L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Sam 8 Sep 2018 14:32 
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J'ai beau appuyer le regard sur le rôti vert, le géant ne saisit par l'insinuation. Faut vraiment tout leur expliciter à ces imbéciles ?! J'ai clairement fait comprendre ne pas pouvoir toucher à ce cœur de feu ! Est-ce que ce gus aux oreilles pointues a même conscience de la taille de cette chose à notre échelle ? Maudits soient les géants infoutus de penser à autre chose que leur confort ! Et le voilà à attendre la torche pour continuer, comme si la responsabilité de progresser nous incombait ! Pendant une fraction de seconde, parce qu'il semble honnir les humains également, j'ai presque ressenti une atténuation de ressentiment à son encontre. Eh bien c'est terminé ! S'il croit que je vais m'abaisser à formuler oralement une requête pour obtenir son aide, il se fourre sa lance dans l'oeil jusqu'aux tréfonds de sa boîte crânienne évidée ! Franchement, j'espère qu'il a mal et souffrira encore un moment de cette rencontre avec le colosse de métal !

L'éclat d'une aile blanche masque la silhouette détestée de l'elfe à ma vue. Je poignarde Dae'ron du regard, mais visiblement cela ne l'affecte pas vraiment. Tout au plus il hausse un sourcil. Il se contente de jeter une œillade à Adar, puis à moi, avant de me signifier la torche d'un court mouvement du menton. Courroucé qu'il prenne encore sur lui au lieu de hausser légitimement le ton, j'enfile rageusement la sangle de mon arme à mon épaule et agrippe la torche de l'autre côté. Je perçois mon sang chauffer, et les fluides de feu n'en sont que partiellement responsables.

Ignorant le géant ainsi que mon compagnon cherchant le moyen le plus efficace de transporter la chose rubiconde, je les contourne et poursuis sans un mot en direction du couloir inexploré. Encore et toujours au nord. Combien de portes y a-t-il dans ce passage ? Est-ce qu'elles donnent toutes sur un gardien à la fois mort, mécanique et magique ? Franchement, j'aimerais fracasser la totalité des occupants des lieux, mais d'un autre côté, je refuse de passer plus de temps que nécessaire sous terre. Surtout si cela doit déboucher sur un festin pour le Crapaud.

Je suis venu trouver des réponses et mettre fin à un obstacle entre ma vengeance et moi, pas pour jouer de bon gré les explorateurs à la solde de géants, par mes ailes ! Saloperie de ruine ! Saleté de phénomène céleste ! Enflures de contrariétés qui ne cessent de s'accumuler depuis que j'ai conscience d'exister !

"Par là.", grondé-je, révolté de devoir une nouvelle fois jouer le guide malgré moi.




- 432 mots

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"Être libre, c'est ne pas s'embarrasser de liens."


Dernière édition par Nessandro le Dim 16 Sep 2018 05:57, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Sam 8 Sep 2018 18:44 
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Qu'est-ce qu'il a à me fixer comme ça ?! Me croit-il d'humeur à le défier du regard. Non. J'ai mal. Je viens de m'humilier devant un cadavre desséché armuré d'un metal magique. Je suis sous terre. Dans le noir. Jouant les explorateurs pour ces immondes humains. Perdu dans un labyrinthe où chaque porte camoufle peut être une autre pièce semblable à celle-ci avec le même genre de gardien. Ou pire encore, des enigmes. Je hais cette endroit. Je hais ces deux créatures ailées qui m'accompagnent. Je hais ces aurores vertes qui m'ont menés ici. Je hais pour l'instant tout ce que nous pourrions croiser dans ces couloirs obscurs. Ma rage remonte et rechauffe ma gorge d'une vague chaude comme la lave. Je crache un épais amat de bave sur le sol. Signe de mon dédain pour cette escapade souterraine et en réponse à ce regard insistant. Je sens que ma peau est brulante de colère. Mes muscles tendus. La rage me fait presque oublier la douleur. En tout cas, elle l'attenue. Seul nouvelle passablement bonne depuis que je suis arrivé ici. J'ai encore plus l'envie de me defouler, de me battre, d'écraser un crâne sous mon pied.

L'Aldryde sombre s'engage dans le couloir en intimant un ordre. Après un reniflement je suis la lumière de la torche jusqu'à probablement tomber sur une autre porte scellée.

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Dim 9 Sep 2018 08:43 
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- VII -


A sa demande, l’aldryde se présenta comme Shada’iss, sous le curieux titre de chef des rebelles pour l’égalité homme-femme. Elle avait répondu assez machinalement, en traçant des cercles en volant, emportée par une étrange ivresse. Elle disait sentir au fond d’elle, d’une manière indicible, qu’elle venait de plus loin : de la ruche du phénix. Le lieu immortel où seraient nées les aldrydes. Mais elle ne s’en souvenait plus, elle avait oublié. Elle énumérait ses informations autant pour elle même que pour Meraxès, comme si elle craignait de les perdre. Les aurores étaient un appel, c’était une certitude. Un appel qui se réitérait tous les onze mille ans, qui brûlait le ciel, et résonnait dans l’âme de chaque aldryde.
Elle conclu alors avec plus d’assurance, assurant que toute cette histoire était bien réelle et qu’ils devaient se hâter, s’unir, car le moment devenait critique.

Meraxès ne savait pas quoi répondre à Shada’iss. Elle paraissait entièrement concernée et presque possédée par sa quête.

