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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 5 Juin 2012 22:25 
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La nuit était maintenant complète. Seul la lumière ambrée qui s'échappait de la porte et des petites fenêtres de la taverne éclairait la rue.

"Je... ne me sens pas bien." souffla Tirassin.

"Ah non ! protesta Azra en mimant parfaitement la colère mêler d'amusement. Vous n'allez pas me gâcher ma soiré parce que vous ne tenez pas l'alcool !"

"Ce... n'est pas... de l'alcool..."

Le mage s'écarta violemment de lui, manquant de s'effondrer à terre à cause de ce mouvement brusque.

"Qu'est ce que vous m'avez fait ?" gémit-il.

Azra sentit son estomac se nouer. Ça tournait mal. Avant qu'il n'ait pu dire quoique ce soit, le mage leva la main et des motifs semblables à des flammes se mirent à courir le long de son bras. Le jeune homme compris qu'il s'agissait de fluides du feu et se prépara à tenter d'esquiver le sortilège en catastrophe.

Ce ne fut pas nécessaire, heureusement. Parcos, qui avait compris la situation, avait surgit de la ruelle et se précipitait sur le mage. Ce dernier se retourna en entendant le bruit. Malgré ses vertiges, son attaque toucha le jeune fanatique qui poussa un hurlement en s'embrasant. Il s'effondra, transformé en torche humaine. Azra se jeta en avant et porta un coup du revers de son gantelet à l'arrière du crâne de l'homme qui ne réagit pas à temps pour l'éviter. Il s'effondra, assommé.
Azra se tourna vers Parcos et constat que, sans surprise, ses brûlures étaient trop graves. Il ne pouvait rien pour lui.

"C'est le meilleurs emploi que je pouvais te trouver. Attaquer en premier pour que, si riposte il y avait, elle soit pour toi..."

Il s'aperçut tout de même qu'il éprouvait une pointe de remord. Il aurait aimé mieux le connaître. Mais après tout, il fallait que ça tombe sur l'un d'eux, alors autant que ce soit pour l'autre, hein ?

Il ramassa la fiole d'eau vive, de toute façon il n'en aurait plus besoin maintenant...
La vrai question, désormais, c'était de savoir comment il allait faire pour traîner le mage jusqu'au temple de Phaïtos, à l'autre bout de la ville, sans se faire repérer par la milice !
Il commença à traîner le corps dans la rue, heureusement qu'il n'y avait plus personne dehors à cette heure ! Du moins c'est ce qu'il semblait. Mais Azra devinait qu'il risquait fort de tomber sur des truands qui voudraient lui dérober sa prise. Pire encore : il doutait beaucoup d'avoir la force de le porter bien loin !

(Chandakar, tu n'aurais pas une idée, là ?)

(Comment un être inutile comme moi pourrait-il avoir une idée ?)

Le jeune homme sentit une violente colère monté en lui. Il participait à l'enlèvement d'un mage et avait tué son compagnon ! Il ne se sentait pas capable d'endurer la mauvaise foi de la liche.

(Ça suffit ! Tu bouderas comme un gamin plus tard !)

Azra eut l'impression que quelque chose lui déchirait l'intérieur du crâne.

(Comment oses-tu me parler ainsi ! Tu n'es qu'un insecte devant moi ! Sous ma gloire tu es écrasé ! À mon pouvoir, tu dois te ployer ! Je suis ton seigneur et ton dieu, pathétique petite larve, et il serait temps que tu prennes conscience de l'inébranlable et inaltérable force de mon esprit ! Je saurais t'apprendre le respect, je saurais...)

Azra fit un effort mental surhumain. C'était quelque chose qu'il avait déjà tenté, mais toujours avec un succès mitigé : il rentra dans les profondeurs de son propre esprit et, à la seul force de sa volonté, confina le mort-vivant dans un petit recoin de son âme. Il y eut un hurlement de fureur, puis le silence. Azra avait l'impression de s'être partiellement amputé d'une partie de lui même.

Au bout d'un moment, il reprit conscience de ce qui l'entourait. Il était à genou et trempé de sueur, mais pour la première fois, il avait réussit ! Il avait maîtrisé Chandakar ! Néanmoins, ce n'était pas le but de la manœuvre. Il replongea dans les profondeurs de son esprit et 'ouvrit la porte' au mort-vivant. Celui-ci, qui était déjà à deux doigts de briser sa prison, s'engouffra dans la brèche. Il était heureusement aussi secoué que le jeune homme qui s'empressa de lui demander :

(Bon, si tu veux on terminera la discussion plus tard. Est-ce que tu peux m'aider à emmener le corps jusqu'au temple ?)

(Je te l'ai déjà dit : je n'ai presque plus aucun pouvoirs.)

(Mais tu dois bien avoir une idée, toi qui est si puissant, qui a visité dix univers, et cætera et cætera...)

(Bah ! Tu n'as qu'a aller au temple de Thimoros. Le prêtre acceptera peut être de te donner de l'aide pour le transport.)

(Hé bien voilà, tu vois quand tu veux...)

(C'est toujours un plaisir...) grinça Chandakar.

Azra traina donc le corps jusqu'au temple voisin de Thimoros, priant pour que le clergé du frère de Phaïtos soit disposé à l'aider. Regardant partout autour de lui dans la crainte de voir quelque bandits émerger de nul part pour lui sauter dessus, le jeune homme vit enfin la haute bâtisse, au demeurant peu impressionnante pour un temple. Les cultes de Thimoros et de Phaïtos étaient parmi les plus détestés à Kendra Kâr.
Azra avisa la porte peinte de deux scorpions noirs, pria le dieu aux corbeaux d'interférer en sa faveur auprès de son frère et poussa la porte.

Un duel sous le signe du scorpion

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 5 Juin 2012 22:42 
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Les deux fanatiques portaient le corps de Tirassin. Azra, malgré sa fatigue, s'efforçait de rester éveiller et de guetter des patrouilles. Ils traversèrent ainsi une bonne partie de la ville, en passant exclusivement par les petites ruelles. Azra ironisa en lui-même :

(En tout cas, merci Chandakar, ton aide m'a été précieuse...)

