne savais pas si prendre mon bouclier serait une bonne idée, utiliser ma magie était peut être une solution même si mes réserves magiques avaient déjà été bien entamées. Je n’eus pas le temps de penser un peu plus à ma stratégie que déjà les gardes remontaient vers ma position. Rapidement je me mis en garde, coup à gauche, esquive à droite, coup à droite, esquive à gauche. J’avais assez joué il fallait les repousser à tout prix, même au prix de ma vie pour permettre au reste de la joyeuse troupe de défaire Grantier.

Donnant un coup de bas en haut sous l’aisselle d’un des deux, j’avais pour but premier de le propulser loin de moi en espérant ne pas le faire tomber sur Lillith ne sachant pas s’il avait bougé ou pas, finalement, je lui coupai le bras sous la force indue par mon coup. Le garde cria tellement fort que son voisin immédiat fut sonné par l’intensité du cri de douleur et moi-même j’eus un léger mouvement de recul, oubliant que je me battais dans un escalier, je me retrouvais de nouveau sur les fesses. Mon mouvement eut du bon car je ne fus pas trop aspergée de sang alors que le collègue du sans-bras se retrouva peinturluré, du moins de ce que j’avais pu voir. Celui ayant encore tous ses membres reçut du sang sur le visage, son champ de vision était diminué, c’était mon ouverture pour revenir dans le combat.

Me remettant sur mes jambes dans un mouvement félin, je pris mon épée à deux mains et d’un mouvement puissant, je tranchai de gauche à droite la tête de celui encore pleinement en possession de ses moyens puis continuant ma course, j’abrégeai les souffrances du second en lui tranchant la gorge. Le sang gicla abondamment sur ma cuirasse et même sur tout mon corps, je pouvais me fondre dans la masse sans problème. Ce fut le moment que choisit le troisième garde pour monter et prendre la place de ses camarades suivi par une petite troupe derrière lui dont je ne pourrais déterminer le nombre exact. Il me fallait repousser tous ces hommes en créant de nouveau la confusion dans les rangs comme avait pu le faire Lillith avec le lustre.

Faisant rapidement monter mes fluides de lumière dans ma main gauche, je lâchai la garde de mon arme et ramenant ma main vers mon buste, j’accumulai la pression de mon sort puis d’un seul coup je balançai mon bras vers l’avant, paume vers mon ennemi. Un rayon puissant de lumière sortit de ma main et le propulsa en arrière, faisant tomber tous les hommes se trouvant derrière lui. J’arrêtai mon sort et pris deux secondes pour reprendre mon souffle, ce combat allait m’avoir à l’usure si le reste du groupe ne venait pas à notre secours. Plus inquiétant encore, mes réserves de vide étaient maintenant vide, impossible pour moi d'utiliser mes pouvoirs de nouveau.


(((Utilisation du sort Souffle de Gaïa sur Lillith, Apprentissage spontanée de Vents infernaux, Utilisation de la CCAA Estoc droit, Utilisation de Trait de lumière)))

_________________


Dernière édition par Aenaria le Mer 25 Juil 2012 08:58, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Dim 10 Juin 2012 16:56 
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Mes yeux rouge sang guettent le moindre mouvement des appartements de feu Grantier. Il y a peu fastueux, ils ne sont guère plus qu’un vaste foutoir sanguinolent. Meubles brisés, renversés, décorations réduites à néant, murs griffés et salis, voilà le décor macabre qui m’entoure. Mes alliés sont venus à bout de leurs ennemis, dont les corps gisent çà et là, sanglants, ressemblant plus à des tas de bidoche éparpillée qu’à de vrais corps, pour certains. L’ambiance sonore de la pièce vient de changer, elle aussi. Là où juste avant, il n’y avait que bruits de combat et cris de douleur, il n’y a plus que les pleurs de Salymïa, et les respirations essoufflées des autres amants. Et les gémissements plaintifs d’Onyx, toujours affalé dans son fauteuil, se vidant de son sang lentement. Lui qui avait dit ne pas vouloir se mouiller, le voilà tout de même transpercé.

J’ignore pourquoi Salymïa semble si affectée. J’ai été trop pris par mon duel pour prêter la moindre attention à ce qui se passait à côté de moi. Je sais aussi pertinemment que l’elfe noir a plus que besoin de soins rapides si on veut qu’il réponde à nos questions, notamment celles de Mathis. Mais dans cette fureur sanglante qui ne m’a pas abandonné, et fait toujours pulser le sang dans mes tempes, je dois aller au plus urgent. Car mon ouïe m’avoue aussi d’autres bruits d’un combat loin d’être fini, lui. Lillith et Aenaria sont toujours en train de se battre farouchement contre les soldats de Grantier. L’alarme a été donnée, et toute la petite armée de mon défunt ennemi doit s’être rassemblée pour les affronter. Un instant, j’hésite à me précipiter pour leur ôter à tous la vie, mais au dernier moment, avant d’y foncer avec virulence, je me retourne avec un grognement sur le corps sans vie, mais encore chaud, de Rewolf Grantier. Et de mes lames ramassées, d’un coup sec et impitoyable, je tranche la tête du cadavre. Rengainant sans prendre la peine de laver mes lames, je m’empare du chef de l’ancien chevalier de la rose par ses longs cheveux gris filandreux. Le sang s’en écoule encore lorsque je l’entraîne en courant hors des appartements, piétinant sans gêne les cadavres parsemés, et bousculant quiconque se trouve sur mon chemin, sans distinction. La fureur est encore trop vive pour que je prenne des pincettes.

Lorsque j’arrive au bout du couloir après une course rapide, je constate que le hall n’est qu’un vaste champ de bataille, et que celle-ci bat son plein. C’est à peine si les personnes présentes perçoivent mon arrivée tant c’est le bordel, et que l'obscurité créée par les lustres éteints est présente. Aenaria fait face dans les escaliers, alors que Lillith, invisible, fait se déchaîner une vraie tempête de neige et de sang. Mais mes alliés n’en sont pas moins mis en danger par le nombre d’ennemis, et je me dois d’intervenir pour mettre fin à cette hécatombe.

« STOP ! »

Mon cri est vif, puissant, imposant. Nul ne peut le nier, et chacun marque un temps d’arrêt dans sa lutte pour le meurtre. Je sors ma pierre de lumière pour éclairer la scène, et attirer à moi l'attention de tous. Je profite d’avoir l’attention du plus grand nombre pour brandir en haut de ces escaliers la tête tranchée de l’ancien maître des lieux, l'éclairant de ma pierre.

« Grantier est mort, rendez-vous si vous tenez à la vie. Rien ne vous oblige à vous battre, désormais. »

Et pour mettre un terme définitif à cette folie, je lance la tête au milieu du hall, où les gardes horrifiés reconnaissent les traits de leur ex-patron. Soulagement, peur, colère, voilà tant de sentiments que je perçois dans les regards, alors que ma propre haine s’amenuise, et que de sang mon regard redevient de cendre. Le bruit aussi se tait, malgré la rumeur des murmures outrés. Et d’une voix plus apaisée, je reprends :

« Posez les armes et aucun mal ne vous sera fait. »

La puissance émane de moi en cet instant, malgré mes blessures ouvertes et mes habits sanguinolents. Et nul garde n’a apparemment envie de se confronter à ma colère, ou de contredire mon conseil plein de pitié pour leur vie.

(Ils sont tes ennemis, ils se sont dressés contre toi. Ils doivent mourir.)

(Ils y étaient contraints, et ils ne le sont plus. Ils peuvent choisir, ils en sont libres.)

Cette fois, Lysis ne trouve rien à redire à mon raisonnement, même si je sens qu’elle est réticente à ma façon de faire. Si j’avais écouté mon instinct, sans doute aurais-je foncé dans le tas pour leur arracher la vie, quitte à y abîmer encore plus mon corps déjà plein de souffrances. Mais j’ai préféré entendre la raison, et cesser ces ires belliqueuses au plus vite, pour épargner le plus de vies. Et peut-être celle de Lillith, et celle d’Aenaria, qui se seraient battus avec moi, sans l’ombre d’un doute.

Après plusieurs secondes d’un intense suspense, le premier des gardes jette son arme au sol, en direction des escaliers. Il est vite suivi de nombreux autres. Je sais devoir assister à cette reddition groupée, mais je ne le peux. Bien d’autres choses urgentes m’attendent encore. Alors, je délègue cette fonction à mon alliée, amante de la Rose Sombre.

