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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Dim 1 Mar 2015 16:57 
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L'homme se retourne sitôt Inès l'interpelle. Il ne semble plus affecté par l'échange un peu rude qu'ils ont eu dans la taverne. Bien au contraire, il constate immédiatement le trouble de l'hiniönne et se montre prévenant, lui prenant le bras assez fermement pour la soutenir en cas de malaise.
Mais Inès ne le perçoit pas ainsi et tente de se dégager. Mais, la fatigue, la faim, l'agitation ambiante, les émotions provoquées par la scène avec son compatriote... tout cela prend le dessus. Elle vacille, bredouille quelques mots inintelligibles qu'elle veut être des excuses, et laisse tomber son coffre à ses pieds, cherchant un endroit pour se reposer.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Dim 1 Mar 2015 19:19 
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L'elfe accompagne Ines et ramasse de l'autre main le coffre. Il l'aide a s’assoir sur une sorte de banc en bois vieillit, ceux que les personnes âgées utilisent en fin d’après-midi pour sortir et commenter la vie du quartier.

Vous m’inquiétez mademoiselle, si mes mots vous ont offensé, j'en suis désolé je ne supporte pas la vulgarité surtout chez une femme.

Il tient le coffre dans une main et reste devant Ines pour qu'elle ne tombe pas en avant.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Sam 7 Mar 2015 21:12 
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Quatre, en plus du chef fraîchement libéré. Voilà qui nous devrions affronter, dans un binôme improvisé, dont le seul point commun était d’avoir affronté les salles de torture cérébrale d’un manoir maudit, sans jamais s’y croiser. L’honorable et l’opportuniste, la valeureuse et le réfléchi, l’elfe pure et le bâtard. Tout nous éloignait, et pourtant aujourd’hui, nous se battrions de concert pour une cause qui n’était pas notre, et pourtant. Nous aurions pu laisser filer ces gredins, laisser faire cette évasion, mais j’avais redouté, d’une brève analyse de la situation, que cette bande organisée ne cherche à se venger de notre témoignage visuel, fut-il sans conséquence. Sibelle avait eu l’air de me suivre dans cette idée. Peu m’importaient ses raisons : je n’étais pas seul. Et à deux, nous avions deux fois plus de chance que si je m’étais attaqué seul à cette vermine des rues.

Ainsi, alors que nous courions vers la scène d’évasion, je détaillai nos futurs adversaires, alors qu’un début d’organisation naissait entre l’elfe et moi. Les deux premiers qui croiseraient notre route étaient deux armoires à glace dont les seuls yeux bleus intenses dépassaient d’un costume entièrement noir, masquant crâne et bas du visage. D’une tête de plus que moi, et deux fois plus larges que ma partenaire, ceux qui semblaient être des jumeaux nous attendaient de pied ferme. L’elfe semblait n’avoir rien à faire de leur carrure impressionnante : elle fonça vers eux sans hésiter, précisant qu’elle s’occupait de celui de gauche.

Fort aise de ne pas devoir me les coltiner tous les deux, j’embrayai sur celui de droite. Mais mes sens me criaient de me méfier : debout sur la carriole, une silhouette fine et souple, mince et féminine, venait d’armer une flèche sur un arc. Une elfe, à n’en pas douter, même si elle aussi, ses traits étaient masqués. Ils étaient souvent considérés naturellement comme des archers émérites… J’espérais que ce ne soit pas le cas pour celle-ci. Afin d’éviter d’avoir à le vérifier trop vite, je chargeai mes fluides dans ma main libre, et la tendis vers elle avant qu’elle n’ait eu le temps de décocher sa flèche. Un trait de lumière partit de mon poing fermé, droit dans sa direction. L’attaque magique la frappa de plein fouet, l’aveuglant et la déstabilisant momentanément… Du moins le temps pour ma partenaire et moi d’arriver au corps à corps avec les deux mastodontes, afin de réduire son avantage à nous frapper de ses traits avant que nous n’arrivions. Dans la confusion du combat, l’utilisation de son arc serait risquée : elle pourrait toucher ses alliés. D’autant qu’ils seraient dos à elle, couvrant nos corps combattifs de ses projectiles.