Le Kendran, qui en avait fini avec le vieux mage, se présenta sous le nom de Mathis, fils de Marcus. Il excusa ses manières et expliqua qu’après avoir découvert des textes anciens évoquant les aurores, les phénix et le désert, ils avaient décidé de faire route jusqu’ici. Il proposa alors de poursuivre l’exploration en même temps que la discussion.

« Bien évidemment, fils de Marcus. Je ne souhaite pas entraver vos recherches. »

Meraxès marcha aux côtés de Mathis et, tout en faisant attention où il mettait les pieds, il continua.

« Alors toute cette histoire serait en lien avec un culte aldryde… Pourtant ce temple ne semble pas avoir été bâtit par d’aussi petites mains. J’ai entendu de nombreuses rumeurs à Tulorim ; ces lueurs dans le ciel, on m’a dit qu’il s’agissait d’aurores boréales, est-ce bien cela ? »

Le Kendran argua alors que c’était plus complexe que cela. Les aurores semblaient avoir leur propre volonté et elle pouvait obéir, car les prêtresses aldrydes pouvaient les influencer par leur chant. Il n’avait cependant pas pu tirer de conclusion satisfaisante à ce problème.
Il réagit ensuite à la remarque de l’elfe sur le temple et ses bâtisseurs, en se demandant si des alliés auraient pu le construire pour eux.

« Ce temple n’a peut-être pas été construit par les aldrydes. Réfléchissez… si Shada’iss prétend sentir qu’elle vient d’ailleurs, c’est surement le cas et… sans doute à prendre au pied de la lettre. Il est possible que sous ces pierres se cache une porte vers un autre espace… Pour tout vous dire, si je n’ai pas vu les aurores, c’était parce que je n’étais pas sur Yuimen. Alors, vous savez, cela ne me surprendrait pas. »

Mathis ajouta alors, sur le ton de la discussion, qu’il avait lui aussi eu l’occasion de parcourir d’autres mondes. A cette remarque, Meraxès se figea et le fixa intensément. Le kendran était plus ou moins de son avis, mais selon lui, le peuple qui avait érigé ce temple ne venait pas d’un autre monde.

« Vous ne m’avez pas bien compris. Je ne dis pas que les bâtisseurs de ce temple viennent d’ailleurs, mais bien que les aldrydes viennent d’un autre monde. » précisa-t-il en reprenant la route.

Pourtant, le kendran ne voyait toujours pas ce qui aurait pu inciter un peuple à ériger une citadelle, ni même le rôle des phénix.

« Un passage vers un autre monde peut-être perçu comme sacré. Il y a de quoi construire un temple… même si, comme vous, je ne vois pas le rapport avec les phénix.
Mais j’y pense ! On m’a aussi rapporté un accident à Kendra-Kar, une terrible explosion dans un entrepôt. Vous savez quelque chose à se sujet ? »


Il changeait de discussion, mais puisqu’il avait un homme d’expérience et bien renseigné sous la main, il pouvait en profiter pour collecter un maximum d’informations. Et pour être concerné, Mathis l’était, puisqu’il avait failli laisser sa vie lors de l’explosion. Il avait apparemment combattu une secte, la Sororité de l’Oubli Salvateur qui cherchait à faire taire tout ce qui avait a trait à la légende. C’était d’ailleurs ce jour-ci qu’ils avaient pu mettre la main sur les fameux manuscrits.

Ils arrivèrent alors dans une vaste salle qui se perdait dans l’obscurité. Deux passages praticables en sortaient, et le choix d’une direction s’imposait.

« Que diriez-vous d’explorer le reste de cette salle ? »

Mathis acquiesça d’un signe de tête, et ils poursuivirent.


- 750 mots -

- IX -

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Dim 9 Sep 2018 11:18 
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Adar et Nessandro :

Vous remontez jusqu'à une petite salle avec une statue d'un homme à tête de corbeau. Phaïtos. Un escalier monte vers l'ouest et à peine êtes-vous entré que la statue se met à pivoter sur son socle et se tourne vers l'escalier. Aussitôt, vous entendez un mécanisme au-dessus. Le grondement caractéristique d'une porte de pierre qui s'ouvre, comme si le dieu de la mort vous avait ouvert la voie pour sortir d'ici...

Vous ressortez dans une salle immense, qui s'étrécit vers le nord. Il y a trois couloirs vers le sud qui débouchent ici, bien que l'un d'eux soit effondré. Cependant, votre attention est attirée par les petties lumière du groupe de vos compagnons ! Ils viennent d'arriver et se dirigent vers un grand corridor, au nord, d'où résonnent d'étranges sonorités. Comme attirés, vous les suivez de loin...

(((Je vous ai fait rejoindre en speed le reste du groupe, mais si vous voulez inspecter quelque chose, vous pouvez toujours me le demander en MP. Vous pouvez ensuite passer à la MaJ commune.)))

Tous :

Vos deux groupes sont baignés dans des sons étranges, comme une musique à la limite de l'audible. La grande salle se rétrécie jusqu'à former un corridor qui reste malgré tout bien plus large que tout ce que vous avez pu traverser jusqu'ici.