« Aenaria, veille à leur reddition effective. Envoie-les prévenir leurs comparses du changement de maître des lieux. Le Temple contrôle désormais cet endroit. Libre à eux de le quitter ou d’y rester. J’ai encore à faire à l’étage. »

Et sans plus attendre, je tourne les talons pour revenir, d’un pas plus serein, vers les appartements de Grantier, espérant la présence de Lillith à mes côtés. Toujours touché par son baume d’invisibilité, je n’ai pas su voir s’il allait bien ou non… Et je n’ai qu’une hâte : qu’il me rassure et m’étreigne en me soufflant que tout va bien, que tout est fini…

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Lun 11 Juin 2012 01:08 
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[:attention:] Ce rp contient des éléments "gores" au niveau du combat et pourrait choquer les âmes sensibles [:attention:]

Avant de monter bloquer l’étage, la sindel décida de ne pas m’abandonner et elle me lança rapidement un sort de soin pour me donner les meilleures chances en bas. Les plaies de mes genoux se réduisirent en un instant et je sentis une douce chaleur dans mon dos. Même si je n’avais pas de blessures ouvertes, le choc contre le mur m’avait sûrement fêlé une cote et fait quelques hématomes dans le dos. La magie de Gaia soulagea la douleur et insuffla une douce chaleur qui balayer les meurtrissures. Je jette un regard ampli de gratitude à Aenaria, même si elle ne peut me voir, car elle m’offrait là une chance de survie supplémentaire.

(Merci…)

Malheureusement, les soldats emplissaient vite la salle et poursuivaient une Aenaria qui grimpait dans l’escalier impérieusement, défendant sa position pour ne pas prendre une épée dans le dos. En libérant un peu mes fluides, je repris les rênes des rafales de neige et envoyai violemment la nuée de flocons mordants sur la horde de gardes à la poursuite de ma collègue. Ils griffèrent des bras, des visages. Un homme s’effondra, rapidement écrasé par les autres soldats aux pas pressés.

Ce n’était pas suffisant pour empêcher l’afflux et Aenaria devait se débrouiller avec le reste. Mais au lieu de faire face directement, elle s’arrêta et remua les bras dans un geste proche de la danse. Je compris rapidement qu’elle lançait un sort, mais je ne compris son élément qu’au moment de l’effet. Ce que je pensais être un vent due à ma tempête de neige se révéla être une bourrasque invoquée par la sindel pour éteindre les bougies du second lustre.

Aussitôt, les ténèbres tombèrent, écrasant la scène de combat d’un voile d’incompréhension, de peur et de désarroi. Mais j’avais été prévenue par notre tacticienne. Aussi, je ne paniquais pas et me plaquai contre le mur le temps de m’habituer à la situation. La lumière lunaire couvrait faiblement la masse en mouvement, mais je n’avais pas besoin de plus pour l’instant. En me concentrant, je continuai la tourmente nosvérienne dans le hall.

(Vu le nombre d’ennemi, je vais bien en toucher quelques uns)

L’affolement général s’atténuait et mes yeux percevaient un peu mieux les silhouettes dans la pénombre. Si je m’étais habitué à l’obscurité et la faible lueur nocturne, les autres aussi. Ils allaient être désavantagés face à Aenaria, mais pas démunis… Tout à coup, je fus projeté au sol, sans comprendre. Un peu sonné, j’étais écrasé par le poids d’un homme en armure légère. Il m’était rentré dedans en se frayant un chemin et avait chuté avec moi. Dans la surprise, il avait perdu ses dagues et il me palpait, éberlué, en constatant qu’il sentait un corps sous lui et qu’il ne touchait pas le sol par endroit. Encore étourdi pour la chute, je n’eu pas le réflexe d’attaquer ce garde tout de suite et celui-ci, malgré la folie l’entourant et mon invisibilité, comprit rapidement la situation. Il n’y avait pas d’hommes invisibles dans les troupes de Grantier et je ne pouvais être qu’un intrus, un ennemi. Désarmé, l’homme n’était pas moins un guerrier savant vaincre son adversaire et il opta pour un choix radical qui, pour être mis en application, ne lui demandant qu’un rapide tâtonnement pour localiser ma tête. Enserrant alors ma gorge de ses doigts noueux, il commença à m’étrangler.

Il était assis sur moi, bras tendus, un rictus haineux parant son visage. Il m’écrasait de tout son poids et ne me laissait aucune chance d’échapper à son étreinte mortelle. Une douleur sourde éclata alors qu’il pressait ma trachée au point de l’écraser. Mon souffle se faisait court, ma gorge s’enflammait. Je saisis ses poignets et tentai d’écarter ses mains, mais il était fort. Les secondes s’égrenaient et ma vue se vrillait sous le manque d’oxygène.

(Non ! Je ne vais pas mourir comme ça !)

Mes ongles labouraient ses doigts charpentés et mon cou délicat, en vain. Mais je finis par surmonter la panique et réussis à réfléchir un instant. Lâchant prise, je tendis à mon tour mes bras pour atteindre son visage. Je pus toucher son menton et pousser dessus de toutes mes forces. Mais contrairement à mon opposant, le physique n’était pas ma seule force. Je libérai une vague de froid sans retenue pour refroidir, dans les deux sens du terme, l’étrangleur. Ma peur était tellement grande que je ne mesurais pas ma puissance. En un instant, sa tête fut congelée, mais ses mains tenaient encore bon. Je poussai de toutes mes forces sur son crâne et ses doigts se desserrèrent suffisamment pour libérer ma gorge. L’air revint dans mes poumons et je me sentis enfin libre de son assaut meurtrier.

Mais je n’eus pas le temps d’en profiter pleinement. La pression que j’opposais à la gravité au niveau de sa tête complètement givrée fragilisa son cou à moitié pris dans les glaces. Dans un craquement sinistre, son chef se sépara de son corps De son cou déchiré, la carotide pulsait d’un cœur encore animé et libérait des flots de sang sur moi.

Je repoussai le corps inerte sur le coté pour me redresser, puis essuyai le sang maculant mon visage qui me gênait en toussant. Un soldat s’arrêta d’avancer et regarda en ma direction, ébahi.

(Oh non ! Le sang doit dessiner ma silhouette !)

En effet, je pus voir luire sur mon buste les reliefs de ma peau, couvert de ce pourpre liquide et aqueux. Mon visage doit être tout aussi terrible. Silhouette sanguinolente, je devais avoir l’air d’un être surnaturel aux yeux du soldat. Et la pénombre jouait dans ce sens. Je n’attendis pas qu’il finisse par comprendre. Sans attendre, je tirai un pic glacé dans son torse. Il fut projeté en arrière et tomba entre ses compagnons.

Désorienté, je frottai énergiquement le sang sur moi pour le faire disparaitre, mais en vain. Comme j’étais au sol, personne ne m’avait vu pour le moment, mais ça n’allait pas continuer éternellement.

(Ma couverture est foutue.)

D’un coup, une grande et brève lumière illumina la pièce et un chaos tumultueux s’en suivit au niveau des escaliers. Aenaria devait avoir lancé un sortilège puissant pour repousser ses assaillants. Mais l’éclairage soudain permit à quelqu’un de m’apercevoir. Pris d’une décharge fulgurante d’adrénaline, je bondis sur lui pour le plaquer au mur en couvrant sa bouche de ma main. Prudence inutile car le soldat, terrorisé par la vision d’une sorte de fantôme de sang, resta coi et lâcha son épée. J’allais le foudroyé d’un gel mortel quand un pincement au cœur m’en empêcha. C’était mon ennemi et je devais supprimer la menace, mais je ne pouvais m’empêcher de sentir une gêne. Le garde était jeune, il sortait à peine de l’adolescence. Et ses yeux… Je lus un tel désarroi dans les profondeurs de ses pupilles que je ne pus continuai mon geste fatal.

(Il ne fait que suivre les ordres. Il obéit simplement… il n’a pas l’air de me vouloir de mal)

Je calmai la colère qui m’animait depuis le début de l’attaque et baissai mon bras. Le jeune recula vivement, balbutia en tremblant, puis fendit la foule pour s’éloigner.

(Pour s’enfuir…)

J’aurais peut-être du le tuer, mais j’avais déjà assez fait de massacre autour de moi… Et j’allais devoir recommencer, car d’autres m’avaient vu, ou du moins le sang étalait sur mon corps. Un premier s’avança vers moi, épée haute. Deux autres se rapprochaient sur les cotés.

Je soulevais mes vents enneigés à nouveaux, mais la tempête était trop lente. Je bondis sur le coté au moment où le guerrier allait m’asséner un fendant sur l’épaule, mais son compère en profita pour me planter sa dague dans le flanc. Dans un cri de douleur, je reculai vivement et continuai à me concentrer sur mon sort. Ma magie s’enroulait dans les airs en volutes menaçantes et les particules gelées se rassemblèrent pour un assaut mortel. Du bras, je guidai l’écharpe de shrapnels qui vint se fracasser sur le visage de mon agresseur. Elle rentra par sa bouche et ses yeux avant de ressortir rougi de son dos.

(Et de un…)

Sans pitié, je lâchai la fureur que j’avais retenue face au jeune, faisant face cette fois à des opposants qui en voulaient à ma peau. En me retournant, j’orientais ma rafale vers les deux autres, lacérant les peaux dénudées et glissant sous leurs armures les flocons acérés. Mais la mêlée se compliquait. Un épéiste me vit en passant pour rejoindre l’escalier et me fit une estafilade sur la jambe. Je l’attaquai aussitôt, ainsi qu’un guerrier qui montait les marches vers Aenaria, dans l’espoir de faire tomber d’autres soldats avec lui.