Même dans l’urgence, je restais fier de ma capacité d’analyse et de ma prise de décision rapide et censée. Mais il allait me falloir également penser avec l’instinct dans ce combat. Ils étaient en surnombre, et peut-être plus forts que nous chacun… J’espérais que ce ne soit pas le cas, confiant en mes capacités, et, peut-être à tort, en celles de mon équipière, dont j’ignorais tout. L’homme imposant vers lequel je fonçais était armé d’un gros gourdin de bois brut, qui aurait donné peine à être manié par le commun des mortels, tant sa taille et son poids devaient être impressionnants. J’avais intérêt à être rapide pour éviter ses coups, et en donner moi-même. Parce qu’il serait implacable : je le savais.

Poussant un cri de hargne, impulsif, je le chargeai, espérant que cela suffirait à le faire hésiter un peu sur ma puissance. Me montrer plein d’assurance, voilà quelle était ma meilleure chance contre lui. Et j’eus raison de le croire, puisqu’hésitant sur mon attaque brutale, il ne chercha pas à me cueillir dans ma course, mais juste à parer mon coup d’épée de sa lourde trique. Ce qu’il parvint cependant à faire sans peine, hélas. Mon épée entailla le bois de son arme, sans s’y planter. J’avais l’avantage de l’assaut, sans avoir celui de la touche… ça me suffisait pour embrayer sur un nouveau coup, emporté par mon élan. Je frappai, mais il para de nouveau, et prit assez d’assurance pour faire volter son arme vers moi, dans un geste plus rapide que réellement puissant. J’accusai le choc dans mon petit bouclier… Ce qui ne voulait pas dire que je n’avais rien senti : loin de là. Sa force était grande, et je dus reculer d’un pas pour ne pas être déséquilibré par son coup de boutoir. Il frappa une nouvelle fois, mais dans le vide cette fois. J’eus assez d’amplitude pour bondir sur le côté pour esquiver son attaque, et en plaçai une moi-même sur lui, au niveau de l’épaule, du tranchant de ma lame. Le coup déchira son costume, mais rencontra la maille en dessous, qui cueillit le coup sans qu’il soit blessé. Ils étaient mieux protégés qu’il n’y paraissait, ça ne serait pas simple de les vaincre… Ou peut-être n’était-ce que lui.

Je frappai à nouveau, et j’eus l’impression qu’il se laissa sciemment touché, regard bleu fixé sur moi avec un air de défi. Ma lame ne perça à nouveau pas sa maille, mais il en profita pour me saisir le poignet de sa main libre, pour me l’étreindre avec force. Je grimaçai, tenant fermement mon arme, refusant de la lâcher… Sa force était grande, mais ma volonté était sans faille.

À l’arrière, le chef découvert de cette bande, l’elfe au crâne tonsuré, ricanait en lorgnant un quatrième sbire détacher péniblement les chevaux apeurés de la milice du charriot accidenté.

« Dépêche-toi, incapable ! »

Puis, se tournant vers le combat, il cria ses ordres d’une voix claire, mais redoutablement ferme.

« Retenez ces importuns le temps de notre fuite, puis tuez-les. »

Implacable, l’ordre était donné… Et la stratégie était bonne : nous contraindre face à ces deux baraques pendant qu’ils fignolaient la fin de son évasion, et sa fuite. Peinant dans ma situation, je cherchai le regard de Sibelle dans son combat. Un geignement combattif s’échappa de ma bouche alors que je me défaisais de l’étreinte de mon bourreau, et je lui criai :

« Il faut les arrêter : nous ne pouvons passer trop de temps sur ceux-ci ! »

Il fallait, non pas les tuer, mais les dépasser ou les rendre inaptes au combat… Au moins le temps d’entraver les autres dans leur volonté de fuir. C’était la seule solution pour que ce que nous étions en train de faire ne soit pas vain. Car s’ils cherchaient à se venger, ça serait avec un nombre bien plus grand…

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- Selen Adhenor -


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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Dim 8 Mar 2015 03:17 
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L'homme la soutient d'un main et se saisit du coffre avec l'autre puis se dirige vers un banc au bois déjà bien lissé par ses multiples occupants.
Avec son air ampoulé elfique, il présente excuses et bons sentiments à Inès qui s'appuie comme elle peut, ailleurs que sur lui, et lui annonce d'un ton las et contrarié :

"Non, vous n'êtes pour rien dans mon état. Juste la fatigue et la faim qui commencent à... Laissez. Vous n'y êtes pour rien. Merci."

