L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Jeu 1 Juil 2010 16:39 
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<Les rues de Kendra Kâr>

Milles senteurs, milles arômes m'entourent. Les tentes sont ouvertes, les marchandises exposées...

"Regardez ce beau cuir, regardez! Pas cher, bonne qualité!"

"Mesdames, admirez et laissez vous charmer par la nouvelle collection de chez Momo Chamelle! De l'or Pur à 75 pour-cents! 18 carats! "

"Approchez approchez!! Regarder la dernière solution miracle!! Cet homme était invalide il y a encore une semaine! Il peut maintenant de nouveau avoir recours à ses jambes grâce au nouveau produit miracle!"

"Frais mon poisson, frais!!!!"

"Légumes et fruits à bon prix, par ici !"

(Des fruits! Enfin c'est pas trop tôt...)

Il y a une foule impressionnante. C'est exactement celle qu'il faut pour pouvoir voler sans problème.

(Il me suffit de glisser ma main ici, comme ça, là et...)

"Hep! Vous là bas!!"

(Zut!! Vite prend la pomme et cours!)

Un autre marchand m'avais repéré, et s'est mis à me courser.
Je me faufile dans la masse, zigzag, bouscule le moins de personnes possible. Je cours ainsi durant cinq bonnes minutes, en faisant bien attention à ne pas sortir du marché, pour ne pas me découvrir.

(C'est bon, j'ai du le semer.)

Je croque ENFIN dans ma pomme.

(Mmmmh ... Je l'ai bien méritée celle là!!)

L'acidité et le sucre de la pomme me fais saliver abondamment. J'adore les pommes. Surtout les vertes. Leur acidité est très agréable au palais.

Je n'ai pas le temps de finir de savourer ce précieux fruit, que l'homme qui me poursuivais surgis devant moi.

(Mais il va me lâcher lui?)

"Viens ici! Voleuse!"

Ses cris attirèrent l'attention de la population, mais ils n'eurent pas le temps de voir qui il pointais du doigt, que je m'était déjà fondu dans l'ombre. Je me dépêche de finir ma pomme dans ma course, et pars me dissimuler derrière une tente inoccupée. Cependant, le jeune homme ne semble pas lâcher l'affaire. Je le sens rôder autour des tentes voisines... Il s'approche... Il m'aperçoit et me fixe droit dans les yeux. Il sort de son fourreau une énorme épée, sûrement tout juste achetée.
L'homme est grand, les yeux injectés de haine, un sourire malsain au lèvre, la chevelure brune, courte, ébouriffée.

"Je sens que tu vas me permettre d'essayer ma nouvelle lame. Laisse toi faire, ce ne sera pas long."

"Essaye d'abord de me toucher avec avant de prendre cet air de vainqueur. Tu me sous estime trop!"

"AHAHAHAHAH!! Tais toi FEMME !! As tu vus à quel point tu es frêle? Je ne supporte pas les voleurs comme toi. Il m'ont bien assez humilié par le passé. Prépare toi à goûter de ma vengeance... YAAAAAAAAA!!"

Sur ce dernier rugissement bestial, il soulève sa grosse épée maladroitement, en oubliant sa garde. J'en profite pour lui porter un coup de pied sec dans sa poitrine, pour lui couper le souffle. Il vacille et se laisse emporter en arrière par le poids de son arme. Je lui pose un pied sur le torse, et le fixe d'un air des plus menaçants en mon possible.

"Le dernier homme qui m'a rabaissé pour mon rang de femme a perdu la vie hier soir. Et tu ne semble pas savoir manier l'épée. Je te conseille de t'en aller. Sur le champs."

Le grosse brute ne détourne pas le regard, et, dans un autre cris animal, me fauche les jambes avec sa main libre. Je perd l'équilibre et m'étale sur le sol, en faisant voler la poussière.

(Poussière? J'ai une idée.)

Pendant que l'homme soulève son imposante masse corporelle, je saisis une poignée de poussière.

"Regarde par ici"

J'attend que l'homme se retourne, et lui lance les résidus de sable dans les yeux.

"AAAAAAAARG!!!"

Il porte ses mains à ses yeux, et se tord dans tout les sens. J'en bénéficie pour l'abasourdir en lui assénant plusieurs coups, par ci, par là, et le frappe à la tempe avec le manche de ma dague.
Il s'écroule à terre, et je reprend aussitôt ma position de supériorité, en lui posant mon pied dessus.

"Je te répète: Abandonne."

"JAMAIS!"

Il me refauche, mais avec son épée cette fois. Seulement, je m'y attendais, et évite le coup rapidement.
Il se relève, se met en position de duel. Heureusement, le maître m'a entraînée à me battre contre les épées tout à l'heure. Il faut que j'attende la moindre faille dans la garde pour me coller à mon adversaire, et lui affliger des coups. En attendant ces moments, je dois esquiver.
Les fers se mirent à retentir dans cette partie -heureusement- inoccupée du marché.
L'homme ne sais vraiment pas manier l'épée. Certes, ses coups sont violents, mais il rate sa cible à chaque fois, et ne pense pas à sa garde.
Comme je m'y attendais, une brèche se forme chez mon imposant adversaire. Je me rapproche de lui et lui flanque ma dague dans la cuisse. Il hurle de douleur

"Déguerpis je te dis !"