Mon sang se mêlait à celui qui me couvrait et mon coté gauche était presque entièrement visible. J’étais blessé et ma magie s’épuisait. Des tâches noires envahirent ma vision et je peinais à tenir droit. D’autres soldats m’avaient vus et s’approcher. J’arrivais à les maintenir à distance en gesticulant manipulant suffisamment la neige ambiante pour signifier une menace.

« Reculez ou vous périrez des glaces de Yuia !»

(Je ne pourrais pas tenir longtemps. Au mieux en attaquer un ou deux autres, mais après je serais fichu…)

Je repensai à mon sceptre et mon médaillon, trainant au sommet de l’escalier. Ils pourraient m’aider à ranimer les fluides en moi, mais aucun mage n’était présent pour se faire piéger par la magie des cristaux. De toute façon, il y avait trop d’ennemis sur le chemin. Tandis que le désespoir s’emparait de moi, un téméraire lança un poignard dans ma direction. Dans un réflexe défensif, je mis mon bras devant moi et la lame pourfendit mon avant-bras.

Je me recroquevillais, arrachant la dague pour m’en servir comme arme défensive, mais un événement arriva. Une vive lumière éclaira la salle et une voix forte figea les combats en un instant.

(Cromax !)

J’avais reconnu immédiatement sa voix et elle ne pouvait signifier qu’une chose : nous avions réussi ! Il avait réussi. Grantier n’était plus… Mon amant confirma directement mes pensées, sommant les soldats de se rendre maintenant que leur chef était mort. Je pu le voir au sommet de l’escalier, jetant vers le centre de la pièce quelque chose de rond,… rond comme une tête. Aussitôt, une rumeur parcourut l’assemblée et des cris jaillirent. Toute l’armée était ébranlée, dissoute en des émotions confuses où la peur dominait. Après tout, il devait y avoir plus d’une vingtaine d’entre eux morts dans cette pièce, leur commandant était décapité…

Les hommes face à moi me regardaient par moment, ou jetaient un œil vers l’escalier, en chuchotant entre eux. Bientôt, un cliquetis métallique retentit un peu plus loin, suivit de plusieurs autres.

(Ils se rendent ! On les a vaincus !)

Ma joie était couplée à un immense soulagement, car si le combat avait continué, ils auraient sûrement perdu, mais j’aurais fait parti des dommages collatéraux. Je me redressai péniblement, mais constata par une baisse une lumière que Cromax quittait les lieux, demandant à Aenaria de se charger des vaincus qui se rendent. Sans attendre, je fendais la foule désormais amorphe pour monter les escaliers. Autour de nous, ma tempête de neige s’apaisait puisqu’elle n’était plus alimentée par ma magie. J’abandonnai la dague devenue inutile et cherchai au niveau des dernières contremarches mon sceptre. Comme je l’avais bien calé avant le combat, je pu aisément le retrouver et le reprendre. J’arrivais à la hauteur d’Aenaria qui était en aussi piteux état que moi. Le sang sur moi n’était plus une surface brillante et liquide. J’avais pu en enlevé une partie, estompant en même le baume d’invisibilité, dévoilant une peau souillée par un sang séché. Aussi, ma compagne d’aventure devait deviner la personne sous le maquillage.

« Bravo Aenaria. Tu t’es battue comme une vraie tigresse. Je vais rejoindre Cromax. A tout à l’heure »

Je n’avais pas le courage de faire face plus longtemps au carnage et aux ennemis. J’avais besoin de retrouver mon minet. Je courus un peu dans le couloir pour le rattraper. Les torchères diffusaient une lumière bienvenue et un peu plus loin, la silhouette majestueuse de mon prince se dessinait.

« Cromax ! C’est moi !»

Une fois à sa hauteur, je le pris dans mes bras pour l’enlacer tendrement. Une embrassade d'autant plus agréable que j'étais nu contre lui.

« Tu as réussi… Tu l’as vaincu… »

Je réprimai une grimace à cause de la douleur due à mes blessures au flanc et au bras. On avait vécu pire par le passé et nous avions des moyens magiques de se soigner de toute façon. Je pourrais tenir un peu plus longtemps.

« Et… les autres ? Ou sont-ils ? »

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Mar 12 Juin 2012 21:42 
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Les arguments ont fusé, tout le monde est d'accord pour que Grantier périsse ici et maintenant, et Messire Cromax est bien décidé à jouer son rôle dans cette terrible bataille. Mais bien sûr, c'est sans compter sur la désormais banale vilénie de notre "hôte". Il s'empresse d'envoyer se sbires, tandis que d'autres arrivent derrière nous. C'est ici, que nous, les compagnons de Sire Cromax devons agir. Il est grand temps pour les amants d'entrer pleinement en action. C'est pour cette raison, sans réfléchir, je pousse une hurlement de rage avant de fondre sur deux des trois personnes qui viennent d'arriver. Une jolie elfe à l'arme démesurée et son compagnon, visiblement maitre de la magie. Deux contre un, je vais avoir fort à faire, mais personne ne doit interférer dans le combat de notre capitaine! PERSONNE. Mon arme à l'horizontale, je fonce droit sur mes adversaires, les percutant de plein fouet et les forçant à sortir. La femme parvient à parer mon assaut sans trop de difficulté, mais le magicien, n'ayant rien d'autre pour se défendre que sa magie et ses mains, ne parvient pas à m'éviter, le manche de ma lance vient le frapper en plein estomac. Il trébuche et tombe inconscient en se cognat la tête sur le sol...On dirait que ce combat sera un duel...temporairement tout du moins.

L'elfe semble hors d'elle, mais je le suis tout autant, et je ne pense à rien d'autre qu'à gagner mon combat. Je le dois. Pourtant, sortant de je ne sais où, quelques provocations parviennent à passer la barrière de chair que forment mes lèvres. Je ne suis définitivement plus le même homme.

"C'est à moi que vous aurez à faire! Nul n'a le droit d'intervenir dans le combat de Messire Cromax."

Sur ces mots, je me tiens droit, et bloque l'accès aux appartements de Grantier de toute mon imposante personne. Ma lance toujours à l'horizontale, je montre clairement à mon adversaire que si elle veut passer pour aider son maitre, elle devra d'abord se débarrasser de moi. Et pour tout dire, elle semble encline à le faire sans tarder. Aussi fine soit elle, l'elfe qui me fait face arrive à manier son épée imposante et étincelante avec une facilité déconcertante. Combiné à l'agilité dont elle semble faire preuve, elle devient un adversaire redoutable. Il lui faut à peine une poignée de secondes pour fondre sur moi et tenter de me porter le premier coup. Précise, sa frappe à pour objectif mon cou et je ne dois le maintien de ma tête sur mes épaules qu'à un réflexe salvateur qui m'a poussé à foncer sur elle au dernier moment, pour l'envoyer paître d'un simple coup d'épaule. Oui, je refuse de commencer le combat pour le moment. Je la cherche, la provoque. Je veux que la colère lui fasse faire n'importe quoi, que sa colère soit sa perte. Oh, bien sûr, plus je ferai durer l'affrontement, plus les chances que son compagnon inconscient se réveille son grandes, mais je n'ai pas vraiment le choix....elle a définitivement l'avantage sur moi, c'est donc pour cette raison que je continue mes provocations.

"J'ai dit, personne ne passe!"

Je la regarde se relever doucement, sans faire le moindre mouvement. Je compte jouer mon rôle de "gardien de la porte" pendant quelques temps encore. Je dois tenir, lui faire croire que je suis plus fort qu'elle. Je dois la faire douter, prendre l'ascendant psychologique. Elle doit me craindre, se méfier, sans savoir qu'elle n'en a aucune raison. La rage brille dans ses yeux, je crois que je vais atteindre mon objectif bien plus rapidement que prévu. Je dirige la pointe de ma lance en direction de son visage. La longueur de mon arme fait que ma lame touche presque son visage. Je décide alors de la provoquer une dernière fois, qu'elle atteigne le paroxysme de sa colère, avant que les hostilités ne puissent vraiment commencer.

"Approche si tu l'oses! Tu n'as aucune chance!"

Tout est dans le paraitre. J'ai l'air confiant et fort, mais je ne le suis pas. Sans crier gare, elle repousse mon arme avec la sienne et me fonce dessus, je ne peux que me baisser au dernier moment pour éviter son attaque meurtrière, je tourne ensuite sur moi-même, une jambe tendue, pour tenter de la balayer et de la faire choir, mais elle garde quelques réflexes et évite mon "attaque" d'un simple bond en arrière. Il n'est plus l'heure des provocations...Je me mets en garde et je décide de passer à l'attaque. Encore une fois, je charge mon adversaire, lance en avant. Encore une fois, l'elfe blanche évite mon attaque, mais cette fois-ci, elle contre-attaque immédiatement. Glisse comme l'eau autour de ma lance, et son épée vient trancher mon abdomen, superficiellement certes, mais les premières gouttes de sang du combat ont coulé, la douleur commence à affluer, tranquillement, ce qui lui donne un certain avantage sur le long terme. Mais en ces lieux, j'ai eu le temps de m'accoutumer à la douleur et je profite de la proximité de mon adversaire mon attraper sa main armée, l'attirer d'un coup sec vers moi et lui envoyer un violent coup de genou dans la poitrine.

