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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Jeu 20 Juil 2017 14:53 
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Tous les domestiques avaient été rassemblés dans le hall d'entrée du manoir, entourant de leurs uniformes identiques le Baron et ses deux enfants. Le vieux Gisors, naturellement, se tenait un peu en retrait sur la droite de son patron, tandis qu'Humbert Helboldt était à sa gauche, figure tutélaire derrière les enfants. Et, à mesure qu'on s'éloignait de cet épicentre, l'importance des domestiques baissait graduellement, formant comme une succession de couches protectrices autour de la noble famille, couches de plus en plus viciées par l'impureté du sang.

Ils attendaient déjà depuis quelques minutes, les premiers chuchotements sévèrement réprimés par un regard noir du vieux Gisors, lorsqu'un des gardes de l'entrée passa la porte en toute hâte, venant glisser un mot à l'oreille du Baron avant de repartir à son poste aussi sec. Celui-ci, la mine embêtée, se tourna vers les autres avant de prendre la parole.

- Il semblerait qu'il y ait un contretemps... Ma femme a raté le vol direct entre Oranan et Kendra Kâr qui partait ce matin : elle prendra le suivant et n'arrivera que demain soir.

Véritablement, il paraissait ennuyé, comme si, après les longues semaines de voyage de la Baronne au loin, son retard d'un unique jour était de trop. Les domestiques repartirent à leurs tâches ordinaires avec une grande rumeur sourde, du genre qu'on n'entendait que trop mais qui était si basse, si chuchotée, qu'il était ardu de définir sur quoi elle portait.

Pour le précepteur, les cours de la journée étaient déjà finis. Il aurait sûrement dû surveiller un peu Ferdinand et Simona, mais profitant du moment de désorganisation le temps que chacun revînt à son poste, il quitta le manoir et se dirigea vers la boutique magique du vieux Moboutou. Alors qu'il revenait pour l'accueil de la Baronne, il avait découvert dans sa poche une petite pierre qui s'y était glissée et qu'il aurait jetée sans y penser s'il n'avait remarqué, sur l'une de ses faces, un symbole légèrement brillant et fortement intriguant, constitué de deux tracés semblables renversés l'un par rapport à l'autre.

Son intuition lui disait que ce n'était pas un caillou ordinaire. Et puis, au vu des récents événements et du retour de la Baronne, pour sa propre sécurité et celle des enfants – il n'était pas exclu qu'on en vienne à se demander s'il n'avait pas pris part à ce bizarre endormissement des miliciens et à cette évasion parfaite d'un simple gosse -, il avait pris la lourde décision de diversifier ses possibilités magiques, puisque c'était le seul domaine où il était plus ou moins en capacité de se défendre et, potentiellement, de se battre.


Après

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 22 Aoû 2017 11:05 
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Chapitre 9 - Un charmant renard.

V.10 Donnant-donnant.


C’est habillé comme une ravissante catin que Relonor, accompagné de p’tit George deux dagues à la main et du renard une lame pointée dans le dos, que les trois hommes arrivent à destination. Suivant les indications de l’homme endimanché tous trois arrivent devant une bâtisse relativement vétuste d’un quartier mal famé de la ville. Les fenêtres sont condamnées et la porte principale a visiblement été renforcée à plusieurs reprises.

"Evite de faire le malin ou je te plante jusqu’à la garde." Menace l’elfe noir.

"Messire," répond le renard, "s’il y a du grabuge en ces lieux j’en serais tenu pour responsable et en payerai de ma vie. Je risque tout autant que vous."

Ce dernier toque à la porte et une ouverture latérale à hauteur d’homme dévoile deux yeux mauvais.

"Quoi ?" Déclare un homme désagréable comme s’il est dérangé durant la grosse commission.

Le renard reprend son assurance et s’exclame :
"Bonsoir l’ami.
Me voici en galante compagnie.
Peux-tu nous faire entrer
que nous puissions le rencontrer ?"


Pour toute réponse, la petite ouverture se ferme tandis que la porte s‘ouvre sur un mastodonte de muscle. Le gardien des lieux ne semble pas homme à danser le soir, que ce soit par sa carrure imposante ou son expression faciale peut avenante rappelant les statues d’horreur des temples de Phaïtos ou Thimoros.

Décrit comme une galante compagnie, Relonor préfère se cacher derrière son éventail et l’élégant renard qui officie en tant que guide. Sa tentative de dissimulation est aidée par l’irruption de p’tit George et de ses deux dagues. La montagne de muscle rive ses yeux sur ce dernier qui sent une poussée de stress et manque de peu de se faire dessus. Les lieux ressemblent à l’intérieur d’une taverne avec sa multitude de tables et de chaises, mais sans la présence d’un comptoir et une porte au fond de la pièce. L’ensemble est très bien illuminé avec un minimum de torche aux murs. Les trois hommes s’avancent jusqu’à la porte sous l’œil attentif d’un autre garde installé non loin, affublé d’un ensemble d’armure en cuir et de lames courtes, symbole de ceux préférant la précision des assauts efficaces à la robustesse et la puissance des chevaliers en armures lourdes. Ce dernier affûte une lame en scrutant du regard les trois individus.

"Tu nous as habitués à d’autres genres de compagnie renard. Enchanté mademoiselle !" Déclare-t-il en souriant tandis qu’il pose stop son travail.

(Bordel de merde je suis repéré ! Mais dans ce cas pourquoi il ne bouge pas ? Mieux vaut pour toi renard que tout ça ne soit un traquenard ! Ha saloperie ça recommence !)

Le renard ne bronche pas à la réplique. Il arrive en premier à la porte du fond et toque à trois reprises. Des pas lourds semblent se diriger vers la porte qui s’ouvre lentement. Un autre homme au physique impressionnant se dresse devant la porte. C’est à croire qu’il s‘agit là d’un caractère particulier de recrutement, à moins que l’homme qui dirige cet endroit ne cherche là qu’une manière de dissuader les invités. Celui-ci trône derrière un imposant bureau en bois avec un grand nombre de papiers visibles. L’homme assis sur un fauteuil des plus confortable, cache les traits de son visage sous une large capuche sombre, prolongé jusqu’en dessous de la table. Un feu de cheminée illumine la pièce dévoilant une décoration très pauvre hormis le squelette d’un guerrier en armure posé contre le mur. Un style particulier, mais Relonor n’est pas ici pour parler tapisserie.

Enfonçant sa lame dans le dos de l’homme endimanché, ce dernier s’exclame.
"Monseigneur,
Vous revoir est un honneur.
Pourtant je suis ici pour vous présenter
cette da…personne qui souhaite vous rencontrer."


(Rha il n’est plus temps de se cacher derrière cet accoutrement. J’aurais même dû le changer bien avant, je ne fait que me ridiculiser ainsi.)

Relonor repousse le renard sur le côté et délaisse son éventail.

"J’ai ouïe dire que vous êtes une personne possédant les renseignements que je désire. Je suis à la recherche d’une relique que l’on nomme l’écu noir. Que savez-vous à ce sujet ? Interroge l'elfe noir.

Un sourire narquois s’affiche sur le visage de son interlocuteur. Il se gausse intérieurement de voir ainsi affublé de la sorte un Shaakt. Ses êtres sont connus pour être l’une des races les plus cruelles et voilà un représentant vêtu comme une catin.

"M’a foi, il n’est pas impossible pour moi d’avoir cette information. Cependant, qu’es-tu prêt à donner en échange ? Rien n’est gratuit en ce bas monde." Répond l’individu derrière son bureau.

Relonor n’avait pas vraiment pensé à cette partie-là. Il ne lui restait plus guère d’argent après avoir pris les vêtements de la putain. Mais avec l’aide de p’tit George pour cambrioler une demeure et le Renard qui peut lui donner de bonnes adresses de riches, ils étaient à eux trois capables d’amasser une certaine somme rapidement. Pourtant, une petite voix lui indique que cela ne sera pas suffisant.

"En échange je peux confier argent et service." Déclare l’elfe noir de toute son assurance.

"Que ferais-je de ton argent ? Je dispose d’une multitude de moyens d’en gagner et en ce qui concerne tes services, je n’ai nul besoin d’une catin." Dit l’homme dans ses habits d’ombres.

"Soit alors que désires-tu ?" S’énerve Relonor à l’énonciation de son apparence tandis que du coin de l’œil un mouvement discret se fait.

(J’ai la berlue ou le squelette s’est mis à bouger là ? Bordel j’ai l’impression qu’il me fixe à présent.)

"Qu’y a-t-il de plus important au monde ? Que peut procurer à lui seul plus que de l’argent ou des services ? Que peut faire tomber les puissants et les plus grands héros de l’histoire ? L’information. L’information peut à elle seule beaucoup de chose en fonction de sa valeur et si les tiennent le sont, je te dirais où se trouve ta relique." Explique l’individu.

(Des infos ? Mais bordel j’ai rien de tout ça ! Je ne suis qu’un soldat même pas été accepté pour participer à un raid. Le raid !)

"As-tu entendu parler d’un groupe basé dans les égouts, dont le leader se fait appeler le patron ?" Demande Relonor.

"En effet. De ce que j’en sais, seuls les membres et les personnes très malignes ont connaissance de cela. J’en déduis donc que tu fais partie de la première catégorie." Lui répond son interlocuteur.

"Actuellement il y a la reprise d’un conflit avec d’anciens membres." Continu le Shaakt ne relevant pas l'insulte. L’homme en face l’incite de la main à continuer; il ne doit pas avoir assez à son goût.

(Bordel de merde ! Si je parle du raid, la défaite est quasi certaine ! Quoique, ils m’ont mis à l’écart ils en subiront les conséquences. De plus cela est pour bientôt, il y a peu de chance que ces fanatiques aient le temps de se préparer.)

"Nous savons où ils se trouvent hors de la ville. Un raid se prépare pour bientôt." Finit-il. Pour Relonor l’intérêt personnel primait sur sa fidélité.

"Ho très intéressant. Mais ce qui l’est encore plus c’est de savoir quand et où est ce fameux raid." Dit l’homme sous sa capuche.

"Ca je l’ignore, mais il nous faut encore le temps de nous préparer, l’information est toute récente." Déclare Relonor espérant en finir ainsi.

"Vois-tu," commence l’homme en face, "je ne suis pas de ceux qui se contente de si peu. Si tu souhaites obtenir ta relique je te conseille de tout me dire. Le dernier qui a tenté de me duper à subit un sort pire que la mort." Il se tourne pour regarder le squelette et celui-ci s’anime, brandissant une épée vers le Shaakt.

Relonor et ses deux comparses sont pris d’effroi. Cet homme est un nécromant et la créature est animée par sa magie. Face au renard l’elfe noir pensait que sa bague possédait de vrais pouvoirs, mais cette créature est véritablement emplie de magie noire. Il comprend pourquoi les hommes derrières l’ont laissé rentrer. Un colosse, un squelette et un nécromant. Ces trois adversaires potentiels semblent assez dangereux comme cela s’en rajouter l’autre armoire sur patte et l’étrange homme qui affûtait sa lame. Devant cette horreur qui le dépasse, Relonor est contraint de s’incliner.

"Entre deux et quatre jours. L’assaut se fera vers un arbre mort sur le chemin pour Bouhen." Cède finalement le Shaakt.

"Bien bien bien !" Fait le nécromancien alors que sa créature range son arme dans le fourreau. "Cette information me suffit. Cependant, pourquoi devrais-je te donner ton information, ou même te laisser en vie ? Ho ho ho, je sais. Si tu ne veux pas que ton patron apprenne ta trahison, tu vas me servir d’informateur en leur sein et si tu as une once de jugeote tu le feras. En gage de ma bonne foi, tu trouveras ton écu dans la demeure du collectionneur Egos."

"Egos ?" Fait soudainement le renard qui s’était jusque-là fait petit.

Le magicien noir le regarde un instant puis les chassent de la main.

"Vous avez votre information et moi les miennes. Je communiquerai par le biais du renard, alors mieux vaut qu’il soit encore en vie. J’ai de nouvelles occupations gratifiante à gérer alors quittez ce lieu prestement." Dit-il.

Repoussé par le colosse vers la sortie, Relonor n’a le temps de pester sur son nouveau sort. Une fois à l’extérieur il saisit le Renard par le col et le plaque contre le mur.

"Un nécromancien, tu m’as emmené à un nécromancien ! Ha si je n’avais pas une épée au-dessus de la tête je t’étriperais dans l’instant !" Rugit l’elfe noir.

"Le connaissant mon sort est lié au vôtre désormais, mais je vous promets que j’ignorais tout de sa nature profonde ! En gage de ma bonne foi je vais vous aider à obtenir ce que vous désirez." Lui répond le renard.

