L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Lun 14 Déc 2015 18:40 
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Précédent : La maison du guérisseur

Après deux heures de marche, elle n'avait passé que trois points indiqués par le guérisseur et les recherches ne donnaient pour l'instant aucun résultat. La faim commençait à se faire sentir : Hild ne connaissait que trop bien cette sensation. Mais au lieu d'un simple quignon de pain à moitié rongé par les rats, on lui avait fourni ce qui était pour elle un festin. Elle prit place sur un rocher gisant seul sur la rive. Tout en dégustant un morceau de viande, elle regardait le port d'Oranan et ses deux tours imposantes qui lui faisaient face. Toute cette lumière, cet ordre, cette propreté, ce bonheur... Ce décalage était trop soudain, trop subit... Etait-ce seulement réel ? Une illusion ? A Omyre, tout était si sale, malsain, mauvais, chaotique... Elle était libre alors pourquoi se sentait-elle aussi oppressée ? Elle suffoquait... Trop... C'était trop...

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!"


Hild hurlait la douleur qu'elle avait enduré toutes ces années, à genoux. C'est à ce moment là et uniquement là qu'elle s'est sentie libre. Comme épuisée, elle baissa la tête les yeux fermés durant un instant. Puis elle rouvrit les yeux, laissant s'échapper de timides larmes roulant le long de ses joues creusées. Avec douceur, elle se rassit sur son rocher. Elle finit rapidement son morceau de viande puis croqua dans un morceau de pain, laissant paisiblement ses larmes coulées. Elle les sécha du dos de sa main et afficha à nouveau sa mine sévère sur son visage. Sac sur l'épaule, carquois et arc au dos, Hild se mit debout et reprit sa route.

Suivant : Une trouvaille inattendue

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Lun 14 Déc 2015 19:19 
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Précédent : La libération

La moitié du trajet avait été effectuée sans nouvelles d'Hikar que déjà le crépuscule commençait à tirer sa révérence. Peu importe la luminosité, Hild avait appris à vivre dans l'obscurité. Elle continua ses recherches, tout en se remémorant la découverte qu'elle fut dans le laboratoire du guérisseur... Un tel poison n'avait pas sa place dans ce lieu. Elle ne connaissait que trop bien ses effets pour savoir que cette substance n'avait rien de bénéfique.
Tandis qu'elle continuait à se triturer l'esprit, ses pas la guidèrent vers un bateau échoué sur la rive. L'embarcation était assez élémentaire, douée d'un mat simple avec une voile solide. Dans une partie de la coque, Hild trouva deux mallettes en cuir ainsi qu'un sac en toile. Tandis que le sac contenait des vivres pour tenir encore deux jours, les malettes détenaient un contenu bien plus spécifique. L'une contenait des flacons en verre, certains pleins et d'autres vides, ainsi que quelques carnets où des illustrations de végétaux ornaient les feuilles de parchemin, soulignées par quelques mots. L'autre malette, quant à elle, gardait précieusement dans des tissus ou du papier des plantes entières, des morceaux d'écorces ou encore des pétales de fleurs. Aucun doute possible, ce bateau était celui du guérisseur : il était donc dans les parages. Hild reprit de plus belle sa recherche sachant que quelque soit l'issue, les mystères seront bientôt levés.

Elle parcourut à peine une demi lieue à travers arbres et buissons avant d'apercevoir une lumière semblant provenir d'un feu. Hild s'approcha farouchement de la source de cette luminosité, tachant de se camoufler derrière les arbustes, ne sachant sur quoi tomber. Au fur et à mesure qu'elle s'avançait, des grommèlements se faisaient de plus en fort, se transformant en une cacophonie de voix rauques. Et l'odeur... Hild ne connaissaient que trop bien cette puanteur qui rendait l'atmosphère presque irrespirable. Omyre pullulait de cette espèce maléfique. Elle jeta tout de même un rapide coup d'œil afin de vérifier ses suppositions. Trois êtres massifs et sombres se trouvaient là à faire ripaille autour du feu, un gigot pour repas et une tonnelet d'alcool tournant de mains en mains pour boisson. Leur peau épaisse avait la couleur du charbon et leur visage était déformé par d'immenses crocs proéminants. Des garzoks, cela ne faisait aucun doute.
Le coeur d'Hild se mit à s'agiter. (Pourquoi ai-je encore peur ?) Elle tenta de reprendre son calme rapidement. Elle chercha des yeux un moyen de partir discrètement. Seulement, à peine une dizaine de mètres sur sa gauche, un individu vraisemblablement inconscient était enchainé au tronc d'un arbre. Qui était ce pauvre homme ? Tandis que les immondes créatures du mal continuaient leur festin, la milicienne tentait d'arriver à la hauteur du prisonnier se cachant derrière les troncs d'arbres.
Elle arriva finalement à son niveau sans se faire repérer. Le teint de l'homme était livide et les ecchymoses récentes bleutaient certaines parties de son corps. Du sang séché tachait sa barbe blonde de trois jours, il devait avoir à peu près 40 ans. Hild tenta de le réanimer en lui claquant la joue, essayant de ne pas faire trop de bruit. Comme par miracle, l'homme se réveilla en un sursaut, les yeux horrifiés. Hild mit immédiatement sa main sur la bouche du prisonnier, en indiquant d'un doigt sur ses lèvres qu'il fallait faire silence.

"Dites moi seulement votre nom"

Hild retira prudemment sa main de la bouche de l'inconnu, qui eut besoin de se concentrer pour respirer avant de lui répondre en chuchotant.

"Hikar"

C'était lui, elle l'avait enfin trouvé. Mais comment le sortir de là ?

"Qui êtes vous ?"


"Peu importe, je vais vous sortir de là."

Le guérisseur fit tomber sa tête de fatigue contre l'arbre. Hild regarda attentivement les chaînes. Malgré la rouille présente sur les maillons, ils étaient solides et accrochés à un énorme cadenas, la clé se trouvant autour du cou d'un des garzoks. Pour délivrer Hikar, il lui fallait cette clé mais il n'y avait qu'un unique moyen pour la récupérer : neutraliser les geôliers. Il n'était pas aisé de tuer un garzok : ces bêtes étaient endurantes et fortes. Utiliser son arc n'était pas la bonne option : même si elle arrivait à en tuer un en une flèche (ce qui était peu probable), les deux autres la massacreraient avant même d'avoir le temps de dégainer un autre projectile. Les éléments autour d'elle ne lui serviraient en rien. Elle se souvint subitement qu'elle possédait dans son sac un flacon de la fameuse strychnine. Une fois la dose administrée, même le plus puissant des grazoks mourrait dans la demi-heure. C'était la seule solution qu'elle avait. Il lui fallait alors verser le liquide dans le tonnelet commun d'alcool.
Elle s'approcha au plus près du campement, et se cacha derrière un fourré, à un mètre d'un des garzoks. Maitrisant sa respiration, elle chercha un moyen de les divertir afin d'exécuter son plan. Inspectant les alentours, elle remarqua qu'un immense arbre comportait de nombreux oiseaux paisiblement endormis... La jeune femme trouva sa diversion. Elle attendit patiemment que le tonnelet arrive vers le garzok se trouvant près d'elle. Il but deux gorgées et posa le précieux récipient à sa gauche, tout près de la milicienne.
Le moment était venu. Elle bandit lentement son arc et ferma un oeil. Elle visa le tronc d'arbre avec précision, respirant lentement. Puis elle prit une longue inspiration, bloqua ses poumons, ouvrit grands ses yeux et tira. La flèche trancha l'air avant de se loger dans l'écorce de l'arbre-cible. Les oiseaux, par pur réflexe de survie, s'envolèrent bruyamment de leur branche. En un instant, les trois créatures tournèrent leur tête à la recherche de ce qui avait troublé leur repas.

