L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Ven 9 Aoû 2013 13:45 
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Maxime se montre plus poli maintenant qu'Arthurius n'est plus là. Je trouve ça étrange, et ça ne me plait pas. Je ne peux pas faire confiance à quelqu'un qui peut si facilement modifier son tempérament, ses sentiments apparents...

Mais Elylia semble confiante, et est sûrement plus apte que moi à traiter avec ce genre d'homme. J'acquiesce donc simplement lorsque notre interlocuteur s'excuse et s'explique, puis les suis sur le chemin de l'académie.

Alors que nous avançons, je découvre Tulorim, et ce que j'y vois n'est guère l'image que je me fais d'une grande ville. Tout ici sent la pauvreté et la souffrance... C'est pour ça que se battent les hommes ? Pour que le peuple souffre et que leur pouvoir ne servent qu'à des privilégiés ?

Je baisse les yeux, repensant à l'endroit d'où je viens, au manoir de mes parents et au luxe dans lequel j'ai été élevée. Je ne peux pas 'en plaindre, mon enfance a été merveilleuse. Mais pourquoi y ais-je eu droit et pas ces enfants qui semblent résignés ?

Mes pensées sont soudain stoppées par la prise de parole de notre nouveau guide. Je ne sais trop quoi répondre, nous sommes partis juste après mon arrivée, je n'ai pas eu beaucoup d'information. Je regarde Elylia, la questionnant du regard. J'ai peur de dire une bêtise.

Mais heureusement, elle se charge de répondre. ELle estima que Nathanael savait ce qu'il faisait, puis résume ce qu'il nous avais expliqué au Nobelium. Puis elle se tourne vers moi et me demande si je me souviens d'autre chose. Je la regarde un instant, hésitante.

Je ne me souviens pas de grand chose d'autre. Elle était au Nobelium avant moi, elle en sait sûrement plus que moi.

"Non, rien d'autre. J'ai juste compris que vous étiez celui qui semblait le plus apte à faire ce qu'il fallait pour que l'académie soit... comme il faut, pour Equilibrium."

Je regarde devant moi. Je n'ai pas envie de croiser le regard de Maxime...

Seule

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Merci à Itsvara
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Dernière édition par Amalia rosenoire le Mar 10 Sep 2013 16:06, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Ven 9 Aoû 2013 20:50 
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Message PNJ pour Amalia et Elylia


Maxime tiqua lorsque tu parlas du conseil en disant qu'il était complet. Ainsi donc on avait trouvé le remplaçant de Zotar, intéressant mais ni l'une ni l'autre ne semblait connaître l'identité de la petite nouvelle, car c'était bien une nouvelle pour garder l'équilibre. Elles avaient toutes les deux accomplis leurs missions en m'amenant devant cette école, je savais comment Farah opérait du moins dans les grandes lignes à moi de perpétrer la tradition.

- "Bien mesdames, si vous le voulez bien, je considère votre mission comme accomplie, rentrez à Kendra Kâr, annoncez la nouvelle à Nathanael. Merci pour ce poste si important. Allez en paix."

Il leva son anneau de l'équilibre sur son coeur et vous salua avec un magnifique sourire sur le visage.

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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Sam 10 Aoû 2013 10:23 
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<< Les ruelles

Toujours aux aguets, je constate que le petit groupe semble avoir enfin pris une décision, mais alors que je les suis furtivement, la route qu'ils empruntent m'intrigue. Amusée par ce petit jeu de pistage, je décide de rester à mon poste et de continuer à les suivre. Après deux, trois tournants leur destination ne semble plus faire aucun doute. Que vont-ils faire à l'Université de Magie ? Ces bâtiments désolés sont abandonnés depuis bien longtemps, est-il possible que des membres de l'Obédience aient survécu quelque part sur le continent ?

Les voilà qui s'arrêtent de nouveau et observent les lieux, aucune hésitation possible : ils sont intéressés par les bâtisses délaissées que j'utilise depuis comme refuge provisoire. M'approchant au plus près tout en faisant mon possible pour rester invisible, je ne cesse de les épier, de plus en plus intriguée.

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Tylia / Tulorienne d'adoption / Voleuse (Niv.1)

Comment puis-je être perdue, si je n'ai nulle part où aller ?


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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Ven 16 Aoû 2013 09:18 
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Maxime, heureux nous donne la permission, si je puis dire, de pouvoir partir. Un immense soulagement s’empare de moi. La vision d’Èroma est un pur délice. Je regarde le nouveau directeur de la faculté de Tulorim avant de lui dire :

"Ravie d’avoir fait votre connaissance et d’avoir accompli cette mission avec succès. Merci de nous libérer."

Puis je me tourne vers Amalia.

"Je te présente mes excuses, mais je vais partir vite. Je suppose que tu veux retrouver Arthurius et de mon côté, je veux retrouver Èroma. Je pense que tu comprends."

Après mettre excusé une dernière fois, je laisse Amalia et Maxime pour retrouver mon elfe de glace.

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Un grand merci à Dame Itsvara pour la signature




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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Mar 27 Aoû 2013 14:34 
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Le silence... l'intolérable silence qui régnait dans ses lieux rendait Kaan nerveux. Nul doute que "ça" se riait de sa solitude, ce lieu inconnu et froid n'abritait pas âmes qui vive. Il recula d'un pas pris d'étranges visions. Devant lui les bâtiments semblait grandir et s'étendre comme d'immense géant, de sombres tombes sans souffle de vie qui absorbait sa voix en attendant d'aspirer son âme. Kaan saisit son bâton et recula encore en hurlant :
" Non ! Non ! Non ! Néant, vide tu restera ! Car je m'en vais !"

Puis comme chassant une mouche devant ses yeux, Kaan cligna des yeux plusieurs fois et bredouilla : "n-n-n-non ! Si-silence...je vais te briser !!!"
Avant de Hurler encore, a pleins poumon cette fois.: "HAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! RECULE CAR TU CRAINS MA VOIX !"

Puis sans s'arrêter de hurler il s'éloigna d'un pas lourd et plus rapide qu'auparavant, les yeux fermé tout en continuant à faire du bruit avec sa bouche: "Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa"

Il persista à opposer sa voix au silence jusqu'à ce qu'il rejoigne le tumulte du marché.

