L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Les Docks
MessagePosté: Dim 22 Mai 2016 19:32 
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lancement du sort : 28 (réussite !)

Aussitôt, de petites particules bleues et noires se matérialisent. Pendant un instant, c'est un spectacle féérique qui illumine la rue... avant qu'une série de crépitements se fasse entendre. Tu n'es pas encore assez puissant pour provoquer de réelles explosions, mais l'étranger, brûlé au bras par une gerbe d'étincelle, pousse un hurlement. Gaël lui-même manque d'être pris dans le chaos.

Il se retourne vers toi et, d'un coup du pommeau, t'assomme.

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 Sujet du message: Re: Les Docks
MessagePosté: Mar 5 Juil 2016 07:51 
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L’arrivée au port de Kendra Kâr se fait de nombreux jours plus tard. Si j’étais dans un état de fatigue et de déshydratation avancée lorsque nous sommes arrivés sur le bateau, le travail en cuisine m’a permis de me requinquer admirablement et c’est un pas presque altier que je pose pied par terre.

Quelque peu perturbé par toutes cette foule, je me rappelle brièvement de la dernière fois que j’ai posé le pied dans cette ville. C’est à ce moment que je me suis fait embrigader presque de force dans la folle aventure qui m’a mené jusque dans les tréfonds du désert de Sarnissa et que j’ai fait la rencontre d’Asterie et de Siaban.

Je dois aller à Bouhen et je compte bien profiter de cette magnifique invention qu’est le cynore, d’autant plus que j’ai entendu dire que Kendra Kâr était un grand port aérien avec de nombreux départs. Néanmoins, avant, j’ai quelques emplettes à faire…

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 Sujet du message: Re: Les docks
MessagePosté: Jeu 28 Sep 2017 15:16 
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Cela faisait une trentaine d’années que je n’avais pas foutu les pieds à Kendra Kâr, et ce simple fait procure en moi de nombreuses émotions contradictoires. Mais cette fois c’est dans les docks que j’entre. Et ça, c’est la première fois de toute ma vie. Je me souviens encore en avoir eu une trouille bleue lorsque j’étais môme, évitant ce quartier comme la peste. J’avais beau être un bâtard, je n’en restais pas moins de la noblesse, alors forcément un lieu pareil ça m’inspirait pas confiance. On appelait ce coin « la Petite Dahràm », à l’époque. Et je dois dire que m’y retrouver en tant que fugitif, tant d’années après, passant du côté de tous ces criminels qui m’effrayaient tant, a quelque chose de sacrément étrange. D’autant que la coupure avec le reste de la ville est spectaculaire. On dirait presque une cité dans la cité. Ici, ce n’est plus Kendra Kâr, c’est les Docks. Et on passe de l’une à l’autre en l’espace de quelques pas. Une seconde on est dans une capitale imprenable, plus sécurisée que n’importe quelle autre ville humaine, puis on passe le détour d’un bâtiment pour se retrouver dans une espèce de copie de Dahràm, entouré de voleurs, de violeurs, d’assassins et de criminels en tout genre… De fugitifs, aussi… Demain ma gueule sera placardée sur tous les murs de la cité et tous les pauvres villageois qui devront venir ici plus ou moins contre leur gré se diront sûrement « hey, l’autre gars, qui s’est évadé, il est sûrement là, pas loin ». Il y a une semaine encore j’étais l’un des chasseurs les plus réputés des villages du coin, aujourd’hui me voilà à la place de mes proies.