Elle a le souffle coupé et, en passant son bras par dessus mon épaule, je l'envoie valser quelques mètres plus loin. Elle es relève difficilement, mais elle n'a rien perdu de ses capacités, elle a tout au plus été sonné quelques secondes, car la voilà qui court vers moi en hurlant. Sa voix féminine et guerrière à la fois résonnes dans le couloir et les coups commencent à pleuvoir, s'ensuit alors une succession d'attaque et de parades, les métaux de nos armes s'entrechoquent, mais petit à petit, elle prend le dessus. Son arme traverse ma garde, à plusieurs reprise et je suis obligé de faire un bond en arrière pour stopper l'affrontement, me retrouvant gratifié de deux estafilades sur le visage et d'une nouvelle plaie sur le torse, plus profonde cette fois-ci. La douleur est présente, mais étrangement, elle n'est plus aussi handicapante et j'arrive à me tenir droit ce qui semble d'ailleurs déconcerter quelque peu mon adversaire. Si je continue de résister à la douleur, je vais pouvoir jouer le rôle du géant invincible...Hurlant bruyamment pour donner un peu plus de crédibilité à mon personnage, je prends ma lance à deux mains et l'abat de toutes mes forces sur mon adversaire. Elle bloque mon assaut, épée au-dessus de la tête, mais la force de l'impact la force à mettre un genoux à terre. Je continue ma pression, avant d'envoyer mon imposant pied dans le visage de la jeune femme. Elle tombe en arrière, mais se relève aussitôt, le nez en sang.

Elle aussi, semble inépuisable et partiellement insensible à la douleur. Sans même une seconde d'attente, elle reprends ses assauts. Et comme précédemment, elle parvient à prendre l'avantage, sauf que cette fois, son épée ne fait pas que m'entailler, elle vient se planter dans ma cuisse gauche, libérant un flot carmin conséquent. C'est à mon tour de me retrouver le genoux à terre, appuyé sur ma lance, et c'est à son tour d'essayer de m'étêter. Un sourire victorieux se dessine déjà sur son visage, mais il se transforme bien vite en rictus de douleur quand le manche de mon arme vient la cueillir en plein ventre. Oui, en ce moment, je suis un géant invincible, un vrai. Je ne sais pas si c'est à cause de tout ce que j'ai enduré en peu de temps, mais la douleur a peu d'emprise sur moi. Je profite donc de la paralysie temporaire de la femme pour tourner sur moi-même, lance à l'horizontale dans mon dos. La lame de mon Guandao vient trancher la chair délicate de l'elfe, lui ouvrant presque le ventre en deux. Il s'en est fallu de peu pour que je la tue sur le coup, mais malgré son état, elle reste vive, et elle évite la mort de peu. Le sang coule abondamment des deux côtés, la douleur gagne du terrain chez chacun. Pourtant je pense avoir l'avantage, et je ne peux me permettre de perdre maintenant.

Et c'est donc reparti pour un échange de passe d'arme. Malgré sa blessure, elle garde l'avantage. C'est vraiment une combattante émérite, et en tant que guerrier ynorien, je commence à prendre du plaisir dans ce combat malgré l'enjeu. Pour la première fois depuis le début de cette mission, j'arrive à donner le meilleur de moi-même, à montrer toute l'étendue de mon art guerrier. Mais les choses se compliquent quelque peu quand l'épée de l'elfe vient se planter dans mon épaule gauche. La guerrière continue alors son avancer pour planter la pointe de sa lame dans le mur. Elle commence alors à me ruer de coup, visant principalement les zones de mon corps déjà blessées, agrandissant quelques unes de mes plaies, faisant couler encore plus de sang. Je dois combattre la douleur. C'est alors que quelques mots de Messire Cromax viennent encore une fois traverser mon esprit. Ce sont les choix que l'ont fait qui déterminent notre avenir.

Sans réfléchir, alors même que l'épée de l'elfe est encore dans mon épaule, je m'avance vers elle, permettant à son arme de déchirer mes chairs encore plus. Une fois que la garde de son épée touche mon épaule, elle ne peut plus rien faire et se retrouve obligé d'abandonner son arme dans mon épeule meurtrie. Mais je ne lui laisse pas le temps de s'écarter et, lâchant mon arme, j'attrape sa gorge et sers aussi fort que je le peux. Je continue d'avancer, et c'est à son tour de se retrouver dos au mur...dans tous les sens du terme. Elle se débat, tente de se soustraire à mon étreinte, mais je refuse de faiblir. Je la regarde perdre ses forces petit à petit. Quand elle commence à se débattre un peu moins, je relâche mon étreinte et l'envoie par terre. Je retire alors instantanément son épée de mon bras et la cloue au sol en lui transperçant le ventre. Un mélange de colère et de peur empli son regard. Je ramasse alors ma lance et je m'approche de l'elfe blanche.

"Sur mon honneur d'Ynorien, j'ai juré que personne n'empêcherait Sire Cromax de mener à bien sa mission. Moi, Duncan le Borgne, je tuerai quiconque en voudra à la vie de mon Maitre!"

Sur ses mots, j'abats mon Guandao de toutes mes forces sur le corps frêle de mon adversaire et lui tranche la tête net. Je me retourne et je vois alors Messire Cromax sortir des appartements de Grantier, la tête de se dernier en main. Il et victorieux et il file en direction des escaliers où Dame Aenaria et le cryomancien se battent sans doute courageusement. Je décide de prendre quelques secondes de repos avant de le suivre mais...C'est le moment que choisi le magicien pour se réveiller. S'il s'était réveillé quelques secondes plus tôt, Messire Cromax en aurait sûrement fait qu'une seule bouchée, mais on dirait que lui aussi, je vais devoir m'en occuper. Je suis complètement épuisé, mais j'ai moi même choisi mon combat, je ne peux plus reculer. Pourtant, malgré son évanouissement de quelques minutes, l'elfe semble en pleine forme et il ne tarde pas à envoyer plusieurs jets d'eau sur moi. La pression est impressionnante, je ne peux rien faire d'autre que de subir. Ma chair se déchire en plusieurs point et mon seuil de résistance à la douleur est largement dépassé. Fini le géant résistant, fini la domination au combat, je ne peux plus faire grand chose. Je tente, dans un ultime recours, de sauter sur mon adversaire, mais mon action est bien trop lente et il m'évite sans difficulté. C'est alors que l'aura bleutée autour des mains du mage se fait bien plus forte. Un bruit sourd se commence à se faire entendre. Je n'ai même pas le temps de me relever qu'une énorme vague surgit de nulle part et fonce droit sur moi. Je suis emporté, impuissant. Quand tout se calme, j'essaye tant bien que mal de me relever, mais une deuxième vague surgit et m'écrase aussitôt. Il faut que je me rappelle de ne jamais énerver de magicien...

Le deuxième vague m'emporte bien plus loin que la précédent et j'atterris près des escaliers où se trouvent Cromax et les autres. Je me relève, agonisant en m'appuyant sur ma lance et je regarde le mage s'approcher, les yeux remplis d'une rage sans limite. Je me tourne alors vers Cromax et les autres.

"S'il vous plait...Un petit coup de main...ne serait pas...de refus."

Et je pose un genoux à terre, n'arrivant plus à tenir debout. Etrangement, la douleur est toujours partiellement supportable, mais je reste à bout de force.

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Ven 15 Juin 2012 21:56 
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Je n’ai rien vu du combat, mais je sens que le calme revient peu à peu dans la chambre de Grantier. Je suis toujours à genoux, les larmes de colères coulent à flot sur mon visage encore souillé par le sang de la femme qui fut ma mère. Je n’arrive toujours pas à diriger les révélations que cette personne vient de me faire. Je n’arrive même plus à la considérer comme une "mère".

(Le temps te fera oublier.)
(Non ! Jamais je n’oublierais et crois, Pulinn a intérêt à avoir de bonnes explications !)

Ma colère est telle que je sens Laïdè se retirer pour me laisser seule avec mon resentiment envers la magnifique elfe blanche qui m’a acceuilli au Temple des Plaisirs. Je me relève et vacille. La pièce n’est que le reste d’un vaste champ de bataille. Partout des corps baignent dans leur sang. Je ne ressens rien. J’erre dans cet endroit comme un fantôme. Plus rien ne peut m’atteindre et mon visage est fermé, signe que je ne veux pas parler de mon hurlement précédent.

Soudain mon regard se pose sur le shaakt qui nous a tous trahit alors que notre chef s’éclipse de la pièce. Je le maudis et m’avance vers lui avec un regard mauvais. J’ai encore en moi des envies meurtrières, il a survécu, je vais donc pouvoir assouvir ma soif sur lui. De toute façon ça vie ne vaut rien à mes yeux. Puis je m’apperçois qu’il est blessé. Et alors ? Cela change-t-il le fait qu’il nous ait vendu à l’ennemi ? Non, Gaïa vient de sceller son destin en me faisant poser mon regard sur lui.