Sur les murs, les fresques sont bien mieux conservées. Vous êtes entourés d'images étranges qui montent jusqu'à très haut vers le plafond. L'atmosphère semble un peu différente. Une lumière bleuté diffuse depuis loin devant vous. La majesté des lieux est écrasante. Le temple semblait immense de l'extérieur. Ici, il semble tout simplement inhumain. Le grès des murs prend une teinte étrange.

Autour de vous, les peintures présentent une foule d'individus étranges, humains et hommes-bêtes, défilant comme en adoration devant des figures divines. Vous comprenez peu à peu que ce sont les dieux de Yuimen, représentés dans une forme archaïque.

Puis, les représentations changent. Des dessins de volutes étranges envahissent les murs. Les gens lèvent les mains comme pour se protéger, cachent leurs visages... Des formes étranges emplissent le ciel. Sur ces dessins, les proportions semblent bizarres, comme déformées. Un oiseau vaporeux semble faire craquer la pierre et fendre toute notion de perspective avec les éclaires qui jaillissent se ses ailes.

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Un oiseau qui semble uniquement fait d'ondes bleues, rendant son aspect quasiment indiscernable, semble déformer et consumer les mortels fascinés dans un holocauste impossible.

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Un être emplumé qui tient autant du dragon que de l'oiseau étend une ombre moqueuse sur les malheureux tandis que le sol s'ouvre sous leurs pieds, comme pour les dévorer de sa gueule avide.

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Enfin, dominant le chaos, une forme rayonnante, aussi indistincte que les autres, semble jouer le rôle d'un soleil de plomb que nul n'ose regarder en face. En cet instant, Shada'iss n'a même pas besoin de parler : vous comprenez que vous avez devant vous un immense phénix. Un être qui dépasse toutes les légendes dans sa gloire et son horreur.

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Finalement, alors que les petits êtres sont balayés par la terreur et la mort, des colonnes de fourmis viennent se mettre en rang face à la folie des quatre oiseaux, et il semble qu'une énergie émane d'eux pour rivaliser. Alors, finalement, les dieux de Yuimen reparaissent, tendant des doigts accusateurs vers les insectes, qui sont à leur tour précipité dans les profondeurs de la terre. Les dessins les représentant virent au noir tandis qu'ils s'enfoncent dans les ténèbres d'une nuit sans fin...

Accaparés par ces images, vous êtes pris par surprise quand vous déboucher soudain dans une vaste salle circulaire. Des lignes bleues, lumineuses, la parcours, suivant des tracés qui semblent impossibles, comme filants en ligne droite sur des murs courbes. Devant vous, baigné de quelques volutes bleues qui rappelleront à certains d'entre vous le sinistre souvenir des aurores, se dressent deux immenses golem, autour d'une porte métallique monumentale.

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Ils n'ont que vaguement une forme humanoïde et une pierre bleue est incrustée en chacun d'eux. Kieran ne peut retenir une exclamation de surprise :

"Des golem semi-magiques ! Incroyable ! Moi-même je n'arrivais pas à croire à ces théories folles selon lesquels ils seraient les plus anciens golems de monde, malgré qu'ils soient les plus sophistiqués... Et pourtant..."

Émerveiller, il fixe les deux formes immobiles Tandis que Shada'iss se pose, épuisée par la seule vue du phénix dominant le passage qui vous a mené ici.

Cependant, il y a autre chose, ici : Pas moins de huit petites vasques à hauteur d'homme, d'où descendent des rigoles qui vont plonger dans une étrange boite de métal. Une autre rigole en sort et va jusqu'aux golems...

((( Adar : +0.5(post) acte de prestige : Fresques du passé.
Nessandro : +0.5(post) acte de prestige : Fresques du passé.
Mathis : +0.5(post) +1(fortes interactions et informations) +0.5(longueur) acte de prestige : Fresques du passé.
Meraxès : +0.5(post) +1(fortes interaction et hypothèses) +0.5(longueur) acte de prestige : Fresques du passé.)))

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Jeu 13 Sep 2018 03:44 
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Armés de nos torches, nous progressions vers le côté Nord de l’immense salle. Alors qu’elle rétrécissait et ne ressemblait plus qu’à un corridor, je me retournai. C’est là que je vis des lumières provenant des torches de nos compagnons qui avaient choisi la voie de droite dès notre entrée dans ce lieu de culte. Me doutant qu’ils allaient nous rejoindre, je ne me préoccupai pas d’eux pour le moment, j’étais trop absorbé par l’exploration de ce lieu étrange.

À l’étrangeté des lieux, s’ajoutait une musique plutôt particulière nous plongeant dans une ambiance inquiétante peu invitante. Levant ma torche pour bien observer les murs à la recherche d’indices, je vis des fresques en meilleurs états que celles des pièces précédentes. Ces murales de grandes dimensions peintes sur des murs de grès représentaient des images plutôt insolites. Ici, l’obscurité laissa la place à une lumière bleutée qui se diffusait très loin devant nous. Intrigué, je m’arrêtai pour examiner plus en détail ces impressionnantes images représentant des individus bizarres, humains pour certains et à demi pour d’autres.