(Ah ! Tu te décides enfin à me remercier ! On jurerait que tu t'en serais sortit sans moi, dans le temple !)

Azra haussa un sourcil.

(Qu'est-ce que tu racontes ? Tu n'as fais qu'une blague débile et tu m'as laissé faire le reste !)

(Allons donc ! Je les ai convaincu de t'aider ! Alors que toi, pitoyable petit mortel, tu déblatérais sur des histoires de gigot aux fines herbes !)

Azra eut un léger vertige. Il tenta de le prendre sur l'humour :

(Qu'est-ce que tu racontes ? Un blague aussi débile, c'est forcément toi qui l'avait apprise dans un autre univers, même moi je n'arriverais pas à en faire d'aussi stupides !)

(Qu'est-ce qui te fait dire que j'écoutais des blagues dans les autres univers ?)

(Avec tout le discours que tu m'as fait devant l'auberge de la Tortue Guerrière...)

Il le coupa, visiblement de plus en plus irrité :

(Qu'est-ce que c'est encore que cette histoire ?)

Cette fois-ci, Azra renonça. Est-ce que ce fichu revenant perdait la tête ?
Ou était-ce lui, Azra, qui perdait la tête ?
Sa carapace de détachement cynique avait déjà été durement mis à l'épreuve aujourd'hui. Entre la mort (il ne voulait pas penser « le meurtre ») de Parcos, la vue du temple des plaisirs et le combat contre Aléria, il se sentait sa faible santé mentale vaciller. Il fallait mieux arrêter de penser et de se poser des questions.
Il fut interrompu dans ses pensées par le bruit d'une patrouille en approche. Il fit signe aux autres de se cacher. La patrouille arrivait justement dans leur rue !
Ils avaient déjà entendu et se précipitaient pour se cacher derrière un tonneau de récupération d'eau de pluie, dans une petite ruelle perpendiculaire. Azra comprit qu'il ne pourrait pas aller au même endroit, ils avaient déjà du mal à trouver la place de cacher le corps de Tirassin.

Le jeune homme se précipita donc vers une autre rue et se terra derrière un autre tonneau, nettement plus petit. Il se drapa dans sa cape et attendit.
La lumière des lanternes des gardes illumina la rue. Azra se fit aussi immobile que possible. Il dépassait un peu de sa cachette mais s'il ne bougeait pas... Après tout, les gardes avaient l'habitude de ces rondes de nuits et ne regardaient pas d'un air soupçonneux le moindre recoin.
C'est alors que l'un d'eux leva sa cloche et sonna en criant :

"Oyez, braves gens ! Il est minuit et tout ca bien !"

Il y eut un bruit étouffé de l'autre côté de la rue.

"J'ai cru entendre quelque chose" signala un soldat.

"Sûrement un chat errant." marmonna un autre.

Et ils s'éloignèrent. Azra rejoignit ses compagnons qui trainaient le corps inconscient de Tirassin. Aléria le pointa du doigt d'un air furieux.

"Cet imbécile s'est réveillé au son de la cloche ! Heureusement que j'ai des réflexes !"

Azra hocha la tête silencieusement - Comme si c'était de sa faute ! - et leur fit signe de continuer. Ils arrivèrent bientôt devant la grille du temple de Phaïtos.

Les conseils de la dame au corbeau

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Jeu 28 Juin 2012 13:02 
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Je traverse le portail d'entrée de la milice et me retrouve dans les rues de Kendra Kâr. J'ai décidé de ne pas retourner ici en tant qu'agent de la milice. J'aime bien cette organisation qui maintient la paix dans la cité blanche et ses alentours, mais une telle organisation structurée et hiérarchisée n'est pas faite pour moi. Je ne suis pas anarchiste, loin s'en faut, mais ce que je perçois de l'aventure est différent. Pour moi, l'aventure est tout d'abord une liberté absolue, ou du moins, un sentiment de liberté. Dans les deux aventures que j'ai déjà faites, jamais je ne me suis senti mieux que lorsque je montais la garde, la nuit, que je dormais à la belle étoile, sans aucune loi, aucune obligation, autre que celle qui m'obligeait à finir ma quête. Jamais je ne me suis senti aussi puissant, aussi excité et calme à la fois, avec autant d'adrénaline que lorsque je combattais, quand je me donnais le plus possible pour ne pas échouer. Certes, ma précédente mission était tout de même très peu dirigée et l'aventure que je vivais était très proche de ce que je recherchais, mais j'avais peur, en restant dans la milice, de me laisser aller, monter en grade, ou pas, mais penser essentiellement à l'avancement, comme certains sergents que j'avais déjà rencontré, de ne plus accorder assez d'importance au reste. C'est pourquoi, je ne reste pas à la milice.
Pour l'heure, même si je ne sait pas où aller, je vais déjà me diriger vers une auberge, car mon estomac crie famine, à un point où je ne peux plus l'ignorer.

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La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur et nul n'a su le lui ravir.
George SAND




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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 10 Juil 2012 03:14 
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Depuis la Grand-Rue.

Après avoir quitté la boutique d'Hargan, la jeune magicienne se mit à la recherche de la maison que le marchand lui avait indiqué. Elle avait pour tout indice un morceau de papier sur lequel avait été griffonné : Rue du Lys, maison n°63, en face du clocher. Un garde lui indiqua que le clocher se trouvait au sud de la ville, mais il fut incapable de lui donner plus d'indications.

« Pardonnez-moi, je suis également nouveau ici. Le clocher est à environ 20 minutes à pied en direction du sud de la ville. Je ne peux pas vous aider davantage. »

Elle remercia le garde et se mit immédiatement en route. Les rues étaient étroites et plutôt vides, bien plus calmes que la Grand-Rue dans laquelle elle s'était baladée quelques minutes plus tôt. Cet endroit de la ville lui plaisait un peu moins, en effet la jeune magicienne préférait de loin l'animation. Elle ne supportait plus le calme et la sérénité qu'elle avait connu chez ses parents, désormais elle recherchait l'animation et l'activité. Se sentir vivante, c'était ça l'objectif.