"Et pourquoi devrais-je te croire ? Tu m’as mis dans une situation impossible !" Lui dit le Shaakt.

"Egos ! Je connais cet homme et j’ai un contentieux avec lui. De plus, vous voilà maintenant une source précieuse d’information. S’il vous arrive quelque chose, j’en perdrais moi aussi la vie." Explique le renard. "Egos ouvre régulièrement ses portes pour que ses invités admirent ses collections. Demain nous nous rendrons chez lui et déroberons l’écu noir. Nous aurons besoin de faire quelques achats avant de nous y rendre, en attendant vous êtes tous deux mes invités pour cette nuit."

Chapitre 11 - Le renard prend les rênes.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 22 Aoû 2017 11:23 
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Chapitre 11 - Le renard prend les rênes.

V.12 Mise au point entre gentleman.


Une fois les achats de vêtements effectués les trois comparses, ou du moins ce qui s’en rapproche le plus, se retrouvent de nouveau chez le renard guidé par celui-ci.

"J’peux savoir ce qu’on fait là ? On est censé se rendre chez Egos." Demande Relonor.

Le renard regard tour à tour le Shaakt dans de beaux habits, puis le semi-homme vêtu comme un serviteur et leur déclare :
"Messire, bien qu’accoutré de la sorte
Votre comportement et vos mots dénotent.
Si dans ces lieux vous comptez rester
Votre attitude vous devez changer."


"Et toi si tu continues tes rimes de malheurs tu vas finir les dents en damier." Lui grogne le Shaakt.

"Tous là est le problème messire ! Ce n’est pas tant le lieu qui importe, mais les gens que nous rencontrerons. Là-bas vous ferez face à des nobles et bourgeois avec un balai si profond dans le cul qu’ils s’en étoufferaient presque. Ce que je dis c’est que quelques mots nous permettrons d’entrer affublé de la sorte. Cependant, si vous comptez rester et trouver ce que vous cherchez, vous allez devoir agir et parler comme eux. Après tout vous avez été particulièrement stupéfiant la nuit dernière lorsque nous nous sommes rencontrés, vous n’aurez aucun mal à feindre une bonne éducation avec une rapide leçon de ma part." Explique le renard.

"J’aime franchement pas ça, mais je dois dire que tu marques un point !" Concède l’elfe noir. "En revanche, si c’est encore un coup pour te payer ma tronche le balai dans le cul ne sera pas qu’une figure de style !"

"Soit, mais…figure de style ? Je constate que votre vocabulaire semble s’enrichir à mon contact. D’accord, d’accord j’arrête." Fait le renard alors qu’un poing allait s’abattre sur lui. "Premièrement, la posture. Le corps doit être droit ! Pensez...pensez à ce fameux balai. Le port de tête doit être haut et porté sur l’horizon. C’est une posture somme toute classique, mais elle donne aussi le sens d’un homme qui voit loin dans l’avenir, signe de projet et dans ce monde de riches les projets sont lucratifs les attirant les uns aux autres. La plupart des nobles se baladent avec une canne. Il existe des lames cachées à l’intérieur, mais la majorité du temps ce n’est qu’un bijou, un autre objet pour exhiber sa richesse. Vous êtes un soldat et votre démarche se colle bien à la personne. Plutôt que d’avoir une canne, laissez donc votre main sur le pommeau. Vous exposerez ainsi votre souhait de ne pas dégainer de l’autre main en plus d’afficher votre appartenance à la classe de bretteur." Il marque un temps de repos en s’écartant et reprend cette fois-ci en illustrant ses propos. "Lorsque vous vous inclinerez, les salutations doivent être immédiates lorsque vous rencontrerez des personnes influentes, le bras droit sur le cœur, la jambe gauche fléchie et pas plus de trois secondes ou vous passerez pour un mendiant implorant leur grâce. En parlant de grâce vos gestes doivent la respirer ! Ample et élégant sans jamais importuner les personnes autour. A vous !" Termine-il.

(La barbe ! Le cours de torture semblait nettement plus abordable que ceci !)

Relonor commence à mimer la gestuelle des salutations lorsque le renard reprend son rôle de professeur d’éducation mondaine.
"La jambe gauche fléchie j’ai dit ! Et plus ferme les bras. Vous ressemblez à un ivrogne qui dégobille." Il s’arrête soudainement en voyant le regard mauvais du Shaakt, mais il ne se laisse pas démonter de la sorte. "Oui je sais poing dans la figure, le balais tout ça tout ça, mais vous n’avez que peu de temps pour apprendre les rudiments de la vie mondaine et oui ce ne sont que les rudiments. A vous de voir à quoi vous désirez passer ce temps crucial."

Fixant l’homme endimanché, Relonor reprend la posture et s’applique cette fois-ci.

"Et pour p’tit George ?" Demande le Shaakt.

"Ce n’est qu’un domestique, personne ne s’attardera sur lui. Je dirais même que personne ne le remarquera. Vous messire serez le centre d’attention, donc tout va reposer sur vous." Répond le renard. "Vous irez en tant que marchand de Caix Imoros spécialisé dans la vente d’arme, ça va lui plaire. Vous n’êtes pas sans savoir que le commerce entre ces deux villes est inexistant, mais appâtez le avec d’incroyables trésors provenant du territoire oaxien et il vous mangera dans la main. Les docks sont connus le commerce de contrebande, il faudra donc utiliser l’argument maritime et un faux commerce de produits habituels." Détail-t-il.

"Je vois que tu as pensé à tous visiblement." Répond le Shaakt. "Il y a un point particulier à connaître absolument ?"

"Oui la démarche ! Ca ne vas pas du tout alors on recommence depuis le début !" Fait l’homme exaspéré devant le travail qui l’attend.

Chapitre 13 - Prévision.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mer 13 Sep 2017 14:57 
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* [:attention:] Scènes de violences [:attention:] *


Pendant que les pensée de Maltar passent de l'ancien projet de découpage au nouveau, la pimbêche sort de son mutisme.

- "Holà, on se calme. Qu’est-ce que vous lui voulez, à Kaùyn Gleipnir ? Il est chasse gardée, celui-ci."

"chasse gardée?!"

Comme s'il en avait quelque chose à fiche qu'il soit chasse gardé l'autre sac a merde! Elle veut se faire taquer la face comme l'autre à venir lui les briser ?! Maltar s’apprête à lui sauter à la gorge et faire ravaler à l'impertinente sa langue trop véloce. Il s’abstient toutefois pour l'instant et se laisse le temps de la réflexion. A bien y réfléchir, il y a deux type de chasse gardée : Celle que l'on souhaite juste préserver, et celle que l'on souhaite soit même traquer... Dans le deuxième cas, il y apeut être moyen de moyenner... Et dans le premier cas, attendre une ou deux minutes avant de piétiner le museau de la shaakt ne changera pas grand chose à sa nuit.

- Ouais, c’est mon cousin. Lui répond la belle.

(T'gaspille ta salive. T'aurais des envie d'faire une portée d'consanguins avec lui qu'j'men foutrait pareille.) Quel intérêt imagine t'elle en lui précisant le lien familliale? C'est son cousin? Et alors?! Seraient ils même frère et sœur, y'en a autant qui s'apprécient que qui s’entre-tuent. La gueule de l'info! Et puis il est de notoriété publique que les shaakt on une lourde tendance à être un peu tous cousins, ce qui explique d'ailleurs pas mal de chose... Leur frêle constitution et leur propension à la bêtise notamment.

-Chasse gardée... donc vous le chassez ? Relance Maltar, sentant qu'il allait devoir mettre les points sur les "i" au moins autant que dans les "attributs" ce soir.

- Oui. Quoi que l'inverse soit plus juste, c'est que nos histoires de famille sont compliquées.

(Bref, t'as pas les épaules pour gérer tes problèmes, ce qui fait de toi la proie, mais t'assumes pas trop...)

La grande lance un regard plein de vice à Rif et se rapproche de lui.
- Me force pas à te refaire mal, t’es déjà en lambeaux, mon p’tit Rif. Alors, dis-moi, où se trouve Kaúyn ?

Ayant atteins le fond du fond du délabrement mentale, Rif se dépêche de répondre en jetant tour à tour des regard apeurés à chacun de ses deux bourreaux.

- A Caix Imoroooos ! Glapit il.

La blonde soupire

- Et à Caix Imoros, il ne serait pas à la recherche de la Tunique sans Ombre, par le plus grand des hasards ?

Rif répond à l'affirmative d'un simple hochement de tète qui semble laisser la grande pensive pendant que le gobelin commence à s'ennuyer.

- Bon, sauf votre respect, vos histoires de familles, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre... Par contre, dans quelle mesure cela vous gêne que je l’abîme, votre cousin?

La shaakt prend le temps de la réflexion et lui répond.

- Tant qu'il est encore capable de marcher et de bosser pour moi, j'ai rien contre. Je pourrais même filer une petite prime si c'est fait dans les règles de l'art.

Maltar à la vague impression que l'elfe n'a pas vraiment compris la situation. Le qualificatif de "petite", adossé au mots prime, laisse supposer que le gobelin est en train de discuter avec une femme dénuée de tout sens des réalités. Mais le petit de certain peut être l'énorme de l'autre. Et puis "capable de marcher et de bosser pour moi", ça laisse ouvert tout un champ de possibilité. Le gobelin lui laisse encore le bénéfice du doute.

- Développez. Grogne t'il.

- Utilisation de poings, un peu de sang et quelques ecchymoses. De quoi apprendre une leçon, en somme. Et moi je n'ai pas à me salir les mains. Tout le monde y gagne. Par contre, vous le tuez et j'accroche vos tripes aux murailles.

Verdict: dénuée de tout sens des réalités! Laisser l'autre salopard vivant après lui avoir légèrement savaté la figure? Maltar n'y gagnerait rien! Il y perdrait même beaucoup à son sens. Le gars Kaúyn, Maltar se voyait plutôt le tuer de manière ludique et récréative avant de le cuisiner en brochette... Ou de le cuisiner en brochette puis de le tuer de manière ludique et récréative. Alors le laisser vivant, mettons, et déjà il se faisait violence. Mais le laisser s'en tirer avec seulement une quelques bosses et ecchymoses?! Et puis pourquoi pas lui offrir des fleurs, des loukoums et lui astiquer la tige? Maltar n'est pas une espèce de professeur qui donne des leçons. Plutôt un apôtre de la violence gratuite et la haine dans ce qu'elle à de plus pur! Et tout ça sans parler que la gueule d'ange, plutôt que de lui préciser ce qu'elle entend par petite prime, préfère lui balançait des menaces qu'elle n'a clairement pas les moyens de faire appliquer, sans quoi elle ne serait pas là à essayer de bavasser pour faire régler ses histoires de familles par un tiers.Il répond du tac au tac.


-Vous étes bien présomptueuses. vous devriez tenir votre langue si c'est pas sur ce plancher que vous voulez voir les vôtres. Remise en contexte. Yeux crevés, une main et les couilles en moins, plus un peu de sang et les cechymose bien sur. Il pointe un regard mauvais dans les yeux violets de l'elfe puis se concentre sur ses carotides, ses pulsions de meurtre en priant qu'un mouvement inconsidéré de l'elfe mettrait fin à cette discussion dans laquelle s'était fait happé la vénalité du gobelin.

- Pour ça faudrait m’atteindre et ça se fera pas sans boucan, or je doute que nous ayons le temps avec le grabuge que vous venez de faire. Je le veux entier, sinon il ne me servira plus : je veux juste un passage à tabac dans les règles. Bon : affaire conclue ?

Décidément, c'est pas les shaakt qui ont inventé l'eau chaude, constate le gobelin, dont le goût pour la monnaie sonnante et trébuchante contient de plus en plus difficilement la soif de sang chaud.

- Attendez que je résume. Vous voulez que je le laisse vivant, peu ou prou intact et vous voulez en plus que nous concluions l'affaire sans avoir une seul seconde parlé du paiement pour le service que je vous rend, ajouté au dédommagement compensant l'immense peine que je ressens à l'idée d'imaginer votre cousin vivant après que je l'ai rencontré... Vous avez été élevé par des bouseux consanguin, ou vous avez juste oublié de réfléchir à comment on commerce ?

S'il avait été un tant soit peu rigoureux, il n'aurait pas ajouté le "ou". Évidement qu'elle avait été élevée par des bouseux consanguins. Mais bon, politesse oblige...

La mijaurée lève les yeux au ciels, visiblement agacé par la tournure de la discussion.

- Bon, tuons ce Rat et allons sur ma barcasse discuter de tout ça au calme avant que la milice ne se radine, d'accord ?