Elle fixe son coffre et ajoute plus calmement :

"Donnez-moi mon coffre, s'il vous plaît."

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Dim 8 Mar 2015 03:54 
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Il observe le coffre et le rend à Ines.

Vous devez y tenir, vous ne le quitter pas depuis votre arrivé. J'ai un pied à terre à deux rues, vous y trouverez à manger et de quoi vous reposer. Mais je peux vous ramenez a votre amie vulgaire, quoiqu'il en soit vous avez besoin de repos, vous avez fait un long voyage Cuilnen c'est pas tout proche.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Dim 8 Mar 2015 04:29 
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L'air hagard elle cale son coffre sur ses cuisses, contre son ventre, et l'écoute parler, immobilisée par la fatigue.

"Vous devez y tenir, blabla, pied à terre, bla, manger, bla, vous reposer, blabla, amie vulgaire, blabla, Cuilnen."

Elle se redresse, yeux écarquillés.

"Comment savez-vous que je viens de Cuilnen ?"

Elle s'étire comme elle peut, espérant sortir de sa torpeur.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Dim 8 Mar 2015 05:17 
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L'elfe ouvre les yeux étonné et interdit devant la remarque d'Ines. Il tente cependant de couper court à l’interrogation.

Simple supposition, il me semblait que vous n'étiez pas aussi à l'aise que votre amie, j'en ais déduit que vous n'aviez pas l'habitude des villes humaines.

Il pose sa main sur son épaule.

Venez vous êtes exténué je saurais prendre soins de vous.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 10 Mar 2015 13:59 
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Le type s'agite un peu, cherchant ses mots, pour finalement lui assurer qu'il n'en savait rien et que sa remarque n'était que le fruit d'une déduction logique.
Une fois encore, il l'invite à le suivre chez lui. Mais Inès est bien trop lasse et méfiante pour se laisser accompagner d'une autre personne encore. Après tout, l'humaine à beau avoir des manières de bouseux, il n'en reste pas moins qu'elle a veillé sur elle. Et puis, elle commence à s'y habituer. De toute façon, elle n'est là que pour l'escorter, et elle a déjà démontré savoir utiliser convenablement des armes.
Elle aurait pu demander à l'elfe ce qu'il faisait sur Kendra Kâr, ou pourquoi il l'invitait, voire même comment il en était arrivé à posséder un pied-à-terre ici - probablement un marchand - mais elle préfère couper court :

"C'est gentil, mais nous ne restons pas. Je vais d'ailleurs rejoindre mon accompagnatrice, elle est malpolie, mais je m'y habitue."

Elle se soutient en mur pour se redresser et rentrer dans la taverne.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 10 Mar 2015 19:30 
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Ce nouvel environnement me semblait des plus étranges. Pareil amoncellement de bâtisses en tous genres et toute cette foule avaient un air incongru à mes yeux, mais j’aurai sans doute plus de chance de trouver de quoi me sustenter et un lieu où m’abriter dans la grande ville plutôt qu’en rase campagne.

Mes pas me menèrent à travers rues et ruelles. Les maisons s’enchainèrent, tantôt belles et entretenues, tantôt plus modestes. Je n’avais, à vrai dire, pas la moindre idée d’où aller et très vite, je me retrouvai égaré dans le dédale de la ville. La journée avançait et la faim commençait à me tenailler plus sévèrement. De plus, je n’étais pas contre l’idée de passer une nuit au sec. Je me dis donc à la recherche d’une auberge où je pourrais sans doute loger quelques temps grâce aux quelques yus qui me restaient.
Je dû cependant me diriger dans la mauvaise direction car je débouchai bientôt dans un quartier à l’air des plus misérable. Les ruelles étroites y sillonnaient entre des bâtisses à l’air délabré, le sol était jonché de crasses, et le soir qui commençait à tomber donnait à l’endroit un air lugubre. A l’exception de quelques badauds ça et là, le lieu semblait désert. Ne me sentant pas des plus à l’aise ici, je hâtai le pas pour traverser le quartier le plus vite possible et poursuivre ma quête d’une auberge pas trop chère.