" C'est quoi c'bordel ?"


Interloqués par cette envolée, ils se levèrent un instant scrutant l'horizon.

"Ils sont malades ou quoi ?"

"Abrutis d'oiseaux..."

"C'était à cause de quoi ?"

"On s'en fout. Mangeons, ça va r'froidir"

Hild eut tout juste le temps de vider le contenu de la fiole dans le tonnelet avant qu'ils ne se rassoient.

"A boire !"

Le tonnelet fit le tour des trois garzoks et, en à peine deux minutes, il était vide. Hild n'avait plus qu'à attendre non trop longtemps que le poison fasse effet.
Après 10 minutes, les premiers symptômes commençaient à apparaître : les monstres commençaient à avoir des spasmes au cou et à la tête. (Enfin... Vous allez mourir, créatures démoniaques)

"Putain mais qu'est-ce j'ai ?"

"J'ai l'impression que ma tête va s'arracher ! Ça fait un mal de chien !"

Plus les minutes passaient et plus leurs cris de lamentation augmentaient. Leurs mouvements devenaient incontrôlables. Ils s'écroulèrent par terre en hurlant à la mort, tentant vainement de se maîtriser. Mais leur corps se contractait chaque fois un peu plus, les convulsions étaient impressionnantes et de plus en plus fortes. Hild regardait attentivement le spectacle macabre derrière son buisson, attendant patiemment la fin de leur agonie. Les yeux des garzoks devenaient livides, la vie les quittait petit à petit. Se tenant la gorge, les créatures tentaient d'avoir un ultime souffle d'air. Malgré leur lutte, Phaïtos eût raison d'eux. En un instant les convulsions cessèrent et le silence revint.
Hild se releva lentement, regardant d’un air dédaigneux les cadavres des monstres. Elle s’avança lentement vers la gardien de la clé et se pencha vers sa nuque, limitant sa respiration car l'odeur était insupportable. Après avoir sorti une flèche de son carquois, Hild utilisa le tranchant du projectile pour couper la ficelle autour du cou du garzok, délivrant ainsi la précieuse clé. Elle ramassa le petit objet et se dirigea vers le guérisseur pour le délivrer. Accroupie à ses côtés, elle mit la clé dans la serrure rongée par la rouille et le cadenas s'ouvrit.

« Vous les avez... »


« Dépêchons, on ne doit pas s'attarder ici. »

Hild aida Hikar à se débarrasser de ses chaînes. Une fois libre, il tenta de se relever mais s'écroula aussitôt. Hild passa alors le bras du pauvre homme autour de ses épaules et tenta de le relever. Tremblant, il arriva tout de même à se mettre debout. L'aide d'Hild lui était nécessaire pour avancer : ses pas étaient hasardeux et fébriles. La jeune femme essayait de forcer la cadence mais la fuite était d'autant plus ralentie par Hikar qui regardait épouvanté le spectacle macabre.

« Ne regardez pas, concentrez vous sur vos pieds. »

Le guérisseur s'exécuta et fixa ses pieds, permettant au binôme d'accélérer.

Suivant : Sortie en mer improvisée

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Dernière édition par Hild le Lun 14 Déc 2015 19:48, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Lun 14 Déc 2015 19:46 
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Précédent : Une trouvaille inattendue

Après une demi-heure de pénible marche, Hild et Hikar retrouvèrent la petite embarcation qui était encore intacte. Ils n'avaient malheureusement pas le choix, le binôme n'avait ni le temps ni la force pour rentrer à pied : il fallait rejoindre Oranan par la voie maritime. Alors qu'Hild redoutait de prendre la mer, elle devait se faire une raison et embarquer pour permettre au guérisseur de rentrer sain et sauf.
La jeune femme aida Hikar à s'installer sur le bateau. Il s'assit doucement et montra une des mallettes de son index droit.

« Dans cette mallette, il y a une fiole d'eau avec de petites feuilles jaunes. Pouvez vous me la passer ? »


Hild farfouilla la mallette à la recherche du précieux élixir. Parmi la multitude de potion, elle réussit à y extirper le liquide qu'elle recherchait et le tendit à Hikar, qui le but d'une traite. Son visage se détendit, comme soulagé. Il releva la tête et regarda Hild de ses yeux bleus azur.

«Vous savez navigué ?»


Hild regarda un instant le bateau, comme si elle allait y trouver ses mots.

«Et bien... Je ne sais même pas... Nager.»

Hild baissa la tête, par honte ou par peur, elle ne savait pas très bien elle-même.

«Je vais vous guider. C'est assez simple... la mer est calme... Tout ira bien.»

C'était le comble : le guérisseur prisonnier rassurait sa libératrice. La demoiselle n'avait pourtant pas l'air affolée, inquiète peut-être. Hikar regardait Hild avec bienveillance mais son visage trahissait malgré toute sa lutte contre la douleur. Sa voix était faible mais il parlait clairement.

«Poussez le bateau... au bord de la rive.»

Hild s’exécuta, certes avec difficulté mais étrangement avec discipline. Plus vite elle suivait les conseils du guérisseur et plus vite ils seraient hors de danger. Le bateau commençait doucement son amorce dans l'eau bleu nuit.

«Bien... Montez maintenant.»


L'archère monta maladroitement à la place du rameur, cherchant son équilibre sur l'embarcation.

«Prenez une des rames... utilisez la... pour nous pousser hors de la berge.»

Hild prit une rame à ses pieds et l'agrippa fermement de ses deux mains. Avec la pagaie, elle poussa fermement contre le sable et le bateau se lança tranquillement sur l'eau.

«Voilà. Maintenant,vous mettez les deux rames... dans les interstices de part et d'autre de la coque. Et pour avancer... vous formez des ronds avec le bout des... rames en les avançant devant vous. Le mouvement va venir... vous allez voir.»

Hild obéit rapidement, plaçant les éléments à leur place. Elle fit le mouvement indiqué par Hikar qui ne fut pas évident au départ. Ramer demandait beaucoup de force que le guérisseur ne pouvait certes pas fournir à cet instant mais qui demandait un effort certain pour la frêle archère. Malgré la difficulté physique, Hild s'appropria mieux le mouvement et la tâche fut plus aisée.