Alors qu'elle marchait en directement du fameux clocher, la magicienne vit une jeune femme assise à terre, le dos contre la porte d'une maison ancienne. La tête dans les mains, elle sanglotait silencieusement. Intriguée, Annah s'approcha doucement et s'accroupit près d'elle.

« Est-ce que tout va bien mademoiselle, est-ce que je peux vous aider ? »


L'inconnue leva alors son visage plein de larmes. Elle bougea ses lèvres, comme pour parler, mais aucun son n'en sortit. Troublée, la jeune magicienne tenta de la questionner. Elle lui demanda ce qui n'allait pas, si elle était blessée, si on avait tenté de l'agresser, mais elle ne répondit pas. L'inconnue se mit à chercher quelque chose dans le sac qui était posé à côté d'elle et en sortit une petite ardoise ainsi qu'une craie. Elle écrivit en tremblant :

« Je ne peux pas parler. »


Maladroite, Annah voulut lui demander si elle était muette ou s'il s'agissait d'un problème temporaire, mais l'ardoise dans le sac tendait plutôt vers la première option. La jeune magicienne tenta de lui adresser un sourire rassurant et lui mit la main sur l'épaule pour tenter de la calmer.

« Je suis désolée pour vous. Que vous est-il arrivé ? Avez-vous été attaquée ? »

La jeune femme acquiesça. A l'aide de sa manche elle effaça son ardoise et se remit à écrire. Annah, plutôt empathique, avait beaucoup de mal à supporter la tristesse de l'inconnue. Elle semblait si fragile, si frêle, si perdue, que la magicienne ne pouvait s'empêcher de vouloir l'aider.

« Je suis musicienne, un voleur m'a forcée à lui céder ma harpe. Jamais je ne pourrais la remplacer. Cette harpe est ma voix. »

« Je peux peut-être vous aider à la récupérer. Je suis magicienne, je m'appelle Annah. Mes pouvoirs sont loin d'être très développés mais je peux essayer de faire quelque chose. Connaissiez-vous le voleur ? Savez-vous où il est parti ? »

« Les docks, l'odeur. Il va vouloir la vendre. Personne ne pourra comprendre le pouvoir de ma harpe. Mais même si personne n'en veut, il ne me la rendra jamais... »

« Écoutez, allons voir aux docks. S'il se rend compte qu'il ne peut rien en tirer, peut-être acceptera-t-il de nous la rendre. »

« D'accord. Je suis Léah, enchantée. »

Annah se mit debout pour étirer ses jambes et tendit une main amicale à la jeune ménestrelle qui s'en aida pour se relever. La magicienne ne s'était pas rendue compte à quel point cette femme était belle et gracieuse. Une grande robe de soie blanche l'enveloppait, tandis que de longs cheveux bruns lui tombaient dans le dos, contrastant particulièrement avec la couleur claire de son vêtement.

« Guidez-moi jusqu'aux docks s'il-vous-plaît, je n'en connais malheureusement pas le chemin. »

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Annah Sevenwoods, jeune magicienne pour vous servir.


Dernière édition par Annah Sevenwoods le Jeu 27 Juin 2013 22:03, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 10 Juil 2012 09:36 
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Sur le chemin du tribunal...

Jet de dé réaction des passants: réussite



L'officier en tête, les quatre colosses t'encerclant, il ne faudra pas plus d'une dizaine de minute pour que ton escorte ne te présente devant le tribunal de Kendra kâr. Sur la route, tu pourras observer les habitants vacant à leurs occupations mais en majorité gagnés par leur curiosité: il reste rare de voir une personne de ta race dans la position d'un véritable ennemi publique. Les gardes, quand à eux, se tairont ou bien ne répondrons que brièvement aux questions des plus curieux. Dans l'ensemble, de la perplexité de la part des Kendrans et non de la peur. Certains même suivrons les miliciens afin de mettre à jour les rumeurs de la ville.

Arrivée devant le tribunal Kendran tu pourras apercevoir que plusieurs groupes se masse: des miliciens, des habitants... tous ceux qui ne peuvent pénétrer les lieux. Un simple fantassin, après avoir salué l'officier chargé de t'escorter, prendra la parole:

-Capitaine, l'escadron chargé de la sécurité est en place. Toutes les personnes nécessaires et autorisées à assister à l'audience sont présentes. Il tournera un regard vers toi. Il ne manque plus que vous.

Remerciant le soldat, c'est dans un ton plus que las que le supérieur marmonnera en s'élançant:


-Un jugement de plus pour les mauvais de ce monde...


--



Je réitère ce que j'ai dit pour le post précédent puisque tu sais y faire, tu es libre de prendre quelques libertés ça va de soi ;)

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 10 Juil 2012 20:00 
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Il me semblait rêver. Rien de tout ceci n'avait l'air réel. Comme un voile de brume brouillait ma vue et les clameurs m'étaient lointaines. Sans y prêter grande attention je constatai néanmoins que nulle injure ne me fut lancée et qu'à mon passage ce n'étaient pas des moues de dégoût qui déformaient les figures des passants mais des expressions variées de stupeur, de perplexité et d'une réprobation qui ne m'était apparemment pas destinée. Une boule de chaleur se forma au creux de mon estomac et s'empara de mon coeur. Tout n'était peut-être pas perdu ! Les kendrans n'avait pas l'air de saisir d'avantage que moi comment une telle chose pouvait être possible, comment se pouvait-il que l'on m'accuse d'un tel crime, qu'une elfe de respectable famille soit imputée de telles horreurs, je lisais même sur certains visages de la compassion et les injures qui me parvinrent, bien que timides, s’adressaient nettement, et à ma grande surprise, aux gardes qui m'escortaient. Le peuple était avec moi ! Le peuple n'allait donc probablement pas me laisser condamner !