- Mettons.

- Va chercher tes affaires, retrouve-moi au navire la Serre du Faucon et demande Ashen. On part à la prochaine marée.

Maltar s'approche de Rif, qui lui jette un regard implorant. Sans lui laisser le temps de supplier, il plonge sa main dans la gorge du bourgeois, farfouille dans sa bouche et ressort son majeur par le nez de maintenant "feu" face de rat. Ce faisant, il répond à l'elfe.

- J'ai à faire avant de partir... J'arriverai peut après l'aube.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Lun 25 Sep 2017 15:32 
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Chapitre 13 - Prévision.

V.14 Festivité.


Après les emplettes vestimentaires, le cours improvisé chez le renard et le détour chez Lilo, les trois hommes arrivent enfin à la demeure D’egos. Une imposante demeure mixant parfaitement le mélange fleuri avec les statues de marbres dans l’allée centrale. L’édifice sur deux étages avec le rez-de-chaussée se prolonge sur plusieurs dizaines de mètres, encerclé par une charmante allée de verdure le long des murs.

Traversant l’allée et les statues le renard s’interpose devant le Shaakt et le semi-homme à quelques mètres de la porte d’entrée et de l’homme armé la gardant.
"Messieurs, voilà l’instant crucial. Nous allons devoir entrer sans aucune invitation. Restez ici je m’occupe de cela. Il ne vous reste que quelques instants pour vous imprégner pleinement de votre personnage alors faites vite si ce n’est encore le cas." Dit-il.

Il laisse les deux hommes et s’élance gracieusement vers l’individu peu avenant.

(Je n’aime pas ça ! Comment peut-on savoir que ce n’est pas le renard qui nous tend finalement un traquenard ? Il va falloir l’avoir à l’œil celui-là !)

Le renard atteint l’homme qui étrangement prend le temps de parler avec l’individu au lieu de rembarrer une personne qui n’a ni raison d’être là, ni invitation. Un bref échange de main conclu leur conversation inaudible et le renard fait venir ses deux camarades. Relonor passent sans croiser le regard du garde et bien entendu sans lui adresser la parole. Un marchand tel que lui n’a que faire du petit personnel.

Les portes s’ouvrent sur une scène respirant la haute société. Hommes et femmes majoritairement humains se côtoient dans des tenues aussi somptueuses les unes que les autres. Coiffures à la mode et maquillage sont présents sur chaque personne peut importe son sexe. D’immenses tableaux ornent les murs de la demeure tandis que de nombreuses sculptures, bijoux magnifiques et artefacts anciens sont arborés sur des socles pour le plus grand plaisir des invités. Ces derniers rivent d’ailleurs leurs yeux sur la nouvelle attraction : Relonor dans des habits qui inspirent crainte et curiosité au milieu de ce ballet mondain.

"Tu m’expliques ce petit tour avec le garde ?" Demande Relonor à son guide cherchant par là même à ne pas penser à tous ces regards qui le gènent plus qu’il ne se l’avoue lui-même.

"Monseigneur, un magicien ne dévoile point ses secrets. Je me dois de garder mes meilleurs tours pour moi-même." Répond le renard.

"Attend !" Stoppe le Shaakt en l’agrippant par le bras et lui murmurant à l’oreille. Tu as dit avoir un contentieux avec cet Egos. "Tu as déjà prévu ton coup c’est ça ? Qu’est-ce qui te lie à lui au juste à cet homme ?"

L’homme le fixe du regard de son petit air coquin et lui tient ces propos :
"Ma fois vous semblez plus perspicace qu’il ne semble.
Vos capacités de déductions s’accroissent, j’en tremble.
J’avoue avoir déjà posé ma patte ici et là et graissant celles de quelques gardes. En revanche ce qui me lie à lui ne regarde que moi, mais rassurez-vous je ne chercherai pas à me mettre sur votre chemin.
Ne restons pas ici,
venez avec moi mon ami.
En ce lieu hâtons-nous
de trouver l’hôte et plier le genou."


Si la façon de parler en rime peut dérouter l’espace d’un instant n’importe quelle personne, alterner ainsi les styles d’expressions a de quoi vous embrouiller l’esprit et Relonor en a vite oublié sa question. Revenant à leur problème immédiat, il leur faut rencontrer le maître des lieux parmi tout ce beau monde. Heureusement pour le Shaakt le renard sait comment se dépatouiller au milieu de ce labyrinthe de dentelles et froufrous.

"Notre cible est l’hôte de ce lieu et nulle personne n’oserait attirer plus l’attention que lui. Fiez-vous à l’oreille et guettez les rires les plus importants. Par là !" Fait le renard en direction d’un groupe particulièrement expressif.

Les trois hommes s’avancent jusqu’à l’attroupement et à la vue du Shaakt les personnes, choquées de voir un tel individu en ces lieux, ne se privent pas en messes basses. L’homme au centre de l’attention ne se garde pas en revanche de remarques acerbes.

"Diantre ! Une peau noire chez moi ? Je ne crois point vous connaître et encore moins vous avoir envoyé une invitation. Il faut dire que mon influence n’atteint pas les rues sordides et autres coupes gorges de Kendra Kâr." Déclare-t-il en provoquant l’hilarité de son entourage.

Loin de se laisser guider par la colère, Relonor imite le renard dans une révérence qui laisse pantois ces nobles l’espace d’un instant.

"Que diable ! En plus de porter les guenilles d’un riche scélérat, le voilà qui semble doté de quelque éducation de ce nom !" Continu-t-il en faisait rire encore le simulacre d’amis autour de lui.

Alors qu’il était convenu que le renard devait présenter l’elfe noir à l’assistance, Relonor prend soudainement les devants.

"Vous êtes messire Egos si je ne me trompe. Je me nomme Olenor, c’est un véritable honneur de vous rencontrer, votre réputation va bien plus loin que les murs de cette cité." Déclare le Shaakt en se courbant légèrement à nouveau.

"Ho dans ce cas je suppose que vous vivez dans une grotte si ce n’est en ville !" Ricane-t-il suivi de sa troupe.

"C’est tout à fait exacte messire. Une grotte que vous connaissez sous le nom de Caix Imoros." Déclare sobrement l’elfe noir qui provoque un silence soudain. "J’ai ouïe dire que vous êtes un homme possédant une riche collection, mais je ne vois là que des objets somme toute assez quelconque je dois dire." Continu-t-il en désignant la collection de son interlocuteur qui sollicite la présence d’hommes armés. "Je ne suis point un assassin, mais un humble marchand à la recherche de clients dignes de ce que je vends." Déclare-t-il en s’inclinant les bras ouverts comme un homme prêt à la sentence.

"Sans vouloir vous vexer, je ne suis pas homme à acheter des têtes coupées ou les maigres possessions de vos esclaves. Veuillez quitter ce lieu, votre présence est une tâche dans ce lieu de privilégiés." Répond Egos.

"Messire, le territoire Oaxien possède des richesses dont vous ignorez beaucoup. Des têtes de loups blancs géants, des dents de dragons plus grandes que vous, des bijoux aux mille couleurs, des armes uniques dont la conception a été oubliée par les âges et il existe bien d’autres objets de convoitises que je puis vous proposer." Déclare le Shaakt.

"Pourquoi Kendra kâr ? Pourquoi ici et pas vos camarades troglodytes du nord." Demande Egos dont la curiosité a visiblement été piquée.

"Mon peuple ne connait pas sa chance d’avoir en son territoire des richesses aussi précieuses. Ce ne sont que des incultes qui en plus de leur ignorance ne marchandes qu’à coup de lames. Vous les Kendrans possédez un sens unique pour les objets de valeurs et si vous m’accordez audience je suis sûr que nous pourrions faire affaire, faisant de vous le détenteur d’une unique collection à Kendra Kâr." Explique l’elfe noir.

"Ma fois pourquoi pas ! Que puis-je perdre à vous écouter hormis un peu de temps ? Suivez-moi dans ma partie privée et laissez cette arme derrière-vous." Accorde finalement le maître des lieux en faisant tout de même appel à deux gardes.

Pendant ce court laps de temps Relonor se tourne vers ses deux comparses pour leur parler suffisamment bas pour ne pas être entendu d’autres oreilles indiscrètes.

"Voilà qui est fait ! Je vais voir cette fameuse collection et vous, vous allez aussi mettre la main à la pâte. P’tit George, toi qui a l’habitude de te balader chez des inconnus je veux que tu fasses le tour et que tu mémorises les lieux. Toi le renard tu vas t’occuper de la maîtresse de maison et essaie d’obtenir toutes les infos possibles sur Egos." Déclare l’elfe noir qui ravit le poète de côtoyer une femme riche et laisse le semi-homme dubitatif sur sa mission.

Relonor laisse derrière lui le renard et p’tit George et se dirige auprès de son hôte suivi de près par les deux gardes du corps.

(Je n’ai nul doute concernant le semi-homme, il va s’empiffrer comme un goinfre. Cependant j’ignore comment va se comporter le renard. Souhaitait-il venir avec moi ? C’est un point que nous n’avons pas abordé, mais il est débrouillard et surtout dans son milieu naturel.)

Les deux hommes accompagnés des gardes, désormais armés de l’arme du Shaakt, quittent donc la scène principale pour arriver dans une autre salle après un long couloir. L’intérieur y est somptueux. Loin des statues, bijoux et autres œuvres exposées, cette pièce renferme la véritable collection d’Egos où un grand nombre d’armes et armures de qualités y sont exposées. Egos laisse ses gardes à l’entrée en entame la visite.

"Voici ma collection privée, celle que personne ne voit pas. Je suis un amateur d’armes de guerre et d’armures provenant de différentes cultures et différentes époques. Cette armure naine a rencontrée les forces Oaxiennes lors de la bataille de Stanrock, ici vous avez un ensemble complet appartenant à une femme de la sororité de Selhinae." Commence à décrire Egos. "Ceci était la tenue d’un haut prêtre de Gaïa il y a encore quelques d’années. Bien entendue, je ne dispose pas uniquement que d’armure et tunique. Voici deux dagues appartenant à un assassin responsable de plusieurs régicides. Cette immense hache a appartenue à la garde royale Torkin. Ceci est un bouclier d’un lieutenant des phalanges de Fenris et là vous avez l’écu noir qui appartenait à…"

"…Eniel Brise-elfe ! Un semi-elfe responsable d’une quantité d’assaut contre les elfes aux alentours de Cuilnen." Termine l’elfe noir.

(Oui le voilà ! Finalement conclure un accord avec le nécroman n’a pas été une si mauvaise chose. Bon encore faut-il revenir pour le voler !)

"Ho vous êtes véritablement un connaisseur ! En effet cet écu a effectivement appartenu à Eniel Brise-elfe. Je suis d’ailleurs preneur si vous dégotez ses autres reliques. Comment avez-vous prévu de me faire parvenir vos marchandises ? Les douaniers sont particulièrement réfractaires lorsqu’il s’agit de convois provenant du territoire Oaxien." S'inquiète Egos.

(Bien c’est le moment de réciter les explications du renard, cependant il va aussi me falloir examiner les alentours.)

Faisant mine d’examiner les pièces le Shaakt se dirige vers l’une des fenêtres présentes.

"Ne vous inquiétez pas, j’ai de nombreux contactes dans les docks. Sans vous donner trop de détails, il existe des compartiments cachés dans mes navires. La marchandise entre et ressort discrètement juste après la vérification douanière. Aucune trace et le bateau va multiplier les escales." Explique le Shaakt tout en observant longuement par la fenêtre, repérant les lieux par rapport à l’extérieur. "Si nous pouvons faire un accord, je suis prêt à fournir la tenue sacrée d’une haute prêtresse de Valshabarath." Continu-t-il en d’admirant le paysage alors qu’Egos le rejoint faire de même. "Certes cela n’est point une armure, mais avouez que la rareté du produit vaut bien de s’y intéresser vous ne trouvez pas ? Je reviendrais vers vous pour vous annoncer le prix de la transaction. Sachez cependant que je n’opèrerai ainsi que pour cette première transaction et demanderai l’argent en même temps que le produit la prochaine fois. Si cette offre ne vous convient pas, j’ai d’autres marchandises uniques à vous fournir."

"Dans ce cas marché conclu." Déclare Egos serrant la main du Shaakt. "Vous savez où j’habite et je vais de ce pas informer mes hommes pour leur annoncer de vous laisser entrer les fois prochaines. J’espère vous revoir bientôt…heu, pouvez-vous me rappeler votre nom déjà ?" Interroge Egos.

"Je me nomme Olenor Messire Egos. Je vais revenir très bientôt vous pouvez en être sûr !" Termine l’elfe noir.