Après quelques minutes d’une marche nerveuse dans la ruelle de plus en plus obscure, je fus interpellé par une voix sonore derrière moi :

« Hey, maigrelet. »

Je me retournai et découvris un homme qui, s’il était un peu plus petit que moi, était en revanche bien plus large. Son crâne chauve à la mâchoire carrée garnie d’une barbe fournie lui donnait un air de molosse et ses bras épais semblaient être deux troncs d’arbre noueux. Je vis luire dans une de ses mains calleuses une dague aigüe.

« Ce ne serait pas une jolie bourse que tu as là, hé ? », m’interrogea-t-il en pointant ma ceinture du doigt.

Bien déterminé à conserver mes maigres possessions mais pas vraiment en état de me battre, je fis volte-face et m’apprêtai à prendre mes jambes à mon cou devant cette menace. Ma fuite fût cependant avortée avant même que je ne puisse m’élancer lorsque j’heurtai le torse d’un liykor au poil noir et dru qui s’était, sans que je ne m’en rende compte, glissé derrière moi tel une ombre bestiale. Le nouveau venu me barrait la route, me coupant toute retraite. Je sentis l’affrontement inévitable et sortis ma dague, sans trop penser à mes maigres chances de l’emporter.

Voyant mon mouvement, le chauve se jeta sur moi, dague en avant, un sourire prédateur aux lèvres. Je fis un pas de côté et esquivai son attaque. Il se rééquilibra facilement et je tentai de lui asséner un coup à l’épaule qu’il parât avant de repartir à l’assaut. Pendant ce temps, le poing du liykor vint heurter l’arrière de mon crâne et me précipita au sol, face en avant. Les deux compères ricanèrent tandis que je rampais pour échapper à mes agresseurs. Le chauve, toujours très amusé, posa son pied sur mon dos pour m’immobiliser. Alors, dans un moment de panique absolue, je sentis les fluides sombres en moi s’agiter, remonter en moi. L’ombre dans mes veines qui m’avait toujours valu le rejet des autres remonta le long de mon bras et, instinctivement, je les fis jaillir de ma main vers mon agresseur tout en tortillant sous son pied pour tenter de me libérer. Mon trait de fluides l’atteignit miraculeusement au visage, le déséquilibrant dans un cri de douleur. Je profitai de mon court effet de surprise pour me redresser et prendre la fuite par la ruelle à nouveau libre. Un rapide coup d’œil en arrière me permit de voir le liykor aidant son compère à se redresser. Je devais les semer le plus vite possible. Je pris le plus de tournants possible pour éviter qu’ils ne retrouvent ma trace et rejoignis un quartier plus sûr.

J’avais réussi à sauver ma bourse… et à réveiller les fluides en moi.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Ven 13 Mar 2015 05:57 
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A l'instant ou Ines cherche à s'en aller, l'elfe lui attrape le bras fortement.

Enfin, je vous offre mon aide, c'est impoli de refuser.

Il renforça sa prise, se montrant insistant et autoritaire. Une autre voix se fait alors entendre.

Je t'avais dit que cela n’allait pas marcher.

Quand Ines tourne le visage vers cette personne, un coup lui frappe le visage et termine de la plonger dans cet inconscient qui lui tendait les bras.

Suite ici

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Sam 14 Mar 2015 15:46 
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Concentrée sur son idée fixe de charger le malabar de gauche, Sibelle n’avait pas porté attention à la personne perchée sur le chariot renversé. Cette silhouette fine et gracieuse, mais pas moins dangereuse pour autant, avait armé son arc et s’apprêtait à le bander lorsque Selen intervint. La guerrière put voir un fluide magique quitter la main de son compagnon pour atteindre la femme archère et la déconcentrer suffisamment pour l’empêcher de les prendre pour cible.