La nuit était étrangement calme. Hormis quelques lumières provenant du port, c'est la lune qui illuminait le paysage. La mer semblait être un autre ciel étoilé, paisible et limpide, pas un souffle de vent ne venait perturbé son équilibre. Aucune chose, aucun être ne semblait avoir la permission de perturber le règne de la lune.
Hild longeait les côtes de près par prudence même si son mouvement était devenu régulier. Hikar s'était allongé, admirant le ciel, l'air pensif.

«Comment les avez vous tués ?»

La voix du guérisseur était posée, presque trop calme. Seulement, Hild sentit que la question n'était que le fruit de la curiosité du guérisseur.

«De la strychnine. La vôtre.»

"Ah..."

Hikar esquissa un petit rictus, tandis qu'il continuait à admirer les astres.

« Je suppose que vous vous demandez... pourquoi je détiens ce genre de potion. »


Un regard insistant et le doux clapotis de l'eau furent ses seules réponses.

« Je ne veux aucun malentendu entre nous. La strychnine, à très faible dose... me permet d'augmenter mes capacités sensorielles... notamment lors de mes recherches. Mais je les garde précieusement... à l'écart, un incident est si vite arrivé. »

Hild continua à ramer en silence, s'avançant petit à petit vers le port.

Suivant : De retour au port

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Sam 19 Déc 2015 13:16 
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La louve forestière s'était assise pour écouter le récit, peu encline à tuer pour tuer, heureusement pour Tathar sans doute. A la fin de son explication, elle reprit apparence humaine et rangea son sabre, sans pour autant se rapprocher du druide et de la jeune fille. L'histoire était cohérente, et cette histoire d'enlèvement faisait écho à des faits qu'elle connaissait. Pendant qu'ils s'enquéraient de leurs buts et de santé mutuelle, elle réfléchissait.

Puis elle s'approcha finalement de l'elfe et de l'humaine, avec un sourire pouvant vouloir aussi bien dire "bienvenue ami" que "je vais te tuer sur place", le genre de sourire à l'Ynorienne figé et diplomatique. Ses yeux bruns déterminés se plantèrent dans ceux de Tathar et une question s'énonça :

"Dans le bagne où tu étais, tu as dit qu'il y avait d'autres prisonniers. Est-ce qu'une lutine rousse s'y trouvait ? As-tu vu Guasina ? Qu'est-elle devenue ? Son coeur à elle est-il restée pur ?"

Et se tournant vers la jeune demoiselle :
"Je me nomme Saraki Yourichi et voici Tathar. Que faites-vous ici, cette zone est dangereuse, même pour des guerriers accomplis, vous savez."

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Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
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Je suis aussi Lothindil, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Mer 23 Déc 2015 22:40 
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Terres Sud d'Oranan




-N’oubliez pas votre arme, Seigneur !

Octave s’empressait de tendre le baudrier à Aztai, ce dernier n’avait pas fini d’enfiler sa cape aux couleurs de sa fourrure. Son nouvel écuyer ne tenait pas en place, il aurait brossé la fourrure de son Seigneur s’il lui avait demandé. Une journée de galop ne l’avait pas fatigué et à l’heure du crépuscule, il était au moins aussi tendu qu’Aztai.
La chevauchée n’avait pas ménagé le fauve, et quelques heures de sommeil n’auraient pas été de trop en vue des récents évènements. En plus de cela, repenser à la fin du village d’Angle-Bas n’était pas pour lui remonter le moral, mais cela avait au moins le mérite d’attiser sa colère.
Alors qu’ils avaient atteint les terres du Sud d’Oranan, une bruine les avait accompagnés sur le reste du voyage et tombait encore à la tombée de la nuit. N’étant pas parvenu à rejoindre Neiffert et ses hommes à temps, Aztai se consola d’avoir échoué au défi qu’il s’était lancé. Le climat humide aurait même pu triompher de son humeur, mais il n’en fut plus rien en voyant enfin leur destination. Après avoir traversé une première ligne d’éclaireurs, et sous la bonne humeur des défenseurs, sa garde s’installa auprès des nombreuses tentes qui semblaient avoir poussé comme des champignons. Invitant le Champion a se rendre au plus vite au pavillon général, tous les hommes se pressaient pour monter le camp.

Alors qu’il sanglait la Pourfendeuse dans son dos, Aztai vérifia que la lame de son épée en fulminaire coulissait correctement dans son fourreau. Zénith lui avait conseillé de s’équiper entièrement pour ces circonstances. Lors de ce premier conseil de guerre, sa prestance allait être importante et la carrure seule ne comptait pas. Ce camp représentait les lignes arrière des Fils de la Flamme. Ce lieu étant peu exposé aux menaces ennemies, il était un passage obligatoire pour toutes les troupes, retraite comme renforts. Ici se prenaient des décisions importantes, comme un peu plus loin au Nord où le Capitaine Agron attendait.
A part son casque de guerre, le woran neige arborait tout ce qui avait fait de lui un Champion, du moins à l’extérieur. Car son esprit, à l’instant même, etait tourné vers Meno qu’il priait intérieurement. Avant de franchir le seuil de sa tente, tout de flamboyance vêtu, puiser le courage auprès du Père semblait judicieux. Le calme et la béatitude que ressentit le fauve pendant ces quelques secondes lui permirent de mettre en ordre ses idées.

(A la veille de la guerre !) Lança Zénith avec un une touche d’impatience.
Aztai porta la patte à son dos, refermant la main sur le pommeau massif de la Pourfendeuse des ombres. Sa gueule s’étira en un sourire qui dévoila ses crocs.
(Quelle plaie de porter une telle épée et de ne pouvoir s’en servir maintenant…)
(Je comprends de plus en plus les choix de Meno) Répondit la faera dans un rire (Je ne te demande même plus de patienter, moi-même je suis avide des batailles à venir)
(Ah !) Fit Aztai d’un ait triomphant (L’appel de la guerre ne te rends donc pas si indifférent, je le savais !)
(En tant qu’ancienne faera de Meno le contraire m’étonnerai !) Se défendit Zénith (La guerre, c’est l’âme des Fils de la Flamme. Ton âme à toi…)
(… à nous, oui) Termina le fauve (Dire qu’il faudra atteindre un peu plus le Nord pour commencer à s’amuser, et je dis bien commencer… quelques jours…)
(Ne prends pas ce ton faussement désespéré, qu’ils y restent et qu’ils y pourrissent dans le Nord. Il souffle encore un vent de liberté par chez nous)
(Tâchons de conserver cela)

Le lieutenant Serjin l’attendait dehors, cinq soldats sur les talons. Echangeant un regard plein de fierté avec son champion, tous lui emboitèrent le pas. Un peu plus loin le rejoint Waor, toujours équipé pour partir au carnage.
Longeant les tentes qui formaient comme une petite ville, le bataillon du Champion de Meno circula parmi les soldats présents, à la lueur des torches et des braseros. Il y avait également des maîtres en tout genre : forgerons, cordonniers, cuisiniers et maîtres d’écurie. Des hommes revenaient de la chasse tandis que des messagers sillonnaient tout le campement pour accomplir leur mission. Au passage du Champion et du Lieutenant Serjin, tous les saluèrent joyeusement et les acclamèrent, officiers compris. Aztai éprouva une vague de satisfaction de donner fierté et ferveur à ces hommes. Si Waor était réservé et se contentait de suivre son frère, ce dernier n’eut aucun mal à leur sourire, répondant aux gestes amicaux d’un levé de patte.