(Saly, je t’en prie calme toi !)
(Pourquoi ?!)
(Rappelle-toi, il a parlé de tradition… Je ne sais pas, mais Mathis voulait en savoir plus et je suis sûre que Cromax le voudrait aussi !)

Malgré ma frustration extrême, je dois admettre qu’elle a raison. Je suis à la hauteur du shaakt et je le saisis à la gorge en lui lançant un regard meurtrier. Sa blessure doit le faire souffrir, mais je n’en ai cure. Je ne suis plus qu’un être sans conscience, le regard vide de toutes émotions. Renforçant mon emprise sur sa gorge, je plante mes ongles dans son cou et lui crache à la figure.

"Je vais te soigner traitre, mais sache que c’est uniquement parce que tu dois des explications à notre chef et celui qui est légitimement un Chevalier de la Rose : Cromax ! C’est la seule raison pour laquelle tu auras une chance de vivre encore un peu, si cela ne tenait qu’à moi, tu serais déjà mort, je te conseille donc de ne rien tenter de stupide !"

Sur ce je m’agenouille à ses côtés et commence à prier la déesse. Malheureusement, la haine est tellement présente en moi que je ne parviens pas à attirer la bienveillance de cette dernière sur moi pour que je puisse apporter mon aide à Onyx. Ce n’est pas vrai ! Je me sens habitée que par le peu de fluide d’obscurité qui coule en moi et la déesse ne peut pas répondre à mes prières… Que faire ? *Amhalak, dis moi quoi faire ?*... Les larmes recommencent à couler et c’est là qu’il apparaît.

Il me sourit tendrement et même si je ne l’entends pas, je lis sur ses douces lèvres cette phrase : "Je t’aime…". Puis, comme dans le tunnel il disparaît. Après une nouvelle larme qui s’échappe de mes yeux, la colère laisse place à l’immense peine que je ressens. J’ai été trahit par tous ! Sauf par Amhalak. Il est mon port d’attache maintenant, celui vers qui je reviendrais toujours. Je pleure de plus belle et sans que je le contrôle, mon ample chevelure brune reprend sa couleur naturelle : blonde. Je reprends mon bâton et recommence à prier Gaïa.

Cette fois-ci, le sort marche. Comme toujours, un fin voile sort du sommet de mon bâton et vient se poser sur la blessure du shaakt. Il me faut m’y reprendre à plusieurs fois avant que la plaie ait un aspect à peu près correct. Une fois mes soins terminés, je m’écroule par terre, attendant que notre chef revienne. Mais il me vient une idée.

(Laïdè ? Peux-tu transmettre à la faera d’Aenaria que je pense à elle… J’aurais bien besoin d’une amie à mes côtés en ce moment, dis lui que j’ai hâte de la retrouver et surtout, demande lui comment elle va, je t’en prie.)
(Je fonce, je reviens immédiatement Saly ! Tu n’es pas seule, je suis là mon amie.)

Immédiatement je sens Laïdè s’en aller. Je me tourne alors vers le shaakt.

"Le moment des explications va arriver sous peu ! Je vous déconseille de nous mener en bateau, je suis peut-être plus faible que vous, mais je jure de vous tuer si vous nous mentez, petite ordure !

Je veille sur le malade en attendant que notre chef revienne. Il ne faudrait pas que notre source d’information meure avant de nous avoir livré ses secrets.

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Dim 17 Juin 2012 23:27 
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Je ne compris pas immédiatement ce qu’il venait de se passer mais je vis quelqu’un agir en bas des escaliers, écartant les hommes de Grantier. Lorsque je vis luire un liquide rouge sur cette personne, je compris que c’était le cryomacien qui couvrait le bas des marches. Durant la bataille, je n’avais pas vraiment fait attention à Lillith mais vu la couche de sang sur son corps, il avait du souffrir. Mes fluides de lumière commençaient à atteindre la limite raisonnable d’utilisation, je ne pourrais donc pas le soigner.

Notre situation semblait avoir atteint son point critique de non-retour, l’idée de devoir mourir pour notre cause se fit jour en moi. La tempête de Lillith faisait toujours rage dans la pièce même si son intensité avait décru par rapport à tout à l’heure. La lassitude du combat commençait à se faire sentir alors que les ennemis étaient toujours plus nombreux dans ce hall d’entrée.

Je sentis alors un mouvement sur ma droite et là qui vis-je, Cromax avec une tête dans la main. Le sang s’écoulait encore de ce membre tout juste coupé, était-ce la tête de Grantier ? Pour moi cela ne faisait aucun doute. Il s’approcha de moi, sa pierre lumineuse dans l’autre main et cria le mot stop afin de faire cesser les combats. Il brandit bien haut son précieux chargement, expliqua que Grantier était mort et qu’il devait se rendre s’ils tenaient à la vie.

Un long silence s’abattit sur la pièce, tout le monde attendait quelque chose, un mouvement, une parole, quelque chose. Nos vies ne tenaient qu’à un fil en cet instant précis, le moindre signal de la part de l’un des gardes de Grantier et c’était la débandade, le rush humain sur nous trois, amants de la rose sombre. Etre dans l’attente, rester dans l’expectative était un moment que je détestais par-dessus tout, mes mains commencèrent à trembler imperceptiblement.

(Aenaria, calme-toi. Tout va bien se passer.)
(Je n’aime pas ça du tout, c’est le calme avant la tempête. Ils sont plus nombreux que nous, tu as vu dans quel état est Cromax.)

Je regardai dans sa direction et ne pus que regarder l’état de ses vêtements, imprégnés de sang en plusieurs endroits. Était-ce le sien ou celui de Grantier, il m’était impossible de le dire mais je mettrais bien la moitié de ma bourse sur le sang de l’ennemi que nous étions venus combattre en ces lieux.

Un bruit métallique sur ma gauche me fit tourner la tête dans cette direction. Je n’avais pas rêvé, l’un des gardes venait de faire tomber son épée au sol en signe de reddition, voilà quelqu’un de bien intelligent. Plusieurs autres gardes suivirent le mouvement, lançant leurs armes au sol dans un grand fracas. Cromax vint alors à mon niveau et me demanda de m’occuper de la reddition des troupes, que j’organise le tout méthodiquement pendant que lui allait vaquer à ses occupations à l’étage. Dès qu’il quitta la pièce, la luminosité déclina fortement.

Tout était pour le mieux, je soupirai fortement en silence, empêchant mes ennemis de voir à quel point la pression était montée en moi. L’intensité de la tempête de neige diminua pour disparaître presque complètement. Une forme ensanglantée se traça alors un chemin jusqu’à moi, je sus immédiatement que c’était Lillith. Arrivé à ma hauteur, il me félicita pour mes prouesses au combat.

- « Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de te voir à l’œuvre mais je sais que tu m’as soutenu, tu as tenu sans moi. C’est toi le plus héroïque de nous deux. »

Il partit rejoindre Cromax qui l’avait demandé à ses côtés. Il était maintenant temps pour moi de prendre les choses en main. J’avais envie de faire une petite scène qui resterait dans les mémoires, mais mon état physique ne me permettrait pas de m’amuser comme je le voulais. Tout d’abord, il me fallait mettre un peu de lumière dans cette pièce afin que tout le monde puisse me voir. Puisant dans mon quatrième fluide magique, je fis rapidement naître une boule de feu au bout de ma main gauche. Levant la main devant moi, paume vers le lustre, je lançai rapidement plusieurs petites boules afin de rallumer les bougies. Il me fallut plusieurs tentatives afin d’obtenir une luminosité suffisante.

Je rabaissai ensuite ma main la posant sur la rambarde de l’escalier. Mon épée toujours dans ma main droite, je grimpai sur la rambarde au niveau de son point le plus horizontal, à l’étage, d’où tout le monde pouvait me voir sinon m’entendre. Je pointai ensuite ma lame vers le bas, passant d’un soldat à un serviteur au hasard.

- « Vous feriez mieux de tous déposer les armes, car bon nombre d’entre nous attendent dehors un signal pour venir vous écraser comme des moucherons. »

(C’est un mensonge affreux Aenaria !)
(Je sais, et alors, si cela peut décider les réfractaires à la reddition à jeter leurs armes à terre, tout est bon à prendre. Lorsqu’ils seront sortis désarmés, nous pourrons fermer les portes, leur empêchant ainsi de venir nous attaquer par surprise après avoir constaté que j’avais menti. C’est de la tactique pure et simple. J’espère seulement avoir été suffisamment convaincante.)

Je scrutai du regard toute la pièce. Ceux portant encore un objet de mort dans la main se concertèrent du regard, des signes de têtes furent échangés, puis de concert les derniers soldats jetèrent leurs armes, rejoignant ainsi la première pile d’entre elles. Je rengainai également mon épée pour montrer ma bonne foi à mon auditoire.