Il n'en fais qu'à sa tête, et réengage l'assaut, me laissant une autre brèche. Je lui plante l'autre jambe, puis lui lacère le visage. Il riposte et m'éloigne de lui avec un coup de poing au visage. Une chose froide se met à couler sur mon visage. J'y porte ma main et regarde.

(Du sang. Celui là aussi approuvé la fin de sa vie.)

Prise d'une rage profonde, j'attend une de ses nombreuses inattentions, qui cette fois ci sont moins fréquentes.

(Il semble avoir compris sa faiblesse.)

Je cherche donc un autre moyen, pour le dérouter. Je me lance dans un sprint, autour de lui. Il tourne. Pas assez rapidement. Je suis derrière lui, et l'égorge. Il me semble sentir le sol trembler sous son effondrement.

(Pour cette fois je ne le laisse pas à la vue de tout le monde. Je vais le glisser sous cette tente.)

Bien qu'avec difficulté, j'accomplis cette tâche, et m'éloigne de la tente.

(Beaucoup de gens m'on repérés quand il m'à insulté de voleuse. Il ne faut pas que j'attire l'attention. C'est l'occasion d'utiliser la cape eflique que le maître ma offerte.)

Je la saisis dans mon sac, m'en équipe, et relève la capuche, pour mettre mon visage dans l'ombre la plus noire, et repars vers mon habitat.


<Les habitations>

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"Voleur, c'est quand on trouve un objet avant qu'il soit perdu." (Coluche)
"Voici deux voleurs. Celui-ci est pauvre, et vole les riches.[...] Cet autre est riche et vole les pauvres." (Victor Hugo)

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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Lun 12 Juil 2010 23:21 
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< Les rues >

Comme elle l'avait prévu, Loys se trouvait au marché avant que le soleil ne fut au plus haut dans le ciel. Elle déambulait désormais à travers le gigantesque marché, les yeux à peine à la hauteur des étalages. Les Kenders se faisant rare loin de leur quartier, les gens n'avaient plus le réflexe de se méfier de la kleptomanie de ces derniers. Loys se retrouva ainsi avec deux pommes dans la poche, l'une qu'elle mangea ( la route avait reveillé son estomac ) et l'autre qu'elle garda pour plus tard.

Sans perdre de temps, la petite Kender se mit à la recherche de quelqu'un qui pourrait lui enseigner les bases du combat. Bien qu'elle ne connaisse presque rien au delà des murs de Kendra Kâr, Loys avait apprit dans les rares grimoires qu'elle avait pu trouver que les sentiers n'était pas sûrs, les brigands cruels, et les rôdeurs dangereux. Les bases des techniques de défense, et une arme lui seraient sans doute très utile. Elle n'avait pour l'instant en sa possession qu'une petite dagué ébréchée, que sa mère utilisait pour couper la viande, qu'elle gardait soigneusement dans un petit fourreau en cuir à sa ceinture.

De son habituelle naïveté de Kender, Loys s'approcha d'un petit groupe de 3 elfes qui discutaient.

- " Que le salut soit sur vous, elfes. Pourriez-vous me renseigner ?"

A son arrivé, les elfes se turent et la dévisagèrent. Elle ne fut pourtant pas le moins du monde intimidée par leur grande taille - 2 mètres chacun, au moins !- Il la fixèrent, l'air sévère. Elle ne cilla pas, et maintint le regard, attendant une réponse.

Les elfes comprirent enfin qu'elle était une kender, et que son air insolent et enfantin était donc naturel. Leurs visages s'apaisèrent, et ils dégageaient désormais tout trois une orée elfique. Au fond d'elle, inconsciemment, Loys se sentit complètement détendue, sous le charme elfique. Les elfes lui expliquèrent où elle pourrait trouver un archer qui lui enseignerait les capacités basiques de combat. Alors qu'elle remerciait chaleureusement les elfes de leur aide, l'un deux lui tendit la main. Elle le regarda d'un air interrogateur.

- " Rends moi ça, Kender. "

Et elle lui rendit, l'air joyeux, la bague de l'elfe qui avait atterri dans sa poche sans savoir vraiment comment. Les kender " empruntaient " souvent ainsi divers objets, mais ils ne rechignaient pas à le rendre lorsqu'on le leur demandait.

Elle les salua encore de loin, et se mit en route en direction du temple de Yuia à coté duquel se trouvait en principe un archer dénommé Eldarion. Selon la description des 3 elfes, il s'agissait d'un semi-elfe à la chevelure longue et brune. Loys remplissait ses poumons de l'air froid de Kendra Kâr. Les centaines de délicieuses odeurs se mêlaient dans ses narines : l'odeur d'après pluie de la nuit, les fruits juteux et délicieux empilés sur les étalages, les poissons séchés et autres volailles... Elle serait volontiers restée plus longtemps au marché mais elle ne voulait pas perdre de temps, le désir d'aventure la mordait d'autant plus qu'elle était si proche de son désir.

D'un bon pas rythmé, elle traversait les rues pavées, s'éloignant bientôt de l'agitation du marché, et esperant que le maître archer lui enseignerait ses compétences. Alors qu'elle sautillait dans une ruelle vide, une silhouette cachée sous une cape l'intercepta et la tint violemment par les épaules...