« Un jugement de plus pour les mauvais de ce monde... »

« Puissent les dieux vous entendre et le ou les véritables coupables être punis. » lui répondis-je d'un souffle, toutefois suffisamment fort pour que les badauds m'entendent, le sourire aux lèvres et les yeux encore embués de larmes.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Lun 16 Juil 2012 17:58 
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Dirigé pour Siiwih (suite du tribunal)

Jet de dé intérêt de la foule: élevé


Pareillement que sur le chemin de l'allée, les quatre mêmes colosses guidés par leur capitaine te raccompagnaient à ta cellule. Ils avaient assisté à l'audience et pourtant aucun ne fit de remarque négative à ton sujet. Non, ils se contentaient simplement, comme à l'allée, de repousser les plus curieux.

La foule, à ta sortie, avait été étonnée de voir ton escorte prendre le chemin des cachots et non de la potence. A Kendra Kâr, pour avoir l'honneur de passer devant le tribunal, on fini généralement la corde au cou et c'est là un moment de distraction qui reste relativement rare pour les habitants.
Il y avait eu des fuites car beaucoup des citoyens qui te suivaient t'apostrophaient pour en savoir plus sur l'affaire, quelle avait été la sentence...



----------

Arrivée aux cachots, on te déliera de tes chaînes pour t'enfermer dans la même cellule puante. Une chope d'eau te sera remise mais il faudra attendre plus tard pour un peu de nourriture. Le capitaine de l'escorte, de son éternelle voix lasse, congédiera ses soldats. Il te lancera un dernier regard et lâchera avant de s'en aller:

-Je ne sais pas si la vérité triomphera Mademoiselle Siiwih, mais j'ai déjà eu vent de vos prouesses et de votre loyauté bien avant cette affaire. Vivante ou morte je peinerai toujours à croire qu'un jour on ai pu vous accuser de meurtre. Le doute plane dans la milice, cette affaire n'est pas restée secrète. Peut-être ai-je en face de moi un monstre, peut-être pas et qu'importe si je fais fausse route, j'ai foi en vous.

----------

Hrp: encore une fois libre à toi de prendre quelques libertés, si tu veux insulter les passants, faire un show de départ aux gardes...
J'ai écrit un bout des cachots dans ce message, je te conseille de faire deux posts
-Un dans les rues
-Un dans les cachots
Je Majerai la suite comme d'habitude.

Cas extrême: si tu souhaites t'échapper pendant le retour (pourquoi pas!) dis le moi j'éditerai ce message qui n'aura alors plus aucun sens.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Lun 16 Juil 2012 19:07 
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Si personne ne nous attendait aux portes du tribunal, les gardes ayant manifestement refoulé quiconque s'en approchait à moins de vingt pas nous croisâmes en revanche une foule de curieux dès le coin de la rue. Les plus audacieux tentaient de se porter à ma rencontre pour me demander des nouvelles, d'autres se contentaient d'essayer d'attirer l'attention d'un garde et d'autres encore me hélaient sans que je parvinsse à saisir les mots qu'ils me lançaient tant et si bien le tout formait un brouhaha assourdissant.

" Dame Siiwih ! Quel est le verdict ? Que vont-ils faire de vous ? "

" L'elfe ! Fuyez tant qu'il en est encore tant ! "

" Madame madame ! Vous l'avez pas tué le milicien pas vrai ? Moi je parie que non, mais mon frère il dit que... "

" C'est n'importe quoi tout ça ! "

" Encore ce foutu Cécil, 'jamais pu l'encadrer ce... "

" ... Oh vous croyez ? Mais non c'est la soeur du capitaine qui allait se marier au frère du défunt ! "

" Non, c'est sa fiancée, pas au mort, au capitaine, vous mélangez tout enfin ma pauvre... "

" Libérez-la ! Libérez-là ! Libérez-la ! "

" Tu crois qu'ils l'emmènent où ? "

" ... La torturer qui sait... "


Des bribes me parvenaient mais je n'aurais su dire de qui elles venaient et les gardes ne me laissèrent pas le temps de parcourir la foule du regard, pressés de me remettre derrière les barreaux. Je songeai à leur demander d'aller plaider en ma faveur au tribunal mais les haranguer n'aurait eu pour seul résultat que créer une émeute dont j'aurais été tenue responsable.

" Merci, merci à tous de votre soutien ! Nul verdict n'a encore été rendu et j'ai encore foi en la justice de cette ville. " lançai-je d'une voix forte, d'un air bien plus confiant que je ne l'étais réellement.

Nous parvînmes finalement aux cachots.

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Sinaëthin Al'Enëthan, alias Silma, Héraut de Yuia, hiniön lvl 21


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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Lun 6 Aoû 2012 01:09 
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Et maintenant me voilà dans les rues de la légendaire Kendra Kar. Même sur mon caillou on en parle de cette ville et en l'espace d'une semaine j'ai vu plus de richesse qu'en l'espace de dix vies sur le caillou. J'ai traversé les champs fertiles, navigué sur les eaux poissonneuses pour arriver jusqu’ici. J'ai vu les merveilles de la nature. A quoi m'attendais-je ? Quelles m'apaisent ? Mais non l'apaisement n'est pas fait pour moi.

Et voilà que je marche dans les rues de la plus grande ville du monde, les maisons sont hautes, propres, belles, le ciel est bleu profond, plein de promesse et en son sein brille un soleil radieux et nourricier, une brise fraiche vient de la mer, porteuse de plein de promesses, de commerces, de pêches, d'échanges et de nourritures. La vie est belle ici les gens devraient être calmes et sereins mais non ... ils hurlent dans la rue, des enfants passent en trombe et me bousculent sur leur passage, j’atterris dans les bras d'une gros monsieur qui après un moment de surprise me remet sur pied avec un gentil sourire ... ce serai parfait ... s'il ne s'esclaffait pas en me remettant sur pied découvrant des dents jaunies sous une énorme moustache. Le voilà à présent qui me tape dans le dos et s'inquiète de ma bonne santé.

