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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Sam 11 Aoû 2012 23:40 
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Depuis le marché.


En quittant le marché je me retrouve directement sur la grande place, noir de monde. La plupart des personnes accompagnent des convois de marchandise à travers la ville, d'autres, venant de loin, s'extasient devant le château royal et d'autres encore sont des Gardes de la Milice qui patrouillent ou poursuivent des voleurs à la tire. Je ris, j'en reconnais certains et je sais que les Gardes ne sont pas prêt de les rattraper. Je tourne la tête vers la demeure de notre bon roi. Il est vrai que c'est un beau château. Parfois encore, je passe des journées à le contempler. Il est construit en pierre sombre et clair, créant un étrange contraste qui n'est pas désagréable. La porte est énorme, décorée de sculpture en marbre, au sommet des immenses tours qui le domine danse un drapeau avec l'emblème de la ville.
Je continue ma route, l'air jovial, souriant aux demoiselles qui croisent ma route, déclenchant des rougissements, des gloussements ou des regards courroucés de la part de leurs compagnons. Je passe devant la bise d'Ynorie, magnifique parc où l'on peut se reposer comme nulle part ailleurs en se gavant d'odeur agréable jusqu'à l'explosion. J'évite de justesse un groupe de gamin qui s'y précipite. Je jette un coup d'oeil à l'Horloge d'Ynorie qui trône au sommet d'un manoir de bois blanc au toit bleu ciel. Je passe devant la cour des Duel d'où j'entends les fracas des armes. Je quitte la grande place et la rue se rétrécit, restant tout de même assez grande pour assumer l'immense circulation qui y règne. Que d'agitation sur cette avenue. Des gens qui discutent, qui s'engueulent, qui s'insultent. Deux cochers s'échangent des surnoms peu élogieux sur la taille de leurs sexes pour une histoire de collision. Partout des gens courent, pressent le pas et se bousculent, préoccupés par le temps qui coule et l'argent à gagner. Voilà des notions qui me sont peu importantes. Au milieu de cette fourmilière je dois passer pour un extra-terrestre à marcher ainsi en traînant le pas, prenant le temps d'admirer les bâtiments où les femmes qu'offre cette cité. Je prends même le temps de siffloter à travers le brouhaha un morceau des rues que j'apprécie pour sa jovialité. C'est Méli qui me la chantait quand j'allais mal. Je passe devant l'Auberge de la Tortue Guerrière et me fait interpeller par un barbue à la panse bien pendue. Je lui souris, c'est Gros Bob. Enfin je l'appelle Gros Bob parce qu'il a une corpulence qui ne laisse pas de place au doute sur son péché de gourmandise. Son vrai nom c'est Boberan Ladimus. Mais je préfère Gros Bob. C'est chez lui que je vais quand il me faut vraiment de l'argent. Il ne me le donne pas par générosité, il est seulement très nulle aux cartes et n'a jamais la volonté de refuser une partie. Il est un peu idiot, mais il a la bonne bouille des gens qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier. Une touffe de cheveux bruns bouclés, une grosse barbe dissimulant ses multiples mentons, des joues bien gonflés, des yeux ronds, un air inoffensif. Il me menace du doigt en souriant.


"N'oublies pas que tu me dois une revanche aux cartes !"
"J'oublie pas gros !"

Nous rions tous les deux et je le salue d'un hochement de tête avant de continuer ma route. Je bifurque à gauche un peu plus loin avant d'entrer dans le quartier des docks, me dirigeant droit vers une construction imposante au bout de la rue, l'hippodrome. Je traverse les rues plus étroites mais moins peuplés sans encombre pour enfin parvenir devant l'habitation qui m'intéresse. Une maison pas spécialement grande, mais où les décorations qui ornent son entrée montre que le propriétaire a largement de quoi vivre tranquille. Sans plus attendre, je m'avance vers la porte pour annoncer mon arrivée en toquant.