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« Il est aussi noble de tendre à l'équilibre qu'à la perfection ; car c'est une perfection que de garder l'équilibre. »

Kaan Troisâme - Rodeur (troublé) de level 1


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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Mar 10 Sep 2013 16:05 
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Vers l'académie

Maxime répond rapidement, considérant que notre mission est terminée et que nous pouvions y aller. C'est donc tout, il n'y a rien d'autre.

Elylia semble contente d'apprendre la nouvelle et salut Maxime dignement, avant de se tourner vers moi pour me dire qu'elle retourne à Kendrà-Kar sur le champs? J'acquiesce, plutôt prise au dépourvue, et la salut tout juste avant qu'elle ne tourne les talons.

Mon regard dérive sur l'objectif de notre mission, qui me regarde en souriant.

"Merci. Vous aussi."

Je le regarde s'en aller, se dirigeant probablement vers l'académie. Pour ma part je suis perplexe. Tout a été trop vite. Et au final, je me retrouve seule dans une ville inconnue. Soudain, une main se pose sur mon épaule et je sursaute, poussant un cri de surprise et me retournant subitement.

"Calmez-vous, ce n'est que moi. Désolé de vous avoir surprise, ce n'était nullement dans mes intentions."

Confuse, je sens mes joues se teinter de rouge et je baisse les yeux.

"Désolée."
"Ne vous excusez pas. Vous êtes donc seule ?"

Je relève les yeux.

"Oui, la mission est terminée."
"Me ferez-vous l'honneur de m'accompagner dans ce cas ?"

Je le regarde, hésitante. Après tout, je n'ai plus rien à faire, et il est si gentil.

"Volontiers."

Confiance

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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Mar 11 Fév 2014 00:00 
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J'entrai dans l'académie, toujours accablé par la chaleur. Une fois arrivée, je vis qu'elle était splendide. Devant moi, au millieu du grand hall, se tenait de fontaine. Les deux été asseché. Apparemment, les mages d'ici étaient impuissants contre la chaleur. Je continuai de marcher. Aller dans un endroit comme celui ci m'aurait d'ordinaire enchanter. Mais å cause de cette foutu canicule, j'avais l'âme préoccupée. Aprės avoir passé plusieurs salles, toutes plus belles les une des autres, j'arrivai au bureau des archives. Je dis au vieil homme assis la :

Monsieur ? Monsieur !
Oui ?
Est ce que vous avez le registre des mages du feu et de la souffrance présents en ville
(Il se prend pour qui ? )
Et en quel nom, je vous pris ?

( Mais il est gâteux ma parole ! )
En mon nom, Arcaïon, humain de Whiel. Si vous ne me donnez pas ce registre, des milliers de personne risque de mourir !

(Mais oui, c'est ça. )
Et la méritez vous ? Ce savoir est réservé à nous, aux mages. Si vous me battez en duel, je vous la donnerais.

Mais je ne sais pas maniez l'épée...
Il y a d'autre sorte de duel.

Quand il dit cela, je compris instantanément. Un duel de magie.Mais, j'étais en 3etard, car les mains de mon adversaire crépitaient déja d'une lueur froide. En me rappelant de la formule de mon grimoire, j'observai fasciné le mage devant moi. De ses paumes sortaient des pics. De longs pics en glace. J'avais affaire à un cryomancien. Pour une fois, j'avais de la chance. La glace fond. Tandis que les pics terminaient de poindre, je commençais à incanter. Mais cela prenait du temps. Les pics de glaces, désormais complets, me foncaient dessus à une vitesse ahurissante. J'essayai d'esquivai, mais un des pics m'érafla l'épaule. La douleur était d'autant plus grande que le froid brulait la plaie. Pour éviter une autre touche, je faisais des roulades. Droite, gauche, droites, gauche. Un pic se ficha dans ma cape, un autre dans la couverture de mon grimoire. Mais je continuai d'incanter. Tout en étant à la moitié de la formule, je pris un des projectiles tombé au sol et tenta de le renvoyer sur l'autre mage. Maisilse désagréga en une fraction de secondes. Je continuai à esquiver quand tout à coup, je sentis comme un frisson. Le cryomancien ne balançait plus de pic. Il claqua des doigts, et je me retrouvai encercler par un anneau de glace. Heureusement, avant de me prendre ce mortel projectile, je terminai d'incanter. Tandis que mon adversaire s'allumait comme une torche, je m'effondrai, épuisé par l'effort queje venais de prodruire, moi, garçon chétif, du comté de Whiel.

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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Mar 18 Fév 2014 23:38 
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((( Le double post est voulu pour représenté la durée de l'évanouissement .)))

Quand je me révaillai, tout était floue est lumineux autour de moi.

(Ah mes yeux ! Suis je mort ? Est ce le paradis ? )

Au fur et à mesure que mes yeux s'habituer, je vis que ce n'était que le soleil qui débordait de la fenêtre. J'étais dans une sorte d'infirmerie, couché sur un lit, et j'avais l'impression de me réveiller d'un long sommeil.

(Tout cela ne serait donc qu'un reve ? )

Ce doute se dissipa de mon esprit quand je vis le cryomancien entrer dans la pièce.

Alors, comment va notre grand malade ?
Bien... Combien... Combien de temps ai je dormi ?
Une semaine mon jeune ami. Vous n'êtes pas seulement tombé a cause de la fatigue, mais aussi à cause du contraste chaud froid engendré par votre feu, ma glace et la canicule.
En parlant de feu, comment êtes vous sorti de mon sort ?
La glace fond... Au fait, tenez, voici la liste que vous desirez.

Il me tendit un bout de papier, mais avant que je puisse le questionner, il avait disparu. Je sorti donc du siege du savoir Tulorien pourme dirigeai vers la milice.

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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Mar 10 Mar 2015 01:08 
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Six miliciens de Tulorim pénètrent dans le lieu qui sert usuellement de réception au sein de l'Université, quatre d'entre eux portant deux corps ensanglantés. Visiblement pas très à l'aise dans ce lieu qu'ils ne doivent pas fréquenter souvent, ceux qui portent les corps les déposent relativement doucement à même le sol, l'un des deux accompagnants s'approche de la personne chargée de l'accueil avec un air gêné.

"B'jour...'scusez, not' chef nous a d'mandé d'apporter c'deux là ici."