Me rappelant l’une de nos lectures, j’en déduisis qu’il s’agissait des dieux de Yuimen. Je repris ma marche tout en observant les images ornant les murs. Ceux-ci furent vite envahis par des motifs ornementaux en forme de spirale. Les gens dessinés sur les murs se protégeaient le visage en le camouflant de leurs mains. Songeur, je me demandais pourquoi les proportions des personnages me semblaient étranges, hors de l’ordinaire. S’agissait-il de la lubie d’un artiste ? Les fresques qui m’impressionnèrent le plus furent celles représentant des oiseaux. Au nombre de quatre, je les examinai une à une en détail. La première, dessinée en deux teintes de vert sombre représentait un oiseau aux immenses ailes déployées et à la bouche ouverte, menaçante, des éclairs semblaient le traverser. Le second tout en ligne arborant des teintes luminescente sd’un bleu plus clair sur un fond mauve semblait onduler tel des ondes lumineuses. Je regardai rapidement le troisième. Plus sombre, plus chétif, les plumes dégarnies, l’air en piteux, il ne me plaisait pas, je passai donc mon chemin. La dernière fresque personnifiait le même majestueux oiseau de feu que nous avions observé dans la salle précédente munie d’un autel. Il s’agissait sans l’ombre d’un doute un phénix. Un exemplaire magnifique aux ailes déployées rayonnant de mille feux jaunes, orangées et même quelques petites touches de verts.

Toutes ces représentations me laissèrent perplexe. Des gens effrayés, des oiseaux effrayants… et des fournis en quantités phénoménales qui formaient des rangs devant les quatre oiseaux. Comme s’ils affrontaient leurs ennemis. Et puis les dieux de Yuimen qui pointaient les fourmis qui furent précipitées au plus profond de la terre.

Mon attention toute portée sur les murales, je fus surpris de constater que le couloir déboucher sur une grande pièce circulaire. Une fois encore, la bizarrerie des lieux m’interpelle, cette fois ce fut un rayonnement bleu rectiligne qui attira mon attention.
Devant nous, encadrant une énorme porte métallique, se tiennent deux géants de métal, dépourvus de cou et dont la tête fut indissociable des épaules. Faisant surement office d’œil, une pierre bleue est encastrée dans la partie supérieure de ce colosse de fer pour le moment immobile.

Ce fut à ce moment que Kieran s’exclama. Il s’agissait selon ses dires, de golem semi-magique. En des termes qui me paraissaient confus, il nous informa que ces golems s’avéraient les plus anciens et aussi les plus avancés technologiquement parlant. Je ne comprenais pas vraiment le sens de ses propos. Mais je ne l’avouai à personne, me repassant dans la tête ses dernières périodes afin de tenter d’y voir plus clair.
Alors que Kieran admirait les golems, que Shada’iss se posait épuisée, mon regard fut détourné par huit contenants disposés à ma hauteur d’où descendaient des rigoles qui avaient pour destination finale une boite de métal. De celle-ci, un autre rigole se rendait jusqu’aux golems.

Intrigué, je les observai un moment avant d’exprimer mes pensées :

« J’ai l’impression que pour mettre les golems en mouvement ou pour ouvrir les portes, il suffit de remplir les vasques qui déverseront leur contenu dans une boite et ensuite au golem. »

Cela dit j’eus l’envie de tenter une petite expérience. Fouillant mon sac, je n’y trouvai pas ce que je cherchais. Je demandai donc à mes compagnons s’ils pouvaient m’en donner.

« Je n’ai plus d’eau. L’un de vous en a ? J’aimerais tenter une expérience pour voir ce qu’il se produirait, si on versait un liquide dans les vasques. »

(((752 mots )))

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Sam 15 Sep 2018 18:50 
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- Continue de rager intérieurement.

-Observe les fresques en rageant contre les humains et les oiseaux.

- Rage devant les golems

- Offre un refus méprisant à Mathis quand il propose de lui piquer son eau.

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Dim 16 Sep 2018 05:32 
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- VIII -


Tandis qu’ils avancaient dans la grande salle, une mélodie lugubre montait des lieux. Elle était à peine audible, même l’ouïe fine de Meraxès ne put le rassurer sur sa provenance. Elle planait dans l’air plus qu’elle se propageait. Elle avait la saveur d’une légende, la froideur de l’acier et la dangerosité de l’enchantement… L’elfe resta donc sur ses gardes et progressa avec mesure, conscient qu’une magie était à l’œuvre.

Alors que la musicalité étrange devenait plus présente, un changement s’opéra et l’apparence de la pièce évolua. La grande salle rétrécit et l’usure infligée par les siècles semblait être ici atténuée. Les couleurs étaient plus chaudes, la pierre était plus propre et des ornements stylistiques apparaissaient çà et là.

Bientôt ils arrivèrent devant une fresque sculptée en bas relief. Des représentations d’hommes et de bêtes défilèrent sous leurs yeux et Meraxès comprit qu’il s’agissait de représentations archaïques des premiers âges du monde. Il y vit chaque personnalité du panthéon sous leurs plus anciennes représentations : à peine anthropomorphiques, gigantesques et primordiales… La frise avançait comme une histoire à mesure de leurs pas et progressivement les contours des paysages représentés commencèrent à devenir moins précis, tandis qu’on devinait une certaine détresse chez les protagonistes qu’ils suivaient ; des formes ailées apparurent alors, comme si elles émergeaient des éléments, et le chaos s’abattit sur le monde. Des créatures célestes saccageaient le travail des dieux. Il y avait un grand oiseau de foudre issu des tempêtes ; un autre de flammes, immolatrices, qui se réverbéraient dans le ciel comme des aurores ; un troisième décharné dont les formes rappelaient celles d'un dragon ; et au dessus de ce terrible tableau, un phénix aux ailes dorées qui trônait comme un astre solaire.
A la suite de cette terrible image, un revirement apparut soudain. Il était difficile de décrire avec exactitude sa nature, car la multitude de ce qui était représenté contraignait à l’ébauche, mais une myriade de petits êtres sortait de terre en grande colonnes et s’opposait au saccage des phénix. Les oiseaux de légendes furent repoussés, mais l’histoire ne s’arrêta pas là, car les dieux revinrent sur les lieux et, apparemment courroucés, ils montraient du doigt les grands trous desquels les petits êtres étaient venus pour leur demander d’y retourner.