Vers l'habitation

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Mer 5 Sep 2012 11:04 
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Je venais de quitter l’enceinte du Nobelium et avais retrouvé la grande rue de Kendra Kâr. Il me fallait profiter de l’air frais de ce début de soirée pour remettre toutes mes idées en ordre. Première information de choix, mon père faisait parti d’une guilde dont je n’avais jamais eu vent, Equilibrium. Les personnes la composant ne semblaient pas malveillantes ou du moins, c’est ce qu’elles laissaient croire.

(Ils ne sont mauvais que lorsque cela est nécessaire.)
(Tu en sais beaucoup je trouve !)
(J’ai simplement eu une discussion avec les faeras de Kellan et Nathanael.)
(Et …. ?)
(Comme je viens de le dire, ils ne sont mauvais que lorsqu’il n’y a pas d’autres choix possible. Ce sont des personnes droites, qui croient en la justice, quelle soit divine ou non.)
(Voilà qui devrait me rassurer ? La justice peut être obtenue par les armes Crystallia, dois-je te rappeler que Kellan est un soldat aguerri ?)
(Non, inutile de me le rappeler, j’étais là. Ils sont diplomates ou guerriers en fonction de la situation, tu as exactement les mêmes principes qu’eux. Un des deux est plus versé sur la diplomatie…)
(Nathanael.)
(… alors que l’autre est plus versé sur les armes.)
(Ce serait Kellan.)
(Et au milieu il y a toi. Tout comme ton père tu es la synthèse des deux, sachant faire preuve de pondération lorsqu’il le fait mais sachant rentrer dans le tas lorsque tu n’as pas le choix.)
(L’équilibre parfait.)

J’étais le maillon manquant de la chaîne, la personne qui ramènerait l’équilibre dans la balance. Ce principe me plaisait beaucoup et j’aurais tout le loisir de poser des questions à mes nouveaux amis une fois ma mission terminée.

Quoi qu’il en soit, mon frère jumeau avait tué mon père parce qu’il voulait usurper la place de mon père au sein du conseil des Sages. Sauf que ce crétin, qui avait découvert l’existence de la guilde par je ne sais quel miracle, ne savait pas qu’il devait posséder des fluides magiques en lui pour se qualifier pour ce poste. Ces trois morts étaient donc complètement inutiles. Tuer mon père aurait été largement suffisant, mais non dans sa rage, il a voulu mettre un terme aux deux autres êtres chers que j’avais sur cette terre, ma mère et Gameleb.

Troisième info capitale, Equilibrium pourra veiller sur Ehemdim lors des mes absences et pourra également me tenir au courant des déplacements de mon frère une fois qu’ils auront retrouvé sa trace. Voilà un avantage de poids dans ma course poursuite, jamais je n’aurais cru trouver de si bon allier.

(Père, si tu m’entends, je ne te remercierais jamais assez d’avoir mis Nathanael sur ma route.)

Bon et maintenant il me fallait trouver cette faculté de magie.

(Une idée ?)
(Pas du tout.)

C’était donc à moi de me débrouiller pour trouver ce lieu d’apprentissage. Sans que je m’en aperçoive, mes pas me conduisirent vers le marché de la ville. Un des commerçants serait à même de me renseigner sur ma destination, du moins je l’espérais. Je m’approchai donc du premier étal devant moi et d’un raclement de gorge attirai l’attention du vendeur.

- « Excusez-moi monsieur, pourriez-vous m’indiquer la route vers la faculté de magie, s’il-vous-plaît ? »

- « La faculté de magie vous dites ? Elle est abandonnée depuis plusieurs jours maintenant. »

- « Je sais et c’est ce que je veux vérifier. »

- « Savez-vous où se trouve l’hippodrome ? »

- « Oui bien sur, à côté des écuries. »

- « Et l’auberge de la tortue guerrière ? »

- « Sur la grande rue, en face de la boutique de Lilo. »

- « La faculté se trouve dans la rue perpendiculaire à l’auberge, vous ne pourrez pas la manquer. »

- « Merci beaucoup monsieur et bonne fin de journée. »

- « Bonne fin de journée à vous aussi. »

Alors direction la faculté de magie.