- « Que ceux qui sont encore en vie et qui veulent le rester prennent les blessés et les fassent sortir de ce lieu. Mais attention, les membres coupés sont ma possession, alors laissez-les ici. »

Une lueur de peur naquit dans les yeux de certaines des personnes présentes en contrebas, mes paroles avaient eu l’effet escompté. Je ne m’étais occupée que d’une partie du problème, il me fallait maintenant gérer le reste de la population des lieux.

- « Pour les autres, le Temple a maintenant le contrôle du palais donc vous avez la possibilité de nous faire allégeance. Dans ce cas-là, il serait bon pour vous d’aller prévenir le reste des habitants des lieux que Grantier est mort et qu’un choix s’offre à eux : une vie libre en dehors de ces murs ou la loyauté envers nous. »

Non sans surprise, une bonne partie des gardes prirent le chemin de la sortie en faisant attention de ne pas glisser à l’entrée et ainsi les serviteurs qui s’étaient massés près de l’autre escalier préférèrent garder leur emploi dans ce lieu. Je vis certains d’entre eux passer par les deux portes menant d’un côté à la prison et de l’autre à la salle d’entraînement. Ils allaient avoir de belles frayeurs en passant dans ces couloirs, des cadavres tout frais dans celui de droite et des cadavres moins frais dont le sang a certainement du passer sous la porte menant à la prison sur la gauche. Un sourire démoniaque apparut sur mon visage à la pensée même que j’étais à l’origine de ces deux carnages.

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Dim 24 Juin 2012 12:49 
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Affalé sur le dos, un hideux elfe balafré me recouvrant, j’étais resté là immobile depuis un petit moment. Si seulement il s’était s’agit d’une jolie femme débordante d’amour à mon égard. Mais non, le lourd corps qui m’écrasait de tout son poids s’avérait à être celui de mon sournois adversaire de combat. Peu à peu, il se refroidissait après s’être vidé en partie de cet épais liquide visqueux qui depuis toujours m’écœurait. Ce méprisant fardeau écrasant ma poitrine rendait ma respiration difficile. Déployant un effort considérable, je le fis basculer et bruyamment je pris une grande respiration.
Blessé au ventre, avec précaution je pris une position assise, tout en m’adossant à un mur. Dégoûté, j’observai la triste scène qui s’offrait à moi. Tout était saccagé. Cette sublime pièce luxueuse décorée avec goût ne ressemblait plus qu’à un vaste dépotoir. Des cadavres et des combattants épuisés gisaient sur le sol. Le son des lames qui se croisent et les injures des adversaires avaient fait place au râlement des blessés et aux pleurs de la jolie dame nommée Salymia.

Notre chef, vainqueur du duel sanglant contre le cruel et vieux propriétaire des lieux, se leva le premier et de ses armes affutées trancha la tête de Grantier. Portant ce trophée dégoulinant à bout de bras, il se précipita hors de la chambre de sa victime. Il voulait sans doute voler au secours du reste de notre petite troupe et mettre fin au combat qui se poursuivait toujours à l’extérieur si on en jugeait le bruit qui nous parvenait.

Pendant tout ce temps, j’étais demeuré silencieux préoccupé avec raison par mon propre sort. Sans scrupule, je déchirai le riche vêtement de l’elfe gris qui m’avait sauvagement attaqué par-derrière. Avec précaution, afin de ne pas me causer de douleur supplémentaire, j’enroulai le riche tissu autour de mon torse, arrêtant du coup l’écoulement de mon sang.

Toujours habitée par la colère, Salymia déversait sa hargne sur Onyx, l’elfe noir supposément arbitre neutre du combat. Je ne partageais pas la rage de la jeune femme envers cet être qui ne semblait guère plus qu’un pantin. Je n’avais par contre aucunement l’intention de le défendre. Si l’elfe blanche avait menacé de le tuer, je serais peut-être intervenu, demandant un sursis le temps que l’on connaisse la vérité au sujet de traditions évoquées par l’intéressé. Mais tel n’était pas le cas, puisque la dame devenue blonde s’affairait malgré tout à le soigner.

Difficilement, je me relevai enfin et me dirigeai vers une des commodes renversées. Je passai près de Salymia, et au passage, je lui mis brièvement ma main sur son épaule en signe d’encouragement. Le temps n’était point au discours, et je tenais à remplir mon sac avant de quitter ce lieu à présent lugubre. Parmi ces vêtements pratiquement tous noirs, je choisis les plus belles chemises, les rouges de préférence et les fourrai dans ma besace. Puis, mes doigts agiles cherchaient sans relâche, des objets de plus grande valeur, tels des bijoux ou des pierres précieuses.

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Dernière édition par Mathis le Jeu 23 Aoû 2012 23:31, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Mer 27 Juin 2012 18:07 
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Là, debout devant le corps de l'elfe gris, Oryash prit réellement conscience du carnage qui venait d'avoir lieu. Elle sentait encore la fureur de Thimoros présente dans ses veines et lorsque son regard rouge se posa sur le nommé Onyx, elle eut envie de la saigner comme un porc. Seulement une petite voix lui commanda de n'en rien faire et elle prit sur elle de se contrôler tant bien que mal. Sa soif de sang n'était pas suffisamment assouvie et la belle en voulait plus, toujours plus. Elle fit quelques pas, dans la pièce constant qu'elle n'avait plus rien de sa splendeur passée. Ce n'était plus qu'un champs de ruine et de cadavres. Les tentures étaient déchirées, les meubles éventrés, les divers objets précieux brisés. Ce qui représentait le pouvoir et la gloire de Grantier n'était plus. Tout était tombé, comme sa tête était tombée.

Soudain la voix de Salymïa retentit, une voix emplie de colère alors que cette dernière secouait sans ménagement le shaakt qui n'était présent que dans un seul but, celui d'observateur. Pour Oryash il ne s'agissait que d'un traitre à qui le tour viendrait de périr et de toute évidence l'elfe blanche était du même avis que la peau blanche. Pour une fois, toutes deux auraient pu tomber d'accord pour définir du sort de ce mécréant.

Un mouvement attira l'attention de la guerrière et elle avisa Mathis qui tentait tant bien que mal de se défaire de son adversaire mort. Il y parvint avec quelques difficultés et Oryash compris vite pourquoi. Celui qui l'avait aidé dans le tunnel sous la montagne était blessé. Une salle blessure au niveau du torse. Il semblait évident que chaque membre du groupe avait écopé de blessures plus ou moins sérieuses.

Oryash se rendit vite compte que nulle bataille se poursuivrait en ce lieu et que tout devait se dérouler en bas à présent.Elle eut envie de rejoindre Cromax et les autres, mais se ravisa lorsque son regard se posa sur quelque chose qui brillait parmi tout ce capharnaüm. Elle se dirigea vers un amoncellement de tentures, s' accroupie et écarta quelques pans de tissu de la main gauche. Et là surprise, elle dénicha un pendentif de toute beauté orné d'une pierre noire, sans doute une obsidienne, mais la peau blanche n'en était pas certaine. Elle la ramassa et s'en para sans autre forme de scrupule. Après tout, elle l'avait bien gagné et de toute façon elle doutait que ce joyaux puisse encore servir à quelqu'un, vu que leurs adversaires étaient tous morts. Elle se redressa et pensa que la meilleur chose à faire serait de détrousser les corps de leur monnaie sonnante et trébuchante. Elle s'avança donc vers sa première victime, la fouilla soigneusement, mais de dégota rien. Sur la seconde, une bourse bien pleine vint rejoindre ses effets personnels avant qu'elle ne se mette en chasse d'autres pièces et autres choses pouvant se monnayer ou se troquer. De toute évidence, elle n'était pas la seule à avoir eut cette idée, puisque Mathis semblait faire de même.

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MessagePosté: Mer 4 Juil 2012 11:43 
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Et la voix de mon amant retentit derrière moi. De chef d’expédition, de tueur sanguinaire sans la moindre pitié, je redeviens immédiatement tendresse et douceur, lorsque je me retourne vers lui pour sentir ses bras m’enlacer. Il est blessé, et à moitié transparent, encore, mais c’est bien mon glaçon, mon Lillith que je tiens là contre moi, et qui colle ses lèvres contre les miennes. Mes mains sur son corps invisible sentent les courbes de ses muscles mis à nu, et réveillent en moi un désir de chair. Un désir de partage entre nos deux corps. Je n’ai plus aucune envie de me comporter comme un irréprochable chef de troupe distant de ses soldats. Je veux l’embrasser, lui faire l’amour, griffer son dos, pétrir ses muscles sous mes mains, et sentir sa présence contre moi. Sa voix est un enchantement rassérénant, qui m’apaise tant qu’elle excite. Mes plaies saignent encore, et salissent un peu plus l’invisibilité de mon compagnon, mais je n’en ai plus cure. Elles ne sont pas mortelle, et la douleur n’est finalement que bien peu de chose, comparé à la sensation de me retrouver dans les bras de Lillith. Toujours dans mes bras, il s’enquiert des autres amants. Et je lui réponds avec satisfaction…

« Tout le monde va bien, ils nous attendant dans les appart… »

Nul temps de finir ma phrase, qu’un nouveau capharnaüm dévaste le couloir, et projette Duncan le géant borgne à mes pieds comme s’il avait été un simple fétu de paille. Une vague aquatique aussi subite qu’inexplicable a tout ravagé sur son passage, et l’amant torturé ploie, genou à terre, pour quémander de l’aide. Je cesse tout contact avec Lillith pour regarder l’origine de ce déluge. À l’autre bout du couloir, s’avançant vers nous avec un air mauvais, l’elfe blanc s’approche, une aura bleutée autour des mains. Son expression est remplie de haine, et je sais que ce n’est plus pour Grantier qu’il se bat, mais pour venger sa moitié, son épouse… La victime de Duncan.