< Les rues de Kendra Kar >

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Dernière édition par Loys le Ven 13 Aoû 2010 14:43, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Mar 13 Juil 2010 15:53 
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L’être encapuchonné est beaucoup plus grand et robuste que toi, et c’est donc sans difficulté qu’il t’a interceptée. Il met sa main sur ta bouche afin de t’empêcher de crier, puis il t’entraîne de force dans une petite ruelle.


suite dans les rues de Kendra Kâr

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À votre service, pour le plaisir de rp !


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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Ven 16 Juil 2010 22:30 
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<-- Les rues de Kendra Kâr

Il n’est jamais facile pour un lutin de déambuler dans des rues construites pour les humains. Notre petite taille nous restreint beaucoup. Ce qui peut sembler inoffensif pour une personne de grande taille, s’avère un obstacle considérable, voire même un danger, pour nous, si petits. Et puis, à Kendra Kâr, les lutins se font rares.

Pour en revenir à mon histoire, c’est sans hésitation et l’estomac dans les talons, que je me suis rendue à l’extrémité du toit et, sans crainte aucune, j’ai entrepris de descendre le mur de pierre, m’aidant de mes doigts collants et profitant des petites anfractuosités dans la roche pour m’y accrocher.

Alors qu’il ne me restait qu’une hauteur de lutine à franchir, j’ai parcouru du regard cette portion de rue, afin de m’assurer de l’absence de chats dans les parages. Ces vilaines créatures indésirables et sournoises aiment bien faire joujou avec nous. Cette précaution prise, j’ai agilement posé mes pieds au sol.

À ce moment de la journée, la rue n’était pas trop achalandée, ce qui m’a rassurée. Je n’avais pas envie de me faire écraser par un passant ou encore moins par le sabot ferré d’un énorme étalon. J’avais goûté à cette expérience dans une rue de cette même ville quelques jours plus tôt et j’avais failli y laisser ma peau. Si M. Gwerz Porsal et son ami Cheshire n’étaient pas intervenus, je ne serais pas ici pour vous raconter mes aventures.
C’est ainsi que j’ai choisi de me diriger vers l’étal que j’avais repéré du toit. N’ayant pas de rues à traverser pour m’y rendre, je m’évitais ainsi des péripéties inutiles.

L’homme qui se tenait derrière l’étalage de fruits avait le sommet du crâne dégarni, et pourtant, j’étais certaine qu’il n’était pas vieux. En fait, ses cheveux entièrement noirs, malgré leur rareté, l’absence totale de rides ainsi que l’énergie débordante qu’il dépensait à vanter ses produits, étaient pour moi des preuves de sa jeunesse. Bien qu’il ne fût pas d’une beauté exceptionnelle, la vivacité de ses yeux m’attirait, me charmait même.

Une fois tout près de son présentoir, il ne me restait plus qu’à attirer son attention.
« J’aimerais bien vous acheter un de vos beaux fruits charnus »

De sa belle voix de ténor, il m’a répondu gaiement :
« Mais qui me parle ainsi ? D’où vient cette charmante voix ? Je deviens fou ou une jolie demoiselle invisible veut me jouer un tour ? " dit-il d’une voix enjouée où l’on pouvait détecter une pointe de curiosité et d’humour. Il croyait sans doute avoir à faire à une petite fillette du voisinage.

« Je ne suis pas invisible, j’appartiens tout simplement à une toute petite race.»

J’aurais pu certes attendre d’être à sa hauteur avant de l’interpeller, mais j’en avais choisi autrement. C’était pour moi le meilleur moyen de diminuer la surprise engendrée par ma présence peu banale.

Ainsi, avec toute l’agilité d’une lutine d’à peine quarante ans, je suis montée sans difficulté sur cette petite table, après avoir rapidement escaladé ses pattes de bois.
Bien qu’il devait s’attendre à voir un être très petit, j’ai quand même détecté un brin de surprise dans ses ravissants grands yeux bleus encadrés d’interminables cils très noirs.
J’étais entourée de jolis fruits frais dont les odeurs me stimulaient les narines. J’ai donc profité de cette opportunité pour prendre quelques longues et agréables respirations avant de poursuivre la conversation entamée un peu plus tôt.

« Comme je vous le disais d’en bas, j’aimerais vous acheter un beau fruit charnu. »

C’est avec un grand sourire dévoilant ses magnifiques dents blanches qu’il me dévisageait. Au lieu de parler de mon futur achat, il semblait plus intéressé à discuter de ma présence en ces lieux. Ce qui m’a gêné un peu et agacée tout autant. J’avais faim, les gargouillis de mon ventre ne cessaient de me le rappeler et puis j’avais perdu assez de temps à gambader sur les toits, j’avais plus que hâte de retrouver mon vieil ami au chapeau haut de forme.

« Tu es toute mignonne, c’est la première fois que je vois un farfadet femelle !»

(En fait, tu ne dois jamais avoir vu de farfadet, mâle ou femelle, car ces derniers n’existent pas.)