Je vais bien, je vais bien ... merci, vous pouvez vous taire s'il vous plait ?


Ma voie est douce et porte peu au milieu de cette agitation mais il comprend le sens de mes paroles et me regarde interloqué, ses yeux se posent sur mes mains bleues et palmées. Tous sourire s'efface et un rictus fait frémir sa moustache. Il me tourne le dos et s'éloigne en regardant par dessus son épaule. Les pirates sang pourpre on mauvaise presse partout... moi qui suit si discret pourtant. Crâne est dans mon sac, pas question de se balader avec lui. Même si je l'aime beaucoup, j'aime encore plus la paix et le mettre m'attirerai surement des ennuis, tiens les pavés sont irréguliers ici, patinés par le passage de millions de pieds, cette femme porte une robe usée qui ne va pas tarder à se déchirer, ce mur se lézarde, il faudrait le réparer, cet oiseau sur le toit tien une brindille dans son bec, je me demande où est son nid, le garçonnet se fait gronder, quelle est sa faute ?... la tête me tourne il y a trop. Je bouscule quelques personnes pour m'engager dans une ruelle plus calme et reprendre mes esprits. Adossé au mur, le contact froid le long de ma colonne me fait du bien, je reprend mon souffle, quelle agitation. Mon ventre grogne, j'ai faim, allons dans une auberge crâne...


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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Jeu 9 Aoû 2012 12:18 
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Azra et Tirassin dédièrent un regard crispé aux passants qui les regardaient comme des fantômes. Le jeune homme dédia un sourire crispé aux badauds.

« Ne vous inquiétez pas, rauqua-t-il en manquant de s'arracher la gorge, il y avait une saleté de monstre là-dessous mais je pense que nous avons au moins réussi à faire en sorte qu'il ne puisse quitter les égouts... »

Tirassin le prit par le bras et l'entraina plus loin.

« Nous ne devrions pas traîner, si les gardes arrivent, on aura du mal à expliquer ce qui s'est passé... »

Il s'éloignèrent donc rapidement dans un dédales de petites ruelles. Azra constata sans surprise mais tout de même avec une certaine satisfaction que le mage savait lui aussi comment disparaître dans une grande ville quand le besoin s'en faisait sentir. Après une demi-heure de marche, cependant, le garçon sentit ses jambes défaillir et s'effondra contre un mur. L'adrénaline ne faisait plus effet et ses jambes ne le portaient plus.

« Allons, relève toi, on est bientôt chez moi ! » l'encouragea le mage.

Azra secoua la tête. Il avait besoin de dormir... Une claque le réveilla.

« Hé, oh ! Tu ne vas pas t'endormir dans la rue comme ça ? »

« Ce ne serait pas la première fois... »

Un détail parvint enfin à son cerveau.

« Chez vous ? Je croyais que vous logiez à l'auberge de la tortue guerrière... »

« J'ai aussi une petite maison... disons un genre de planque en cas de problèmes. Il m'arrive de faire de la contrebande d'objets liés à la magie noire. »

Azra secoua péniblement la tête.

« Vous me sauvez la vie, maintenant vous me racontez vos affaire... Pourquoi me faites vous confiance ? »

« Tu m'as sauvé, toi aussi... Je te dois bien ça. Et puis, j'ai le nez pour repérer les gens en qui je peux avoir confiance. »

« Vous voulez dire que vous pensez pouvoir avoir confiance en moi ? »

Cet homme était visiblement fou.

« Certes non ! Pas éternellement en tout cas..; Mais je pense que tu es moins mauvais que tu ne ne semble. Je sens que sous trois mètres d'épaisseur de cynisme et de mensonge, il y a un type bien qui cache un autre monstre. Et en dessous, il y a encore quelqu'un de vraiment bien. J'ai toujours su bien analyser les gens, et je veux savoir pourquoi tu es aussi complexe. »

Azra se tut. Était-il donc si facile à lire ? Il y avait sans doute du vrai dans cette description, même s'il avait un peu de mal à comprendre tout ce qu'elle signifiait. Néanmoins, il apparaissait que le mage voulait visiblement être son ami.

C'était suicidaire.

Il allait falloir partir avant qu'il ne soit lui aussi victime de sa malédiction. Mais peut être pourraient-ils rester avec lui quelque temps...
Mais Azra avait de plus en plus peur. Le brigand maudit était de toute évidence de même nature que le rat. Et si C'était la présence de Chandakar qui créait ces monstres ?
Non, le rat avait déjà tué des gens avant qu'il rentre dans les égouts. Mais quoi, alors ?
Tout cela le dépassait, et la liche se taisait à nouveau dans son esprit. Comme d'habitude, il ne parlerait que quand l'envie lui prendrait.
Il allait falloir compter sur Tirassin pour résoudre ces mystères.
Sentant ses vertiges s'éloigner, Azra se releva.

« Je vous suis. » murmura-t-il simplement.

Se soutenant l'un l'autre, les deux hommes épuisés parvinrent à une espèce de masure à demi en ruine au bord du quartier des docks. Le bâtiment délabré avait un étage et un toit visiblement plein de fuites, nul doute que pour la plupart des gens, il s'agissait là d'une maison abandonnée.
Le soleil baissait à l'horizon lorsqu'ils poussèrent la porte grinçante.
Azra s'arrêta net :

« J'ai encore les clés des cellules ! Il faut que je les rapporte à la prêtresse, sinon, elle va me faire traquer dans toute la ville ! »

« Tu n'es pas en état ! » protesta Tirassin.

Le jeune homme bomba le torse et, par un effort de volonté, parvint à se redresser.

« La nuit sera bonne, c'est tout ! Maintenant, il faut que j'y aille ! »

« Attend... »

Le mage rentra chez lui et ressortit quelques secondes plus tard. Il lui jeta un morceau de pain et un abricot à peine moisie.