Chapitre 15 - Préparation d'urgence.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 26 Sep 2017 15:46 
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Chapitre 15 - Préparation d'urgence (suite)

V.16 Infiltration.


La nuit est tombée. Les voilà en face de la bâtisse à attendre le moment propice où personne ne serait présent ou que trop peu remarquerait leur infiltration à l’intérieur de la demeure. Equipés chacun du minium d’armes dans l’éventualité d’un évènement fortuit, ils ont laissé leur armure et vêtements matelassés pour être plus discret. Un lancer de semi-homme pour passer le mur assez haut, p’tit George qui attrape la corde pour se laisser glisser de l’autre côté et voilà un point d’encrage pour Relonor et le renard qui peuvent ainsi franchir l’imposant obstacle. Ils laissent un léger temps de silence pour détecter tous types de bruit révélant un observateur, rien. A pas feutrés, ils se dirigent jusqu’à la partie ouest de l’édifice.

"C’est à ton tour de jouer p’tit George. Fais nous voir tes talents !" Déclare le Shaakt.

Le semi-homme observe la fenêtre par laquelle ils ont prévu d’entrer, mais la difficulté de la tâche et taille sont sources d’ennuis pour atteindre le petit balcon à quelques mètres du sol.

"Cette fois-ci hors de question de me lancer, l’un de vous deux dois me faire monter sur ses épaules pour que j’atteigne la fenêtre." Annonce timidement le Sinaris.

Poussé par le désir de ne pas se salir les mains, le renard regarde l’elfe noir et lui déclare :
"Loin de moi l’idée de vous prendre pour une mule
je vous sais à ce point non crédule,
mais vous êtes de nous deux le plus grand
et le plus à même de porter ce quart de géant."


Observant avec un certain dédain l’homme et sa façon d’énoncer une désagréable évidence, Relonor aide le semi-homme à atteindre le petit balcon non sans que ce dernier n’essuie malgré lui ses souliers sur le visage du Shaakt.

"J’y suis presque…plus qu’un petit coup et…voilà !" Déclare p’tit George qui arrive finalement à ouvrir la fenêtre de l'extérieur. Rapidement les deux hommes entrent et Relonor s’avance jusqu’au bouclier pour lequel il risque tant, alors que le renard se met à chercher une chose que lui seul a connaissance.

"Mais non, mais non, mais non !" S’impatiente l’homme dont les mots poétiques jusqu’alors semblent s’être perdus dans un excès de nervosité.

"Vas-tu donc te calmer ? Tu vas alerter la garde !" Lui tonne aussi bas que possible l’elfe noir qui armé du bouclier se dirige vers lui. Que cherches-tu à la fin ?

"Egos est un escroc de la pire espèce. Il a volé ma famille et j’ai juré de tout faire pour qu’il me restitue ce qui me revient de droit. Si c’est vraiment la pièce la plus importante à ses yeux, il doit avoir un bureau ou au minimum une cache sous ces promontoires, mais je ne trouve rien !" Déclare le renard presque désespéré. "Pourtant la femme d’Egos m’a affirmé qu’il disparaissait dans cette pièce régulièrement. Ca ne peut être qu’ici !"

Son changement brusque d’état inquiète Relonor. Non pas qu’il n’apprécie pas que l’homme descende de son piédestal, mais la tâche semblait effectivement trop facile pour quelqu’un qui prend soin de sa collection.

(Et s’il y avait une autre collection et que tout ceci ne soit que contrefaçon ? Un moyen de protéger ce qui a réellement de la valeur.)

"Il disparaissait dis-tu ? P’tit George toi qui mémorise rapidement les agencements des maisons avec tous tes cambriolages, il n’y a rien qui te paraît suspect dans cette pièce ?" Demande le Shaakt.

Le Sinaris prend quelques instants de réflexion et manque de faire hurler d’impatience le renard.

"Maintenant que vous le dites, il devrait y avoir une annexe ici que j’ai cru voir durant l’après-midi. Cela devrait être…quelque part ici." Dit le semi-homme en désignant un espace entre deux armures.

Relonor s’avance là où un passage théorique devrait se trouver et donne un léger coup de poing sonnant creux.

"Effectivement ça résonne donc il y a bien un passage par ici. Comment on l’ouvre ?" Demande le Shaakt à l’attention de p’tit George.

"Ha ba ça c’est pas d’mon ressort !" Déclare simplement le Sinaris. "Trouver une cache c’est une chose, l’ouvrir en est une autre."

Un bref coup d’œil au renard visiblement aussi désemparé par la chose laisse Relonor seul devant cette énigme.

(Quelle bande de boulets ces deux-là ! Egos est un fervent admirateur des armes et armures, la clef pour ouvrir le passage doit forcément être en rapport avec ces éléments. Commençons par prendre du recul.)

Il s’écarte de quelques pas pour examiner précisément l’espace. Chaque armure est mise en valeur avec par un encadrement qui les relie entre elles par une magnifique fresque sculptée. Rien ne semble indiquer le fameux passage ni le système permettant l’ouverture, mais sachant son existence, les deux armures qui devraient l’encadrer apparaissent comme une évidence. L’une est un ensemble complet appartenant aux phalanges de Fenris et l’autre est une femme en armure venant de la sororité de Selhinae.

(L’ouverture est forcément cachée sur l’une des deux armures, ou les deux ! Que ce soit l’ordre de Fenris ou ces garces de la sororité je n’ai aucune connaissance sur ces deux domaines particuliers, pas d’emblème qui me revient, d’interdiction de port d’arme ou de signe distinctif.)

"On fait demi-tour ? Si on n’arrive pas à ouvrir ce truc autant déguerpir rapidement." S’inquiète le Sinaris.

(Le p’tit gars a raison faut pas traîner ici, mais je ne compte pas partir aussi vite.)

"Les armures regardez-les et cherchez un détail qui sort de l’ordinaire, n’importe lequel !" Ordonne l’elfe noir qui commence à faire les cent pas.

Pendant que le Renard et p’tit George regardent attentivement leur sujet d’examen, Relonor examine d’un point de vue éloigné l’ensemble cherche un signe commun : le style d’arme, le port des armures, la position des mannequins, tout ce qui peut avoir une forme de similarité entre eux. Son entreprise lui semble vaine jusqu’à l’intervention du semi-homme.

"Pas moyen de trouver quoi que ce soit, on ferait mieux de partir !" Dit-il.

"Je commence à être de son avis. Je ne trouverai rien si je suis enfermé dans les geôles de la milice. Peut-être qu’il dispose d’un autre lieu." Enchaîne le Renard accablé d’échouer si près du but. "Malheureusement pour moi je ne suis expert qu’en ce qui concerne la gente féminine. Je ne peux donc rien ici."

"Quoi ? Mais qu’est-ce que tu racontes ?" Grogne Relonor par cette remarque idiote.

"Et bien le mannequin ! Il s’agit d’un homme, regardez sa pomme d’Adam !" Indique l’homme endimanché.

Relonor s’approche prestement de la curiosité du mannequin pour effectivement remarquer une sorte de boule sur la gorge, comme une pomme d’Adam.

"T’as la cervelle d’un Garzok ma parole ! Tu ignores donc que la sororité n’accepte que les femmes ! Et ça se clame un expert !" Déclare l’elfe noir en appuyant sur la protubérance.

La boule s’enfonce d’une moitié de centimètre et engendre avec elle une série de cliquetis dans le mur. Des engrenages à l’intérieur de la paroi semblent s’agiter de plaisir jusqu’au moment où toute la cloison s’enfonce d’elle-même et entreprend un mouvement latéral à vitesse croissante. Mû par son instinct de survie, Relonor se saisit prestement de la paroi mobile et usant du mur porteur comme soutient, il retient le mouvement et l’empêche de générer un bruit sourd en pleine nuit. Intérieurement les trois hommes se félicitent chacun pour sa participation à la réussite lorsqu’une voix se fait entendre.

"Bigre cela vous a pris moins de temps qu’il ne faudra à la milice pour venir vous cueillir. Vous me forcez à un effort nocturne messieurs et c’est une chose que je trouve désagréable au plus haut point." Déclare un homme sortant du couloir complètement sombre et seul accès normal à la pièce.

Chapitre 17 - la lueur des lames dans la nuit

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Dernière édition par Relonor le Mar 26 Sep 2017 16:11, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 26 Sep 2017 16:06 
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Chapitre 16 - Infiltration.

V.17 la lueur des lames dans la nuit


L’homme s’avance dans la lueur nocturne permettant de mieux le détailler. Un bon mètre quatre-vingt, les cheveux mi-longs avec une petite barbiche rappelant celle du renard, l’homme n’est affublé que de vêtements légers propice à un repas entre amis. En revanche, les deux rapières qui prolongent ses bras semblent posséder un tranchant trop parfait pour une grillade au clair de lune.

"Bien qui veut être le premier ?" Demande-t-il nonchalamment.

"Vous deux cherchez l’écu noir si celui que j’ai est une copie ainsi que les documents que nous sommes venus chercher. Moi je m’occupe de notre petit problème." Déclare le Shaakt en insufflant la magie dans son arme. Il sait que le renard ne pense qu’à ces fameux papiers, mais loin de s’inquiéter de son état émotionnel il ne tente là qu’une forme de faveur que cet irritable poète lui devra.

"Désolé messire, mais cet homme est Warik le guillotineur." Répond l’homme endimanché en surgissant à ses côtés. "C’est l’homme de main préféré d’Egos et il s’est fait connaître en coupant la tête de chacune de ses victimes. Bien sûr en toute légitimité aux yeux de la loi. Nous ne serons pas trop de deux contre lui."

"Tu es bien informé. Un peu trop à mon goût." Dit-il en plissant le regard de contrariété, exhibant ainsi quelques rides des quadragénaires humains. "Ce sera donc toi ma première victime !"

Il s’élance vers le renard et alors qu’il amorce un coup de haut en bas de son bras droit, forçant le Renard à tenter un blocage, de son autre lame il cherche le cou de Relonor qui voulant profiter de l’occasion pour atteindre l’homme, manque de peu de perdre la tête.

(Par Phaïtos cet homme est plus habile qu’il n’y paraît !)

Relonor cherche à reprendre la maîtrise de son espace en reculant de deux pas, mais son adversaire ne le laisse pas faire. Warik le charge pointe en avant, tout en donnant un coup derrière dans le vide pour le protéger d’une attaque sournoise du poète dans le dos. Il ramène ses deux armes à lui et assène un premier coup maladroitement bloqué par Relonor, peu habitué à manier un bouclier. Le coup le désarçonne laissant sa garde ouverte à l’autre arme qui lui ouvre le ventre d’un coup de taille. La douleur lui rappel que chaque coup peut être le dernier et que tout dois être tenté pour s’assurer de la victoire. En général, Relonor préfère s’assurer de la réussite d’un combat avant d’en engager un et ce type est d’un niveau bien au-dessus de ce qu’il a rencontré. L’homme s’apprête à porter un coup puissant à l’elfe noir qui tient fébrilement son bouclier lorsqu’il est touché dans le dos par une lame. Il fait demi-tour faisant face au renard caché dans l’ombre d’une lune qui se cache.

Profitant de la forte pénombre, ce dernier tient ces propos :

-Tout bon maître d’arme qu’il soit
ne peut être à la fois à deux endroits.
Dans la noirceur des damnés
saurez-vous les éviter ?


Usant du maigre reflet lumineux que génère les rapières du maître d’arme, le renard arme son bras d’un nouveau poignard lorsque p’tit George rappel à son souvenir.

"Ha ba voilà qui est mieux, on y voit rien ici !" Déclare-t-il fièrement en brandissant une torche enflammé qui rayonne tel un soleil radieux. Délaissant un elfe noir pas foutu d’être un adversaire à sa taille, Warik charge le poète bien moins courageux dorénavant. Il lance son poignard facilement évité par le maître d’arme, mais parvient à le tenir en respect en faisant choir le mannequin portant l’armure de la sororité. L’ensemble se fracasse au sol détruisant avec lui le mécanisme qui le relie à la pièce secrète et sa paroi qui se referme.

"La porte, vite bloque-là !" Hurle Relonor qui se relève la main sur sa blessure.

(Le renard se donne beaucoup de mal pour moi. A ce train là c’est moi qui vais lui en devoir une ! Enfin si je me souciais de cela bien entendu.)

Le Shaakt décide de lancer un sort sur le maître d’arme. Il génère en lui ses forces magiques pour harasser leur adversaire, mais il ne parvient pas à générer correctement sa magie en lui pour utiliser son sortilège. Il ne peut qu’admirer la ténacité du renard qui parvient à éviter les assauts par des cabrioles et p’tit George qui stoppe in extremis la paroi mobile avec un tabouret. Dans le maigre espace, Relonor peut entrevoir une pièce plus petite et quelques lames dont le tranchant attise sa soif de sang, alors que le renard accablé par les assauts ne parvient pas éviter la fine lame qui le touche à la jambe et tombe au sol.