Sans arrêter sa course, la guerrière poussa un léger et à peine perceptible grognement de frustration. Sibelle n’avait rien vu, et même si cela avait été le cas, elle n’aurait rien pu faire sinon esquiver. Elle ne possédait pas beaucoup d’aptitude pour le combat à distance et elle en était bien consciente, ce qui ne faisait qu’augmenter sa frustration. Elle s’était bien exercée au lancer du couteau avec le petit gobelin nommé Zniitch, mais elle était loin de maîtriser cet art. Si ce n’avait été de la présence de cet homme à la peau pâle à ses côtés, le combat aurait peut-être pris fin avant même qu’elle n’eût le temps de rejoindre son adversaire.

En parlant de ce dernier, l’homme baraqué, nullement intimidé par la rouquine qui fonçait sur lui, ouvrit les bras comme s’il faisait mine de l’accueillir.

« Approche petite femme que je t'accueille dans mes bras ! »

Cria-t-il de sa voix trop grave et dotée d’un accent prononcé étranger de la guerrière.

Plus d’une fois, Sibelle avait été confrontée à ce genre de situation. Ses adversaires du sexe fort la sous-estimaient toujours au début des combats. Non décontenancée par ces paroles condescendantes, elle savait qu’elle devait profiter de cette situation afin de prendre un avantage dès le tout début.

Lorsqu’elle arriva enfin à proximité, Sibelle, ambidextre, utilisa l’épée de sa main droite pour frapper violemment le poignet gauche de son adversaire, apparemment gaucher. Le coup porta fruit, l’homme surpris, perdit son arme qui tomba non loin de Selen et lança un cri d’où rage et douleur s’entremêlaient. La rouquine voulut enchaîner en frappant la main droite, mais cette fois, l’homme la vit venir. Non seulement il esquiva l’attaque, mais il riposta en administrant un violent coup de poing dans le visage de la guerrière qui fut propulsé vers l’arrière et tomba sur le dos tout juste à côté d’un milicien décédé. Décidé d'en finir au plus vite avec notre aventurière, il s’était avancé afin de lui administrer quelques violents coups de pied dans les côtes. Mais Sibelle évita le premier en effectuant une roulade sur le côté. Le second l’atteignit violemment sur le flanc droit. Serrant les dents, elle encaissa. Avant que le pesant pied de l’homme costaud ne s’abatte à nouveau, les ordres du chef retentirent :

« Retenez ces importuns le temps de notre fuite, puis tuez-les. »

Sibelle profita de ce moment de distraction pour attraper le pied de son adversaire et tirer de toutes ses forces pour le faire culbuter vers l’arrière. Et de la force, Sibelle était loin d’en manquer, si bien que l’homme surpris une fois de plus et en déséquilibre, perdit pied et bascula sur le dos. Sa tête frappa durement le sol, il était toujours conscient, mais passablement désorienté. Notre rouquine en furie s’empressa de se relever avec l’idée bien arrêtée de lui rendre la monnaie de sa pièce en le lacérant de ses fines épées. C’est à ce moment qu’elle entendit la voix de Selen.

« Il faut les arrêter : nous ne pouvons passer trop de temps sur ceux-ci ! »

Sibelle, à regret, se ravisa donc, se détournant de son adversaire pour se précipiter vers le chariot renversé. Son idée bien en tête, ses épées rangées à sa ceinture, elle agrippa la structure de base de ses deux mains, et les pieds bien campés au sol, elle tenta de soulever le dit véhicule.

Concentrée sur sa tâche, la respiration régulière et bien contrôlée, elle ne tarda pas à soulever le chariot. Sans lâcher prise, elle forçait toujours et le chariot se relevait plus encore. L’action ne fut point vaine, puisque les chevaux étant toujours attachés perdirent le peu de calme qu’ils avaient retrouvé et s’affolèrent de nouveau, risquant à tout moment de piétiner le petit homme trapu qui se trouvait entre eux. Pour ce qui est de la femme juchée sur le véhicule, agile et souple, elle ne perdit point l’équilibre, mais elle ne pouvait pour le moment armer son arc.