Il se gratte la tête en signe d'intense réflexion, comme s'il ne savait pas trop bien comment expliquer les raisons de cet acte pouvant paraître étonnant. De plus en plus mal à l'aise sous le regard de l'universitaire, il se dandine nerveusement en tentant de justifier plus avant leur présence:

"L'gars, là, c't'un Sindel. La p'tite aussi. Z'ont été attaqués dans la rue. On a ben cru qu'z'allaient claquer peinard, faut voir l'carnage, 'fin surtout l'type qu'est percé d'partout, la donzelle j'sais pas. Bon, pour faire court c'qui l'est pas, l'type là qu'on croyait crevé, vl'à t'y pas qu'y s'met à brailler comme un pêcheur qu'vend sa poiscaille su'l'marché. Pis comme si n'avait qu'ça à fiche, nous d'mande d'les amener là, j'sais pas ben la raison. Y'en avait un aut', notez, d'crevard j'veux dire, mais d'vait pas être avec eux passque c't'ait un humain, si v'voyez c'qu'j'veux dire. 'Fin bref, l'elfe que v'la y nous dit comme ça: Am'nez-nous à l'univertisté, y'aura une récompense.

Le garde hésite un instant, quêtant un appui vers ses collègues qui s'empressent de regarder ailleurs avec un bel ensemble. Il soupire à coeur fendre et reprend:

"Pensez ben qu'nous aut' on est pas l'genre à d'mander quèque chose pour faire not'boulot, l'aurait am'né pareil pour rien, mais pour êt'e correct, faut ben avouer qu'la paie d'la milice ça nourrit pas son bonhomme..."

Il s'interrompt, une petite lueur cupide au fond des yeux alors qu'il observe la réaction de son interlocuteur.


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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Mer 11 Mar 2015 22:03 
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Le bruit suscité par l'arrivée de la milice tira Maxime de son bureau. En voyant les miliciens dans l'entrée de l'université, il accourut vers les soldats craignant le pire pour l'un de ses élèves. Au niveau de l'attroupement, il découvrit avec stupeur deux corps sur le sol de l'école.

- "Qui sont ces personnes ?"

La personne chargée de surveiller le vestibule s'empressa de lui traduire les propos des miliciens. Il comprit alors l'urgence de la situation. Il s'accroupit près des deux sindeldis afin de prendre leurs pouls. En prenant celui de la femme, il ne put que constater ce que ces yeux avaient compris, la vie avait quitté son corps. Il ferma très humblement ses yeux pour bien montrer à son audience que la sindel était morte.

Il fit ensuite de même avec le mâle en posant ses doigts au niveau de son cou. Il s’apprêtait à soupirer lorsqu'un battement, infime, se fit sentir sous ses doigts. Il ouvrit de grands yeux de surprise avant de se relever et de siffler entre ses dents. Deux serviteurs arrivèrent dans la minute aux côtés de Maxime.

- "Ce sindel est toujours en vie ! Allez lui préparer une chambre et tout ce qu'il faut pour le soigner. Portez-le avec précaution, sa vie ne tient qu'à un fil."

Une fois les premiers ordres donnés, Maxime se tourna ensuite vers les miliciens qui attendaient patiemment.

- "Merci de les avoie mené jusqu'ici, nous prenons le relais comme vous pouvez le voir."

Il porta la main à sa ceinture et en détacha une bourse rempli de yus.

- "Ceci devrait vous satisfaire je pense, et maintenant, veuillez sortir de ce bâtiment s'il-vous-plaît."

Les soldats prirent la bourse, trop contents d'aller dépenser son contenu dans la première taverne venue. Maxime leva les yeux au ciel devant le manque de sérieux de ces hommes mais qui les blâmeraient, leur commandant ? Il n'en avait probablement rien à faire du moment qu'ils rentraient à la milice en un seul morceau. Pitoyable.

Il regarda ensuite la personne chargée de l'entrée.

- "Faites en sorte de nettoyer le corps de cette sindel et de la faire déposer dans une chambre. Je ne sais quel lien elle possède avec celui que nous allons soigner alors soyons prudents. Préparons-là pour les honneurs funèbres."

- "Oui Maxime."

Puis le paladin se rendit dans l'espace dévolu aux chambres et trouva rapidement celle dans laquelle se trouvait son nouveau pensionnaire. Il entra dans la chambre et se plaça près du corps tout en mobilisant ses fluides de lumière. Faisant briller ses doigts, il impulsa une douce chaleur autour de cet inconnu, une aura magique qui allait commencer à le soigner. Il arrêta rapidement son sort

- "Mes capacités de soigneur sont limités. Je lui ai donné tout ce que j'avais, ses plaies les plus importantes sont refermées. Le reste, c'est à lui de le faire. Son esprit à rejoindre le monde de l'entre-deux, il n'y a que sa volonté propre qui pourra l'en sortir. Passez dans sa chambre une fois par heure pour voir s'il y a une évolution dans son état."

Les serviteurs acquiescèrent de la tête et Maxime sortit de la pièce à moitié rassuré. Le temps était son meilleur allié.

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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Mer 11 Mar 2015 22:20 
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Chapitre neuvième: Onirisme?


Je vois une terre, enchanteresse, couverte de végétation luxuriante d'un vert éclatant qui se fond dans le bleu profond d'océans qui me paraissent sans fin. Ici et là, des cités d'argent percent la canopée de leurs flèches harmonieuses, entre lesquelles virevoltent des oiseaux qui semblent nimbés d'or liquide lorsque le soleil se reflète sur eux. Je m'approche. Ce ne sont pas des oiseaux, mais des véhicules volants qui m'évoquent ceux que je connais, aynores et cynores, mais ceux là sont infiniment plus purs dans leurs formes élancées, plus maniables aussi pour ce que je peux en juger. Je m'approche encore, jusqu'à survoler l'une des cités. Elle est immense, et pourtant elle paraît faire partie intégrante de la nature, épousant collines et vallons de ses innombrables terrasses de pierre blanche, de ses somptueuses bâtisses parées de colonnades aux proportions idéales. Toute une foule déambule dans les rues dont la moindre est pavée de grandes dalles soigneusement ajustées, les gens ne semblent pas pressés, je ne distingue aucune tension, pas d'altercations, tout ici témoigne d'une harmonie plurimillénaire.