-Bienvenue chez vous ! Lança Serjin en éclatant de rire.

Après avoir serpenté cette fourmilière géante pendant un moment, l’escorte d’Aztai parvint à son but : un grand pavillon disposé de plusieurs « pièces ». Les fanions couleurs orange-rouge battaient au vent malgré la pluie fine incessante, les deux gardes en poste saluèrent le Champion, l’un d’eux serra même le bras du Lieutenant Serjin.

-Alan, fit-il en lui lançant un clin d’œil, Neiffert vous précède de quelques heures. Ils vous attendent !

Le Lieutenant eut un sourire satisfait et invita son Champion à entrer.

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Fléau des légion d'Oaxaca Image Champion de Meno Image Allié de la Lance Ardente


Dernière édition par Aztai le Mer 23 Déc 2015 22:45, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Mer 23 Déc 2015 22:44 
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-Deux milles hommes.

Le Capitaine Neiffert avait prit un moment de silence avant de prononcer ces mots. Avant que la réponse ne vienne, Aztai aurait mit ses oreilles à couper qu’elle serait négative.
Le Diacre Delwin eut un petit rire, quant à lui. Lissant sa chevelure blanche, normale pour son âge avancé, il prit l’air d’un parent qui explique à un enfant une chose simple :

-C’est tout bonnement impossible, Capitaine. Je ne viderai pas la moitié de ce camp pour la prise d’un médiocre village.

A la grande surprise du woran tigré, et de son frère, seules deux personnes les attendaient. Aztai s’était préparé à rencontrer au moins une dizaine d’officiers pour un campement de cette taille… bizarrement, il semblait leur à s’étonner de ce manque de présence. En même temps, Aztai aurait difficilement cru possible d’accueillir plus de personne dans ces « appartements » : le pavillon général était incroyablement encombré. Autours de la table tactique, des centaines de livres s’empilaient dans différents coins. Des pages arrachées étaient épinglées sur un schéma étalé au sol. Des rouleaux de toutes les tailles étaient négligemment enroulés sur eux même, certains paraissait avoir vu toutes les guerres, juste à voir la moisissure et le jaunissement s’en imprégner.

Alors qu’ils interrompaient leur conversation, penchés sur la même carte de guerre que Serjin, le diacre s’était montré d’humeur passable. Après avoir salué brièvement son champion, il s’était concentré de nouveau sur Neiffert, plus engageant dans son salut. Encouragé par le Lieutenant Serjin, Aztai et Waor s’étaient approchés pour suivre la conversation.
Ayant rencontré Delwin plusieurs fois, le félin n’avait cependant jamais eut l’occasion de le côtoyer. Il fallait préciser que lors de ces précédentes rencontres, l’Archiprêtre Moerio était toujours présents. Ici, loin du temple de Kendra Kâr, Delwin semblait posséder une influence importante sur le conflit. En tant que représentant de la Maison du Père et de ses prêtres, diacres et archiprêtres, il maintenait les Fils de la Flamme sur le bon chemin.
Au fur et à mesure qu’il écoutait le diacre, Aztai prit conscience que nombreuses des décisions ne se prenaient pas sans lui, comme pouvait en témoigner le Capitaine Neiffert. Vêtu de sa toge de cérémonie, le regard de Delwin évoquait au woran neige celui d’un vautour. On avait vite fait de se perdre dans ses yeux d’un bleu délavé. Ses sourcils broussailleux aussi blancs que sa tignasse étaient toujours froncés, accentuant son côté prédateur. Mais Aztai n’était pas dupe. On ne devenait pas Diacre à sa simple ferveur : Delwin était un être intelligent, calculateur. Il avait de l’expérience et semblait manier les Fils de la Flamme d’une main de fer. Même si l’homme n’inspirait pas autant de confiance au woran neige, le diacre en lui-même se révérait capital pour le moral de troupes, du moins selon Serjin. D’ailleurs ce dernier voulut prendre la parole, après le long monologue argumentaire du vieil homme.

-Diacre Delwin, la prise du village de Roda sera indispensable le moment venu. Je soutiens le Capitaine Neiffert dans sa position. En passant par les plaines D’Aisen, par le Sud, nous…

-C’est non ! Répliqua Delwin d’un ton plus ferme, coupant court à toute discussion.

Il posa une main sur la carte, entourant de ses longs doigts le Nord-Ouest des Duchés. Il prit un air agacé :

-L’essentiel de nos hommes est concentrée sur cette zone et l’alliance nous permet de contenir les assauts, pas de nous détourner de notre objectif !

Il fit glisser ses doigts plus au Nord, sur les côtes :

-La prise de Roda demandera beaucoup plus que deux milles hommes, Capitaine Neiffert, d’autant plus que notre rôle est pour le moment de soutenir le Premier Capitaine. Détacher autant de soldats est simplement de la pure folie, nous ne pouvons agrandir le front.

-Les Oranans s’y acharnent depuis plusieurs mois et les résultats portent leurs fruits, répondit Neiffert en haussant le ton. Nous atteindrons Roda en très peu de temps et un siège est possible, c’est à nous d’ouvrir ce front par Meno ! De plus, en empêchant activement l’armée Noire de se reposer plus au Nord, nous allègerons les pertes au Sud. De plus, Roda est une ville portuaire et vous savez ce que ça implique : Il faut empêcher les renforts ennemis de mettre pied à terre.

Le diacre semblait accorder peu d’importance aux arguments de l’officier :

-Je refuse ! Sa prise sera trop coûteuse en hommes, le village est fortifié. Seul un assaut maritime, et encore avec la grâce de Meno, nous permettrait de prendre et tenir ce village. Pour ce qui est des renforts, Oranan est un très bon pied-à-terre. Capitaine, (Neiffert allait renchérir) vous et notre Champion allez soutenir nos forces, comme prévu, mais certainement pas prendre d’assaut un village perdu.

Le grand Capitaine renifla dédaigneusement, une veine battant à sa tempe. Il ravala sa réplique et acquiesça. Dans son coin, Aztai vit Waor froncer les sourcils. S’il n’avait pas décoché un seul mot depuis le début, le woran neige savait que son frère ne laissait pas une parole lui échapper. S’il ne donnait pas son opinion, elle restait claire pour Aztai. Il y avait comme une pointe d’hostilité dans ses pupilles… le woran neige aussi avait préféré garder le silence. Nouveau-né dans ce conflit, il aurait été mal venu de contester la parole de Delwin, car en effet le woran ne partageait pas non plus son opinion. Si on suivait la logique de Delwin, il valait mieux continuer d’envoyer des renforts mourir à petit feu plutôt que de tenter une attaque massive. Si Aztai avait sur ce coup tendance à rejoindre l’avis du Capitaine, tout comme son lieutenant (décidément) la parole du diacre faisait fait force de loi.