C’est avec difficulté que j’ai réussi à me contenir pour demeurer polie. Décidément, les gens de Kendra Kâr semblaient plus intéressés par les farfadets que par les lutins, la légende voulant que les premiers aient des pouvoirs magiques ce qui n’était pas mon cas, ni celui d’aucun lutin à ma connaissance. C’est donc avec vivacité que je lui ai répondu :

« Mais je suis…. »

Je me suis alors interrompue pour poursuivre la phrase dans ma tête.

(…Une lutine ! Je suis une lutine, pas un farfadet !)

Je me suis souvenue juste à temps que la dernière fois que j’avais révélé être une lutine, le jeune garçon qui me tenait dans ses mains, m’avait laissée choir par terre sans préambule, ne me craignant plus. C’est donc pour me protéger, et non pas par honte de mes origines, que j’ai caché ma vraie nature, lui laissant croire que j’étais bel et bien un farfadet.

«...Affamée ! Je suis affamée. »

Conservant son air jovial, il s’est excusé de son impolitesse et d’un geste de la main m’a montré tout ce qu’il avait à offrir.

« Et bien, tu as l’embarras du choix,… mais décide-toi vite s’il te plaît, la nuit approche et je vais bientôt devoir tout ranger. »

C’est donc avec précaution, car je ne voulais pas abîmer sa marchandise, que je me suis promenée sur la table, parmi tous ces appétissants fruits, incapable de prendre une décision. Après un petit moment, j’ai finalement fait mon choix.

« C’est cette grosse pêche velue que je voudrais, c’est combien ? »

Ce disant, j'ai levé la tête, pour m’apercevoir que le jeune homme au crâne presqu’entièrement dégarni ne souriait plus. Sur le coup, j’en étais un peu insultée. J’avais bien le droit de prendre mon temps pour choisir un beau fruit bien mûr, il ne devait pas perdre patience ainsi. Un peu renfrognée, j’allais lui faire un petit commentaire bien piquant, quand j’ai réalisé que ce n’était pas moi qui lui avait fait perdre son si beau sourire. Son regard était en effet orienté un peu plus en hauteur derrière moi. Je n’ai pas su tout de suite ce qui le terrifiait ainsi, mais la peur était maintenant bien présente dans ce visage tantôt si joyeux. Ses lèvres et ses mains tremblaient, ses yeux à présent éteints, ne transpiraient plus la joie de vivre, mais une angoisse bien palpable.
Et puis, il a baissé les yeux vers moi, et m’a dit précipitamment :

« Sauve-toi, vite ! »

Il a bien essayé de m’aider, mais c’était trop peu et trop tard. J’ai senti soudainement une ombre s’abattre sur moi, et puis l’instant d’après c’était le noir total, je me retrouvais une fois de plus enfermée dans un sac. Alors que la première fois, il appartenait à une femme nantie et sophistiquée, celui-ci empestait la sueur, le tabac, et les aliments suris.

--> Le port

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Mer 21 Juil 2010 21:15 
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<Intervention de GM8>


Soudain, je sentis une main se poser sur ma bouche, m'empêchant de crier. J'étais effrayée mais je pouvais pas réagir, la silhouette, cachée sous sa cape était beaucoup plus imposante que moi. Je jetais vivement un regard autour de moi, mais personne ne semblait voir ce qui se passait, et il était impossible pour moi de faire quoi que ce soit. je regrettais amèrement mon manque de méfiance et mon inexpérience.

< Les rues >

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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Lun 23 Aoû 2010 13:55 
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---> Les rues de Kendra Kâr (début du combat)

Ça avait réussi! Yuimen que c'était bon d'être aveuglé par la luminosité de la grande rue et de percuter d'autres corps! De ne plus se sentir seul ! Ces centaines de tentes et d'étalages m'offriraient la chance de le semer. J'avais réussi jusqu'ici ... Il fallait maintenant ruser.
Sous un ciel d'un gris morne et pale, j'avançais. Arrivé près du stand de pommes, dont le vendeur avait parlé assez bruyant pour que je l'entende de la ruelle, je montai dessus dans l'espoir de bloquer mon poursuivant.
Seulement, le bois du stand glissait énormément et au lieu d'enjamber habilement tout l'étalage, je chutai dans les fruits frais, m'étalant de tout mon long, en en faisant tomber un grand nombre au sol. Par chance, le Lyikor fut d'une méprisable inattention et dérapa sur les pommes qui elles, s'échappaient dans la rue. Cela me permit seulement de me relever sans me faire attraper étant donnée avec quelle agilité il avait su passer cet obstacle.

Ma respiration devint vraiment douloureuse. Elle devint un enfer tellement l'air froid me brûlait la gorge à chaque inspiration. Les poumons en feu, mes espoirs s'effacèrent peu à peu, pour disparaitre totalement tant le rire menaçant du Lyikor devenait oppressant :

" Aaaahhhaaaahhhhhaaaaahhhhaaaaahhhhhh !!!!!!!! "

Je faillis perdre totalement foi en moi et en tous les Hobbits, quand tout à coup j'aperçus le visage de ma mère ... comme un lointain souvenir ... Ou un rêve. Je vis ce que je crus être son ombre là-bas, à quelques dizaines de pas de moi. Perchée sur le toit de l'une des tentes elle me souriait, pointant du doigt un chariot transportant des barriques et des fûts de vin.
Je ne fis ni une, ni deux et fonçai sur l'attelage. Ma petite dague dégainée, je fendais l'air pour faire reculer les gens. Déchirant quelques toiles de stands au passage, je créais un fouillis total dans la foule en passant sous ses jambes, ce qui me donnerait-je l'espérais- assez de temps pour défaire les deux loquets qui retenaient le battant du chariot. Le plan était simple mais temporellement risqué.