Quelques temples invraisemblables de beauté se devinent, ils culminent sur les plus hauts sommets et mêlent courbes et droites qui s'épousent sans jamais se contrarier. Je ne connais pas le matériau qui les constitue, il ressemble à une sorte de cristal éthéré qui change de teinte et de texture en fonction de l'éclairage, je ne peux que rester bouche bée devant ce spectacle lumineux grandiose. Chaque temple a la forme d'un cercle parfait, son périmètre est divisé également par douze tours incroyablement hautes qui entourent un dôme central hémisphérique. J'aperçois d'étranges arabesques sombres qui dessinent d'incompréhensibles ellipses, elles semblent incrustées dans la masse et se déplacer au gré, encore, de la lumière à l'intérieur même de la matière. Plus près encore, je suis maintenant sur une grande place située devant un des temples. J'ai le sentiment confus que celui-là est le plus important, le premier, et je perçois vaguement que toute la cité, toutes les cités, sont agencées selon un plan extrêmement précis d'après ce lieu. Le savoir nécessaire à une telle réalisation m'échappe totalement, mais je pressens quand même qu'il doit être immense, quasiment divin. Autour de moi, des centaines de Sindeldi vaquent à leurs occupations, tous ceux qui passent près de moi s'inclinent avec une grâce naturelle qui révèle qu'aucune forme de contrainte ne les y oblige. Je ne comprends pas pourquoi ils font cela, je leur réponds d'un hochement de tête, d'un sourire, de quelques mots aimables. Quelque chose me trouble obscurément, mais je n'y prête pas attention. J'observe ce peuple qui est le mien, et à les voir si nobles et si beaux, parés de fins tissus aux couleurs chatoyantes et de bijoux dont le moindre est une œuvre d'art remarquable, j'éprouve une fierté sans bornes. Nous sommes les Enfants de Sithi, nul être en ce monde ne nous surpasse, nul ne le peut, ne le pourra, ni maintenant ni jamais. Nous sommes les Élus de la Déesse, depuis notre création et jusqu'à la fin des temps.

J'avance vers la grande porte du temple, dédié à Sithi bien évidemment, deux gardes veillent, droits et fiers, magnifiques dans leurs armures rutilantes de mithril, chacun porte aux hanches deux épées du même métal et à la main une sorte de hallebarde dont le fer dessine un croissant de lune. Ils s'écartent pour me laisser passer en rectifiant la position, je franchis l'huis gigantesque de bois sombre qui n'est jamais fermé, j'entre dans la nef la plus colossale qu'il m'ait été donné de voir. Le plafond laisse passer la lumière en transparence, il est si élevé qu'il semble défier les lois de la pesanteur, je découvre avec ravissement que la totalité de l'intérieur est recouverte de fresques sculptées à même la pierre avec un talent si grand qu'elles semblent vivantes. Devant moi, au centre exact de la salle, se trouve une sorte d'autel circulaire d'une douzaine de mètres de diamètre taillé dans un unique bloc de cristal plus noir que le jais et, quelques mètres en dessus, flotte dans les airs une surprenante sphère miroitante, sorte de lune miniature de deux ou trois mètres de diamètre. Autour de l'autel, cinq Sindeldi se tiennent, tous tournent la tête en ma direction lorsque je m'avance vers eux, pour la première fois je sens dans l'air une discrète tension. Trois de ces êtres sont des prêtres de Sithi, tous trois masculins, âgés et munis des symboles de leur charge: une épée légèrement courbe somptueuse d'un blanc pur dont la garde est sertie de douze gemmes noires taillées pour représenter les différentes phases de la lune, et l'orbe opalescent rayonnant de pouvoir qui symbolise qu'ils ont atteint l'équilibre dans leur maîtrise des fluides. Ils sont vêtus de toges blanches brodées de signes ésotériques en fil d'argent et d'or. Les deux autres sont des guerriers, ou plus exactement, un guerrier et une guerrière. L'homme est de haute taille, il dégage une impression de puissance physique contenue impressionnante, renforcée encore par la superbe armure de plates argentée qu'il porte, aussi finement ornementée que l'est l'intérieur du temple. Sa chevelure est noire, longue et dénouée, il ne porte pas de casque mais dans son dos est fixée une extraordinaire épée à deux mains qui doit avoisiner sa taille, ses hanches sont ceintes de deux haches de guerre à double tranchants évoquant eux aussi des croissants de lune. Son visage est altier, fin et racé, son regard est d'un bleu polaire, pénétrant et assuré jusqu'à l'arrogance. La femme, elle, est tout d'abord remarquable par une beauté susceptible de pousser le plus talentueux poète à se reconvertir en mendiant, faute d'avoir la moindre chance de capturer ne serait-ce qu'une bribe de sa grâce dans un vers. Ses longs cheveux sont d'or pâle, ils semblent avoir capturé le plus sublime éclat d'une pleine lune et sont retenus par un diadème de jade sculpté en forme de fougères. Si sa chevelure parait avoir capturé la lune, ses yeux de jais sont littéralement et paradoxalement solaires, qui se risquerait à y plonger s'y brûlerait assurément l'âme. Elle est vêtue d'une armure souple d'écailles bleues, d'un pantalon noir en daim et de hautes et souples bottes renforcées de plaques d'un métal noir. Deux longs sabres aux lames étroites et dont les gardes en forme de coquilles sont ciselées d'exquise manière parent ses hanches ensorcelantes, un arc à double courbure d'un bois très clair ainsi qu'un carquois plein, tous deux accrochés dans son dos, complètent son équipement. Elle me dévisage, une moue imperceptiblement moqueuse ourlant ses lèvres à damner n'importe quel saint, je me sens lui retourner un sourire complice, intimement troublé bien sûr, mais qui ne le serait pas? Un signe étrange de la main au guerrier, un simple hochement de tête à l'adresse des prêtres, puis...

Le point de vue change subitement. Je voudrais hurler de dépit, mais aucun son ne sort de ma bouche. Je me trouve assez haut au-dessus du groupe de...six personnes. Le sixième étant...mon père?! Non, en y regardant mieux il lui ressemble, ses cheveux sont semblables, argentés et lui arrivant aux omoplates, mais la manière qu'il a de se mouvoir n'est pas celle de mon géniteur. Ses gestes sont soigneusement mesurés, épurés à l'extrême de gesticulations inutiles bien que, lorsque il lève une main pour désigner la sphère miroitante, ce soit la totalité de son corps qui modifie subtilement sa posture. Il me rappelle mon maître d'une certaine manière, mais ce dernier aurait l'air d'un apprenti de première lune en comparaison. Je ne parviens pas vraiment à définir mon sentiment, mais il émane de ce guerrier une sensation perturbante de...

(ÉQUILIBRE!)