Cette légende, bien que claire aux yeux de Meraxès, restait néanmoins énigmatique. Pourquoi les dieux auraient-ils banni leurs sauveurs ? Les petits êtres étaient surement les aldrydes, mais il en restait pourtant sur Yuimen. Sans parler de la fin du monde provoquée par ces créatures sorties de nulle part… Des implications infiniment sérieuses et il n’osait imaginer que ce récit puisse être vrai.

Trop accaparé par les images qu’il venait de voir, il s’introduisit dans la pièce suivante et réagit avec hébètement devant ce qui l'attendait. A l’autre bout de cette grande pièce circulaire, dont les murs étaient parcourus de veinures rectilignes luisantes et bleutées, deux silhouettes imposantes gardaient une porte. Elles ne représentaient rien, si ce n’était une forme vaguement humaine : faites entièrement de métal, à l’exception de joyaux enchâssées à la verticale à leurs sommets, elles étaient finement ouvragées et leurs articulations semblaient être faites pour permettre le mouvement. Elles avaient donc un aspect curieusement fonctionnel qui les rendait plus inquiétantes qu’elles ne l’étaient encore… Alors le mage s’écria qu’il s’agissait de golems, semi-magiques, dont les théories les plus folles traitaient de leur ancienneté inconcevable.

Il craignit alors qu’avec autant de bruit les golems s’animèrent pour venir les écraser, mais il n’en fut rien. Ils purent ainsi examiner la pièce, et Meraxès constata que des lueurs d’autres torches s’approchaient par le chemin d’où ils étaient venus. Cependant les autres les avaient aussi vu et ils ne s’en inquiétaient pas. Subodorant qu’il s’agisse d’autres membres de leur groupe d’explorateur, il se joignit à l’expertise de la pièce. Il y avait huit vasques reliées à une énigmatique boite métallique par des rigoles lumineuses, elle même reliée aux géants mécaniques.

Les autres aventuriers arrivèrent alors, deux aldrydes mâles et un loqueteux sérieusement agité. Les aldrydes avaient l’air endurcit et d’expérience, ce qui était d’autant plus troublant pour Meraxès car ils étaient haut comme trois pommes. La vie devait être difficile pour qui un simple chat devenait un lion. Mais le troisième personnage, d’une taille pourtant commune, était le plus déroutant. Avec ses branches et ses feuilles dans les cheveux, on aurait qu’il sortait tout droit d’un buisson. Son regard furieux vagabondait avec colère sur les murs et les golems, mais il ne sembla pas s’appesantir sur lui. Ce qui devait être bon signe.

Mathis supposa alors qu’il était nécessaire d’animer les golems pour ouvrir la porte, en évoquant le rôle des vasques. Selon lui, ils devaient y introduire un liquide. Il demanda alors si quelqu’un avait de l’eau. Le nouvel arrivant déclina aussitôt, il refusait de donner son eau. Son mépris était manifeste et cela fit sourire Meraxès, qui retrouva immédiatement son sérieux.

« Je ne sais pas si réveiller les golems est une bonne idée… On dirait qu’ils gardent la porte. Mais je pense que vous avez raison, fils de Marcus. Essayons avec de l’eau, même si, à mon avis, les golems nous réclameront plus que ça… »

Il s’approcha de Mathis et tapa du bout de son bâton deux fois sur le pavé. Son aura jaillit alors brusquement.


(((Utilisation du sort Flaque d'eau au niveau 1: détrempe le terrain en créant une belle flaque autour du lanceur sur [lvl/2]m de diamètre, arrondi à l'inférieur, minimum 1m, maximum 20m, amoindrissant la mobilité de ceux présents dans la zone (L'initiative tombe à 1 pour les attaquants dans la zone durant [lvl/4] tours, maîtrises et esquives-0,5) )))


- 1000 mots -

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Dernière édition par Meraxès le Dim 16 Sep 2018 06:07, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Dim 16 Sep 2018 05:57 
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Torche à la main, je progresse sans jeter le moindre regard aux autres vivants. À chaque coup d'ailes que je donne, je méprise un peu plus ce boyau minéral. Même lorsque la nouvelle salle se découvre, je n'en ressens ni soulagement ni la plus infime pensée positive. Je poignarde juste du regard la statue d'un humanoïde à tête de corbeau et avise les parois en quête d'une sortie. Malgré moi, je tressaille au mouvement inattendu de la chose sculptée, lorsque celle-ci pivote sur son socle. Par mes ailes ! Ce qui est mort ne pourrait pas le rester définitivement un de ces jours ?! J'ignore si j'en suis la cause directe ou pas, mais la réaction de la statue laisse entendre un déclic au-dessus, suivi par ce son caractéristique d'une porte de pierre qui coulisse. Je jette malgré moi un regard vers Dae'ron dont l'expression laisse fugacement comprendre qu'il n'est pas tranquille. Il y a de quoi. Généralement, ce genre de son s'accompagne de situations dangereuses.