Je secoue la tête en m’enfonçant un peu plus profondément dans cet écosystème étranger, conscient de la futilité d’une telle pensée. En vérité j’ai toujours été un moins que rien. D’abord un bâtard coupable de mille maux, ensuite un assassin, plus tard un fils de personne, puis de nouveau un meurtrier avant de devenir fugitif. C’est sûrement dans l’ordre des choses. Peut-être aurais-je dû toujours vivre dans ces taudis, au milieu des soûlards et des malandrins. D’ailleurs ceux-ci m’ignorent royalement alors que je passe devant eux, comme s’ils m’acceptaient d’ores et déjà comme l’un des leurs. Habituellement les pauvres et les criminels gardent l’œil ouvert sur les petits nouveaux venus cohabiter avec eux. Soit par curiosité malsaine, pour voir la gueule du prochain hère qui finira par leur ressembler, soit par repérage, voir s’il n’y a pas moyen de se faire quelques yus sur une cible facile. Mais là, rien. Un simple regard de leur part et ils se détournent, prêt à vaquer à leurs occupations, me prenant certainement pour un résident de longue durée de ces lieux. Ou en tout cas pour quelqu’un y ayant parfaitement sa place, que le séjour n’abîmera pas plus qu’il ne l’est déjà et qui ne se laissera pas voler si facilement. Un bougre à l’allure pas commode, comme tous les autres. Ce qui m’attire une petite pensée inquiète pour Annabelle. Lionel passe encore après ses quelques jours passés dans une cellule, mais elle est une princesse comparée aux habitants de ce quartier. Alors je presse le pas, ignorant quelques tavernes particulièrement bruyantes pour me diriger vers des quartiers plus résidentiels, si l’on peut les nommer ainsi. Ils se seront certainement rendus vers un coin propice à héberger des habitations abandonnées.

Il ne me faut pas plus d’une minute pour que mes craintes me reviennent en pleine face, alors que je m’approche d’un coin relativement isolé. La voix d’Annabelle se fait entendre au loin, protestant vivement. J’entends également Lionel mais ils sont couverts par les marmonnements incompréhensibles d’une troisième personne. Mon cœur se sert et il ne me faut pas plus longtemps pour me mettre à courir en direction des bruits, ignorant l’intense douleur que je ressens dans tous les muscles de mon corps et, surtout, en dessous de mes côtes, reliquat de la blessure infligée par le garde des geôles. Les docks sont un véritable labyrinthe et il me faut plusieurs minutes pour trouver mon chemin, les cris s’intensifiant à mesure que j’approche. Une impasse, un détour, un second cul-de-sac… Finalement je sors d’un embranchement pour me retrouver dans le dos d’un soûlard gigantesque, me dépassant d’une bonne tête, qui tient Lionel par la gorge et lui distribue mandale sur mandale alors que la belle guérisseuse tente avec peine de se relever, le visage couvert de sang et les cheveux en bataille.

Profitant de ma position avantageuse, je ne réfléchis pas plus longtemps avant d’intervenir. En quelques enjambées, dont le bruit est couvert par les grognements de l’ivrogne, j’arrive juste derrière lui et profite de mon élan pour lui coller mon pied droit sur la cheville. Il ne lui en faut pas plus pour flancher dans un petit cri dedouleur, mettant un genou à terre et devant lâcher Lionel pour se réceptionner de ses mains. Je ne lui laisse pas le temps de se remettre, lui assénant un coup de coude dans la tempe, maintenant à ma hauteur. Il chancèle un peu plus, tombant légèrement en avant mais je le vois déjà reprendre contenance. Mais j’aperçois dans le même temps la garde d’un couteau dépasser d’entre ses côtes, me donnant une idée sur ce qui a bien pu se passer. Ni une, ni deux, j’attrape l’arme de ma main droite et la retire d’un geste vif, lui tirant un nouveau grognement, avant de la lui planter dans l’articulation du coude. Cette fois c’est un véritable hurlement qu’il pousse, se ramassant aussitôt contre le sol, incapable de soutenir le poids de son corps sur un bras blessé. Histoire d’être certain qu’il ne se relèvera pas, je l’enfourche avant de lui coller quelques coups de poing en plein visage, assez pour qu’il finisse par tomber dans l’inconscience.

Les jonctions de mes phalanges sont extrêmement douloureuses à l’issu de ce combat unilatéral, mais c’est surtout mes muscles et mes poumons qui me posent un souci. Je peux me vanter d’être athlétique, mais cette nuit a été beaucoup trop forte en action et le simple fait de frapper un homme à terre me draine des dernières bribes d’énergie encore présentes dans mon corps. Mais je ne peux pas me reposer maintenant. Le visage de Lionel est tuméfié tant il a reçu de coups dans la gueule et celui d’Annabelle réussit l’exploit de la faire passer pour une habituée des lieux, elle qui respire généralement la noblesse et la beauté. Elle a du sang étalé partout sur la tête, des cheveux jusqu’aux mentons, dégoulinant même sur ses vêtements trop bien taillés pour ce quartier, et il semble que se relever lui soit difficile. Je me porte vite à son secours, sortant de dessus le colosse pour lui tendre une main et la tirer jusqu’à moi. Elle tombe rapidement contre mon torse avant de relever la tête pour coller ses yeux dans les miens.