Cet adversaire est trop fort pour qu’il s’en occupe seul. Il a besoin de toutes les lames disponibles et de toute l’efficacité que peut lui procurer sa magie. De nouveau il fait rugir le torrent aérien en lui, cependant dans sa fureur il sollicite inutilement ses muscles et rappel les blessures récentes qui lui font manquer encore son sortilège. Cette fois-ci il ressent le manque de mana et l’impuissance qui découle d’une sensation de vide intérieur. Même si jusque-là il ne s’est pas servi de son énergie intérieure, cette moitié de force en moins est un plomb au moral.

"Mais que diable fait donc ce misérable vers de terre ?" Demande Warik qui vient de remarquer ses étranges gesticulations du Shaakt.

(Il me reste encore un atout dans ma manche, mais je ne peux le manquer cette fois-ci ou se sera notre mort à tous. Il me faut un moyen de l’immobiliser, ne serait-ce qu’un instant.)

Le maître d’arme est sur le point d’achever l’irascible poète lorsque le Shaakt attire son attention. Relonor lâche au sol le bouclier contrefait pour saisit la lame de son épée par sa main libre et l’entaille en récitant une prière à son dieu :

"Thimoros dieu du mal et de la désolation,
entend la prière de tes fidèles !
Nous, adorateur du mal et des supplices mortels,
implorons ton aide contre les obstacles sur le chemin de la mort.
Maudit nos ennemis qui se dressent face à nous
et nous empêchent d’engendrer un monde de chaos.
Donne-nous la force de les châtier
et harasse-les d’une douleur incommensurable.
Que tous craignent la ferveur de notre foi
et se prosternent face à ton règne de souffrance."


"Tu as raison, prie ton dieu tu t’apprêtes à le rejoindre." Proclame le bretteur comme une promesse de souffrance.

Chapitre 17 - la lueur des lames dans la nuit (suite)

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Dernière édition par Relonor le Dim 1 Oct 2017 20:22, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 26 Sep 2017 19:14 
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Intervention pour Relonor


    Soudain, une vague de douleur assaillit tous les membres de l’assistance. Une douleur rampante, indisposante, rendant tout mouvement difficile. Elle ressemblait à une crampe qui se serait répandue dans tous leurs membres. Relonor ne fut pas en reste.


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Dim 1 Oct 2017 20:21 
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Chapitre 17 - la lueur des lames dans la nuit

V.17 la lueur des lames dans la nuit (suite).


L’elfe noir commence à douter de l’écoute de son dieu, lorsque soudain une violente crispation le saisit dans tout le corps. Toutes les fibres de son être hurlent de douleurs comme si tous ses membres individuellement clament leur indépendance. La souffrance est telle qu’il se plie en deux et manquent de s’écrouler au sol.

Le reste des personnes présentes ne s’en sortent pas mieux. Déjà blessé, le renard est complètement refermé sur lui-même. Ses crispations doivent accentuer les coups déjà pris. P’tit George aussi n’est pas en bonne posture. Il s’affale lourdement laissant tomber une liasse de papier qu’il tenait en main. Le maître d’arme lui aussi subit les foudres du dieu malsain. Bien qu’il parvienne à garder ses armes en mains, il s’oblige à poser un genou au sol pour ne pas totalement flancher.

(Thimoros n’est pas le dieu de la souffrance pour rien. Même ses propres fidèles font les frais de son courroux, mais parce que je suis l’un de ses adeptes il sait que je suis à même de supporter cela.)


Au rythme d’une respiration accélérée, Relonor reprend contenance et tend sa lame vers Warik pour libérer le sortilège qu’il contient. La lame luit un instant et l’air autour d’elle se matérialise en une tornade qui prend de l’ampleur en se dirigeant vers le maître d’arme. Celui-ci ne peut cette fois éviter la manifestation magique qui accumule les poussières environnantes et crée rapidement un obstacle visuel.

"Tu aurais mieux fait de m’achever quand tu en avais l’occasion. Je n’aurais pas la pitié dont tu as fait preuve." S’exclame Relonor qui s’avance vers son adversaire en buvant sa gourde contenant un liquide salvateur.

La potion fait rapidement effet et les douleurs issues des blessures s’estompent quelques peu, remplacées par une force renouvelée. Il lance sa gourde au poète et sert la garde de sa rapière. Loin de croire que le combat est gagné d’avance, le Shaakt détermine l’actuelle maîtrise à l’épée de son ennemi qui se relève difficilement, avant de se lancer dans le vif du sujet. Malgré la douleur de la malédiction de Thimoros associée aux blessures subies, l’elfe noir porte un coup de taille à son adversaire qui parvient à bloquer malgré une évidente difficulté. Assuré de voir le bretteur ainsi diminué Relonor enchaîne les assauts. Cependant son adversaire n’est pas idiot, la milice doit être prévenue et se dirige certainement ici. Il ne lui reste plus qu’à adopter une posture défensive en les retenant tous les trois. Le Shaakt a beau pousser le maître d’arme dans ses retranchements, ce dernier ne flanche pas.

Il doit en finir vite et si la magie lui fait maintenant défaut, son énergie interne n’attend que l’occasion de dévoiler toute sa fureur. L’elfe noir rassemble son énergie pour la concentrer dans sa lame. Feintant une retraite après un assaut, il se déploie. Corps et lame se meuvent comme un seul être sur l’ennemi. Face à un coup d’estoc, Warik n’as pas la capacité physique pour esquiver correctement et il se sait incapable de parer le coup qui vient. Il ne peut que protéger ses points vitaux avec ses lames et serrer les dents. Relonor prend un immense plaisir à le voir si désemparé et sa lame se dirige avec une précision stupéfiante, non pas sur un point vital, mais sur la main principale du maître d’arme. Le but n’était pas de la toucher mortellement, mais de briser sa défense pour ce qui vient. Saisissant son arme à deux mains, il rassemble de nouveau son énergie pour un fulgurant assaut. Si le premier coup à l’épaule gauche est paré par la dernière main valide, le poignet est fragilisé par la puissance de l’attaque laissant tout le plaisir au Shaakt pour porter le second coup de l’autre côté de l’épaule, enfonçant sa lame de plusieurs centimètres sur une large partie du torse. L’homme ne crie même pas. L’accumulation de souffrance le fait choir sans bruits sur ses genoux, avant de tomber face contre sol, à la merci de l’elfe noir.

Pourtant, Relonor ne prend pas le temps à l’achever et se languir du supplice qu’il peut lui infliger. Autrefois il aurait pris ce plaisir malsain, se serait amusé à le torturé longuement, mais les derniers évènements l’ont fait réfléchir. Il a manqué un test d’un des membres importants de l’organisation dont il fait désormais parti. Cela lui a valu d’être mis de côté pour un raid sanglant contre une organisation rivale. Suite à cela il s’est lancé dans un projet personnel en se mettant à la recherche d’une ancienne relique, mais encore, son orgueil lui a valu de trahir ses nouveaux camarades criminels en dévoilant leurs projets à un nécromancien et certainement de divulguer d’autres informations à l’avenir. Cette entrevue peu agréable a été le fruit de la rencontre avec le renard et s’il ne l’a pas tué après être sous le joug du maître des morts, il ne le regrette pas. L’homme lui a permis d’entrer au contact avec le propriétaire de la relique en lui offrant des vêtements d’un milieu huppé, lui apprenant les manières requises et a prouvé être un atout contre un adversaire particulièrement dangereux.

Jusque-là refouler ses pulsions sanguines s’est révélé utile et le maître d’arme étant hors de combat ainsi que l’annonce de la milice en route, la fuite devient une priorité. Tous les trois ont perdu assez de temps et ils ne peuvent se permettre de rester ici, qu’ils aient ou non ce qu’ils cherchaient. Poussé par son instinct, l’elfe noir court vers p’tit George et rengaine son arme.

"Allez bouge-toi de là, la milice arrive et je sais très bien à quel point tu peux exagérer !" Ordonne l’elfe noir qui lève le semi-homme par le froc.

Le renard quant à lui parvient à se relever, bien qu’avec difficulté. La potion de soin seule ne semble pas suffisante et il faudra un peu de repos pour panser ses plaies. Rapidement les trois hommes arrivent au balcon. Relonor le franchit avec la difficulté que lui impose son dieu et s’empresse de rattraper le semi-homme et le renard qui ne possèdent pas sa capacité à agir sous une douleur permanente. De nouveau la même stratégie pour sortir que pour entrer est utilisée. Le semi-homme est aidé pour atteindre le haut du mur et se laisse descendre par la corde que tient l’elfe noir. Mais voilà l’instant délicat. Si le semi-homme est utile pour maintenir la corde tendue de l’autre côté, il n’a nul besoin du renard pour le franchir. Par ailleurs, la présence d’un homme encore présent peut ralentir la milice et aider à la fuite. Les deux hommes se regardent mutuellement dans les yeux comprenant tous deux l’enjeu que peut représenter d’abandonner l’autre ici.

"Dépêche-toi !" Déclare finalement le Shaakt joignant les mains pour faire une courte échelle. "Allez !" Ordonne-il alors que le renard le regarde médusé.

Le poète ne se fait pas plus prier et grimpe aussi vite qu’il peut. Relonor grimpe à son tour, cependant la tension de la corde disparaît.

"C’est quoi ce délire ?" Rugis l’elfe noir.

"C’est p’tit George, il est parti !" Répond simplement le renard du haut de son perchoir. "J’entends des bruits de pas venir, dépêche-toi de monter je tiens la corde !"

Finalement c’est le Sinaris qui les a trahi. Après tout ce semi-homme s’est toujours montré pleutre, aucune raison que cela change. Aidé par le poète, l’elfe noir franchit le mur et tous deux atteignent l’autre côté alors que plusieurs hommes armés arrivent.

"Par où allons-nous ?" Demande l’homme endimanché, car si le chemin opposé à ce qui semble être les miliciens et le plus évident pour fuir est une grande rue, les bâtiments qui leur font face possèdent un grand nombre de ruelles étroites, mais avec une chance non négligeable de tomber sur un cul de sac.

"Par ici messires !" Déclare une petite voix dans une des ruelles.

"P’tit George ?" Se surprend de voir l’elfe noir.

L’actuelle proximité des hommes armés venant dans leur direction les pousse à agir dans l’instant. Ils se rendent vers le Sinaris qui fait tomber un tas de caisse en bois entravant la progression des poursuivants.

"Par ici !" Déclare-t-il en prenant le rôle du guide.

Il mène la troupe au travers du labyrinthe que représentent tous les chemins possibles jusqu’à une des nombreuses entrées des égouts.

"Vous m’avez bien dit que vous connaissiez les sous-sols de la ville ?" Déclare timidement le semi-homme.

"Bien joué p’tit George, tu as assuré !" Fait le Shaakt.

"Heu…vous ne comptez tout de même pas me voir entrer là-dedans ?" Se dégoûte le renard.

"Libre à toi de refuser, mais c’est ça ou la milice." Répond l’elfe noir qui pénètre à l’intérieur suivi du Sinaris, puis après quelques râlements le renard.

Chapitre 1 - Les pouvoirs de l'ecu.

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Je boirai vos âmes.


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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Jeu 26 Oct 2017 20:33 
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V.6 Faire face à sa faiblesse.

Si certains villageois ont la rancœur tenace contre la milice et refusent de se soustraire à l’injonction d’éloignement, d’autres ont préféré quitter les lieux par peur que ce qui est advenue à l’entrepôt arrive chez eux, ou simplement emporté par le ras-le-bol ambiant vis-à-vis de la couronne. Nous logeons dans l’une des habitations laissées à l’abandon pour la nuit. Nous attendons bien sûr que la noirceur nocturne se fasse pour y pénétrer discrètement, car s’il y a pire qu’un Shaakt avec l’emblème de la milice luttant contre les villageois, c’est un Shaakt sous couvert de la milice qui cambriole les pauvres gens. Les lieux sont comme on s’y attendait assez miteux, mais dans l’ensemble cela correspond à la misère du quartier. Placards et étagères ont été vidés pour ne rien laisser de valeur derrière soi. Ou alors les propriétaires ne possédaient déjà rien de valeur.

Sylve prépare de quoi dîner et lorsque nous avons fini de manger, je m’adonne à ma pratique de la prière.

"Je ne t’ai jamais demandé, mais quel dieu pries-tu ?" Me demande-t-elle une fois que j’ai terminé.