Soudain, Delwin se tourna vers le champion. Il sembla peser ses mots :

-Champion Aztai, vous savez ce qui vous attend. Après les conseils de l’Archiprêtre Moerio, bénit soit-il, vous savez ce que les fidèles attendent de vous.

Aztai n’aimait guère le sourire en coin du diacre mais l’ignora superbement :

-Des têtes vont tomber, Diacre Delwin, beaucoup de têtes…

-Par Meno c’est parfait... répondit le vieil homme en ouvrant les bras, son sourire s’élargissant. Nos hommes attendent tellement de vous, tellement.

Il semblait réellement sincère, si on oubliait un instant ce regard de prédateur.

(Trop sincère)
(Trop sincère)

Aztai n’ignorait pas qu’en l’absence de Moerio ou d’un des vicaires, Delwin n’était pas homme à se laisser monter sur les pieds. Comparé au diacre rencontré au temple de Kendra Kâr, ce Delwin là semblait s’épanouir comme une fleur à l’arrière-front, mettant son intelligence à profit. Meno merci, cet homme était dans leur camp, mais Aztai était ravi de ne pas l’avoir dans les pattes. Pour le moment on ne lui en demandait pas trop, simplement d’endosser son rôle de Champion, mais au moins le félin savait d’où émaneraient les futurs ordres…

(Il faut te contenter de le satisfaire pour le moment, c’est également ton rôle)

Alors que Delwin congédiait ses quatre invités en leur tournant déjà le dos, Waor laissa un grondement désapprobateur s’échapper de sa poitrine. Il fut le premier à sortir du pavillon. Serjin le suivit et lorsque Neiffert passa à hauteur du fauve, ce dernier l’entendit distinctement murmurer à voix basse :

-L’avis du Grand Capitaine manque cruellement ce soir…

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Mer 23 Déc 2015 22:49 
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Plus au Nord



Comme le woran neige l’avait prévu, il faudrait encore un jour de galop pour atteindre le campement de front. Et plus le front de guerre ‘approchait, plus l’humeur des Croisés de Feu évoluait. Aztai fit part de son observation à son Lieutenant, alors qu’ils n’étaient plus qu’à quelques kilomètres du champ d’honneur.

-C’est toujours ainsi à l’approche de la bataille, expliqua Sejin en talonnant sa monture. L’appel de la guerre…

Lui, Neiffert et leur Champion attendaient le retour des éclaireurs partis signaler leur arrivée aux Oranans. Il fallait traverser leur campement pour atteindre les Fils de la Flamme déjà sur place. L’écuyer du Champion, Octave, se tenait en première ligne sur son cheval. Parmi les guerriers de Meno, on aurait dit un enfant perdu… un enfant plein de secrets.
Non loin de la lisière d’une forêt, au pied des montagnes de l’Ouest, la végétation était particulièrement sauvage dans ces plaines. Parfois, les hautes herbes venaient caresser les pattes du fauve.

-Si ce n’est pas pour porter la Flamme dans le cœur de nos contemporains dirais-je, les fidèles de Meno consacrent souvent leur vie à la guerre. Bien sûr je ne vous apprends rien sur notre culte, Seigneur, mais nous sommes le peuple de Meno : la guerre est plus que notre devoir, elle est notre destinée. Ce n’est pas un hasard si les Fils de la Flamme comptent parmi les meilleurs soldats qui arpentent ce monde. Ce silence est particuliers aux Fils, Meno les bénissent.

Aztai ne pouvait remettre en doute la parole de son Lieutenant, son regard s’embrasait de fierté à l’évocation de ses frères d’armes. Et pour avoir ferraillé avec lui, avec eux, pendant des heures, le woran neige pouvait témoigner de leurs prouesses au combat.
Depuis leur départ des arrières lignes, nombreux des Fils de la Flamme s’étaient murés dans un silence presque religieux. D’habitude d’humeur amicale, les gardes du woran ne desserraient les lèvres que pour saluer leurs supérieurs ou répondre d’un ordre. Le Lieutenant Serjin lui-même paraissait plus concentré, plus déterminé. Ajoutant à cela, les hommes du Capitaine Neiffert adoptaient la même attitude. A part le hennissement des chevaux, ce silence presque constant, pour tout de même plus d’un millier de soldats, rappelait au tigré les minutes précédents un assaut, une charge. La tension ultime avant le premier cri de guerre, le premier sang versé sur le champ de bataille. Les Fils de la Flamme semblaient méditer, pris entre une tension palpable et une sereine plénitude. En lisant une telle détermination sur leurs visages, Aztai s’imprégnait d’une atmosphère différente que celle d’Ambervalle. Aujourd’hui, ce n’était plus une poignée de worans affrontant l’univers mais une force importante, imposante : le félin n’était plus en position de faiblesse. Ces hommes se battraient avec lui, et ils partageaient sa cause. Il ne s’agissait plus de défendre son village natal et ses frères de fourrures, mais contre-attaquer en compagnie des Fils de Meno. Avec cette élite destinée à brandir l’épée, le woran neige se sentait porté sur une déferlante de rage et de détermination.

-Je comprends parfaitement l’attitude de nos frères, lança Aztai en regardant Waor.

Pour le woran roux, le silence était de mise depuis un moment. Waor était déjà taciturne avec les siens, alors en présence d’humains… cette gueule fermée qu’Aztai connaissait bien, était en fait l’arme la plus absolue de son frère. Car derrière ce silence son véritable frère restait pleinement attentif.

Le Capitaine Neiffert fit signe aux hommes de ralentir, une silhouette montée approchait. Serjin talonna légèrement son cheval et arriva au niveau du champion.

-Un de nos éclaireurs, annonça-t-il alors en se tournant sur sa selle.

-Un seul ? Répondit Neiffert en fronçant gravement des sourcils.

Serjin ne su que répondre : trois hommes étaient partis une heure plus tôt. Neiffert lança son cheval au galop, tout de suite suivi des deux fauves et du lieutenant.

-Capitaine ! Lança l’éclaireur en arrivant à la hauteur de ses officiers, presque aussi essoufflé que son cheval. Sous le regard interrogateur de Neiffert, il s’expliqua prestement : Le camp des oranans n’est pas sécurisé, Capitaine. Il faut le contourner !

-Qui es tu soldat pour donner ainsi les ordres, rétorqua Neiffert. Et d’abord, où sont tes frères d’armes ?