« Adelphe, » fait-elle simplement, d’une voix assez faiblarde.
« Vous pouvez soigner vos plaies ? » lui demandé-je. « Magiquement, je veux dire. »

Elle hoche doucement la tête.

« Je devrais pouvoir nous rafistoler suffisamment pour pouvoir marcher, Lionel et moi, » me confirme-t-elle.

C’est à mon tour d’acquiescer avant de l’asseoir délicatement à côté de mon ami bâtard. Je les laisse s’affairer et fouille quelque peu le corps du soulard inconscient, récupérant le couteau, non sans lui tirer un gémissement, ainsi que sa bourse. Je tends l’arme à Lionel, qui me regarde avec la vigueur d’un rat crevé, avant de me tourner vers les bâtiments les plus proches.

« J’ai pas l’impression que les lieux soient particulièrement agités, » fais-je en observant quelques façades aux volets fermés. « On devrait pouvoir trouver un refuge pour la nuit dans le coin. »

Et, sur ces mots, j’offre une main à la belle guérisseuse et m’approche de la plus proche maison.

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 Sujet du message: Re: Les docks
MessagePosté: Ven 6 Oct 2017 18:11 
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Localisation: Kendra-Kâr (Dispensaire des Pivoines)
Je me souviendrais toujours de lui. Herper Belleville, c'est comme ça qu'il s’appelait. A l'époque où je vivais encore dans le manoir familiale, mes parents m'avaient obligé à sympathiser avec lui, le fils d'une autre famille bourgeoise. Sa gueule de bouffon, son veston aux couleurs de la ville et ces chaussures à talonnettes. Putain que je les détestais, ces chaussures. Il courait toujours lorsqu'il me voyait, le bruit de ses talonnettes résonnant sur le marbre et les murs du manoir. En tout cas, Herper n'était pas vraiment fin, comme garçon. Lui non plus n'avait pas d'autres amis et nous étions comme deux gouttes d'huile dans l'eau, incapable de se mêler aux autres. Lui par sa connerie et moi par ma maladie, nous avions finis par construire une relation étrange et incomplète, vide d'amitié et de haine. Le temps que nous passions ensemble ne l'était que par la volonté de nos parents respectifs, mais peu à peu, je n'exécrais plus sa présence à mes côtés. Ça a continué comme ça pendant plusieurs années, jusqu'à ce que mon père me demande de me trouver un travail. Herper, lui, savait déjà ce qu'il voulait faire. "Aider les gens tout partout dans l'monde !", qu'il disait. Quel abruti.

Un jour, il a ramassé ses affaires, son argent et il s'est barré du manoir de ses parents sans même leur faire ses adieux. Au lieu de ça, il est grimpé à ma fenêtre au milieu de la nuit. C'est dingue, j'arrive à me souvenir d'une pareille connerie sans la moindre importance et ce comme si c'était hier, alors que je ne suis même pas foutu de me rappeler le prénom de ma mère. Quoi qu'il en soit, Herper est venu me dire au revoir, à moi seul. Cette nuit-là, j'ai compris qu'il voyait notre relation d'une façon bien différente de la mienne. Il m'a proposé de l'accompagner dans sa quête, de faire le bien et de vaincre le Mal. Je suis resté muet, incapable d'accepter ou de refuser. Finalement, il est partit en me disant "On se reverra quand tu ne cacheras plus tes rêves, je te le promets !". Je n'arrive pas à oublier cette phrase et surtout, j'ai tout de suite compris ce qu'il tentait de me dire. Derrière son air béat et son manque de sagacité, Harper était un génie incompris qui avait vu ce que personne d'autre n'était capable de comprendre à mon sujet. Deux semaines après, j'avais assassiné mes parents et la Milice de la ville me traquait comme une bête sauvage. J'ai appris, quelques jours plus tard, qu'on avait pêché le cadavre de Harper dans le lac de Hynim, à moitié bouffé par les poissons. Au final, y'a pas vraiment de morale à retenir de cette histoire. Tout ce que j'ai gardé en tête, c'est qu'il n'y a pas besoin de quitter Kendra-Kâr pour affronter le Mal. En vérité, il est déjà ici, nourri par les vices de l'Humanité et son meilleur visage se trouve dans le quartier des Docks.