Pas cette fois. Une voie s'est ouverte et l'éclat de ma torche ne reflète ni regard monstrueux ni piège dans le passage suivant. Aucune raison de s'attarder ici, surtout vue la flagrance de l'invitation à aller voir ailleurs. Le chemin n'est pas des plus longs, mais surtout il débouche sur une autre preuve de l'esprit en recherche de compensation des auteurs du lieu : une gigantesque salle, accessible par trois couloirs dont celui que nous venons d'emprunter. Les autres sont effondrés. Ma langue claque d'elle-même alors que je remarque des lueurs plus avant, mais je n'ai pas le loisir de percevoir ma méfiance lorsque le Protecteur exprime son soulagement de retrouver l'autre groupe.

À mesure que je progresse, je constate que non seulement les murs se rapprochent de l'axe central dans leur édification, mais qu'ils sont peinturlurés de fresques aussi. Sauf que celles-là sont bien moins endommagées. Sous mes protections, je sens ma peau se hérisser à la sensation d'étrangeté qui m'étreint. Un sentiment complexe, mélange de menace, d'anticipation et d'amertume, renforcé par l'incongruité d'un éclairage bleuté émanant de plus loin.

À peine mon esprit a-t-il décelé que les dessins représentent des processions devant des formes représentées comme supérieures à elles que ma main se crispe sur la torche. Je hais les divins. Peu importe le grandiose avec lequel les imbéciles les ont représentés au cours des millénaires, ils n'ont aucune signification à mes yeux. On a beau dire qu'ils existent, prétendre que leur influence joue encore de nos jours, le fait est que je n'en ai jamais vu, que je n'ai aucune envie de le faire, et que si courber l'échine devant un être que je peux voir ne me viendrait pas même à l'esprit quelle que soit sa puissance, ce n'est pas un nom ou un dessin qui m'y contraindra !

(Abrutis et faibles sont ceux qui s'en remettent aux dieux plutôt que de s'en sortir par eux-mêmes.)

Ignorant les vestiges, méprisant les silhouettes, j'aurais continué de la sorte si mon regard n'avait pas fini par être attrapé par quelque chose de... Chaotique. Des créatures ailées, au nombre de quatre, semblent ravager ce qui les entoure par leur seule présence. Plus je progresse et plus ma tête se fait lourde, un peu confuse, jusqu'à un ultime dessin : celui d'un oiseau de feu. Mon corps se fige de lui-même un bref instant. Une idée étrange me traverse l'esprit sans que j'en comprenne l'origine ou le but, me faisant amener les flammes de la torche entre mon regard et le phénix. Une teinte rouge-orangée qui masque tout. Si familière et impossible à la fois. La langue de feu m'hypnotise entre deux clins d'yeux, juste assez pour qu'un reflet sur ma rétine dessine la forme de plumes ébouriffées. Dissimulé... Dans des ailes de feu...

Je ne comprends pas pourquoi cette pensée ne me semble pas aussi absurde que cela.

"Nessandro ?"

Regard immédiat par-dessus mon épaule à l'appel du Protecteur. Signe négatif et virulent de tête. Je suis persuadé d'avoir été à deux doigts de comprendre quelque chose, mais la certitude s'enfuit aussi vivement qu'un courant d'air entre mes doigts. Vexé, je poursuis ma route jusqu'à découvrir une autre salle d'où émane la lueur aqueuse. Deux sculptures encadrent une porte métallique, baignées dans un ersatz d'aurore. Elles ont un aspect plus lisse, mais elles ressemblent dans l'esprit au gardien animé de feu dont Dae'ron s'encombre toujours du cœur.

Devant les choses trop grandes, huit vasques semblent destinées à recevoir quelque chose. Elles sont reliées à une sorte de... Boîte ? Je fronce les sourcils quand l'humain à chat prend la parole, proposant d'essayer de verser un peu d'eau dans l'un des récipients, afin de voir ce qui se produirait. Sauf que je n'écoute que d'une spirale, découvrant la présence d'un autre individu de grande taille dans ses pas. Si je peux supporter la présence du blond à cause de son implication jusque-là, ce n'est pas le cas de ce type. Sa peau est aussi claire que la mienne est sombre, mais je n'arrive pas à savoir si elle reflète à ce point la lumière ambiante ou si cela émane de son porteur. C'est absurde. De la peau qui brille ? La lassitude commence à me jouer des tours de plus en plus désagréables.

"De l'eau ?", fais-je à l'humain pour détourner ma propre attention. "Ha ! La meilleure clé possible pour une porte enfouie sous un désert !", claqué-je avec mépris. "Réponse simpliste. Cette saloperie de temple nous ayant déjà fait le coup de l'énigme une fois, il ne faut pas être bien futé pour se douter de la récidive. "

J'avise sombrement la rouquine ailée posée au sol, la porte qui cette fois ne dévoilera sans doute pas ses secrets par un simple contact, puis les récipients.

(Remplir, unir par cette boîte métallique étrange et distribuer aux géants de métal... En une fois ou selon une combinaison spécifique ? Hum... Huit. Cela fait beaucoup. Autant qu'il existe de types de fluides, en fait.)