"Je prier Valshabarath et Phaïtos. Tu connaître Valshabarath sous le nom de Thimoros je crois." Je lui réponds le plus simplement du monde. "Et toi, tu prier dieux ?"

"Tu pries les dieux de la mort et de la souffrance ?" S’interloque-t-elle. "Toi qui a subit tant d’atrocité j’aurais pensé que ce serait les derniers dieux auxquels tu vouerais un culte."

"Tous les Shaakts les prier. Mes parents, les parents de mes parents, les domestiques, les esclaves, même mon ancienne maîtresse à Omyre s’assurer que nous rendre grâce aux dieux. Etre une vieille habitude et respect envers les anciens." Je lui explique, ne comprenant pas pourquoi elle semble surprise.

"Attends ! Que je comprenne bien et arrête-moi si je me trompe." Commence-t-elle. "Tu pries des dieux sombres, Phaïtos n’en est pas vraiment un mais passons. Tu les pries par respect pour ta sœur qui t’a maltraité," je hoche affirmativement la tête "tu les pries pour tes parents qui t’ont vendu" encore un hochement "et pour ton ancienne maîtresse qui t’a torturé ?"

Cette dernière partie me bloque. Je n’ai jamais vraiment cherché à croire en tel ou tel dieu pour moi-même. Ce n’était qu’une tradition que j’ai simplement acceptée comme tous mes semblables avant moi. Toutes les personnes qui se sont assurées que je donne ma foi aux dieux sont les mêmes à m’avoir fait souffrir durant mon existence. A quoi bon perdurer des traditions qui m’ont été malsaines. J’ai toujours voué une partie de ma vie à ces dieux, mais eux que m’ont-ils apportés hormis de la souffrance ? Si j’arrête de croire en eux vais-je subir leur courroux ? Dois-je chercher la protection de Gaïa et m’acceptera-t-elle après tant d’années de services auprès des dieux noirs ?

"Nhaundar ? Tu vas bien ?" S'inquiète Sylve par mon absence de réaction.

"Je…oui je… aller me reposer." Lui dis-je, dérouté par le tumulte qui s’agite en moi, puis cherche un coin tranquille pour m’isoler.

V.8 Les bases de la magie.

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Dernière édition par Nhaundar le Lun 18 Déc 2017 17:22, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Lun 18 Déc 2017 17:21 
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V.7 Parlons théologie.

Lorsque je sors reposé de ma méditation, l’intérieur de la maison est plus que sombre. Le feu s’est éteint et une légère fraîcheur s’est installée. Je commence par remettre un peu de bois sec dans la cheminée et l’allume en générant une petite flamme du bout des doigts. Le brasier prend vite feu et quelques instants et quelques bûches plus tard, le foyer est de nouveau en place. Dans un coin du salon, la lumière me révèle Sylve qui s’est assoupie sur un banc fort peu confortable. La chaleur du feu n’étant pas encore bien répartie dans la pièce, je me mets en chasse d’une couverture aussi silencieusement que possible et le dépose délicatement sur la semi-elfe.

(Qu’est-ce qui peut bien la pousser à vouloir rester à mes côtés sans cesse ? D’autres auraient refusé la mission qu’on lui a confiée ou alors se seraient arrangés pour me nuire prétextant l’auto-défense. Il est vrai qu’elle m’a confié avoir eu un fiancé, mort dans l’un des nombreux camps d’esclave d’Omyre. Mais est-ce là l’unique raison ?)

Ne voulant pas la réveiller, je me place non loin du feu pour profiter de sa lumière et ouvre le livre de la faculté traitant de la magie. Je parcours le condensé d’information de long en large afin de me familiariser avec lui. Tous les types de magies y sont décrits et répertoriés par élément. Je m’attarde quelque peu sur la section relative aux sortilèges de feu. Une partie préliminaire évoque l’élément ainsi que les sorts comme étant dangereux pour l’utilisateur et les personnes qui l’entourent à cause de sa particularité à se répandre seul. Une simple flamme peut dégénérer en un grand incendie si les conditions sont remplies et les fumées générées peuvent être mortels.

(Sans blague !)

Cette partie me fait un peu rire. Est-ce réellement nécessaire de préciser ce point ? Cela me semble absurde car même un paysan complètement inculte connait les propriétés inflammables du feu, ne serait-ce pour se chauffer pendant l’hiver. Je suis pris d’une incompréhension, mais peut-être que la manipulation de la magie requière plus de maîtrise que je ne le pensais. Je m’inquiète des autres sections pour savoir si elles disposent elles aussi de recommandations. S’il semble évident que la section de l’eau évoque les problèmes de noyade dans les milieux confinés, elle mentionne également la puissance que peut générer la pression de l’eau, capable d’enfoncer une porte en bois renforcée. La partie concernant la terre insiste sur l’utilisation des sorts modifiants la structure du terrain à l’intérieur des bâtiments. Lorsqu’en revanche je m’inquiète des sorts de lumière c’est l’évocation de Gaïa qui est présente. La mention de la déesse de la lumière me rappelle la conversation de mes croyances avec Sylve. Lors de ma première rencontre avec elle nous avons été attaqués par un traqueur obscur. Pris par surprise, l’affrontement à très vite mal tourné pour la semi-elfe et moi qui ne maîtrisais pas ma magie je n’étais pas le meilleur allié qu’on pouvait rêver. Même si c’est en ramenant ma gardienne aux portes de la mort que j’ai pu recevoir ce traitement de faveur auprès du conseil d’Oranan, je m’en suis toujours voulu de ne pas avoir pu faire plus. Et si cela devait se reproduire, si Sylve se retrouve encore dans cette situation les restrictions de ma religion ne m’autoriseraient pas à la soigner en usant de la magie de lumière.

(Il est peut-être temps de laisser mon passé et mes convictions qui au final ne sont pas les miennes derrière-moi. D’aller de l’avant avec ceux qui veillent sur moi, même si cela me vaut le courroux des dieux. Si Gaïa est la déesse opposée à Thimoros, peut-être qu’elle m’acceptera et me protègera si je renie mon dieu.)

La nuit passe à mesure que je m’interroge sur mon avenir et plutôt que de consacrer le temps qu’il me reste sur un débat théologique, il serait préférable que je m’inquiète de mes capacités magiques. Je reprends donc ma lecture et reviens à la section traitant du feu et m’attarde sur un paragraphe traitant de la nature magique du feu.

« Tel que mentionné dans les chapitres précédents la manipulation du mana subit des transformations en fonction de l’élément du fluide. Le feu est une concentration de mana qui brûle par effet de friction des particules magiques. Le magicien doit donc prendre en compte cette notion de concentration et de combustion lorsqu’il génère des sorts de cet élément. La boule de feu, le sortilège de base, en est le parfait exemple et se décompose en deux éléments distincts. Le premier est la création d’une sphère immuable constituée de mana, source de la puissance du sort. Le second est la manipulation d’un puissant courant de mana en surface qui va contenir la sphère de mana lors de la libération et donner un effet explosif au contact de la première surface touchée. C’est ce courant qui, par effet de friction, va générer la combustion entraînant l’apparition des flammes et donne son nom au sortilège. La majorité des utilisateurs sont capables de générer ce sort sans prendre en compte toutes les implications nécessaires. Pourtant s’ils souhaitent continuer dans la voie de cet élément sensible, la compréhension des bases est tout simplement primordiale pour la suite de leur progression. »

Il existe plusieurs sorts connus, mais parmi l’élément de feu ceux que l’on peut considérer comme défensif sont plus en réalités dissuasifs. Forcer une cible à ne pas se rapprocher et provoque d’importantes blessures le cas échéant.

(C’est bien beau tout ça, mais comment apprend-on de nouveaux sorts ?)

Me référant au sommaire, je trouve la partie relative à l’apprentissage de sortilèges. En règle générale, les marchands d’objets magiques possèdent une large panoplie de parchemins d’apprentissage. Contre un coût non négligeable, ces rouleaux magiques sont imprégnés du savoir permettant d’utiliser le pouvoir qu’il contient. Il existe cependant un moyen plus spontané par l’apprentissage personnel en s’exerçant sur un sort particulier. Etre capable de générer dès la première tentative une magie inconnue est de l’ordre du miracle divin. Apprendre par soi-même est une tâche aussi difficile que longue, cependant c’est le meilleur chemin dans la compréhension de la magie. A noter qu’il est déconseillé de s’exercer à l’apprentissage de nouveau sort lorsqu’on est aux prises avec un adversaire qui vous veut du mal. Autrefois il existait bien plus de sorts qu’aujourd’hui. Malheureusement, de ces âges glorieux de la magie il ne reste que les sortilèges que l’on trouve dans toutes boutiques de magie. L’apprentissage personnel reste le meilleur accès à ce savoir oublié.

(C’est bien ce qu’il me semblait ! De puissants sortilèges ont été perdus dans l’histoire. Peut-être par accident, omission ou simplement pour ne pas voir de puissants sorts tomber entre de mauvaise mains.)

Je range mon traité de magie et ouvre celui que j’ai demandé, le « récits de grands mages ». Je passe de longues heures à suivre les faits héroïques de magiciens de renoms et leurs découvertes, jusqu’à ce que les premiers oiseaux du matin me rappellent à mon devoir.

V.9 Filature.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Lun 18 Déc 2017 17:37 
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V.8 Les bases de la magie.

En ouvrant le volet je m’aperçois que la nuit est encore présente, mais à l’horizon les premières lueurs de l’aube s’apprêtent à démarrer un nouveau jour. Je réveille Sylve qui doit malheureusement manquer de sommeil vu sa petite mine du matin. Je réchauffe les restes de la veille et me hâte de ranger mes affaires que je la vois déjà sur le pied de guerre malgré sa fatigue. Entraînement de soldat certainement. De par ses habitudes militaires Sylve m’indique qu’il ne faut pas avoir le ventre trop plein dans l’éventualité où nous aurions à faire quelques efforts physiques. Nous quittons rapidement les lieux après nous être assuré de n’avoir rien laissé derrière nous.

Le froid de la nuit nous accompagne dans les rues de Kendra Kâr. Nous nous déplaçons discrètement, allant d’une obscurité à un coin d’ombre pour ne pas être repéré. Cependant, au bout de quelques instants Sylve m’agrippe le bras et m’impose le silence. Si rien ne semble perturber le silence de la nuit, quelque chose attire l’attention de la semi-elfe qui m’intime de la suivre en silence. Nous parcourons plusieurs mètres avant de nous arrêter vers la devanture d’une boucherie. De la main elle me désigne trois personnes apparemment à l’intérieur. Elle s’apprête à se rendre à la porte lorsque subitement elle me force à rejoindre l’obscurité de la ruelle adjacente et plaque sa main contre ma bouche. Des bruits de pas provenant de la rue arrivent eux aussi à la boucherie.

"T’es sûr que c’est ici ?" Demande une première voix.

"Certains ! Je suis déjà venu et je les ai vus rentrer plusieurs nuits de suite." Répond une seconde.

Les deux individus pénètrent à leur tour dans le bâtiment en tentant de générer le moins de bruit possible, mais une lumière au travers des volets dévoile une torche.

"Si je comprendre bien, ces deux hommes suivre les premiers et seuls les premiers connaître le chemin pour passer." Je déclare tout bas à l’attention de Sylve.

"Non !" Me répond-elle tout simplement. "Ils étaient trois. Il n’a rien dit, mais je te confirme au bruit de pas qu’il y avait bien trois hommes la deuxième fois et seulement deux la première."

(Décidément son acuité auditive est un véritable atout.)

A notre tour, nous pénétrons à l’intérieur du bâtiment et rapidement un problème se pose pour ma gardienne. L’obscurité est si dense qu’elle est incapable de voir où elle met les pieds. Ses capacités elfiques semblent avoir leurs limites. Je lui prends donc la main et l’intime silencieusement à me suivre. Contrairement à elle l’obscurité n’est pas un problème qui me concerne et je parviens à nous guider assez aisément. Je la force à se baisser pour éviter des couteaux laissés trop près du passage et la tient par la main lorsqu’une caisse au sol peut provoquer sa chute. Malgré l’absence de lumière déchirant les ténèbres de la nuit, nous parvenons à rattraper le second groupe et leur torche jusqu’au sous-sol servant de stockage de la viande grâce à sa fraîcheur plus marquée. Pris au piège dans une cage en métal, le feu qui brûle n’éclaire que par de fins rais de lumière ce qui leur permet de ne pas générer une trop forte intensité lumineuse et dévoilerait leur présence. Ils disparaissent derrière un meuble en bois qui de toute évidence est un accès secret dans le mur.