Le vent et la pluie qui continuaient de cingler tout mon petit corps me rendaient presque transi de froid. A chaque expiration, un petit brouillard s'échappait de ma bouche. Un dernier effort Willow ... Un dernier ... Pour maman !!!

Ce fut d'un geste vif et cauteleux que je grimpai en un saut sur les fûts du chariot pour y ouvrir les loquets. J'avais semé le désordre sur mon passage. On criait ça et là :

" - Attention !
- Eh !
- Petit voyou! Attend un peu que je t'attrape!
"

Mais le Bratien, de sa foulée, rattrapait déjà le chariot et plongeait la population dans une confusion chaotique. Une fois le premier verrou ouvert, je me jetai sur les bords du chariot pour ouvrir le deuxième. Le Lyikor s'approcha encore un peu plus de l'attelage, riant de sa vitesse ridicule. Et brusquement j'ouvris le second loquet. Les fûts sortirent immédiatement de la charrette et commencèrent à rouler au sol. Le loup, encore trop heureux de me voir grimpé à portée de main, ne suivit pas la vague de la foule et se prit de face une dizaine de tonneaux ce qui l'immobilisa à terre.

Heureux de cette victoire, je me campai sur la plate-forme où reposaient les tonneaux quelques secondes auparavant pour profiter de ma gloire. J'avais réussi ! Moi, Willow le Hobbit, fils d'Argak! Quelle consécration! Je souriais, plus que fier de ce succès total.

C'est ce que je crus premièrement, seulement, tout à coup, un poids énorme me fit perdre l'équilibre et me poussa en-dehors de l'attelage pour m'y écraser. Je n'avais pas remarqué qu'il restait un tonneau et j'en payais à présent les frais. Les joints de fer du fût qui lui donnaient sa forme vinrent écrabouiller mon visage. Sonné par la chut, je n'eus pas le réflexe de protéger mon visage de mes bras. Une douleur intense me brûlait l'intérieur du crâne. Comme si mon sourcil s'était métamorphosé en soufflé et qu'il avait implosé. J'avais toute ma paupière droite engourdie et sous le choc je mis quelques instants à réaliser que mon adversaire avait résisté à l'attaque des tonneaux furieux.

Il s'approchait de moi en titubant, tout chancelant, lui aussi bien assommé. Et malgré le fait qu'il trébuchait à chaque pas ... Il s'approchait de moi à une vitesse encore conséquente. Les poings serrés il grognait toujours. Je me levai, priant que ses forces aient été assez affaiblies. On ne m'avait encore jamais frappé et je n'avais jamais connu la douleur. Je m'avançai donc moi aussi vers lui, les poings en position ...
Réalisant que son cuir épais amortirait les coups ... Je devrais être analytique -à défaut d'un œil au beurre noir-. Il s'avança, dérapant sous la pluie qui continuait de s'abattre sur les pavés de la place du marché avec un sourire de travers. Du sang coulait de la commissure de ses lèvres.

Puis une fois qu'il fut assez près de moi, dans un soubresaut, je lui sautai au visage, avant même qu'il ne puisse me toucher et mon poing s'abattit violemment sur sa mâchoire déjà bien esquintée.
Sa mâchoire craqua et dans un cri rauque, il tomba à terre, m'emportant dans sa chute ...

Il tira sur mes cheveux et m'en arracha une poignée. Tombé inerte au sol, probablement bien sonné, mon poursuivant avait perdu. J'avais gagné ce combat!
Une sensation d'immense fierté coula en moi comme un frisson. Victoire. Ce mot s'imposait à moi tant il était bon!

" - Victoire !" Souriais-je aux passants qui ne semblaient pas partager mes impressions étant donné le désordre et la confusion que nous avons occasionnés sur notre passage.

Certains même, me dévisageaient avec stupeur et gouaille. A califourchon sur le ventre du Lyikor, j’en profitai pour fouiller rapidement ses poches et lui dérober quelque objet nouveau. Seulement je n’eus pas le temps d’apercevoir ma récompense. Les patrouilleurs étaient déjà sur mes pas, criant dans la rue de ne pas me laisser fuir. Je n’attendis pas qu’ils approchent plus et détalai comme un lapin. Si les soldats me prenaient, vu les dégâts occasionnés tant sur le plan matériel qu’animal, j’irais droit aux cachots ! Il fallait sortir de Kendra Kâr pour éviter tout risque de capture et d’enfermement.