-En repartant des lignes alliées, nous avons été pris en chasse par les garzoks. Trop éloignés du camp pour obtenir des renforts nous avons galopé jusqu’à vous. Ils ont tous les deux péris… tout à été si vite, une attaque éclair. Selon les alliés, ces raids durent depuis plusieurs semaines et pourtant aucune armée ennemie n’est en vue. Les garzoks s’acharnent sur des petits objectifs mais ils fatiguent les hommes. Leurs campements sont très mobiles, leurs unités très rapides, si bien qu’il est difficile de fondre sur eux.

Neiffert blêmit un instant, le Lieutenant Serjin poussa un juron. Une telle avancée de l’ennemi dans leurs lignes était contraire au discours auxquels ils s’attendaient tous.

-Ce camp est bien en arrière du front, comment est-ce possible ? Lança Aztai.

-L’armée Noire a corrompu de nombreux clans garzoks, mugit Neiffert. Elle utilise intelligemment leur soif de sang et d’or en les poussant sans scrupule dans les lignes ennemis. Par la simple promesse de pillages ils peuvent nous mettre de sacrés bâtons dans les roues. D’où ces attaques proviennent-elles ? Lança-t-il d’un air résigné.

-Des Duchés, Capitaine !

-Les montagnes, évidement. Il est très difficile de surveiller les monts, ils n’ont qu’à en descendre et nous fondre dessus !

-Passez par les sentiers montagnards est risqué, ils ont du perdre une quantité impressionnante de peaux vertes, lança Aztai.

-C’est probablement pour cela qu’ils se déplacent en petites unités, manœuvrer une armée est impossible là-haut…

Neiffert rivait un regard noir sur les Duchés, vers l’Ouest. Il congédia enfin l’éclaireur et se tourna vers Aztai avec un sourire désarmant.

-Voyez, les garzoks sont un peu comme les Fils de la Flamme : déchaînés en pleine bataille. Seuls leurs convictions et leur foi diffèrent. Heureusement chez nous, nous avons meilleure estime de la vie de nos soldats. Et malheureusement, cela joue dans la balance… lorsque des créatures pareilles déferlent sur vous, il faut savoir riposter, adopter la même hargne. C’est le seul moyen de les éradiquer, Meno m’en soit témoin.

-Aujourd’hui ils percent les lignes des oranans, mais qu’en est-il de nos frères plus au Nord ? Se risqua Serjin.

-Les oranans peuvent se défendre seuls, intervint Aztai. En son fort intérieur, il sentit que Zénith prenait son parti. Nous devons rejoindre le Grand Capitaine, car l’armée Noire n’est pas encore ici.

-Il faut repousser le front, argumenta le lieutenant en acquiesçant, pas nous attarder ici. Si je peux me permettre, suivre les ordres de Delwin ne me dérange pas trop pour une fois.

Neiffert sourit à cette remarque mais secoua la tête :

-Nous allons traverser le camp, nous mettre à l’abri.

Son air rappelait justement celui de Delwin, l’avant-veille, refusant à Neiffert la prise de Roda. Aztai n’avait pas envie de polémiquer et hocha silencieusement la tête. Désireux de rejoindre les Fils de la Flamme pour se battre à leurs côtés, il ne désirait pas trop contre dire le capitaine, plus en charge que lui pour décider. Serjin fit cependant la moue, se prenant le menton d’une main. Malgré son grade, le Lieutenant s’élevait au même niveau, au même rang que Neiffert. Son passé de Commandeur des Croisés n’y étais pas pour rien, et l’avis du lieutenant comptait également.

-Capitaine, nous n’avons pas beaucoup de temps alors…

-N’en perdons pas, coupa calmement Neiffert, nous ne sommes pas à l’abri.

Serjin voulut relancer mais un sifflement distinctif l’en empêcha, provenant de la forêt. Aztai avait porté la main à sa ceinture, mais il entendit déjà quelqu’un tomber de son cheval derrière lui.
La flèche venait de frôler Waor de très peu, et un Fils était tombé.

-Vers l’Est ! Hurla Neiffert.

Talonnant son cheval, Aztai se lança à la suite du Capitaine, son cœur battant la chamade. Il entendit Octave hurler son nom d’un air angoissé: d’autres projectiles fusaient sur eux, et d’autres soldats tombaient de leurs montures. Mais où les tireurs étaient-ils ? Dans les herbes environnantes, leurs ennemies avaient aisément pu ramper en leur direction, ou les attendre. Qu’importait pour Neiffert, il dirigeait sa force à l’Est et non au Nord comme il l’avait dicté juste avant.

Galopant à vive allure, les Fils de la Flamme échappèrent à l’embuscade en quelques minutes, si c’en était une. A l’idée qu’il ait failli perdre Waor, Aztai se sentit prit de nausée. Loué soit Meno, il chevauchait à présent à ses côtés. Les traits de sa gueule étaient déformés par la colère et la rage, il aurait voulut en découdre maintenant, c’était certain. Le woran neige aussi d’ailleurs, mais il saluait la prise d’initiative de Neiffert. Serjin lui-même n’avait rien remit en question. Le capitaine leur fit faire un détour et alors qu’ils remontaient plus au Nord, Aztai s’avisa qu’une odeur de fumée planait dans l’air. Des cris et des cliquetis métalliques retentissaient au loin. Les Fils de la Flamme remontèrent une colline qui leur offrit une vue plongeante sur le campement oranan, les montagnes des Duchés masquées par des panaches d’une fumée noire comme la nuit.
En provenance des monts, les garzoks donnaient l’assaut au son des cornes de guerre.

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Mer 23 Déc 2015 22:50 
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-Ce sont les soldats de Meno ! Les Fils de Meno ! Beuglaient une multitude de soldats.

Alors qu’ils traversaient un campement en ébullition, le Champion et ses hommes ne manquèrent pas de saluer ces cris de bienvenue. Sur les talons de l’officier, Aztai captait de nombreux regards en sa direction : les hommes marquaient tous une pause en apercevant le woran neige. Un sourire emprunt de respect sur leurs lèvres, ils semblaient saluer la venue d’un tel officier dans leur rang, même si beaucoup devaient encore ignorer sa véritable identité. Aussi, ils ne manquèrent pas de remarquer Waor, plus en arrière, à la hauteur des hommes d’Aztai. Car c’est ainsi qu’il désirait être vu, avait-il fait remarquer avant de rentrer dans le camp : le woran roux était un fauve d’action, il laissait le blabla à son frère.

-Quel accueil ! Scanda le Lieutenant Serjin avec un clin d’œil pour son seigneur.