« C'est tout ce que j'ai, mais je te dois bien ça... En échange, je compte sur toi pour ne pas me livrer à n'importe qui encore une fois... »

Azra haussa un sourcil :

« Tient, c'est une bonne idée, ça... Je dis au temple que tu t'es enfuit, comme ça j'aurais peut-être une récompense pour te recapturer ! »

Le mage lui lança un regard suspicieux mais le soudain tutoiement du garçon le convainquit qu'il faisait de l'humour. Au delà de la capture et de l'évasion, le combat dans les égouts commençait à faire naître un début d'amitié entre eux.
Ne fonctionnant plus que sur les nerfs, Azra prit le chemin du temple de Phaïtos.

(Bon sang, il faut encore traverser toute la ville ! Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?) geignit-il intérieurement.

Alors que le crépuscule tombait, il arriva en vu du temple. Il entendit les bruits d'une lointaine bagarre et vit au fond d'une rue, un groupe de gardes tentant d'appréhender un homme hurlant. La malédiction de Kendra Kâr avait encore frappé. Azra se demanda vaguement si tout cela pouvait avoir un rapport avec ce qui se passait dans les égouts, mais il était trop fatigué pour y penser plus longtemps.
Il poussa donc les grilles du temple pour s'engager sous la lumière déclinante dans la lugubre allée.

Le bracelet de Phaïtos

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Dernière édition par Azra le Jeu 23 Aoû 2012 15:13, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Jeu 9 Aoû 2012 13:00 
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Le chemin était long vers l'auberge et Azra n'en pouvait plus, son esprit vagabondait au hasard et il était heureux qu'aucun brigand ne passa par là, sans quoi son corps aurait été retrouvé à pourrir dans le caniveau.
La nuit était maintenant tombée le jeune homme ne voulait plus penser à rien, sinon à la perspective d'avoir bientôt un bon lit.
Mais ce n'était pas l'avis de Chandakar.

(Ce bracelet est un cadeau des dieux ! Bien que sa puissance soit dérisoire, c'est un premier pas vers une véritable pratique de la magie !)

(Fermez la...)

(Je crois que tu ne prends pas conscience de...)

(Je vous ai dit de la fermer !)

(Je te rappel que c'est moi, le maître, ici ! Un jour, je serais libre ; et mon règne commencera ! Tu auras intérêt à être dans mes bonnes grâces si tu souhaites être récompensé !)

Azra secoua la tête. Visiblement, il n'y échapperait pas... A moins de vexer suffisamment son hôte pour qu'il reparte bouder au fond de son cerveau.

(Qu'est-ce que vous avez fait au moment où j'ai passé le bracelet ? On aurait dit que ça ne vous plaisait pas trop...)

(Je l'avoue, répondit Chandakar sans se démonter. L'idée que tu portes sur toi un emblème du dieu de la mort m'a... indisposé. Mais en même temps, j'ai sentit les pouvoirs du bracelet et j'ai décidé que cela était bon...)

(Il est puissant ?)

(Pas particulièrement, mais c'est déjà un début appréciable... De plus, si c'est un objet sacré, son pouvoir pourrait croître avec le temps et la connaissance de la magie... De plus, je sens quelque chose d'étrange dedans, mais je n'arrive pas à déterminer quoi...)

(J'espère car visiblement je ne suis pas prêt de m'en débarrasser...) marmonna Azra en tiraillant sur l'objet qui restait fermement fixé à son poignet.

(Tout ceci n'est que le début... murmurait Chandakar comme pour lui même. Une œuvre plus grande nous attend, et le jour de mon triomphe, même les cieux en seront secoués ! Et toi, en remerciement de ton corps abandonné, j'élèverais ton âme au delà des multitudes ! Tu seras mon fidèle serviteur, la main qui frappe mes ennemis !)

C'en était trop. La journée avait été rude et Azra crut qu'il allait perdre la raison. Il savait qu'il ne servait à rien d'être en colère. Cela faisait longtemps qu'il avait cessé de crier sur le mort-vivant, sachant que ça n'apporterait rien, mais là, il n'en pouvait plus.

« Assez ! J'en ai marre de vos délires mégalo ! Vous n'êtes rien ! Rien de plus que le résidu d'un cinglé qui aurait dû mourir depuis longtemps ! Pourquoi vous êtes venu m'empoisonner la vie ? Pourquoi c'est tombé sur moi ? J'ai failli mourir à cause de vous aujourd'hui ! Allez-vous en, je ne vous aiderais pas ! Je ne vous servirais pas ! Je ne suis l'esclave de personne ! »

Une douleur atroce lui déchira l'intérieur du crâne, accompagné d'un rugissement comme s'il était à côté d'une formidable cascade.

(Sale petit avorton ingrat ! Tu n'étais qu'un minable paysan sans avenir, comme moi je fus jadis ! Mais j'ai découvert un moyen de m'en sortir, de devenir quelqu'un qui compte vraiment dans le monde ! Je te propose de t'en faire profiter et toi tu me rejettes ?)

Pantelant de douleur, Azra s'aperçut qu'il s'était effondré contre un mur, essayant de repousser les vagues de douleurs qui lui comprimaient le cerveau. Il comprit bien vite qu'il n'en aurait pas la force. Il baissa les bras, sanglotant :

« S'il vous plait, arrêtez... je vous en supplie... »

La douleur reflua graduellement et il lui sembla que le silence de la nuit revenait pour l'envelopper et le réconforter. En sueur et plus perclus de fatigue que jamais, il se releva et se dirigea vers la porte de l'auberge, qui ne se trouvait plus qu'à quelques mètres.

Seul dans les ténèbres ?

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Dernière édition par Azra le Sam 25 Aoû 2012 16:26, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Lun 13 Aoû 2012 17:37 
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(((J'me suis permis de tout poster ici pour éviter plusieurs petits posts !)))