Cependant, dans cette action précipitée, Sibelle avait oublié le chef de cette bande. Celui-ci, derrière elle, muni d’une longue épée s’apprêtait à l’attaquer de sang-froid par derrière.

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Sibelle, Maître d'armes


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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Dim 15 Mar 2015 18:59 
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Nous sommes rapidement arrivés dans la cité Blanche, mais je n’ai absolument pas envie de quitter mon fiancé, du moins pas tout de suite. Me vient alors une idée pour prolonger un peu notre moment.

"Avant de me rendre à la milice, j’aimerais passer par la boutique de magie avant. On ne sait jamais avec mon paternel, un peu plus de force ne me fera pas de mal !"

"J’approuve ! Je vais en profiter pour faire quelques achats de mon côtés aussi."

Après un baiser rapide, nous nous dirigeons vers la boutique du vieux Moboutou.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Dim 15 Mar 2015 20:10 
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Dans les rues de la cité nous prenons notre temps. Ni l’un ni l’autre nous ne nous pressons, car nous savons que se sont les derniers instants qui nous restent à partager avant de nous dire au revoir. Bien que se soit une mission simple et qui devrait visiblement se dérouler rapidement, comme il s’agit de mon père, je ne suis pas rassurée.

"Tu crains qu’il se rebelle ?"

"Tu me l’aurais demandé il y a un an je t’aurais non, mais aujourd’hui… Je ne connais pas cet elfe, je l’ai côtoyé depuis ma naissance, mais je ne le connais pas et j’avoue que ça ne me rassure pas…"

"Aie confiance en toi et ta magie ! Tu es forte Ely, tu en sortiras plus grande de cette épreuve."

Sa foi en moi me touche au plus profond de mon cœur et sur le coup je me dis que ça va le faire ! Cette marque de confiance rend la situation moins dramatique, moins pesante. Je vais escorter ce déchet jusqu’à la prison de Tahelta, faire la paix avec mon passé et revenir épouser l’elfe de ma vie, le seul, l’unique. C’est sur cette pensée que nous arrivons devant le bâtiment de la milice.

"Je pense qu’il vaut mieux que l’on se sépare ici. Ce n’est pas que je ne veux pas t’accompagner jusqu’au bout, mais…"

Je l’arrête en posant un doigt sur ses lèvres délicates.

"Je sais, plus on repousse plus se sera difficile. Et puis à partir de là, j’estime que la mission commence et tu me connais, je suis très pointilleuse là-dessus. Je m’empare alors d’une de ses mains et la place sur mon cœur. Mais tu reste là à chaque instant."

Nous échangeons un long baiser tendre et passionné, douloureux mais plein de promesses.

"Je vous attends Madame Sindariel."

"Pardon ?"

"C’est mon nom de famille. Je ne te l’avais jamais dit, mais vu que tu vas devenir ma femme et bien… Voilà."

Je trouve que cette phrase sonne juste et elle plaît merveilleusement à mes oreilles. Je dépose un dernier baiser.

"Je reviens vite monsieur Sindariel, d’ici là préparez-vous à me prendre pour femme."

À contre cœur je m’éloigne de lui et lâche sa main qu’à la dernière seconde pour entrer dans la milice.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 17 Mar 2015 22:06 
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Lorsque Missen poussa les portes du Temple des Plaisirs pour retrouver la rue, il fut comme frappé par une vague de chaleur ; l'air étouffant et le brouhaha ambiant contrastaient fortement avec l'athmosphère agréable et feutrée qu'il venait de quitter.
Il resta immobile quelques secondes, le temps de s'habituer à la luminosité du soleil à son zénith ; puis il se passa la main dans les cheveux et se fondit dans la foule.