Un frisson désagréable me submerge. J'espère que ce n'est pas une histoire de magie, tout cela. Parce que s'il faut trouver des fluides purs et en plus respecter un impératif quelconque comme... La nature des quatre piafs mythiques représentés par exemple, ces portes resteront closes un moment.

La sépulture dont je viens n'était pas prévue pour accueillir des visiteurs, mais cette salle-ci a la taille et les effets visuels pour remplir ce rôle. J'y verrais bien s'y dérouler quelque cérémonie stupide en l'honneur d'une force quelconque. Le temps passe, les mentalités de moutons trépanés persistent.

Je prends un peu d'altitude, bien décidé à faire preuve de prudence et à inspecter les vasques d'abord, à la recherche d'un signe ou d'une indication de la marche à suivre. Bien m'en prends lorsque je constate que l'inconnu est manieur de magie et qu'il s'apprête à en faire usage, si j'en juge à sa façon de manier son bâton bicolore.




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Dernière édition par Nessandro le Mer 19 Sep 2018 11:57, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Dim 16 Sep 2018 12:18 
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L'étrange musicalité continue à baigner la salle alors que vous vous activez autour de l'étrange dispositif. À la demande de Mathis, Meraxès invoque de l'eau qui rempli une vasque. Aussitôt, le liquide descend la rigole jusqu'à entrer dans le cube. Un bourdonnement se fait entendre puis...

... l'eau s'échappe par la base du cube, comme rejetée du système, sans faire plus d'effet.

Kieran, après avoir inspecté les golem, revient vers le cube en suivant les rigoles, l'air songeur.

"J'ai inspecté les portes. Il n'y a aucun mécanisme pour les ouvrir. En faite, elles semblent toutes d'un bloc. Je pense que seul les golem pourraient les ouvrir et que ce dispositif doit servir à les réactiver. Comment, là est la question."

Il commence à inspecter le dispositif avec ses huit vasques et son cube de métal taillé d'un bloc. Un système aussi simple que mystérieux...

((( Mathis : +0.5(post) +0.5(inspection des fresques) +0.5(tentative d'activation) +0.5(longueur)
Meraxès : +0.5(post) +0.5(inspection des fresques) +0.5(tentative d'activation) +1(longueur)
Nessandro : +0.5(post) +0.5(inspection des fresques) +1(longueur) )))

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Mer 19 Sep 2018 11:55 
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À bonne distance, je constate une fois de plus que j'avais raison quand la flotte invoquée par l'inconnu est rejetée par le système. De mon côté, je ne remarque aucun symbole appuyant mon hypothèse. Les vasques en elles-mêmes ne semblent pas être spécifiques à un élément. C'est la boîte qui est la clé. Parce que même en essayant d'être débile, cela saute aux yeux que cette chose condense en un seul produit ce qui est placé dans les récipients. Et si je suis mon intuition et que cela correspond aux éléments, alors certaines combinaisons sont impossibles à produire en une fois.

Je ne relève pas même la tête quand le vieil érudit laisse entendre ce que l'ensemble de ceux qui ont deux mesures de matière cérébrale, donc pas grand-monde ici vu que la plupart des présents sont des colosses, a déjà deviné : les golems sont le mécanisme d'ouverture des battants. Je n'y attarde pas plus mes pensées lorsque l'éclat rouge du cœur arraché au gardien du sarcophage attire mon regard sur Dae'ron. Silencieux, le Protecteur analyse le système puis affiche une moue dubitative. Ses yeux noirs finissent par croiser les miens, en quête de mon avis vraisemblablement. Je pousse un long souffle agacé par tout ça, mais comme d'habitude depuis que j'ai accepté sa présence à mes côtés, je lui livre le fond de ma pensée.

"Huit vasques. Autant que les éléments magiques.", fais-je en laissant entrevoir les orbes élémentaires pour appuyer mon propos. "Et dans le couloir d'arrivée, les représentations de quatre volatiles visiblement liés à l'un d'entre eux."

"Tu crois qu'il y a un rapport ?", demande Dae'ron, plus par inadvertance que réel intérêt. Sauf pour ma voix. Je ne sais pas ce qui lui plaît la concernant, mais il semble apprécier de me tendre la spirale auditive.

"Non, j'ai dit ça juste pour faire la conversation !", coupé-je abruptement, agacé de ces questions stupides qu'on me pose ou d'être encore et toujours celui vers qui on se tourne en pensant que j'ai réponse à tout !

Bon... En général oui, j'ai plus ou moins une vague idée de ce qui se passe ou je parviens à trouver quelque chose selon les situations, mais cela me regarde ! Par mes ailes, je fais déjà suffisamment d'efforts pour ne serait-ce que respirer le même air que tout les vivants présents ! Ce serait aller un cran supplémentaire contre ma nature que d'aider de mon plein gré ou de travailler en équipe avec des colosses ! Qu'ils mettent en commun leurs débris de matière grise, pour une fois ! J'ai bien vu la façon dont le type au bâton s'est permis de me jauger du regard. Cela me prend de haut à cause de ma taille, mais c'est pas foutu de se débrouiller sans mon avis ! Alors celui-ci, s'il recommence à me regarder de travers... Peu importe son degré d'insignifiance, il pourra dire adieu à ses mirettes ! Cela ne durera qu'un temps, mais cela me soulagera !