Il s’apprête à lancer un sortilège sur nous trois, mais plus vif, je dégaine mon arme métamorphe, sous la forme d’une dague de jet, que je propulse avec force et précision sur son poignet. La lame traverse chairs et tendons, lui arrachant un cri de douleur et le déconcentrant suffisamment pour qu’il ne puisse lancer son sort. Furieux, il inspecte sa plaie, e tente d’en extirper mon arme, mais je suis déjà sur lui, rapière dégainée, à lui enfoncer avec force à travers le buste. L’acier noir le transperce de part en part, et il jette sur moi un regard encoléré. Un regard qui perd rapidement l’étincelle de la vie… Il s’effondre sur le sol, sans avoir pu mener à bien sa vengeance… Mérite-t-il la mort que je lui ai dispensée ? Il ne faisait que défendre son aimée, mais c’est sans remords que je l’ai cloué au sol pour qu’il baigne dans son propre sang.

(Cela n’a guère d’importance. Il n’est pas toi, il n’est rien.)

Un peu facile, pour alléger ma conscience. Je décide de ne rien répliquer, et récupère mes armes sur le cadavre sans vie. Je me tourne alors vers mon amant et mon protecteur attitré.

« Ça va ? »

Ils n’ont pas l’air d’avoir subi plus de dommage pendant que j’assénais le coup final à ce mage aquatique… Tant mieux, car il ne faut tarder. Trop de questions restent sans réponse, et Onyx s’est fait salement blesser pendant le combat. Je me tourne vers la porte des appartements de feu-Grantier, tout en clamant :

« Il est temps que tout ça finisse. »

Et je pénètre dans la chambre dévastée, au sol jonché de cadavres, de sang, de bris de meubles et d’objets. Le combat a tout ravagé, ici. Tout purifié, en un sens, de la présence de ce tyran sans cœur. Mes amants se sont activés, pendant mon absence. Oryash et Mathis semblent fouiller la pièce pour la déposséder de toutes ses richesses, et Salymïa parait s’être échinée à soigner Onyx tant bien que mal. Encadré de Duncan et Lillith, je m’adresse à mon équipée.

« Nous sommes vainqueurs. Nous avons gagné ! Grâce à vous… Et aucune victime n’est à déplorer, de notre côté, outre nos plaies et blessures. »

Tout en le formulant, j’ai moi-même du mal à y croire. Nous sommes parvenus à s’infiltrer dans un palais sous haute surveillance sans souffrir de la moindre perte. Cela relève du génie, ou d’une chance insolente… Mais pour l’heure, la fête à la victoire ne peut avoir lieu, sans d’ultimes explications sur la position d’Onnyx dans ce combat. Je me tourne vers lui avec un regard sombre. Ses habits noirs sont gorgés de son propre sang, et il semble faible, même si sa plaie a été soignée.

« Pourquoi ? Pourquoi avoir prévenu Grantier et provoqué ce combat alors que tout aurait pu finir plus simplement ? Qui es-tu, toi qui te dis émissaire du temple ? Pourquoi avoir été neutre, alors que nous le représentons nous aussi ? »

Sa mine grimace et il se redresse un peu, toujours vautré dans son fauteuil, pour me répondre.

« La… la tradition. Il est des événements qui sont soumis à certaines règles, et qui dépassent toute notion d’individualité. Je… j’étais le garant de ce moment, comme je l’ai toujours été. Voilà plusieurs vies d’homme que tel est mon rôle, au sein du Temple des Plaisirs : veiller sur les Chevaliers de la Rose, et sur les passassions entre eux. C’est un rôle que peu comprennent, un rôle ingrat mais nécessaire. »

Il reprend un instant son souffle, visiblement secoué par sa blessure.

« Les règles du temple sont claires, en ce qui concerne la Chevalerie de la Rose. Chaque nouveau chevalier se doit d’être plus fort, plus puissant que son prédécesseur. Et cela ne peut se contrôler que lors d’un combat singulier… Ce… ce n’était pas contre vous. Vous avez vaincu Grantier… »

Il se laisse glisser sur le sol, à genoux devant moi, tête baissée.

« Je suis donc à votre service, jusqu’à ce que l’un de nous quitte le monde des vivants. Chevalier de la Rose. »

Chevalier de la Rose… Ce titre m’appartient-il désormais ? Je suis un peu perdu, sur le sort que je dois réserver à cet être qui prétend avoir fait son boulot… et qui me prête désormais allégeance. Punition, clémence, confiance ? Je ne sais quel sentiment lui accorder. Une fois de plus, mon regard se porte sur mes amants, mes conseillers. Et je décide de faire fi des règles du temple et de son secret. Ceux-là ont prouvé leur allégeance, et je peux leur faire confiance, tous autant qu’ils sont. Oui, je requiers à nouveau leur conseil, mais pas sans qu’ils en sachent plus sur le Temple, sur les Amants.

« Vous avez le droit de savoir ce qu’est le Temple, en réalité. »

Onyx redresse le regard, visiblement paniqué, et s’interpose oralement :

« Non ! Ils ne peuvent… »

« Ils ont prouvé leur bravoure, leur dévouement. Chacun d’eux a ma totale confiance. Davantage que vous, Onyx. »

Ma voix est tranchante comme l’acier, froide comme la glace. Mais c’est un ton plus doux que je m’adresse aux miens, aux Amants.

« Vous vous en doutez maintenant, les Amants de la Rose Sombre sont plus qu’une association regroupant hédonistes et amoureux des arts et des choses. Il ne s’agit là que d’une couverture, un masque derrière lequel nous nous cachons pour dissimuler nos vraies activités. Notre rôle est bien plus profond, bien plus crucial que la recherche simple du moindre plaisir. En ces heures sombres pour tout le monde de Yuimen, où la guerre gronde de tous les côtés, nous avons une importance politique importante, qui peut faire vaciller le moindre camp à tout moment. Espions, messagers, gardiens de secrets et quêteurs de puissances cachées, voilà notre but réel. Un immense marché de l’information se cache derrière les murs du Temple, et chacun de ses membres. Dans l’ombre, nous agissons, extérieurs à tout camp. Sans maîtres, nous faisons nos propres choix, nos clients, nos révélations. Une pièce maîtresse d’un immense jeu. Voilà quelle est la nature de notre groupe, les Amants de la Rose Sombre. »

Mon regard va sur chacun des amants présents. Je ne crains pas leur réaction, car je sais qu’ils me sont fidèles et loyaux. Même Mathis, le petit dernier, embauché un peu au débotté. Ce secret qui était mien, j’ai décidé de leur partager. Car il est important qu’ils sachent, désormais.

« Le Temple a besoin de vous, mes amis. J’ai besoin de vous. »

Et je pose mon regard sur Onyx, qui n’ose plus rien dire, toujours à genoux.

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Jeu 5 Juil 2012 03:52 
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Cromax était bouillonnant de vie et de désir. Malgré, la situation, les morts, le sang, nos blessures, l’euphorie de la victoire l’enivrait et son désir impétueux était contagion. A peine ma question posée que je regrettais de forcer ainsi mon amant à quitter mes lèvres pour y répondre. Il m’apprit que les autres étaient tous sauf, ce qui allait alléger suffisamment mon esprit pour reprendre nos ébats de couloirs, mais il fut coupé dans la fin de sa phrase par l’arrivée fracassante de Duncan.

Ce dernier était emporté par une puissante vague qui s’écrasait contre les murs de pierres avec violence. Le pauvre guerrier ynorien était dans un sale état, résultat évident d’un combat âpre. Le coupable de la projection d’eau apparut au bout du couloir. C’était un hinion à l’air enragé qui concentrait déjà un nouveau sort au creux de ses mains.

Je n’avais plus beaucoup de magie en moi, trop peu pour me lancer dans un assaut prématuré, mais je pouvais encore nous défendre. Je fis un pas pour me positionner devant Duncan, pointant mon sceptre devant moi.

(J’ai une bonne chance d’absorber son sort. Il ne nous blessera pas et il me donnera la puissance pour le mettre hors d’état de nuire.)

Mais Cromax était plus rapide et il envoya une dague droit vers la poitrine du mage avant qu’il ne puisse déchainer sa magie. Puis il bondit sur lui pour l’embrocher sur sa lame ténébreuse et en finir avec cette menace.

(Espérons que ce soit la dernière.)

Il se retourne vers nous pour s’assurer de notre état, avant de se diriger vers une pièce en annonçant qu’il fallait conclure tout ça. Je bredouillai un bref « pas de problème », puis me tournai vers Duncan pour l’aider à se relever. Le géant était dans un sale état et un soutien pour rejoindre Cromax et les autres n’allait pas être de trop.