Depuis les habitations

Le soleil commence à disparaître derrière les remparts blancs de la cité. Certains étals sont déjà fermés. Les marchands se préparant à partir pour la prochaine ville où ils y reprendront leurs commerces. Mais d'autres sont encore ouverts, servant avec joie les personnes encore trop présentes sur la place. Je déambule vers le boulanger en espérant qu'il est encore de quoi me satisfaire. Oui, heureusement ! Je lui demande deux miches de pain restantes. Ils seront certainement un peu dur à force de rester toute la journée dehors, mais trempés dans une soupe de légumes chaude se sera délicieux. Je paie le boulanger, le salue d'un hochement de tête et prend la direction de la maison de Méli, mes bras retenant fermement la nourriture.

Méli était la femme Kendran par excellence, grande, fine, un teint rosée, un nez aquilin et des yeux émeraudes dans lesquelles je me noie encore. Elle doit avoir un peu plus d'une quarantaine d'année maintenant, mais elle n'a rien perdue de sa beauté, au contraire, quelques rides partant du coin extérieur de ses yeux dans la direction des oreilles n'ont fait qu'accentuer le charme de son rire. Un rire profond qui réchauffe toute une pièce, qui l'éclaire également par la blancheur de ses dents. Plus jeune j'étais amoureux de Méli, mais tous les garçons à qui elle portait secours l'étaient, ils nous arrivaient de nous battre pour décider de qui se marierait avec elle plus tard. Je n'ai jamais gagné. Je suis sûr qu'encore aujourd'hui les garçons font tout ce qu'ils peuvent pour capter l'attention de la belle Méli. Elle non plus n'a pas eu une enfance très heureuse. Jetée dans les bras béants de la pauvreté dès son plus jeune âge, elle a grandi dans la poussière et les ordures, voyant d'autres comme elle mourir de froid ou de faim elle s'était décidé à apporter son aide autant qu'elle pouvait. D'abord en volant puis par la suite par d'autres services qu'elle n'a jamais voulu nous raconter. Mais en grandissant on comprenait. Ensuite elle avait réussi grâce à ses maigres économies à avoir une petite maison où la porte était toujours ouverte pour accueillir les enfants défavorisés. Elle se maria plus tard avec un grand type qui se noyait dans l'alcool et qui la battait en rentrant, elle et les enfants d'ailleurs. Il a disparu quelques années plus tard sans un bruit. Bonne nouvelle pour nous tous. Recevant divers dons de personnes charitables de la ville et en travaillant encore de temps en temps, elle se bat pour que les plus pauvres puissent avoir une enfance heureuse. Pour nous tous c'est une héroïne méconnue.

Sa maison est minuscule par rapport à celle du vieux de tout à l'heure, une cheminée traîne dans un coin, chauffant toute l'année une marmite de soupe de légume pour réchauffer et nourrir n'importe qui à n'importe quelle heure. Sa porte est toujours ouverte, il n'y a rien de valeur à l'intérieur. Une table au centre de l'unique pièce, quelques lits et beaucoup de paillasses dispersées un peu partout. La maison est à quelques rues de la Taverne des Sept Sabres et du temple de Thimoros.
Les rues s'y désemplisse à cause de l'heure tardive et de la réputation qu'a ce coin de la ville malgré les efforts de la milice. J'arrive devant chez elle, étrangement il n'y a aucun bruit. Tout le monde doit déjà dormir. Je souris et pousse silencieusement la porte.

Vers les habitations.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Ven 17 Aoû 2012 13:15 
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Après avoir montré patte blanche aux gardes à l'entrée de la ville, j'obtins le droit de passer. Je fus immédiatement assailli par le bruit de cette ville, vivante, colorée, chaleureuse, toutes ces choses qui m'avaient tant manqué durant notre périple dans les montagnes d'Ynorie. Connaissant parfaitement la route pour me rendre aux écuries, je profitai du trajet pour admirer l'architecture des bâtiments. Il ne valait pas la beauté des structures elfiques mais j'y trouvais une beauté toute humaine, à la hauteur de leur talent.

Les pas de Célestion me firent alors passer devant le Temple des plaisirs, lieu où j'avais rencontré des personnes formidables dont une avec qui j'avais crée un lien tout particulier. Puis arrivant au croisement, je jetai un regard sur la gauche, sachant que cette rue menait à la demeure d'Ehemdim mais également celle d'Amhalak, le fiancé de Salymïa. J'avais quitté le palais de la roseraie de soie dans la précipitation sans vraiment dire au revoir à l'hinione mais je savais au fond de mon cœur que nos routes seraient amenées à se croiser de nouveau, que ce soit ici, ou ailleurs.

Je sentis ma monture qui hésitait quant à la route à prendre par la suite, il semblait vouloir rentrer au temple, mais ce n'était plus sa demeure. Je flattai doucement son encolure de ma main droite, gardant les rennes dans la gauche.

- "Non mon brave, nous allons aux écuries de la ville voir un ami de ta race."

Je tapai ses flancs et nous nous remîmes en route afin de rejoindre Valgalet, une brave monture avec laquelle j'avais fait la route entre Bouhen et Kendra Kâr, il y avait de cela 2 semaines.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Ven 24 Aoû 2012 11:09 
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Azra repartit donc pour se diriger vers sa prochaine destination : la haute tour de thaumaturgie. Il savait vaguement dans quel quartier se trouvait cette curiosité mais, au milieu de la grande ville, il se sentait tout de même un peu perdu, si bien qu'il finit par demander son chemin.
Le passant interrogé lui répondit rapidement avant de se retirer en vitesse. Le garçon avait remarqué qu'on le regardait différemment, aujourd'hui. Certes, comme toujours, la plupart des gens l'ignoraient, mais maintenant il avait son bracelet.
L'objet en forme de corbeau qui avait refermé ses ailes sur son poignet semblait à la lumière du soleil, être fait de bronze, ce qui était assez impressionnant. De toute évidence, les gens ne pouvaient plus le considérer comme un vulgaire mendiant.
Ils le considéraient maintenant plutôt comme un voleur.

(M'en fiche ! Je vous déteste tous !) pensa-t-il.

Ce à quoi Chandakar répondit :

(Whaaaa ! Ah! Ah! Ah!!!)