Faire un pas est un geste aussi insignifiant que de respirer ou se mouiller les lèvres. Et pourtant, lorsqu'on pose le pied au delà des frontières créées par la pisse séchée et le vomi des soûlards, on entre dans un décor qui fait perdre tous ses moyens. Ici, les homme sont tués, les femmes sont violées et tout le monde est traité comme un animal. On s'y bat pour des Yus, des vêtements, de la nourriture, des armes et même des enfants. Les lois humaines n'ont plus aucune importance ici-bas et celui que l'on appelle le Roi est bien heureux de pouvoir jeter les déchets de cette ville dans la poubelle que sont les Docks. Malgré tout ce qui s'y fait et ce qui s'y dit, je relâche ma vigilance, certain de ne pas croiser une patrouille envoyée par la Milice. Les pavés laissent leur place à une gadoue infâme qui colle aux bottes et à des pontons de bois craquants sous le poids des badauds. Peu à peu, je quitte l'obscurité des ruelles sombres et rejoint l'agitation, exposé à la lumière des torches et des lanternes. La règle est simple : pas de bavures, pas d'emmerdes. Personne ne veut se prendre un mauvais coup ou une dague entre les côtes pour avoir bousculé la mauvaise personne. Et ici, là mauvaise personne, c'est moi. Parfaitement conscient que ma réputation a une toute autre utilité dans ce quartier crasseux, je continue de suivre la route qui traverse la plupart des échoppes du coin jusqu'à trouver mon bonheur. Sur le chemin, des putains par dizaines, la lueur de couteaux n'aillant que trop bien servis et l'écho de plusieurs rires gras. Plus à même de repérer de potentiels clients au milieu des passants, c'est le regard des prostitués qui m'identifie le premier. Pour certaines un sursaut de stupeur, pour d'autres des chuchotements discrets aux collègues de derrière. Un brin amusé, je laisse le bouche à oreille faire son office alors que j'atteins les premières tavernes d'où monte dans l'air les effluves d'une bière mal brassée. Alors que je m'apprête à pénétrer dans l'une d'entre elles, quelqu'un tire mon sac et me fais réagir sur le champ d'un geste brusque de la main.

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"Messire, vous voulez prendre du bon temps, messire ?"

Une gamine, c'est juste une gamine. Sans la quitter des yeux, je lui arrache mon sac des mains et cherche une quelconque émotion derrière ce visage éteint. Rien, ni joie, ni tristesse. La petite fait le tapin dans de vieux vêtements de chambre rapiécés, attirant les pédophiles aux fantasmes sans limites et visiblement, elle attend toujours une réponse. D'un geste de la main, je l'envoie balader et tente de reprendre ma route, mais la gamine insiste de plus belle.

"Fous moi le camp, pisseuse. Je ne suis pas intéressé par la marmaille."

"S'il vous plait, Messire ! Je sais faire tout plein de choses, je vous l'promet ! J'ferais tout c'que vous voudrez, même les choses bizarres !"

Une innocence entachée, c'est tout ce qu'on peut lire en elle. La gamine doit être persuadée de jouer à un jeu, certainement poussée par la famille ou une bande locale. Mais j'y pense. Il est plus discret de demander des informations à une putain qui promet de la fermer contre quelques Yus qu'à un aubergiste dans sa taverne. L'idée commence à me séduire alors que je me redresse et soutient la supplication qu'elle me lance du regard.

"Tout ce que je veux ? Dans ce cas... Tu connais un endroit où personne ne pourrait nous entendre, où les murs n'ont pas d'oreilles ?"

D'un sourire, la gamine me fait signe que oui et m'attrape par le doigt pour m'indiquer vers où la suivre. Je m'exécute, rajustant mon manteau et mon foulard sur mon visage et disparaît sous le regard de certains passants un brin déçus que la petite ai une nouvelle fois trouvé du travail.

_________________
La milice de Kendra Kâr recherche des renseignements sur les agissements ou la localisation du fugitif "Ellyan Crow". L'approche et le contact avec l'individu sont tous deux fortement déconseillés.


Multi de Kalas, Shaman du Loup et Allen, Guerrier de Wiehl.


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