(Nous aurons tout le loisir de comprendre l’intérêt de ce trou lorsque la milice sera au courant.)

La voie mène à une cave où quelques morceaux de viandes sont également présents.

(De la viande de chaque côté, mais pourquoi faire ?)

Je continue de suivre les rais de lumière tout en guidant ma complice. Fort heureusement la trappe permettant d’atteindre la cave est restée ouverte et nous débouchons sans bruit dans une maison. Nous progressons tous deux lorsqu’une rixe éclate à quelques mètres de notre position.

"Mais qu’est-ce que vous foutez là bon sang ?" Interroge une voie grave.

"Je te l’avais dit ! J’étais sûr qu’on était suivi." Renchéri un second. "Bon on fait quoi d’eux ?"

"On est là pour dévoiler la vérité au peuple !" Répond une des voix que j’ai entendue avant d’entrer dans la boucherie. "On sait que vous êtes là aussi pour l’entrepôt. On veut raconter ce que cache le roi aux Kendrans."

"C’est pas vrai encore des fouineurs ! S’ils racontent tout on est fini." Déclare le premier.

"Non vous n‘avez pas compris, on veut juste dénoncer ce que cache le roi. On se moque du trou pour voler le boucher par lequel vous êtes passé, ni pourquoi vous traversez le blocus de la milice. Tout ce qu’on veut c’est la vérité !" Déclare l’homme.

Je profite de l’obscurité pour l’avancer jusqu’à l’ouverture de la porte et y jette un œil. L’intérieur est assez pauvre. Quelques étagères traînent ici et là contre le mur, un buffet bien amoché par le temps, tandis qu’au plafond un lustre vétuste se sent seul sans bougies et que le mur qui me fait face possède une porte barricadée par une table et quelques chaises menant à l’extérieur. La lanterne des hommes que nous avons poursuivis encore allumée bien qu’au sol, dévoile deux jeunes hommes assis au sol et deux autres debout. Un premier massif tenant un jeune homme par le col tandis que le second plus fluet tient une grande dague menaçante. Les deux hommes se regardent l’un l’autre et semblent se mettre d’accord du regard.

"C’est pas vot’e nuit mes p’tits gars !" Déclare l’homme avec la dague. "Vous avez mal choisi vot’emoment pour jouer les héros du peuple."

(Ils vont les tuer pour ne pas laisser de témoins ! Le capitaine de la milice m’a bien demandé de ne pas causer de trouble, mais cela ne compte peut-être pas si je sauve des vies ? Enfin si j’essaie.)

"Non, non arrêtez ! Faites pas ça !" Implore l’homme tenu par le col.

Ils s’apprêtent à les tuer ! Je me tourne vers Sylve qui a certainement compris ce qu’il se passait.

"Y avoir un homme armé. Bloque-le je m’occuper de l’autre." Je lui indique tout bas.

Ni une ni deux nous déboulons dans la pièce de concert. Je malaxe le fluide magique en moi et rassemble ma puissance dans ma main droite, l’autre tenant fermement mon bâton. Le sort me permettant d’atteindre des cibles éloignées, ma boule de feu jaillit pour porter le premier coup contre l’homme massif. Sous le choc ma cible relâche le jeune homme qui tombe au sol. Sylve quant à elle se rue sur le second homme et leur lame s’entrechoquent.

"Naundar !" M’interpelle-t-elle.

Je la vois forcer la garde de son adversaire et le pousse à lever son arme, complètement désarmé face à une attaque extérieure. De nouveau je fais rugir ma magie et envoie une nouvelle boule de feu sur l’homme fluet. Sylve pointe sa lame sous sa gorge tandis que je me précipite vers son comparse et dirige mon bâton en direction de son visage. J’ai déjà vu les magiciens menacer de la sorte avec une certaine efficacité.

"Posez immédiatement toutes vos armes." Tonne la semi-elfe.

"Vous aller bien ?" Je demande aux trois jeunes hommes.

"Un Shaakt ! On est mort !" Lance l’un d'eux.

"Je venir de sauver vous. Merci être plus approprié je croire !" Je lance contrarié. "Je pas avoir finir avec vous, je travailler pour la milice et vous devoir expliquer pourquoi vous être là !"

A voir un elfe noir effectuer des missions pour le compte de la milice Kendrane, une véritable incompréhension se lit sur leur visage. Les choses semblent sous contrôle lorsqu’une chose nous renverse Sylve et moi.

V.10 Le retour d'un vieil ennemi.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Lun 18 Déc 2017 17:41 
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Quelque chose nous est tombée dessus. J’aurais bien pensé au lustre un peu trop vétuste si celui-ci ne m’avait pas lacéré le corps et lâché un râle terrifiant comme ours hurlant du fond de sa grotte et pris d’une très très mauvaise toux. Affalé sur le côté je me redresse pour voir l’ombre d’une créature horriblement rachitique et j’entends les hurlements de ceux lui faisant face. La maigre lumière présente expose un jeu d’ombre terrifiant. La créature assène de nombreux coups sur les bras d’un être qui petit à petit cesse de se défendre au fur et à mesure que la victime se tait et perd connaissance. Le monstre continu de porter des coups bien après que l’âme de sa cible ait quitté son corps.

(Je dois me relever, sinon je serais le prochain !)

Je ressers ma poigne sur mon bâton en me relevant et lorsque je fais face à la créature, une gerbe de sang m’atteint au visage. Bien que j’ai subi de nombreuses séances de tortures, que ce soit en victime ou en spectateur pour me faire peur, une telle scène associée au stress de mon premier combat me soulève le cœur. La première victime est le jeune homme précédemment tenu par le col. Ses comparses semblent trop choqués pour agir et les deux hommes menaçant ont eu aussi subis les coups de notre assaillant commun. Je fais rugir ma magie pour cueillir la créature en plein dans le dos. Peut-être est-ce dû au stress du combat, mais ma boule de feu ne semble pas blesser la créature outre mesure. C’est à peine si elle daigne se tourner pour s’intéresser à moi. Si je n’avais qu’une bonne idée du type d’ennemi qui me fait face, j’en ai désormais la certitude. Le destin doit avoir l’œil sur moi pour me présenter après avoir maîtrisé mes pouvoirs, le même ennemi qui s’est présenté lors de ma rencontre avec Sylve : un traqueur nocturne. A cette époque mes pouvoirs agissaient par eux-mêmes et nous avons affronté cet ennemi avec la semi elfe séparément. Aujourd’hui je ne suis plus ce poids d’avant. J’ai vaincu ma peur, dompté ma magie et je fais front commun avec ma gardienne.

"Sylve tu être prête ?" Je demande à l’intéressée.

Je tourne la tête par l’absence de réponse et si ma seule alliée présente s’est elle aussi mise en garde, son regard me rappelle mes moments où j’étais tétanisé par mes phobies. De son dernier affrontement contre un traqueur nocturne, Sylve a visiblement développé une peur incommensurable de cet ennemi et j’ai peur d’être celui qui doive gérer la créature ainsi que de protéger les hommes présents, elle comprise.

La créature bondit sur moi avec une férocité effrayante sans que ma complice ne lève le petit doigt. J’use de mon bâton pour essayer de le stopper, mais il le saisit de ses deux mains et me repousse contre le mur. Grâce à ses longues griffes et sa force supérieure à la mienne, il m’enfonce quelques-uns de ses doigts tranchants dans mon épaule. Les quatre hommes qui reprennent finalement leurs esprits décampent très vite et n’étant pas dangereuse pour la créature, celle-ci me projette contre une armoire et part à la poursuite des proies qui s’échappent en lacérant la semi-elfe au passage qui tombe au sol. Alors que le traqueur disparaît et que des cris déchirent la tranquillité nocturne je fais un rapide constat. Même en ayant maîtrisé mes pouvoirs et surmonté ma peur, je reste toujours aussi inutile qu’autrefois. Je suis même incapable d’être utile à l’une des rares personnes qui ne me considèrent pas comme un monstre. De surcroît, j’ai bien entamé mes réserves magiques et approche de l’inutilité complète si je venais à être incapable de générer des boules de feu. Afin de me rassurer, je mobilise ma magie dans ma main et éclaire les lieux par la lumière de mon pouvoir. Si l’obscurité n’est pas un obstacle pour moi, Sylve en souffre et la vision du monstre associé à la faible lumière doit jouer dans la lutte pour résister à sa peur.

"Sylve ? Comment tu te sentir ?" Je lui demande ne sachant comment lui faire recouvrir ses esprits.

La semi-elfe semble dans un état second. Si elle parvient à se redresser avec ses bras, son regard est toujours aussi vide qu’avant. Le coup reçu n’a pas eu d’effet choc pour la ramener à la réalité. Je me relève péniblement et bien que je n’ai pas de potions de soin en ma possession il me reste toujours mes potions de manas. Si la créature pense venir nous achever, je compte bien déchaîner tout ce que j’ai pour l’emporter avec moi dans la tombe. Je bois l’une de mes potions et mon énergie magique stimule mon feu intérieur et me ragaillardit le cœur.

(Il faut qu’on fiche le camp d’ici, mais comment empêcher la créature de nous poursuivre ? Si seulement je savais créer un mur de feu. Si je m’essaye à en générer un, je risque de ne plus avoir assez de magie pour me défendre pour un rendu incertain. Non mieux vaut faire avec ce que je sais déjà plutôt que d’arpenter un terrain difficile dans une situation on ne peut plus critique.)

Je saisis ma protectrice par les épaules et malgré la douleur qui me tiraille je cherche à capter son attention. Cependant, c’est la mienne qui réagit lorsque je m’aperçois que les cris ont cessé.

(Sont-ils tous morts ? Ont-ils pu échapper à la créature et les poursuit-elle, nous laissant la possibilité de chercher de l’aide ?)

Malgré ma faiblesse physique je lève le bras gauche de ma tutrice et lui fait faire le tour de ma nuque pour la porter. Je parviens à la faire bouger de quelques pas que le traqueur est déjà revenu et nous fait face. Je ne peux porter la semi-elfe et me battre correctement. Je la laisse donc s’écrouler au sol et concentre toute ma magie qu’il m’est encore possible. Trop rapide, la créature esquive le coup sur le côté et se rapproche de moi. J’ai encore le temps de porter un nouveau coup qui cette fois-ci la touche de plein fouet. Le coup pourtant puissant ne semble ne faire aucun effet. Je me souviens de ma première rencontre avec un autre membre de cette espèce et à l’époque j’étais parvenu à déchainer ma magie malgré ma peur. Je me rappelle surtout de la puissance qui était parvenue à la faire trépasser. Aujourd’hui ma magie est bien plus puissante qu’alors et pourtant deux sortilèges de pleins fouets n’ont eu raison d’elle m’amenant à une cruelle conclusion. La créature se rue de nouveau sur moi et je bloque une de ses mains avec mon bâton tandis que l’autre s’enfonce dans mon bras droit. J’ai passé des épreuves pour recouvrer mes pouvoirs et je combats seul contre un être qui comble de l’ironie est insensible à ma magie.

Si je devais être un animal cette chose serait mon prédateur naturel. Insensible à ma force et puissant dans ma faiblesse. Mes dernières forces physiques me fuient lorsque la chose lâche un hurlement à destination du plafond. Elle me délaisse non sans me lacérer la chair au passage et je vois ce qui attire son attention. Sylve s’est relevée et brandit son arme ensanglantée. Elle est parvenue à reprendre le dessus pour porter un coup dans le dos, mais à son maintient fébrile je présume qu’elle n’a pas pleinement retrouvée son sang froid. Trop atteint par les coups je ne parviens pas à me relever. La créature s’approche lentement de la semi elfe et joue avec ses longues griffes. J’implore tous les dieux de nous venir en aide et lance de nouveau une boule de feu. Le projectile magique atteint ma cible qui ne bronche pas, m’enfonçant davantage dans mon inutilité. Tandis que le monstre continue sa lugubre progression, Sylve recule petit à petit. Obnubilée par sa phobie qui lui fait face, elle ne prend pas garde à ce qui se trouve au sol et trébuche. Sa posture actuelle est particulièrement vulnérable à une attaque au corps à corps et je ne donne pas chère de sa peau si la créature l’empêche à se servir de son arme.

La créature continue inexorablement son avancé et se trouve désormais à deux mètres seulement de la semi-elfe. Je regarde le traqueur avec la peur au ventre. Moi seul peux protéger ma gardienne et pourtant mes capacités sont inutiles. A l’image du coup d’épée, j’ai besoin de quelque chose de plus consistant, de plus solide que ma magie : une porte, une planche, un…

(Le lustre !)