Les jambes à mon cou, je reprenais ma course folle. Les gens conspuaient sur mon passage. J’aurais préféré qu’ils ne me voient pas fuir comme un malfrat (que j’étais pourtant !) mais le risque de tomber dans un cul de sac en m’engouffrant dans une ruelle était trop grand. J’optai donc pour la deuxième option qui s’offrait à moi : Continuer dans foule du marché et me faufiler parmi toute cette population. Me fondre dans la masse. Il pleuvait toujours et c’était la pagaille sur le marché. Les patrouilles de soldats avaient du pain sur la planche et il leur faudrait calmer les marchands avant de m’attraper.

Courant comme un Hobbit ayant Phaitos aux fesses, j’avançais dans le marché, glissant tantôt sur des déchets, tantôt sur une dalle trop humide. Mes pieds nus commençaient eux aussi à me lancer. Bien qu’ils soient déjà fort durs, le contact entre ma plante et les dalles du marché était plutôt …. Brûlant ! Heureusement pour eux, une tâche verdâtre commençait à se dessiner à l’horizon de la rue. J’allais bientôt sortir de Kendra Kâr et ce n’était pas plutôt mal…

---> Les Terres Cultivées autour de KK

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Présent actuellement aux Habitations, Kendra-Kâr.
" « La propriété, c'est le vol » " Proudhon.
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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Dim 24 Oct 2010 16:37 
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Post précédent

La caisse entre les mains, j'arrive enfin au marché de Kendra Kâr. Les étals et échoppes se succèdent, toutes plus étonnantes les unes que les autres.
(Non, tu ne peux pas visiter les étals. Tu as une caisse à livrer.)

Les ruelles ressemblent à un enchevêtrement de boyaux tortueux, à peine praticables pour une personne de ma taille. Cela fait un dizaine de minutes que je déambule au milieu des étals, lorsque je vois enfin l'échoppe de mon employeur. Je pousse la porte en bois, et rentre dans une pièce ou se situent seulement tout un étalage de créatures marines diverses et variées.
"Bonjour, j'ai un colis à livrer... Monsieur, êtes vous là ?

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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Dim 24 Oct 2010 16:43 
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L’homme qui t’a donné le contrat est bien là, en train d’arranger des coquillages sur de la glace pillée.

« Oui oui, je suis là. Ah, vous avez ma commande ? On vous a expliqué le retard ? »

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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Dim 24 Oct 2010 16:49 
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se tournant vers l'homme, Je m'incline, et dépose la caisse à côté de lui.
"Bonjour. En effet, l'on m'a expliqué la raison du retard. Il s'agirait apparemment d'un problème hygiénique. Le nain censé s'occuper du transport m'a expliqué que la caisse était recouverte d'algues, ce qui est effectivement le cas. c'est, selon ses dires la raison du stationnement de la caisse à l'entrepôt du port. Je souhaite également m'excuser du temps pris, je suis assez étourdi, et j'ai enlacé au passage un buisson. "
A la fin de ma phrase, je me met à rire pour cacher ma gêne.

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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Lun 25 Oct 2010 16:38 
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La jeune elfe venait d'arriver dans la ville quelques heures plus tôt et se promenait à travers la ville. Les passants semblaient méfiants à son approche. En effet elle portait une longue cape de couleur terne qui cachait presque entièrement son visage et ses yeux bleus. Quiconque aurait pu penser qu'elle était une voleuse ou un malfaiteur en train de se cacher, d'autant que sa timidité la faisait marcher recroquevillée sur elle même.

Jessica observait tout ce qu'il se passait autour d'elle avec un intérêt non dissimulé. Elle venait à peine de partir de chez elle et elle devait bien avouer qu'elle ne connaissait pas grand chose du monde extérieur. La jeune magicienne arriva au marché. Tout autour d'elle était plus ou moins bruyant et chaque étal était plus intriguant les uns que les autres.


[a suivre]


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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Lun 25 Oct 2010 19:59 
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"Ca m'va, t'as été drolement rapide, t'excuse pas! Plus rapide que ce nain dont tu m'parles en tout cas! Tiens, voilà pour toi! Et si tu veux un poisson, sers-toi, j'te l'offre."

Il te lance une petite bourse de cuir avec quelques piécettes à l'intérieur, et se tourne vers la caisse pour l'ouvrir et en installer le poisson sur son étal... Sans plus t'accorder la moindre attention.

[HJ: tu auras les yus de la bourse si tu fais corriger son RP dans le SOS-GM]

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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Lun 25 Oct 2010 20:09 
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Attrapant, le plus petit poisson que j'ai pu trouver, je m'incline et le remercie, puis sort de l'échoppe du marchand. tournant le dos au soleil couchant, je marche dans le marché sans but précis, avant de me rendre ver l'auberge de la Tortue Guerrière

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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Sam 4 Déc 2010 02:43 
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(Silmeria a une envie de pomme!)
(Silmeria a des envies de femmes enceinte...)
(C'est ce gros tas d'aubergiste qui a mangé toutes les pommes! J'en suis sûre et certaine.)
(Tu devrais essayer de faire taire Roséa... J'en peux plus.)
(Je crois que l'armure lui fait mal.)

La gamine braillait à faire vriller les tympans des passants. Silmeria avait beau l'agiter dans tous les sens pour tenter de l'apaiser, tout ce qu'elle obtenait comme résultat était un entêtement terrifiant de la part de ce lardon potelé. Un entêtement bien sûr, les fois où elle décidait de ne pas vomir sur celle qui lui servait de mère... Car si elle avait une légère odeur de lait prédigéré, ce n'était pas pour rien.