Oui, c'est ça! Son équilibre est simplement parfait. A chaque instant. Il n'est vêtu que d'un pantalon de couleur ocre, probablement du cuir, d'une chemise de soie blanche et de bottes de même matière que son pantalon. Deux épées longues se croisent dans son dos, de métal argenté elles paraissent d'une simplicité extravagante comparées aux armes des autres personnes présentes, aucune décoration, pas le moindre détail superflu. Je croise son regard, brièvement. Je frémis de tout mon être, de toute mon âme. Je n'ai pas la moindre idée de l'origine de la certitude qui m'envahit, mais je suis convaincu que ce Sindel là est plus dangereux que les cinq autres réunis. Je n'entends pas les paroles qu'ils échangent, mais la tension monte, le désaccord semble profond. Au bout de quelques instants, l'un des prêtres fait mine de dégainer son épée, mais l'un de ses collègues intervient en bloquant son poignet d'un geste brusque. Le guerrier qui ressemble à mon père secoue lentement la tête, puis après un bref signe aux deux autres combattants se détourne et quitte la salle, aussitôt suivi par la femme et l'autre guerrier qui ne prennent pas même la peine de saluer les prêtres visiblement inquiets.

Le décor change brutalement. Je suis au même endroit mais les murs du temple ont été abattus, ce qui fait que je vois la cité merveilleuse maintenant en flammes, une bonne moitié des bâtiments sont effondrés et l'harmonie ressentie plus tôt n'est désormais plus qu'un lointain souvenir. La sphère miroitante est toujours à sa place, mais elle semble vaciller par instant, zébrée d'éclairs tantôt obscurs tantôt lumineux. Je sens bien que quelque chose de terrible est en train de se passer, mais je n'y comprends rien, je me sens trop profondément choqué pour réfléchir posément. Je me tourne pour examiner plus largement les alentours, et je découvre une sorte de...porte, gigantesque, qui se dresse dans le fond de ce qui fut la nef centrale du temple. J'hésite sur le mot "porte" parce que cela ne ressemble à rien de ce que je connais, c'est une sorte d'espace chatoyant en demi-cercle dont l'usage m'échapperait totalement si une véritable marée Sindeldi n'était en train de tenter de s'y engouffrer, des fugitifs certainement au vu du barda qu'ils trimballent et du désarroi qui se lit sur tous les visages. Plusieurs centaines de prêtres, armes au clair, interdisent l'accès à ce qui semble être la seule issue de secours et tentent parallèlement de conserver un peu d'ordre en encadrant ce qui évoque fortement un exode, mais la cohue est totale et nombre de Sindeldi sont piétinés sans que nul n'y puisse rien. Les prêtres cèdent comme un barrage qui rompt, la scène est irréelle et semble se dérouler au ralenti: un, puis deux, dix, cent, ils fuient, écrasant les leurs pour se frayer un passage jusqu'à la porte qu'ils franchissent les premiers! Je me détourne, effaré, cherchant quelque chose, n'importe quoi, qui me donne un semblant d'explication à cette folie. Je vois les extraordinaires engins volants qui amènent en une ronde insensée de nouveaux fuyards, certains s'abiment et s'écrasent en tentant d'atterrir ou de s'éloigner, ajoutant au chaos ambiant. Je panique soudain, abasourdi, il faisait nuit voilà une seconde, et c'est maintenant le jour! Comme ça, sans la moindre transition. Le bon côté de la chose, si bon côté il y a, c'est que je distingue nettement mieux ce qui se passe. Remarquez, je m'en serais passé, réflexion faite. Comment appréhender l'impossible? Comment décrire l'indescriptible?

(CHAOS)

C'est certainement le concept le plus approchant, encore que mon esprit peine à imager vraiment ce désordre absolu. Je m'élève dans les airs, ce qui me permet une espèce de détachement totalement paradoxal puisque je me sens en même temps intrinsèquement lié aux événements qui se déroulent. C'est une guerre, mais une guerre dont l'absurdité n'a d'égale que l'horreur. La forêt semble prise de démence, certains végétaux sont dépouillés de toute verdure comme en plein hiver, j'aperçois d'ailleurs au loin une tempête de neige et de glace effroyable. Juste à côté, les arbres bourgeonnent follement, soumis à une pluie printanière, à quelques kilomètres la sylve se racornit sous un soleil de plomb! L'océan est recouvert par endroits d'une épaisse banquise, à d'autres il semble en ébullition, j'aperçois même un volcan qui jaillit des fonds marins et explose en projetant dans les airs un vaste panache de fumée grisâtre! La foudre s'abat soudainement dans un fracas de fin du monde sur une colline proche, mais au-dessus de cette dernière le ciel est d'un bleu limpide! Je suis des yeux un aynore qui s'écrase, mon coeur semble pris dans un étau implacable lorsque je réalise qu'il se fracasse au beau milieu d'une armée des miens! Je vois des soldats en flammes tenter de fuir la zone du crash, d'autres semblent aux prises avec des espèces de nuées obscures qui les balayent comme fétus de paille, la panique gagne les Sindeldi qui partent en déroute, mais les ennemis impitoyables les fauchent par dizaines! Je sens les larmes qui ruissellent sur mes joues, mais je n'ai pas la force de les essuyer, encore moins de les faire cesser. Mon peuple est en train de se faire anéantir! Je voudrais agir, peu importe comment si j'avais la moindre chance de pouvoir faire quelque chose, mais pour une raison qui me dépasse totalement je suis incapable d'esquisser le moindre geste et cela me dévore l'âme! Je ne peux plus supporter de voir cela, je ne peux plus!

Une angoisse mortelle s'abat sur moi, à l'instant exact où le jour dément est remplacé par une obscurité absolue, un peu comme celle qu'on peut trouver dans un profond souterrain hermétiquement clos. J'entends un million de voix qui hurlent leur terreur abjecte, puis cela cède place à de lugubres lamentations, à des suppliques désespérées! Le nom de Sithi revient encore et encore, mais cette évocation qui d'habitude me réconforte me glace jusqu'à la moelle des os! Mes convictions les plus ancrées vacillent, quelque chose de capital vient de se produire et je n'ai pas la moindre bribe d'explication en vue, par la Déesse que s'est-il passé?!

(PARTIE!)

Non! NON! NOOOOOONNNNNNN!!!!

(VOIS!)

Et je vois à nouveau. Oh, pas grand chose, ou du moins, pas bien loin. Je vois un millier de Sindeldi qui forment dans l'obscurité un mince et improbable cordon autour des fuyards. Plus exactement, je les devine, parce que ma vision...

(OUI!)