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Jeu 25 Oct 2012 20:07 
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Localisation: Le monde d'Aliaénon
Les ombres infinis de la nuit, planant tel les ailes de Phaïtos qui emportent de leur vol rapide les âmes en peines vers leur dernière demeure, engloutirent leur nouveau maître, leur nouvel esclave.
Azra, sombre, vouté, s'enfonçait dans un brouillard qui apportait une touche de lumière trompeuse à l'obscurité.
Il s'enfonça dans l'ombre, sans une pensée, car il savait que ce ne serait que regret. La vie qu'il avait brièvement connu serait ses derniers moments de béatitude avant longtemps. La route qui s'ouvrait menait vers le nord terrifiant.
Il arriva aux portes de la ville et regarda la nuit étendu sur la plaine, droit devant. Il y avait un poste de garde, mais les gardes étaient à terre et les portes entrouvertes.
Il réalisa seulement qu'il n'aurait pas dû sortir de la ville en pleine nuit, et pourtant, il semblait que les choses tournent en sa faveur, comme si le monde donnait son assentiment, dans sa satisfaction de voir enfin son jouet prendre la direction qu'il lui indiquait.
Azra s'approcha du poste de garde et leva les yeux vers la forme qui émergea de la brume devant lui.

« Rendrak. »

Il ne savait même pas pourquoi il n'était pas surpris. La fourrure se mêlait aux ossements noircis du liykor qui avait donné sa vie pour le sauver. On n'avait pas retrouver son cadavre... pas étonnant. Des yeux dans lesquels brûlaient une flamme sinistre mais qui semblait bien pathétique dans l'obscurité se dirigèrent vers lui.

« Que m'as-tu fais ? »

Azra baissa les yeux.

« Je crois que nous devrons avoir une longue explication... C'est toi qui a ouvert les portes ? »

« Tu voulais sortir, c'était donc indispensable, de même que quelques provisions... »

Il avait une besace avec de la viande séché. Le garçon hocha la tête.

« Une très longue explication... »

Et il franchit les portes, son nouveau compagnon sur les talons. Azra, ombre parmi les ombres, partait vers ses prochaines aventures...

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Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Dernière édition par Azra le Dim 28 Oct 2012 19:17, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Sam 27 Oct 2012 17:43 
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Localisation: ° Kandra Kâr °
Mes yeux me piquent un instant à leur ouverture, brûlés à vif par les rayons épais du soleil. Celui-ci est déjà haut dans le ciel. Je les ferme et rouvre plusieurs fois pour y voir plus clair, scrute les environs et prend constat de ma situation. J'ai passé la nuit ici, adossé contre le mur de la rue. Mais quelqu'un semble avoir prit soin de moi. Sur mes jambes repose une couverture de laine, tandis qu'à ma gauche se trouve un petit panier rempli de quelques vivres.

Je comate pendant une poignée de secondes, refermant mes yeux meurtris. Soudain, alors que mon esprit se reprend déjà à voyager dans les limbes, une voix me rappel à la réalité.
Une femme me désigne à je ne sais qui comme étant un assassin. Sans comprendre, je m'agite brusquement et commence à me relever, remarquant alors une hache pleine de sang séché aux alentours de ma main droite.

Et voilà ! Les ennuis m'ont retrouvés. Bordel, ça n'en finira donc jamais... Je ne cherche même pas les raisons de cette méprise, après tout, une fois que les ennuies sont là, pas besoin de chercher qui les a causés, il faut d'abord chercher une solution. Je me prend alors à imaginer une ancienne amie, une orque de plus de deux mètres, voler à mon secours la hache à la main, la tête d'un garde dans l'autre... Mais je me rend compte immédiatement qu'elle ne serait pas une solution. M'est d'avis qu'elle foncerait tête baissée sur la foule - que j'aperçois arriver - en hurlant.

Je ne prend pas le temps de réfléchir, me hisse sur mes jambes et scrute l'horizon cherchant une issue. A ma gauche, des ennuis. Une horde de villageois armés jusqu'aux dents. A droite, trois cavaliers arrivant au galop au loin. L'idée d'une mort atroce en étant empalé par le groupe à pied me plaît autant que celle d'être étripé par la troupe à cheval.
Soudain, j’entends un grincement sonore venant d'une ruelle non loin en face de moi, celui d'un bâtiment que l'on ouvre. Impossible de voir à l'intérieur. Une voix retentit alors.