Azra mit ses mains de part et d'autre de sa tête en gémissant :

« Moins fort, s'il te plait ! Bon sang, pourquoi j'ai l'impression d'avoir pris une cuite ?! »


(Telle fut la question de l'élu au tout puissant, déclama le mort vivant d'une voix qui virait maintenant dans les ton graves et profonds, et il lui fut répondu : Une puissante magie est a l'œuvre. Mais nul doute que, sous peu, l'unique te répondra car son savoir est au dessus de toute chose !)


(Tu es complètement cinglé !)

(Pourquoi tu es méchant avec moi ?)

Sa voix était maintenant pleurnicheuse. Excédé, Azra décida de poursuivre son chemin. Où lui avait dit le passant, déjà ? A oui, à l'ouest, toujours à l'ouest...

(Euh, excuse-moi, il me semble qu'il a dit à l'est)

Ah oui, c'était vrai... Mais qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Le mal de tête prenait des proportions abominables. Où était-il déjà ? À l'est ? Mais à l'est de quoi ?

(Tu es complètement cinglé !)

(Pourquoi tu es méchant avec moi ?)

Azra heurta un mur. Il s'aperçut qu'il ne percevait plus vraiment ce qui l'entourait. Il savait juste qu'il était appuyé contre un mur, haletant. Avait l'impression de sentir comme un marteau qui pulsait dans son esprit. Et, pour une raison qu'il était incapable d'expliquer, il savait que c'était Chandakar qui faisait ça, volontairement ou non.
La pulsation émis quelque chose, une vague idée qui s'échappa en désordre, rien de cohérent mais tout de même une bribe de connaissance qui se résumait ainsi :

Le rêve de cette nuit à amplifié quelque chose... Ce n'est pas bon...

Cet étrange pressentiment se dissipa. Azra décida de tenter de refaire ce qu'il avait déjà fait : chasser Chandakar au fond de son esprit. Il fut surpris de constater qu'il n'avait aucune difficulté à le faire car son hôte avait fait de même : au même moment, il avait décidé de se terrer aux fin-fonds du cerveau, et la migraine disparue.
La rue était redevenue normale, sauf que les passants semblaient maintenant le voir comme un ivrogne en plus d'un voleur.
Il reprit donc sa route, le cœur battant et se demandant ce qui s'était exactement passé. Il faudrait demander à Chandakar, prochainement...

Avec tout ça, il n'était toujours pas à la tour ! Il continua donc son chemin.
Bon, cette tour ne devrait pas être trop dure à trouver. Il devait arriver dans le bon quartier, il n'y aurait pas 36 tours, non plus !
Quoique, vu sa chance habituelle...

Mais non, il arriva bientôt en vu d'une tour modeste par la taille mais impressionnante par le nombre de gargouilles et le travail de sculpture qui entourait la porte et les fenêtres. Deux imposantes formes humanoïdes de métal encadraient la porte, la dominant de leur trois mètres de haut..
Le jeune homme prit une profonde inspiration. Entrer dans un lieu de magie l'exaltait ! Qui savait ce qu'il y trouverait ?
Bon, de toute façon, il était juste là pour rencontrer le magicien et lui demander conseil... Il remit de l'ordre dans sa tête pour pouvoir raconter son histoire à maître Kieran et s'avança vers la porte...

Des éléments de réponse

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Ven 24 Aoû 2012 18:48 
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Il courut pendant un certain temps, et il en était surpris tant cela lui faisait se sentir vivant. Le vent dans ses cheveux, la liberté retrouvé... Cela ne valait certes pas une bouilloire bien chaude et du papier hygiénique double épaisseur, mais c'était quand même sympa !
Il rejoignit la rue parallèle dans laquelle il avait été confronté à des fous. Là, il fit un effort de mémoire intense, où cela s'était-il passé ? Bon sang, étaient-ils obligés de faire des maisons qui se ressemblent tellement ?

(Voyons voir... Il y a l'auberge des sept sabres au bout de la rue... Je suivais Gaber...)

Un brève mélancolie l'envahit en pensant au brave homme qui l'avait sauvé dans cette rue... Quelques pas plus loin. Il avança et vit une tour apparaître : C'était une tour du château. Il se souvenait l'avoir vu ainsi s'élancer au dessus des toits. Les maisons de Caladaar et de Gaber étaient visibles, il les lui avait montrée.
Il n'était plus très loin. Ils s'étaient arrêtés en voyant le forcené leur foncer dessus. Et là...

Là, Gaber en avait tué un, il y avait encore des traces de sang séché par terre.

Les cris avaient éclatés un peu plus loin. Azra n'avait pas fait attention, alors, mais ils s'étaient déclenchés subitement... l'homme était devenu fou à guère plus d'une vingtaine de mètres devant eux. Hélas, il y avait alors trop de passants pour déterminer où précisément.
Azra s'avança néanmoins, parcourant la distance en regardant autour de lui, tout en jetant régulièrement un œil vers l'endroit approximatif où il avait vu apparaître le fou.
Et là, alors qu'il avait le sentiment d'avoir dépassé les lieux, au bord de la route, il vit une bouche d'égout. Celle-ci s'ouvrait dans le trottoir, gueule béante qui semblait vouloir exhaler sa puanteur... et peut-être quelque magie malsaine ! De ce qu'il en avait vu, c'était la seul sur bien cent mètre de rue...

C'était encore trop peu pour être sûr, il y avait beaucoup de bouches d'égouts dans la ville, mais... oui, il fallait qu'il dise ça à Tirassin. Et peut-être aussi devrait-il glisser un œil dans les catacombes, sans prendre trop de risques... Hors de question qu'il laisse Tirassin rafler toute la récompense s'ils découvraient vraiment l'auteur de la malédiction ! Et puis, cela faisait apparemment deux fois que ce monstre tentait de le tuer... Il avait un compte à régler avec lui !

Il reprit le chemin de la maison de Tirassin.

'vague de désespoir'

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