...n'a strictement rien en commun avec ce sens au...sens où nous l'entendons. (Remarquez l'aspect chaotique de cette dernière phrase, c'est peut-être la plus sensée de toute cette histoire.) Il serait donc peut-être plus exact de dire que je perçois les Sindeldi, d'une manière que je ne peux expliquer. Le plus approchant qui me vient à l'esprit c'est cet étrange phénomène qui veut que, les yeux fermés, on soit capable malgré tout de discerner les lumières fortes et les ombres qui les occultent. Mais cela reste une approximation, il n'y a pas de mots dans notre langue à ma connaissance pour décrire cela avec exactitude. Toujours est-il que je perçois ce millier de Sindeldi qui lutte contre...contre quoi? Les ténèbres? Le Chaos? L'anéantissement pur et simple? Je ne sais pas, mais ils combattent, et ils combattent avec un art époustouflant! C'est une véritable chorégraphie, une danse impensable qui tranche avec tout le reste si totalement que c'en est absurde! L'ordre au sein du chaos, l'équilibre au sein du déséquilibre, la lumière dans les ténèbres, pareille à la flamme d'une bougie qui se révèle soudain alors qu'on erre depuis une éternité sans lueur dans une mine naine! Une minuscule bribe d'espoir dans un abysse de désespoir! Émerveillé, je bois de tout mon être cette perception, et je réalise enfin que cette danse s'articule autour de trois êtres, ces trois guerriers que j'ai aperçu plus tôt dans le temple! La femme se tient un peu en retrait des deux autres, qui semblent se multiplier pour soutenir le cordon défensif partout où il risque de lâcher tels des acrobates de génie. Malgré cela les pertes sont excessives, insupportables, je ne perçois de ce qui les assaille qu'une vague impression de malignité atrocement démente, mais quelle que soit la nature de cet ennemi, il est terrifiant et incroyablement létal!

Quelques instants passent, est-ce des minutes qui s'écoulent, des heures? Je n'en ai pas la moindre notion, mais aussi, que peut bien signifier encore le temps dans un tel environnement? Les derniers fugitifs sont en train de passer la porte, il ne reste plus qu'une vingtaine de défenseurs, dont les trois principaux qui conservent leurs rôles, inflexibles. Je m'attarde un instant sur la femme, sans doute parce que s'il faut avoir une dernière vision...

(OUI!)

...avant de disparaître, eh bien un être quel qu'il soit peut trouver en elle le symbole de tout ce qui est beau dans l'existence. Mes pensées hoquètent subitement, manquant un tour de manège si j'ose m'exprimer ainsi. Je réalise soudain un détail ahurissant: cette Sindel...je la VOIS! Au sens premier du terme! Tout le reste, absolument tout, relève de cette perception évoquée plus tôt, mais pas elle! J'ai une intuition si nette qu'elle prend des allures de révélation: elle est fille de Sithi! Une demi-déesse, fruit de l'union de notre Créatrice et d'un Sindel! C'est son pouvoir, sa force, son essence qui permet aux autres guerriers de lutter encore dans ce chaos, c'est elle qui maintient la cohésion de ces maîtres danseurs...

(D'OPALE!)

...Ils ne sont plus que deux à combattre, en sus de la guerrière toujours en retrait, leurs gestes sont une apothéose des arts martiaux, ils subliment mes rêves les plus fous, mais engendrent aussi en moi une insondable tristesse que je ne m'explique pas vraiment car elle est en quelque sorte distincte de tout ce qui vient de se passer. Le guerrier à l'armure succombe à son tour, la guerrière porte lentement une main à son diadème, l'enlève et le projette au sol où il se brise, répandant une lueur vert pâle qui me permet de voir à nouveau normalement quelques instants. Je m'aperçois qu'il ne reste qu'un unique fugitif, un jeune enfant, qui s'est arrêté juste avant de passer la porte et s'est retourné, regardant avec un désespoir si profond qu'il en est physiquement palpable le couple de combattants. Le temps semble se figer brièvement, du moins je le ressens ainsi. Le Sindel rompt le combat de manière totalement chaotique, pour faire face à la femme. Il lui sourit avec une sérénité qui me laisse pantois, elle lui répond de même et j'ai l'impression que mon coeur va éclater dans ma poitrine tant ce que j'y devine est de pure beauté. Elle incline doucement le visage, il porte une main à son coeur puis se retourne pour reprendre la lutte comme si rien ne s'était passé. La femme se tourne vers l'enfant, elle lui envoie un baiser du bout des doigts, lui adresse un petit signe d'encouragement pour qu'il franchisse la porte. Je distingue les perles humides qui roulent sur les joues du petit elfe, sa poitrine est agitée de soubresauts tandis qu'il sanglote. Un dernier regard, puis il franchit la porte en courant. La femme dégaine enfin ses lames et les pointe vers la porte. Deux rais de lumière pâles comme des reflets de lune jaillissent de ses armes et s'engouffrent dans le chatoiement de la porte qui parait s'effondrer sur elle-même jusqu'à disparaître totalement. Elle s'en détourne alors et rejoint celui que je sais maintenant être son époux, qui achève son mouvement en venant l'enlacer en un geste infiniment tendre. Leurs lèvres se joignent, et je les sens mourir, ensemble.

J'ignore comment je le sais, mais je quitte ce monde...

(EDEN!)

...à cet instant.

Ce n'était qu'un rêve.

J'ouvre les yeux. Il fait nuit, je dérive sur un fleuve de souffrance abyssale, allongé je ne sais où. Au travers d'une fenêtre, je distingue un fin croissant de lune qui brille dans la voûte céleste, auréolé d'une couronne d'étoiles.

Ce n'était qu'un rêve.

Mais je suis heureux que l'obscurité règne: elle dissimule mes larmes.


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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Jeu 19 Mar 2015 13:24 
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Peu après ton réveil, un serviteur entra dans ta chambre afin de voir comment tu allais. Il fut agréablement surpris de voir que tu avais enfin ouvert les yeux.

- "Je vais aller chercher Maxime."

Il fit une légère révérence de la tête avant de sortir aussi discrètement qu'il était entré. Deux minutes plus tard, un personnage plus important entra dans ta chambre non sans avoir toqué au préalable. En passant la porte, tu découvriras un humain de bonne stature, blond aux yeux bleus, portant simplement une armure métallique en haut sur un pantalon de cuir en bas. Il n'était pas armé, du moins pas à première vue.

Il s'approcha doucement de ta couche et tira la chaise qui était prêt du bureau. Il s'installa avant de commencer.