Neiffert avait scindé sa force, cinq cents hommes avaient mit pied à terre pour accompagner leur capitaine. Octave n’était pas parmi eux, inutile de dire ce qu’il en était de Waor. Atteignant rapidement le portail Est du campement, les soldats oranans avaient accueilli ces renforts comme une bénédiction : les garzoks venaient tout juste de passer à l’assaut, fondants sur eux depuis les montagnes. Deux remparts défensifs leur tiendraient tête avant qu’ils ne pénètrent les lignes. Alors que le soleil se coucherait dans quelques heures, c’était l’effusion au cœur du camp.
Les oranans, dans leur uniforme impeccable, faisaient preuve d’un calme rassurant. Leur accoutrement, nota Aztai, était très atypique. Une armure constituée de plates, les oranans portaient sobrement leur couleur : le vert foncé. Sur les bannières et les fanions, cette couleur était accompagnée de l’emblème d’Oranan, le sapin. Ce qu’on ne pouvait ne pas remarquer, c’était les masques de bois. Une majorité d’homme en arborait un, désireux d’afficher la terreur… et il y avait de quoi. L’atout principal de ces hommes était le katana : Aztai n’avait jamais vu autant de soldat porter cette arme remarquable. Cela n’était pas sans lui rappeler le chef d’Ambervalle, et l’un de ses maîtres… l’Ancien était le seul woran a manier le sabre.
Le félin connaissait gère ce peuple, mais leur tenue de guerre devait être unique. En son fort intérieur, il sentit sa faera se réveiller.

(Ce sont les samouraïs)
(Qui sont ces-là ?) Indiqua mentalement le fauve à son partenaire.

Il désignait quelques bataillons oranans, différents des samouraïs. Vêtu d’une fine armure ou carrément d’une simple toge, ces hommes évoluaient dans le camp comme des soldats normaux. Aucune arme ne pendait à leur côté, ni sabre ni katana. Pas même un couteau.

(Les moines sont des combattants émérites, mais ils ne puisent pas leur force dans une arme. Leurs poings suffisent à terrasser ceux qui en doutent)
(Ils pratiquent le ki…) Devina le fauve (Décidément, ils ont beaucoup en commun avec l’Ancien… ou plutôt le contraire)
(En effet. Meno soit béni que nous ayons de tels alliés à nos côtés !)

Le Champion comprenait parfaitement ce que masquaient ces hommes : l’angoisse, certes, mais surtout la détermination. Lui-même était impatient d’en découdre, même si cette bataille était plutôt une surprise. Quoi qu’il arrive, Neiffert n’avait pas détaché un bataillon pour finalement repartir en agitant le bras : les Fils de Meno étaient prêts. Les dix gardes personnels du Champion, en retrait, ne cessaient de lui jeter des regards. Après avoir croisé amicalement le fer avec lui, qu’allait-il en être en pleine bataille ?

(Pas de doute) Lâcha sa faera avant de se retirer.

-Pas de doute, murmura Aztai pour lui-même, patte sur le pommeau.

Il appela sa magie, il appela son ki. Le Champion de Meno avait toutes ses cartes en main.

Mené par l’un de ces fameux samouraïs, l’escadron des Fils atteignit rapidement le pavillon général. Avant de rentrer, Neiffert se retourna vers son Champion. S’attendant à un conseil de sa part, Aztai tandis l’oreille mais rien ne vint. Le capitaine le fixa un instant avec un sourire et eut un éclat de rire :

-Ah ! Pour votre baptême du feu, c’est un honneur d’être en votre présence, Champion !

Aztai sourit à son tour, dévoilant ses crocs.

-Je le jure par Meno, je n’en peux plus d’attendre, confessa-t-il à son frère d’arme. Au fond, Capitaine, je félicite les garzoks de m’avoir attendu.

-Quelle tragédie pour les peaux vertes ! Renchérit le Lieutenant Serjin.

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Dernière édition par Aztai le Mer 27 Avr 2016 16:34, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Mer 30 Déc 2015 14:40 
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Balayant ma question d'un simple geste et me répondant qu'elle allait bien, la jeune fille fît mine de s'en aller avant de se retourner pour me demander du tac au tac ce que je faisais ici et si nous n'avions pas croisé une armée en cours de route.

"Eh bien, nous avions une troupe en arme devant nous et se dirigeant dans la même direction que nous... Elle ne doit pas être très loin...

Vint alors la shamane, ayant repris forme humaine qui m'interpellait, son regard planté dans le mien, me demandant à mon grand étonnement des nouvelles d'une lutine qui était loin de m'être inconnue, la tournure de sa dernière phrase me faisait grimacer intérieurement, car elle sous-entendait que j'avais vendu mon âme au diable...

"Oui j'ai vu Guasina et au dernière nouvelles elle se portait plutôt bien. Et oui contrairement à moi, elle n'a pas accepté le marché qui lui a été proposé... Mais sa vie va devenir un calvaire et si vous êtes une de ses amies, vous devriez partir à sa recherche et lui prêter main forte, car tous les assassins à la solde des Treize vont se lancer à sa poursuite...

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Jeu 7 Jan 2016 03:32 
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" Où.. Quoi ?!" Phyress s'extirpa douloureusement d'un sommeil agité. La vue brouillée par les larmes et les cils encore collés, elle ne vit qu'un petit rayon de lumière dans le brouillard de son éveil.
Ses muscles douloureux et tendus, devenus durs par la douleur endurée réagissaient mal et tandis qu'elle essayait de se redresser, son coude lui servant d'appui flancha et elle retomba en arrière.

Quelque chose avait amorti sa chute. Et ce ballottement régulier qui la plongeait dans un vertige dérangeant... Phyress comprit qu'elle n'était plus dans la forêt, qu'elle n'était pas morte. Mais où était-elle ?

Petit à petit, sa vue s'habitua à la pénombre. Elle pu distinguer une toile verte de crasse au dessus de sa tête. Elle était rattachée à une petite armature de bois mal clouée qui grinçait à chaque sursaut d'essieu. Aucun doute, la jeune femme était transportée dans un chariot.

La jeune Kendranne essaya encore de se relever jusqu'à ce qu'une main tiède vienne caresser son front trempé de sueur. Elle réalisa avec une grimace que l'odeur ici était affreuse. Celle de sa transpiration devenue stagnante, âcre, se mêlait avec des parfums inconnus. Elle était incapable de deviner quel était ce pot-pourri constitué de haricots cuits, d'encens et de myrrhe.

La personne au bout de cette main, elle ne parvenait pas à la distinguer. Mais ce contact était des plus agréables, doux, tiède et posé. Ce qui semblait là être un signe pour l'apaiser lui évoquait la caresse que lui offrait sa mère lorsqu'elle dormait. Mais il ne pouvait s'agir de sa mère.

Phyress s'agita un peu avant de capituler. On lui parlait enfin, un murmure, une voix de femme lui demandait de rester tranquille.

" Allons. Allons. Reposez-vous encore. Vous avez eu un sommeil très agité et perdu beaucoup de sang. "

Sa jambe endolorie ne répondait pas lorsqu'elle essayait de la bouger. Un instant, elle craignait l'avoir perdue, qu'il reste son mollet dans la forêt à nourrir les corbeaux, toujours orné du piège qu'elle avait déclenché en marchant dessus.

" Attention. De la forêt ! Il y a des pièges. " Délirait Phyress en essayant d'attraper les frelons blancs de l'épuisement qui pétillaient devant ses yeux.
" Oui, oui. Tout va bien maintenant, vous êtes hors de danger. "

Devant son nez, on glissa une petite fiole aux odeurs plus douces qui apaisèrent son esprit et la firent de nouveau sombrer dans des rêves éprouvants.