Nous suivions donc Cromax, clopin-clopant, et entrions dans une grande pièce qui devait être à une époque une chambre. Des fauteuils autour d’une cheminée, un lit, un bureau dans un angle et une grande penderie étaient les vestiges d’une fonction passée, ravagés par les combats de la soirée. Matelas éventré, chaise brisé et fauteuil renversé n’était que les exemples les plus flagrants des dégâts occasionnés, au milieu d’un fatras de sang, de plumes et de sueur. Plusieurs cadavres recouvraient le sol, dont un décapité qui devait être le corps de Rewolf Grantier. Mes compagnons abhorraient aussi des blessures, mais aucun n’était dans un état inquiétant. Oryash et Mathis fouillaient les lieux minutieusement tandis que Salymia était penché sur un shaakt encore vie qui m’était inconnu.

(Ca doit être un sbire qui s’est rendu.)

Je laissai Duncan au niveau du plus proche fauteuil pour qu’il puisse s’appuyer dessus ou s’asseoir, soulageant ainsi mes blessures du poids de l’ynorien. Cromax interrogea alors l’elfe noir, me révélant ainsi que c’était une personne « neutre », qui avait révélé à Grantier la présence de Cromax pour fomenter un petit duel. Le shaakt expliqua en quoi c’était la tradition depuis des siècles et comment il s’assurait que tout se déroule comme prévu pour la succession du Chevalier de la Rose.

(C’est malsain… Cette lutte des pouvoirs ne devrait pas être la seule voie…)

Pour toute réponse à la rigidité navrante de l’observateur, Cromax décida alors de nous révéler la vérité. Cela offusqua le shaakt, mais il n’était pas en mesure de s’opposer à notre chef tout puissant. Les explications de mon amant révélaient beaucoup sur le temple du plaisir, ou plutôt sur les Amants de la Rose Sombre, l’organisation secrète se cachant derrière. Je n’étais pas vraiment surpris, connaissant déjà ces faits. En effet, j’avais accumulé des doutes et Pulinn avait finit par me révéler la réalité lorsque je lui avais posé les bonnes questions. Néanmoins, Cromax m’apprit quelques détails encore inconnus pour moi.

Cette société secrète était un pouvoir de l’ombre, autonome face aux grands dirigeants de Yuimen, développant sa puissance et son importance par l’espionnage et le marché de l’information et du savoir. Fidèle à lui-même, Cromax conclut sur une vision des Amants de la Rose Sombre débordante de liberté et d’autonomie. Je fis rouler mes yeux invisibles en songeant à ses paroles.

(Dire que l’on est sans maître, choisissant nos clients et nos révélations… C’est un doux rêve d’y voir la résultante de nos propres choix. Chacun ne peut en faire qu’à sa tête, quelqu’un prend sûrement des décisions impactant les autres membres… Mais nous verrons bien…)

Car mes doutes n’entachaient en rien ma fidélité, telle que je l’avais juré à Pulinn et Cromax. J’allais être toujours là pour Cromax et je ne le trahirais pas. Je rassurais aussitôt mon amant, m’approchant de lui pour poser une main sur son épaule.

« Je suis là pour toi. Tu peux compter sur mon dévouement. »

Remarquant une cruche d’eau intacte sur une commode, je me dirigeai vers elle pour me faire une menue toilette. J’avais hâte de faire partir le sang de l’autre soldat qui me recouvrait, ainsi que le baume d’invisibilité qui ne me servait plus désormais. Trempant mes mains, je me frottai le visage vivement, le faisant réapparaitre. Suivirent rapidement mes bras et mon buste. La pudeur ralentit mon geste et je m’attardai sur mes blessures au bras et au flanc, deux perforations saignant toujours. Je pris une chemise de lin dans un tiroir de la commode et la roula en boule pour compresser la blessure au-dessus de mon rein qui était la plus importante.

Tout en continuant à appuyer, je me tournais vers mes compagnons pour voir comment les autres réagissaient à la nouvelle qui, pour la plupart, devait être une révélation.

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 Sujet du message: Re: Palais de la Roseraie de Soie.
MessagePosté: Jeu 5 Juil 2012 23:44 
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Précédemment: Après le combat...


Oryash en terminait de sa fouille à la recherche de choses précieuses et de pièces sonnantes et trébuchantes quand Cromax accompagné de Lillith et de Duncan fit son retour dans la pièce saccagée.
Elle posa ses prunelles sang sur le mage et le guerrier, un léger sourire se dessinant à la commissure de ses lèvres. En vie, ils étaient en vie, mais qu'en était-il et d'Aeanaria?

Elle n'eut guère le temps de s'interroger que déjà Cromax en venait droit aux buts en questionnant le nommé Onyx quand à sa trahison. Cromax l'accusait d'avoir causé ce bain de sang et en un sens il avait raison, mais loin de penser comme lui, Oryash avait apprécié la tuerie. En terminer simplement ne l'aurait pas autant satisfaite.
Notre chef de groupe lui posa bon nombre de question auquel l'homme répondit que tout était régis par des règles strictes. Depuis maintes lunes, il se portait garant de cette tradition. Il avoua veiller sur les chevaliers de la rose et sur leur transfère de pouvoirs. Pour Oryash cela ne représentait pas grand chose, si ce n'est que cette tradition ressemblait beaucoup au fait que tout comme dans son clan, les plus forts dominaient les plus faibles jusqu'à ce qu'un plus fort ne leur fasse mordre la poussière et ne prenne leur place de dominant. En somme la loi du plus fort prévalait ici aussi. Et après c'était son peuple qu'on traitait de barbare. Pfff!

Le nommé Onyx ajouta que tout nouveau Chevalier se devait d'être encore plus fort que son prédécesseur et ainsi de suite et cela depuis toujours. Ainsi avec la chute de Grantier, Cromax prenait cette place qui lui revenait de droit jusqu'à ce qu'un autre ne vienne un jour la lui ravir. Un jeu... tout cela ressemblait à un jeu. Onyx prêta allégeance à son nouveau chef Cromax, genoux à terre, l'appelant Chevalier de la Rose. La chose eut un effet pour le moins étrange sur ce dernier puisque l'espace d'un instant Oryash le sentit perdu comme s'il ne savait pas quoi faire ou dire. Et là, comme avant que la bataille ne s'engage, il eut semble-t-il besoin d'eux puisque la peau blanche sentit le regard de Cromax croiser le sien, comme s'il sollicitait une aide qui lui serait d'un grand secours. Puis soudain il leur dit de but en blanc qu'ils étaient en droit de connaitre toute la vérité et là, Oryash fronça légèrement les sourcils. Qu'allait-il donc leur tomber au coin de la figure?

Elle s'adossa au mur le plus proche, croisant les bras, plus sombre que jamais et attendit. Onyx s'opposa vivement à cette révélation et la peau blanche le fusilla du regard en émettant un grognement féroce. Cromax déballa tout ce qu'il avait à dire et la révélation sembla ne faire ni chaud ni froid à Oryash. Elle demeurait immobile, absorbant ce coup de massue qui venait de leur tomber dessus. A quoi devait-elle s'attendre de toute façon?

Depuis le début de son entrée au temple, elle sentait que quelque chose la chagrinait. Il y avait trop ou pas assez de quand dira-t-on. Et puis un temple dédié à la débauche ne lui paraissait pas normal. Il y avait aussi les missions pour lesquelles elle avait été choisie? ces missions avaient bien un but certes, mais elle était loin d'imaginer que la raison de tout ça était aussi profonde. En somme on se servait d'eux et on les déplaçait comme des pions dans un échiquier. Oryash n'apprécia pas.

"Sans maitre dis-tu! Pourtant nous recevons nos missions de la dame blanche qui elle même, doit bien les tenir d'une plus haute instance. Alors quand tu dis sans maitre, je pense que tu te trompes Cromax. Certes nous sommes libres de nos choix, mais l'est-on réellement au sein du temple? Je me pose de plus en plus la question. Qu'adviendrait-il si un jour l'un de nous refusait de remplir une mission ou si au cours de l'une d'elle, il vienne à s'apercevoir que tout ça n'est qu'une injustice? Serait-il considérer comme un traitre parce qu'il a laissé sa conscience dictée sa conduite?
Tu dis que le temple à besoin de nous, mais je pense qu'il a plus besoin de nos talents qu'autres choses. Nous ne sommes pas irremplaçables. La preuve est là. Grantier à eux son heure de gloire aux yeux du temple et vu qu'il n'avait plus besoin de lui, il l'on fait éliminer.
La seule chose dont je sois sur, c'est que je ne veux pas être manipulée comme une marionnette. Alors si à l'avenir, je me rend compte que le temple s'est joué de moi et de la confiance que je lui ai accordé, je ne répondrais plus de rien que Thimoros m'en soit témoin."


La peau blanche n'avait pas mâché ses mots. On sentait bien qu'elle était en ébullition et que sa soif de sang n'était pas encore assouvie.

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