« Entre abruti et dépêches-toi, si tu tiens à la vie ! »

Sa façon de me parler me plaît guère, mais il semble me donner une porte de sortie, ou plutôt d'entrée. J’entreprends de le rejoindre et d'écouter ses sages paroles tandis qu'un gnome m'en dissuade. D'un mouvement de la tête, un jeune gosse, roux qui plus est, me fait signe de ne pas l'écouter. Un instant plus tard, il s'enfuit dans la ruelle, m'invitant à le suivre en faisant un geste de la main.

C'était mal me connaître. Déjà, un gosse. Je ne suivrais jamais un gosse. Et en plus de ça, sa couleur de cheveux m’horripile. Inutile de dire que si je l'approche ce sera pour lui foutre une bonne gifle.
Je jette un dernier coup d’œil dans la rue, le temps d'apercevoir que c'est bien sur moi que tout le monde fonce, puis me jette à corps perdu dans cette lugubre demeure où se trouve celui qui sera mon sauveur. Ou peut-être pas...

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Dim 4 Nov 2012 05:51 
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Aussitôt que tu pénètres dans la maison, la propriétaire de la voix rauque se dépêcha de refermer la porte.

La petite pièce est sombre et éclairée seulement par une petite bougie.

Au dehors, tu entends la foule de vllageois armés qui rejoigne la troupe de gardes. Puis les deux clans réunis pénétrèrent dans la ruelle. C'est à ce moment précis que tu pourras voir la personne bienveillante qui t'a accueilli. Il s'agit d'une vieille femme à la peau verte toute ratatinée, possédante de gros sourcils broussailleux, surmontant de petits yeux de porcins, sans oublier son gros nez crochu et ses longs cheveux noirs crasseux. Lorsqu'elle te fit un sourire, tu pus apercevoir qu'il lui manquait deux dents en haut et tout autant en bas.

Au dehors, les gardes semblent frapper à toutes les portes. Plaçant son doigt devant la bouche, la vieille gobeline te fit signe de te taire. Deux jeunes gens restèrent devant la porte de la demeure de la vieille.

" Ne frappe pas à cette porte, malheureux, c'est la maison de la sorcière. Si tu y entres, tu ne pourras plus en sortir. "

"BAh. d'accord,... Alors essayons une autre porte."

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Mar 6 Nov 2012 21:43 
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A peine entré, je ne me sens pas à l'aise. La pièce dans laquelle je viens de pénétrer est sombre, glauque. Une seule bougie illumine faiblement le hall. Je peine à entrevoir les lieux, néanmoins, je juge rapidement mon hôte, tandis que les sons de la foule me parviennent de la ruelle.
A peine mes yeux se posent sur mon sauveur que je suis pris d'un mouvement de recul. Il me vient tout de suite une pensée. J'aurais peut-être dû affronter la horde...
Il s'agit d'une vieille femme. Mais pas n'importe qu'elle vieille femme. Non, loin de là. Une gobeline. Autant, les orques femelles comme cette Virina que j'avais rencontré peuvent faire preuve d'un certain charme, autant les gobelins, du troisième âge qui plus est, sont répugnants.
Mais je me sens vite coupable. Cette monstruosité m'a tout de même sauvé – pour le moment – d'une mort certaine. En la regardant bien, je constate son visage. Sa peau est bien évidemment verte. Mais pas d'un vert bien propre, clair et agréable. Non, un vert terne, vieilli par ses nombreuses années. Son visage est loin d'être gracieux quant à lui. Ses gros sourcils épais et broussailleux surplombent de tout petits yeux fins et disgracieux, son gros nez crochu trône en plein milieu du reste et ses longs cheveux noirs crasseux viennent encadrer le tout, tel un tableau de charlatant. Toutefois, le tout semble en accord. Sauf peut-être ses quelques dents qu'il lui manquent ci et là, que j'aperçois lorsqu'elle fait ce que je prends pour un sourire.