Sylve recule à quatre pattes et se retrouve désormais sous le lustre de la pièce. Si je parviens à le faire tomber au bon moment en lançant une ultime boule de feu sur l’attache du plafond, cela peut coincer l’horreur et nous permettre de nous échapper.

"Sylve ne bouger plus ! Toi avoir confiance !" Je lui intime lorsqu’elle se retrouve légèrement plus loin du lustre, juste assez pour ne pas le recevoir en pleine tête.

Fort heureusement elle semble assez lucide pour m’entendre et surtout confiante pour m’obéir malgré la source d’angoisse qui s’avance. La créature s’arrête un instant craignant peut-être un piège. De mon côté j’observe le lustre. J’estime son poids et surtout le temps nécessaire pour atteindre le sol puis reviens sur la créature. Pour avoir déjà subis deux charges je sais comment elle se place avant de bondir et à sa façon de se positionner elle s’apprête à recommencer. Avec difficulté je tends la main en direction du plafond et patiente jusqu’au bon moment pour agir. Je n’ai pas le droit à l’erreur car mon échec provoquerait notre mort à tous les deux.

La créature fléchie les genoux, signal que j’attends. Je lance ma dernière boule de feu sur la chaîne qui soutient le lustre un instant avant la créature. Elle s’élance toutes griffes tendues sur sa proie qui hurle de terreur, mais le prédateur trouve son maître en la présence de l’imposant lustre. L’objet s’écrase lourdement fracassant le crâne de la créature qui s’immobilise soudainement.

V.11 Révélations.

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Dernière édition par Nhaundar le Lun 18 Déc 2017 17:51, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Lun 18 Déc 2017 17:50 
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V.10 Le retour d'un vieil ennemi.

Je reste complètement immobile, respirant à peine de peur que cela ne fasse réagir la créature. Je me relève finalement en m’aidant de mon bâton et m’avance jusqu’à l’horreur morte. Je crains qu’elle ne soit qu’assommée, mais son crâne fracassé me prouve le contraire. Je m’approche jusqu’à Sylve qui elle aussi se remet à peine de l’affrontement. Je lui tends la main qu’elle saisit et la tire vers moi.

"Merci Nhaundar je…je ne sais pas comment te remercier. Encore une fois tu m’as sauvée la vie." Me remercie-elle.

"Non, être travail d’équipe. Je pouvoir rien faire sans toi et seul je devoir être mort car ma magie n’avoir aucun effet." Je lui réponds pour la réconforter, mais aussi pour faire le point. Je me baisse jusqu’à la créature et pause ma main sur elle espérant comprendre quelque chose qui m’échappe, mais rien ne vient. "Traqueur être insensible à ma magie et ce n’être pas normal."

(Cette chose était invulnérable face à mes boules de feu car elles sont purement magiques. Une manifestation de mana qui brûle par son intensité. Que serait-il advenu si j’avais déployé des sorts différents issus de l’élément de terre ? Sont-ils aussi une manifestation du mana ou alors est-ce une manipulation magique de la terre ? Si la seconde hypothèse s’avère vraie alors il m’aurait été possible d’atteindre cette chose. Je manque cruellement de connaissance en ce domaine, il va me falloir énormément étudier sur le sujet !)

Soudain Sylve à un mouvement de recule face à la créature et dégaine son arme. Ma main sur le cadavre j’essaie de ressentir un mouvement de vie en elle. Rien.

"Il y a quelqu’un. Part là suis-moi !" M’ordonne-t-elle cachant sa fébrilité.

Je délaisse la chose et suis la semi-elfe sur les talons, ou du moins je fais au mieux avec mes blessures.

"Il y a un survivant !" S’exclame-t-elle en s’assurant tout de même de l’état des autres.

J’arrive quelques secondes après et vois une scène de carnage par la cave où nous sommes arrivés. Eclairée par le feu de ma main toujours actif, je vois que le traqueur s’en est donné à cœur joie. De profondes lacérations sont présentes sur les murs ainsi que sur les corps et tout est recouvert d’un rouge sanglant. Des membres gisent loin du reste de leur corps et on se demande bien comment il peut y avoir ne serait-ce qu’une personne en vie, même si elle ne peut être qu’aux portes de la mort d’après moi.

"Les blessures sont importantes, mais je crois qu’il va s’en tirer." M’explique-t-elle en lui faisant un bandage de fortune sur la jambe qui saigne abondamment.

L’homme revient à lui à l’aide d’un pic de douleur et d’un hurlement de souffrance.

"Bon sang vous allez me tuer !" Se plaint-il.

"Toi pas devoir te plaindre. Toi plutôt remercier la vie car être seul survivant avec nous." Lui dis-je agacé par son comportement. "Tous fuir cette chose au lieu de l’affronter ensemble."

"Non tout ça c’est de votre faute ! Celle du roi et de la milice qui le protège !" Nous invective-t-il.

"Toi j’ai hâte de voir ta tête face au capitaine de la milice." Rugis Sylve en l’attrapant par le col.

"Toi attendre !" Lui dis-je en posant ma main sur son épaule. "Je vouloir savoir ce qu’être arriver ici et pourquoi lui être là !" Je sens venir ma camarade prétextant qu’on n’est pas supposé savoir ce qui s’est produit alors je prends les devants. "Si d’autres créatures être présentes, nous devoir savoir pour mieux être préparer." Elle soutient mon regard et capitule devant notre situation assez précaire. "Toi ! Quoi être ce passage par lequel vous venir et pourquoi vous désirer braver interdiction ?" De concert nos yeux d’inquisiteur scrutent le malheureux en attente d’une réponse.

"Le passage c’est le vieux bif qui l’a fait ! De temps en temps il y passe pour chiper quelques bouts de viande de la cave d’à côté. Et la raison vous la savez pertinemment vous êtes les chiens du roi, vous servez tous ses désirs égoïstes. Il y a eu une explosion. Une très grande explosion. Quelque chose de magique. Le roi est derrière tout ça et on est venu pour le prouver. Les autres…" Termine-t-il en tournant la tête visiblement à la recherche de ses compagnons. Il finit par hurler lorsqu’il trouve une tête décapitée non loin de nous.

Sylve le bâillonne rapidement pour étouffer ses plaintes.

"Si toi pas comprendre le sens du mot survivant, toi devoir comprendre que la créature pouvoir ne pas être seule." Je tente de lui faire comprendre. "Si toi vouloir vivre alors toi cacher tes sanglots jusqu’à trouver secours. Nous devoir avertir milice et population du danger. Si toi pas te calmer, nous te laisser ici. Je être claire ?"

Mes mots semblent avoir capté son attention puisqu’il parvient non sans mal à se calmer.

"Nous devoir partir vite." Dis-je à l’attention de ma comparse qui embarque de force le rescapé.

Nous retournons sur nos pas éclairés par la lumière de ma flamme magique que je sens commencer à faiblir. Le spectacle qui nous attend dehors est des plus surprenants. Plusieurs miliciens se sont amassés dans les rues, certainement en quête des étranges bruits qui ont retenti en brisant cette fin de nuit. L’un deux se dirige vers moi et pointe sa lame sous ma gorge.

"Tu es fait vil Shaakt ! Tu vas subir un traitement qui te fera regretter d’être né." M’injure-t-il.

"Bande d’imbéciles, vous ne voyez pas qu’on fait partie de la milice tout comme vous ! Regardez ses vêtements !" Tonne Sylve dans mon dos.

L’homme ne souhaite visiblement pas se laisser démonter devant ses hommes et exerce une pression plus forte sur ma gorge. S’il continu il va finir par me faire sentir le goût du fer par le mauvais endroit. Pourtant je le vois hésiter lorsque son regard va et vient sur ma tunique à l’effigie de la milice de la ville. Affaiblie tant sur le plan physique que magique, je préfère employer une méthode qui satisfera tout le monde. Etant un peu éloigné du groupe je tente de lui parler assez bas pour que les hommes de ne m’entendent pas.

"Pourquoi ne pas aller voir le capitaine. Si vous avoir raison vous faire une bonne prise et sinon vous simplement escorter nous. L’un et l’autre vous faire bon travail." Lui dis-je.

Une étincelle dans ses yeux s’illumine et un sourire se dessine sur son visage. Je crains qu’il ne pense à une manipulation de ma part et ne me perfore la gorge. Il baisse finalement sa lame et déclare aux autres miliciens.

"Je vais les conduire jusqu’à la garde. S’ils ne sont pas membre du corps je veux absolument voir leurs visages lorsqu’on les enfermera. Vous deux venez avec moi !" S’exclame-t-il en désignant deux hommes parmi le groupe.

(Décidément, que ce soit Sylve ou cet homme ils ont un goût prononcé pour les visages expressifs !)

Il prend soin de m’enchaîner les mains et me déleste de mon bâton. Les trois hommes nous escortent en prenant bien soin de se placer pour éviter une fuite de notre part.

V.12 Rapport.

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 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mer 7 Fév 2018 19:18 
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V.16 Emplettes (3)

A l’arrivée de la boutique, qui permet de passer via un passage dans la cave derrière la zone de quarantaine, nous retrouvons les mêmes gardes en factions qui nous ont forcés d’obtempérer. A la vue méprisante qu’ils affichent sans montrer d’autres hostilités, j’en déduis que le chef a confirmé mon appartenance à la milice ainsi que ma mission dans le secteur. Nul besoin de les défier du regard, je pousse malgré elle ma camarade qui pense exactement le contraire en passant près d’eux.

Nous suivons le chemin de la fois précédente et arrivons sur les lieux où le traqueur obscur est apparu. Bien que les corps aient été déplacés, le sang des victimes jonche le sol dans une décoration macabre. Même mon ancienne maîtresse à Omyre n’aurait pas aimé cela, elle qui préfère largement les sculptures à base d’ossements. Je me sors ces idées de la tête et pose une douce main sur l’épaule de la semi-elfe. Elle qui a été prise de panique à la vue du traqueur.

"Comment tu te sentir ?" Je lui demande inquiet.

"Mieux. Beaucoup mieux." Me répond-elle après avoir pris une longue inspiration. "Que faisons-nous là ?"

"Un traqueur obscur être un adversaire terrible si on prendre le risque de le sous-estimer. Cependant il rester une créature dénuée d’intelligence. En tout cas pas assez pour infiltrer Kendra Kâr tout seul. Quelqu’un l’avoir aider et nous devoir remonter son parcours pour déterminer par où exactement il venir." Je lui explique en commençant les recherches là où il nous a sautés dessus.

Mes investigations m’amène à grimper sur les poutres puis à pénétrer dans la charpente du toi. Je détecte rapidement les traces de ses griffes, trop longue pour ne pas laisser de marque de son passage. Bien que difficilement au vu de mes capacités acrobatiques, je suis la piste jusqu’à une pièce avec une ouverture dans le mur. Peut-être pas très grande mais juste assez pour laisser une personne pas trop grosse s’y engouffrer. Je laisse ma tête sortir pour ne voir personne dehors. Soit les gardes sont déjà passés, soit ce secteur n’est pas gardé. Je m’engouffre dans l’ouverture puis nos sacs et enfin Sylve me rejoint.

"Donc d’après toi elle serait passée par ici. Mais par où est-elle venue ?" Demande la semi-elfe.

Je n’ai malheureusement pas de réponse à sa question, les marques de griffures s’arrêtant là. Je m’enfonce dans une ruelle et débouche sur une impasse.

"Coincés !" Lâche ma camarde.

"Pas vraiment. Là !" Fais-je en désignant une petite alcôve dans le mur. Et à l’odeur qui s’y extirpe c’est certainement…

"Ha non ! Non non non non non ! Pas les égouts ! Ca pue, c’est sale, c’est blindé de cadavres de rats, ça sens la mort et...et j’ai dit que ça pue ?" Se plaint Sylve lorsque je m’intéresse de trop près à l’entrée des égouts. "De toute façon il y a des barreaux, moi je fais demi-tour !"

"Sylve !" Lui dis-je la faisant s’arrêter. "Il y avoir un espace aussi grand que celui du mur et surtout…"Je commence.

"Non ! Tu n’as pas intérêt à le dire, je te l’interdis". Me menace-t-elle.

"…il y avoir des marques de griffes similaires à celles du traqueur." Je termine en souriant. Voir cette femme soldat d’Oranan capable de vivre dans une forêt hostile et pourtant incapable de pénétrer dans les égouts m’amuse beaucoup et j’en rajoute même une couche. "Nous avoir une mission. Tu suivre les ordres à moins que tu être trop lâche pour le faire ?" Je pénètre dans le maigre espace de la même manière que pour le mur tandis que ma camarade se fait attendre.

"Nhaundar…je te hais !" Me fait-elle en me rejoignant finalement.

V.18 Les égouts ça pue !

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