- "Cela fait plaisir de voir que tu as enfin ouvert les yeux, nous étions très inquiets pour ta santé."

Il avala sa salive, reprenant sa respiration, cherchant comment continuer cette conversation.

- "Une question néanmoisn demeure : pourquoi avoir choisi de te faire conduire jusqu'à l'université de magie ? Surtout avec une femme qui était proche de la mort, voir même morte. Je suis d'ailleurs désolé pour ta perte mais nous n'avons malheureusement rien pu faire pour la sauver."

Il était vraiment désolé, il ne te connaissait ni de Gaia, ni de Yuimen et pourtant il avait une certaine empathie pour toi. Tu avais vécu des choses apparemment affreuse avant d'arriver en ce lieu. Il voulait comprendre, il avait besoin de comprendre.

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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Ven 20 Mar 2015 01:22 
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Je n'ai pas le temps de répondre au serviteur que déjà il est parti, je soupire imperceptiblement, je lui aurais bien posé quelques questions. Qu'importe, ce "Maxime" y répondra aussi bien, sans doute occupe-t'il une place plus élevée et sera-t'il mieux informé. Je profite des brefs instants qui me sont alloués pour tenter de remettre un peu d'ordre dans mes pensées. Sacré fatras, à dire vrai, mais il y a tout de même un point qui prime sur tous les autres:

(Syndalywë? Tu es là?)

(Ah quand même! Pas trop tôt! Évidemment que je suis là, où veux tu que je sois?!)


(Hum. Je n'en sais trop rien mais...je suis heureux de t'entendre! Que s'est-il passé?)

(Plus tard les explications, celui qui t'a soigné arrive.)


(Soigné? On est où?)


(A l'Université dont je t'ai parlé. Celui qui vient a guéri tes plaies les plus graves au moyen du Fluide de Lumière.)

Je m'apprête à la questionner encore, ne comprenant pas grand chose à ses histoires de Fluide, mais quelques coups sont frappés à la porte. Je marmonne instinctivement un "entrez!", et je vois arriver un humain de belle prestance, probablement le Maxime en question. J'incline légèrement le visage en guise de salut, l'observant sans un mot alors qu'il s'installe. Je me redresse prudemment sur ma couche, prenant garde de ne pas malmener mes blessures. La douleur afflue, me soutirant une discrète grimace, mais cela reste supportable et je déteste assez ce rôle forcé de grabataire pour contraindre mon corps à se plier à ma volonté. L'homme témoigne de son inquiétude, puis hésite légèrement avant de poursuivre, abordant un sujet plus sensible. Quelqu'un doué d'empathie, donc, cela ne m'étonne pas vraiment de la part d'une personne qui a pris la peine de me soigner mais, malgré tout, ce n'est pas quelque chose dont j'ai l'habitude. Il me questionne sur les raisons qui m'ont poussé à nous faire amener ici, logique, puis m'apprend de but en blanc que Moraen est morte. Je ferme les yeux un instant, le temps d'encaisser la nouvelle, mais pour l'heure elle ne percute pas vraiment mon esprit. Je darde à nouveau mon regard de jais sur l'homme, il semble sincèrement désolé, ce qui me surprend un peu, il ne la connaissait pas! Les humains sont vraiment étranges...Je lui souris néanmoins de manière un peu crispée, puis j'oblige mon corps à adopter une position assise sur le bord du lit avant de lui répondre. La tête me tourne et ma chair m'informe sans ménagement qu'il va falloir que je me tienne tranquille encore un moment, mais ma fierté surpasse ces désagréments, je suis un Sindel!

"Vous devez être Maxime, je présume. Je vous suis redevable, Messire, puisqu'il semblerait bien que je vous doive la vie. Je vous remercie de m'avoir soigné, je ne l'oublierai pas."

Pour le reste...tout me parait si confus qu'il me faut quelques secondes pour trouver les mots qui me semblent adéquats:

"Bien des questions demeurent, de fait. Je me nomme Tanaëth Ithil, ma compagne...ma compagne se nommait Moraen. Nous étions en route pour venir...ici, puisque d'après vos paroles je déduis que je me trouve dans cette Université qui était notre but."

Une pause pour lui laisser le temps d'assimiler mes paroles, et pour trouver comment expliquer simplement ce qui ne l'est pas, puis je reprends:

"Vous expliquer pourquoi nous souhaitions venir en ce lieu serait une longue histoire. Disons pour le moment que le destin nous avait très récemment réunis, Moraen et moi, que nous étions mêlés à une même affaire, et qu'elle avait décidé de m'accompagner ici parce que je voulais venir vous trouver. Ma raison personnelle...est simple: une sage pour qui j'ai la plus grande estime m'a conseillé de trouver mon équilibre, au sens large du terme. Ses paroles ont résonné au plus profond de moi, j'ai compris que c'était une clé essentielle de ma destinée. Elle m'a recommandé de chercher une aide, et m'a suggéré de venir vous trouver. D'après elle vous vous efforcez de le préserver ou de le rétablir dans le monde, et cela, outre l'espoir de trouver parmi vous conseils et appui, c'est une cause qui éveille en moi de puissants instincts. Je n'ai que ma lame et mon esprit à vous offrir, pour ce que cela vaut, mais je suis encore jeune et j'apprends vite. Maintenant..."

Je me lève prudemment en serrant les dents, j'ai peut-être été soigné, mais par Sithi je déguste salement dès que je bouge! Pas question pourtant de rester là à attendre que le temps passe, je veux la voir, je dois la voir! J'achève d'une voix un peu hachée, essoufflé par ce simple mouvement:

"Si vous le permettez...je voudrais...la voir. Moraen."


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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Sam 21 Mar 2015 11:12 
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Message PNJ pour Tanaëth Ithil


Maxime t'écouta attentivement expliquer pourquoi tu étais arrivé en ces lieux. Il souhaitait trouver plus d'équilibre dans sa vie, la guilde était l'endroit parfait pour accomplir son destin. Il était disposé à se mettre rapidement au service d'Equilibrium mais ses blessures n'étaient pas encore toutes refermées. Lorsqu'il évoqua Moraen, la femme décédée, Maxime détecta une énorme tristesse dans la voix et dans le regard de Tanaëth.

Faisant ensuite preuve d'un immense courage, il cacha une grimace de douleur afin de se mettre debout. Il souhaitait voir sa compagne, probablement dans le but de faire son deuil. Maxime comprenait parfaitement son comportement, il se leva immédiatement de sa chaise et offrit son épaule afin d'aider Tanaëth à avancer.