Soudain, j'entends au dehors des bruits indiquant que les gardes et les villageois se sont mit à cogner aux portes, toujours à ma recherche. Je prends rapidement mon expression cordiale et raffinée de « On va tous MOURIR !!!! ». Mais la gobeline me fait signe de la main, m'invitant à me taire. Je suppose que si elle avait parlé, ç'aurait plutôt été « Ferme ta gueule si tu veux vivre. ».

Mes mouvements se stop, je retiens mon souffle, mon pouls se met à palpiter plus rapidement que d'habitude et mes muscles se crispent. Pas de bruit. Aucun bruit. Je devais rester le plus statique possible pour que les gardes tracent leur chemin. Surtout que quelques personnes étaient restées devant la demeure, sûrement s’apprêtant à frapper chez la vieille. Leur conversation nous parvient.

"Ne frappe pas à cette porte, malheureux, c'est la maison de la sorcière. Si tu y entre, tu ne pourras plus en sortir."

"Bah, d'accord... Alors essayons une autre porte."

J'attends un instant, toujours sous le coup de la peur, puis fini par relâcher mon souffle et m'estimer heureux d'être là. Enfin, juste un court moment. Parce que l'une des phrases d'un des hommes sonnent encore à mes oreilles comme la sentence que l'on m'inflige. Une sorcière ?! Ne plus en sortir ?! Comment ça ? J'ai presque envie de saisir la poignée de la demeure, pousser la porte et crier haut et fort « Hey les gars, je suis là ! Emportez moi avec vous ! ».
Mais au lieu de ça, je me tourne vers la gobeline, ma complice et m'adresse à elle.

« Merci ma vieille ! Tu viens de me sauver. Je ne sais pas quoi dire, ni comment te prouver ma gratitude. Mais juste une question. Pourquoi les gardes t'ont-ils appelés « sorcière » ? »

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Mer 7 Nov 2012 05:44 
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La vieille te regarde droit dans les yeux et sans sourciller et d'un ton un peu cinglant, elle te répond:

"Ne joue pas les idiots, je suis certaine que toi aussi tu penses que je suis une sorcière ! Bande d'idiots, vous ne vous fiez qu'aux apparences."


Elle passa une main dans ses cheveux graisseux puis poursuivit:

"Ah ça oui, tu m'en dois une et j'y tiens "


Elle sourit sournoisement de ses dents à moitié cariées avant de te dire :

"Tiens, mange ce bout de pain, et ensuite, je te dirai ce que j'attends de toi ! "

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Mer 7 Nov 2012 12:35 
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[Précédemment.]

Luli courait toujours après Hostia à travers les rues étroites de la ville en criant des « Hostia attends ! » à tu tête. Elle essayait tant bien que mal de suivre son allure. La blonde n’avait de cesse de la distancer grâce aux passants qui se faisaient de plus en plus nombreux à mesure qu’elles rapprochaient de la Grand-Rue. À peine arrivée sur cette grande avenue qu’elle évita un char rempli de vivres de justesse. Les mouvements de foule ne jouaient vraiment pas en sa faveur. L’homme qui commandait les chevaux traita Luli de tous les noms, blâmant la bêtise et l’imprudence de la jeune fille.

« Merde ! » Pesta-t-elle avant de soupirer longuement.

Elle avait perdu Hostia. Sa tête blonde venait de disparaitre à travers le flux de population qui allaient et venaient dans tous les sens.

En une journée, elle s’était faite une amie et l’avait perdue dans la foulée. Oui, perdue, pour toujours car il y avait peu de chance qu’elle puisse la retrouver dans cette immense cité. Et puis, de la façon dont elle avait pris la fuite, Luli pensait que la blonde irait très probablement dans une autre ville le plus rapidement possible. Alors était-ce ça le sort que Zewen lui avait réservé ? Sympathiser pour mieux se faire larguer ?

« Bilan de la journée : ne plus accepter de partager un pari avec des inconnus. Murmura-t-elle.