Son inquiétude à propos des hommes de son père n'avait guère diminuée ; seulement, elle était passée au second plan, chassée par la nécessité de relever le défi de Pulinn dans les plus brefs délais. Missen ignorait pourquoi, mais cette tâche lui apparaissait comme étant vitale, alors même qu'il ne s'était lancé dans cette entreprise que dans le but d'impressionner l'elfe blanche.

(Pulinn... Une bien étrange créature que cette femme. Peut-être est-ce pour cela que je la désire...)

Ainsi pensait le jeune noble tandis qu'il remontait la rue, à présent quelques peu désengorgée maintenant que l'heuure de pointe était passée. Il s'engagea dans une petite ruelle parallèle sans cesser de réfléchir. Il ne savait guère ou aller, mais n'en avait cure : toute son attention était fixée sur la résolution de l'épreuve qui lui avait été soumise par la belle gardienne du temple.

Ainsi, il s'écarta de plus en plus du centre névralgique de la cité, jusqu'à se trouver à quelques rues à peine des docks. Ces quartiers étaient particulièrement malfamés, mais Missen ne craignait rien à trainer dans ces parages.
Ou du moins, c'est ce qu'il se figurait.
Cette illusion fut bien vite rompue lorsqu'il sentit un bras s'enrouler autour de son cou et l'attirer sous un porche, tandis que la pointe d'une dague venait s'appuyer contre ses côtes. Brutalement tiré de ses pensées par cette embuscade impromptue, Missen se figea, luttant contre la peur panique qui l'envahissait.

C'est alors que l' inconnu qui l'avait saisi approcha sa tête de son oreille et lui souffla d'une voix étrangement rauque ou perçait une pointe d'ironie :

-La bourse ou la vie, nobliau de mes deux.

(Je connais cette voix.)
Un brusque éclair de compréhension traversa son esprit.
Soulagé, mais encore sous le choc, Missen répondit alors d'un ton qui se voulait désinvolte :

-C'est ainsi que tu salues tes vieux amis ?



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Dernière édition par Missen le Sam 2 Avr 2016 22:33, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mer 8 Avr 2015 19:51 
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Sibelle ne vint pas à mon aide. Elle avait sans doute mieux à faire, avec ses propres adversaires. Poignet perclus dans la poigne ferme et énorme de mon adversaire à la force notable, sans doute plus importante que le quotient de son intellect, je grimaçai de douleur. Je donnai un coup de poing dans son avant-bras, puis un autre, sans d’autre conséquence que de sentir ses doigts se refermer plus fort sur mon poignet. Je serrai les dents : rien ne servait de le frapper sur un endroit qui était de base plus fort que moi. Mon poing se serra de nouveau, et je l’envoyai cette fois dans la mâchoire de mon adversaire. S’il ne desserra pas la main, il ne riait cependant plus. Ses sourcils se froncèrent au-dessus de ses yeux soudainement plus durs, et il entreprit de me donner à son tour un grand coup de poing, qui fut si lent à venir, quoique puissant, que je n’eus aucun mal, même dans ma fâcheuse posture, à éviter le coup en me défilant sur le côté. Le coup frappa le vide, déséquilibrant un peu mon adversaire. Je profitai de son propre élan pour me jeter dans ses pieds et pousser dans le même sens que lui… jusqu’à le faire choir lourdement par terre. J’eus la chance de constater qu’il m’avait lâché pendant sa chute, pour se rattraper. S’il ne l’avait pas fait, je serais sans doute moi aussi le visage écrasé sur les pavés ensanglantés.

Je me relevai donc, avide de suivre mon propre conseil, et me retournai vers la charrette qui… se faisait soulever par l’elfe chétive. Mes yeux s’agrandirent de stupeur. Où trouvait-elle la force de soulever un objet si lourd ? à Elle seule, elle provoquait l’agitation des chevaux, ce qui donnait d’autant plus de fil à retordre au nabot qui tentait de les détacher, et le déséquilibre temporaire de l’archère, qui devait se concentrer pour ne pas perdre pied, et ne pouvait donc pas décemment tirer.

