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Certaines scènes de ce rp sont à forte connotation malsaine/violente/gore, aussi est-il recommandé aux lecteurs sensibles d'y réfléchir à deux fois avant d'en entamer la lecture.)))
La ruelle dans laquelle s’engagea Rosemary était peu attrayante. Les murs de habitations étaient par trop rapprochés, ne laissant qu’un petit espace pour avancer. Les rebords des toitures se rejoignaient, seul un petit interstice par lequel les rayons du soleil filtraient péniblement permettait d’avoir un peu de luminosité.
De petites formes sombres lui évoquant des rats se tapissaient dans les sombres recoins, lâchant des couinements stridents. Ces bêtes, Rosemary les affectionnait particulièrement. Ils étaient porteur d’un mal souvent mortel, un mal qui rongeait ses victimes de l’intérieur, les faisant agoniser un long moment.
Mais pour l’heure elle n’avait guère le temps de s’en préoccuper et quand l’un d’eux s’approcha d’elle, il fut reçu avec un coup de botte l’envoyant valser parmi ses congénères. Elle n’avait pas jaugé sa puissance, le rat était immobile, son corps secoué par quelques spasmes. Ses camarades ne furent pas long avant de se ruer sur lui, mutilant son corps, s’en délectant…
Rosemary continuait d’avancer à travers cette crasse et ces fragrances nauséabondes. Une odeur pestilentielle régnait en ces lieux, l’amas de déjections, jetées par les fenêtres donnant sur le passage devait y être pour quelque chose. Des flaques d’eaux croupies parsemaient le sol, parfois s’y mélangeaient des teintes pourpres, témoignage cru de la violence d’Exech.
Elle était perdue dans ses pensées, se demandant intérieurement quel était le meilleur moyen d’assouvir son besoin de sang concernant sa voisine. Il fallait qu’elle souffre, qu’elle renonce à Gaïa et implore Thimoros… Qu’elle geigne, hurle tout en restant consciente. Sinon où était la jouissance ? Non, indéniablement, Rosemary devait encore réfléchir à cette partie du plan.
Pour l’heure il lui fallait déjà se procurer son ingrédient secret, puis faire la cuisine pour le jouet sexuel de son estimée amie. Celui-ci devait mourir rapidement, elle n’avait aucune envie qu’il ne prenne le dessus, bien qu’empâté, ses muscles étaient bel et bien présents et il ne lui suffirait que d’une pression pour rompre le cou de Rosemary.
Un détail la tira de ses pensées, une personne ramassée sur elle-même se tenait juste à sa droite. Elle était seule, piteusement assise sur un volumineux tas de déchets. Ses cheveux étaient graisseux et effilés, ses yeux lançaient des appels à l’aide et quand elle regarda Rosemary, ce fut pour l’implorer de lui faire la charité.
Rosemary, feintant d’être aveugle comme à son habitude regarda à droite, à gauche, comme si elle cherchait l’origine de la voix. Elle fut rassurée, personne ne semblait venir vers elle pour le moment.
Elle se savait bonne actrice et c’est d’une voix chevrotante qu’elle demanda :
« Où êtes-vous… ? A mon âge la vision baisse… Aider moi à vous aider. »Elle jubilait intérieurement mais faisait tout pour ne pas sourire, pour garder son rôle de faible femme sans défense. Elle vit la sans-logis commencer de se lever lentement, avec difficulté. Elle se redressa en maudissant ses rhumatismes, le froid de la saison et se présenta sous le nom d’Isolda.
Rosemary avait toujours dans sa manche l’aiguille, elle resserra son emprise dessus, prête à frapper, le moment opportun venu. La femme était maintenant à sa hauteur, son corps se révélait squelettique, la peau sur les os. D’une voix faible celle-ci remercia Rosemary, elle commença à tendre sa main tout en expliquant qu’elle avait des bouches à nourrir, que la vie était vraiment dure…
Son discours se termina dans un flot inaudible. Elle cracha des gerbes de sangs, dans ses yeux luisaient l’incompréhension et la douleur. Rosemary se délectait toujours de la surprise se mêlant à la douleur, voir à la haine dans les yeux de ses victimes. Quoi de plus jouissif que de faire un humble sacrifice à son Dieu, à la souffrance elle-même quand cela était possible. Son aiguille était plantée dans la gorge, tranchant net la corde vocale de la martyre qui essaya de saisir les mains de Rosemary. Celle-ci dégagea aussi sec son aiguille, le sang s’écoula abondement du trou que la sans-logis essaya de combler avec ses doigts sales.Elle était maintenant à genoux, lâchant de petits râles de douleur. C’était sa vie qui lui filait littéralement entre les doigts.
Rosemary pria alors Thimoros, avant de planter son aiguille dans l’épaule de la pauvre femme. Elle rencontra l’os qui refusa de briser. Agacée par cet état de fait Rosemary décida de s’y prendre autrement. Elle vérifia de nouveau qu’aucun badaud ne passait par là avant de redresser le visage de sa victime par le menton.
« Soit heureuse ma fille, tu vas mourir pour une raison qui te dépasse. Ta vie n’était que souffrance, je te délivrerais comme tu as toujours vécu. »Elle termina sa phrase en enfonçant vivement son aiguille dans l’oreille droite, cette fois elle ne rencontra aucune résistance et pénétra dans une matière molle… Quand elle désengagea son arme, Rosemary put voir le sang s’écouler également de cet orifice. La femme essaya de colmater avec son autre main mais c’était futile…
Terriblement vain, elle était voué à mourir ce jour, dans d'atroces souffrances. Elle allait probablement agoniser quelques heures avant de rejoindre Thimoros, Rosemary aurait donc le temps de prier comme il se devait une fois rentrer chez-elle. Mais pour l’heure elle devait vraiment se hâter de récupérer le nécessaire pour la confection du plat.
C’est quand elle s’apprêta à tourner talons qu’elle vit le tas sur lequel reposait la femme se convulser brièvement. Toute intriguée qu’elle était, Rosemary alla planter au hasard son aiguille dans l’amas. Un petit cri brisa alors le silence, une tête apparue, puis un corps… C’était une gamine, pas plus de dix ans. Sa tête était couronnée d’une chevelure blonde pale qui jurait avec la saleté de ses loques. Ses yeux étaient pareils à deux petits saphirs, sa bouche n’était qu’une fine fente.
Elle pleurait, apposant ses petites mains sur le corps secoué de spasmes de sa mère. Rosemary se trouvait tiraillée entre deux options. L’emmener et la garder pour plus tard, ou bien en finir immédiatement… Après tout elle ne pouvait que mal finir, à cet âge la meilleure chance qu’elle avait était de finir dans un bordel.
(Ah que dois-je faire Thimoros… ?)Après un moment de concertation elle décida de prendre la gamine, elle aurait tout le temps de s’occuper d’elle plus tard. Rosemary pris la main la petite fille qui pleurait en silence et l’emmena à travers la ruelle.
Rosemary tenait à connaître le nom de ses victimes, afin de les revendiquer devant son dieu, elle s’enquerra donc du nom de la jeune demoiselle qui, dans un sanglot à moitié avalé lui livra.
« Je… Je m’appelle Ingrid… » « Bien, maintenant Ingrid je vais te demander d’être sage, ou alors… »Elle termina sa phrase en exhibant son aiguille, encore souillée par le sang d’Isolda.
Elles marchèrent pendant ce qui semblait être des heures avant d’arriver enfin devant la destination de Rosemary, les catacombes.