-Madame, madame ? Vous as pas un p’tite pièce ? Moi faim. » Demanda un enfant qui s’avançait vers Luli.

Le garçon d'à peine cinq ans était habillé avec des haillons. Il semblait en état de malnutrition, souffreteux. Ses joues, comme les morceaux de tissus qu’il portait, étaient sales, presque noirs de terre. En le voyant, elle fut prise d’un élan de générosité qui était surement en lien avec son envie d’oublier cette journée. Elle lui tendit tout l’argent des paris. Une vraie mine d’or pour le gamin. Surpris mais ravi, il prit le magot, la remercia vivement puis fila, se faufilant entre les passants.

Déçue par cette après-midi qui ne lui avait rien apporté mais débarrassée de tous objets lui rappelant sa rencontre avec la jeune fille, elle retourna chez les Monbagnes. Les épaules baissées, elle s’éloigna de cette rue bien trop encombrée pour elle.

[L'histoire continue.]

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Ven 16 Nov 2012 21:02 
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Localisation: Quête 27
<-- Le chateau de Kendra Kâr

La vieille créature verte marchait dans les rues de Kendra Kâr, la tête haute, fière d’avoir retrouvé sa taille normale. Elle n’en demeura pas moins prudente et discrètement surveillait les gens qu’elle croisait sur son chemin. Sa méfiance n’était pas futile, elle se justifiait par la fâcheuse mésaventure qu’il lui était arrivé à sa dernière visite à Kendra Kâr. En fait, la guerrière c’était rendue à l’auberge de la tortue guerrière pour prendre un bon repas. Lorsque le jeune serveur lui demanda ce qu’elle désirait, elle avait répondu en se pourléchant les babines et en reniflant la table voisine où prenaient place une dame honorable et ses deux gamins bien en chair, qu’elle désirait de la viande fraîche. Bien que ce fût l’assiette contenant un énorme steak saignant que la garzok reluquait avec autant d’envie, le blond employé freluquet aux traits émaciés crut à tort qu’elle venait de commander le petit garçon grassouillet comme entrée. C’est ainsi que son verre de bière fut empoisonné et qu’elle se retrouva mains et pieds liés dans le fond d’un fossé à l’extérieur des portes de la Cité. Cependant, la vieille créature ne comprit jamais pourquoi, elle s’était retrouvée ligotée aux alentours de Kendra Kâr, ce qui la rendit encore plus méfiante à l’égard des Kendrans.

Virina marchait d’un bon pas lorsqu’elle aperçut une enseigne portant l’annonce : Maison royale des dépôts. Puisqu’elle venait de recevoir des cadeaux royaux et qu’elle trouvait son sac encombrant, elle s’arrêta devant la porte de cette banque puis, sans trop réfléchir, la franchit .

-->La maison royale des dépôts

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Lun 19 Nov 2012 22:36 
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Précédemment: Entrée dans la cité blanche


Traverser la grand rue ne fut qu'une formalité pour Oryash qui filait à vive allure sur son destrier. Sa monture fonçant en direction des docks. Bien sur elle s'attira les foudres des passants obligés de se jeter sur le côté de peur d'être renverser par Herumor. Et ni les cris, ni les injures ne la décidèrent à ralentir la cadence. Son cheval sauta par dessus quelques charrettes poursuivant sa course folle comme si la mort était à ses trousses. Oryash n'avait qu'une hâte, retrouver Melron afin de s'expliquer enfin avec lui.

Il était certain que la garde ne tarderait pas à avoir vent d'un cavalier fou fonçant au travers les rues de la ville, mais avant que cette dernière ne puisse la dénicher, la peau blanche aurait déjà disparue dans les rues mal famées des docks.
A mesure qu'elle se rapprochait des portes menant au port, la belle fit ralentir son destrier. Il était inutile d'attirer l'attention plus que nécessaire. De toute façon, elle ne craignait ni les voleurs, ni les assassins et autres brigands. De plus son statut de Phalange de Fenris lui valait une certaine réputation qui en décourageraient plus d'un de se frotter à elle.C'est donc sereine qu'elle passa les portes menant au port.