Révolté, las d'être une fois de plus bloqué dans une foutue mésaventure, j'avise la vasque la plus proche avec perplexité. Quand bien même j'aurais raison et que les choses serviraient à canaliser des fluides, je n'ai aucun flacon qui en contienne sur moi. Laissant mon intuition me guider, je passe rapidement en revue les environs. Le mécanisme est à hauteur de géants. Ou plus précisément de leurs sales paluches infoutues de rester à leur place ou en tous cas loin de l'objet de leur vile curiosité. Ceux qui utilisaient ce lieu, s'ils ressemblaient aux ahuris de trop grosse taille présents, pouvaient placer la main dessus ou dedans aisément.

(Est-ce que par hasard... ?)

Faisant fi de la présence de l'aldryde clair, je m'essaie à une tentative toute simple : me poser prudemment sur une vasque et effleurer la rigole. Peut-être que si je manipule ma magie sans la matérialiser, le récipient a la capacité d'en détecter la présence.

Oui, c'est dangereux. Oui, j'en ai pleinement conscience. Non, l'entendre de la bouche d'un autre ne m'intéresse pas le moins du monde !

Je ne veux pas rester sans rien faire en attendant qu'une solution me tombe dans le bec. Qu'elle vienne de Dae'ron, cela peut passer. D'un autre ? Cela finirait de me mettre de mauvaise plume jusqu'à la fin de cette maudite expédition !


[Suite]


- 724 mots

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Jeu 20 Sep 2018 03:30 
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Ma question posée à tous mes compagnons, je les regardais en attendant une collaboration de leur part.

Affichant un air méprisant propre aux elfes, le taurion refusa net de partager son eau, insinuant que je voulais lui piquer son bien. Je détournai mon regard sans lui répondre. Des individus à ce point étroit d’esprit ne méritaient pas la salive que je gaspillerais à lui expliquer mon raisonnement.

Heureusement, faisant exception à la règle, Meraxes, le dernier nouveau venu et elfe également eut un comportement plus civilisé. Tout en s’approchant de moi, il en vint à la même conclusion, c’est-à-dire que les golems gardaient la porte. Il se demandait par contre si c’était une bonne idée que de les réveiller. Il accepta donc de participer à l’expérience en utilisant ses pouvoirs et en faisant jaillir de l’eau.

Et puis, le petit aldryde aigri réagit vivement à ma suggestion. Il trouvait plutôt incohérent un mécanisme impliquant de l’eau, puisqu’il s’agissait bien de la ressource la plus difficile à trouver dans un désert pour qui ne sait pas la chercher. Dans sa première partie du parcours qui fut différente du mien, il sembla s’être aussi buté devant une énigme, et sa voix pleine de mépris laissa deviner qu’il n’avait pas apprécié.

La magie de Meraxes se mit à l’œuvre et l’eau emplit l’une des vasques, descendit le long de la rigole pour tomber dans le cube métallique, puis un léger bourdonnement se fit entendre. Tous silencieux, nous attendions la suite… qui ne vint pas. L’eau s’écoula du cube, sans activer les golems.

Ce fut à ce moment que Kieran vint vers nous. Sans doute peu convaincu par mon idée, il était allé inspecter les portes, pour en venir à la même conclusion que moi. Tous ces mécanismes de vasques, de rigoles et de cubes métalliques étaient disposés là pour mettre les golems en marche et ouvrir les portes.

Mon idée était bonne, j’en étais persuadé plus que jamais, mais l’eau n’était pas la solution.

(Et si c’était le sang la solution)

Cette idée me fit frémir et me dégoûta, je m’abstins donc d’en faire part à mes compagnons. Et de plus, je serais le premier à refuser de partager le mien, trop précieux à mes yeux.

(Non, ça doit être autre chose, mais quoi !)

J’en étais à cette réflexion lorsque le hargneux aldryde blond fit une fois de plus une remarque intelligente : Huit vasques,.. huit tout comme les éléments magiques. Et il ajouta que dans le couloir d’arrivée, les quatre oiseaux étaient liés à des éléments. Puis, sans doute une idée en tête, il vola vers une vasque, il y prit place et effleura une rigole. Sans doute songeait-il à y déverser la magie dont il était porteur.

Je ne dis mot, mais j’étais en proie à une légère frustration, celle de me sentir impuissant, inutile puisque porteur d’aucun des huit fluides... Je balayais d’un geste de la main ma pensée négative et je tentai d’être constructif afin de faire avancer la situation.

« Bravo Nessandro ! Tu as trouvé la solution. » Lançai-je à l’aldryde grognon, espérant en faire sortir un sourire.

Puis me tournant vers les autres.

« Huit fluides ! C’est pas gagné ! Pour ma part, je ne possède aucun fluide. Nessandro en possède un. Et l’eau pour Meraxes … et les autres ? Certains en possèdent plus d’un ? »

Je me tournai vers Dae’ron, Shadaïss, Kieran, Meraxes et Adar espérant qu’à eux 5, ils pourraient fournir les huit fluides.

(((583 mots)))

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 Sujet du message: Re: Le palais des oiseaux
MessagePosté: Dim 23 Sep 2018 04:03 
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Post squelette : Meraxès concède la théorie des fluides, mais rétorque que mélanger des fluides contraires est dangereux. Enfin il évoque la magie des golems, à la fois simple et complexe, et conclu que seule de l´énergie pure pourra marcher : du fluide pure, contenu dans des fioles.

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Thème de Meraxès

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