- "Je vais vous conduire à elle. Reposez-vous sur moi, tu es encore fragile."

Il t'escorta ainsi en dehors de la chambre où tu avais provisoirement élu domicile avant de déboucher sur un couloir où il y avait pas mal d'agitation : des serviteurs et de jeunes gens entraient ici et là. Maxime t'enjoigna d'un signe de la main de le suivre sur la gauche. La route fut courte car Maxime s'arrêta devant la porte suivante. Il fit tourner la poignée et te lâcha doucement.

- "Les quelques mètres qui te séparent de ta compagne, tu dois les faire seul. Nous nous sommes permis de nettoyer son corps et de lui mettre des vêtements propres au cas où nous devions pratiquer une cérémonie funéraire. Je ne suis pas familier des coutumes sindeldi mais je suis prêt à tout faire pour qu'elle repose en paix. Si tu as besoin de moi, je serais dans le couloir."

Il fit un signe de la tête pour te montrer qu'il compatissait et qu'il était prêt à attendre le temps qu'il faudrait.

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 Sujet du message: Re: Université de Magie (Guilde Equilibrium)
MessagePosté: Sam 21 Mar 2015 12:03 
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Nuit sévère sur ce désert éclatant, laisse ta lune se lever pendant que je ferme les yeux.

William Blake


***


Je remercie Maxime d'un signe de tête lorsqu'il me propose son épaule comme appui, faisant taire ma fierté en sentant mes jambes trembler sous moi. Je m'appuie donc, le plus légèrement possible, sur l'humain prévenant. Nous rejoignons un couloir plus fréquenté, en voyant le nombre élevé de jeunes gens je réalise que l'endroit doit servir d'école, mais qu'enseignent-ils au juste? Je remets la question à plus tard car nous arrivons devant une porte close, que l'homme ouvre en m'informant des dispositions qu'ils ont prises pour Moraen et en m'engageant à avancer seul jusqu'à elle. Je le dévisage une seconde en silence, touché par sa délicatesse, et je presse doucement son épaule de ma main toujours posée dessus avant de me risquer à le lâcher. Je lui dis à mi-voix, d'un ton calme qui laisse percevoir un respect sincère que je manifeste rarement aux humains:

"Je vous remercie d'avoir pris soin d'elle. Puisse Zewen veiller sur vous avec autant de bienveillance que celle dont vous avez fait preuve. Elle se nommait Moraen, et portait en elle la lumière de Sithi. Elle était une Sindel, elle est maintenant une étoile immortelle. Pensez à elle quand vous regarderez le ciel, vous la verrez resplendir et vous saurez que la mort n'est pas une fin."

Je franchis le seuil et m'approche, lentement, de ce corps que j'ai étreint, dessiné doucement de mes mains, de mes lèvres, et je le contemple, immobile, sans un mot, longuement. Mon visage est sculpté dans le granit, mes prunelles de jais sont muettes, telles deux obsidiennes détachées de la brièveté cruelle d'une existence brisée. Je me penche sur ce visage, si différent dans son éternel sommeil, j'en dessine les contours du bout des doigts, à peine un frôlement. Je dépose un baiser éthéré sur son front, un autre sur ses lèvres, puis je me relève comme un vieillard impotent qui sentirait chacune de ses articulations, de ses muscles, renâcler à l'effort. Je revis les moments trop brefs passés avec elle, à peine un battement de coeur dans mon existence, mais je les trouve beaux. Simples et purs. J'ai froid, malgré la température plutôt agréable du lieu. Si froid. Je retire du corps le pendentif qui témoignait de son appartenance à la milice de Nessima, et le passe autour de mon cou en murmurant:

"Je ne t'oublierai pas, Moraen...j'aurais tant aimé avoir le temps de mieux te connaître. Merci...pour tout."

Il est des souvenirs que l'on souhaiterait parfois oublier, des souvenirs qui font si mal qu'on se demande si l'on parviendra à retrouver le sourire un jour. Et puis le temps passe, et il arrive soudain un moment où ils prennent un sens. Non qu'ils deviennent plus heureux, mais on réalise simplement que l'épreuve nous a appris quelque chose, et qu'on est toujours debout. Le visage de Jaëlle se superpose un instant à celui de Moraen dans mon esprit. Je revis brièvement la sobre cérémonie qui a suivi son décès, je me souviens qu'à ce moment j'étais entouré des miens, de ce peuple que j'ai quitté voilà tant d'années. Je suis seul, maintenant, mais je n'ai pas oublié le sens des mots prononcés jadis, et je souris doucement au travers des perles humides qui tracent leurs sillons sur mes joues. Je ne fuirai pas, cette fois. La peur m'a quitté, et c'est d'une voix grave et lente que je lui offre le chant d'adieu des Sindeldi. Sans doute est-il un peu déformé, cela fait si longtemps que je l'ai entendu, mais je crois que son sens premier demeure:

Voici venue pour toi Moraen la nuit profonde.

Voici venu pour nous qui restons, le temps de te confier,

A l'Astre éclatant, qui nous offrit le monde.


Notre tristesse nous inciterait à nous lamenter,

Mais nous sommes fiers, Enfants du Crépuscule,

Ne craignant nulle obscurité car nous savons.


Les ténèbres sont l'écrin de la Lune et nul,

N'ignore où mène le chemin, de ceux qui s'en vont,

Haut dans les cieux c'est une nouvelle étoile qui scintille.


Nous contemplerons toujours le firmament,

Et penserons chaque soir à toi, car près de Sithi tu brilles,

D'un éclat que n'atténuera pas même le temps.


Ô Joyau nocturne, Protectrice éternelle des Sindeldi,

C'est une âme pure, que nous remettons entre tes mains,

Puisse-tu lui accorder place auprès de toi chaque nuit.


Nous sommes envahis de regrets et de chagrin,

Mais dans les ombres, un nouvel astre radieux est né,

Et notre peine devient joie de savoir Moraen à tes côtés.


Je la contemple une dernière fois, puis je rejoins Maxime dans le couloir et lui dis:

"Nos traditions voudraient qu'elle soit enterrée par sa famille, à la pleine lune, mais je crains que cet usage ne puisse être respecté dans les conditions présentes. Je lui tiendrai donc lieu de parenté, et mettrai son corps en terre dès que possible. Pourriez-vous m'indiquer un lieu approprié?"


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