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Jeu 28 Fév 2013 19:06 
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Notre convois pénètre dans la ville, non sans mal. La foule compacte, freine l'avancée des chariots. Nous avançons mètre par mètre et ça commence à me fatiguer. La matinée est bien avancée mais je n'ai quasiment rien avalé. J'observe la ville, tous ces bâtiments entourés de cette majestueuse muraille qui se dresse sous le soleil. Puis les habitants, moins élégants, qui piétinent dans la poussière et se collent les uns aux autres, mêlant leur crasse de limace. Il y a même des mendiants posés contre les murs des bâtiments tandis que d'autres déambulent dans la foule à la recherche de bourses remplies.
Au bout d'un moment, au milieu de la grande rue, le chariot s'arrête et le gros marchand se retourne vers moi.

« Je vais au marché, maintenant vous descendez, nous sommes dans la ville. »

« Quoi ? Au milieu de la foule ? »

« Maintenant que nous sommes dans la cité, vous trouverez à manger, le reste m'importe peu. »


Je soupire et donne un violent coup de pied dans le tonneau précédemment ouvert ce qui fait tomber le couvercle brisé dans le fond de la barrique. J'entends le marchand s'égosiller avant que je saute du chariot pour me mêler aux badauds de la rue, puis, je m'éloigne du chariot sans regarder derrière moi.

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Azra a écrit:
Kementari a écrit:
Enfant


Bah quoi, c'est bon.


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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Ven 1 Mar 2013 21:44 
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Alors que tu t'éloignes du chariot, tu peux voir tous les gens qui s'affaire. Une bonne femme bien grasse qui étale son pain tout frais, une autre de le même taille et un peu plus vieille, qui ne semble pas se décider dans l'achat de deux pièces de tissus. Et puis à ta droite quelques hommes qui discutent devant les pièces d'armures de bonnes factures d'un marchand d'armes.
On peut entendre les gens marchander, d'autres chanter, puis au travers tout ces bruits, tu entends un enfant appeler sa maman en pleurant.

Il ne s'est pas passer quelques secondes que tu sens que l'on tire sur sa tunique.

Il s'agit d'un petit garçon d'à peine 5 ans qui tout en pleurs, de dos t'avais pris pour sa maman.

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Voyant sa méprise, il pleure de plus belle, sans lâcher ta tunique.

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Sam 2 Mar 2013 17:29 
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Je me faufile entre les gens de cette ville, me frayant un passage plutôt difficilement mais je suis assez loin pour ne plus entendre le corpulent marchand. En effet, l'énorme brouhaha de la foule a bien vite couvert sa grosse voix. Je regarde les badauds pour ne pas qu'ils s'approchent de moi pour me coller mais j'observe également toute cette vie urbaine. Des groupes rient et discutent fortement près des étalages de marchandises.
Je quitte le milieu de la rue pour atteindre les différents produits proposés. J'arrive devant un vendeur de vêtements en cuir, en laine ou en fourrure. Je contemple les différentes pièces quand mes yeux s'arrêtent sur les bottes exposées. Ravie, je prends une paire et la regarde sous toutes les coutures comme pour vérifier la marchandise. A vrai dire, je n'ai que faire de la qualité, c'est surtout la beauté qui m’intéresse. Je baisse la tête et vois mes propres bottes abîmées. Je soupire. Le marchand de vêtements discute avec une grosse bonne femme qui semble hésiter sur deux bouts de tissus immondes. (Quel faute de goût !) Je continue de reluquer la paire de bottes que je tiens et j'hésite à partir avec sans payer. Le marchand est occupé et la foule m'aiderait à me cacher. J'hésite un moment mais je me ravise lorsque trois miliciens s’arrêtent à coté de moi pour laisser passer les passants. Je repose les bottes sur la planche de bois qui sert d'étal et je continue mon chemin dans la rue.
Soudain, mon nez est titillé par une agréable odeur de pain chaud. Je ferme les yeux, frissonne et offre un large sourire. J'ouvre les yeux pour chercher d'où ça pourrait venir. Je me grandis en me mettant sur la pointe des pieds, mais la foule est trop compacte pour voir quelque chose de précis. Je me guide alors à l'odeur, vers le côté droit de la grande rue, lorsque j'entends une voix de femme s'élevant au-dessus du bruit de la ville