Cèles s'amusait à se moquer des passants tandis que les deux femmes rivalisaient d'idées pour faire taire l'enfant qui pourtant, avait mangé et dormi quelques instants plus tôt à l'auberge. Le marché était étonnamment calme. Celui de Tulorim était bien plus animé même à la nuit tombée. Or ici, les gens étaient pressés. Les bras ballants au lieu d'être chargés de victuailles... La seule activité remarquable se faisait autour des vendeurs de breloques de ustensiles en tout genre. Marchands d'armes, de fluides élémentaires, on trouvait également des vendeurs de bijoux étrangers, aux formes diverses et souples, tous ornés de magnifiques pierres aux couleurs presque irréalistes.

Silmeria tentait d'observer les parures de plus près mais tenait les petites mains trop curieuses de Roséa hors de portée des colliers qui pendaient. Le vendeur s'approchait d'elle, un large sourire au visage lui ouvrait les bras d'une approche très amicale. Il parlait fort, avec l'assurance d'un marchand de tapis et lui proposait sans même attendre son consentement un large panel de broches, de bijoux plus somptueux les uns que les autres.

(C'est rigolo, il te prend pour une riche.)
(Humpfh!)
(Rhooo c'est rigolo. Tu as vu son furoncle sur le nez?)

Sous cette remarque idiote, Silmeria souriait, sensiblement embarrassée sous les bavardages amusants de la petite Faera. Elle balayait le stand du regard, assez vite pour passer outre de tout ce qui était lourd, voyant ou trop fin, trop fragile pour son mode de vie. Elle vit cependant un petit collier d'argent, sobre, élégant et discret auquel était accroché une petite pierre en forme d'étoile.

La pierre avait une couleur presque opaque, un noir mat qui pourtant donnait l'impression de luire sous la faible clarté du ciel. Elle aurait aimé se concentrer davantage sur cette belle couleur mais avec une gamine excitée dans les bras ce n'était pas chose facile. Roséa bougeait et couinait stupidement ce qui ne manquait pas d'attirer l'attention de ces dames qui s'agglutinaient autour de la petite qui gazouillait de joie. Une femme particulièrement gaga tirait le linge qui enveloppait Roséa pour lui gratter le menton au plus grand bonheur de Hrist.

(Doucement Hrist, douuuucement. Tu sais hein, on est en ville. Si tu lui plante un objet pointu dans le visage, on va se faire gronder par môssieur le milicien.)

La femme demandait en souriant béatement comme s'appelait l'enfant, elle restait baragouiner des mots insensés à une enfant qui visiblement s'amusait de cette futile stupidité qui avait des allures de cirque grotesque.

Le vendeur ricanait face à la scène, et visiblement, attira l'attention de Silmeria en voyant la pauvre femme harcelée. Il lui mit sous le nez, écartant l'intruse le collier qui semblait la ravir. Effectivement, la pierre était magnifique et Cèles avoua même la préférer à celle qu'elle avait pu trouver dans le magasin de Lilo. Il profitait du fait que ses main soient prises pour passer le collier autour du cou de la jeune Sindel, celle-ci baissait la tête en avant afin qu'il puisse refermer le collier, laissant à Roséa le champ libre pour déclencher son hostilité favorite : jouer avec les cheveux blonds de la Sindel.

Le collier était léger, discret, allait parfaitement bien avec elle. Assez solide pour que la mioche ne puisse l'arracher et l'avaler... Il le lui fallait, Cèles de plus, avait un endroit pour se reposer à sa guise.

***


(Merciiiii Silmeria. C'est gentil tout plein. En plus il est tout frais, c'est chouette, on meurt pas de chaud.)

Quelque chose frappait la jeune femme, la dernière fois qu'elle était allée au marché de Kendra Kâr, elle s'était sentie agressée par les odeurs de saumure et de viandes. Or, les étales étaient vides. Il n'y avait pas de vendeur de légumes qui braillaient, pas de parfums fruités, il n'y avait que des planches et quelques toiles qui faisaient office de point de vente à moitié démantelé pour des raisons inconnues. Il y avait des groupes de personnes qui formaient des îlots çà et là dans le marché, conversant à proximité des caisses de bois. Toutes vides.

(Hihi, la disette.)
(Tu es sûre?)
(Bin... Oui? Quand les gens n'ont plus de quoi se nourrir c'est la disette. Un mage un peu foufou qui utilise son aaaaart maléfique et son esprit tout étroit pour tuer les champs.)
(Comment … Tu sais ça toi?)
(Heu... Nous, les Faera, petites Faera comme tu dis, savons... Quasiment tout. Grâce aux fluides du monde et du temps, on a accès à tellement de connaissance. Mais, comme toutes créatures adeptes des arts divinatoires...)
(Tu peux pas tout nous dévoiler c'est ça?)
(En gros non. Je ne dois pas tout dire. Tel est mon sort. Maiiis on peut toujours s'approcher, on... Vous, en saurez plus, assurément.)