Puis, en un flash, je vis le chef de cette douteuse compagnie se munir d’une lame longue et étincelante, pour frapper ma partenaire dans le dos. Quel lâche ! Je ne citai pas l’honneur en exemple, mais un tel comportement méritait grandement d’être puni. Et je n’allais certainement pas laisser Sibelle se prendre ce coup d’épée. J’étais pourtant trop loin de ce combat, même libéré de mon entrave, pour y parvenir à temps et parer le coup de ma lame. Il ne me restait qu’une solution, mais qui pouvait avoir de lourdes conséquences… Je n’hésitai pourtant pas l’ombre d’un instant.

Et cette fois, ce furent mes fluides aériens qui s’agitèrent dans ma main. Ma main d’arme, plus exactement, celle qui tenait mon épée d’argent. Et l’air se matérialisa pour propulser l’arme droit vers mon ennemi, cet elfe opportuniste qui croyait bon d’attaquer en traître les gens. Le tir, puissant, fit mouche : j’avais visé le bras, et le bras fut atteint. La lame de mon épée ne fit que le percuter, sans s’y enfoncer : l’épée n’était pas une arme qui se prétait au jet, mais ça le blessa et le décontenança assez pour qu’il stoppe son coup, et lâche sa propre arme, se retrouvant ainsi à la merci de Sibelle, qui n’aurait sans doute pas manqué l’occasion de remarquer la situation, vu le cri rageur qu’il venait de pousser.

Mais voilà le souci qui se posait : je n’avais moi-même plus d’arme, l’ayant balancée. Et je me retrouvais entre le balèze qui se relevait, et l’elfe agile qui venait de sauter de la charrette déséquilibrée en rangeant son arc, et en dégainant une longue dague acérée, dont elle me menaça sitôt. Elle me porta un coup d’estoc, que je parai tant bien que mal de mon bouclier. Et elle retenta aussitôt. Cette fois, non plus pris par surprise, je parai d’un geste rotatif, qui percuta sa main. J’espérais lui faire à mon tour lâcher son arme, mais ce ne fut pas le cas : elle la tenait bien en main. Je pestai silencieusement, en me jetant sur le côté alors que le gros plein de muscles se précipitait, désarmé lui aussi, pour me saisir dans le dos et me ceinturer. Je m’étais écarté de lui, mais ce faisant, me rapprochai d’elle, et de ses coups de dague. L’un d’eux m’atteignit à l’épaule, alors que je me redressai de ma pirouette. Le sang gicla, et je crispai la mâchoire pour étouffer un cri de douleur et de rage. A mon tour, je saisis son poignet armé, serrant celui-ci pour la contraindre de lâcher son arme… Mais je n’avais guère tout le loisir de mon précédent adversaire pour ce faire, car lui-même me rejoignait, bougon, pour m’arracher à la compagnie hargneuse, quoique charmeuse, de sa comparse archère à la dague effilée.

La scène qui suivit avait un côté burlesque, pour le passant : forçant sur le poignet de la donzelle, je tournai autour d’elle à mesure que le géant tentait de me rejoindre. Et nous tournâmes ainsi trois tours avant qu’il n’ait la bonne idée de… foncer à travers tout. Ses nerfs mis à bout par mon petit jeu ridicule, il grogna et fonça… Droit sur l’elfe.

Nous volâmes tous trois par terre, sur les dalles de pierre. La dague émit l’agréable son métallique attestant de sa séparation de la main de sa propriétaire désarmée. Elle était écrasée sous le poids du gros lard, qui se relevait furieusement. Manque de chance, j’étais moi-même sous elle, sa tête pressant sur mon ventre… mon bas ventre. Position plus qu’inconfortable, dans cette situation, je ne l’imaginai cependant pas si désagréable dans toute autre circonstance. Mais celles-là n’étaient pas regroupées : je me tortillai pour sortir de cette position, alors que la demoiselle aux oreilles pointues, prise en sandwich, ne pouvait que se laisser ballotter par nos efforts communs.

Quand nous serions debout… si tant est que j’y parvienne sans me faire trouer la peau, j’aurais bien besoin du soutien de ma comparse… dont j’ignorais totalement l’avancement du combat.

_________________
- Selen Adhenor -


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