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Dim 17 Jan 2016 22:58 
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Ædräs détailla le Tathar qui venait de lui être présenté comme nom puis la dénommée Saraki. Instinctivement, elle se méfia d'elle. Trop diplomate à son goût. Elle lui donnait l'impression de pouvoir se faire passer pour son amie dans le seul but de lui soutirer des informations ou juste de se servir d'elle.

(De toute façon, je ne dois faire confiance à aucun inconnu.)

La jeune Kendrane choisit donc de répondre de façon évasive à la question de la dame guerrière.

"Il se trouve que je me suis quelque peu perdue..."

La suite lui fit prêter l'oreille et même les deux. Tathar l'informa qu'ils avaient bien rencontré l'armée qu'elle s'était mise en tête de traquer - avant de perdre, et que, de plus, ils allaient - du moins, selon ses dire, dans la même direction. C'était bon pour ses affaires ça !

(En plus si l'autre se barre...)

En effet, la chamane venait de demander à l'elfe gris des nouvelles d'une de ses amies probablement - même si on demandait rarement des nouvelles de ses ennemis, et il semblait que ladite amie fût en danger. Si Saraki partait, Ædräs sentait qu'elle n'aurait pas de mal à mettre Tathar dans sa poche. Du tout bénef, en somme...
Elle se frotta les mains comme si elle venait d'arriver à une conclusion mûrement pesée et réfléchie.

"Eh bien, il me semble que je vais devoir vous accompagner !"

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Jeu 28 Jan 2016 13:58 
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Saraki soupira d'aise, ainsi la lutine était-elle restée fidèle à son coeur et lui avait choisi une vie non-moins compliquée finalement, avec ses émoras à ses trousses. Sans réfléchir plus loin, elle sourit, nettement plus tranquille :

"C'est bien le genre de technique qu'utilise Oaxaca, tiens. Gardez votre garde rapprochée à distance de moi, sinon je devrais la tuer, et vous aussi. C'est tout ce que je demande."

Quand la jeune femme prit le parti de les accompagner, Saraki resta interdite quelques secondes, se demandant ce qu'elle devait faire d'elle et pourquoi elle pourchassait une armée alliée; puis décida de simplement retourner à son cheval.

"Répartissons les sacs du cheval de bât, comme ça nous pourrons chevaucher sur trois montures. A moins bien sûr que vous n'ayez perdu un cheval au sein de l'armée plus loin, ou dans les bois avant d'être attaqué par ces plantes ? Quelle est votre nom d'ailleurs, il n'est pas courtois de voyager sans se présenter. A moins que vous n'ayez un secret caché vous aussi, genre que vous êtes un espion kendran ou Shaakt !"

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Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Jeu 17 Mar 2016 07:13 
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Ædräs regardant Saraki en fronçant les sourcils, mais par en dessous, pour ne pas être vue - soupçonner ses alliés n'est pas très bien vu. Comment ? Elle parlait ouvertement de tuer la garde rapprochée de Tathar ? Certes, cette dernière n'était pas très bien éduquée et n'eût été Saraki, elle, Ædräs, eût finit en brochette pour ces immondes créatures. Mais cela faisait désormais partie du passé voyons ! Puisque Tathar était devenu - par la force des choses, son allié, sa garde rapprochée l'était devenue pareillement. Donc, pas question de la tuer. Elle pourrait être très utile.

(Au pire, on la lance sur les ennemis et on en profite pour foutre le camps...)

Quand Saraki retourna vers son cheval en s'adressant - apparemment, à elle, Ædräs lui offrit son plus beau sourire - son plus franc aussi. Un mot la fit soudainement tiquer. "Espionne kendrane". Réfléchissons posément. Kendrane, c'était bien ce qu'elle était. Espionne ? Eh bien, elle était en mission et... Oh, que c'était compliqué toutes ces histoires de politique ! Mais dans un éclair de génie, la jeune femme entrevit une porte de secours : la neutralité.
D'un air dégagé, elle se rapprocha de Saraki, les mains tendues pour l'aider à porter les sacs et déclara, d'un ton qu'elle supposait léger, mais avec quelques accents de désespoir tout de même :

Je m'appelle Ædräs, enchantée de vous rencontrer. En vérité, j'ai bien un cheval, mais... Je suis piète cavalière vous savez. J'étais en chemin quand mon cheval a eu un sursaut - allez savoir pourquoi, et m'a jetée à terre. J'ai essayé de le rattraper, mais bon, je ne cours pas aussi vite qu'un cheval, évidemment. J'ai juste eu le temps de voir qu'il partait en direction de l'armée que vous avez croisée. Peut-être est-il avec eux ? C'est pour ça que j'aimerais les rejoindre.

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Lun 28 Mar 2016 17:03 
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Mon avertissement vis-à-vis de Guasina parut rassurer la jeune femme sur mes intentions, la seule condition demandée étant de garder mes satanées bestioles éloignées d'elle sous peine qu'elles se fassent réduire en charpie et moi aussi par la même occasion...

J’acquiesçai donc à sa requête sans broncher, sachant pertinemment que je ne pourrai faire le poids face à elle. Son attention se reporta alors vers la jeune fille qui se proposait de se joindre à nous, ce qui n'était pas pour me déplaire car chevaucher en tête à tête avec une personne qui n'hésiterait pas à me tuer à la moindre erreur...

Saraki, après une seconde de réflexion, suggéra de repartir le poids des bagages sur les trois montures afin que le cheval de bât puisse servir à la demoiselle, qui se présenta enfin sous le nom d'Ædräs. Je me rendis compte aussi qu'elle avait l'air d'être très bavarde, ce qui promettait un voyage très jovial...

Restant silencieux, je m'approchai donc des deux femmes pour proposer mon aide au transvasement des sacs, impatient de me remettre en route et de regler toutes ces histoires rapidement....

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 Sujet du message: Re: Les plaines et collines autour d'Oranan
MessagePosté: Mar 5 Avr 2016 14:47 
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Après avoir transvasé les sacs, vous partez donc à la recherche de l'armée... sans parvenir à la rejoindre avant votre campement de la nuit.

Jusqu'ici, vous avez contourné la forêt sombre par le sud vers l'Ouest, suivant les traces fraîches laissées par la cavalerie ynorienne aux aguets. Il ne se passe rien de notable durant cette période, vous pouvez donc faire connaissance, et faire connaissance avec Saraki si vous voulez. La piste est aisée à suivre, l'armée ynorienne ne faisant manifestement aucun effort pour dissimuler sa piste.

En fin d'après-midi, la piste bifurque brusquement vers un chemin forestier qui s'enfonce soudain direction du Nord-Est. Libre à vous de choisir de poser votre campement aux abords de la forêt, ou de suivre la piste de l'armée en vous enfonçant dans la forêt sombre omyrienne.

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Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
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