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La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Ven 10 Déc 2010 21:35 
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Silmeria restait à la place du marché, plantée comme un cèpe à se demander comment elle allait pouvoir confier l'enfant. Elle ne pouvait pas, avec son train de vie, se permettre de garder l'enfant. C'était comme la condamner à mort et question crédit, on connait pas tellement d'assassins qui se baladent avec des lardons dans les pattes.

Sans compter que, comme Hrist l'indiquait, ça puait, ça braillait, ça mangeait trop, dormait pas assez, et réclamait trop d'attention. Autant s'acheter un poney, eux au moins ne passaient pas leur temps à vriller des cordes vocales.

Une petite animation de marché amusait l'enfant grâce aux bruits nouveaux qu'elle entendait. Un spectacle de marionnettes idiot qui amusait une brochette de marmots le cul vissé sur un banc dégueulasse. La patience de Silmeria touchait à son terme vis-à-vis de Roséa.
Elle et Hrist avaient traversé une véritable épopée pour seulement la maintenir en vie. Maintenant, elle ne pouvait plus se permettre de porter ce fardeau humain. Hrist lui demandait de la laisser dans un chariot. Mais lequel?

"Hey moi je sais! Je sais je sais je sais! Il y a une femme qui crapahute avec un stock de fluides élémentaires de la lumière dans une sorte de..."
"De quoi?"
"Elle va probablement se diriger vers un temple."
"Bin, c'est pas vraiment un chariot. C'est une brouette."
"Une brouette?!"
"Oui mais tirée par un poney. Ça compte pour un chariot?"


C'était comme ça que la petite Roséa s'en alla. Emmitouflée dans un linge dans un chariot dissimulée loin des regards. C'était pour le temple de Yuimen. Nous avions reconnu les noms divins sur les caisses contenant les fioles de fluide.

Après un dernier baiser sur le front potelé de cette grande gueule en forme de saucisse, nous nous en allions et la laissions entre les mains des prêtresses de Yuimen dans l'espoir qu'elle connaisse une vie meilleure que celle que j'avais à lui offrir.

Une chose est sûre, c'est que me connaissant, je résisterai en aucun cas à la tentation d'aller revoir un jour ma petite Roséa dans ce temple... Si la vie ne s'achève pas pour moi d'ici là...

Silmeria

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 Sujet du message: Re: Le marché
MessagePosté: Ven 10 Déc 2010 23:14 
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Je traverse la ville, rapidement, je connais les ruelles qui mènent au marché. Avant cette malédiction sur nos champs nous allions vendre nos récoltes tous les jeudis. Cette pensée m'évoque ma mère et je ne peux réprimer mon dégout contre cette injustice qui nous frappe. Qu'à-t-elle fait, elle la pieuse, la mère aimante, pour que Yuimen la frappe ainsi. J'évite une flaque de pisse et les gens avec agilité, ma masse ne me dérange pas, je fais cela machinalement. Oui, je connais ses rues, les murs se dressent devant moi et les artères s'enchaînent, mais peu à peu que j'approche de mon but, une angoisse m'étreint.

Je ne sais pas ce qu'il m'attend là-bas, surement pas une étale et des clients. Je ne suis pas préparé, je ne suis qu'un paysan, je ne sais que faucher et labourer, dans quoi mon père et les autres m'ont-ils plongé ?

Je m'arrête un instant devant l'entrée du marché, il y a du monde, mais aucun vendeur, seulement une estrade au centre, ou s'amasse une multitude de personnes. J'aperçois les présentoirs démantelé, je ressens la tristesse de ce lieu vidé de sa substance, vidé de sa vie. Cette impression me désole, un poids m'accable et pèse sur mon coeur et si j'échouais et si cette vision d'apocalypse était notre avenir.

Je souffle et me lance enfin, je n'ai pas le choix, je ne peux pas reculer.

Une scène attire mon attention, dans ce vacarme, une femme d'origine sindel se détache de ce tumulte. Elle est blonde, des formes voluptueuses percher sur des bottes à plumes et cacher derrière une robe blanche. J'ai rarement vue des femmes comme elle, je suis cependant rarement sorti de mon village, hormis mes visites à ce même marché. Je l'observe, inconsciemment je ne remarque pas de suite ce qu'elle fait, obnubilé par ses gestes. Elle dépose un objet dans un chariot de fiole, je ne la quitte pas des yeux, guettant chaque mouvement de ses cheveux sur sa peau glabre. Je réalise enfin ma stupidité quand la charrette passe devant moi avec son chargement. Au milieu des amphores, emmitouflé dans un drap, se trouve un bébé. Hébété je le laisse passer devant moi avant de réagir.

Par yuimen !!

Mais c'est trop tard, une masse grouillante me barre déjà le chemin et je vois l'enfant s'en aller, sans pouvoir rien faire. Je me retourne, la coupable s'en va sans se retourner, instinctivement je presse le pas bousculant quelques individus qui ont tort de se trouver en face de moi. J'enrage de ne pas l'avoir vu, plus tôt, je la rattrape. Je ne sais même pas ce que je vais lui dire. Mais elle me doit des explications.

Je lui agrippe le bras afin qu'elle se retourne.

Madame, vous avez abandonné votre enfant !

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Dernière édition par Ybeild le Sam 5 Mar 2011 13:34, édité 1 fois.

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