« Tout chaud ! Le pain a finit de cuir ! »

Je peux maintenant me diriger au bruit. La femme crie de nouveau et l'odeur devient encore plus agréable. Mais l'affluence est telle que j'ai quand même du mal a bien entendre la potentielle boulangère. Je m’arrête un instant, fronce les sourcils pour essayer de mieux localiser la femme. C'est alors que des pleurs d'enfant couvrent ma perception.

« Rhaa... », grogne-je.

Je baisse la tête et fronce davantage les sourcils pour me concentrer mais les pleurs s'approchent. Je décide alors d'aller plus vers le côté de la rue mais quelque chose semble me retenir, comme si on tirait sur ma tunique. Prenant conscience de cet affront, je me retourne brusquement et me retrouve face au mioche pleurnicheur, le bras tendu et sa main pinçant ma tunique.

« Ah ! Lâche-moi gamin. »,crie-je.

L'enfant pleurant sa mère fait une pause, un peu surpris. Il me dévisage un instant et se remet à pleurer de plus belle. Ne lâchant pas prise, je frappe sa main avec la mienne mais il tient bon, le bougre.

« Rha ! Je suis pas ta mère, gamin, lâche-moi ! », crie-je encore plus fort.

Mon ventre gargouille toujours, je suis si près des pains tout chaud mais j'ai cette maudite sangsue qui tient ma tunique avec une étonnante force. Il ne s'arrête pas de pleurer, impatiente, je montre les dents, la colère dépassant l'énervement.

_________________



Azra a écrit:
Kementari a écrit:
Enfant


Bah quoi, c'est bon.


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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Dim 3 Mar 2013 15:43 
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Bien que tu tentes de te débarrasser du petit geignard, ce dernier s'accroche encore plus soudainement à ta tunique comme l'on s'accroche à une bouée de secours. Sans jamais lâcher sa prise, il regarde les gens qui vous entourent, avant de te supplier de l'aider.

« Pourquoi, ils ont tous le crâne rasé et qu’ils portent tous une hache à la ceinture ? J’ai peur. Il faut que je retrouve ma maman, seul je ne peux pas la protéger. »

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 Sujet du message: Re: La Grand-Rue
MessagePosté: Lun 4 Mar 2013 00:45 
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Je tiens la main du gamin avec la mienne en tentant d'écarter son pouce pour qu'il lâche prise. Je force mais il serre davantage.

« Arrête ! Tu vas la déchirer »
, hurle-je.

Mais l'enfant s'en fiche et commence à paniquer. Il regarde avec insistance et méfiance les gens autour de nous. Seulement, il tient ma tunique et ça commence sérieusement à m'exaspérer. Il essaye de me parler mais ses paroles sont coupées de pleurs et je ne comprends pas très bien ce qu'il me demande. Je le laisse parler pendant que j'essaye encore d'écarter sa main.

« Pourquoi, ils ont tous le crâne rasé et qu’ils portent tous une hache à la ceinture ? J’ai peur. Il faut que je retrouve ma maman, seul je ne peux pas la protéger. »

Je lève la tête subitement observe la foule puis je le regarde, les yeux remplis d'animosité, le visage grimaçant par la force que je dois employer pour m'extirper.

« Qu'est-ce que tu racontes gamin ? »

L'enfant panique toujours et ne se calme pas.

« Tu hallucines ou quoi ? Lâche-moi ! »

Il tient bon et mon impatience croît de plus en plus et le mélange de l'exaspération, du manque de sommeil, de la faim et surtout du Kamilot offre un cocktail explosif et soudain, je place la lame de ma lance sur son poignet. J'approche mon visage en sueur près du sien, serrant les dents, fronçant les sourcils.

« Démerde-toi tout seul ou je te tranche la main sale parasite. »

_________________



Azra a écrit:
Kementari a écrit:
Enfant


Bah quoi, c'est bon.


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